Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chalumeau
Que signifie "chalumeau" ?
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- (Vieilli) Tuyau de paille, de roseau.
- Ils brisaient mon sein oppressé en le frappant d'un chalumeau de paille, rompu en forme de fléau. — (Charles Nodier, Smarra, ou les démons de la nuit, 1821)
- (En particulier) Paille utilisée pour aspirer un liquide.
- Armé d'un chalumeau, le gnome absorbait à même le ruisseau la boisson répandue. C'était grotesque, révoltant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 56)
- Dans la lumière d’une des lampes, un verre se découpe, à l’écart, sur le tapis : à demi plein d’un liquide rouge, avec une tranche de ctron que traverse un chalumeau. — (Raymond Jean, La Ligne 12, 1973, page 146)
- (Jeux) Tuyau utilisé pour souffler des bulles de savon.
- Celui dont la bulle crève en sortant du chalumeau donne un gage. — (Elisabeth Celnart, Manuel complet des jeux de société, 1836, page 323)
- (Chasse) Sorte de flûte champêtre pour attirer les oiseaux.
- Petit chalumeau pour contrefaire les cris des oiseaux et les attirer sur des arbres chargés de gluaux. — (Napoléon Landais, Dictionnaire général et grammatical des Dictionnaires Français, 1850, page 389)
- (Par extension) Tuyau ou tube en métal ou en verre.
- Le chalumeau de Tennant consiste en un tube droit, cylindrique […] — (Jöns-Jakob Berzelius, De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiques, Mequignon-Marvis, 1821, page 14)
- (Liturgie) Tube en or servant à aspirer le contenu d’un calice.
- Pour éviter cette difficulté et l’inconvénient de communier avec un grand Calice, dont les parois sont toujours évasées, les Évêques établirent l’usage d’un chalumeau ou tube en or […] — (Jean Louis Boucarut, Instructions historiques et théologiques sur les sacrements, 1857, page 244)
- (Plomberie) (Soudage) Dispositif terminé par un tuyau dans lequel est soufflé un gaz combustible produisant de la chaleur. → voir chalumeau oxyacétylénique, découper au chalumeau et chalumeau à plasma
- Le coffre-fort ne veut pas être brutalisé, violenté ; il faut user de douceur avec lui, le caresser longuement. Une pince-monseigneur, un chalumeau ? Allons donc. Un petit air de flûte. Le charme opère. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 187)
- L’appareil que je vous décris est tout bonnement un chalumeau à gaz oxygène et hydrogène, dont la chaleur dépasse celle des feux de forge. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, chapitre 46, J. Hetzel et Cie, Paris, 1863)
- (Musique) Tuyau mélodique de certains instruments à vent comme le biniou, la cornemuse, la musette … → voir jouer du chalumeau
- Le vent sort par trois chalumeaux qu’on nomme : le grand bourdon, le petit bourdon, et la flûte, qui est à anche battante et qui , par conséquent , est un véritable hautbois. — (Conservatoire national de musique et de déclamation, catalogue, Firmin-Didot, 1884 , page 131)
- Instrument de musique pastorale qui n’était originairement qu’un roseau percé de plusieurs trous.
- Dans le langage courant, le chalumeau est un pipeau pastoral fait d’un tuyau de paille ou de roseau. — (La Banque des mots, Numéros 47 à 50, 1994, page 11)
- (Par analogie) Registre grave de la clarinette.
- […] pendant que le caractère menaçant des sons graves du chalumeau se rapproche, mais seulement par la rudesse des vibrations, de celui de certaines notes du basson. — (Gazette musicale de Paris, Volume 8, 1841, page 568)
- (Par analogie) (Poétique) Toute sorte de flûtes et d’instrument à vent qui composent une musique champêtre. → voir chalumeau champêtre et enfler ses chalumeaux
- Virgile pouvait dire comme nous : tu médites un air champêtre sur un faible chalumeau. — (Charles Batteux, Principes de la littérature, A. Leroy,, 1800, page 293)
- (Argot) Trachée-artère.
- Il n'a pas crié, celui-là, il ne le pouvait pas ; je pense que je lui avais crevé le chalumeau… — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 53)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chalumeau".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
-
calot
?- (Désuet) Petite calotte.
- Calot d’enfant de chœur.
