Dictionnaire des rimes
Les rimes en : château
Que signifie "château" ?
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- Demeure féodale défendue par des fossés et de gros murs flanqués de tours ou de bastions.
- Femme, CHARLOTTE de la Marck, duchesse de Bouillon, fille unique & heritiere d'Henry-Robert de la Marck, duc de Bouillon, prince de Sedan, […]. Elle mourut au château de Sedan le 15. may 1594. huit jours après être accouchée d'un fils, qui mourut aussi-tôt après être né. — (Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne, de la Maison du Roy et des anciens barons du royaume, par Anselme de Sainte-Marie, continuée par Honoré du Fourny, 3e édition, tome 4, Paris : Compagnie des Libraires, 1727, p. 539)
- […], parce que sans déclaration de guerre le chevalier Gérard d’Haraucourt & quelques de gens du duc étoient venus pendant la nuit prendre par escalade le château de Montcornet en Thiérache, ravager & brûler des maisons, […]. — (Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Laon, et de tout le pays contenu entre l'Oise et la Meuse, l'Aisne et la Sambre […], par Nicolas Le Long, Châlons : chez Seneuze imprimeur, 1783, p. 344)
- Cet examen de la naissance des principautés territoriales en Francie occidentale, Espagne et Angleterre [au Xe siècle] est par ailleurs très révélateur, car à chaque fois apparaît le moyen militaire qui permet cette indépendance : le château. — (Rouche, Michel, Histoire du Moyen Âge - Tome I, Éditions Complexe, 2005)
- (Par extension) (Histoire) Résidence, habitation seigneuriale ou royale.
- Cependant l'empire fit place à l'ancienne monarchie. […]. L'Empereur fit ses adieux à ses aigles du haut de cet escalier du château de Fontainebleau, qui devait être sauvé de sa ruine, par la même volonté intelligente et royale qui sauve aujourd'hui le château de Versailles. — (Charles Gavard, Galeries historiques de Versailles, Paris, 1838, p. 2)
- Nous nous garderons d'arriver à Blois sans avoir auparavant visité, sur l'autre rive, le château de Chambord, où les comtes de Blois avaient, dès l'an 1090, un château de plaisance et un rendez-vous de chasse. — (Amable Tastu, Voyage en France, Tours : chez Alfred Mame & fils, 1889,)
- (Par extension) (Art) Toute maison de plaisance vaste et magnifique.
- Il avait confié son cheval au méger d'une campagne voisine, et il se dirigeait vers une grande maison carrée, solidement bâtie, sorte de château campagnard comme on en trouve beaucoup sur les coteaux de la Provence. — (Émile Zola, Les mystères de Marseille, part. 1, chap. 1, Paris : chez G. Charpentier & Cie, 1885, p. 1)
- (Par extension) (Lorraine) (Populaire) Maison de relativement grande dimension, généralement la plus grande du village.
- Que dire de cette dernière, avec son logis plus haut, couvert d’ardoises, accolé à de vastes engrangements remplis de foin odorant et de bon grain, à une étable-écurie d’où émanaient de fortes senteurs animales. Les gens du pays l’appelaient pompeusement « le château ». — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Familier) Grand cru de Bordeaux (dont le nom commence souvent par « château... »).
- L'autre raison pour laquelle les buveurs de vin haïssaient le « château-la-pompe » ou le « jus de parapluie », c'était qu'alors il n'était pas rare qu'il fut versé dans des verres contenant de vrais châteaux. — (Bernard Pivot, Dictionnaire amoureux du vin, Éditions Plon, 2006 & 2014, article « Eau »)
- L'homme à la sucette renverse un peu de vin dans la fourgonnette, puis s'en envoie une rasade. Il a beau boire un bon château, l'américain ne retiendra que son odeur de vinasse. — (Fred Leborgne, Guerre contre les majors, Éditions Atramenta, 2013, p. 350)
- (Par métonymie) Exploitation viticole qui élabore son propre vin, en particulier dans le Bordelais.
- Ainsi la production de grande qualité, celle des châteaux, se différenciait-elle de plus en plus de celle des Bordeaux anonymes, vins de marques commerciales entre autres, livrés en futailles par les négociants de la grande ville. — (Philippe Roudié, Vignobles et vignerons du Bordelais 1850-1980, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, 1988, p. 143)
- (Marine) (Anciennement) Construction surélevée édifiée à la poupe ou à la proue d'un navire. (Aujourd'hui) Superstructure construite dans la partie centrale d'un navire (Note: les navires affectés au transport des hydrocarbures tels que les pétroliers ou les méthaniers ont leur château édifié à l'arrière).
- Deux matelots, indifférents à la pluie, lavaient le plancher à grande eau ; de loin Dumont vit Bourgain longer le bastingage, contourner un câble mal lové, gagner l’escalier de fer et s’élever contre le château du navire — (Roger Bésus, La vie au sérieux, Éditions Albin Michel, 1961)
- Les énormes châteaux de poupe, sculptés de dieux antiques rouge et or, se haussaient très au-dessus des maisons. — (Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil, partie I (« Des enfants pour les cannibales »), chapitre 5, page 57, éditions Gallimard, 2001)
- (Héraldique) Meuble représentant la bâtisse du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme de deux tours liées par un mur. Si le nombre de tours change de l’ordinaire, on doit le blasonner. Quand il s’agit d'une représentation d'un château spécifique, cela doit être mentionné dans le blasonnement. Le château peut également être muni de donjon, porte, herse, toit, échauguettes, girouettes, bannières, etc. À rapprocher de château-fort.
- D’azur au château d’argent, ouvert de trois portes, posé sur une terrasse de sinople, qui est de la commune de Blangy-le-Château du Calvados → voir illustration « armoiries avec un château »
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "château".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
-
chevreaux
?- Pluriel de chevreau.
-
arroyo
?- (Géologie) Cours d’eau temporaire qui se remplit lorsqu’il pleut.
