Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chrémeau
Que signifie "chrémeau" ?
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- Petit bonnet blanc de linge fin, dont, après l’onction du saint chrême, on coiffe l’enfant baptisé.
- Linge dont l’évêque se sert pour essuyer le front de ceux qu’il confirme.
- L'usage du chrémeau nous conduit ainsi naturellement à celui du bandeau de lin que les confirmands tiennent à la main en s'approchant du Pontife et dont on leur bande le front après l’onction sacramentelle. — (D. L. J., « La Confirmation », dans Le Messager des fidèles, no 9 du 21 novembre 1887, Maredsous (Province de Namur) : Abbaye de Saint-Benoit , p. 452)
- Toile cirée qui sert à recouvrir un autel récemment consacré.
- Sur un autel fixe on met toujours une toile cirée ou chrémeau (chrismale). Il est louable d'en mettre une aussi sur les pierres consacrées. — (R.P Le Vavasseur, Cérémonial selon le rit Romain, d'après Joseph Baldeschi & l'Abbé Favrel, tome 1, Paris : Librairie Jacques Lecoffre, 1871, p. 63)
- Ensemble de deux vases cylindriques accolés, qui au Moyen Âge contenait respectivement l'huile des catéchumènes et le saint chrême, servant pour les onctions prébaptismales et postbaptismales.
- Les chrémeaux sont des récipients à couvercle qui conservent les huiles saintes, consacrées par l'évêque le jeudi-saint lors de la messe chrismale. Ces huiles sont utilisées pour conférer les sacrements de baptême et d’extrême-onction. Ils se présentent souvent sur un plateau. — (Bossan - Armand-Calliat : Musée des beaux-arts de Lyon, Palais Saint-Pierre, octobre-décembre 1986, éd. Le Musée, 1986, p. 15)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chrémeau".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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comtaux
?- Masculin pluriel de comtal.
- hugo
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albatros
?- (Ornithologie) Oiseau palmipède des mers australes comptant une vingtaine d’espèces, la grande envergure de leurs ailes en fait des voiliers exceptionnels.
- L’albatros est le plus gros des oiseaux palmipèdes ; il est reconnoissable à sa corporance massive qui lui a fait donner le nom de mouton du Cap, en le comparant à ce quadrupède pour sa grosseur. — (Encyclopédie méthodique : Histoire naturelle des Oiseaux, t.2, article Albatros, Paris, Panckouke & Plomteux, 1784, page 481)
- Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipagePrennent des albatros, vastes oiseaux des mers,Qui suivent, indolents compagnons de voyage,Le navire glissant sur les gouffres amers. — (Charles Baudelaire, L’Albatros)
- Avec le cinéaste Tati et le romancier Modiano, il était de ceux qui s’affolent quand on les interroge, comme un albatros sur le pont du navire, mais nous éblouissent par leur talent inimitable et indémodable, léger et distingué. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 5)
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cachalot
?- (Zoologie) Espèce de mammifère marin, cétacé à dents à grosse tête carrée, de la famille des physétéridés.
- Pendant que sous la mer profondeLes cachalots et les requinsCes écumeurs géants de l’ondeLibres dévorent le fretinNous autres cloués à la riveOù la bourrasque a rejetéNotre barque un instant rétiveNous pleurons notre liberté. — (Pierre Dupont, Le chant des transportés, 1848)
- Lorsque la marée se retire, on voit des écueils à perte de vue sortant des flots leurs dos de monstres, tout reluisants et blanchis d’écume, comme des cachalots gigantesques échoués. — (Alphonse Daudet, La moisson au bord de la mer, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 214)
- Vers le soir, j’aperçois un cachalot qui disparaît vers l’Ouest. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
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beau
?- D’aspect agréable à l’œil ou à l’oreille.
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- On ne pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était blonde, avec de beaux yeux bleus, des joues roses et des dents blanches comme du lait ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. En province, où l’on cultive encore la périphrase, la polémique met le catéchisme poissard en beau langage : Aristide appelait son adversaire « frère Judas », ou encore « serviteur de saint Antoine », et Vuillet répondait galamment en traitant le républicain de « monstre gorgé de sang dont la guillotine était l’ignoble pourvoyeuse. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- Mettez-vous en garde contre ces belles promesses, elles cachent souvent la plus infame des tromperies. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- D’ailleurs, elle voyait bien qu’il était tout jeune et très beau sous sa simple tenue de toile blanche. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Marseille, quand elle est belle, est extrêmement belle, mais, dans ses hideurs, elle va au paroxysme. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira ne put s’empêcher de penser qu’elle n’avait jamais vu un homme aussi prodigieusement beau. Elle se sentit rougir. Sa gorge se serra. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- (Par extension) Agréable.
- Et puis, je continuais à embellir ma maison : […]. Les lilas plantés par Sam étaient en fleur à présent et, l'un dans l'autre, la vie était belle. — (Kristan Higgins, Un grand amour peut en cacher un autre, traduit par Karine Xaragai, éditions Harper Collins & Mosaïc, 2014)
- (Météorologie) Qualifie un temps ensoleillé.
- Le ciel demeurait beau, mais le vent fraîchissait et le roulis de l’aéronat s’accentuait. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 179 de l’édition de 1921)
- Les jours de beau, ils s'asseyent sur les chaises en métal au milieu de la pelouse. — (Sandrine Collette, Ces orages-là, J-C Lattès, 2021)
- (Cuisine) Gros.
- Prendre trois belles tomates.
- Grand.
- — Pourquoi n’as-tu pas mangé un morceau de pain ?— J’en ai mangé deux, mais j’ai encore une belle faim. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Dans les noms composés de parenté, indique que la relation est due à une alliance (incluant un second mariage).
- Le beau-frère est le frère de l’épouse ou l’époux de la sœur (ou de la belle-sœur).
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collatéraux
?- Masculin pluriel de collatéral.
- Cette alternative existe pour les antiangiogéniques car inhiber le développement des vaisseaux indésirables expose à des dommages collatéraux. — (Pierre Corvol, Nicolas Postel-Vinay, L’Arbre vasculaire, 2008)
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naos
?- (Architecture) Sanctuaire d'un temple de l'Égypte ou de la Grèce antiques.