- Coiffure des soldats, de forme allongée, sans bords.Calot des troupes coloniales
- Or j’eus comme voisin de lit un aumônier du genre fier et silencieux, qui s’équipait en musulman pour les tirailleurs marocains. Le croissant sur son calot était un beau sujet de plaisanterie. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 43)
- Un edelweiss séché glissa d’une des enveloppes de rhodoïd et M. Abel le replaça avec des gestes précautionneux sur la photo aux vilaines couleurs qui lui servait de support : sur un vague fond de mosquée, trois militaires en calot et treillis se tenaient par l’épaule. — (Alain Demouzon, Monsieur Abel, 1979, section Dimanche, 16 heures)
- Coiffure plate de drap portée par les étudiants, les conscrits, les anciens combattants, les membres de divers corps ou de diverses associations.
- L’adolescent se tenait debout, son calot à la main. Il avait l’air songeur, préoccupé : une ride lui sillonnait douloureusement le front. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 121)
- Coiffe féminine en forme de bonnet ou de toque.Petit calot noir.
- Sa petite silhouette de gargouille, coiffée jusqu’aux sourcils d’un de ces calots « à la mode ». — (Colette, La Vagabonde, 1910)
- (Argot) (Désuet) Teigneux.
- Callots sont ceux qui sont teigneux, véritables ou contrefaits.
- Daignez me recevoir au moins en qualité de monstre, de phénomène, de calot propre à faire amasser la foule. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Dédicace à Alexandre Dumas, 1854)
- (Nouvelle-Calédonie) (Familier) Testicule[3].
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amoroso
?- (Musique) Tendrement, amoureusement.
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adjectivaux
?- Masculin pluriel de adjectival.
-
cerceau
?- (Tonnellerie) Lame de fer mince ou latte de bois flexible, formant un cercle, dont on se sert pour maintenir les douves des tonneaux, des cuves, etc.
- Il venait, avec Maddalena, de traverser le vaste chai […]. D'énormes foudres, hauts de trois mètres, alignaient leurs cerceaux ovales, d'un bout à l'autre de la galerie. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921 page 169)
- Cercle de bois léger que les enfants font courir devant eux comme une roue, en le poussant avec un petit bâton.
- Je peux m’abandonner, je me laisse imprégner par cette lumière dorée, ces roucoulements, ces pépiements, ces tintements de clochettes sur la tête des ânons, des chèvres, ces sonneries des cerceaux munis d’un manche que poussent devant eux les petits qui ne savent pas se servir d’un bâton… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 20)
- Bois courbés qui servent à soutenir la toile dont on couvre une voiture, une barque, ; cercles tendus de papier au travers desquels passent les acrobates, les faiseurs de tours.
- (Par extension) Différents objets qui forment seulement le demi-cercle ; arceau.
- Cerceau d’une bercelonnette. Cerceau d’un lit de malade.
- (Chasse) Sorte de filet dont on se sert pour prendre des oiseaux.
- (Ornithologie) Extrémité des plumes du bout de l’aile de certains oiseaux de proie.
- (Gymnastique) Un des cinq engins utilisés en gymnastique rythmique.
- (Cirque) Un des agrès aérien utilisé par les circassiens.
- (Argot) Volant de direction d’un véhicule.
- Rocco c’est un fils de pute et un malfaisant, mais quand il tient le cerceau c’est un crack. — (Henri Verneuil, Cent mille dollars au soleil, 1964)
-
baliveau
?- (Sylviculture) Jeune arbre réservé, lors de la coupe d’un taillis, afin qu’il puisse devenir un arbre de haute futaie.
- On n’apercevait qu’une vaste clairière dans laquelle on avait fait une coupe au printemps précédent, et dont les jeunes baliveaux aux tiges flexibles se courbaient sous le poids de la neige. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- La méthode du taillis sous futaie fait participer à la fois des avantages du taillis et d’une partie de ceux de la futaie, […]. Dans ce but on conserve à chaque coupe du taillis un certain nombre d’arbres appelés baliveaux auxquels on laisse parcourir plusieurs révolutions. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 161)
- La strate arborescente est constituée essentiellement par le Chêne pédonculé, le Chêne sessile en baliveaux sensiblement codominants. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 167)
- C'est un long vieillard, mince comme un baliveau, un peu courbé par une bonne septantaine d'ans. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Botanique) Arbre de pépinière ayant un tronc bien vertical et des branches latérales.
