Dictionnaire des rimes
Les rimes en : caraco
Que signifie "caraco" ?
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- (Habillement) Vêtement de femme en forme de corsage non ajusté.
- Cependant, la foule des bonnets blancs, des caracos noirs, des blouses bleues, emplissait les étroits sentiers. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Pinchard, de son sac, sortant une camisole. — Ah ! un caraco ! (À sa femme.) Coco ! Caraco ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Ayant retiré son caraco, elle n'était vêtue que d'une chemise et d'un jupon court ; sa peau flétrie apparaissait et ses bras, maigres et bruns, étaient semblables au manche de son outil. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 22)
- Elle le poursuivait vainement de ses agaceries, se serrant contre lui ou proposant à sa curiosité un sein maigre qu’elle tirait de son caraco et qui filait entre ses doigts. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 56)
- C’était une fille trapue, courte sur pattes, mais qui avait du mou dans les rondeurs et qui sentait fort du caraco ; elle chaussait un bon 42, elle tiendrait debout par tous les vents et lui ferait de l’usage. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 172)
- Elle prenait les petites mains d'ivoire de grand'mère dans ses grosses mains rouges et elle les serrait sur la poitrine de son caraco gonflé de ses seins comme d'écuelles à soupe. — (Jean Giono, Mort d’un personnage, 1949)
- Révérente dans son caraco gris, […], Léonie s'activait à repriser du linge de corps en bonne toile de chanvre très ancienne. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Un jour Kiki la cocotte demande à Coco le concasseur de cacao de lui offrir un caraco kaki avec un col de caracul. Coco le concasseur de cacao voulut bien offrir à Kiki la cocotte le caraco kaki mais sans col de caracul. Or vint un coquin qui conquit le cœur de Kiki la cocotte. Il offrit à Kiki la cocotte le caraco kaki avec le col de caracul ! Conclusion : Coco le concasseur de cacao fut cocu. — (site www.vulgarisation-informatique.com/forum)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "caraco".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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calicot
?- (Textile) Toile de coton moins fine que la percale et dont le tissu n’est pas croisé.
- Le billard a des rideaux de calicot gris avec des bordures vertes et deux divans. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- Sur la scène, une table est maintenant installée, qu’on surcharge de lots, les premiers qui doivent être tirés. Le président de la Jeunesse catholique dirige l’organisation. Il tient un grand sac de calicot à carreaux bleus et blancs et s’avance jusqu’à la rampe plate-bande. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 191.)
- Cuisinier, il s’affublait pour l’amour de l’ornement, d’une toque blanche monumentale en calicot qui accusait son Pontife à vingt pas. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 136)
- (Par extension) Banderole.
- Le textile et le football. L’usine en haut, football en bas. L’usine pour l’argent, le stade pour l’honneur. Pendant qu’une saine jeunesse agite des calicots, elle ne brandit pas de pancartes. — (Monologue intérieur du personnage de François Leclerc (joué par Jean-Paul Belmondo), dans le film Le Corps de mon ennemi (1976), réalisé par Henri Verneuil, sur un scénario de celui-ci, de Michel Audiard et de Félicien Marceau, adapté du roman éponyme de ce dernier.)
- Quand un avion survole la plage en tirant le calicot publicitaire du parc d’attractions régional, [...] — (Jean-Dominique Bauby, Le scaphandre et le papillon, Paris, Éditions Robert Laffont, 1997, page 101)
- J’étais incapable de comprendre ce qu’ils criaient, je ne parvenais pas à lire ce qui était écrit sur les calicots. — (Claude Nemry, Bukavu, 2002, L’Harmattan, page 318)
- (XIXe siècle) (Péjoratif) Commis chez les marchands de drap, de bonneterie, de nouveautés[2].
