Dictionnaire des rimes
Les rimes en : camail
Que signifie "camail" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Religion) Sorte de petit manteau qui couvre depuis les épaules jusqu’à la ceinture et que les évêques et autres ecclésiastiques privilégiés portent par-dessus le rochet dans les cérémonies. → voir mosette
- Il portait négligemment sur ses épaules courbées un long camail de velours rouge, et sa robe traînait sur ses pieds. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Il marmotta des oraisons tant que dura la nuit, sans décroiser un moment ses bras de son camail de soie violette, sans obliquer un regard vers moi, sa postérité, […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Mollement drapé d’un camail de nuées grises, le crépuscule déroulait ses brumeuses tentures sur la pourpre fondante d’un soleil couchant. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir aux épices, 1877)
- Elle avait bien changé, Mme Rezeau, depuis l'époque des précepteurs en camail et de la confession familiale. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 173)
- (Religion) Collet avec capuchon que le clergé porte en hiver.
- Le dos rond sous le camail, il me précède dans le couloir qui fait communiquer la cure et la sacristie. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 76)
- Camail d’armure : pièce d’armement protégeant le cou et le haut des épaules. Le terme camail est souvent utilisé à tort pour désigner la coiffe de maille qui protège également la tête.
- (Héraldique) Lambrequin, décoration de casque [2].
- Longues plumes du cou et de la poitrine, chez le coq.
- Si le Coq de Java diffère des autres Coqs par sa crête et par son fanon sous-mandibulaire, le Coq de Sonnerat ne s'en écarte pas moins par une singularité très curieuse des plumes de son camail. — (Pierre-Amédée Pichot, Le Coqs sauvages, dans le Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France, 1914, volume 61, page 103)
- Tenez, il me suffit d’un coup d’œil au coq de Barye qui parade chez moi, fier de son camail, sur la table où je prends mon café, pour me retrouver place d’Aligre où, vers 1920, le dimanche matin, les marchands de choux-fleurs cédaient la place aux brocanteurs — (Jean Diwo, 249, Faubourg Saint-Antoine, Flammarion, 2006, chapitre 2)
- (Ornithologie) (Vieilli) (Désuet) Espèce de tangara de Guyane [2].
Mots qui riment avec "aille"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "camail".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aille , ailles , ail , ails et aï .
- sidiailles
-
funérailles
?- (Funéraire) Ensemble des cérémonies qui se font dans un enterrement de quelque solennité.
- Je suis curieux de voir le banquet des funérailles d’Athelsthane ; car, si ce banquet n’est pas complet, il sortira de la tombe pour gronder le cuisinier, le maître d’hôtel et l’échanson, et ce serait un spectacle digne d’être vu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Les funérailles religieuses du maréchal de Mac-Mahon ont eu le caractère d’une imposante et solennelle manifestation. Elles offraient un consolant contraste avec les apothéoses purement laïques dont Paris a été déshonoré, durant ces dernières années. — (A. de Montbrillant, Le Maréchal de Mac Mahon, Éditions Saint-Raphaël / imprimerie Notre-Dame des Prés, Paris / Neuville-sous-Montreuil, 1894)
- Mariées au lendemain de la Grande Guerre, on les a peut-être vues en robe à pois et blouse à fleurs, l’été, pendant quatre ou cinq ans, le temps que les funérailles entrent dans la danse. — (Maxime Rapaille, Le Feu des Fagnes, Dricot, 2001, page 59)
- Le 25 novembre dernier est décédé, à Dergneau, M. Léopold Bruneau qui, depuis plus de 30 ans, vulgarisait l’apiculture raisonnée dans sa région. Ses funérailles ont eu lieu au milieu d’une grande affluence de monde ; tous les apiculteurs du pays avaient tenu à conduire, à sa dernière demeure, leur bien-aimé conseiller. — (« Fédération apicole du Hainaut et environs », dans L’Apiculture rationnelle et l’utilisation des produits du rucher, tomes 8-9, éditions E. Palate-Snappe, 1924, page 15)
-
muraille
?- (Sens propre) Ensemble de murs clôturant un espace.