- J'ai conté […] le miracle de cette résistance inouïe, à un contre six, […], dans la vase, les trous perfides des arroyos, sous un ciel qui crachait des tonnes de mitraille, […]. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p. 91)
- Il avait donc sous la main une vingtaine d’hommes, bien défilés, disposant d’un admirable champ de tir, le lit même de l’arroyo, avec le gué au beau milieu. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 244.)
- Des chocs répétés, le bruit d’une masse volumineuse frappant l’eau lui indiquèrent qu’ils étaient près d’un bras du fleuve ou d’un arroyo en crue. À la saison des pluies le déluge faisait tomber des branches les insectes par milliers, et les poissons faisaient bombance. Ils sautaient de joie, repus et satisfaits. — (Luis Sepúlveda, Le Vieux qui lisait des romans d’amour, 1988. Traduit de l'espagnol (Chili) par François Maspero, 2002, p. 90)
- Le canyon de Chelly a la forme d'un Y, creusé verticalement dans les lits de grès par deux arroyos.
- Cet arroyo, qui part du fleuve Tan-bmh, coule derrière la citadelle, qu'il entoure en partie. — (Trinh Hoai Duc, "Histoire et description de la Basse-Cochinchine : pays de Gia-Dinh", 1863)
-
chariot
?- Sorte d'engin qui peut être ou non motorisé, à quatre roues, propre à porter divers fardeaux.
- […] je fus transféré, raté déjà, au trimbalage du petit chariot rempli de rondelles, celui qui cabotait d’une machine à l’autre. — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Le pain était arrivé, non sans peine et sans perte : en venant de Grandpré, où se trouvait la boulangerie, plusieurs chariots étaient restés embourbés, d’autres étaient tombés dans les mains de l’ennemi […] — (Johann Wolfgang von Goethe, Campagne de France, 1822, traduction française de Jacques Porchat, Hachette, Paris, 1889, page 79)
- La roue en bois avec cerclage en fer, utilisée notamment en Afrique du Nord, en Égypte et à Madagascar, équipait autrefois tous les chariots avant l’emploi des pneumatiques. — (Mémento de l’agronome, CIRAD-GRET/Ministère des affaires étrangères, Paris, 2002, page 754)
- (Spécialement) Sorte de civière roulante utilisée dans les hôpitaux.
- Un matin, elle assista à une scène qui la bouleversa. Un patient attendait son tour afin de passer une radio. Assis sur un chariot, il lisait un policier de la collection le Masque. — (Louis Nucéra, Le kiosque à musique, éd. Grasset, 1984)
- (Spécialement) Fauteuil roulant.
- Il y avait bien une semaine qu’Albane la voyait tous les matins, vers la même heure, poussant le chariot d’une jeune et belle infirme chaudement emmitouflée sous un affreux capuchon verdâtre dissimulant le plus souvent ses traits. — (Arcadius [[[w:Marcel-Alain Hilleret|Marcel-Alain Hilleret]]], La Terre endormie, 1961)
- (Par extension) (Familier) Contenu de ce chariot.
- Cette grange contient quinze chariots de foin.
- (Métrologie) (Désuet) Ancienne mesure de Paris, ou plutôt, estimation à laquelle se vendaient autrefois les pierres de taille.
- Le chariot faisait 2 voies = 10 carreaux = 30 pieds cubes de Paris = 36.317 pieds cubes anglais = 1.02832 stère ou mètre cube. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- (Commerce) Poussette permettant à la clientèle des magasins en libre-service de transporter les articles achetés.
- Cadre de bois porté sur quatre roues dans lequel on place les enfants pour leur apprendre à marcher.
- D’une part on voyait des nouveau-nés dans des choux, d’autre part un bébé à bourrelets, en train de s’essuyer les yeux avec les poings et de brailler, soutenu sous les bras par une armature circulaire à roulettes jouant le rôle des actuels « parcs » et dite à cette époque « chariot ». — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, réédition Folio, page 30)
- (Art) Pièce mobile, animée d’un mouvement de va-et-vient, qui relie les divers organes d’une machine.
- Le chariot c est un organe mobile, d’une longueur égale à celle du métier qui s’éloigne et se rapproche des cannelés. Le chariot porte les broches f sur lesquelles a lieu la confection du fil et son renvidage. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Astronomie) Grand chariot, petit chariot : Astérismes de la Grande, la Petite Ourse.
- — Oh ! vous vous trompez, monsieur Léon, j’y serai bien avant dix heures, reprit Jeanne en regardant les étoiles, cette horloge des bergers, grâce à laquelle ils savent l’heure à quelques minutes près, d’après la position du grand et du petit chariot. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- (Histoire des techniques) Planche montée pour le cordier.
- (Vieilli) (Désuet) Ancienne mesure pour les pierres.
- (Golf) Support mobile destiné à transporter le sac d’un joueur.
- (Héraldique) (Rare) Meuble représentant l’engin du même nom dans les armoiries. Il n’y a pas de forme particulière prédéfinie. Toutefois, il est représenté sur la base d’un véhicule à roues munie de bras permettant d’atteler un ou plusieurs chevaux. Comme tous véhicules, il est présenté de profil, l’avant orienté à dextre et posé en fasce.
- De sinople à un chariot d’argent, qui est de la commune de Charroux de l’Allier « armoiries avec un chariot »
- (Cartes à jouer) Septième arcane du tarot de Marseille.
- Plateau roulant sur lequel sont présentées les bouteilles d'apéritifs.
- Des gravures anglaises représentant des scènes de chasse à courre, et le petit chariot des apéritifs, en forme de tilbury, complétaient ce décor hippique. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 72)
- Bejardy roula vers eux un chariot d'apéritifs. — (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, page 81)
-
bordereau
?- Relevé détaillé de quelque chose, par exemple des divers articles dont se compose une somme à payer ou à recevoir.