- Messieurs du rayon — ce que sous la Restauration on appelait des calicots — quittent avec empressement le magasin. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Ses compagnes n’avaient pour amants que des rustres, des calicots ou des commis de quincaillerie. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- C’est à cinq heures que Lemaître nous rejoint. Lemaître est calicot et Matoussaint le tient en petite estime ; il ne comprend que les professions nobles. Cependant, comme Lemaître connaît des douillards et des rigolos, il l’accueille à bras ouverts. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Ne me regarde pas de cet air-là, tu veux bien ? Des petits calicots marlous dans ton genre, il en faut beaucoup pour faire une bourrique comme moi. — (Marcel Aymé, Travelingue, chapitre XVIII. Publié dans Je suis partout du 20 septembre 1941 au 17 janvier 1942, reproduit dans le tome III (page 3214) des Œuvres romanesques complètes de Marcel Aymé, aux éditions Gallimard, dans la Bibliothèque de la Pléiade)
- Monsieur Perkins, notre locataire depuis bientôt quinze ans, se mit en quatre pour m’aider. Il était chef de rayon dans un magasin de nouveautés, et c’est là qu’il me procura une place. L’éventuel futur duc de Chalfont devint ce qu’il est convenu d’appeler un calicot. — (Doublage français de la narration du film Noblesse oblige, de Robert Hamer, sorti en France en 1950. Extrait de dialogue, dont la traduction, supervisée par André Maurois, figure au début de la 14e minute du film.)
- (Péjoratif) Personne fringante et vive comme un jeune commis.
- Jarry, lui, ressemblait à quelque calicot de petite ville. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, première partie, chapitre V)
- J’ai appris de Marcel Adéma un détail que j’ignorais sur l’engagement militaire d’Apollinaire dans la guerre de 1914-1918. Il m’avait donné comme raison de cet engagement […] [qu’il] ne voulait pas qu’on puisse lui faire grief un jour d’être resté indifférent devant cet événement. Or, c’est uniquement après sa connaissance faite à Nice de Louise de Coligny, sous l’effet d’une forte déception amoureuse causée par l’indifférence de celle-ci, qu’il s’est engagé. Je n’ai pas caché à Adéma que ce côté calicot sentimental chez Apollinaire ne me le rend pas brillant. — (Paul Léautaud, Journal littéraire, 4 octobre 1948, Paris, Gallimard, Folio, page 1161)
- (Construction) En plâtrerie, bande de renfort mise en œuvre entre deux plaques de plâtre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
eaux
?- Pluriel de eau.
- Les terres en général sont froides et compactes ; les eaux pluviales s’y infiltrent lentement et les rendent fort humides pendant l’hiver et le printemps ; on les désigne, dans le pays, sous le nom de gruette et de bournais. — (Beauvais de Saint-Paul, Essai historique et statistique sur le canton et la ville de Mondoubleau, 1837, page 20)
- Ses bassins et ses seaux contiennent « les eaux » comme disent tout court les femmes de chambre ; les exsudations et les résidus de la peau, les graisses animales du savon y flottent ou s’y déposent. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 130)
-
antihéros
?- (Moins courant) Personnage principal d’une œuvre de fiction dénué des caractéristiques positives du héros traditionnel.
- Le héros déceptif est un antihéros plus ancien et figure dans nombre de contes populaires ; c’est un héros qui, par sa propre faute ou du fait des circonstances, ne parvient pas à accomplir sa quête.
- Ce n’est pas parce que le roman est moderne qu’il se définit nécessairement comme un antihéros mais, rappelle G. Durand, c’est bien parce qu’il est au fond un antihéros que l’on parlera de roman moderne. — (Cécile Narjoux, Le Mythe, ou, La représentation de l’autre dans l’œuvre romanesque d’Aragon, 2001)
- Antihéros par excellence, il ne choisit pas la liberté : c’est elle, la garce, qui fait de lui son jouet, jusqu’à une improbable rédemption. — (F. C., La Voie aux Chapitres : Personne ne gagne, Le Canard enchaîné, 31 mai 2017, page 6)
-
canaux
?- Pluriel de canal.
- Dans tous les cas, la possibilité d’utiliser de l’eau douce est capitale : rivières, canaux, sources, eaux souterraines fossiles non renouvelables, eaux salées qu’il faut désaliner, transport par conduites de pipes-lines, même par transports flottés de la glace des banquises ou des icebergs ; la désalinisation est capitale : on pense que l’osmose électrique inverse serait la moins chère, quoique certains pensent que c’est le transport des glaces. — (Comptes rendus des séances de l’Académie d’Agriculture de France, 1978)
-
biveaux
?- Pluriel de biveau.