- D’un autre côté, il n’existait dans les environs ni pierres ni rochers qui eussent pu servir à élever une sorte de muraille. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- On pouvait le surprendre intrépidement planté sur ses jambes, le nez en l’air, assistant à la chute d’une pierre qu’un maçon ébranle avec un levier en haut d’une muraille, et sans quitter la place que la pierre ne tombât ; et, quand la pierre était tombée, il s’en allait heureux comme un académicien le serait de la chute d’un drame romantique. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- (Par analogie figurative) Élévation de matière imposante par sa hauteur.
- L'aspect de muraille qui présente la banquise du Nord cesse à l’origine du « Nordbugt » ; la lisière des glaces plus lâches et plus morcelées devient inégale et très variée. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Par extension) Paroi verticale monomorphe.
- C’est, ajoute M. Botta, à l’affaissement de cette muraille de terre, qui s’est en quelque sorte délitée […] — (Jean Chrétien Ferdinand Hoefer, Chaldée, Assyrie, Médie, Babylonie, Mésopotamie, Phénicie, Palmyrène, Didot, 1852, page 277)
- Cependant nous finissons par découvrir une place inoccupée dans un angle de la kasba, près des murailles de pisé croulantes. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 48)
- (Héraldique) Meuble représentant un mur crénelé dans les armoiries. Il se blasonne comme le mur. Il se démarque du mur en occupant une grande surface de l’écu.
- D’azur à la muraille crénelée de cinq pièces d’argent, maçonnée de sable, qui est de la commune de Mars du Gard → voir illustration « armoiries avec une muraille »
- (Marine) Partie latérale de la coque d’un navire.
- Les murailles peuvent être verticales, ou évasées vers l’extérieur (on dit aussi « tulipées » [...]), ou plus rarement rentrantes au niveau du pont, on dit dans ce cas que la coque est frégatée. — (Dominique Paulet et Dominique Presles, Architecture navale, 1998, page 22)
- La partie de la muraille qui dépasse parfois du pont vers le haut (pour constituer un garde corps) s’appelle un pavois. — (Dominique Paulet et Dominique Presles, Architecture navale, 1998, page 22)
- (Militaire) Paroi de la cuirasse d’une pièce d’artillerie.
- Les épaisseurs de la cuirasse ( muraille et voûte ) sont progressivement plus fortes vers l’embrasue […] — (Office national de la propriété industrielle, Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris sous le régime de la loi du 5 juillet 1844, 1894, page 3)
- (Architecture, Militaire) Ceinture défensive entourant une ville. → voir cordon de muraille
- Ce lugubre silence annonce seulement que les hommes sont à leur poste sur les murailles et qu’ils s’attendent à une attaque prochaine. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Quant à la ville […], elle garde encore les traces du terrible assaut de Skobeleff en 1880, murailles démantelées, bastions en ruines… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VIII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Enfin la dernière nous paraît représenter le bosson, ou bélier des anciens, avec lequel on battait en brèche les murailles avant l’emploi de l’artillerie. — (Bulletin monumental, page 337, Société française d'archéologie, 1861)
- La ville avait la réputation d’être imprenable ; son château s’élevait à l’est et la ceinture de murailles qui entourait la cité venait s’y attacher; des portes, des bastions, des fossés formaient un respectable appareil de défense. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- (Hippologie) Paroi du sabot d’un ongulé.
- Le sabot est une enveloppe de corne qui comprend la muraille (ou paroi), la sole et la fourchette. — (Yves Bertrand, Ghislain de Halleux, Chevaux et prairies, France Agricole Editions, 2005, page 184)
- (Par métonymie) (Habitat) Mur d’une habitation ou d’une ville.