- Pendant trois jours, le Critique, dressé sur le pinacle, insulta la multitude qui se pressait autour du temple. Les bras levés, l’écume à la bouche, courant sur les pentes du toit, il hurlait des imprécations contre Homère et se proclamait son fléau.Vers la fin du troisième jour, il se précipita, la tête en bas, sur le pavement du naos, afin de salir une fois encore le sanctuaire de la Beauté. — (Albert t’Serstevens, « Zoïlos, Critique » dans Le carton aux estampes , Albin Michel, Paris, 1943, page 15)
- À Sélinonte (Sicile), le dieu Selinos est représenté dans le naos orné de la feuille d'ache ou de persil suspendue au mur, et derrière lui on voit la statue d’un taureau de bronze. — (L’Histoire et ses méthodes, 1961, page 364)
- Édicule où est la statue du dieu.
- Le naos de Mendès est un monolithe de basalte, haut de 6,50 m.
-
brûlot
?- (Navigation) Navire rempli de matières combustibles et destiné à incendier d’autres vaisseaux. — Note : C’est le sens initial du mot.
- Au milieu de la nuit, des brûlots lancés par les Anglais vinrent tomber au milieu de l’escadre. Les capitaines effrayés coupèrent leurs câbles et s’efforcèrent de gagner la haute mer. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 12)
- (Sens figuré) (Journalisme) Pamphlet incendiaire au ton très virulent.
- De juillet 1888 à février 1890, Alfred Le Petit réactive son journal satirique de 1871, La Charge, pour en faire un brûlot boulangiste, mais il s’enlise avec le déclin du général. — (Bertrand Tillier, À la charge ! : la caricature en France de 1789 à 2000, Éditions de l’Amateur, 2005, page 73)
- Il y a presque dix ans paraissait un brûlot collectif intitulé : Interdit aux autruches (Les Intouchables, 1997). Dans l’un des textes du recueil farouchement anti-boomer, l’écrivain Stéphane Despatie déversait tout son fiel sur une « génération qui, selon lui, exerce une mainmise autoritaire sur ses aînés et ses cadets », et qui serait menée par « les trop nombreux péteux d’bretelles, flatteux d’bedaines, mangeux d’avenir et fêteux d’rues se prenant pour les premiers et, bien sûr, les derniers révolutionnaires et citoyens responsables de l’histoire du monde. » (p. 121) — (L’Action nationale, volume 96, numéros 1 à 5, Ligue d’action nationale, 2006)
- C’est un véritable brûlot que M. Aussant a lancé depuis Londres où il travaille dans le secteur financier. Dans une lettre ouverte adressée au Devoir, intitulée « Si j’étais militant péquiste », il plaide pour « une refondation du Parti québécois ». — (Les candidats à la direction du PQ commentent le brûlot d’Aussant, dans http://www.lapresse.ca, 10 septembre 2014)
- Moutier écrit donc que sa liberté d’expression littéraire a été limitée au nom d’une morale qu’il varlope avec ironie. Le brûlot du statut Facebook fait boule de neige. Le milieu littéraire québécois est en émoi. — (Émilie Dubreuil, Le psychanalyste, la censure et l’air du temps, radio-canada.ca, 10 février 2021)
- (Par extension) (Cuisine) Eau-de-vie ou rhum que l’on brûle pour relever une omelette, une salade d’oranges, etc.
- Un brûlot mon gendre, ça chauffe la tripe et ça nettoie la tête; y a rien de meilleur pour le corps. — (Guy de Maupassant, Toine, dans Les Contes normands)
- Faut faire un brûlot ! cria Mes-Bottes ; deux litres de casse-poitrine, beaucoup de citron et pas beaucoup de sucre ! — (Émile Zola, L’Assommoir/Chapitre III, 1877, Charpentier, 1879, page 111)
- « Un verre de vin ! me disent-elles.— Oui, un verre de vin. »Je n’en bois que pour trinquer dans les cabarets ou dans les auberges, parce que c’est gai les verres qui se choquent, comme je ne bois de cognac que pour faire des brûlots : c’est joli, les flammes bleues. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Lorraine) (Cuisine) Préparation culinaire consistant à brûler du sucre avec de l’eau-de-vie ; récipient destiné à cet usage.
- M. Léon Collin, de Grand-Failly, m’a rappelé une préparation à base d’alcool qui se faisait dans la commune : le brûlot, Dans un récipient métallique conçu pour cet usage — et portant le même nom —, on faisait brûler du sucre sur de la goutte enflammée. — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Cuisine) (Vieilli) Morceau très salé ou très poivré [2].
- (Technique) (Miroiterie) Ancien polissoir pour les miroirs [2].
- (Vieilli) (Désuet) Homme ardent, inquiet, entreprenant, boutefeu [2].
- (Antiquité) Baliste [2].
- Homme imbibé d’alcool Référence nécessaire
- (Par analogie) Sorte d’insecte qui, en automne, cause des démangeaisons à la peau en s’y attachant.
- (Canada) Moucheron (genre Simulium) dont la piqûre donne une sensation de brûlure intense.
