Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ciao
Que signifie "ciao" ?
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- (Italianisme) (Familier) Au revoir.
- Il nous a dit « Ciao, à demain ! » Ciao, un mot nouveau, ça nous a fait de l’impression. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 373)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ciao".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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alios
?- (Landes) (Agriculture) (Pétrographie) Grès typique des Landes constitué de sable gréseux, cimenté par du fer, disposé à faible profondeur en couches épaisses séparées par de fines couches de sable.
- La seule objection en apparence sérieuse qui ait été faite à cette dernière, est la spécialisation de l’alios au pays des Landes. — (Adolphe Duponchel, Traité d’hydraulique et de géologie agricoles, Éditeur Eugène Lacroix, 1868)
- — Ainsi avant-hier, en revenant des dunes et en traversant les alios, nous venons à parler d’histoire naturelle. C’était obligé, en sautant de monticule en monticule, au milieu des flaques d’eau, nous devions nous occuper des milliers de bêtes qui peuplent ces eaux. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Donzac appartient, du moins pour l’instant, à cet alios, à ce sable dont je viens de m’arracher pour ne pas mourir. Dès que nous nous serons retrouvés, je crains que sa seule présence ne dissipe l’enchantement de Paris. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, pages 302-303)
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colinot
?- Petit colin.
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boqueteau
?- Petit bois, groupe d’arbres.
- […], puis il avait remonté les crêts par un des milles[sic] sentiers que l’ingéniosité des contrebandiers leur fait sans cesse frayer à travers ces prés-bois et ces boqueteaux de sapins. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Regardez ce boqueteau : une des entrées des souterrains du manoir y aboutit. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Vengeurs du Diable, 1932)
- (Sens figuré) Nous touchons le fond obscur près d’un boqueteau marinOù les poissons de couleur jouent aux oiseaux du latin — (Jules Supervielle, Gravitations, page 183, 1925, Gallimard, 1988)
- Un boqueteau de sapins leur servit d’abri et tous deux s’y dissimulèrent. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 80)
- Certes des boqueteaux peuvent être rencontrés aux détours de Gollainville avec les bois de Châteaugay, près de Fresnay-les-Chaumes avec les bois de Bel-Ebat tous proches, ou vers Fromonvilliers et Baccon. Mais la tendance reste à la rareté de la végétation. — (Bruno Martinet, Maisons et paysages du Loiret, Éditions Créer, 1988, page 37)
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annaux
?- Masculin pluriel de annal.
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antihéros
?- (Moins courant) Personnage principal d’une œuvre de fiction dénué des caractéristiques positives du héros traditionnel.
- Le héros déceptif est un antihéros plus ancien et figure dans nombre de contes populaires ; c’est un héros qui, par sa propre faute ou du fait des circonstances, ne parvient pas à accomplir sa quête.
- Ce n’est pas parce que le roman est moderne qu’il se définit nécessairement comme un antihéros mais, rappelle G. Durand, c’est bien parce qu’il est au fond un antihéros que l’on parlera de roman moderne. — (Cécile Narjoux, Le Mythe, ou, La représentation de l’autre dans l’œuvre romanesque d’Aragon, 2001)
- Antihéros par excellence, il ne choisit pas la liberté : c’est elle, la garce, qui fait de lui son jouet, jusqu’à une improbable rédemption. — (F. C., La Voie aux Chapitres : Personne ne gagne, Le Canard enchaîné, 31 mai 2017, page 6)
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baux
?- Pluriel de bau.
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collatéraux
?- Masculin pluriel de collatéral.
- Cette alternative existe pour les antiangiogéniques car inhiber le développement des vaisseaux indésirables expose à des dommages collatéraux. — (Pierre Corvol, Nicolas Postel-Vinay, L’Arbre vasculaire, 2008)
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coteaux
?- Pluriel de coteau.
- Et, du côté de l’est, au-delà de la vallée du Loir, où se cachait à deux lieues Cloyes, le chef-lieu du canton, se profilaient les lointains coteaux du Perche, violâtres sous le jour ardoisé. — (Émile Zola, La Terre, première partie, chapitre I)
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château
?- Demeure féodale défendue par des fossés et de gros murs flanqués de tours ou de bastions.
- Château situé sur un rocher, sur une montagne.
- Des châteaux forts.
- Le château commandait la ville.
- Le château de Vincennes.