- Si je meurs, je veux qu'on m'enterreDans une cave où y a du bon vin ;Dans une cave, oui, oui, oui,...Les deux pieds contre la murailleEt la tête sous le robinet. — (Chevaliers de la table ronde (chanson populaire))
- (Par extension) (Sens figuré) Structure imaginaire destinée à protéger quelqu’un ou quelque chose.
- L’équateur est une frontière défendue par une muraille gigantesque qui fait le tour de la planète, comme une ceinture de pierre. — (Serge Brussolo, La Muraille interdite : Almoha, tome 1, Bragelonne, 2012)
- (Par analogie d’usage) Ceinture protectrice.
- Le cercle magique , comme une muraille, non pas une muraille d’airain , car l’airain eût fondu ainsi qu’une cire à ces souffles embrasés, mais comme une muraille bâtie de cet éther dont sont faits les bastions du ciel, arrêta la cohue furieuse. — (Revue bleue politique et littéraire, volume 36, 1885, page 721)
- (Écologie) Zone de végétation naturelle.
- Au total, la perspective du « Projet majeur africain de la grande muraille verte » devrait pouvoir réussir à susciter, encourager et soutenir hardiment une synergie d’action collaborative […] — (Abdoulaye Dia, La Grande Muraille Verte, IRD Éditions, 2013, page 76)
- (Société) Bouclier de protection par la communication.
- La muraille de protection médiatique dont il bénéficie a donné à ces massacres un assez faible écho, mais n'a tout de même pas pu engendrer une amnésie générale. — (ThéOphile Kouamouo, J’Accuse Ouattar, Books on Demand France, 2012, page 67)
- (Théologie) Barrière mentale.
- Elle avoit une haute grande muraille ; c’est la protection spéciale dont Dieu honore son Église , qui la rend invincible à tous ses ennemis, à tous les persécuteurs […] — (Nicolas Leduc, Année ecclésiastique ou instructions sur le propre du tems et sur le propre et le commun des Saints, volume 7, Lottin, 1739, page 603)
- (Littérature) (Sens figuré) Collectif protecteur.
- […] tandis que se faisait plus épaisse, comme une vivante muraille de protection, la masse de ceux qui connaissaient l’intention de leurs camarades et se chargeaient d’en assurer la bonne réalisation. — (Cyrille, Un mur à Berlin, Éditions Occident, 1969, page 52)
- (Psychologie) Système de protection du moi intérieur.
- Le soir où ils s’étaient rencontrés, lors des fiançailles d’amis communs, le sourire étincelant de Sierra avait vaincu la muraille de protection, pourtant soigneusement fortifiée, qu’il avait élevée depuis des années afin de se protéger […] — (Karen Rose Smith, Marie Ferrarella, Pour l’amour d'un enfant - Ce troublant inconnu, Harlequin, 2009)
- (Par métonymie) Ensemble protégé par un système de défense. → voir muraille de Chine
- Le vainqueur laisse au loin la tourbe des lassables, ceux qui ont admis des murailles et que l’empêchement arrête ; seul, il a droit à nos palpitantes pitiés, car lui aussi se fatigua mais bien davantage; […]. — (Aurel, Les jeux de la flamme: roman, Mercure de France, 1906, page 236)
- (Soutenu) (Littérature) Ville.
- Sous les murailles solitaires, les eaux passaient tranquilles, fouettant le sable des rives […] — (Revue de France (Paris. 1871), volume 4, 1873, page 451)
-
discutaille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de discutailler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de discutailler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de discutailler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de discutailler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de discutailler.
-
raille
?- Mouchard de la police, cogne.
- C’est dans la rue du MailOù j’ai été coltigé [empoigné],Maluré,Par trois coquins de railles. — (Victor Hugo, Dern. jour condamné, 1829, p. 81)
- Méchant petit raille […] parce qu’il est poltron comme une vache, il serait capable de nous faire faucher […]− Puisque tu m’appelles raille ..[…] je dirai tout à mon frère. — (Eugène Sue, 'Les Mystères de Paris, tome 6, 1843, page 26)
-
armaille
?- Variante de almaille.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
fermail
?- (Vieilli) Agrafe, boucle, broche tenant fermé un vêtement, une ceinture, etc.
