Dictionnaire des rimes
Les rimes en : caillot
Que signifie "caillot" ?
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- Petite masse de liquide coagulé.
- Aussitôt l’abatage des animaux, le sang est fortement agité, pour en séparer la fibrine, et empêcher la formation du caillot sanguin. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Le matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e éd., 1925, page 205)
- Il y a de grandes vagues dans la cuve, et le sucre ruisselle par terre, pend en caillots noirs qui roulent sur la terre couverte de feuilles et de paille. — (J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d'or, Gallimard, 1985)
- Il existe aussi des médicaments (warfarine) dont l'usage est destiné à ralentir la formation du caillot sanguin, à « éclaircir le sang », comme disent certains patients. — (Robert Patenaude, Survivre à la leucémie, Éditions Québec/Amérique, 1997)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "caillot".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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chrémeau
?- Petit bonnet blanc de linge fin, dont, après l’onction du saint chrême, on coiffe l’enfant baptisé.
- Linge dont l’évêque se sert pour essuyer le front de ceux qu’il confirme.
- L'usage du chrémeau nous conduit ainsi naturellement à celui du bandeau de lin que les confirmands tiennent à la main en s'approchant du Pontife et dont on leur bande le front après l’onction sacramentelle. — (D. L. J., « La Confirmation », dans Le Messager des fidèles, n° 9 du 21 novembre 1887, Maredsous (Province de Namur) : Abbaye de Saint-Benoit , p. 452)
- Toile cirée qui sert à recouvrir un autel récemment consacré.
- Sur un autel fixe on met toujours une toile cirée ou chrémeau (chrismale). Il est louable d'en mettre une aussi sur les pierres consacrées. — (R.P Le Vavasseur, Cérémonial selon le rit Romain, d'après Joseph Baldeschi & l'Abbé Favrel, tome 1, Paris : Librairie Jacques Lecoffre, 1871, p. 63)
- Ensemble de deux vases cylindriques accolés, qui au Moyen Âge contenait respectivement l'huile des catéchumènes et le saint chrême, servant pour les onctions prébaptismales et postbaptismales.
- Les chrémeaux sont des récipients à couvercle qui conservent les huiles saintes, consacrées par l'évêque le jeudi-saint lors de la messe chrismale. Ces huiles sont utilisées pour conférer les sacrements de baptême et d’extrême-onction. Ils se présentent souvent sur un plateau. — (Bossan - Armand-Calliat : Musée des beaux-arts de Lyon, Palais Saint-Pierre, octobre-décembre 1986, éd. Le Musée, 1986, p. 15)
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bocaux
?- Pluriel de bocal.
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chevreaux
?- Pluriel de chevreau.
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blaireaux
?- Pluriel de blaireau.
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biveaux
?- Pluriel de biveau.
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allegro
?- Variante, dans l’orthographe traditionnelle, de allégro (orthographe rectifiée de 1990).
- Jadis, quand on avait écrit un allegro pour instruments à cordes, on le faisait paisiblement entendre à la première occasion et on se mettait à élaborer un petit morceau de piano orné d’un titre généralement exquis. — (Guillaume Lekeu, Luc Verdebout, Correspondance, 1993)
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bibelot
?- Petit objet décoratif, souvent fait de verre ou de porcelaine.
- Le bibelot encore, et encore le bibelot dans les brasseries d’étudiants où le fils du bourgeois de province accoude sa flânerie sur une table de style, devant un verre de façon ancienne, sous une lumière tamisée par des vitraux coloriés. — (Johan Faerber, Ces objets qui nous envahissent : objets cultes, culte des objets, 2014)
- Je me borne à signaler les lévriers anglais, écossais, russes, les bull-dogs ; puis les chiens d’appartement, havanais, carlins, et ces délicieux terriers du Yorkshire qui atteignent au rang de véritables bibelots. — (revue La Chasse Illustrée, 1879, volume 12, page 202)
- Car enfin, n'est-ce pas là, dans ce cimetière des vanités, entre cartes postales et bibelots que s'achève irrémédiablement toute comédie littéraire ? — (Jacques Lederer, Est-ce ainsi que les hommes écrivent ?, Librairie éditions Tituli, 2015)
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coteau
?- Colline peu élevée.