-
barbeau
?- (Botanique) Plante à fleur bleue, centaurée aussi appelée bleuet ou bluet (Centaurea cyanus).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Canada) Larve de l’œstre du cheval.
- Mouche jaune : Mouche merdivore : Musca merdariaChiques, barbeaux : Les larves de l’Œstre du cheval : Gastrus equiChenilles des vaches : Les larves de l’Œstre du bœuf : Hypoderma bovis— (Noms vulgaires des insectes en Canada, Le Naturaliste canadien, tome troisième, no. 4 (mars 1871), C. Darveau, Québec, 1871)
-
aérospatiaux
?- Masculin pluriel de aérospatial.
-
cargo
?- Navire destiné à transporter des marchandises.
- Les glaces de la mer Blanche n’avaient que peu de rapports avec celles de la banquise, et les cargos étaient précédés et convoyés par de remarquables « brise-glaces ». — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le bulbe opalin déchirait la pellicule liquide, des floches d'écume chatouillaient les flancs du cargo. — (Charles Haquet, Cargo, Le Masque, 2007)
- (Par extension) Véhicule destiné à transporter des marchandises (en général dans un nom composé).
-
cerceau
?- (Tonnellerie) Lame de fer mince ou latte de bois flexible, formant un cercle, dont on se sert pour maintenir les douves des tonneaux, des cuves, etc.
- Il venait, avec Maddalena, de traverser le vaste chai […]. D'énormes foudres, hauts de trois mètres, alignaient leurs cerceaux ovales, d'un bout à l'autre de la galerie. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921 page 169)
- Cercle de bois léger que les enfants font courir devant eux comme une roue, en le poussant avec un petit bâton.
- Je peux m’abandonner, je me laisse imprégner par cette lumière dorée, ces roucoulements, ces pépiements, ces tintements de clochettes sur la tête des ânons, des chèvres, ces sonneries des cerceaux munis d’un manche que poussent devant eux les petits qui ne savent pas se servir d’un bâton… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 20)
- Bois courbés qui servent à soutenir la toile dont on couvre une voiture, une barque, ; cercles tendus de papier au travers desquels passent les acrobates, les faiseurs de tours.
- (Par extension) Différents objets qui forment seulement le demi-cercle ; arceau.
- Cerceau d’une bercelonnette. Cerceau d’un lit de malade.
- (Chasse) Sorte de filet dont on se sert pour prendre des oiseaux.
- (Ornithologie) Extrémité des plumes du bout de l’aile de certains oiseaux de proie.
- (Gymnastique) Un des cinq engins utilisés en gymnastique rythmique.
- (Cirque) Un des agrès aérien utilisé par les circassiens.
- (Argot) Volant de direction d’un véhicule.
- Rocco c’est un fils de pute et un malfaisant, mais quand il tient le cerceau c’est un crack. — (Henri Verneuil, Cent mille dollars au soleil, 1964)
-
bitonaux
?- Masculin pluriel de bitonal.
-
bandeaux
?- Pluriel de bandeau.
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hôpitaux
?- Pluriel de hôpital.
- Quand on commença à faire, dans les hôpitaux, le bouillon, d’après le nouveau règlement en vigueur aujourd’hui, le Conseil municipal se récria, se plaignit de ce que le bouillon était trop bon; et, comme on doit les plus grands égards à l’autorité qui tient les cordons de la bourse, le Conseil des hôpitaux fut obligé de céder et de désaméliorer quelque peu le bouillon. — (La Revue indépendante, 15 juin 1844, page 508)
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propos
?- Paroles échangées dans la conversation.
- C’étaient des commerçants du quartier […]. Il suffisait de les voir, d’écouter leurs propos inoffensifs, émaillés de vérités premières. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- La quakeresse répéta en détail la conversation qu'elle avait entendue la veille. Sa mémoire était excellente et elle put redire mot pour mot les propos des officiers britanniques. — (Kurt Singer & Jane Sherrod, Les espions qui ont changé l’histoire, traduit de l'anglais par Bruno Bax, Paris : Presses de la Cité, 1961, page 36)
- Sous le titre allusif « le poids de l’administration », il taillait un costume sur mesure à Si Omar et pour ce faire rapportait des propos qu’il imputait à Meyer. — (Anne Leduc, Le chant du lendemain: Alger, 1962-1969, Bouchène, 2004, page 63)
- Très vite, on trouve de bien étranges propos. Ceux-ci par exemple, dans les Pages françaises, de Paul Déroulède : « En avant ! Tant pis pour la tombe. La mort n'est rien. Vive la tombe ! » — (Thérèse Delpech, L'ensauvagement : Le retour de la barbarie au XXIe siècle, éd. Bernard Grasset, 2005, p. 173)
- Élément du discours.