- Son costume se compose d’une mitre précieuse, imitant un décor de broderies de perles, et d’une chape à bords orfrayés, recouvrant une tunique à larges manches, retenue au niveau de la poitrine par un gros fermail. — (Didier Rykner, La sculpture du XVe siècle en Franche-Comté de Jean sans Peur à Marguerite d’Autriche (1404-1530), Édition des Amis des musées du Jura, 2007, page 121)
- (Vieilli) Fermoir d’un livre.
- Maître Huylten agrafa le fermail de sa bible, […]. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- […], dans un magnifique Panthéon-Keepsake imprimé sur papier jésus superfin orné de dessins d’après les compositions de Flaxman, que Beauvoir avait acheté pour sa bibliothèque et fait relier en cuir de Russie, avec fermail de métal et reliure arraphique, la gouttière dorée, dorure sur tranche antiquée, […]. — (Raphaël Belaïche, Baudelaire, le Grand-Crevard, chez l’auteur, 2018 & Éditions Lupa, 2020, page 192)
-
entretaille
?- (Gravure) Taille légère qu’on glisse entre des tailles plus fortes, pour donner de l’effet à certaines parties.
- Dans leurs œuvres, la variété des gris et des noirs dépend non seulement du plus ou du moins de largeur de l’entretaille, mais encore du degré de l’angle formé par deux tailles qui se coupent. — (Revue de l'art ancien et moderne, Volume 32, 1912)
-
pretintaille
?- (Désuet) Ornement en découpures qui se mettait sur les robes des femmes.
- Robe garnie de pretintaille.
- (Sens figuré) (Familier) (Au pluriel) Les légers accessoires qui accompagnent une chose, qui en dépendent.
- Nos peintres les surpassèrent en se servant d’eux, comme nos jardins de France font oublier les jardins d’Italie dont ils sortirent, et dont ils évitèrent la verbosité et les prétintailles. — (Jean de La Varende, Versailles, Paris, édition Henri Lefebvre, 1959, page 181)
- Cette charge coûte telle somme, sans compter les pretintailles.
- Il a gagné son procès avec les pretintailles.
- (Jeux) Au jeu de l'hombre, nom de chacune des 14 combinaisons qui compliquent ce jeu.
- Les pretintailles , qui d'abord se sont introduites dans les jupes et dans les écharpes, sont passées de là dans le jeu de l'Hombre. — (supplément au Dictionnaire universel françois et latin, Éd. Compagnie des libraires associés, Paris 1752)
-
gouaille
?- Attitude impertinente, moqueuse, insolente.
- Pas de baronnes, allez, répondit sur un air de gouaille l’homme aux renseignements. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Avec un coup dans le nez, le Capitaine Eustrate Zilremer ne rendait pas le même son. Franchement sinistre quand il voulait planter ses idées comme des étouffe-pourtant, il prenait une gouaille après quelques bulles tout à fait formidable. — (Julien Capron, Match retour, Éditions Flammarion, 2011)
- La difficulté, avec Céline, c’est de ne pas céder à la tentation de le surjouer, de ne pas l’oraliser, précisément. S’en tenir à la langue écrite. Ne pas plaquer sur lui une gouaille surfaite. Il n'y a rien de moins célinien que la gouaille populaire. Céline n’est pas Michel Audiard. — (Fabrice Luchini, Comédie française, Flammarion, J’ai lu, 2016, page 54)
-
racaille
?- (Nom collectif) (Au singulier) (Péjoratif) Ensemble des individus mauvais, appartenant à la partie la plus pauvre, la plus basse ou la plus méprisée du peuple.