- Cet examen de la naissance des principautés territoriales en Francie occidentale, Espagne et Angleterre [au Xe siècle] est par ailleurs très révélateur, car à chaque fois apparaît le moyen militaire qui permet cette indépendance : le château. — (Rouche, Michel, Histoire du Moyen Âge - Tome I, Éditions Complexe, 2005)
- (Par extension) (Histoire) Résidence, habitation seigneuriale ou royale.
- Il se retira dans son château.
- Un vieux château.
- Le château de Chambord.
- Les châteaux de la Loire.
- Le château de Versailles.
- (Par extension) (Art) Toute maison de plaisance vaste et magnifique.
- Il y a de beaux châteaux dans cette province.
- La vie de château.
- (Par extension) (Lorraine) (Populaire) Maison de relativement grande dimension, généralement la plus grande du village.
- Que dire de cette dernière, avec son logis plus haut, couvert d’ardoises, accolé à de vastes engrangements remplis de foin odorant et de bon grain, à une étable-écurie d’où émanaient de fortes senteurs animales. Les gens du pays l’appelaient pompeusement « le château ». — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Familier) Grand cru de Bordeaux (dont le nom commence souvent par « château... »).
- L'autre raison pour laquelle les buveurs de vin haïssaient le « château-la-pompe » ou le « jus de parapluie », c'était qu'alors il n'était pas rare qu'il fut versé dans des verres contenant de vrais châteaux. — (Bernard Pivot, Dictionnaire amoureux du vin, Éditions Plon, 2006 & 2014, article « Eau »)
- (Par métonymie) Exploitation viticole qui élabore son propre vin, en particulier dans le Bordelais.
- (Marine) (Anciennement) Construction surélevée édifiée à la poupe ou à la proue d'un navire. (Aujourd'hui) Superstructure construite dans la partie centrale d'un navire (Note: les navires affectés au transport des hydrocarbures tels que les pétroliers ou les méthaniers ont leur château édifié à l'arrière).
- Deux matelots, indifférents à la pluie, lavaient le plancher à grande eau ; de loin Dumont vit Bourgain longer le bastingage, contourner un câble mal lové, gagner l’escalier de fer et s’élever contre le château du navire — (Roger Bésus, La vie au sérieux, 1961)
- Les énormes châteux de poupe, sculptés de dieux antiques rouge et or, se haussaient très au-dessus des maisons. — (Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil, partie I (« Des enfants pour les cannibales »), chapitre 5, page 57, éditions Gallimard, 2001)
- (Héraldique) Meuble représentant la bâtisse du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme de deux tours liées par un mur. Si le nombre de tours change de l’ordinaire, on doit le blasonner. Quand il s’agit d'une représentation d'un château spécifique, cela doit être mentionné dans le blasonnement. Le château peut également être muni de donjon, porte, herse, toit, échauguettes, girouettes, bannières, etc. À rapprocher de château-fort.
- D’azur au château d’argent, ouvert de trois portes, posé sur une terrasse de sinople, qui est de la commune de Blangy-le-Château du Calvados → voir illustration « armoiries avec un château »
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bitonaux
?- Masculin pluriel de bitonal.
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cerneau
?- Noix tirée de la coque avant sa maturité.
- Comme dessert, il y eut de bonnes noix que Jonas brisait comme un pois entre le pouce et l'index et décortiquait en un tournemain. Jetant alors les coquilles dans le feu, il plantait les cerneaux dans un fromage frais de sa chèvre [...]. — (Robert Merle, Fortune de France, V. 1977)
- L’énoisage et la collecte des cerneaux sont ultérieurs et se développent à partir de 1860 environ quand le vieux commerce de l'huile est en recul. — (Paulette Fourniau, Les Farges: une communauté rurale en Périgord noir, éd. Les Indes savantes, 2005, p. 123)
- La spécialité maison? Tous les produits à base de truffe et, plus encore, de noix. [...] Cerneaux grillés trempés dans le chocolat amer, fondants, gâteaux au beurre et miel, croquants, tuiles croustillantes, sablés, confitures, huiles, vinaigres, moutardes... La noix est de tous ces coups-là. — (Le Figaro, 24 juin 2012)
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beylicaux
?- Masculin pluriel de beylical.
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tableau
?- (Peinture) Peinture déplaçable exécuté sur un panneau de bois, sur une plaque de cuivre, sur une toile tendue sur un châssis, etc.