- Devant eux, la route de Nice montait le versant opposé de la vallée ; mais ils ne pouvaient en voir qu’un bout assez court, car elle fait un coude brusque, à un demi-kilomètre du pont, et se perd entre des coteaux boisés. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 27)
- Des landes et des coteaux calcaires ou marno-calcaires plus ou moins pâturés à flore xérothermique se rencontrent en différents points de la vallée de la Lanterne. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 100)
- Je m'engage sur la pente. Zinder est là-bas, au centre d'une vaste crique à l'apparence de golfe desséché que bornent, à l'Est et à l'Ouest, des coteaux pierreux en forme de promontoire. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 14)
- (Spécialement) Colline plantée de vignes.
- La route parcourt une campagne fertile et variée par des jardins, par des plantations de noyers, et par des coteaux plantés de vignes: à gauche, ou suit presque constamment le cours de l'Yonne; […]. — (Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, Firmin Didot frères, 1837, vol.1 (Route de Paris à Genève : Département de l'Yonne), page 1)
- Des coteaux d’Arbois, de Poligny et de Salins, descendait, chaque automne, avec les cuves pleines, le beau vin couleur peau d’oignon, jailli des grappes de poulsard. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quoi qu’il en soit, on peut imaginer que le désastre phylloxérique mit subitement en présence des plus dures nécessités toute une population vigneronne qui avait jusque-là vécu insouciante sur ses coteaux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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bandeau
?- Bande qui sert à ceindre le front et la tête.
- Les uns ont de petits bandeaux sur le front ; les autres une manière de toupet à la Benjamin Constant. — (Anatole Claveau, « Les Snobs », dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., page 35)
- L’usage du chrémeau nous conduit ainsi naturellement à celui du bandeau de lin que les confirmands tiennent à la main en s’approchant du Pontife et dont on leur bande le front après l’onction sacramentelle. — (D. L. J., « La Confirmation », dans Le Messager des fidèles, n° 9 du 21 novembre 1887, Maredsous (Province de Namur) : Abbaye de Saint-Benoit, page 452)
- Coiffure en bandeaux, séparant les cheveux au milieu du front et les ramenant sur les côtés du visage.
- On la croyait moins vieille, à cause de ses cheveux bruns, dont les bandeaux entouraient sa figure blême, marquée de petite vérole. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Il jeta un coup d’œil et vit que la jeune femme avait des bandeaux noirs et un air gentil. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 65)
- J’aimais les visites de Mme Saint-Alban, une femme encore belle, crépue de frisures naturelles qu’elle coiffait en bandeaux, tôt ébouriffés. Elle ressemblait à George Sand, et portait en tous ses mouvements une majesté romanichelle. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 108)
- Son chapeau avait dû tomber au cours de l’agression, et sa chevelure à moitié défaite tombait derrière, en masse épaisse retenue par un peigne d’or, tandis que deux bandeaux aux reflets fauves se divisaient également au-dessus du front, un peu ondulés sur les tempes. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Ses bandeaux déjà gris, un peu en désordre, lui donnaient l’air négligé d’une femme qui n’attend plus rien. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 14)
- D’un ton un peu mystérieux elle a confié à la garde : « J’avais de beaux cheveux, je les coiffais en bandeaux autour de ma tête. » — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 70)
- Le bandeau royal, Le diadème dont anciennement les rois se ceignaient la tête.
- Ceindre le bandeau royal.
- Bande, ou d’un morceau d’étoffe en plusieurs doubles, qu’on met sur les yeux de quelqu’un pour l’empêcher de voir.
- Mettre un bandeau à quelqu’un, sur les yeux de quelqu’un.
- Un épais bandeau.
- Les peintres et les poètes représentent l’Amour avec un bandeau sur les yeux.
- (Sens figuré) Espèce d’aveuglement moral qui naît d’une passion, d’une prévention, ou d’ignorance.