- Harcelé par ses supérieurs, eux-mêmes en butte à de pressantes interventions émanant de personnalités influentes et même du « Château », l’inspecteur Duval en arrivait à se demander si le rédacteur du bordereau gagnant — puisque ce bordereau gagnant existe, se disait-il avec rage en contemplant la souche correspondante, hélas anonyme — finirait par présenter, dans l’espoir d’empocher ses gains, un titre sur lequel il aurait certaines explications à fournir… — (Bernard de Fligny, Le tiercé de la mort, Librairie des Champs-Élysées, 1981, chapitre IV)
- Bordereau de courtier, d’agent de change, écrit constatant les opérations, les négociations faites par un courtier, par un agent de change.
- (Typographie) Le bordereau d’un metteur en pages, etc.
- (Justice) Bordereau de collocation : Acte que le greffier d’un tribunal délivre à chacun des créanciers hypothécaires utilement colloqués dans un ordre.
- (Hypothécaire) Bordereau d’inscription : Acte dressé par un créancier et remis par lui à un conservateur des hypothèques, pour que ce dernier le copie sur ses registres, et qui contient, entre autres désignations, celle des sommes dues à ce créancier en principal et accessoires, ainsi que celle de l’immeuble affecté à l’hypothèque.
- C’est l’inscription de ce bordereau sur les registres du conservateur qui fixe la date et le rang de l’hypothèque.
- (Administration) Notice des pièces qui composent un dossier.
-
argot
?- Langage de convention utilisé à l’origine par les voleurs, les malfaiteurs.
- Dans l’argot du temps on appelait M. Louis un homme spécial ; sa spécialité financière l’avait conduit à entasser l’argent des contribuables dans le trésor, pour le faire prendre par Bonaparte. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome III, livre IV, Garnier, 1910, page 502)
- C'est un garçon fort agréable que Bernard. Soigné, rasé de près, le teint clair, il s'exprime dans une langue choisie et ne fait usage de l’argot qu'en d'exceptionnelles circonstances. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Et, tout à l'heure, quand il s'était adressé à la prostituée enceinte, il avait usé d'un terme dont la grossièretéTirant son origine d'une langue moins noble et moins enveloppée que l’argotMe choquait encore secrètement. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Après une vie exemplaire de vigilance et d’autorité, il paraît que le pauvre homme est tombé en enfance, qu’il se promène par les chemins de Claquebue en disant des vilains mots d’argot et en prêchant la fraternité. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 231.)
- Il convient de savoir qu'un « coq », dans l’argot d’avant guerre, signifiait un louis, car mon récit repose sur cette explication, […]. — (Francis Carco, Histoire sans titre, dans Pages choisies, Albin Michel, 1935, p.37)
- Les jeunes Français parlent un mélange de français, de verlan, d’arabe, de tzigane, d’anglais, de vieil argot et d'expressions inventées. « J'ai le seum » tiré de l'arabe, veut dire « Je suis en colère ». — (Isabel Rivero Vila, L’interculturel à travers le multimédia dans l’enseignement du français langue étrangère, Ediciones Universidad de Salamanca, 2014, page 370)
- Si l’on met à part les simples témoignages d’argotiers proprement dits ou de personnes les fréquentant professionnellement (policiers, magistrats), ce qui frappe c’est le caractère relativement tardif des études consacrées aux argots. — (Jacques Dargaud, Les argots, réunion du 22 janvier 2011, La Lettre de la DLF Champagne-Ardenne, Reims, lettre n° 84 de février 2011)
- (Par extension) Jargon ou sociolecte ; vocabulaire (et parfois autres traits de langage) utilisé au sein d'une profession ou bien d'un milieu ou classe sociale particulière.
- L’argot des peintres, des écoliers.
- L’argot des coulisses.
- L’argot de la Bourse.
- L’argot des cités.
- Langage populaire, non académique.
- En argot français, si le hareng saur est appelé gendarme, c'est peut-être parce qu'on pense qu'un gendarme est raide comme un hareng saur. — (Pierre Avenas & Henriette Walter, La fabuleuse histoire du nom des poissons, Robert Laffont, 2011)
- La cuisine était la préfecture de police dans l’argot des voleurs qui redoutaient sans doute de s'y retrouver pour être cuisinés. — (Philippe Normand, Langue de keufs sauce piquante, Cherche midi, 2014)
-
allegretto
?- (Musique) D’un mouvement très vif.
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anaux
?- Masculin pluriel d’anal.
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bigot
?- du vieil anglais by God (« par Dieu »)[1] ; les jurons sont parfois substantivé pour décrire ceux qui les profèrent → voir goddam. Contre cet étymon, le fait que bi godd n’est attesté en moyen anglais qu’au XIIIe siècle.
- Apparenté[2] à l’italien sbigottire (« sidérer »).
- Apparenté[2] à l’espagnol bigote (« moustache »), à bigoudi. Voir l’italien bacchettone (« bigot »).
- Avec changement de suffixe, il pourrait être apparenté à bégard (« membre d'une secte chrétienne du XIIIe siècle qui refusait l'autorité de l'aristocratie et du clergé ») et béguin (« franciscain qui s’opposa, durant le Moyen Âge, à l’Église ») ; voir begart pour l’étymon et bigardie (« hypocrisie ») pour la forme en biɡ-.
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rideaux
?- Pluriel de rideau.
- A chaque fenêtre on aperçoit, sous les rideaux de mousseline, des fuchsias ou des géraniums cultivés dans des pots avec une touchante sollicitude. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 46)
-
coloniaux
?- Masculin pluriel de colonial.
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arbrisseau
?- (Botanique) Végétal ligneux buissonnant, c'est-à-dire dont la tige se divise en rameaux dès sa base et dont la taille adulte est inférieure à 4 mètres.