- Je pardonne au « moustique à collier blanc », qui provoque un jet de sang à chaque piqûre. Je subis avec patience les coups du « frappe d’abord », les impressions cautérisantes du microscopique « brûlot » ; mais le culex, je le hais, je le méprise, je voudrais le conspuer et le martyriser pendant toute une éternité. — (Henry de Puyjalon, Récits du Labrador, 1894, Imaginaire/Nord, 2007, page 54)
- Il pourrait désigner, en forçant un peu la note, cette mouche du coche de Lafontaine, qui « pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment qu’elle fait aller la machine… Va, vient, fait l’empressée… » mais malheureusement, je n’ai pas même vu l’ombre d’une mouche à mon départ : Maringouins, frappe-d’abord, mouches noires, moustiques, toute la gent pique-fort était restée dans ses retranchements, car il soufflait un vent du nord qui poussait bien notre pirogue, mais qui n’était pas du tout favorable aux mouches. Nous n’avons pas même senti la piqûre du brûlot, ce liliputien du monde des insectes. — (Napoléon Caron, Voyages, 1888, page 182)
- Il est vrai que c’est par curiosité que notre mère Ève mangea le fruit défendu. Avec le résultat qu’il nous est désormais interdit de passer nos journées à nous promener dans le jardin d’Éden […] et de manger des bleuets et des catherinettes en caressant négligemment les gentils petits tigres et les éléphanteaux domestiques. Au lieu de cela, du fait de notre première mère nous habitons les rives du Saint-Laurent, mangeons notre pain à la sueur du boulanger et sommes soumis aux attaques des bêtes féroces telles que moustiques, brûlots, frappe-d’abord et inspecteurs du Revenu. — (Ringuet (Philippe Panneton), Confidences, Fidès, Montréal/Paris, 1965, page 83)
- Le nord du Québec possède pourtant un bien meilleur moyen de repousser les hordes de touristes avides de grande nature […] Au Québec, nous pouvons compter sur les maringouins, les brûlots, les mouches noires et les différentes espèces de « frappe-à-bord » : mouches à chevreuil, à orignal, à caribou, à vache, à tout-ce-que-vous-voudrez et qui, faute de ces animaux, s’accommodent très bien d’une bonne bouchée de pêcheur ou de campeur. […] Chaque insecte se distingue par sa taille, sa rapidité et son mode de torture. De plus, ils ont des horaires complémentaires. Les mouches noires et « frappe-à-bord » dominent durant le jour, tandis que brûlots et maringouins préfèrent le crépuscule, bien qu’ils s’accordent fréquemment des heures supplémentaires. Ces charmantes bestioles ne semblent dormir que par les nuits très fraîches. […] De plus, l’humidité favorise la prolifération de ces meutes de mini-perceuses. — (Québec Chasse et Pêche, juillet 1975, page 45)
- (Poitou) Feu que l'on fait avec des broussailles, des petites branches, des débris de jardinage, dans le but de s'en débarrasser.
- Lalie tournait autour du brûlot en battant des mains. Michel, qui avait ramassé des châtaignes précoces, les lui installa dans un petit tas de cendre chaude qu'il tira à l'écart du brûlot. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920, cité dans École et la Vie, volume 34, 1950, page 292)
- Que fait-il en cette fin d'été 1939 au beau milieu du jardin de la petite maison de Brouvilliers, affairé qu'il est, autour d'un brûlot improvisé où se consument feuilles, branches, cartons et documents ? — (Pierre Gastineau, "Double mètre", vie et mort d’un syndicaliste, Éd. Publibook, 2005)
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cigarillo
?- Petit cigare d’une taille proche de celle de la cigarette, cigarette où le papier est remplacé par une feuille de tabac.
- Le brun à tête de bélier alluma un cigarillo dont il tirait des bouffées nerveuses. Il se tourna vers nous.— Excusez-moi… Le bébé…Il nous désignait en souriant le cigarillo qu’il écrasa dans le cendrier.— La fumée, c’est mauvais pour les bébés, nous dit-il. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page)
- L'amertume un rien vénéneuse du cigarillo est une chose à lui. — (Philippe Delerm, Il avait plu tout le dimanche, 1998, page 27)
- Le cigarillo, c’est la vraie solitude, une façon sournoise de se montrer bougon dans le plaisir. — (Philippe Delerm, Il avait plu tout le dimanche, Mercure de France, 1998, page 27)
- L’entourage trouve l’odeur infecte, et l’on pense de même quand quelqu’un fume le cigare ou le cigarillo devant soi. — (Philippe Delerm, Le trottoir au soleil, 2011, page 121)
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affixaux
?- Masculin pluriel de affixal.
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renouveau
?- Retour du printemps ; début du printemps.
- La nature se réveillait de son long sommeil […] L'effet de ce renouveau est peut-être plus sensible au milieu des contrées hyperboréennes qu’en tout autre point du globe. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- En tout cinq générations, un arbre humain qui, à cinq printemps déjà, à cinq renouveaux de l’humanité, a poussé des tiges, sous le flot de sève de l’éternelle vie ! — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre V)
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corbeau
?- Nom vernaculaire du grand corbeau (Corvus corax), gros oiseau passereau carnassier à plumage noir et au bec fort et noir.
- S’étant emparé d’un vada qu’une vieille femme vendait dans la rue, un corbeau s’apprête à le dévorer, perché sur une branche, lorsqu’un renard survient. — (Laetitia Colombani, Le cerf-volant, chapitre 17)
- […] ; un corbeau déjà dressé et comment (il buvait du vin), avait jugé bon néanmoins de renoncer aux bienfaits de la civilisation et de reprendre la clé des bois ; […]. — (Louis Pergaud, La Traque aux nids, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Dans dix ans, parmi les vestiges de Beaumat, les souffles du vent, les croassements des corbeaux et la chute des pierres retentiront seuls ; nulle oreille humaine ne les entendra et la cloche du village elle-même se taira, fatiguée de tinter seulement pour les morts. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le corbeau nommé Jet vit depuis près de 10 ans au centre de réadaptation Wildlife Haven Rehabilitation Centre à Île-des-Chênes, à environ 30 kilomètres au sud de Winnipeg. Jet a appris beaucoup de nouvelles habiletés, comme celles de parler et de reconnaître des couleurs. — (Radio-Canada, Un corbeau rescapé peut parler et reconnaître des couleurs, radio-canada.ca, 28 janvier 2021)
- (Par extension) (Zoologie) Oiseau d’allure proche du grand corbeau (1) (freux, corneille, choucas, etc.) pouvant appartenir aux genres Corvus et Pyrrhocorax.
- Toute la journée, un vent aigre a soufflé de l’Ouest ; le ciel est resté bas et triste, et j’ai vu passer des vols de corbeaux… — (Octave Mirbeau, La tête coupée,)
- Au moment de repartir, notre attention est attirée par une nuée de corbeaux s'agitant au-dessus d'un groupe d’êtres humains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 54)
- Quelques années plus tard, deux autres répulsifs pour corbeaux sont découverts : la diphénylguanidine et le triacétate de guazatine. Ces produits sont assez strictement limités aux corvidés. — (Jean Lhoste, Pierre Grison, La phytopharmacie française: chronique historique, INRA, 1989, page 29)
- (Histoire) En temps d’épidémie, personne chargée par les autorités de sortir de la ville les cadavres des pestiférés afin de les réunir dans des fosses.