- Et sans doute avait-il encore moins envie de faire le moindre commentaire sur l’interminable litanie des propos rabat-joie que L’Ecclésiaste donne à entendre dans la Bible. — (Jean Bessière, La Vie de l'esprit pour garde du corps, Editions Edilivre, 2017, page 102)
- Propos interrompu, Discours, conversation sans suite, sans liaison.
- Nom d’un petit jeu de société.
- Jouer aux propos interrompus.
- broncho
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bandeau
?- Bande qui sert à ceindre le front et la tête.
- Les uns ont de petits bandeaux sur le front ; les autres une manière de toupet à la Benjamin Constant. — (Anatole Claveau, « Les Snobs », dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., page 35)
- L’usage du chrémeau nous conduit ainsi naturellement à celui du bandeau de lin que les confirmands tiennent à la main en s’approchant du Pontife et dont on leur bande le front après l’onction sacramentelle. — (D. L. J., « La Confirmation », dans Le Messager des fidèles, n° 9 du 21 novembre 1887, Maredsous (Province de Namur) : Abbaye de Saint-Benoit, page 452)
- Coiffure en bandeaux, séparant les cheveux au milieu du front et les ramenant sur les côtés du visage.
- On la croyait moins vieille, à cause de ses cheveux bruns, dont les bandeaux entouraient sa figure blême, marquée de petite vérole. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Il jeta un coup d’œil et vit que la jeune femme avait des bandeaux noirs et un air gentil. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 65)
- J’aimais les visites de Mme Saint-Alban, une femme encore belle, crépue de frisures naturelles qu’elle coiffait en bandeaux, tôt ébouriffés. Elle ressemblait à George Sand, et portait en tous ses mouvements une majesté romanichelle. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 108)
- Son chapeau avait dû tomber au cours de l’agression, et sa chevelure à moitié défaite tombait derrière, en masse épaisse retenue par un peigne d’or, tandis que deux bandeaux aux reflets fauves se divisaient également au-dessus du front, un peu ondulés sur les tempes. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Ses bandeaux déjà gris, un peu en désordre, lui donnaient l’air négligé d’une femme qui n’attend plus rien. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 14)
- D’un ton un peu mystérieux elle a confié à la garde : « J’avais de beaux cheveux, je les coiffais en bandeaux autour de ma tête. » — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 70)
- Le bandeau royal, Le diadème dont anciennement les rois se ceignaient la tête.
- Ceindre le bandeau royal.
- Bande, ou d’un morceau d’étoffe en plusieurs doubles, qu’on met sur les yeux de quelqu’un pour l’empêcher de voir.
- Mettre un bandeau à quelqu’un, sur les yeux de quelqu’un.
- Un épais bandeau.
- Les peintres et les poètes représentent l’Amour avec un bandeau sur les yeux.
- (Sens figuré) Espèce d’aveuglement moral qui naît d’une passion, d’une prévention, ou d’ignorance.
- Avoir un bandeau sur les yeux.
- Arracher le bandeau, faire tomber le bandeau de dessus les yeux de quelqu’un.
- (Architecture) Plate-bande unie, en saillie sur le nu du mur autour d’une baie de porte ou de fenêtre, destinée à tenir lieu de chambranle.
- (Typographie) Vignette gravée, en forme de frise, en tête de chapitre.
- (Journalisme) Partie placée en haut d’une page de une, occupant généralement toute la largeur du journal.
- Sous la pérennité du bandeau titre, les catastrophes du présent deviennent relatives. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 70)
-
caveaux
?- Pluriel de caveau.
-
peau
?- (Anatomie) Enveloppe d’un corps humain ou animal.