- […] les arbrisseaux sont si bien ramifiés en touffe dès leur base qu’on ne leur discerne pas de tronc principal. — (Roussillat Michel, Le Noisetier, Le Nom de l’arbre, Actes Sud, 1996, page 14)
- Non seulement des arbrisseaux et des arbustes, mais aussi des arbres se groupaient sur le flanc des collines, là où quelque encaissement les abritait contre les mauvais vents du nord. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Sur ces branches et sur celles des Chênes et des Lauriers croit épiphytiquement le Rhododendron Dalhousiæ, grêle arbrisseau qui porte à l'extrémité de ses rameaux trois à six cloches blanches à odeur de citron, d'une douzaine de centimètres de largeur. — (Louis Figuier Histoire des plantes, 1865, Librairie de L. Hachette et Cie, p. 510)
- Ces arbrisseaux font aussi un très bel effet dans les bosquets et les boulingrins à cause de l’aspect de leurs fruits. — (Th. W. Forsyth, Traité de la culture des arbres fruitiers, 1803, p. 197)
- (Courant) Jeune arbre.
-
manteau
?- (Habillement) Vêtement de dessus qui prend depuis les épaules jusqu’au-dessous des genoux et sert à se garantir de la pluie et du froid.
- […] : puis il […] se coiffa d’un toquet de velours noir sans plume ni pierreries, s’enveloppa d’un manteau de couleur sombre, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Il jeta sur son lit son grand manteau réglementaire, moitié djellaba, moitié manteau de paysan andalou écussonné sur la poitrine aux armes de la Légion. — (Pierre MacOrlan, la Bandera, 1931)
- (En particulier) Vêtement de femme à manches qui se porte sur une robe.
- Suzanne, en minaudant, me parle d'un manteau de fourrure, véritable occasion pour cet hiver et qu'il ne faudrait pas laisser passer ! — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 230)
- Couverture placée sur le dos d’un cheval pour le protéger du froid et de la pluie.
- Ce manteau de cheval qui était une merveille mais dont on ne pouvait même pas supporter la vue par la chaleur qu’il faisait fut soigneusement plié et parfumé de thym et de lavande par Lavinia. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 269)
- Partie de la cheminée qui fait saillie dans la chambre, au-dessus de l’âtre, au-dessus du foyer.
- Quel plaisir, le soir, de feuilleter sous le manteau de la cheminée flambante et parfumée d’une bourrée de genièvre, les preux et les moines des chroniques […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Une relique, sans doute sauvée du pillage de l’abbaye de Chelles, ornait le manteau de la cheminée. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
- (Art) Partie d’un artéfact qui recouvre ou enveloppe une autre partie.
- La balle est constituée de la façon suivante: Le manteau contient du plomb dans la pointe et dans la base de la balle. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- (Sens figuré) — La raison d'État n'est le plus souvent qu'un manteau commode pour couvrir l'ignorance, la bêtise ou la scélératesse d'une oligarchie... — (Maurice Paléologue, Journal de l'Affaire Dreyfus 1894-1899 : L'affaire Dreyfus et le Quai d'Orsay, Paris : Librairie Plon, 1955, page 91)
- Ce qui recouvre quelque chose.
- Dans ces régions de massifs anciens, à faible manteau détritique, les nappes phréatiques sont généralement peu importantes et limitées au seul talweg. — (Eaux et climats : mélanges géographiques offerts en hommage à Charles-Pierre Péguy, édité par Pierre Pagney, CNRS (E.R. 30 de Grenoble), 1981, page 146)
- (Géologie) Couche géologique terrestre située entre la croute et le noyau, d’une épaisseur moyenne de 3000 kilomètres.
- Les croûtes, continentale et océanique, sont riches en silicium, en oxygène et en aluminium. Le manteau est le domaine du silicium, de l’oxygène et du magnésium. Enfin, le noyau est presque uniquement formé de fer et de nickel. — (Dars, René. « Les matériaux qui constituent la Terre », René Dars éd., La géologie. Presses Universitaires de France, 2005, pp. 27-41.)
- L’ensemble de ces matériaux s’est structuré selon un noyau (de fer et de nickel, éléments lourds) et un manteau (d’éléments plus légers), d’où se sont échappés des éléments volatiles. — (Frances Westall, La Terre avant la vie, Pour la Science, 1er juillet 2008)
- Mais d’où viennent ces quantités extraordinaires de fer ? La source la plus considérable est le manteau terrestre, où les péridotites sont justement formées de minéraux ferro-magnésiens comme les olivines et les pyroxènes. — (Cyrille Delangle, Le fer rubané, Centre de Géologie Terrae Genesis, février 2016)
- (Héraldique) La fourrure herminée sur laquelle est posé l’écu.
- (Zoologie) Le dos quand sa couleur du plumage d’un oiseau ou du pelage d’un animal diffère du celle du reste du corps. → voir mantelure
- Un bruant à manteau gris.
- (Zoologie) Une enveloppe de peau des mollusques qui abrite les autres organes et sécrète la coquille chez les espèces qui en sont pourvues.
- L’eau nécessaire à la respiration pénètre par l’une des ouvertures, est chassée par l’autre, grâce aux contractions du manteau, et, sortant avec rapidité, refoule pour ainsi dire en sens contraire l’animal, qui nage seulement à l’aide des mouvemens respiratoires. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, page 509)
- (Zoologie) Espèce d’huître.
-
gros
?- Qui a beaucoup de circonférence ou de volume.
- Un gros homme.
- Un gros paquet.
- Que diable ! te voilà grand et gros regan comme père et mère la cagagne et tu ne saurois trouver dans ta tête le chibrax, forger dans ton esprit quelque ruse glandu, quelque honnête petit stratagème pour ken salement, et ajuster vos affaires ! — (Molière, Les Fourberies de Scapin, 1671, acte I, scène II)
- Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
- Grossi, enflé.
- Avoir une grosse bosse.
- La rivière est très grosse depuis plusieurs jours.
- L’Eurotas était alors fort gros et fort enflé par la fonte des neiges […] — (Charles Rollin, Histoire ancienne, livre XII, 1730-1738, chapitre I, IV)
- Se dit, sans songer à la grosseur absolue, pour exprimer la grosseur relative.
- Les souris sont moins grosses que les rats.
- Le gros bout et le petit bout.
- Baptiste est plus gros que son frère.