- Quant à cette racaille de schismatiques, d’hérétiques, etc., ils sont si maigres qu’on peut leur accorder le bienfait de la tolérance. — (Eikon Basilikè, Procès de Charles Ier, 1827)
- Pourrais-je fermer ma porte, n’ayant point de portier,- à toute la racaille des polissons, soi-disant gens de lettres, qui auraient la sotte curiosité de venir voir mon squelette ? — (Voltaire, Œuvres complètes de Voltaire, 1785)
- L’oiseau chasseur lui dit : Ton peu d’entendementMe rend tout étonné. Vous n’êtes que racaille,Gens grossiers, sans esprit, à qui l’on n’apprend rien. — (Jean de La Fontaine, Le faucon et le chapon)
- « Elle nous a tant volés, moi et mes petits, et puis tous ses enfants sont fonctionnaires, quelle racaille ! » — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 45)
- (Par apposition) — Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l’allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- (Par extension) Personnage issu de ce groupe d’individus.
- Quoi ! s’écria le chevalier, en sonner pour demander du secours contre une vingtaine de ces racailles qu’un seul bon chevalier chasserait devant lui comme le vent chasse les feuilles desséchées ! — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Et les petites racailles de merde sont vite venues me trouver !« Wesh Doe ! Alors la grosse tête, comme ça, on n’est qu’à un point du brevet ! » — (John Golda, C’est l’histoire de nos vies, Éditions Le Manuscrit, 2005, page 44)
- Vous en avez assez de cette bande de racaille ? On va vous en débarrasser. — (Nicolas Sarkozy, le 20 juin 2005 à Argenteuil)
- miravail
-
harpaille
?- Harde composée exclusivement de biches et de jeunes cerfs.
- Quatre à sept biches composent sa « harpaille », jalousement défendue contre les jeunes mâles. — (René Alleau, Guide de Fontainebleau mystérieux, 1967)
- Troupe.
- D’une ruelle subite débouche une harpaille de charmantes petites sorcières très terrifiantes. — (LAMENTABLE ODYSSÉE D’UN EXPLORATEUR MALGRÉ LUI)
-
gradaille
?- (Argot) (Péjoratif) Ensemble des petits gradés de l’armée.
- Vautrés à terre entre deux fumiers, à coups de gueule, à coups de bottes, on se trouvait bientôt relevés par la gradaille et relancés encore un coup vers d’autres chargements du convoi, encore. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Les hommes commandés par leurs gradailles, occupaient les trois côtés du carré. — (Jean-Joseph Milhiet, Saint-Cyr, trois siècles d’histoire, 1998)
- La gradaille c'est mis sur la terre que pour faire crever les mirlitons! — (Louis-Ferdinand Céline, Casse-pipe, 1949)
-
gueusaille
?- (Populaire) Troupe de gueux.
- Voilà bien de la gueusaille. Chassez cette gueusaille. Ce n’est que de la gueusaille.
- Madame la Foule, au grand complet de ses éléments constitutifs : prolétaires, travailleurs, petits épiciers retirés, patentés divers et autre gueusaille, ne sait pas encore très bien quelle figure faire dans une catastrophe — (Alfred Jarry, Oeuvre complètes, Tome 7, Gestes, "L'auto populaire", Editions du Livre, 1948, p. 101)
-
épousailles
?- (Vieilli) Célébration d’un mariage.
- Libératrices, les épousailles populaires représentent en général un engagement de tout l’être où la satisfaction personnelle l’emporte sur les autres raisons. — (Jacques Solé, L’amour en Occident à l’époque moderne, 1984)
- Noces.
- Dans l’esprit de la brave portière, [...] il lui apparaissait que le fait de son habit noir devait coïncider avec des projets d’épousailles. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, Les Souliers du mort, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 974)
-
haï
?- Détesté, abhorré, exécré, honni.
-
mitraille
?- (Vieilli) Ferraille dont on chargeait le canon.
