Dictionnaire des rimes
Les rimes en : catherinette
Que signifie "catherinette" ?
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- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, no 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234)
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "catherinette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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marquette
?- Pain de cire vierge.
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musette
?- (Musique) Instrument de musique à vent dont le soufflet est actionné par le mouvement du bras, genre de cornemuse champêtre ; cabrette ; piva
- Jouer de la musette, danser au son de la musette.
- Tu vois, Tiennet, que toutes ces affaires-là sont bien innocentes ; mais c’est à présent qu’il faut nous expliquer tous les trois, mes amis ; car voilà Joset qui se met dans la volonté d’employer son premier gage (ayant jusqu’à cette heure tout donné en garde à sa mère) à faire achat d’une musette, et comme il dit qu’il est mince ouvrier, et que son cœur voudrait retirer la Mariton de ses fatigues, il prétendrait se faire cornemuseux de son état, parce que, de vrai, on y gagne gros. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 46)
- (Musique) (Par métonymie) Air fait pour cet instrument, ou dont le caractère lui convient.
- Jouer, chanter, composer, danser une musette.
- (Danse) Danse française des XVIIe et XVIIIe siècles, fréquente dans les suites de danses de Couperin, Rameau, Bach, etc.
- (Musique) Musique d’accompagnement de ces types de danses.
- (Par ellipse) Bal musette.
- Le milieu dans lequel j’ai vécu à Montmartre, avant la guerre, m’a inspiré Jésus-la-Caille. On ne disait déjà plus des « tatas », des « gâcheuses ». Ces jeunes gens s’appelaient entre eux « mon Jésus ! » et bien qu’ils fussent assez discrets, les patrons de musette accrochaient dans leurs bals des pancartes mentionnant en grosses lettres : « Les messieurs sont priés de ne pas danser ensemble. » — (Francis Carco, Jésus-la-Caille : Le vrai visage de Jésus-la-Caille, Le Mercure de France, Paris, 1914)
- Je ne sais pourquoi j'allais danser à Saint-Jean, aux musettes, mais il m'a suffit d'un seul baiser pour que mon cœur soit prisonnier… — (Léon Agel, « Mon amant de Saint-Jean », 1942)
- (Musique) Hautbois piccolo.
- (Par analogie) L’un des jeux d’anche de l’orgue et de l’harmonium.
- Sac, généralement porté en bandoulière, dans lequel les soldats, les touristes, les écoliers, etc., enferment des provisions ou des objets divers.
- La tente dressée, je m’occupai de panser mes pieds écorchés, avec de la chandelle que je gardais en réserve dans ma musette. — (Octave Mirbeau, Le Calvaire , 1886)
- Avec ton fusil, ton sac, ta boîte à masque, tes deux musettes, tu devais être un si petit soldat sur le quai de la gare ! — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Deux musettes croisaient leurs bretelles sur sa poitrine, et il portait sur son épaule le cou d’un sac qui pendait dans son dos. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 80)
- Maurice louvoie, feinte, court, on dirait un footballeur poussant un invisible ballon dans une forêt de joueurs immobiles. Je le suis en serrant ma musette sur mon flanc pour qu'elle ne me batte pas les jambes. — (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973)
- C'est dans la musette ! : c'est gagné, c'est dans la poche !
- Le mec aux musettes, il s’était crevé comme une grenade lui, c’est le cas de le dire, du cou jusqu’au milieu du pantalon. — (Louis-Ferdinand Céline, Guerre, Gallimard, 2022)
- (Équitation) Sac qu'on attache au cou des chevaux et dans lequel ils mangent l'avoine.
- (Zoologie) Variante de musaraigne musette (mammifère insectivore).
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brouette
?- Petit tombereau à une roue (plus rarement deux), permettant de transporter des charges lourdes sur des chantiers ou dans un jardin et qu’on pousse d’ordinaire devant soi, ou que l'on tire si le terrain monte.
- Une brouette métallique standard permet de transporter de 30 litres 0,03 m3 à 60 litres 0,06 m3 de terre — (A.G. Coche, J.F. Muir, Pisciculture continentale: Les étangs et leurs ouvrages - ouvrages et agencement des fermes piscicoles, Volume 2, 1994)
- Le travail du sel n’a pas beaucoup changé depuis que les moines cisterciens ont tracé le plan des salines en 945. Le changement technologique le plus important, ici, c’est peut-être l’apparition de la brouette ! — (Léo Pajon, Guérande, la fine fleur du sel, Le Monde. Mis en ligne le 8 septembre 2021)
- (Par métonymie) Désigne le contenu d’une brouette, une brouettée.