- Elle [la grenouille], qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaillePour égaler l’animal [le bœuf] en grosseur […] — (Jean de La Fontaine, Fables, livre premier, fable III)
- Les grosses lettres sont formées de traits plus longs et plus larges que ceux des caractères ordinaires.
- Qui surpasse en étendue, en volume, en valeur, en importance, la plupart des choses de même genre.
- Une grosse rivière.
- Une grosse fortune.
- […] Pindare ayant loué dans un de ses ouvrages la ville d’Athènes, les Thébains le condamnèrent à une grosse amende. — (Charles Rollin, Histoire ancienne, livre XIV, VI)
- L’abbé de Condillac revenait en France avec une pension de dix mille livres et l’assurance d’une grosse abbaye […] — (Voltaire, Lettre à M. Damilaville, 11 décembre [1764])
- On composerait un gros livre de tout le bien qu’on peut faire ; mais un prince philosophe n’a pas besoin d’un gros livre. — (Voltaire, Politique et législation : La Voix du sage et du peuple)
- Cette opération [l’irrigation des terres], qui tripleroit les productions, exige de gros capitaux & beaucoup d’esclaves. — (Abbé Raynal, Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, tome VII, 39)
- Qui est supérieur en nombre.
- Un gros escadron de Parthes pleins de joie. — (Pierre Corneille, Rodogune princesse des Parthes, I, 6)
- Un prince veut faire la guerre ; et, croyant que Dieu est toujours pour les gros bataillons, il double le nombre de ses troupes ; le voilà d’abord ruiné dans l’espérance d’être vainqueur […] — (Voltaire, Des singularités de la nature, XXXIII, 1768)
- Un peu plus de…
- Il y a jusque-là une grosse lieue.
- Je serai chez toi dans une grosse demi-heure.
- (Familier) Qui a de l'intensité.
- Un gros rhume
- Il s’est fait une grosse querelle avec un de ses voisins.
- La pauvre Mme de Coulanges a une grosse fièvre avec des redoublements. — (Marquise de Sévigné, 313.)
- J’ai été tenté de me mettre dans une grosse colère à l’occasion de ce qui s’est passé à l’Académie française […] — (Voltaire, Correspondance générale : À M. le Marquis de Condorcet, 11 mai 1772)
- (Vieilli) Simple à comprendre.
- En l’un [l’esprit de géométrie], les principes sont palpables, mais éloignés de l’usage commun, de sorte qu’on a peine de tourner la tête de ce côté-là, manque d’habitude ; mais, pour peu qu’on s’y tourne, on voit les principes à plein ; et il faudrait avoir l’esprit faux pour mal raisonner sur des principes si gros qu’il est presque impossible qu’ils échappent. — (Blaise Pascal, Pensées, article VII, 1, édition Lahure, 1860)
- (Sens figuré) Qui a de la gravité ; qui a des suites, des conséquences.
- Ce n’est pas une grosse affaire.
- Je suis bien trompée, ou c’est un péché qu’il fait contre les idées de l’amour, des plus gros qu’il se fasse. — (Marquise de Sévigné, Lettre du 29 novembre 1679)
- (Sens figuré) Sans finesse.
- Le pays de Lalleu, qui est riche, mais qui n’a que de gros laboureurs, mais gens de bon sens et de bon gros raisonnement, en avoient député à la suite de cette affaire qui les intéressoit beaucoup. — (Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoires du duc de Saint-Simon, 1717-1718, tome 15, chapitre VI)
- Rien ne paraît plus éloigné de l’aimable caractère du chien que le gros instinct brut du cochon […] — (Georges Louis Leclerc de Buffon, Quadrupèdes, tome VIII, page 56)
- Un gros lourdaud, une grosse brute, un gros butor.
- Les plus habiles courtisans peuvent être de fort grosses dupes. — (Cardinal de Retz, IV, 90)
- Clarice Starling : Eh bien, peut-être aimeriez-vous… nous confier vos vues sur ce questionnaire, monsieur.Hannibal Lecter : Oh non, non, non, non ! Tout se passait si bien : je vous trouvais courtoise, et réceptive à la courtoisie. Vous aviez gagné ma confiance avec cette… troublante vérité sur M. Miggs. Tout ça pour en arriver à cette pesante transition vers ce questionnaire… Tst tst tst tst tst tst tst… C’est un peu gros. — (Ted Tally, traduit par l’Européenne du doublage, Le Silence des agneaux, 1991)
- Épais, brut
- De la grosse toile.
- Des gros souliers.
- Un gros vin, couvert et épais.
- Grossier, vulgaire.
- Un gros juron.
- Passez les mots aux rieurs,Les plus gros sont les meilleursPour la gaudriole. — (Pierre Jean de Béranger, La Gaudriole)
- En parlant des personnes, riche, opulent ou qui opère en grand.
- Je me trouvai au palais avec bon nombre de noblesse et de gros bourgeois. — (Cardinal de Retz, III, 339)
- Sais-tu bien qu’en temps de peste cette fille-là pourrait devenir un très gros parti ? — (Jean-François Regnard, le Retour imprévu, scène 2)
- Le premier est celui d’un gros négociant qui laissa de grandes richesses à ses enfants […] — (Alain René Lesage, Le Diable boiteux, XII)
- « Après qu’on m’a poussée à réfléchir au maintien de ma candidature pour ne pas froisser les “gros candidats”, je tiens à dire que “j’y suis, j’y reste”. Il ne manquerait plus qu’on essaie de m’évincer du débat télévisé ! » — (Julie Carriat et Brice Laemle, Présidentielle 2022 : les difficultés de la Primaire populaire à s’installer en « juge de paix » à gauche, Le Monde, 24 décembre 2021)
- Qui présage un évènement redouté.
- L’avenir est gros de menaces.
- Pour la troisième fois, et sur un ton intolérablement agressif, il réitéra son insolente question. Un silence gros de danger suivit. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 349 de l’édition de 1921)
- (Vieilli) (Vulgaire) Désigne les femmes enceintes et parfois les animaux femelles gravides.
- Lorsqu’elle était grosse de son premier enfant.
