Dictionnaire des rimes
Les rimes en : caméléonesque
Que signifie "caméléonesque" ?
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- Qui a la forme d’un caméléon, ou qui concerne les caméléons, ou se comporte comme les caméléons.
- Flavie admira cet être caméléonesque : un genou en terre, les mains en croix sur la poitrine et les yeux levés vers le ciel, dans une extase religieuse, il récitait une prière, il était le catholique le plus fervent, il se signa. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- Qui d’ailleurs démêlera le véritable caractère, qui osera tenter une définition de l’idéal caméléonesque de notre dix-neuvième siècle finissant ? — (Gazette des beaux-arts, 1885)
- Même pour les problèmes éthiques, il faudrait suivre alors un paradigme de pensée, caméléonesque et prudente, pour naviguer entre les écueils dans la mer de la précarité, dans la transition d’un ordre à l’autre, dans la médiation d’une culture à l’autre, dans les négociations entre un monde d’intérêts et un autre, pour résoudre un problème après l’autre. — (Franco Volpi, Chapitre VII : « Le Paradigme perdu » : L’Éthique contemporaine face à la technique, dans Gilbert Hottois (éditeur), Aux fondements d’une éthique contemporaine : H. Jonas et H. T. Engelhardt, Librairie philosophique J. Vrin, 1993)
Mots qui riment avec "esque"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "caméléonesque".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esque et esques .
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chevaleresque
?- Qui est relatif à la chevalerie, qui en a le caractère.
- Précisons que les règles chevaleresques qui jouaient bel et bien au XIIIe siècle un rôle de contrainte absolue, n’interviennent dans le roman qu’à titre d’obstacle mythique et de figures rituelles de rhétorique. — (Denis de Rougemont, L'amour et l'occident, 1938)
- On les entendait dire : « Grâce pour le royalisme ! il a rendu plus d’un service. Il a rapporté la tradition, le culte, la religion, le respect. Il est fidèle, brave, chevaleresque, aimant, dévoué. […] » — (Victor Hugo, Les Misérables)
- L’urbanité, l’esprit chrétien et un je ne sais quoi d’antique et de chevaleresque qui régnait à sa cour, m’avaient fait désirer de la mieux connaître; […]. — (Arnauld d'Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
- S’il a des goûts relevés et chevaleresques, il prend une femme qui ne fait pas passer la rue par son lit. — (Paul Lafargue, Sapho, paru dans Le Socialiste, 2 janvier 1886)
- Sire Réginald Front-de-Bœuf, avec ses nobles et chevaleresques alliés et compagnons, n’accepte point de défi de la part d’esclaves, de serfs ou de fugitifs. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, n° 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
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raphaélesque
?- (Art) Qui a le caractère correct, la pureté de dessin et l’harmonie de couleur de Raphaël, peintre italien du XVIe siècle.
- Samuel a le front pur et noble, les yeux brillants comme des gouttes de café, le nez taquin et railleur, les lèvres impudentes et sensuelles, le menton carré et despote, la chevelure prétentieusement raphaélesque. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; Gallimard, collection Folio, page 9)
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courtelinesque
?- (Rare) Relatif à Courteline et à sa littérature.
- Dans quelle mesure la satire courtelinesque eut-elle une influence sur les réformes qui tentèrent, avant 1914, d'humaniser la discipline et de réformer l'exercice de l'autorité dans l'armée. C'est ici une question du pouvoir réformateur de la littérature qui est posé. — (Odile Roynette, L'arme du rire, en préface dans la réédition de Le train de 8h47: précédé de : Les gaîtés de l'escadron, par Georges Courteline, Petite Bibliothèque Payot, 2014)
- (Familier) Qualifie une situation tragi-comique lors de relations avec une administration.