- Il nous faut deux brouettes de terre et une brouette de paille.
- (Par analogie) Jeu dans lequel une personne marche sur les mains pendant qu’une autre lui tient les jambes à la façon des brancards d’une brouette.
- Cette kermesse se clôt avec la course de brouettes.
- (Par analogie) (Sexualité) Position du coït durant laquelle un des partenaires se tient sur ses mains et l’autre lui tient les jambes.
- Sorte de véhicule, chaise à porteur montée sur deux roues que l’on rencontrait aux XVIIe et XVIIIe siècles.
- La brouette à porteurs serait une invention de Pascal
- Cinq-Mars, mettant pied à terre, l’aida à monter dans une sorte de petite voiture fort basse, que l’on appelait brouette, et dont Louis XIII conduisait lui-même les chevaux très-dociles et très-paisibles. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XIX, 1826)
- (Vieilli) (Familier) Se dit d’un véhicule, motorisé ou non, lent et souvent en mauvais état ou ancien.
- On va arriver dans deux heures avec ta brouette !
- — « Cette mauvaise brouette-là ne m’a pas coûté bien cher, reprit-il, ni le mulet non plus ; mais c’est tout ce qu’il me faut, quoique ce chemin-là soit un ruban de queue un peu long. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- (Familier) Se dit d’un appareil lent ou ancien.
- « Maman, tu travailles trop, tu ne sais pas vivre. » Elle levait les yeux, ses lèvres se tordaient, et, en retenant un sanglot : « Je ne suis heureuse qu’à ma brouette », répondait-elle. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 59)
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gypaète
?- (Ornithologie) Grand rapace diurne qui vit en hautes montagnes et se nourrit de charognes.
- Les gypaètes volaient en traçant d’immenses cercles. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, chapitre 191, J. Hetzel et Cie, Paris, 1863)
- Des oiseaux passaient à grand bruit d’ailes, et le moindre d’entre eux, par suite de cette illusion d’optique, paraissait plus grand qu’un condor ou un gypaète. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
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alouette
?- (Ornithologie) Petit oiseau passereau terrestre brunâtre et au bec mince qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines.
- Le soleil, vif et chaud, faisait chanter les alouettes et semblait les attirer plus près du ciel, tant elles pointaient en ligne droite et volaient haut. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 71)
- C’est l’heure charmante où l’alouette s’élève dans le ciel, salue de ses trilles et de ses roulades le matin jeune, virginal et triomphant. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- En Sologne, on attrape les alouettes à l’hameçon ; autre part, on les fusille au miroir. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pernette était comme l’alouette que fascine le miroir et, pour Gilles, l'église, en cette nuit de Noël, était le plus beau des théâtres. — (Jacqueline Mirande, Le cavalier, Nathan, 1990, Univers Poche, 1999)
- On disait qu'elle s’élevait vers les nuées sept fois par jour pour chanter les louanges du Créateur. Aussi, quelques étymologistes de fantaisie ont prétendu que alouette, du nom gaulois alauda, venait du latin a lauda, qui signifie louange. — (Gérard Oberlé, chronique du 18 mars 2004 sur France Musique, reproduite dans La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, page 252)
- La gentille alouette avec son tire-lireTire l’ire à l'iré, et tire lirant tireVers la voûte du Ciel ; puis son vol vers ce lieuVire et désire dire : adieu Dieu, adieu Dieu. — (Guillaume de Salluste, seigneur du Bartas)
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follettes
?- Pluriel de follette.
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émouchette
?- (Équitation) Sorte de caparaçon garni tout autour de petites cordes pendantes qui sert à protéger un cheval des atteintes des mouches.
- Mettre une émouchette sur un cheval.
- Sur l’invitation de l’assesseur, Thomassin remit « deux bouts de tresse et une émouchette de cheval, les bouts de tresse ayant la longueur d'une demi-aune chacun ». — (La Nouvelle revue, 1920)
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lopette
?- (Vulgaire) ou (Péjoratif) Homosexuel, pédéraste.
- (Par extension) (Injurieux) Homme efféminé, peu viril.
- Peut-être que vous vous dites que l’angliche, Henri VIII, c’était un vrai mâle parce qu’il avait six femmes, mais comparé à Salomon, c’est rien qu’une pâle lopette. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 199)
- (Par extension) (Injurieux) Homme lâche, sans caractère.