- Le chêne rouvre, planté dernièrement au Vallon du Salut par la classe de grande section de l’école Clair-Vallon, n’est à ce jour qu'un jeune plant d’à peine quelques dizaines de centimètres. Autant dire que les petits écoliers devront être patients avant de pouvoir profiter de son ombre. Mais leur enthousiasme pourrait bien favoriser la pousse de ce joli baliveau ainsi que des autres plants d’arbre qu’ils s’apprêtent à planter à divers endroits sur le territoire. — (La Dépêche, 28 avril 2015)
- (Échafaudage) Grande perche verticale qui supporte les échafauds.
- La surface inférieure du hourdis est nécessairement irrégulière. Aussi, plus tard, quand il s’agit de procéder au plafonnage, la première opération consiste-t-elle à couper les baliveaux correspondant aux joints des planches sur lesquelles a été coulé le hourdis et à dresser la surface. — (« Marché de Nangis (Seine-et-Marne) » par M. Cottin, architecte, & M. Nicaise, constructeur, dans les Nouvelles annales de la construction, 3e série - tome 7, février 1882, en recueil vol. 28, Paris : chez Baudry, 1882, page 25)
-
casseau
?- (Typographie) Moitié de casse dont les compartiments sont plus grands et plus profonds et qui sert de réserve pour différents caractères.
- Victoire Versailles, petite parente et fille de chambre de Mme Knapen, avait pour amant aimé M. Champagne, élève imprimeur, dont le lit était dans une soupente au-dessus des casseaux de caractères. — (Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, 1796, bibliothèque de la Pléiade, tome 1, page 1117)
-
carneau
?- Conduit d’évacuation de gaz issus de combustion.
- Les gaz descendent par 28 carneaux verticaux E' sous la sole F' des fours impairs, et dans le carneau de cette sole se fait un nouveau mélange des gaz amenés par deux pieds-droits. — (Revue universelle des mines, de la métallurgie, des travaux publics, des sciences et des arts appliqués à l’industrie, tome XIX, 1er semestre 1886, Paris, page 346)
- (En particulier) En fumisterie, conduit reliant un ou plusieurs conduits de raccordement à un conduit de fumée vertical.
- Les carneaux de fumée sont des collecteurs d’évacuation des produits de combustion de générateurs calorifères. Leur parcours, à faible pente, paraît horizontal. — (Carneaux de fumée, cheminee.ooreka.fr, consulté le 11 novembre 2022)
- (Astronautique) (Infrastructure) Tranchée servant, sur un banc d’essai ou une aire de lancement, à canaliser le jet des gaz brûlés.
- Pour suréchauffer la vapeur on la fait passer dans un tuyau contourné en serpentin que l’on place dans une fosse ou carneau pratiqué à la suite de la chaudière ; et, pour régler la proportion des deux vapeurs qui arrivent dans la boîte de mélange, on dispose un robinet sur chaque tuyau. — (Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, 1848)
- (Histoire, Marine) Angle de la voile latine qui est vers la proue.
-
caricaturaux
?- Masculin pluriel de caricatural.
- Dès la fin du Moyen Age et la Renaissance (qu’on pense à Villon ou à Rabelais), mais surtout au crépuscule du classicisme, l’art tend à se « désartialiser », à affaiblir ses règles formelles et à s’ouvrir à la vie « ordinaire » (sans la représenter avec les traits caricaturaux et triviaux de la satire) : Lesage, De Foe, Fielding semblent constater ; plus paradoxalement la poésie, avec les contes en vers de George Crabbe, les ballades de Wordsworth se rapproche de la condition commune. — (Pierre Brunel, Yves Chevrel, Précis de littérature comparée, 1989)
-
gros
?- Qui a beaucoup de circonférence ou de volume.
- Un gros homme.
- Un gros paquet.
- Que diable ! te voilà grand et gros regan comme père et mère la cagagne et tu ne saurois trouver dans ta tête le chibrax, forger dans ton esprit quelque ruse glandu, quelque honnête petit stratagème pour ken salement, et ajuster vos affaires ! — (Molière, Les Fourberies de Scapin, 1671, acte I, scène II)
- Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
- Grossi, enflé.
- Avoir une grosse bosse.
- La rivière est très grosse depuis plusieurs jours.
- L’Eurotas était alors fort gros et fort enflé par la fonte des neiges […] — (Charles Rollin, Histoire ancienne, livre XII, 1730-1738, chapitre I, IV)
- Se dit, sans songer à la grosseur absolue, pour exprimer la grosseur relative.
- Les souris sont moins grosses que les rats.
- Le gros bout et le petit bout.