- Au nom d'un principe dont je vous épargnerai la démonstration d'une logique toute courtelinesque, il est admis que les produits et services Saint-Pierrais sont exempts de taxes. La Taxe sur la Valeur Ajoutée est ici inconnue. — (Sandrine Pautard-Le Dimet, Ce n'est pas à une brasse ! - Saint-Pierre et Miquelon, Mon Petit Éditeur, 2012, page 51)
- Si ce n'était que cela, comme au bon vieux temps, mais la gestion d'une entreprise viticole nécessite une paperasserie courtelinesque et kafkaïenne à la fois. — (Jacques Dupont, Le guide des vins de Bordeaux, Grasset, 2011)
- Le nouveau Président apprécie assez modérément cette institution à cause de la complexité administrative qu'elle semble prendre plaisir à rajouter à celle déjà courtelinesque de son pays. — (Daniel d'Aguilar, La VIème République, Éditions Publibook, 2007, p.155)
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churrigueresque
?- (Art) Art baroque hispanisant.
- Le churrigueresque, une manifestation spécifique du baroque entre les années 1730 et 1780. au Mexique il se distinguait par ses constructions architecturales chargées.
- Cette école andalouse du baroque servira de répertoire formel pour les spéculations du churrigueresque dans la Nouvelle- Espagne, car Séville était la grande métropole, siège de l’administration des Indes. — (Germain Bazin, Le Langage des styles, 1976)
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funambulesque
?- Relatif aux funambules et, par extension, aux tours et procédés de comique des farceurs populaires.
- […] ; c'était une semaine après cette nuit alcoolisée, et Camila était en train de travailler son art funambulesque, vêtue d'un bermuda marron qui laissait voir la blancheur presque transparente de ses mollets. […]. Elle descendit de la corde, m'embrassa et m'obligea à monter sur le banc. — (Joao Tordo, Le Domaine du Temps, traduit du portugais par Dominique Nédellec, éditions Actes Sud, 2010)
- (Par extension) Qui est burlesque, grotesque ou extravagant.
- Un projet, un programme, un discours funambulesque.
- À la vue de ces têtes funambulesques, de ces bouches ébréchées, de ces yeux ouverts comme des bondes de tonneaux, de ces chefs vermoulus qui oscillent sous d’interminables casquamèches, ma colère tombe, je me tords de rire, Pardon suffoque, les infirmiers sont ébahis, il n’y a que la sœur qui garde son sérieux et parvienne, à force de prières et de menaces, à rétablir l’ordre dans la chambrée. — (Joris-Karl Huysmans, Sac au dos, in L’Artiste, Bruxelles, 1877)
- Du funambulesque professeur éméché de tout à l’heure plus rien ne subsistait dans le grand gaillard vert et dru, en qui Lafcadio n’hésitait plus à reconnaître Protos. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- […] je la revois à seize ans, à dix-huit… dans notre tapin funambulesque quand on portait la parole pour la Mission propagatrice, de lieux-dits en fermes et bourgades… — (Louis-Ferdinand Céline, Version B de “Féérie pour une autre fois”, Gallimard, Paris, 1993)
- La majorité, il faut la stigmatiser, la culpabiliser et l’humilier. Il faut qu’elle aille plus loin que la reconnaissance de l’existence du racisme. Elle doit reconnaître le « racisme systémique »... C’est funambulesque. — (Maka Kotto, Lettre à Boucar Diouf, Le Journal de Québec, 22 février 2021)
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tudesque
?- (Histoire) Relatif aux anciens Germains.
- L’effet produit par le latin sur la langue celtique, qu’il a transformée en roman et en wallon, s’est aussi fait sentir sur la langue tudesque, dans les pays situés en deçà du Rhin et voisins de la France. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, page 568)
- Les Romans appelaient « tudesque » tout ce qui était germanique et les Germains nommaient « welche » tout ce qui était roman.
- (Vieilli) Germanique ; allemand ancien.