- Elles n’ont point la peau basanée, comme on le croit en Europe ; la plupart sont, au contraire, très blanches ; les autres, selon leurs diverses origines, sont brunes, mais d’une peau unie et veloutée, d’une teinte chaude et pleine de vie. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Qu’est-ce que l’expression se coucher, comparée à se piausser, revêtir une autre peau ! — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- Il n’y avait point de nationalités, quoique les nuances de la peau différassent dans les diverses parties de la planète. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, nº 1, janvier 1914)
- Pourquoi porter des chapeaux et des vêtements, quand la pigmentation de la peau est la meilleure défense contre le soleil des tropiques […] ? — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Les quadrupèdes ont la peau couverte de poils, les oiseaux de plumes, et les poissons d’écailles.
- Les os lui percent la peau, il n’a que la peau et les os, il a la peau collée sur les os : Se dit d’un homme ou d’un animal fort maigre.
- (Par métonymie) La personne elle-même.
- Les chroniqueurs rapportent que Nicolas Sarkozy, pour expliquer qu’il se sentait bien dans sa peau de Président, aurait dit qu’il avait la banane. — (Charles Debbasch, Les orages de la Sarkozye: de la présidence impériale au pouvoir tempéré, L’Harmattan, 2011, page 51)
- Il crève dans sa peau : Il est si gras qu’il semble ne pouvoir plus tenir dans ses habits. (Sens figuré) Se dit d’un homme qui a quelque grand dépit qu’il s’efforce de renfermer en lui-même.
- Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau : Il ne changera pas de conduite, de manières, il ne se corrigera point.
- Il mourra dans la peau d’un insolent, d’un effronté, d’un fat, etc.
- Je ne voudrais pas être dans sa peau : Je ne voudrais pas être à sa place, dans la position fâcheuse ou périlleuse où il se trouve.
- Faire bon marché de sa peau : Risquer sa vie, s’exposer aux coups avec un complet mépris du danger.
- Craindre, trembler pour sa peau, avoir peur pour sa peau, ménager sa peau : Craindre les coups, le danger, la mort, éviter de s’y exposer.
- Tenir à sa peau, sauver sa peau : Tenir à la vie, sauver sa vie.
- Vendre bien cher sa peau : Se défendre vaillamment contre ceux qui vous attaquent.
- Avoir la peau de quelqu’un : (Familier) Venir à bout d’un adversaire par n’importe quel moyen, le tuer.
- Dépouille de l’animal ; cuir.
- Les peaux sont exportées ou tannées dans le pays pour être converties en babouches, gibecières, etc. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 229)
- Sans les peaux des agneaux tués chaque été, les ganteries de Millau n’existeraient pas. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Peau de vélin : Peau de veau, très mince, préparée pour la reliure, la peinture, l’écriture ou l’impression.
- Parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande.
- Cette viande n’est pas mangeable : il n’y a que des peaux.
- Enveloppe des fruits, amandes, oignons, etc.
- Le raisin muscat a la peau dure.
- La peau des noix fraîches est amère.
- Une peau d’orange.
- Les oignons sont couverts de plusieurs peaux.
- Croûte plus ou moins fine qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses, par l’épaississement qui résulte de l’évaporation.
- — Tu vas prendre une tasse de café au moins ? — Tu sais, comme je t’en donnais en cachette de ta mère, avec du lait. — Tu l’écrémais toujours, — tu disais : « donne-moi la peau. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Versons le lait dans sa casserole et l’eau dans sa bouilloire, puisque Monsieur prend du thé, comme je prends, moi, du café noir et Maman du chocolat, bien passé, à cause des peaux. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 141)
- Il se forme une peau sur le lait bouilli, sur l’encre, sur le fromage, etc.
- (Péjoratif) Personne méprisable.