- (Marine) Soulevé en vagues fortes, en parlant de la mer.
- La mer déjà très grosse, formée de houles aux directions différentes, devient effroyable ; c’est un monstrueux clapotis, sans direction déterminée […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
-
bientôt
?- Dans peu de temps ; incessamment.
- Bientôt vous le recevrez.
- Peu de temps après.
- Le jeune Desherbiers avait bien supporté la fatigue des marches, il commençait même à se donner des airs en faisant résonner les molettes de ses éperons sur le pavé, en portant son bonnet de police coquettement posé sur l’oreille droite, et les Berlinoises, qui avaient remarqué sa jolie tête blonde, lui eurent bientôt appris à walser. — (Émile Marco de Saint-Hilaire, Histoire anecdotique, politique et militaire de la Garde impériale, 1847, page 176)
- Le vent, qui parfois mollissait, reprenait bientôt avec plus de rage, au milieu de grains de grêle et de neige. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, chapitre 19, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 184)
- Vite.
- On s’habitue bientôt à cela.
- (Familier) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- Cela est bientôt dit : cela est facile à dire, à prescrire, mais non à exécuter.
- — Un ministère homogène, s’écria Garain, c’est bientôt dit. Il n’en faut pas moins s’inspirer des tendances propres aux différentes fractions de la Chambre. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 324)
-
bigarreau
?- Fruit du bigarreautier ; sorte de cerise rouge et blanche qui a la chair plus ferme que les autres cerises (Prunus avium).
- II y a le bigarreau tardif ou de fer, qui mûrit plus tard, & qui n'est pas si sujet aux vers que l'ordinaire : il fait un bel arbre. Le cœuret est une espece de bigarreau plus tendre & fait en cœur , dont le goût est relevé. — (La nouvelle Maison rustique, ou, Économie rurale pratique et générale de tous les biens de la campagne, par Louis Liger, tome 2, Paris : chez les Libraires associés, 1790, p. 152)
- Les bigarreaux ont un pédoncule long et grêle, un fruit cordiforme avec un sillon longitudinal bien marqué et la chair est ferme. — (Nicole Tonelli, François Gallouin, Des fruits et des graines comestibles du monde entier, 2013)
- Quand auras-tu fini, cria-t-elle, de tourner une mèche de cheveux autour du bout de ton nez ? Excellent moyen d’avoir le nez rouge et en forme de bigarreau ! — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 121.)
-
cagot
?- Bigot, dévot.
- Avoir un ton cagot, des manières cagotes.
- Il est si cagot, il faisait une prière d’extra. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Alors il faudra s’astreindre à un tas d’observances, se plier à des séries d’exercices, suivre la messe le dimanche, faire maigre le vendredi ; il faudra vivre en cagot, ressembler à un imbécile. — (Joris-Karl Huysmans, En route, 1895)
- La vérité, c'est que votre Lamennais était un cagot, et que pour édifier les fidèles, il est tombé, comme tous les curés, dans un absurde prêchi, prêcha. » — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 205)
-
berlingot
?- (Confiserie) Bonbon de sucre en forme de tétraèdre.
- Martin admire l’accortise du marchand de berlingots, du juif qui débite de la galette rekaka et des ronds à l'anis, du rôtisseur qui fait fumer sur brasier, dans une caisse de tôle, des brochettes de foie ou des merguez, saucisses à la viande de mouton. — (Robert Randau, Le professeur Martin: petit bourgeois d'Alger, Éditions Baconnier frères, 1930, page 169)
- (Spécialement) (Conditionnement) Conditionnement de cette forme pour certains liquides, en plastique ou en carton.
- On me lavait les cheveux avec du shampoing Dop. On l’achetait en berlingots. J’aimais bien. — (Béatrice Courraud, Non, je n’ai rien oublié, mes années 60, 2011, page 15)
- (Alimentaire) Emballage de carton ciré pour le lait, la crème, etc., de forme (parallélépipède surmonté d'un "toit" à deux versants) et contenu (200 et 500 millilitres) standardisée.
- Elle vendait aussi des berlingots de lait, du beurre au quart ou à la motte, du fromage. — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 30)
- (Argot) Pénis.
- (Par extension) Vulve.
- Je lui flanquai un berlingot dans la paillasse. — (J. Richepin, Les Morts bizarres, 1876, page 21)
- (Par extension) Hymen, virginité.
- Elle a perdu son berlingot.
-
lavabo
?- (Liturgie) Prière que le prêtre dit en lavant ses doigts durant la messe, avant la consécration.
- (Par métonymie) Vasque destinée aux ablutions du prêtre officiant.
- (Ordinairement) Dispositif mobile garni d’une cuvette et d’un pot à eau ou d’une cuvette fixe, surmontée de robinets et dotée d’un trou d’évacuation d’eau et destinée à se laver.
- Mistingue.– Une brosse ! du savon !…Ils courent au lavabo, qu’ils apportent sur le devant de la scène et s’y lavent les mains. — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 8)
- Il serait difficile de décrire le pittoresque désordre qui règne dans ce noir séjour à l’heure où chacun attend son tour de passer à l’unique lavabo. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 26)
- Il saisit rageusement sa perruque, qui lui redonnait pour un soir la chevelure bananoïde de ses chères sixties, et la jette dans le lavabo où elle se met à sombrer comme un transatlantique. — (Jacques Jouet, sur un scénario de François Rivière, Jonathan Cap : Racket à Roland-Garros, chap. 1, Éditions Nathan, 2015)
- (Par métonymie) Pièce où est fixée cette sorte de cuvette.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Cabinet d’aisances installés dans cette pièce ou à proximité.
- Toutes les dix minutes, elle répare son maquillage au lavabo. — (Antoine de Saint-Exupéry, Manon, danseuse, 1925)
- Il se rendit aux lavabos, en revint les mains nettes, les cheveux brossés, le regard éclairé d’une petite flamme. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Pourtant, comme le train venait de dépasser Bréauté et qu’il ralentissait quelque peu — ce qui mettait sa vitesse à trente kilomètres à l’heure pour le moins, — il feignit de pénétrer au lavabo. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, quatrième partie, chapitre V)
-
arbrisseaux
?- Pluriel de arbrisseau.