- Je tiens à la fois et de l’Allemagne et du midi de la France, j’ai dans la pensée la rêverie tudesque, et dans le sang la vivacité provençale. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il parlait couramment anglais, mais avec un fort accent tudesque, qu’on remarquait spécialement dans la prononciation des lettres v et b ; il adoucissait ses th jusqu’à faire entendre le son dz très doux, et il articulait le nom supposé de Bert avec un bruit de détonation : Pouteraidge. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 153 de l’édition de 1921)
- (Péjoratif) Par dénigrement, qualifie des expressions, un comportement, des manières grossières.
- C’est un rustre avec des manières tudesques.
- En homme qui ne sait rien faire légèrement, il était bien assis à la table du banquier, mangeait avec ce tudesque appétit si célèbre en Europe, et disait un adieu consciencieux à la cuisine du grand CARÊME. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
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donjuanesque
?- Relatif au caractère de don Juan et à sa légende.
- C'est un des lieux communs de la critique moderne que de nier le caractère donjuanesque du personnage de Casanova. Certes Casanova n'est pas impie, n'est pas un démon, ne provoque ni Dieu ni les hommes. […]. Enfin il se contente de conquêtes faciles. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, note n°1, p.114)
- En privant le privé de son happy end habituel, en blessant sa virilité donjuanesque qui lui tient lieu de bonne éducation, elle envoie dire à tous les surmâles hollywoodiens de son espèce que les temps sont en train de changer. — (William Bourton, Robert Aldrich: Violence et rédemption, Presses Universitaires de France, 2015)
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moresque
?- Qui a rapport aux coutumes, aux usages, au goût des mores.
- Ici nous trouvons déjà quelques traits originaux des édifices moresques de l’Espagne. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- Peut-être ne trouvera-t-on pas mauvaise un jour la fantaisie qui lui a pris de mettre, comme l'architecte de Bourges, une porte presque moresque à sa cathédrale gothique. — (Victor Hugo, Préface de « Hernani ou l'honneur castillan », 9 mars 1830)
- Le reste de la ville est sillonné en tous sens d’inextricables ruelles de trois à quatre pieds de large qui ne peuvent admettre de voitures, et rappellent tout à fait les rues moresques d’Alger. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Qui a rapport aux danses à la manière des mores.
- Danse moresque.
- tresques
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goyesque
?- Relatif à l’œuvre de Francisco de Goya, à son style.
- Mes dessins se firent d’abord goyesques et ingristes, puis ne pouvant me dégager de l’influence de Klee, dépressif, doutant de moi, je me réfugiai dans les difficultés techniques et entrepris de travailler et d’exacerber mon acuité visuelle sur le modèle vivant. — (Serge Gainsbourg, Evguénie Sokolov -1980)
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rembranesque
?- (Peinture) Relatif au peintre Rembrandt, à son style, ses successeurs.
- Une influence rembranesque.
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simiesque
?- Qui rappelle le singe.
- […], et le bellâtre à tête plus ou moins simiesque, bovine, équine, porcine, corvidée ou batracienne, — toute la lyre esthétique ! — exulte devant son miroir, se tient pour la copie la plus parfaite de l’Antinoüs, et se fait a lui-même les yeux doux. — (Auguste Dietrich, 31 décembre 1911, « Préface » de Fragments sur l'histoire de la philosophie, par Arthur Schopenhauer, Paris : Librairie Félix Alcan, 1912, p. 12)
- La surexcitation de Bert s’aggravait. Il se leva, faisant avec ses doigts une mimique simiesque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 396 de l’édition de 1921)
- elle hèle les passants en usant de mimiques simiesques. — (Virginie Despentes, Vernon Subutex 1, Grasset, 2015, page 358, ISBN 978-2246713517)
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guignolesque
?- Qui est digne d'une représentation de Guignol.