- Ce qu'il y avait de terrible au milieu de cette agonie de tout un peuple, c'était l'hilarité, la joie, l'allégresse de ces hommes chargés de réunir les morts, et qu'on avait baptisés du nom expressif de corbeaux. — (Alexandre Dumas, Le comte de Moret (Le sphinx rouge), 1865, IV, 16)
- On l’appelait le corbeau, du nom qu’on donnait à ces hommes sales et ivres qui fossoyaient les morts avec une indécente brutalité très répugnante. Il fallait convenir qu’il n’était pas très populaire. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 282)
- Quatre hommes qui avaient la chemise en dehors des pantalons et étaient ainsi revêtus de l’uniforme habituel des corbeaux arrivèrent avec une civière. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 283)
- Ce ne sont pas des fossoyeurs. […] Ces hommes en casaquin sont des corbeaux, ainsi nommés à cause de leur croc, par quoi ils crochent dans les morts pour non pas les approcher trop. — (Robert Merle, Fortune de France, IX, 1977)
- (Par extension) (Désuet) (Populaire) Nom donné quelquefois aux porteurs des morts.
- (Désuet) (Péjoratif) Nom donné quelquefois aux prêtres à cause de leurs vêtements noirs.
- (Sens figuré) (Familier) Auteur de lettres ou de coups de téléphone anonymes.
- Les juges chargés de faire la lumière sur les envois anonymes adressés en 2004 à leur collègue Renaud Van Ruymbeke, ont découvert un deuxième corbeau dans l’affaire Clearstream. — (Le Monde, 13 juillet 2006, Gérard Davet, Hervé Gattegno, lemonde.fr)
- (Architecture, Maçonnerie) Pierre, pièce de bois ou de métal, façonnée en console, moindre en hauteur qu’en saillie, encastrée dans la maçonnerie et placée en saillie du nu d’un mur, servant à supporter une charge (poutre, corniche, balcon, etc.).
- Puis, à mesure que la charpente métallique montait, (,,,) les consoles et les corbeaux se chargeaient de sculptures. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Bâtière d’ardoises à coyau sur corbeaux calcaires en quart-de-rond. — (Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, tome 16, page 177, Ministère de la Région Wallonne, 1992, Éditions Mardaga)
- (Antiquité) Espèce de grappin d’abordage et de pont volant, utilisé par les Romains.
- Les Romains suppléèrent à cet inconvénient [la supériorité des Carthaginois dans la manœuvre des vaisseaux] par une machine qui fut inventée sur-le-champ et que depuis on a appelée corbeau, par le moyen de laquelle ils accrochaient les vaisseaux des ennemis, passaient dedans malgré eux et en venaient aussitôt aux mains — (Rollin, Hist. anc. t. I, page 311, dans Pougens, cité dans Littré, article corbeau)
- (Viticulture) Cépage donnant du raisin rouge nommé aussi montmélian en Savoie. Ce cépage possède une quarantaine de synonymes. [1]
- En 1970, l’ampélographe français Paul Truel découvrit, lors d’un voyage à Mendoza, que ce cépage [bonarda] était en fait le corbeau, appelé aussi douce noire et charbonneau. — (Wikipedia, article Bonarda, 2013)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, debout sur ses pattes et de sable. À rapprocher de corneille.
- Écartelé d’or au lion de gueules et d’argent au corbeau de sable, becqué et membré de gueules, qui est de Fourcès du Gers → voir illustration « armoiries avec 2 corbeaux »
- Jeu traditionnel de village.
- Les uns se répandaient dans les cabarets pour digérer en fumant une pipe. D’autres jouaient aux quilles ou au corbeau, ou bien encore au bricotiau. — (Charles Deulin, « Cambrinus, roi de la bière », Cambrinus et autres Contes, Librairie internationale, 1868, page 25)
- (Antiquité romaine) Premier grade des initiés du culte de Mithra.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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coraux
?- Pluriel de corail.
- Il accaparait tous les flacons de parfumerie pour mettre ses échantillons de baryte, ses sulfates, sels, magnésie, coraux, etc. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
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rigolo
?- (Familier) Qui fait rigoler, qui est drôle, amusant, marrant.
- De tous les amants qu’elle avait essayés, c’était sûrement le moins rigolo : impardonnable. — (Raymond Queneau, Pierrot mon ami, chapitre IV, Éditions Gallimard, Paris, 1945)
- Des marchands avisés lancent le scoubidou : l'objet le plus inutile mais le plus rigolo de la fin des années cinquante. — (Catherine Rihoit, Brigitte Bardot: Un mythe français, Éditions Olivier Orban, 1986 & Éditions Frédérique PATAT, 2016)
- Avec Labiche, il n’y a pas de rire du tout, c’est du tartignole tout cuit, des gugusses gigotants, un escalier pas rigolo d’un immeuble à se casser la margoulette, une rampe avantageuse à se choper une crampe […] — (Alain Lefèvre, La Fiancée de l’ange ou Les Possédés de Sens, L’Harmattan, 2004, p. 106)
- L’histoire qui suit est tellement rigolote que vous risquez de la trouver un poil tirée par les cheveux. — (Alain Rémond, Allô maman bobo, Journal La Croix, 9 octobre 2014, page 28)
- (Sens figuré) Curieux, étonnant, étrange, surprenant.
- — D’autant plus qu’aujourd’hui madame assisterait peut-être bien à quelque chose de rigolo… — (Émile Zola, L'Argent, 1891)
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aérospatiaux
?- Masculin pluriel de aérospatial.
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chanteau
?- (Vieilli) Grand morceau de pain coupé.
- Des ouvriers, la bouche pleine, taillaient des tartines en des chanteaux de pains. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- Une cuisse d’oie, un gros chanteau de pain, le tout arrosé de rakiou, il ne lui en fallut pas moins pour réparer ses forces. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 69-81)
- A onze heures il arrivait à Fresnay-les-Chaumes, déjeunait à l'unique bouchon de ce hameau de Pithiviers-le-Vieil, d'un chanteau de pain bis et d'un hareng saur, additionnés d'un petit vin du pays qui lui fit faire une de ces grimaces ! — (Louis Boussenard, « La bande des chauffeurs : roman historique et dramatique », dans L'Œil de la police, n° 17, 2e année, s.d. (1909 ?), page 6)
- Devant une table, encombrée par un chanteau de pain, une demi-meule de gruyère et une innombrable quantité de bouteilles vides, les deux amis qu’on croyait morts devisaient paisiblement comme des sages. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- A tour de rôle, Flamart d’abord, Joigneau ensuite, ils piquent avec la pointe du couteau un lambeau de chair huileuse qu’ils étalent sur leur pain. Puis ils détachent du chanteau une bouchée cubique, l’enfoncent prestement dans leur bouche, et, avant de commencer le laborieux effort de la mastication, ils ont soin, l’un et l’autre, d’essuyer d’un revers de main la frange de leur moustache.— ( Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933 ; éd. Le Livre de Poche, p. 15-16)
- (Absolument) (Religion) Le morceau de pain bénit qu’on envoie à celui qui doit offrir le pain bénit le dimanche suivant ou le jour de fête le plus prochain.