- Et comment ne pas adorer une blonde échappée d’un tableau d’Albert Durer, d’un caractère angélique, et d’une fortune notée à Francfort ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Au-dessus, des boucliers d’or, des tissus à sujets, des tableaux de grands peintres se succédaient ornementalement, […] — (Pierre Louÿs, Une fête à Alexandrie, 1896, dans Archipel)
- (Sens figuré) Vue dont l’aspect fait une impression pittoresque ou pénible.
- Celui qui, au sommet de l’Etna promène à loisir ses yeux autour de lui, est principalement affecté par l'étendue et par la diversité du tableau. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire)
- Le paysage gallois et anglais présentait à cette époque un tableau où, de la plus étrange façon, se mêlait, à l’impression de sécurité et de richesse commune au XXe siècle, un médiévalisme à la Dürer. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 421 de l’édition de 1921)
- […]; et sur ce tapis neigeux, sous un ciel printanier à peine voilé d’une légère brume matinale, le jeune souverain montant vers la mçalla, grave et recueilli, entièrement vêtu de blanc, sur un cheval à la robe aussi immaculée que le burnous de son cavalier, faisait un tableau d’une grandeur vraiment émouvante. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 91)
- Représentation naturelle et frappante d’une chose, par oral ou par écrit.
- C’est un passe-temps aux veillées de dresser les généalogies et le tableau des fautes, des aventures des ancêtres. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
- Le tableau qu’il nous a tracé de sa misère nous a tous émus.
- Vous nous faites de votre situation un tableau poussé au noir.
- (Familier) Ellipse ironique de "Quel tableau !" servant à exprimer le caractère ridicule ou embarrassant d'une situation.
- Voici qu’arrive le pauvre officier de l'état civil ; elle lui refuse l’entrée de la maison. Tableau ! — (Camille de Cordemoy, Au Chili, 1896)
- (Théâtre) Division de l’acte, marquée par le changement de décor.
- Drame en cinq actes et huit tableaux.
- Manola ne faisait son apparition qu'au deuxième tableau. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, ch. I, Série noire, Gallimard, 1956, page 11)
- Liste nominative.
- Rayé du tableau des avocats.
- Tableau d’honneur.
- Tableau d’avancement, ordre dans lequel les membres d’un corps, les officiers de l’armée ou de la marine sont inscrits en vue de leur avancement suivant l’ancienneté.
- Représentation de données à deux dimensions, pour être vue d’un coup d’œil.
- Pour éviter des erreurs de chiffrement […], il est très recommandable de fournir aux vérifieuses et éventuellement aux chiffreuses des tableaux d’incompatibilités. Ce sont des tableaux tout à fait semblables à ceux qui fourniront les résultats définitifs […]. — (Gabriel-R. Chevry, Pratique des enquêtes statistiques, Presses universitaires de France, 1962, p. 279)
- Tableau synoptique. —Tableau statistique. — Tableau des poids et mesures.
- (Programmation) Structure de données à une ou plusieurs dimensions : variable contenant le plus souvent plusieurs cellules, parfois organisées en plusieurs dimensions.
- Panonceau fixé, en un lieu apparent, pour y afficher des annonces, des actes publics.
- Insérer l’extrait d’une demande en séparation de biens au tableau placé à cet effet au tribunal de commerce, dans la chambre des notaires.
- (Éducation) Panneau de bois, noirci, sur lequel on trace avec de la craie des caractères, des figures, etc., et qui est principalement en usage dans les classes, dans les écoles.
- L’odeur des protège-cahiers lisses et neufs, les crayons, les feutres venant gonfler le cuir souple des trousses, les agendas immaculés, les tableaux fraîchement nettoyés lui procuraient une indicible joie, la certitude réconfortante d’un éternel recommencement. — (Laetitia Colombani, Le cerf-volant, prologue)
- Allez au tableau, passez au tableau, et démontrez cette proposition.
- (Marine) Partie plane de l’arrière, où figure le nom du navire.
- (Architecture) Partie de l’encadrement d’une baie de porte ou de fenêtre, qui est en dehors de la fermeture.
- (Chasse) Exposition ou dénombrement des pièces de gibier tuées au cours d’une chasse.
- Il y a tant de pièces au tableau.