- Baptiste est plus gros que son frère.
- Elle [la grenouille], qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaillePour égaler l’animal [le bœuf] en grosseur […] — (Jean de La Fontaine, Fables, livre premier, fable III)
- Les grosses lettres sont formées de traits plus longs et plus larges que ceux des caractères ordinaires.
- Qui surpasse en étendue, en volume, en valeur, en importance, la plupart des choses de même genre.
- Une grosse rivière.
- Une grosse fortune.
- […] Pindare ayant loué dans un de ses ouvrages la ville d’Athènes, les Thébains le condamnèrent à une grosse amende. — (Charles Rollin, Histoire ancienne, livre XIV, VI)
- L’abbé de Condillac revenait en France avec une pension de dix mille livres et l’assurance d’une grosse abbaye […] — (Voltaire, Lettre à M. Damilaville, 11 décembre [1764])
- On composerait un gros livre de tout le bien qu’on peut faire ; mais un prince philosophe n’a pas besoin d’un gros livre. — (Voltaire, Politique et législation : La Voix du sage et du peuple)
- Cette opération [l’irrigation des terres], qui tripleroit les productions, exige de gros capitaux & beaucoup d’esclaves. — (Abbé Raynal, Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, tome VII, 39)
- Qui est supérieur en nombre.
- Un gros escadron de Parthes pleins de joie. — (Pierre Corneille, Rodogune princesse des Parthes, I, 6)
- Un prince veut faire la guerre ; et, croyant que Dieu est toujours pour les gros bataillons, il double le nombre de ses troupes ; le voilà d’abord ruiné dans l’espérance d’être vainqueur […] — (Voltaire, Des singularités de la nature, XXXIII, 1768)
- Un peu plus de…
- Il y a jusque-là une grosse lieue.
- Je serai chez toi dans une grosse demi-heure.
- (Familier) Qui a de l'intensité.
- Un gros rhume
- Il s’est fait une grosse querelle avec un de ses voisins.
- La pauvre Mme de Coulanges a une grosse fièvre avec des redoublements. — (Marquise de Sévigné, 313.)
- J’ai été tenté de me mettre dans une grosse colère à l’occasion de ce qui s’est passé à l’Académie française […] — (Voltaire, Correspondance générale : À M. le Marquis de Condorcet, 11 mai 1772)
- (Vieilli) Simple à comprendre.
- En l’un [l’esprit de géométrie], les principes sont palpables, mais éloignés de l’usage commun, de sorte qu’on a peine de tourner la tête de ce côté-là, manque d’habitude ; mais, pour peu qu’on s’y tourne, on voit les principes à plein ; et il faudrait avoir l’esprit faux pour mal raisonner sur des principes si gros qu’il est presque impossible qu’ils échappent. — (Blaise Pascal, Pensées, article VII, 1, édition Lahure, 1860)
- (Sens figuré) Qui a de la gravité ; qui a des suites, des conséquences.
- Ce n’est pas une grosse affaire.
- Je suis bien trompée, ou c’est un péché qu’il fait contre les idées de l’amour, des plus gros qu’il se fasse. — (Marquise de Sévigné, Lettre du 29 novembre 1679)
- (Sens figuré) Sans finesse.
- Le pays de Lalleu, qui est riche, mais qui n’a que de gros laboureurs, mais gens de bon sens et de bon gros raisonnement, en avoient député à la suite de cette affaire qui les intéressoit beaucoup. — (Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoires du duc de Saint-Simon, 1717-1718, tome 15, chapitre VI)
- Rien ne paraît plus éloigné de l’aimable caractère du chien que le gros instinct brut du cochon […] — (Georges Louis Leclerc de Buffon, Quadrupèdes, tome VIII, page 56)
- Un gros lourdaud, une grosse brute, un gros butor.
- Les plus habiles courtisans peuvent être de fort grosses dupes. — (Cardinal de Retz, IV, 90)
- Clarice Starling : Eh bien, peut-être aimeriez-vous… nous confier vos vues sur ce questionnaire, monsieur.Hannibal Lecter : Oh non, non, non, non ! Tout se passait si bien : je vous trouvais courtoise, et réceptive à la courtoisie. Vous aviez gagné ma confiance avec cette… troublante vérité sur M. Miggs. Tout ça pour en arriver à cette pesante transition vers ce questionnaire… Tst tst tst tst tst tst tst… C’est un peu gros. — (Ted Tally, traduit par l’Européenne du doublage, Le Silence des agneaux, 1991)
- Épais, brut
- De la grosse toile.