- Ma mère avait un autre sésame pour s'immiscer dans les maisons, le chanteau. Chaque dimanche, une famille offrait le pain qui était béni par le prêtre ; on mettait de côté un « chanteau » & le reste était coupé en petits morceaux & distribué dans les rangs, tenant lieu d'hostie, tandis que des fillettes faisaient la quête. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 190)
- Morceau d’étoffe coupé à une plus grande pièce.
- Ce manteau a été coupé en plein drap, il n’y a point de chanteau.
- (Par extension) Morceau en pointe que les tailleurs disposent sur les côtés d’un vêtement pour l’arrondir.
- (Art) Douve terminale de chacun des deux fonds d’un tonneau.
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cuisseau
?- Partie de la chair qui entoure le bassin d’un veau dépecé pour la boucherie.
- Cuisseau de veau.
- Le chemineau est au cheminot des chemins de fer ce que le cuisseau de veau est au cuissot de chevreuil... — (Bernard Pivot, 100 mots à sauver, 2004)
- (Venaison) → voir cuissot ; (orthographe traditionnelle)
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foliot
?- (Horlogerie) Pièce de mécanisme d’horlogerie, permettant de réguler l’énergie fournie par un poids à une roue.
- Les horloges médiévales furent régulées par le foliot, mécanisme jugé grossier depuis le XVIIe siècle et à ce titre impitoyablement traqué pour être remplacé, sur la quasi-totalité des horloges publiques ou de table subsistantes, par le pendule […]. — (Bibliothèque de l'École des chartes, 1880, vol.41, page 25)
- Les oscillations du foliot constituent en quelque sorte une horloge dans l'horloge. Elles rythment le mouvement des aiguilles. — (Jacques Attali, Histoires du temps, Fayard, 1982)
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carreau
?- Objet plat, ou ouverture, au contour approximativement carré.
- Dessin symétrique formé par le croisement à angle droit de lignes, de bandes verticales et horizontales, quadrillage.
- Ce Binèche, avec sa casquette plate, son costume à carreaux, son foulard et ses chaussures jaunes, représentait le type de la gouape dans toute sa splendeur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l’allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- Le cahier d’EMT est à petits carreaux pour pouvoir plus facilement dessiner des cotes justes à cinq millimètres près.
- Coussin carré dont on se servait pour se mettre à genoux ou pour poser ses pieds.
- La princesse de Croy ayant voulu, à l'enterrement de Monsieur, se mettre à genoux après ma trisaïeule, celle-ci lui fit vertement remarquer qu'elle n'avait pas droit au carreau […]. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, tome 2, 1922)
- S’agenouiller sur un carreau de velours.
- (En particulier) (Dentelle) Coussin enclavé dans un châssis sur lequel les dentelières font manœuvrer leurs fuseaux.
- […] toutes les histoires […] se compliquent au bruit sec des fuseaux galopant de droite à gauche, allant, venant, roulant les un par dessus les autres, glissant rapides entre les doigts agiles, et lentement la dentelle, toute piquetée d’épingles, se dessine en clair sur le foncé du carreau… — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895, éd. 1923)
- (Armement) Munition de l’arbalète ; grosse flèche courte à empennage de cuir ne comptant que deux ailettes, et à fer en losange à quatre pans.
- Le carreau d’arbalète se chargeait plus lentement, il était plus lourd, plus tôt ramené vers la terre ; mais sa projection était si violente, qu’il n’avait pas besoin, pour pénétrer, d’être armé d’une pointe aiguë. — (Henri Delpech, La Tactique au XIIIe siècle, tome 1, 1886)
- Cinq corps ont été retrouvés, dont trois percés de carreaux d’arbalète. — (Le Monde avec AFP, Mystère des meurtres à l’arbalète en Allemagne : l’enquête livre ses premiers éléments, Le Monde. Mis en ligne le 14 mai 2019)
- (Céramique) Dalle de céramique ou de terre cuite utilisée comme revêtement de sol ou de mur.
- (Par extension) Sol pavé de ces carreaux.
- Raccommoder le carreau. — Laver le carreau.
- Le carreau était balayé avec soin, la chambre aussi confortable qu’elle pouvait l’être. — (Charles Dickens, Vie et aventures de Nicolas Nickleby, 1885)
- (Par extension) L’endroit des halles, où l’on étale les légumes et les fruits.
- Maraîchers, jardiniers, coquetiers, fermiers, pourvoyeurs de toutes espèces, sont tenus dès qu’ils sont arrivés de décharger leurs marchandises sur le carreau des halles, et d’envoyer leurs voitures stationner sur des emplacements déterminés. — (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, tome 10, Librairie Firmin Didot frères, fils et cie, Paris, 1868 (seconde édition))
- (Par analogie) Dalle de plâtre ou de béton cellulaire destinée à la construction des cloisons.
- (Couture) Sorte de gros fer à repasser dont les tailleurs se servaient pour aplatir les coutures des habits.
- (Industrie minière) Ensemble des installations de surface d’une mine, entourant le puits d’extraction.
- Ce sont les traces de la fouille au trésor. Il ne faut pas oublier qu’ils l’ont cherché pendant six ans ; rien d’étonnant à ce que l’endroit ressemble à un carreau de mine. — (Arthur Conan Doyle, Le Signe des quatre, 1890, réédition Le livre de poche, 1966, page 285)
- Les grévistes installaient des barricades sur les carreaux des mines et obligeaient des centrales thermiques à s'arrêter. — (Pierre Lemaître, Le Grand Monde, Calmann-Lévy, 2022)
- (Industrie) Bassin de faible profondeur utilisé pour la production du sel dans les marais salants.