- Je n’étais décidément qu’une lopette, une triste et insignifiante lopette, vieillissante de surcroît. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 238)
- (Par plaisanterie) (Désuet) Personne favorable aux idées de Ferdinand Lop (→ voir Lop).
- Pour ce faire, la jeunesse parisienne a choisi l’originalité et opte pour la tendance philosophique que prônent Sartre, Camus et Simone de Beauvoir au cœur du Quartier Latin. Là, l’existentialisme s’en donne à cœur joie. Sans oublier les farfelus utopistes tels que Ferdinand Lope[sic], assisté de ses « Lopettes ». — (Jacques Lévêque, Croque-notes: Une autobiographie musicale, Publishroom, 2016, chap. 2)
- « Il faut au char de l'État la roue d’un Lop », affirmaient ses partisans, les « lopettes » ; ils avaient pour ennemis les « anti-Lop ». Les tièdes et les indécis étaient les « inter-Lop ». — (Bruno Fuligni, L’Évêque Cauchon et autres noms de l’Histoire, Paris : Éditions des Arènes, 2017)
- Le Quartier Latin se partageait en deux camps : les partisans de Lop ou lopistes (lopettes pour leurs ennemis) et les opposants ou antilopes ; les tièdes ou indécis étaient les interlopes. — (Roland Bauchot, « Portraits », dans L'Amour des mots, Éditions du Panthéon, 2018)
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raclette
?- (Technique) Petite racle.
- Une raclette de ramoneur.
- Eh bien, demain matin, tu iras avec Fidèle, il t'amènera, je vais te donner des genouillères, une raclette et une cuirasse. — (Joseph-Laurent Fénix, Histoire passionnante de la vie d'un petit ramoneur savoyard, Éd. La fontaine de Siloë, 1999)
- La raclette d’un boulanger.
- (Technique) (Régionalisme) Sarcloir instrument destiné à couper les herbes au ras du sol.
- Quand nous reviendrons, nous serons accueillis par la chanson des raclettes qui tranchent du pissenlit à fleur de sablon. Femme et filles, transpirantes, grattent à qui mieux mieux, sous l'œil connaisseur de la châtelaine trop gênée, hélas ! par son emphysème pour pouvoir les aider. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 227)
- (Cuisine) Préparation culinaire de Suisse à base de fromage chauffé qu’on racle au fur et à mesure qu’il fond.
- Il dîna avec grand appétit, d’une raclette à la viande des Grisons et au jambon de montagne, qu’il accompagna d’un excellent vin rouge du Valais. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 364-365)
- (Fromage) Fromage de vache, à pâte pressée, originaire du canton du Valais en Suisse, destiné à fondre et utilisé en cuisine.
- C’est une recette qui ressemble beaucoup au gratin dauphinois mais avec de la raclette.
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défaite
?- Déroute d’une armée ou de quelques troupes.
- La terrible défaite de Sedan et l'invasion du territoire, en septembre 1870, mirent fin au régime impérial. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Le soldat des guerres de la Liberté attachait une importance presque superstitieuse à l’accomplissement des moindres consignes. De là résulte qu'il n'éprouvait aucune pitié pour les généraux ou les fonctionnaires qu'il voyait guillotiner après quelque défaite, sous l'inculpation de manquement à leur devoir ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.357)
- Le relâchement du lien vassalitique est une des causes de la défaite finale du Midi et de son suzerain, le comte de Toulouse. — (Paul Gachon, Histoire du Languedoc, Boivin & Cie, 1941, p.89)
- Dans le passé, la longue série de défaites sous le coups de l'Europe chrétienne avait sapé le respect de soi chez le musulman; ce n'était pas seulement une défaite au sens terrestre, mais une défaite qui jetait le doute sur la vérité de la Révélation musulmane même et faisait perdre la confiance en soi. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.73)
- (Vieilli) Facilité plus ou moins grande de se défaire de quelque chose.
- Ces marchandises-là sont de défaite. — Ces laines sont de mauvaise défaite, de bonne défaite.
- (Vieilli) (Québec) Excuse artificieuse, mauvaise raison, prétexte.
- Il a toujours des défaites prêtes, il s’est tiré d’affaire par une défaite. — Voilà une mauvaise défaite.
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fossette
?- Petit creux formé sur certaines parties du corps.