- (Sens figuré) Dans la notice consacrée à Pelletan, M. Lubin écrit : « Faut-il croire ceux qui prétendent que Pelletan a été l’amant de George Sand ? Pour notre part, nous n'avons pas trouvé de preuves » [...]. Certes on court des risques à vouloir réduire le tableau de chasse de G. Sand. II me semble pourtant qu’on peut affirmer que Pelletan et Sand n'ont pas été amants ou, si l’on préfère un mot plus juste, n’ont pas couché ensemble. — (Pierre Reboul in « Revue d’histoire littéraire de France », 1968)
- (Technique) Groupement dans un cadre des divers signaux, commutateurs, commandes, etc.
- Le tableau des sonneries.
- Le tableau de bord d’une automobile.
- (Jeux) Au trictrac, ensemble des deux tables de jeu.
- (Électrotechnique) Armoire ou coffret électrique.
- (Médecine) Ensemble des symptômes et des informations sur le patient permettant d’établir ou de préciser le diagnostic.
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cerveaux
?- Pluriel de cerveau.
- L’idée de déployer tous les fastes de la République et d’afficher une solennité churchillienne pour annoncer une augmentation de 1,6 point de la TVA ne peut venir que de cerveaux hallucinés. — (Jacques Julliard, Impression, soleil couchant, dans le magazine Marianne, nº 772, 4 février 2012, page 3)
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chrémeau
?- Petit bonnet blanc de linge fin, dont, après l’onction du saint chrême, on coiffe l’enfant baptisé.
- Linge dont l’évêque se sert pour essuyer le front de ceux qu’il confirme.
- L'usage du chrémeau nous conduit ainsi naturellement à celui du bandeau de lin que les confirmands tiennent à la main en s'approchant du Pontife et dont on leur bande le front après l’onction sacramentelle. — (D. L. J., « La Confirmation », dans Le Messager des fidèles, n° 9 du 21 novembre 1887, Maredsous (Province de Namur) : Abbaye de Saint-Benoit , p. 452)
- Toile cirée qui sert à recouvrir un autel récemment consacré.
- Sur un autel fixe on met toujours une toile cirée ou chrémeau (chrismale). Il est louable d'en mettre une aussi sur les pierres consacrées. — (R.P Le Vavasseur, Cérémonial selon le rit Romain, d'après Joseph Baldeschi & l'Abbé Favrel, tome 1, Paris : Librairie Jacques Lecoffre, 1871, p. 63)
- Ensemble de deux vases cylindriques accolés, qui au Moyen Âge contenait respectivement l'huile des catéchumènes et le saint chrême, servant pour les onctions prébaptismales et postbaptismales.
- Les chrémeaux sont des récipients à couvercle qui conservent les huiles saintes, consacrées par l'évêque le jeudi-saint lors de la messe chrismale. Ces huiles sont utilisées pour conférer les sacrements de baptême et d’extrême-onction. Ils se présentent souvent sur un plateau. — (Bossan - Armand-Calliat : Musée des beaux-arts de Lyon, Palais Saint-Pierre, octobre-décembre 1986, éd. Le Musée, 1986, p. 15)
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contralto
?- (Musique) La plus grave des voix de femme.
- Les contraltos.
- Il y a dans le violon — si, ne voyant pas l’instrument, on ne peut pas rapporter ce qu’on entend à son image, laquelle modifie la sonorité — des accents qui lui sont si communs avec certaines voix de contralto, qu’on a l’illusion qu’une chanteuse s’est ajoutée au concert. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 205)
- Il atteint des régions qu’il avait jusque-là réservées à ses grandes œuvres chorales, telles que le Requiem allemand et la Rhapsodie pour contralto, à laquelle il est impossible de ne pas associer ce diptyque. — (Brigitte François-Sappey, Gilles Cantagrel, Guide de la mélodie et du lied, 1994)
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cageot
?- (Usuel) Caisse en bois déroulé permettant le transport de fruits et légumes principalement.
- Un cageot de légumes.
- Il alla jusqu’au bout de la rue. Des camions arrivaient au trot, encombrant le marché de la Vallée de cageots pleins de volailles vivantes. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- (Argot) (Injurieux) Laideron.
- Il était avec un cageot je ne te raconte pas. Une nana immonde. Même coincé sur une île déserte avec un thon pareil, je préférerais me taper une chèvre! — (Isabelle Brès, Confessions d'un productueur, Les Éditions du Net, 2012, chap. 13)
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credo
?- (Religion) Variante de crédo, profession de foi.