- Il est bon de rappeler la façon dont, dès le XVIe siècle, on exprimait les surfaces de marais salants. L’unité est la livre de marais. Une livre de marais correspond à 20 « carreaux », soit 10 aires saunantes et 10 « nourrices ». Dans le marais, l’aire saunante est l’aire dans laquelle est récolté le sel, la nourrice étant une aire similaire dans laquelle se fait la dernière phase de concentration. Ces deux aires qui sont interchangeables sont appelées « carreaux ». — (Les Portes et le ressac du temps : autoportrait d’un village rétais, Cheminements, 2005)
- (Métrologie) (Désuet)
- CARREAU. Mesure de superficie anciennement usitée en France.Agen, Lot-et-Garonne. La latte carrée ou carreau, 432e de la carterée, = 144 pieds carrésAngoulème et Cognac. Le carreau (ou latte carrée), 200e du journal, est un carré de 2 toises ou 12 pieds de Guyenne de côté, faisant 4 toises carrées ou 144 pieds carrés de GuyenneBordeaux. Le carreau (ou latte carrée), 512e du journal, est un carré de 7 pieds de côté ou 49 pieds carrés de BordeauxMarennes et Rochefort. Le carreau (ou perche carrée), 100e partie du journal, est un carré de 18 pieds de Paris de côté = 324 pieds carrés — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- (Métrologie) (Désuet)
- CARREAU. À Paris, on désignait autrefois sous ce nom les pierres de taille de grandeur ordinaire, qui se vendaient au chariot et à la voie. Le carreau était aussi considéré comme une mesure fixe, formant la 10e partie du chariot et valant 3 pieds cubes de Paris = 3.6317 pieds cubes anglais = 102.832 décimètres cubes ou 1.02832 décistère. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- (Jardinage) Petite parcelle d’un jardin dans lequel on cultive la même espèce de plante.
- Carreau de carottes, d’artichauts.
- (Cartes à jouer) Une des quatre enseignes d’un jeu de cartes français, ainsi nommée parce que les cartes de cette couleur sont marquées de losanges rouges (♦).
- Carreau : Terme de cartier. Point de carte lequel est rouge & carré. Carte où il y a un ou plusieurs points de carreau. Un as de carreau. Un Roi de carreau. Jeter du carreau. Jouer du carreau. — (Pierre Richelet, Dictionnaire françois, 1706)
- Une gitane crasseuse nous fit entrer un jour dans une tente en peau de bête ; un maigre feu fumait devant la porte ouverte ; elle dit à Frédéric en retournant des rois, des dames et des dix de carreau, qu'un grand message l'attendait, et qu'elle voyait un navire, puis nous relâcha dans le brouillard à la recherche du message et du navire. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, pages 107-108)
- (Maçonnerie) Pierre à bâtir dont la face de parement est plus importante que les autres faces, par opposition à la boutisse et à la panneresse.
- Montage des murs : Alternance des carreaux et boutisses. Les boutisses servent d’agrafes. Des boutisses (pierres longues) ou parpaings (pierres traversant le mur) assurent la liaison parement / remplissage. — (Philippe Delage, L’Organisation des chaînages dans les murs en pierre, chantiers.hypotheses.org, 2014)
- Bloc de pierre meulière servant à la confection des meules
- (Médecine) (Par analogie) (Familier) (Désuet) Maladie due à l’affection tuberculeuse des glandes du mésentère, et plus particulièrement à la péritonite tuberculeuse. Le ventre est alors dur comme un carreau.
- Le carreau n’est point une maladie particulière à l’enfance ; on trouve des tubercules mésentériques dans tous les âges de la vie. — (Guersant, Article « Carreau » dans Répertoire général des sciences médicales, tome 6, 1834, page 435)
- — Il a un bien gros ventre ! dit ma mère. On ne le dirait pas… mais Jacques a beaucoup de ventre. »Moi, du ventre ! Je fais des signes de protestation.« Oui, oui, c’est comme ça, peut-être moins maintenant, mais tu as eu le carreau, mon enfant. (Se tournant vers madame Devinol.) Je dissimule ça par la toilette. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Menuiserie) Plaque de verre utilisée comme vitrage.
- Par un trou de carreau cassé rustiquement rebouché de papier, par la chatière d’une porte ou l’évidement d’un mur bas à l’endroit où passent les poutres, elle était parvenue, certaine nuit à couler dans la grange son corps vermiforme […] — (Louis Pergaud, De Goupil à Margot, 1910)
- Une fort belle grille, agrémentée d’une décoration dix-huitième de pampre et de raisin, protégeait les carreaux. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Deux petites cabanes apparurent sur le Cap Tobin, et le soleil, frappant dans les carreaux d’une fenêtre, nous fit croire un instant à des signaux lumineux […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Par extension) (Vosges) Fenêtre.
- Va donc voir qui a toqué aux carreaux.
- (Par extension) (Menuiserie) Châssis garni de carreaux ; croisée.
- Ouvrir, fermer les carreaux.
- (Familier) Monocle, lunettes.
- Puis, très roide, un carreau dans l’œil, parut M. Daniel Salomon, l’arbitre des élégances. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 11)
- Ah, huit chacun ? Moi, j’ai pas compté. J’ai fait le plein d’essence au premier garage, au deuxième ç’aurait été trop tard. Déjà le pompiste matait d’un sale œil mes carreaux cassés mais il a pas osé piper. — (René Fallet, La Grande Ceinture, 1976)
- (Poterie) Morceau de terre franche fait en carré ou à pans.
- Carreau cru, carreau cuit ; battre, mouler le carreau ; poser, arranger, assembler le carreau ; abaisser le carreau ; relever le carreau qui se défait.
- (Serrurerie) Espèce de lime grossière, servant au serrurier à ébaucher et limer le fer à froid.
- On distingue les carreaux doux, les demi-carreaux, les gros carreaux et les gros demi-carreaux .
- (Technique) Quadrillage que l’on reporte sur un modèle à reproduire.
- Carreaux de réduction, d’agrandissement, de reproduction de dessins, de cartes.
- Mettre un croquis au carreau.
- (Zoologie) Synonyme de carassin commun (poisson).
- (Pêche) (Régionalisme) (Vieilli) Brochet.