- – Comment !… Vous ne savez pas ?… Mais nous sommes fâchées depuis un mois… depuis qu’elle m’a chipé un consul, mon cher, un consul d’Amérique, qui me donnait cinq mille par mois !… Oui, elle me l’a chipé, cette peau-là !… — (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1886, XII)
- Un homme à femmes ! un viveur ! Et avant de séduire Armelle, cette liaison qu’il avait eue avec cette… milliardaire ? […]. Avoir osé amener ici à l’hôtel du Héron cette parvenue, cette fausse Anglaise […] Ils se voyaient encore, croyait-elle savoir. Roland faisait des séjours chez cette… peau, […] Fi donc, des chiens, pour sûr ! — ( Louis Guilloux , Les batailles perdues, Gallimard, 1960, page 29)
- (Technique) Partie externe d'une pièce composée d'un assemblage de matériaux.
- Les capots des moteurs sont le plus souvent réalisés avec des sandwichs constitués de peaux en carbone-époxy collées sur des âmes en nida aluminium. — (Philippe Cognard, Collage des composites: constructions aérospatiale, automobile et ferroviaire, Éditions Techniques de l'Ingénieur, n° AM 5-221, s.d., page 7)
- Femme de mauvaise vie, prostituée.
- Et non seulement il faisait des orgies à domicile, mais il s’en allait à la ville où il demeurait quelquefois plusieurs jours, traînant dans tous les mauvais lieux de l’endroit, en compagnie des voyous et des peaux. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 29)
- – Il n’y a pas besoin d’être renseignée autrement pour savoir que les filles de chez Maloret ont toujours été des peaux. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 145)
-
couteaux
?- Pluriel de couteau.
- C’était là que nous entreposions des voitures, des motos et des bicyclettes abandonnées, volées, retrouvées et pas réclamées, et rangions nos véhicules cassés, la cahute en ciment abritant des foultitudes d’objets illicites, tels revolvers, carabines, couteaux de toutes sortes, pilules, poudres et herbes de toutes autres sortes, publications cochonnes (de toutes autres sortes encore) et des tonnes de biens dérobés à droite et à gauche. — (Michael Malone, Juges et assassins, 1994)
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casino
?- (XIXe siècle) Établissement de jeu, de lecture, de conversation, etc., avec ou sans théâtre, qui se trouve dans les stations balnéaires ou thermales.
- Cette hypothèse paraît vraisemblable si l’on vient à songer […] qu’avant d’y arriver, les curieux reconnaissent, çà et là, plus d’un casino dont l’intérieur et le décor trahissent les spirituelles débauches de nos aïeux. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Devant l’église, de petits groupes papotants se formèrent et presque tout le monde dévala par une ruelle poussiéreuse étouffée entre une grande prairie et des villas isolées, vers l’un des petits casinos du village, rendez-vous du dimanche matin. — (Jeanne Gregh, Six et une nuits d’Amérique, Nouvelles éditions Argo, 1931, page 76)
- (Aujourd’hui) Établissement de jeu de hasard.
- Les casinos ne sont que de gigantesques pièges, vers lesquels le client riche est rabattu, d’abord par le snobisme, ensuite par la publicité du mercantilisme de l’élégance, et enfin par des agents ou des agentes, subtils et caressants. — (Henri Barbusse, Russie, Ernest Flammarion, Paris, 1930)
- Il n’avais jamais compris pourquoi tous ces gens, dans les casinos, restaient longtemps autour des tables, silencieux, immobiles, avec leurs têtes de morts-vivants. — (Patrick Modiano, Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, Gallimard, 2014, page 93)
- (Sens figuré) (Politique) (Péjoratif) Jeu des financiers, qui boursicotent, au lieu de financer l’investissement économique productif.
- Or, après trois décennies d’hégémonie idéologique néolibérale et de pari sur la main invisible du marché, les retombées délétères du capitalisme de casino et l’effilochage du lien social qu’il entraine semble redonner, […], une nouvelle actualité à ce souci. — (Alexis Lacroix, Quand le justice sociale redevient une idée neuve, dans Marianne, n°665, du 16 janvier 2010)
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museau
?- Partie de la tête de certains animaux, qui comprend la gueule et le nez (surtout lorsque cette partie est pointue).
- Contre sa jambe trottinait son chien « Lirot », un fort mâtin à museau aigu, à poil d’hyène, hérissé de piquants noirs de l’échine au panache. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, 1910, chapitre 2)
- Museau de brochet, de requin.
- (Familier) Visage en parlant des personnes, mais seulement par mépris ou par plaisanterie.