- Le père prévenu, court furieux , après son voisin, lui lance un marteau de sellier, dont la partie tranchante s'enfonça dans l'endroit appelé la fossette du cou, et coupa la moelle épinière, ce qui occasionna la mort à l'instant même. — (Moelle, Dictionaire des sciences médicales, tome 33 (Mét-Moi)), Paris : chez C. F. L. Panckouke, 1819, page 561)
- Le père le reçut, puis l’ayant embrassé dans les cheveux, avec de gros baisers qui sonnèrent, il le passa à la mère qui à son tour l’embrassa à plusieurs reprises, à la même place et de la même manière, pendant que l’enfant riait aux éclats, en tapotant les joues de ses parents avec ses petites mains grasses à fossettes. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Elle me tendit le dos de sa main brune ; il y avait une petite fossette rose au commencement de chaque doigt. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 114)
- Il la regardait se laver : elle avait deux fossettes à la naissance des fesses, et les épaules toutes rondes. — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 119)
- Petit creux que certaines personnes ont au bout du menton, ou qui se forme au milieu des joues quand elles rient.
- Un sphinx « souriant à deux fossettes », représentant un empereur romain, vient d’être mis au jour près du temple d’Hathor, d’où provient le célèbre zodiaque de Dendérah, à 500 km au sud du Caire (Égypte). — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 10 mars 2023, page 15)
- […] ; mais à les voir tous deux se roulant devant le feu, […], heurtant leurs visages roses, où la joie traçait des fossettes ingénues, certes un père et surtout une mère comprenaient ces petites âmes, […]. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- — Ça, c’est Clara, une petite marchande de journaux de la rue Demours. Elle m’apportait le Figaro tous les matins. Elle avait des fossettes aux joues, des nids à baisers. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 287)
- Juliette remercia avec ce petit air digne qu’elle avait, et la fossette qui apparaissait quand elle souriait rendait son merci plus précieux. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 29)
- La secrétaire sourit. Et je m’aperçus qu’elle avait deux fossettes sur les joues. Pas deux fossettes rondes, imprimées comme par des tampons de caoutchouc. Deux fossettes longues, furtives, pareilles à deux ombres de sourire. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 65)
- Petit creux que les enfants font en terre pour jouer à qui y fera tenir le plus de noix, de noisettes, de billes, de petites pièces de monnaie, etc., en les y jetant d’une certaine distance.
- Jouer à la fossette.
- MARTINE - Il n’y a pas trois semaines encore qu’un jeune enfant de douze ans tomba du haut du clocher en bas, et se brisa sur le pavé la tête, les bras, et les jambes. On n’y eut pas plus tôt amené notre homme, qu’il le frotta par tout le corps d’un certain onguent qu’il sait faire ; et l’enfant aussitôt se leva sur ses pieds, et courut jouer à la fossette. — (Molière, Le Médecin malgré lui, Charpentier, 1910, acte II, scène 4, page 252)
- (Chimie, Physique) Dépression d’origine hydrodynamique à la périphérie d’un film liquide en cours d’amincissement.
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complète
?- Féminin singulier de complet.
- Du point de vue articulatoire, la différence fondamentale entre voyelles et consonnes est la suivante : alors que, pour les voyelles, l’air laryngé ne rencontre aucun obstacle, pour les consonnes, il y a toujours un obstacle, que ce soit un rétrécissement du canal buccal ou une obstruction complète, mais momentanée. — (Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, 1994)
- forfaite
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zuchette
?- Variété ou espèce de concombre.
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herbette
?- (Poétique) Herbe courte et menue des champs, dans la langue des poètes.
- Danser sur l’herbette.
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mauviette
?- (Ornithologie) Espèce d’alouette : l’alouette commune (Alauda arvensis).
- Ah ! si de cette fenêtre, où grésille une lumière, était seulement tombée dans la corne de mon feutre une mauviette rôtie au lieu de cette fleur fanée. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Pâté de mauviette, brochettes de mauviette.
- D’ailleurs, est-ce qu’un homme aurait voulu d’elle, sans un sou, pas plus grosse qu’une mauviette. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- (Sens figuré) (Familier) voire (Péjoratif) Personne grêle, fragile, ou d’un naturel peureux.