- Le brochet se nomme lançon et lanceron, quand il est très jeune ; poignard, quand il est d’une grosseur moyenne ; carreau, quand il est plus gros. On l’appelle encore béquet et béchet dans quelques départemens de France. — (M. Pesson-Maisonneuve, Manuel du pêcheur ou Traité général de toutes sortes de pêches, Librairie encyclopédique Roret, 1834, 2e édition, page 95)
- (Pétanque) À la suite d'un tir, remplacement de la boule de l’adversaire par la sienne.
- Les hommes avaient sorti les boules, et s’entraînaient à faire des carreaux en m’attendant, en attendant ma mère qui finissait d’aider cousine Agnès à faire la vaisselle. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 104)
- (Marine) Nom des ceintes de la lice de vibord.
- (Marine) Bordage supérieur d'un embarcation non pontée de petite taille.
- (Cartographie) (Coordonnées et projections) Maille d’un carroyage[1].
- Armoiries avec 2 carreaux empilés (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant une forme géométrique carrée posée sur un côté dans les armoiries. Il fait référence aux pierres de pavement. Il peut être posé sur un angle comme un losange, mais il faut alors le préciser dans le blasonnement. À rapprocher de cadril ou quadril, carré, carreau de jeu de cartes, fusée, losange, macle et rustre.
- D’argent au carreau d’orangé chargé d’un carreau du champ surchargé d’un trèfle de sinople, à la bordure du même, qui est de la commune de Monchy-sur-Eu de Seine-Maritime → voir illustration « armoiries avec 2 carreaux empilés »
- (Par métonymie) Groupe de dentellières, chacune travaillant sur son carreau.
- Avec ses bandeaux verts, ses rubans roses, ses épingles à tête de perle, avec les fils qui semblent des traînées de bave d’argent sur un bouquet, avec ses airs de corsage riche, ses fuseaux bavards, le carreau est un petit monde de vie et de gaieté. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
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bandeau
?- Bande qui sert à ceindre le front et la tête.
- Les uns ont de petits bandeaux sur le front ; les autres une manière de toupet à la Benjamin Constant. — (Anatole Claveau, « Les Snobs », dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., page 35)
- L’usage du chrémeau nous conduit ainsi naturellement à celui du bandeau de lin que les confirmands tiennent à la main en s’approchant du Pontife et dont on leur bande le front après l’onction sacramentelle. — (D. L. J., « La Confirmation », dans Le Messager des fidèles, n° 9 du 21 novembre 1887, Maredsous (Province de Namur) : Abbaye de Saint-Benoit, page 452)
- Coiffure en bandeaux, séparant les cheveux au milieu du front et les ramenant sur les côtés du visage.
- On la croyait moins vieille, à cause de ses cheveux bruns, dont les bandeaux entouraient sa figure blême, marquée de petite vérole. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Il jeta un coup d’œil et vit que la jeune femme avait des bandeaux noirs et un air gentil. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 65)
- J’aimais les visites de Mme Saint-Alban, une femme encore belle, crépue de frisures naturelles qu’elle coiffait en bandeaux, tôt ébouriffés. Elle ressemblait à George Sand, et portait en tous ses mouvements une majesté romanichelle. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 108)
- Son chapeau avait dû tomber au cours de l’agression, et sa chevelure à moitié défaite tombait derrière, en masse épaisse retenue par un peigne d’or, tandis que deux bandeaux aux reflets fauves se divisaient également au-dessus du front, un peu ondulés sur les tempes. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Ses bandeaux déjà gris, un peu en désordre, lui donnaient l’air négligé d’une femme qui n’attend plus rien. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 14)
- D’un ton un peu mystérieux elle a confié à la garde : « J’avais de beaux cheveux, je les coiffais en bandeaux autour de ma tête. » — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 70)
- Le bandeau royal, Le diadème dont anciennement les rois se ceignaient la tête.
- Ceindre le bandeau royal.
- Bande, ou d’un morceau d’étoffe en plusieurs doubles, qu’on met sur les yeux de quelqu’un pour l’empêcher de voir.
- Mettre un bandeau à quelqu’un, sur les yeux de quelqu’un.
- Un épais bandeau.
- Les peintres et les poètes représentent l’Amour avec un bandeau sur les yeux.
- (Sens figuré) Espèce d’aveuglement moral qui naît d’une passion, d’une prévention, ou d’ignorance.
- Avoir un bandeau sur les yeux.
- Arracher le bandeau, faire tomber le bandeau de dessus les yeux de quelqu’un.
- (Architecture) Plate-bande unie, en saillie sur le nu du mur autour d’une baie de porte ou de fenêtre, destinée à tenir lieu de chambranle.
- (Typographie) Vignette gravée, en forme de frise, en tête de chapitre.
- (Journalisme) Partie placée en haut d’une page de une, occupant généralement toute la largeur du journal.
- Sous la pérennité du bandeau titre, les catastrophes du présent deviennent relatives. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 70)
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propos
?- Paroles échangées dans la conversation.
- C’étaient des commerçants du quartier […]. Il suffisait de les voir, d’écouter leurs propos inoffensifs, émaillés de vérités premières. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- La quakeresse répéta en détail la conversation qu'elle avait entendue la veille. Sa mémoire était excellente et elle put redire mot pour mot les propos des officiers britanniques. — (Kurt Singer & Jane Sherrod, Les espions qui ont changé l’histoire, traduit de l'anglais par Bruno Bax, Paris : Presses de la Cité, 1961, page 36)
- Sous le titre allusif « le poids de l’administration », il taillait un costume sur mesure à Si Omar et pour ce faire rapportait des propos qu’il imputait à Meyer. — (Anne Leduc, Le chant du lendemain: Alger, 1962-1969, Bouchène, 2004, page 63)
- Très vite, on trouve de bien étranges propos. Ceux-ci par exemple, dans les Pages françaises, de Paul Déroulède : « En avant ! Tant pis pour la tombe. La mort n'est rien. Vive la tombe ! » — (Thérèse Delpech, L'ensauvagement : Le retour de la barbarie au XXIe siècle, éd. Bernard Grasset, 2005, p. 173)
- Élément du discours.
