Dictionnaire des rimes
Les rimes en : brout
Que signifie "brout" ?
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- Pousse des jeunes taillis au printemps.
- Les cerfs aiment le brout.
- Les premiers musulmans du corps d’infanterie tombèrent comme les brouts d’une haie taillée par un jardinier averti. — (Jose-luis Corral, L'héritier du temple, 2012)
- (Désuet) Ancienne graphie de brou [2].
Mots qui riment avec "ou"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "brout".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ou , ous , out , outs , oux , oup , oups , oût , oûts , oue et oues .
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égout
?- Chute et écoulement des eaux qui viennent de quelque endroit.
- On voit encore, en dehors de cette partie de l’enceinte extérieure, […], les orifices de l’égout que le roi avait fait construire à travers la muraille élevée par son ordre, pour rejeter au dehors les eaux de l’évêché, […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Il a recueilli l’égout de plusieurs sources et en a fait de belles fontaines.
- Il a l’égout des eaux de cette terre, et il les a conduites dans son jardin.
- Chute et écoulement des eaux de pluie.
- Il n’est pas permis de laisser tomber l’égout de ses eaux chez son voisin.
- On fait des canaux de plomb pour recevoir l’égout des eaux.
- Conduit par où s’écoulent les eaux et les immondices d’une ville.
- Ces chiffres comparés avec le nombre de pieds cubes d'eau que les aqueducs de la ville fournissent en 24 heures, démontreraient, […], que les deux tiers environ de l’eau potable qui arrive à Lausanne se répandent dans les égouts , sans avoir été préalablement utilisés. — (Charles Louis Mayor, Essai sur un procédé pour la distribution de l'eau potable, Lausanne : chez Georges Bridel, 1846, p. 5)
- En 1980, l’Italie est d'ailleurs déjà celui des pays du Marché commun qui a les plus graves problèmes d'environnement : des égouts de Naples aux pollutions chimiques de la plaine du Pô, la péninsule exprime son incivisme glorieux. Dans une civilisation industrielle avancée, le chacun pour sa peau se paye au prix fort. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 158)
- (Couvertures) Partie inférieure du versant d’un toit.
- égout retroussé.
- égout de brisis.
- combloux
- injoux
-
goût
?- Celui des cinq sens par lequel on discerne les saveurs.
- Le gras, un goût ? Tout dépend comment on définit ce dernier. Si l’on réduit le goût à la saveur fondamentale captée par les récepteurs de la cavité buccale, le gras ne peut encore accéder à ce glorieux titre, car les biochimistes ne sont pas tous d’accord. — (Camille Labro, Le gras, précieux révélateur de saveurs, Le Monde. Mis en ligne le 26 juillet 2019)
- Tout le monde a appris à l’école qu’on pouvait détecter quatre goûts fondamentaux : le salé, le sucré, l’amer et l’acide. Mais saviez-vous qu’il existe en réalité une cinquième saveur? C’est l’umami! — (Élise Madé, L’umami, ce goût qui fait dire « miam! », ici.radio-canada.ca/mordu, 10 novembre 2021)
- Avoir le goût bon, le goût fin, le goût sûr, le goût mauvais, le goût dépravé, le goût usé.
- Cela plaît au goût, chatouille le goût, flatte le goût.
- Saveur.
- Des petits pois, ainsi préparés, peuvent se conserver plusieurs années sans perdre le goût qu'ils ont dans la primeur. — (Armand Étienne Maurice Havet, Le dictionnaire des ménages, page 363, 1822)
- On obtient ainsi de l'eau-de-vie qui possède un goût empyreumatique, dit goût de feu, très prononcé ; on peut le faire disparaître en partie en distillant de nouveau l'eau-de-vie. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 143)
- Il fut intéressé par la salade de carottes râpées en longues lamelles. Il en prit une fourchettée, mâcha. Le goût le surprit. Il n'appréciait pas. — (Roger Hanin, Les sanglots de la fête, Grasset, 1996)
- Nous nous souvenons du premier dîner avec l’être aimé (nous pouvions à peine manger, tant le désir de l’autre nous emplissait). Nous nous souvenons du goût de son corps sur notre langue. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 319)
- On faisait brûler légèrement les pommes de terre au lard au fond d'une casserole en fonte pour donner à ce simple ragoût un petit goût de roussi agréable. — (Paul Dunez, Les Grandes Hazelles: L’Émeraude des Ardennes, L'Harmattan, 2011, page 91)
- Odeur.
- On sent ici un goût de renfermé.
- Ce tabac a un goût de pourri.
- Y a comme un goût.
- Appétence des aliments, plaisir qu’on trouve à boire et à manger.
- Ce malade ne trouve goût à rien, ne prend goût à rien.
- Il a entièrement perdu le goût.
- Le goût commence à lui revenir.
- (Sens figuré) Faculté de sentir, de discerner les beautés et les défauts qui se trouvent dans les ouvrages d’esprit, dans les productions des arts.
- Il a le goût fin, délicat.
- Il a bon goût.
- C’est avoir le goût fort mauvais que de trouver de l’esprit à cela.