- Le fait est que le petit Chose était ridiculement petit ; et puis, l’air si jeune, si mauviette !… — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 37)
- Je suis plutôt pas la mauviette, mais ce truc-là me rend presque malade. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 219)
- « … et tu n’as rien, tu n’es pas malade, tu te laisses aller comme un bébé, une vraie mauviette… à onze ans ne pas pouvoir se dominer à ce point, c’est honteux. C’est la dernière fois que tu as été au cinéma… » — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 246)
- — Personne ne me traite de mauviette. — (Retour vers le futur 2, 1989)
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raquette
?- (Sport) Instrument dont on se sert pour jouer à la paume, au volant ou au tennis, et qui est fait d’un filet de cordes à boyau, tendues en long et en travers sur un cadre de bois recourbé en ovale et muni d’un manche.
- […] ; ces mœurs sont loin d'être austères, puisqu'on trouve dans ce salon une table de jeu, une boîte de loto ainsi que quatre raquettes et deux volants, ancêtre peut-être du badminton, et même une baignoire dans le corridor. — (Philippe Meyzie, La table du Sud-Ouest et l'émergence des cuisines régionales: 1700-1850, Presses universitaires de Rennes, 2015, chap. 4)
- Il gâcha la première sur une volée trop longue et perdit la deuxième sur un passing de Becker qui, heurtant la bande du filet, prit une trajectoire inattendue et passa au-dessus de la raquette de son malheureux adversaire. — (« A star is not born » dans Les Miscellanées du tennis, de David Brunat, Éditions Fetjaine, 2011)
- Monter une raquette : la garnir de cordes.
- (Par métonymie) Personne qui pratique un sport nécessitant une raquette.
- On se flattait au contraire de porter en soi le colibacille du même ton que l'on se fût vanté d'héberger sous son toit un roi détrôné ou quelque célèbre raquette de tennis. — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d'aujourd'hui, 1935)
- (Par extension) Instrument composé d'un manche court et d'une palette ronde et pleine servant à frapper une balle
- Plusieurs jeunes gens s’amusaient d’un jeu de balles analogue à la paume avec d’énormes raquettes recouvertes de cuir de bœuf, […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Une raquette de ping-pong, de jokari.
- (Par ellipse) Raquette à neige.
- Mrs. Paulina Barnett ne put qu’admirer l’étonnante habileté avec laquelle ces hommes se servaient de leurs raquettes. Chaussés de ces « souliers à neige », leur vitesse eût égalé celle d’un cheval au galop. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- La première partie du chemin se fit à la raquette, et les bagages, les vivres et les munitions furent portés à force de bras sur des traîneaux sauvages appelés tabaganes. — (Joseph Marmette, Les Machabées de la Nouvelle-France: histoire d'une famille canadienne, 1641-1768, Québec : Imprimerie de Léger Brousseau, 1878, page 83)
- Que ce soit le ski de fond, la randonnée, la raquette ou le fatbike, les façons d'être actifs en hiver sont nombreuses.» — (Agence QMI, « COVID-19: les centres de glisse et de plein air ouverts cet hiver au Québec », Le journal de Montréal, 6 novembre 2020)
- (Par extension) Synonyme de palette; longue rectrice ou (plus rarement) rémige dont les barbes ne subsistent qu'à l'extrémité distale du rachis, formant souvent ainsi des motifs ornementaux, fréquemment avec fonction de caractères sexuels secondaires chez le mâle (e.g. momotidés, trochilidés, psittaciformes, etc.).
- Plusieurs espèces d'oiseaux arborent des raquettes au bout de longues rectrices centrales chez le mâle, lesquelles ont souvent des fonctions sexuelles au cours de la pariade ou pour intimider des rivaux potentiels.
- Nom vulgaire de l’opuntia, plante du genre des cactiers, dont la tige est formée de parties ovales et aplaties qui se joignent par des articulations.
- Aux approches de la mauvaise saison, c'est-à-dire, des pluies & des tems froids, les Indiens coupent les feuilles de raquette, & les transportent dans leurs habitations avec la avec la nouvelle cochenille qui est dessus. — (« Cochenille », dans l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, sous la direction de Denis Diderot & Jean Le Rond d'Alembert, tome 10 (Cla-Con), Yverdon, 1772, p. 164)
- Dans sa chute il rencontre une large touffe de raquettes fortes et épaisses. — (Eugène Sue, Atar-Gull, 1831)
- De beaux pieds de nopal de Castille, élevés au milieu d'une plantation de raquettes espagnoles blanchies de cochenille sylvestre, se trouvaient d'un vert foncé des plus brillants, et entièrement privés de cette cochenille. — (George-Samuel Perrottet, Mémoire sur les moyens à prendre pour enlever à la cochenille sylvestre l'enveloppe cotonneuse qui la caractérise, extrait des Annales maritimes de mars-avril 1834, tiré à part : page 22)
- (Basket-ball) Partie du terrain de basketball située sous le panier, et représentée par les lignes dont le contour forme un tronc de cône.