- Et moi, je vous prie, bon frère chrétien, répliqua l’anachorète, de cesser de me troubler ; vous m’avez déjà interrompu dans un Pater, deux Ave et un Credo. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- De tentation en tentation il commence par sauter un verset, puis deux. Puis l’épître est trop longue, il ne la finit pas, effleure l’évangile, passe devant le credo sans entrer, saute le pater, salue de loin la préface, et par bonds et par élans se précipite ainsi dans la damnation éternelle. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, réédition Le Livre de Poche, page 201)
- Variante de crédo, principe fondamental.
- — Veux-tu que je te dise mon Credo, à moi, puisque tu m’accuses de ne pas vouloir du tien… Je crois que l’avenir de l’humanité est dans le progrès de la raison par la science. Je crois que la poursuite de la vérité par la science est l’idéal divin que l’homme doit se proposer. Je crois que tout est illusion et vanité, en dehors du trésor des vérités lentement acquises et qui ne se perdront jamais plus. Je crois que la somme de ces vérités, augmentées toujours, finira par donner à l’homme un pouvoir incalculable, et la sérénité, sinon le bonheur… Oui, je crois au triomphe final de la vie. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre II)
- Nationalisme et Socialisme en tant que nouveaux credo du pouvoir, furent expérimentés et se révélèrent insuffisants, car tous deux, comme le réformisme avant eux, sombrèrent sur l'écueil de l'absolutisme. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 73)
- S’il y a bien une chose que je déteste, c’est quand les gens transforment leurs impuissances ou leurs aliénations en credo. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, pages 99-100)
- Le P2P peut permettre d'acquérir des connaissances très aisément, depuis chez soi, sur tous les sujets possibles. C'est aussi le credo d’Internet, mais la Toile a sérieusement évolué, depuis ses débuts, vers un modèle commercial et, lui aussi de plus en plus contrôlé. — (Thierry Thaureaux, DivX: copiez vos vidéos sur CD, Saint-Herblain : Éditions ENI, 2007, page 156)
- La délégitimation des observances laïques, l’usure de morales d’État - celle des droits de l’homme a trop servi pour rester disponible -, le décri de la Patrie, du Progrès comme l'assurance d'un toujours mieux […], toutes ces érosions ont peu à peu sapé le crédit des credo qui unifiait tant bien que mal notre archipel, ce puzzle de méfiances communautaires. — (Régis Debray, Le siècle vert : un changement de civilisation, Tracts Gallimard, janvier 2020, page 32)
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bardot
?- (Zoologie) Équidé hybride produit par l’accouplement d’un cheval et d’une ânesse. → voir mulet, cet hybride d’âne et de jument est plus fréquent.
- En général, le bardot est stérile, le mâle a cependant des érections et la femelle des chaleurs et il arrive -très rarement- que l’un des sexes soit fécond.
- Des voitures passaient, passaient toujours, lourdes charrettes, banneaux, carrioles coiffées de leurs bâches, tombereaux traînés par des bardots. — (Octave Mirbeau, Le Calvaire , 1886)
- Mulet utilisé pour porter des charges (d'où son nom). L'équivalent pour un cheval se dit roncin.
- Mulet qui marche ordinairement à la tête des autres mulets et qui porte le muletier avec ses provisions et ses ustensiles.
- (Zoologie) Synonyme de merlu commun (poisson).
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme sur qui les autres se déchargent de leur tâche ou qu’ils prennent pour sujet de leurs plaisanteries.
- Ce domestique fait l’ouvrage de tous ses camarades, c’est le bardot de la maison.
- C’est le bardot de la compagnie.
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copeaux
?- Pluriel de copeau.
- D’un papier plié il sortit en effet quelques légers copeaux de bois, auxquels adhérait une substance colloïdale, déjà durcie au contact de l’air. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Temple de fer, 1933)
- (Architecture) Ornements en volutes. (Note : dans ce sens, le mot est toujours au pluriel.)
- [...] portant sur des murs est et ouest extradossés d'arcades aveugles plein cintre reposant sur des corbeaux ornés de copeaux, cavets ou billettes [...]. — (Revue d'Auvergne, Volume 114, Éd. Société des amis de l'Université de Clermont, 2000)
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basaux
?- Masculin pluriel de basal.
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auguraux
?- Masculin pluriel de augural.
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calicot
?- (Textile) Toile de coton moins fine que la percale et dont le tissu n’est pas croisé.