-
anomaux
?- Masculin pluriel de anomal.
-
cuveaux
?- Pluriel de cuveau.
-
corbeau
?- Nom vernaculaire du grand corbeau (Corvus corax), gros oiseau passereau carnassier à plumage noir et au bec fort et noir.
- S’étant emparé d’un vada qu’une vieille femme vendait dans la rue, un corbeau s’apprête à le dévorer, perché sur une branche, lorsqu’un renard survient. — (Laetitia Colombani, Le cerf-volant, chapitre 17)
- […] ; un corbeau déjà dressé et comment (il buvait du vin), avait jugé bon néanmoins de renoncer aux bienfaits de la civilisation et de reprendre la clé des bois ; […]. — (Louis Pergaud, La Traque aux nids, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Dans dix ans, parmi les vestiges de Beaumat, les souffles du vent, les croassements des corbeaux et la chute des pierres retentiront seuls ; nulle oreille humaine ne les entendra et la cloche du village elle-même se taira, fatiguée de tinter seulement pour les morts. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le corbeau nommé Jet vit depuis près de 10 ans au centre de réadaptation Wildlife Haven Rehabilitation Centre à Île-des-Chênes, à environ 30 kilomètres au sud de Winnipeg. Jet a appris beaucoup de nouvelles habiletés, comme celles de parler et de reconnaître des couleurs. — (Radio-Canada, Un corbeau rescapé peut parler et reconnaître des couleurs, radio-canada.ca, 28 janvier 2021)
- (Par extension) (Zoologie) Oiseau d’allure proche du grand corbeau (1) (freux, corneille, choucas, etc.) pouvant appartenir aux genres Corvus et Pyrrhocorax.
- Toute la journée, un vent aigre a soufflé de l’Ouest ; le ciel est resté bas et triste, et j’ai vu passer des vols de corbeaux… — (Octave Mirbeau, La tête coupée,)
- Au moment de repartir, notre attention est attirée par une nuée de corbeaux s'agitant au-dessus d'un groupe d’êtres humains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 54)
- Quelques années plus tard, deux autres répulsifs pour corbeaux sont découverts : la diphénylguanidine et le triacétate de guazatine. Ces produits sont assez strictement limités aux corvidés. — (Jean Lhoste, Pierre Grison, La phytopharmacie française: chronique historique, INRA, 1989, page 29)
- (Histoire) En temps d’épidémie, personne chargée par les autorités de sortir de la ville les cadavres des pestiférés afin de les réunir dans des fosses.
- Ce qu'il y avait de terrible au milieu de cette agonie de tout un peuple, c'était l'hilarité, la joie, l'allégresse de ces hommes chargés de réunir les morts, et qu'on avait baptisés du nom expressif de corbeaux. — (Alexandre Dumas, Le comte de Moret (Le sphinx rouge), 1865, IV, 16)
- On l’appelait le corbeau, du nom qu’on donnait à ces hommes sales et ivres qui fossoyaient les morts avec une indécente brutalité très répugnante. Il fallait convenir qu’il n’était pas très populaire. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 282)
- Quatre hommes qui avaient la chemise en dehors des pantalons et étaient ainsi revêtus de l’uniforme habituel des corbeaux arrivèrent avec une civière. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 283)
- Ce ne sont pas des fossoyeurs. […] Ces hommes en casaquin sont des corbeaux, ainsi nommés à cause de leur croc, par quoi ils crochent dans les morts pour non pas les approcher trop. — (Robert Merle, Fortune de France, IX, 1977)
- (Par extension) (Désuet) (Populaire) Nom donné quelquefois aux porteurs des morts.
- (Désuet) (Péjoratif) Nom donné quelquefois aux prêtres à cause de leurs vêtements noirs.
- (Sens figuré) (Familier) Auteur de lettres ou de coups de téléphone anonymes.
- Les juges chargés de faire la lumière sur les envois anonymes adressés en 2004 à leur collègue Renaud Van Ruymbeke, ont découvert un deuxième corbeau dans l’affaire Clearstream. — (Le Monde, 13 juillet 2006, Gérard Davet, Hervé Gattegno, lemonde.fr)
- (Architecture, Maçonnerie) Pierre, pièce de bois ou de métal, façonnée en console, moindre en hauteur qu’en saillie, encastrée dans la maçonnerie et placée en saillie du nu d’un mur, servant à supporter une charge (poutre, corniche, balcon, etc.).
- Puis, à mesure que la charpente métallique montait, (,,,) les consoles et les corbeaux se chargeaient de sculptures. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Bâtière d’ardoises à coyau sur corbeaux calcaires en quart-de-rond. — (Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, tome 16, page 177, Ministère de la Région Wallonne, 1992, Éditions Mardaga)
- (Antiquité) Espèce de grappin d’abordage et de pont volant, utilisé par les Romains.
- Les Romains suppléèrent à cet inconvénient [la supériorité des Carthaginois dans la manœuvre des vaisseaux] par une machine qui fut inventée sur-le-champ et que depuis on a appelée corbeau, par le moyen de laquelle ils accrochaient les vaisseaux des ennemis, passaient dedans malgré eux et en venaient aussitôt aux mains — (Rollin, Hist. anc. t. I, page 311, dans Pougens, cité dans Littré, article corbeau)
- (Viticulture) Cépage donnant du raisin rouge nommé aussi montmélian en Savoie. Ce cépage possède une quarantaine de synonymes. [1]
- En 1970, l’ampélographe français Paul Truel découvrit, lors d’un voyage à Mendoza, que ce cépage [bonarda] était en fait le corbeau, appelé aussi douce noire et charbonneau. — (Wikipedia, article Bonarda, 2013)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, debout sur ses pattes et de sable. À rapprocher de corneille.