- Et sans doute avait-il encore moins envie de faire le moindre commentaire sur l’interminable litanie des propos rabat-joie que L’Ecclésiaste donne à entendre dans la Bible. — (Jean Bessière, La Vie de l'esprit pour garde du corps, Editions Edilivre, 2017, page 102)
- Propos interrompu, Discours, conversation sans suite, sans liaison.
- Nom d’un petit jeu de société.
- Jouer aux propos interrompus.
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frigo
?- (Familier) Entrepôt frigorifique.
- Une conservation prolongée exigera la congélation, qui s’opère à des températures allant jusqu’à -12 °. C’est une opération qui ne pourra se faire qu’au frigo même. — (Bulletin trimestriel de l’enseignement professionnel et technique des pêches maritimes, vol. 19, n° 2 à vol. 26, n° 2, 1914, page 574)
- […] que la température de l’atmosphère du frigo ne tombe pas au-dessous de 0° pour ne pas provoquer la formation de glace sur l’épiderme ou dans l’épiderme du fruit. La sortie du frigo est une opération beaucoup plus délicate […] — (L. Genevois, « Le Principe de la conservation des fruits par le froid », dans la Revue horticole, éd. Librairie Agricole de la Maison Rustique, n° 14 du 16 février 1935, page 340)
- (Familier) (Vieilli) Armoire réfrigérante.
- Pour étudier la première question, j’employai du vaccin âgé de 3 mois environ et conservé au frigo depuis le jour du broyage. Le 14 juin 1913, je préparai une solution d’essence de girofle à 0,4 % dans de l’eau distillée, avec les précautions recommandées par M. Blaxall. — (D. de Blasi, « L’Épuration du vaccin au moyen de l’essence de Girofle », dans la Revue internationale de la vaccine, vol. 4, Tours & Rome, 1913-1914, page 259)
- (Familier) Réfrigérateur.
- Le frigo se remplit en permanence de crevettes, d’œufs, de chou et de gingembre. Un tétrapack de sauce aux prunes trôna sur la table. — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 80)
- Mettre le riz au moins 30 min au frigo pour qu’il durcisse ou 10 min au congel — (Les recettes du gras, 2021, page 89)
- Autre détail, une station assez longue près du frigo pour rectifier un excellent livarot affiné à point, ne laissant que les miettes du brignolet, indice de sans-gêne et de bon goût… ça peut cohabiter parfois. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 2)
- Des coups de marteau s'élevaient derrière des palissades formées de frigos ou de congélateurs. — (Christophe Boltanski, Minerais de sang : Les esclaves du monde moderne, photographies de Patrick Robert, Paris : Éditions Grasset, 2011)
- Argent mon ami tu n’es pas très fidèleEt tu n’es pas souvent là quand j’ai vraiment besoin de toiMais où es-tu, argent, quand mon frigo fait pipiQuand j’ai beaucoup trop perçu mon ami le RMI. — (Stupeflip, Argent sur l’album Stup Religion, 2005)
-
caecaux
?- Masculin pluriel de caecal.
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atonaux
?- Masculin pluriel de atonal. Variante de atonals
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château
?- Demeure féodale défendue par des fossés et de gros murs flanqués de tours ou de bastions.
- Château situé sur un rocher, sur une montagne.
- Des châteaux forts.
- Le château commandait la ville.
- Le château de Vincennes.
- Cet examen de la naissance des principautés territoriales en Francie occidentale, Espagne et Angleterre [au Xe siècle] est par ailleurs très révélateur, car à chaque fois apparaît le moyen militaire qui permet cette indépendance : le château. — (Rouche, Michel, Histoire du Moyen Âge - Tome I, Éditions Complexe, 2005)
- (Par extension) (Histoire) Résidence, habitation seigneuriale ou royale.
- Il se retira dans son château.
- Un vieux château.
- Le château de Chambord.
- Les châteaux de la Loire.
- Le château de Versailles.
- (Par extension) (Art) Toute maison de plaisance vaste et magnifique.
- Il y a de beaux châteaux dans cette province.
- La vie de château.
- (Par extension) (Lorraine) (Populaire) Maison de relativement grande dimension, généralement la plus grande du village.
- Que dire de cette dernière, avec son logis plus haut, couvert d’ardoises, accolé à de vastes engrangements remplis de foin odorant et de bon grain, à une étable-écurie d’où émanaient de fortes senteurs animales. Les gens du pays l’appelaient pompeusement « le château ». — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Familier) Grand cru de Bordeaux (dont le nom commence souvent par « château... »).
- L'autre raison pour laquelle les buveurs de vin haïssaient le « château-la-pompe » ou le « jus de parapluie », c'était qu'alors il n'était pas rare qu'il fut versé dans des verres contenant de vrais châteaux. — (Bernard Pivot, Dictionnaire amoureux du vin, Éditions Plon, 2006 & 2014, article « Eau »)
- (Par métonymie) Exploitation viticole qui élabore son propre vin, en particulier dans le Bordelais.
- (Marine) (Anciennement) Construction surélevée édifiée à la poupe ou à la proue d'un navire. (Aujourd'hui) Superstructure construite dans la partie centrale d'un navire (Note: les navires affectés au transport des hydrocarbures tels que les pétroliers ou les méthaniers ont leur château édifié à l'arrière).
- Deux matelots, indifférents à la pluie, lavaient le plancher à grande eau ; de loin Dumont vit Bourgain longer le bastingage, contourner un câble mal lové, gagner l’escalier de fer et s’élever contre le château du navire — (Roger Bésus, La vie au sérieux, 1961)
- Les énormes châteux de poupe, sculptés de dieux antiques rouge et or, se haussaient très au-dessus des maisons. — (Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil, partie I (« Des enfants pour les cannibales »), chapitre 5, page 57, éditions Gallimard, 2001)
- (Héraldique) Meuble représentant la bâtisse du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme de deux tours liées par un mur. Si le nombre de tours change de l’ordinaire, on doit le blasonner. Quand il s’agit d'une représentation d'un château spécifique, cela doit être mentionné dans le blasonnement. Le château peut également être muni de donjon, porte, herse, toit, échauguettes, girouettes, bannières, etc. À rapprocher de château-fort.
- D’azur au château d’argent, ouvert de trois portes, posé sur une terrasse de sinople, qui est de la commune de Blangy-le-Château du Calvados → voir illustration « armoiries avec un château »
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.