- Le billard a des rideaux de calicot gris avec des bordures vertes et deux divans. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- Sur la scène, une table est maintenant installée, qu’on surcharge de lots, les premiers qui doivent être tirés. Le président de la Jeunesse catholique dirige l’organisation. Il tient un grand sac de calicot à carreaux bleus et blancs et s’avance jusqu’à la rampe plate-bande. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 191.)
- Cuisinier, il s’affublait pour l’amour de l’ornement, d’une toque blanche monumentale en calicot qui accusait son Pontife à vingt pas. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 136)
- (Par extension) Banderole.
- Le textile et le football. L’usine en haut, football en bas. L’usine pour l’argent, le stade pour l’honneur. Pendant qu’une saine jeunesse agite des calicots, elle ne brandit pas de pancartes. — (Monologue intérieur du personnage de François Leclerc (joué par Jean-Paul Belmondo), dans le film Le Corps de mon ennemi (1976), réalisé par Henri Verneuil, sur un scénario de celui-ci, de Michel Audiard et de Félicien Marceau, adapté du roman éponyme de ce dernier.)
- Quand un avion survole la plage en tirant le calicot publicitaire du parc d’attractions régional, [...] — (Jean-Dominique Bauby, Le scaphandre et le papillon, Paris, Éditions Robert Laffont, 1997, page 101)
- J’étais incapable de comprendre ce qu’ils criaient, je ne parvenais pas à lire ce qui était écrit sur les calicots. — (Claude Nemry, Bukavu, 2002, L’Harmattan, page 318)
- (XIXe siècle) (Péjoratif) Commis chez les marchands de drap, de bonneterie, de nouveautés[2].
- Messieurs du rayon — ce que sous la Restauration on appelait des calicots — quittent avec empressement le magasin. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Ses compagnes n’avaient pour amants que des rustres, des calicots ou des commis de quincaillerie. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- C’est à cinq heures que Lemaître nous rejoint. Lemaître est calicot et Matoussaint le tient en petite estime ; il ne comprend que les professions nobles. Cependant, comme Lemaître connaît des douillards et des rigolos, il l’accueille à bras ouverts. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Ne me regarde pas de cet air-là, tu veux bien ? Des petits calicots marlous dans ton genre, il en faut beaucoup pour faire une bourrique comme moi. — (Marcel Aymé, Travelingue, chapitre XVIII. Publié dans Je suis partout du 20 septembre 1941 au 17 janvier 1942, reproduit dans le tome III (page 3214) des Œuvres romanesques complètes de Marcel Aymé, aux éditions Gallimard, dans la Bibliothèque de la Pléiade)
- Monsieur Perkins, notre locataire depuis bientôt quinze ans, se mit en quatre pour m’aider. Il était chef de rayon dans un magasin de nouveautés, et c’est là qu’il me procura une place. L’éventuel futur duc de Chalfont devint ce qu’il est convenu d’appeler un calicot. — (Doublage français de la narration du film Noblesse oblige, de Robert Hamer, sorti en France en 1950. Extrait de dialogue, dont la traduction, supervisée par André Maurois, figure au début de la 14e minute du film.)
- (Péjoratif) Personne fringante et vive comme un jeune commis.
- Jarry, lui, ressemblait à quelque calicot de petite ville. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, première partie, chapitre V)
- J’ai appris de Marcel Adéma un détail que j’ignorais sur l’engagement militaire d’Apollinaire dans la guerre de 1914-1918. Il m’avait donné comme raison de cet engagement […] [qu’il] ne voulait pas qu’on puisse lui faire grief un jour d’être resté indifférent devant cet événement. Or, c’est uniquement après sa connaissance faite à Nice de Louise de Coligny, sous l’effet d’une forte déception amoureuse causée par l’indifférence de celle-ci, qu’il s’est engagé. Je n’ai pas caché à Adéma que ce côté calicot sentimental chez Apollinaire ne me le rend pas brillant. — (Paul Léautaud, Journal littéraire, 4 octobre 1948, Paris, Gallimard, Folio, page 1161)
- (Construction) En plâtrerie, bande de renfort mise en œuvre entre deux plaques de plâtre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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angelot
?- Figurine d’ange.
- Il reçoit son monstre cracheur avec les angelots qui le turlupinent et le dardent. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 103)
- (Sens figuré) (Vieilli) Enfant mignon et pur.