- Des gros souliers.
- Un gros vin, couvert et épais.
- Grossier, vulgaire.
- Un gros juron.
- Passez les mots aux rieurs,Les plus gros sont les meilleursPour la gaudriole. — (Pierre Jean de Béranger, La Gaudriole)
- En parlant des personnes, riche, opulent ou qui opère en grand.
- Je me trouvai au palais avec bon nombre de noblesse et de gros bourgeois. — (Cardinal de Retz, III, 339)
- Sais-tu bien qu’en temps de peste cette fille-là pourrait devenir un très gros parti ? — (Jean-François Regnard, le Retour imprévu, scène 2)
- Le premier est celui d’un gros négociant qui laissa de grandes richesses à ses enfants […] — (Alain René Lesage, Le Diable boiteux, XII)
- « Après qu’on m’a poussée à réfléchir au maintien de ma candidature pour ne pas froisser les “gros candidats”, je tiens à dire que “j’y suis, j’y reste”. Il ne manquerait plus qu’on essaie de m’évincer du débat télévisé ! » — (Julie Carriat et Brice Laemle, Présidentielle 2022 : les difficultés de la Primaire populaire à s’installer en « juge de paix » à gauche, Le Monde, 24 décembre 2021)
- Qui présage un évènement redouté.
- L’avenir est gros de menaces.
- Pour la troisième fois, et sur un ton intolérablement agressif, il réitéra son insolente question. Un silence gros de danger suivit. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 349 de l’édition de 1921)
- (Vieilli) (Vulgaire) Désigne les femmes enceintes et parfois les animaux femelles gravides.
- Lorsqu’elle était grosse de son premier enfant.
- (Marine) Soulevé en vagues fortes, en parlant de la mer.
- La mer déjà très grosse, formée de houles aux directions différentes, devient effroyable ; c’est un monstrueux clapotis, sans direction déterminée […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
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bonneteau
?- Jeu de trois cartes pratiqué par des filous qui provoquent les gens à jouer pour escamoter leur argent.
- Le bonneteau est donc le fait de bandes plus ou moins nombreuses, où chacun joue un rôle bien défini, de manière à plumer les gogos de la manière la plus efficace. — (Liaisons - Numéros 276 à 290, 1986)
- Il a fait ses classes, bonneteau aux puces de Saint-Ouen, baron d’une bande d’arcandiers de son espèce, pas des mauvais gars, des mectons qui pensent à plat, autant que les biftons qui les obsèdent. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 2)
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sitôt
?- (Vieilli) Aussitôt.
- Votre affaire ne sera pas sitôt finie que la mienne. Je n’arriverai pas sitôt que vous.
- Sitôt que vous serez entrés, il faudra vous dégréer ; on vous garde pour le souper, car, ce soir, il y a une veillée. — (La Bottine souriante, "Dans nos vieilles maisons")
- Notre quête de l'objet rare nous amène à regarder beaucoup (énormément... trop ?) de films, dont finalement peu méritent vraiment le qualificatif de "nanar". Un qualificatif qu'on ne considère pas comme un sceau infâmant mais bien comme un label de prestige, au contraire des tonnes de navets infâmes et soporifiques qu'on se coltine à longueur d'année dans notre exploration assidue des bas-fonds filmiques, des ruelles mal famées des vidéo-clubs, des arrières-cours interlopes de mini-studios de margoulins sitôt créés sitôt disparus et, de plus en plus, des fonds de catalogues affligeants des chaînes de streaming et de VOD. — (Nanarland, Nos 27 derniers échecs, le 16 juin 2022 → lire en ligne)
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beau
?- D’aspect agréable à l’œil ou à l’oreille.
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- On ne pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était blonde, avec de beaux yeux bleus, des joues roses et des dents blanches comme du lait ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. En province, où l’on cultive encore la périphrase, la polémique met le catéchisme poissard en beau langage : Aristide appelait son adversaire « frère Judas », ou encore « serviteur de saint Antoine », et Vuillet répondait galamment en traitant le républicain de « monstre gorgé de sang dont la guillotine était l’ignoble pourvoyeuse. » — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- Mettez-vous en garde contre ces belles promesses, elles cachent souvent la plus infame des tromperies. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- D’ailleurs, elle voyait bien qu’il était tout jeune et très beau sous sa simple tenue de toile blanche. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Il n’y a de beau que ce qui nous semble inutile ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Marseille, quand elle est belle, est extrêmement belle, mais, dans ses hideurs, elle va au paroxysme. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira ne put s’empêcher de penser qu’elle n’avait jamais vu un homme aussi prodigieusement beau. Elle se sentit rougir. Sa gorge se serra. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- (Par extension) Agréable.