- Parfois ils couraient jusqu’à en perdre haleine, ne s’arrêtant qu’à bout de souffle, se comprimant les flancs avec leurs poings serrés pour réduire un point de côté, et ils se laissaient tomber dans le veld, comme deux morts fauchés par une mitraille imaginaire. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
- (Par extension) Les balles de fer ou biscaïens, ordinairement mêlés de ferraille, dont on faisait les cartouches pour l’artillerie.
- Charger sous la mitraille.
- Résister, tenir sous la mitraille.
- Leur surprise fut grande, en arrivant, d’être reçus à coups de mitraille, et ils repartirent plus vite qu’ils n’étaient venus. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T. 2, 4, 1833)
- (Au singulier) Décharge collective d’artillerie.
- Malgré une décharge à mitraille des deux plus grosses pièces, tous arrivèrent pêle-mêle sur un petit terrain de gazon, au pied des remparts à demi-ruinés. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’ai conté […] le miracle de cette résistance inouïe, à un contre six, […], dans la vase, les trous perfides des arroyos, sous un ciel qui crachait des tonnes de mitraille. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 91)
- (Populaire) (Par plaisanterie) Beaucoup de petite monnaie.
- Après avoir farfouillé dans son sac elle pose sa mitraille sur le ramasse-monnaie du comptoir, comme ça, naïvement. — (Politique hebdo, 1971, page 85)
- ozerailles
-
margaille
?- (Belgique) Grand désordre, pouvant aller jusqu’à l’échauffourée, la bagarre.
- On ne sait pas très bien si l’on se bat ou si l’on ne se bat plus à Shanghaï, si l’on fera la paix ou si l’on recommencera à s’éventrer : margaille, pagaille et funérailles sous la mitraille. — (Thirimont, extrait de L’avenir colonial belge dans L’Étoile de l’A.E.F., 5e année, no 16, Brazzaville, 16 avril 1932, page 4)
- Tous les pays « bougent » à la fois et c’est un vrai miracle que la guerre, les révolutions et les troubles divers qui sévissent en tant d’endroits n’aient pas encore jusqu’ici déclanché la « grande margaille ». — (Dantès, Le malaise politique mondial, dans Volonté, l’hebdomadaire économique & politique de Madagascar, 1ère année, no 40, Tamatave, 13 mai 1933, page 2)
- C’est plus encore la « margaille » morale. Il faut se défier des resquilleurs, des fripons, des voleurs ; les mœurs s’encanaillent ; les mécontentements préparent les révolutions. — (Gringoire, Le mal du siècle, dans Les bonnes soirées, 13e année, no 48, Paris, 2 décembre 1934, page 41)
- availles
-
congaï
?- (Époque coloniale) Jeune femme, en Indochine.
- Il était très courtisé, et il eut droit au choix quand ils lui offrirent une congaï. — (Jean Basile Lapaloque, Un chemin d’églantiers, 2013)
- (Époque coloniale) Concubine indigène d’un colon, en Indochine.
-
travaille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de travailler.
- Il y a maintenant trois années révolues que je travaille à débillonner les terres de l’exploitation, situées dans la plaine, et c’est seulement dans l’automne dernier, que j’ai pu avoir quelques pièces assez aplanies pour pouvoir commencer à tracer les nouveaux billons que je veux y établir. — (Mathieu de Dombasle, Annales agricoles de Roville, 1829)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de travailler.
- Y s’embringue dans une histoire avec sa secrétaire parce qu’il travaille tard le soir au boulot, et alors sa femme se figure qu’il pieute avec elle, ou quelque chose dans ce goût-là. — (Richard Jessup, Un bruit de chaînes, traduction de Bruno Martin, Gallimard, 1956, chapitre premier, page 17)
- Proposant des Nécropoles (1978-1980), R. Passeron travaille, pour sa part, le polystyrène désexpansé à l’aide de l’essence de térébenthine. — (Murielle Gagnebin, Pour une esthétique psychanalytique, 2018)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de travailler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de travailler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de travailler.
-
coupaille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe coupailler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe coupailler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe coupailler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe coupailler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe coupailler.
- évantail
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.