- – Non, je ne l'ai pas vu. Personne ne le voit. Depuis qu'il s'est amené dans le pays et qu'il s'est installé là-haut, il n'a pas montré son museau une seule fois. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- Quand je vois maintenant passer une poutrôneQui se teint la tignasse et se peint le museau,C’est à courir piquer sa tête dans le RhônePour se désemplâtrer et se rincer la peau. — (Joanny Gonindard, Au gré du vent, 2016)
- (Ironique) (Populaire) Homme qui fait l’agréable.
- Voilà encore un beau museau, un plaisant museau.
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complot
?- Entreprise en préparation formée secrètement entre deux ou plusieurs personnes contre l’intérêt d’un État (ou au sein même de l'État), d’un groupe de personnes ou une personne.
- Depuis que ces complots s’agitent, je ne sais où je suis ; j’éprouve des indigestions ; je ne reçois que des coups et des contusions, et je vois que tout cela ne pourra se terminer que par la disette, l’emprisonnement et le meurtre de plusieurs milliers de gens tranquilles. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Une accusation de complot contre la vie de Napoléon III fut abandonnée par prudence ; l’idée était dans l’air, on craignait d’évoquer l’événement. — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, page 22)
- Une seule vérité dans le fatras de complots tout à fait impossibles sous un régime policier perfectionné : que tout le vieux parti haïssait Staline, …. — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
- La Conspiration des Poudres consomma pour longtemps la ruine du catholicisme en Angleterre. Le papisme devint lié, dans les esprits, à de sombres images de complot contre la sûreté de l’État, […]. — (André Maurois, Histoire d’Angleterre, Fayard, 1937, page 392)
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apparaux
?- (Marine) Machines implantées à bord des navires et dédiées aux opérations de manutention ou aux manœuvres.
- Le bourgeois devait fournir son navire en bon état et muni des agrès, apparaux, canons et autres armes nécessaires. — (Paul de Joriaud, Jean Bart et la guerre de course sous Louis XIV, 1888)
- Morisseau, lui, n’avait plus qu’une préoccupation, qui le tenait du matin au soir : déménager tous les apparaux du cuivre du yacht pour les plaquer sur sa maison. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), Les pirates du Texas, éditions J. Ferenczy et fils, 1929, réédition 1980, troisième partie, chapitre VII (sic pour du cuivre au lieu de de cuivre))
- (Construction) Appareils de construction des ponts, etc.
- Des structures métalliques provisoires appelées « apparaux de lançage » surmontent actuellement les piles et culées ; ces structures serviront à guider l’ouvrage au cours du lançage. — (Journal de la ville de Massy (Essonne, France), décembre 2008)
- (Gymnastique) Ensemble d’engins de gymnastique.
- anévrismaux
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basilicaux
?- Masculin pluriel de basilical.
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coteau
?- Colline peu élevée.
- Devant eux, la route de Nice montait le versant opposé de la vallée ; mais ils ne pouvaient en voir qu’un bout assez court, car elle fait un coude brusque, à un demi-kilomètre du pont, et se perd entre des coteaux boisés. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 27)
- Des landes et des coteaux calcaires ou marno-calcaires plus ou moins pâturés à flore xérothermique se rencontrent en différents points de la vallée de la Lanterne. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 100)
- Je m'engage sur la pente. Zinder est là-bas, au centre d'une vaste crique à l'apparence de golfe desséché que bornent, à l'Est et à l'Ouest, des coteaux pierreux en forme de promontoire. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 14)
- (Spécialement) Colline plantée de vignes.
- La route parcourt une campagne fertile et variée par des jardins, par des plantations de noyers, et par des coteaux plantés de vignes: à gauche, ou suit presque constamment le cours de l'Yonne; […]. — (Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, Firmin Didot frères, 1837, vol.1 (Route de Paris à Genève : Département de l'Yonne), page 1)
- Des coteaux d’Arbois, de Poligny et de Salins, descendait, chaque automne, avec les cuves pleines, le beau vin couleur peau d’oignon, jailli des grappes de poulsard. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quoi qu’il en soit, on peut imaginer que le désastre phylloxérique mit subitement en présence des plus dures nécessités toute une population vigneronne qui avait jusque-là vécu insouciante sur ses coteaux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.