- Avoir un bandeau sur les yeux.
- Arracher le bandeau, faire tomber le bandeau de dessus les yeux de quelqu’un.
- (Architecture) Plate-bande unie, en saillie sur le nu du mur autour d’une baie de porte ou de fenêtre, destinée à tenir lieu de chambranle.
- (Typographie) Vignette gravée, en forme de frise, en tête de chapitre.
- (Journalisme) Partie placée en haut d’une page de une, occupant généralement toute la largeur du journal.
- Sous la pérennité du bandeau titre, les catastrophes du présent deviennent relatives. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 70)
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capriccio
?- Caprice.
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peau
?- (Anatomie) Enveloppe d’un corps humain ou animal.
- Elles n’ont point la peau basanée, comme on le croit en Europe ; la plupart sont, au contraire, très blanches ; les autres, selon leurs diverses origines, sont brunes, mais d’une peau unie et veloutée, d’une teinte chaude et pleine de vie. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Qu’est-ce que l’expression se coucher, comparée à se piausser, revêtir une autre peau ! — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- Il n’y avait point de nationalités, quoique les nuances de la peau différassent dans les diverses parties de la planète. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, nº 1, janvier 1914)
- Pourquoi porter des chapeaux et des vêtements, quand la pigmentation de la peau est la meilleure défense contre le soleil des tropiques […] ? — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Les quadrupèdes ont la peau couverte de poils, les oiseaux de plumes, et les poissons d’écailles.
- Les os lui percent la peau, il n’a que la peau et les os, il a la peau collée sur les os : Se dit d’un homme ou d’un animal fort maigre.
- (Par métonymie) La personne elle-même.
- Les chroniqueurs rapportent que Nicolas Sarkozy, pour expliquer qu’il se sentait bien dans sa peau de Président, aurait dit qu’il avait la banane. — (Charles Debbasch, Les orages de la Sarkozye: de la présidence impériale au pouvoir tempéré, L’Harmattan, 2011, page 51)
- Il crève dans sa peau : Il est si gras qu’il semble ne pouvoir plus tenir dans ses habits. (Sens figuré) Se dit d’un homme qui a quelque grand dépit qu’il s’efforce de renfermer en lui-même.
- Vous avez beau faire, il ne changera jamais de peau, il mourra dans sa peau : Il ne changera pas de conduite, de manières, il ne se corrigera point.
- Il mourra dans la peau d’un insolent, d’un effronté, d’un fat, etc.
- Je ne voudrais pas être dans sa peau : Je ne voudrais pas être à sa place, dans la position fâcheuse ou périlleuse où il se trouve.
- Faire bon marché de sa peau : Risquer sa vie, s’exposer aux coups avec un complet mépris du danger.
- Craindre, trembler pour sa peau, avoir peur pour sa peau, ménager sa peau : Craindre les coups, le danger, la mort, éviter de s’y exposer.
- Tenir à sa peau, sauver sa peau : Tenir à la vie, sauver sa vie.
- Vendre bien cher sa peau : Se défendre vaillamment contre ceux qui vous attaquent.
- Avoir la peau de quelqu’un : (Familier) Venir à bout d’un adversaire par n’importe quel moyen, le tuer.
- Dépouille de l’animal ; cuir.
- Les peaux sont exportées ou tannées dans le pays pour être converties en babouches, gibecières, etc. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 229)
- Sans les peaux des agneaux tués chaque été, les ganteries de Millau n’existeraient pas. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Peau de vélin : Peau de veau, très mince, préparée pour la reliure, la peinture, l’écriture ou l’impression.
- Parties tendineuses et coriaces qui se trouvent dans la viande.
- Cette viande n’est pas mangeable : il n’y a que des peaux.
- Enveloppe des fruits, amandes, oignons, etc.
- Le raisin muscat a la peau dure.
- La peau des noix fraîches est amère.
- Une peau d’orange.
- Les oignons sont couverts de plusieurs peaux.
- Croûte plus ou moins fine qui se forme sur les substances liquides ou onctueuses, par l’épaississement qui résulte de l’évaporation.