- Répéter l’exercice avec des tirs en suspension (jump shoot) dans la raquette ou à l’extérieur de la raquette. — (Basket, entraînement des jeunes: Principes fondamentaux, perfectionnement, Cathy Malfois, 2009)
- (Sports hippiques) Raquette de départ.
- (Boucherie) Morceau de bœuf qui correspond à l'épaule.
- Pièce de l'avant, la raquette a comme base osseuse les carpes, le radius, le cubitus, l'humérus, le scapulum. […].La raquette est utilisée en partie dans l'élaboration de produits élaborés (steaks hachés, viandes restructurées...) et en partie dans l'élaboration de PAD (prêt à découper).. — (Collectif, Abattage et Transformation des viandes de boucherie: Les produits élaborés à base de viande, Educagri Éditions, 2001, page 15)
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contrefaite
?- Participe passé féminin singulier de contrefaire.
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pincette
?- (Technique) Ustensile de fer à deux branches égales, dont on se sert pour remuer le feu, pour atteindre les bûches et les tisons dans une cheminée.
- Un brasier s’élargissait peu à peu, un tas de cendre fine montait, une couche épaissie de feuilles noires où couraient des millions d’étincelles. Mais c’était une besogne longue, sans fin ; car, lorsqu’on jetait trop de pages à la fois, elles ne brûlaient pas, il fallait les secouer, les retourner avec les pincettes ; et le mieux était de les froisser, d’attendre qu’elles fussent bien enflammées, avant d’en ajouter d’autres. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XIII)
- Du bout de sa pincette, Fernand Ricard sortait des cendres un objet tordu, noirâtre, impossible à définir. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, Les Souliers du mort, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 965)
- Le garde-cendre, les chenets, les pelles, les pincettes, tout était du plus grand prix. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- On ne le prendrait pas avec des pincettes. : se dit d’un objet sale, répugnant, d’un homme négligé dans sa mise, malpropre.
- (Dans divers métiers) Petits instruments de fer à deux branches dont on se sert pour saisir certains objets qu’on ne pourrait prendre facilement avec les doigts.
- (Suisse) Pince à linge.
- (Belgique) Fait de se blesser, et bien souvent de se faire une ampoule pleine de sang, en se pinçant.
- Il s'est fait une pincette en refermant les anneaux de son classeur sur son doigt.
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insatisfaite
?- Personne qui sent qu'il lui manque quelque chose.
- Je suis une insatisfaite chronique, je change de boîte tous les trois ans. — (Nathalie Six, Pas d’enfants, ça se défend !, 2011)
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catherinette
?- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, n° 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234).
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
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défrette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de défretter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de défretter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de défretter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de défretter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de défretter.
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grimpette
?- Action de monter une côte assez raide mais courte.
- Cette grimpette m’a mis en appétit!
- (Par métonymie) Côte assez pentue mais courte, raidillon.
- Ce n’est pas une étape difficile, seulement quelques grimpettes.
- Les VTT d’Enduro ne reculent ni au pied d’une grimpette bien raide, ni face à une grande descente cassante. — (Christian Taillefer, Alain Dalouche, VTT Descente, free ride, enduro: S’initier et progresser, 2010)
- Pièce métallique garnie de pointes, que l’on adapte sur des chaussures pour pouvoir grimper facilement sur les poteaux en bois ou sur les arbres sans que les chaussures ne glissent.
- Un an après, les sœurs décidèrent d'enfouir les fils, donc d'enlever le poteau. Joseph prit ses grimpettes et monta sur le poteau […]. — (Jean-Noël Vacher, Éd. Édilivre, 2019)
- (Argot) Relation sexuelle tarifée ; passe.
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recachette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe recacheter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe recacheter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe recacheter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe recacheter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe recacheter.
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chansonnette
?- (Musique) Petite chanson, souvent légère et gracieuse.
- Bon vin, bons mots, gaillardes chansonnettes ;Sont aiguillons aux amoureux désirs,En toute porte entr’ouverte aux plaisirsL’adroit Amour aisément s’insinue. — (Jean de la Fontaine, Le Sassenage -1691- Conte, dans Contes et nouvelles en vers, volume 3, 1762, page 185)
- Je bricole mes sculptures comme des chansonnettes, en plombard appliqué. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 1)
- Chanson tendre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.