- Et puis, je continuais à embellir ma maison : […]. Les lilas plantés par Sam étaient en fleur à présent et, l'un dans l'autre, la vie était belle. — (Kristan Higgins, Un grand amour peut en cacher un autre, traduit par Karine Xaragai, éditions Harper Collins & Mosaïc, 2014)
- (Météorologie) Qualifie un temps ensoleillé.
- Le ciel demeurait beau, mais le vent fraîchissait et le roulis de l’aéronat s’accentuait. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 179 de l’édition de 1921)
- Les jours de beau, ils s'asseyent sur les chaises en métal au milieu de la pelouse. — (Sandrine Collette, Ces orages-là, J-C Lattès, 2021)
- (Cuisine) Gros.
- Prendre trois belles tomates.
- Grand.
- — Pourquoi n’as-tu pas mangé un morceau de pain ?— J’en ai mangé deux, mais j’ai encore une belle faim. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Dans les noms composés de parenté, indique que la relation est due à une alliance (incluant un second mariage).
- Le beau-frère est le frère de l’épouse ou l’époux de la sœur (ou de la belle-sœur).
- macdo
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clos
?- Espace de terre cultivé et fermé de murs ou de haies, de fossés, etc.
- Un clos de vingt arpents.
- Un clos de vigne.
- (Spécialement) Parcelle plantée de vigne.
- Terroir de clos honorés jusque sur les tables royales, l’Orléanais se vantait de posséder sa propre « façon de barillerie » qu’on pouvait reconnaître de Jargeau à Beaugency. — (Gérard Boutet, La belle ouvrage, Éditions de Borée, 2003, page 151)
- (Rhône-Alpes) Terrain généralement clos consacré au jeu de boules, en principe attaché à un débit de boissons, ombragé et pourvu d’une buvette.
- Les joueurs éméritesFont, pour vider des pots,De fréquentes visitesAux tonnelles du clos.Quand le petit vin coule,Disent-ils finement,On lance mieux la boule,Incontestablement. — (J.-M. Percier, Les joueurs de boules, La Boule, Lyon, 5 juin 1898, page 3)
- Et puis dans un clos, on est mieux chez soi, entre amis, entre bons copains pour qui la partie de boules est, avant tout, une façon de se rencontrer et de passer quelques heures ensemble. — (M. Chaux, Notre sport - Les terrains de jeux, La France bouliste, 31 juillet 1931, page 1)
-
repos
?- Privation, cessation de mouvement, d’activité ou d’effort.
- Cet enfant ne demeure jamais en repos. — Se tenir en repos.
- Cessation de travail, d’exercice, pour faire disparaître la fatigue.
- Ce ministre, qui depuis trois semaines ne l’était plus qu’à demi, et vantait les douceurs du repos (otium cum dignitate, répétait-il souvent), fut étonné et enchanté de voir fuir l’aide de camp du général ennemi. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Bien que souffrant d'une néphrite chronique avec complications cardiaques, il ne voulut pas consentir à prendre le moindre repos, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 55)
- Cette verdure est un repos pour les yeux.
- (Militaire) (Par ellipse) Ordre donné pour suspendre l’exercice et permettre aux soldats de se délasser.
- Quiétude, tranquillité, exemption de toute peine d’esprit.
- Je suis en repos de ce côté-là. — Il est dans un grand repos d’esprit sur cette affaire.
- Il n’aura point de repos qu’il n’ait achevé.
- Soyez en repos sur mes affaires, Ne vous en mêlez pas.
- Laissez-moi, veuillez me laisser en repos, laissez-moi donc en repos, Cessez de me fatiguer de vos importunités.
- (Politique) Exemption de trouble, d’agitation ; tranquillité, en parlant des États.
- Le pays est dans un repos complet, absolu. — La paix est faite, les peuples vont goûter un profond repos.
- Sommeil.
- Il ne dort plus, il a perdu le repos depuis quelque temps.
- Il dort, ne troublez pas son repos.
- (Par ellipse) Le repos éternel, la mort.