- — Tu vas prendre une tasse de café au moins ? — Tu sais, comme je t’en donnais en cachette de ta mère, avec du lait. — Tu l’écrémais toujours, — tu disais : « donne-moi la peau. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Versons le lait dans sa casserole et l’eau dans sa bouilloire, puisque Monsieur prend du thé, comme je prends, moi, du café noir et Maman du chocolat, bien passé, à cause des peaux. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 141)
- Il se forme une peau sur le lait bouilli, sur l’encre, sur le fromage, etc.
- (Péjoratif) Personne méprisable.
- – Comment !… Vous ne savez pas ?… Mais nous sommes fâchées depuis un mois… depuis qu’elle m’a chipé un consul, mon cher, un consul d’Amérique, qui me donnait cinq mille par mois !… Oui, elle me l’a chipé, cette peau-là !… — (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1886, XII)
- Un homme à femmes ! un viveur ! Et avant de séduire Armelle, cette liaison qu’il avait eue avec cette… milliardaire ? […]. Avoir osé amener ici à l’hôtel du Héron cette parvenue, cette fausse Anglaise […] Ils se voyaient encore, croyait-elle savoir. Roland faisait des séjours chez cette… peau, […] Fi donc, des chiens, pour sûr ! — ( Louis Guilloux , Les batailles perdues, Gallimard, 1960, page 29)
- (Technique) Partie externe d'une pièce composée d'un assemblage de matériaux.
- Les capots des moteurs sont le plus souvent réalisés avec des sandwichs constitués de peaux en carbone-époxy collées sur des âmes en nida aluminium. — (Philippe Cognard, Collage des composites: constructions aérospatiale, automobile et ferroviaire, Éditions Techniques de l'Ingénieur, n° AM 5-221, s.d., page 7)
- Femme de mauvaise vie, prostituée.
- Et non seulement il faisait des orgies à domicile, mais il s’en allait à la ville où il demeurait quelquefois plusieurs jours, traînant dans tous les mauvais lieux de l’endroit, en compagnie des voyous et des peaux. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 29)
- – Il n’y a pas besoin d’être renseignée autrement pour savoir que les filles de chez Maloret ont toujours été des peaux. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 145)
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bachot
?- (Marine) Petit bac.
- Je connaissais dans l’île un pêcheur et sa femme, je les hélais du rivage, ils venaient nous chercher dans leur bachot, et nous passions la journée avec eux. — (Hector Malot, Les Amants, Michel-Lévy frères, 1862, page 230)
- Tous, arrivés au même endroit, s’arrêtaient, attendant le passeur. Le lourd bachot allait sans fin d’une rive à l’autre, déchargeant dans l’île ses voyageurs. — (Guy de Maupassant, La femme de Paul, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 222)
- Sur la Seine circulaient lentement quelques gros bachots représentant des dômes, des pyramides, des monuments compliqués en feux de toutes nuances. Des festons enflammés traînaient jusqu’à l’eau ; et quelquefois un falot rouge ou bleu, au bout d’une immense canne à pêche invisible, semblait une grosse étoile balancée. — (Guy de Maupassant, La femme de Paul, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 238)
- Une petite rivière, ou plutôt un ruisseau, serpentait à travers le domaine, contenant dans ses eaux claires du bon et gros poisson ; un petit bachot enchaîné indiquait que les hôtes du lieu faisaient, sur ce fleuve en miniature, de la navigation de plaisance. — (Édouard Foà, À travers l’Afrique centrale. Du Cap au lac Nyassa, E. Plon, Nourrit et Cie, 1897, page 120)
- Enfin, […], nous parvînmes à nous emparer d’un mauvais bachot faisant de l’eau partout, qui dut traverser et retraverser à trois reprises pour transporter notre petite caravane sur la rive gauche. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 144)
- « Quand je repassai le pont de Villeneuve, on voyait quelque chose de noir au milieu de la Seine. De loin, ça avait l’air d’un bachot. — (Alphonse Daudet, Le Prussien de Bélisaire, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 72)
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boucau
?- Entrée d'un port.