- Mais dans l'évolution de son esthétique, Vargas Llosa a choisi de le dire d'une façon histrionique et guignolesque qui, loin de lui retrancher de l'efficacité, donne à cette représentation, à ce « miroir » stendhalien du monde qu'est tout roman, une portée supérieure, comme potentialisée par l'ironie, l'humour et le rire. — (Albert Bensoussan, J'avoue que j'ai trahi — Essai libre sur la traduction, L'Harmattan, 2005)
- Après plusieurs séances dramatiques, ce fut possible de passer outre le comportement tantôt rigide et catatonique, tantôt guignolesque de la patiente et de créer un contact personnel. — (Christian Muller, Études sur la psychothérapie de psychoses, 1998, page 139)
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courtisanesque
?- Qui est empreint de courtisanerie.
- Ce grand seigneur a la prétention d’avoir à lui seul Josépha, tout le monde courtisanesque en parle, et le baron n’en sait rien ; car il en est au treizième arrondissement comme dans tous les autres : l’amant est, comme les maris, le dernier instruit. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
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fourbesque
?- Argot italien.
- Le fourbesque a donné naissance à des mots d’argot français.
- Oui, le fourbesque, parce qu'il a cours en Italie où je suis né. — (Robert Massin, La cour des miracles, 1991)
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moliéresque
?- Relatif à l’œuvre de Molière.
- Et elle lança gaiement ce « plus » en faisant l’s, comme il est de tradition à la Comédie-Française quand on annonce le crocodile de l’usurier moliéresque. — (Pierre Louÿs, Trois Filles de leur mère chapitre 15)
- Je me souvenais de la famille de M. de Charlus citant tant de traits de bonté admirables, de la part du baron, à l'égard de cette vieille bonne dont il venait de rappeler le patois moliéresque et je me disais que les rapports, peu étudiés jusqu'ici, me semblait-il, entre la bonté et la méchanceté dans un même cœur, pour divers qu'ils puissent être, seraient intéressants à établir. — (Marcel Proust, Le Côté de Guermantes, 1921)
- L’éminent professeur, dit Brichot, s’exprime, Dieu me pardonne, dans un français aussi mêlé de latin et de grec qu’eût pu le faire M. Purgon lui-même, de moliéresque mémoire ! — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Sodome et Gomorrhe, tome II)
- Toujours victime de ses migraines, elle prie Monsieur et Mademoiselle d’acheter pour elle à la pharmacie des spécialités aux noms rébarbatifs et aux effets moliéresques ; elle fournit innocemment à leur comédie romantique l’indispensable élément cocasse. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 337)
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ubuesque
?- D’un comique grotesque et démesuré, poussé jusqu’à l’absurde.
- Un roi ubuesque avec sa cour et son palais baroque construit en dehors d’Erevan, dans lequel, raconte-t-on, il avait fait venir deux lions qui ont fini par dépérir. — (Guillaume Perrier dans Le Monde du 13 mai 2007 à propos de Gagik Tsarukian, leader d’Arménie prospère)
- Mais tous font état d’un système d’une complexité inouïe. Dans les faits, sa mise en œuvre se révèle coûteuse, incertaine, voire même ubuesque. — (Olivier James, Reach : Le casse-tête des industriels, dans L’Usine nouvelle, n° 3195 du 3 juin 2010)
- La décision initiale de Radio-Canada de censurer un épisode d’une série-culte est complètement ridicule. Misère ! On parle ici d’une série ubuesque, où les lits sont verticaux et les vidanges sont sacrées ! — (Sophie Durocher, « Radio-Canada s’est couverte de ridicule », Le journal de Montréal, 11 novembre 2020)
- monesque
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ingresques
?- Pluriel de ingresque.
- fesques
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soldatesque
?- (Vieilli) Relatif aux soldats.
- C’est de lui que le maréchal Lannes disait trente ans plus tard, avec un esprit soldatesque: « Si, pendant qu’il vous parle, son derrière venait à recevoir un coup de pied, sa figure ne vous en dirait rien. » — (Hippolyte Castille; Le Prince de Talleyrand, 1857)
- Ces étudiantes national-socialistes cent pour cent affichent volontiers une allure soldatesque qui contraste, étrangement, avec leur pruderie réelle et touchante. — (Xavier de Hauteclocque, La tragédie brune, Nouvelle Revue Critique, 1934, p.57)
- Mais l’argot soldatesque et civil nous fourniraient une profusion d’exemples d’une verdeur encore plus significative. — (Denis de Rougemont, L’Amour et l’Occident, édition de 1946)
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picaresque
?- Genre littéraire d’origine espagnole pratiqué entre le XVIe et le XVIIIe siècle, dont le personnage principal est un aventurier marginal et malhonnête.