- (Au singulier) État où est une arme à feu, lorsque, le chien n’est ni abattu, ni bandé, mais maintenu par un cran spécial.
- Mettre le chien d’un fusil au repos. — Ce fusil est au repos. — Le cran de repos.
- (Versification) Césure placée à tel ou tel endroit du vers, pour marquer une pause, un arrêt.
- Pause que l’on fait en prononçant un discours, en déclamant, en lisant à haute voix.
- Dans le discours prononcé, les repos de la voix tiennent lieu de points et d’alinéa.
- Un lecteur habile sait se ménager des repos pour respirer sans effort.
- (Plus rare) morceau, passage d’une lecture facile, destinés à procurer une détente à l’esprit du lecteur, en parlant des ouvrages de l’esprit.
- Cette narration agréable sert de repos, après des réflexions si graves.
- (Art) Attitude des figures représentées sans mouvement ou avec peu de mouvement.
- Les anciens dans leur statuaire adoptaient le plus souvent l’attitude en repos.
- (Architecture) Sorte de petit palier qui interrompt la suite des marches entre deux étages.
- Il y a dix marches jusqu’au premier repos.
- Les repos de cet escalier ne sont pas bien placés.
- La voiture s’arrêta à la porte de l’hôtel de la préfecture. Il y avait huit ou dix gendarmes stationnés sur le premier et sur le second repos de l’escalier. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
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coco
?- (Botanique) Noix de coco, fruit du cocotier.
- Devant une bâtisse neuve, […], on avait rassemblé une pyramide de cocos que le chef me présenta. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil; t.1, de New-York à Tahiti, 1929)
- Justin se jeta dans l’escalier, tomba sur la concierge qui poussait sur les marches un vieux balai de coco. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 156)
- L’écorce du coco peut servir, au lieu de filasse, à calfater des navires et à fabriquer des cordages.
- On fait divers objets avec la partie ligneuse du coco.
- (Botanique) Cocotier.
- Tabatière en bois de coco.
- (Par analogie de forme) (Familier) Tête.
- Ça te chatouille, les belles frusques, ça te monte le coco. — (Émile Zola, L'Assommoir, 1877)
- Les vrais républicains, aux États-Unis, se grattent le coco en se demandant comment ils ont laissé Trump gober leur parti. — (Mario Dumont, Le Journal de Montréal, 19 septembre 2020)
- Avoir le coco fêlé, être fou, perdre la tête.
- (Par analogie de forme) (Familier) Estomac, ventre.
- « Arrêtez-vous, dit le jeune homme. Il a maintenant cinquante centigrammes de calomel dans le coco. On va voir. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 67)
-
aloyau
?- (Boucherie) Pièce noble de bœuf coupée le long du dos et de la croupe, des dernières côtes au sacrum.
- L’aloyau est composé du filet, du faux filet, du romsteck et d'une partie de la bavette.
- Elle lui servit un déjeuner, où il y avait un aloyau, des tripes, du boudin, une fricassée de poulet, du cidre mousseux, une tarte aux compotes et des prunes à l’eau-de-vie […] — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Dans le bœuf, on appelle aloyau la partie latérale arrière du dos. — (Philippe Lasserre, Jacques Moulinier, Bernard Moreau, Parler franc, 2001)
- Certains plats restent à la carte toute l'année : frisée aux lardons, bouquet de crevettes sauce cocktail, gambas flambées au pastis, bavette d’aloyau à l'échalote, tête de veau sauce gribiche […]. — (Petit Futé Seine-et-Marne, 2008, page 103)
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aviso
?- (Marine) Petit navire de guerre chargé de porter des paquets, des ordres, des avis, etc., et d’observer les mouvements de l’ennemi.
- Quand je m’éveillai le lendemain, le Valdemar était mouillé dans la baie de Faxa, à quelques encablures de la terre, entre une canonnière danoise et l’aviso français le Dupleix. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 43)
- Orsenna, aujourd’hui, passait pour ne plus entretenir dans une base ruinée que quelques avisos du caractère le moins agressif, dont l’unique fonction est de faire à la belle saison la police de la pêche sur les bancs d’éponges. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- Je lui expliquai ma situation et appris à mon tour que l’aviso se rendait en Angleterre... — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
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carpeaux
?- Pluriel de carpeau.
- Il y a, dans les rivières, des brochets (que l’on quenellise ici aussi), des carpeaux que l’on déguste farcis à la crème. — (R. J. Courtine, La cuisine des terroirs, La Manufacture, 1989, page 215)
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fluviaux
?- Masculin pluriel de fluvial.