- Celle-ci « dépend de la difficulté de l'entrée et de la sortie du boucal qui est à l'entrée de la mer », et la survie de la ville passe, désormais, par la réfection du boucau. — (Philippe Masson, Michel Vergé-Franceschi, La France et la mer au siècle des grandes découvertes, 1993)
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artichaut
?- (Botanique) (Agriculture) Plante de la famille des Astéracées qui porte une inflorescence à bractées piquantes se recouvrant les unes les autres et dont le réceptacle charnu est comestible.
- Et le Progrès vint, qui l’obligea à mettre dans son étalage des artichauts et des aubergines de France, des pommes étrangères, […] des bananes, des noix aux formes insolites, des « grappes fruits » et des mangues… — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 8 de l’édition de 1921)
- Entre Saint-Pol-de-Léon et Roscoff, je fais route parmi d'immenses plantations d’artichauts et de choux-fleurs, prosaïquement accroupies entre leurs murets de pierres sèches. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par extension) Capitule de la plante, utilisé comme légume.
- Une pomme d’artichaut.
- Des artichauts à la poivrade.
- Une friture d’artichauts.
- Arnold achète un artichaut – il aime bien le cérémonial de l’artichaut, la longueur de la cuisson, le dépouillement des feuilles, puis le rituel de l’assiette relevée, un couteau en dessous pour accueillir la vinaigrette, avec le fond qui reste toujours un peu poilu. — (Philippe Delerm, Il avait plu tout le dimanche, Mercure de France, 1998, page 73)
- Pièce de ferronnerie, hérissée de plusieurs pointes et de crocs et dont on garnit une clôture pour empêcher de passer ou d’escalader.
- Soudain, une voix formidable cria : − À l'assaut! Et l'on vit le prince des Boscénos dressant sur le mur armé de pointes et d'artichauts de fer sa forme gigantesque. — (Anatole France, L'Île des pingouins, 1908)
- Je n'ai jamais vu dans un endroit en maçonnerie une telle multiplicité de fers de lance, de pals, d'artichauts, de buissons et de ronces. — (Blaise Cendrars, Moravagine, Grasset, Les Cahiers Rouges, 1986, page 198)
- (Canada) (Botanique) Grande bardane (Arctium lappa L.).
- (Argot) Portefeuille, par analogie avec les nombreuses feuilles du capitule.
- On barbote au pauvr' diable qui crèveCe qu'il a dans son artichaut,Ses beaux crocs même on lui enlève,À l'hosteau. — (Goualantes de la Vilette, 1906)
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caniveaux
?- Pluriel de caniveau.
- La ville ressemblait à une vieille serpillière de l’Assistance publique, dégueulant sa bile par tous les caniveaux et, par la bouche de ses égouts, rotant des odeurs de femme malade. — (Alain Demouzon, Mes crimes imparfaits, 1978)
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albugo
?- Taie blanche sur la cornée.
- Si on a l'œil atteint d’albugo, il faut, dès le début du mal, mettre sur l’œil, pendant la nuit, du fiel frais de bœuf, qu’un linge empêchera de s’écouler. — (Saint Hildegard, Le Livre des subtilités des créatures divines : physique, Volume 2, 1994)
- Nommerai-je ici quelques-unes de ces affections (…) dont beaucoup d'entre nous sont largement apanagés, (…) les taies, le glaucome, l’albugo. — (A. Pommier, De l'Athéisme et du déisme,1857, page 50.)
- Tache blanche apparaissant sur les ongles à la suite de troubles nutritifs.
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brachiaux
?- Masculin pluriel de brachial.
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biennaux
?- Masculin pluriel de biennal.
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peso
?- Monnaie de plusieurs pays, d’anciennes colonies espagnoles. Son symbole est ₱ (Unicode U+20B1).
- Les pesos sont réservés aux Cubains et les touristes doivent acheter des pesos convertibles.
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chaut
?- Troisième personne du singulier du verbe chaloir.