- Mais concevoir la psychologie comme une simple affaire de mécanisme, prétendre ne pas tenir compte de la qualité morale des actes ni de leur retentissement intime... voilà qui nous conduit tout droit au picaresque. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 298-299)
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madrigalesque
?- (Musique, Poésie) Relatif au madrigal.
- Style madrigalesque.
- Robert Ballard a publié les chansons madrigalesques à quatre ou cinq parties de Guédron.
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carnavalesque
?- Qui a rapport au carnaval.
- Certes elle avait un aspect quelque peu irréel et carnavalesque, mais cela n’en amusait que plus les domestiques chargés de mettre à flot ce lourd vaisseau de la route. — (Stefan Zweig, traduit par Alzir Hella (2002), La pitié dangereuse, Grasset, Paris, 1939, page 184)
- La puanteur était si épaisse que le cheval fut pris de panique et, probablement effrayé aussi par les attitudes carnavalesques de quelques cadavres qui étaient restés debout et écartaient les bras comme des croix, il prit le mors au dents. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 74)
- Estomaqué par ce portrait carnavalesque, je voulus en savoir plus, et demandai à mon interlocuteur qu’il me dise ce qu’il savait de la bibliothèque de guerre de Hans Reiter. — (Jean-Yves Jouannais, La bibliothèque de Hans Reiter, Éditions Grasset, 2016, page 92)
- (Critique littéraire) (Depuis Bakhtine) Renversement temporaire des hiérarchies et des valeurs dont le carnaval fournit un exemple particulièrement frappant.
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grotesque
?- (Art) Très orné, voire ampoulé, à la manière des fresques romaines découvertes à la Renaissance.
- Dans la grande salle qui précède, il y a des boiseries grotesques représentant des métiers, des masques, des dominos, tout un carnaval en bois. — (Jules Michelet, Journal, 1838, page 269)
- (Par analogie) Bizarre ; extravagant ; invraisemblable.
- Armé d’un chalumeau, le gnome absorbait à même le ruisseau la boisson répandue. C’était grotesque, révoltant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 56)
- (Par hyperbole) Bouffon, excentrique, burlesque, caricatural, cocasse ou risible.
- Modeste avait surnommé ce grotesque premier clerc le nain mystérieux. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il a noté avec une ironie sans amertume les gestes gauches de l’ouvrier endimanché, les silhouettes grotesques des petits bourgeois, en réalisant une galerie d’un intérêt sociologique très réel. — (Camille Mauclair, L’Impressionnisme, son histoire, son esthétique, ses maîtres, Libraire de l’Art Ancien et Moderne, 1904, page 169)
- Appuyé à la cheminée, il s’exprime d’un ton grave, tire un papier de sa poche, le consulte. Thérèse n’a plus peur ; elle a envie de rire ; il est grotesque ; c’est un grotesque. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Le nain Ilioucha était parmi eux, hilare, effréné, grotesque, se livrant à un kozatchok endiablé. — (Louis Dumur, Les loups rouges, 1932, page 22)
- Outrancier et de mauvais goût.
- Si vous voulez voir le vrai Karel du Jardin, regardez ces Charlatans italiens, ce Polichinelle, qui passe la tête à travers les toiles de la baraque, et ce Scaramouche faisant la parade et se démanchant [sic : déhanchant] en poses grotesques sur des tréteaux que supportent des barriques, pendant qu’Arlequin au bas de l’estrade chatouille le ventre d’une guitare pour la faire rire. — (Théophile Gautier, Guide de l’amateur au Musée du Louvre, 1872, page 153)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.