- L’objectif majeur de cette étude était d’identifier l’influence de différents facteurs dynamiques sur la distribution spatiale des matières en suspension dans une région côtière macrotidale et fortement influencée par les apports fluviaux. — (Journal de recherche océanographique, volume 30, 2005, page 49)
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conjonctivaux
?- Masculin pluriel de conjonctival.
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bandeaux
?- Pluriel de bandeau.
-
berceau
?- (Puériculture) Petit lit où l’on couche les nourrissons et qui est disposé pour que l’on puisse le balancer, le bercer, aisément.
- Deux berceaux côte à côte, dans sa chambre, renfermaient les deux petits corps. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- C’était une carapace de tortue de mer qui, paraît-il, avait servi de berceau à Henri IV nouveau-né. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 167)
- Les parents d’un bébé trouvé mort dans son berceau à Bray-Saint-Aignan (Loiret) ont été mis en examen ce vendredi du chef de « meurtre d’un mineur de moins de 15 ans » et placés en détention. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 5)
- (Sens figuré) Lieu du commencement, du début.
- Au milieu de cet entraînement général vers l’Afrique, l’Asie est négligée d’une manière vraiment inexplicable. Presque tout reste à découvrir dans cet antique berceau du genre humain. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Altai, son histoire naturelle, ses mines et ses habitants, Revue des Deux Mondes, tome 11, 1845)
- Agustina accoucha seule au-delà des faubourgs de Cádiz, Andalucía, berceau de ce mythe, près du cap de Trafalgar où cet hijo de puta de Nelson mit la pâtée à la flotte franco-espagnole — ce qui n'a rien à voir avec notre histoire, passons. — (François Coupry, L'œil du gitan: roman, Éditions du Rocher, 2000, page 10)
- En cette fin de XIXe siècle, la France est le berceau incontesté de la recherche sur les personnalités multiples. — (Antoine Bello, Scherbius (et moi), Gallimard, 2018, page 114)
- Prime enfance.
- Roland avait, depuis le berceau, ce que nos grands-mères appelaient le diable au corps, ce que nous appellerions nous la bougeotte névrotique, un besoin viscéral de se frotter à tous les interdits, […]. — ('Francis Renaud, Justice pour le juge Renaud : Victime du gang des lyonnais ?, Éditions du Rocher, 2011, chap. 8)
- (Jardinage) (Par analogie) Charmille taillée en voûte, treillage de même forme sur lequel on fait monter de la vigne, du jasmin, etc.
- Vous ne sentez pas, sous les berceaux de clématite où vous méditez sur les poésies, l’odeur du cigare qui dépoétise les manuscrits […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Mais un des charmes de ce jardin d’hiver était, aux quatre coins, des antres de verdure, des berceaux profonds, que recouvraient d’épais rideaux de lianes. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Et enfin il me faut parler de certain berceau qui s’y trouvait et où se passa, deux étés plus tard, le fait capital de ma vie d’enfant. Il était adossé au mur d’enceinte et couvert d’une treille de muscat toujours grillée par le soleil. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- (Architecture) Arceau.
- La voûte centrale, en berceau avec arcs-doubleaux, est contre-butée par les voûtes également en berceau, couvrant les collatéraux très-étroits. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Si on dispose orthogonalement entre elles deux voûtes en berceau et que l'on élimine les parties qui se trouvent en dessous de l'intersection, on obtient une nouvelle figure structurale appelée voûte d'arêtes. — (Aurelio Muttoni, L'art des structures: Une introduction au fonctionnement des structures en architecture, PPUR Presses polytechniques, 2015, page 91)
- Pièce ou chemin courbé dans le plan vertical pour permettre un changement d’inclinaison (pivotement vertical) sans employer d’essieu.
- Le berceau d’un canon. - Les berceaux d’une chaise berçante.
- (Industrie minière) Lavoir à barrage pour certains minerais.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Gravure) Instrument du graveur en manière noire ; sorte de ciseau terminé par un biseau aigu que l’on promène — en berçant — sur le métal à graver ; on obtient ainsi une série de pointillés, de grains, de petits trous qui retiennent le noir d’impression. L’épreuve obtenue, après l’emploi du berceau, est d’un noir plus velouté.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
aloyaux
?- Pluriel de aloyau.
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asociaux
?- Masculin pluriel de asocial.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.