- L’Eglise qui cherche, pour l’assister devant l’autel, des êtres absolument ingénus, absolument purs, était enfin arrivée, à Chartres, à façonner des âmes, à muer, dès l’entrée dans le sanctuaire, en d’exquis angelots, d’ordinaires mômes. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Par analogie) (Vieilli) Sorte de petit fromage de Normandie, marqué d’un ange et en forme de cœur.
- On dit les angelots du Pont-l'Évêque, les angelots du pays de Bray — (Gilles Ménage)
- Nous appellons à Metz angelots certains petits fromages de figure quarrée, qui ont l'écorce rouge et gluante, et que d'autres appellent Fromages de Limbourg, parce qu'ils viennent de ce pays-là. — (Le Duchat)
- Les Marchés font le Mardi, le Jeudi, et le Samedi, auxquels Marchés se trouve la Foire des 'Angelots, qui font de petits Formages, en forme de eœur, & et dont on fait cas pour leur excellence — (Jean Oursel, Les beautés de la Normandie ou l'origine de la ville de Rouen, 1700)
- (Par analogie) (Vieilli) Monnaie, qui avait cours sous Philippe de Valois, appelée ainsi parce qu’elle était marquée d’un ange.
- L’angelot, ou denier d’or à l’ange, fut créé par ordonnance du 24 mai 1427. — (Victor-Hippolyte Berry, Études et recherches historiques sur les monnaies de France, 1853)
- Sorte de poisson nommé aussi ange de mer.
- (Héraldique) Voir chérubin.
- De gueules aux trois angelots d’argent, qui est de la commune de Saint-Vincent-Sterlanges de Vendée → voir illustration « armoiries avec 3 angelots »
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argot
?- Langage de convention utilisé à l’origine par les voleurs, les malfaiteurs.
- Dans l’argot du temps on appelait M. Louis un homme spécial ; sa spécialité financière l’avait conduit à entasser l’argent des contribuables dans le trésor, pour le faire prendre par Bonaparte. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome III, livre IV, Garnier, 1910, page 502)
- C'est un garçon fort agréable que Bernard. Soigné, rasé de près, le teint clair, il s'exprime dans une langue choisie et ne fait usage de l’argot qu'en d'exceptionnelles circonstances. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Et, tout à l'heure, quand il s'était adressé à la prostituée enceinte, il avait usé d'un terme dont la grossièretéTirant son origine d'une langue moins noble et moins enveloppée que l’argotMe choquait encore secrètement. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Après une vie exemplaire de vigilance et d’autorité, il paraît que le pauvre homme est tombé en enfance, qu’il se promène par les chemins de Claquebue en disant des vilains mots d’argot et en prêchant la fraternité. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 231.)
- Il convient de savoir qu'un « coq », dans l’argot d’avant guerre, signifiait un louis, car mon récit repose sur cette explication, […]. — (Francis Carco, Histoire sans titre, dans Pages choisies, Albin Michel, 1935, p.37)
- Les jeunes Français parlent un mélange de français, de verlan, d’arabe, de tzigane, d’anglais, de vieil argot et d'expressions inventées. « J'ai le seum » tiré de l'arabe, veut dire « Je suis en colère ». — (Isabel Rivero Vila, L’interculturel à travers le multimédia dans l’enseignement du français langue étrangère, Ediciones Universidad de Salamanca, 2014, page 370)
- Si l’on met à part les simples témoignages d’argotiers proprement dits ou de personnes les fréquentant professionnellement (policiers, magistrats), ce qui frappe c’est le caractère relativement tardif des études consacrées aux argots. — (Jacques Dargaud, Les argots, réunion du 22 janvier 2011, La Lettre de la DLF Champagne-Ardenne, Reims, lettre n° 84 de février 2011)
- (Par extension) Jargon ou sociolecte ; vocabulaire (et parfois autres traits de langage) utilisé au sein d'une profession ou bien d'un milieu ou classe sociale particulière.
- L’argot des peintres, des écoliers.
- L’argot des coulisses.
- L’argot de la Bourse.
- L’argot des cités.
- Langage populaire, non académique.
- En argot français, si le hareng saur est appelé gendarme, c'est peut-être parce qu'on pense qu'un gendarme est raide comme un hareng saur. — (Pierre Avenas & Henriette Walter, La fabuleuse histoire du nom des poissons, Robert Laffont, 2011)
- La cuisine était la préfecture de police dans l’argot des voleurs qui redoutaient sans doute de s'y retrouver pour être cuisinés. — (Philippe Normand, Langue de keufs sauce piquante, Cherche midi, 2014)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.