- En toute franchise, peu me chaut l’allure que l’endroit prend selon les conditions de température et de pression. — (Amanda Cross, L’affaire James Joyce, traduction de R.M. Vassallo-Villaneau, 1992, chapitre premier)
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dactylo
?- Employé de bureau généralement chargé de dactylographier des lettres et autres documents.
- Mounette commence à travailler en 1927 comme sténo-dactylo.
- (Par extension) Secrétaire.
- Avec ça, je m'exhibe dans les boîtes de nuit et les grands restaurants la plus superbe poule qui se puisse rêver, ma dactylo, Suzanne, une enfant de dix-huit ans, […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 180)
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bilatéraux
?- Masculin pluriel de bilatéral.
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bordereaux
?- Pluriel de bordereau.
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clos
?- Espace de terre cultivé et fermé de murs ou de haies, de fossés, etc.
- Un clos de vingt arpents.
- Un clos de vigne.
- (Spécialement) Parcelle plantée de vigne.
- Terroir de clos honorés jusque sur les tables royales, l’Orléanais se vantait de posséder sa propre « façon de barillerie » qu’on pouvait reconnaître de Jargeau à Beaugency. — (Gérard Boutet, La belle ouvrage, Éditions de Borée, 2003, page 151)
- (Rhône-Alpes) Terrain généralement clos consacré au jeu de boules, en principe attaché à un débit de boissons, ombragé et pourvu d’une buvette.
- Les joueurs éméritesFont, pour vider des pots,De fréquentes visitesAux tonnelles du clos.Quand le petit vin coule,Disent-ils finement,On lance mieux la boule,Incontestablement. — (J.-M. Percier, Les joueurs de boules, La Boule, Lyon, 5 juin 1898, page 3)
- Et puis dans un clos, on est mieux chez soi, entre amis, entre bons copains pour qui la partie de boules est, avant tout, une façon de se rencontrer et de passer quelques heures ensemble. — (M. Chaux, Notre sport - Les terrains de jeux, La France bouliste, 31 juillet 1931, page 1)
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saut
?- Action de sauter, bond, mouvement brusque par lequel on s’élance en l’air.
- Sur le trottoir, l’un des hommes fit un saut fort comique, un saut de terreur sans doute, au moment où la bombe tomba devant lui. — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, page 240, Mercure de France, 1921)
- Il s’élança tout d’un saut sur l’autre bord du fossé.
- Ce cheval ne va que par sauts et par bonds.
- (En particulier) (Sport) Discipline sportive.
- Les sauts sont notés et répertoriés selon des difficultés: axel, salto, etc.
- (Par hyperbole) Se rendre d’un lieu à un autre avec une extrême promptitude.
- Ne faire qu’un saut d’un endroit à un autre.
- Chute d’eau qui se rencontre dans le courant d’une rivière.
- Le saut du Doubs.
- (Philosophie) Interruption dans la marche continue et graduelle des phénomènes.
- La plupart des saltationnistes acceptent l’idée d’une évolution graduelle de petite ampleur, mais ils considèrent que les grands changements, comme l’apparition de nouveaux organes, de nouvelles espèces ou de nouveaux genres, se font par des sauts évolutifs. — (Luc Perino, Darwin et les sciences de l’évolution pour les Nuls, 2018)
- (Hippologie) (Haras) Saillie.
- L’étalon a donné trois sauts à cette jument.
- (Science-fiction) Voyage supraluminique non observable dans l’espace ordinaire.
- (Réseaux informatiques) Passage du flux d'un routeur à l'autre.
- (Sens figuré) Passage rapide d'un état à un autre.
- Peu d'entre eux ont pris en considération le rôle des mrabtin dans la communauté villageoise. Leur ignorance et leur approche dénigrante de l'islam ont exigé des convertis des grands écarts et des sauts culturels et identitaires impossibles à accomplir. — (Karima Direche, Convertir les Kabyles : Quelles réalités ?, dans Religions et colonisation, XVIe-XXe siècle : Afrique, Amérique, Asie, Océanie, sous la direction de Dominique Borne & Benoît Falaize, Éditions de l'Atelier, 2009, p.160)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.