- Écartelé d’or au lion de gueules et d’argent au corbeau de sable, becqué et membré de gueules, qui est de Fourcès du Gers → voir illustration « armoiries avec 2 corbeaux »
- Jeu traditionnel de village.
- Les uns se répandaient dans les cabarets pour digérer en fumant une pipe. D’autres jouaient aux quilles ou au corbeau, ou bien encore au bricotiau. — (Charles Deulin, « Cambrinus, roi de la bière », Cambrinus et autres Contes, Librairie internationale, 1868, page 25)
- (Antiquité romaine) Premier grade des initiés du culte de Mithra.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
bilatéraux
?- Masculin pluriel de bilatéral.
-
rideau
?- Pièce d’étoffe, qu’on emploie pour cacher, couvrir, entourer quelque chose.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat, […], sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Par la fenêtre entr’ouverte, l’air entrait, gonflant comme une voile les rideaux de mousseline, et j’apercevais un pan de ciel bleu, […]. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Cette pièce était meublée d’un petit lit de fer, muni de rideaux en calicot blanc, avec embrasses de cretonne rouge ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Une seule boutique restait fermée. On avait enlevé simplement le volet de la porte et écarté à l'intérieur le rideau de satinette rose. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 158)
- […] ; j’ai un faible pour la délicatesse ! La preuve ? Vous ne me verrez jamais me moucher dans les rideaux de votre salon […]. — (Frédéric Dard, San Antonio : Du mouron à se faire, Fleuve noir, 1955)
- La salle des fêtes était habillée pour une grande cérémonie, de somptueux rideaux blancs et pourpres qui tombaient du haut plafond jusqu'au bas des portes et des fenêtres. — (Maboa Bebe, Ewande Amours, peurs, espoir, L’Harmattan Cameroun, 2014, page 7)
- (Spécifiquement) (Théâtre) Grande toile qu’on lève ou qu’on baisse pour montrer ou pour cacher la scène d’un théâtre aux spectateurs.
- Un rideau de velours grenat s’abaissait lentement, cependant que s’atténuait la lumière et que bruissaient les derniers chuchotements. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 82)
- Pareil à une bête tapie dans les hauteurs, le lourd rideau s’abattait, puis remontait au cintre, tandis que les duettistes venaient saluer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ces légers événements s’évanouissent comme des scènes de comédie sur lesquelles le rideau tombe. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- (Par extension) Ligne d’arbres, d’arbrisseaux plantés en haie ou en palissade, pour produire de l’ombre ou pour rompre la violence du vent.
- Car l’endroit rappelle, par son rideau de peupliers surtout, la partie de la propriété d’Ermenonville où les restes mortels de Jean-Jacques Rousseau avaient été déposés par les soins du comte de Girardin.— (C. A. Lefebvre, Mémoires de la Société d’émulation de Cambrai : agriculture, sciences et arts, 1859, page 75)
- Grande Terrasse s’adosse en arrière au Parc, puis à la Forêt de Saint-Germain, appuyée à un imposant rideau de tilleuls, qui ont été plantés en 1745.— (Paul Gruyer, Saint-Germain, Poissy, Maisons, Marly-le-Roi, 1922, page 102)
- Ce qui borne la vue, ce qui sert à cacher, à couvrir.
- Un rideau de collines.
- Un rideau de nuages.
- Pour couvrir sa retraite, il laissa devant l’ennemi un rideau de troupes.
- C’est par ces rues montantes, grouillantes de peuple, qui s’en vont vers les hauteurs de Belleville et de Ménilmontant, qu’on verra la marchande pousser à grand’peine sa charretée de petits pots de fleurs : résédas, géraniums, rosiers nains, qui font une forêt en miniature, et, aux jolis matins de mai, capucines, liserons, cobéas, qui encadreront les fenêtres des hautes maisons à l’aspect sordide, où le grand luxe est de suspendre une petite boule argentée entre deux rideaux de plantes grimpantes. — (Henry Gréville, Les Petites Marchandes des rues dans Les Types de Paris, E. Plon, Nourrit et Cie (Paris), 1889)
- (Sports hippiques) Dans une course hippique, rang d’un cheval dans un wagon.
- Attentiste sur un troisième rideau, dans le wagon de la deuxième épaisseur, avec Davidson du Pont (2), le Sulky d’Or s’est montré patient. — (Johan Gérard, Prix de Croix (Gr. II) : Examen réussi pour Davidson du Pont, Paris-Turf, 14/01/2018)
- (Sens figuré) (Par analogie) Fin de quelque chose.
- Un peu vétuste, elle souffre de la concurrence du tout jeune métro, et des lignes de tramway. En juillet 1934, rideau : la ligne est arrêtée, du moins pour les trains de voyageurs. — (Denis Cosnard, A Paris, La Flèche d’or au cœur d’une bataille très politique, Le Monde. Mis en ligne le 23 décembre 2019)
- Stromae revient après un long silence, puisque « Racine carrée », l’album de tous ses succès, remonte à 2013. L’enchaînement de tubes était impressionnant, le disque n’en finissait pas de se vendre, le chanteur belge n’en finissait pas de tourner. Jusqu’au burn-out. Rideau. Oubli.— (Sophie Delassein et Arnaud Gonzague, Pourquoi la prestation de Stromae sur TF1 était franchement embarrassante, L’Obs, 10 janvier 2022)
-
cadeaux
?- Pluriel de cadeau.
- Son séjour se termina à Beauté-sur-Marne ; Charles IV en fut si enchanté qu’il s’y déclara guéri de sa goutte ; on y fit de somptueux échanges de cadeaux : coupes d’or garnies de pierreries et d’émaux champlevés, flacons, aiguières, hanaps d’or et gobelets ; jusqu’au moment où, à la veille de se faire leurs adieux, l’empereur donne au roi un rubis et un diamant tandis que le roi lui-même lui offre un diamant qu’il portait « et devant tous s’entraccolèrent et baisèrent à grands remerciements ». — (Régine Pernoud, Christine de Pisan, 2015)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.