- Le goût des pointes.
- Finesse de goût.
- Délicatesse de goût.
- Le goût particulier d’une nation.
- Le goût français.
- (Par extension) Sentiment agréable ou avantageux qu’on a de quelque chose.
- — Si tu veux rester, dit-il, je te garderai, mais sans gages parce que tu n’es pas assez fort ; plus tard, je ne dis pas.Je le remerciai.— À ton goût, ce que j’en disais c’était pour toi ; bon voyage ! — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Mais cette effervescence sociale n’est pas du goût des autorités de l’Empire. L’activisme de Camélinat lui vaut quelques démêlés avec la justice. — (Rosa Moussaoui, Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme, dans L'Humanité, 7 septembre 2011)
- Satisfaire tous les goûts.
- Cet ouvrage est au goût de tout le monde.
- Avoir le goût difficile.
- Attrait qui porte vers certaines choses et du plaisir qu’on y trouve.
- Il n’a aucun goût pour la musique.
- Le goût de la solitude.
- Inspirer à quelqu’un le goût d’une chose.
- Prendre goût à une chose.
- Il n’a point goût au travail qu’on lui impose.
- Son goût le porte à ce genre d’études, vers ce genre d’études.
- Mettre en goût d’une chose, en donner envie, désir et aussi Exciter à la faire.
- Les dernières émeutes les avaient, pour ainsi dire, mis en goût pour les mouvements publics. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXVI, 1826)
- Ce qu’on lui dit de ce livre le mit en goût, et il voulut le lire.
- Ses premiers gains le mirent en goût.
- Ce facile succès le mit en goût de continuer.
- Mme de Schwanthaler, mise en goût par ses succès de canotière, passait sa vie sur l’Isar en costumes extravagants. — (Alphonse Daudet, La pendule de Bougival, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 57)
- Faire une chose par goût, La faire pour son plaisir.
- Ouvrages de goût, Ouvrages, objets qui ne sont faits que pour l’agrément, pour l’ornement.
- En effet, le Marquisien se soucie peu de l’argent et, pour obtenir son copra, certains capitaines exploitent son goût pour l’alcool, ce qui est défendu par la loi mais très difficile d’empêcher. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Elle nous imposait ses goûts et ses dégoûts. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
- (Vieilli) Inclination qu’on a pour certaines personnes.
- On a remarqué qu’il avait du goût pour cette jeune fille et on pense qu’il l’épousera.
- Ce n’est point de l’amour, c’est un goût passager.
- Manière dont une chose est faite, caractère particulier de quelque ouvrage.
- Des ornements d’un goût recherché, d’un goût mesquin.
- Ce meuble est de bon goût, de mauvais goût, d’un goût nouveau.
- Bernard sourit, hocha la tête et, glorieux de son vêtement coupé dans une étoffe cannelle de mauvais goût, m’offrit une cigarette. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Voilà une plaisanterie d’assez mauvais goût.
- Une galanterie de bon goût.
- Une toilette de bon goût.
- Cet artiste travaille dans un fort mauvais goût.
- Un mobilier d’un goût sévère.
- (En particulier) Manière propre à un artiste, de la manière d’une école, et du caractère général d’un siècle.
- Ces vers sont dans le goût de Racine.
- Ce tableau est dans le goût de Michel-Ange, de Raphaël.
- Le goût de la Renaissance.
- Ce tableau est dans le goût vénitien.
- Cette pièce est bien du goût du XVe siècle.
- Il a écrit dans le goût de son siècle.
- (Par ellipse) Bon goût ; agrément ; grâce ; élégance.
- Les cache-nez masculins et féminins sont d'un goût parfait au Comptoir des Indes, et, à cette époque de fin d’année, il est bon de signaler les dessins les plus séduisants et les plus nouveaux. — (« Revue des magasins », dans Le Moniteur de la mode: journal du grand monde, n° 50 du 14 décembre 1873, Paris : chez Adolphe Goubaud & fils, page 2)
- Avoir du goût.
- Un homme de goût, plein de goût.
- Les lois, les règles du goût.
- C’est un critique du goût le plus sur.
- Manquer de goût.
- Le goût s’épure.
- Le goût se perd.
- L’étude, la lecture forment le goût.
- La perversion du goût.
- Un ouvrage fait avec goût.
- Il y avait dans cette parure plus de richesse que de goût.
- La magnificence et le goût de ces fêtes.
- Le goût brille dans ses moindres ouvrages.
- (Sens figuré) Propriété ; caractéristique.
- « La liberté a souvent, hélas, le goût du sang versé », a clamé le président de la République. « Au nom de la nation, je m’incline devant leur sacrifice, je m’incline devant la douleur des familles », a-t-il poursuivi avant de décrire en quelques mots la carrière de chaque soldat. — (Le Monde avec AFP, L’hommage national aux treize soldats morts au Mali : « La liberté a souvent, hélas, le goût du sang versé », Le Monde. Mis en ligne le 2 décembre 2019)
- caussou
-
emboue
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe embouer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe embouer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe embouer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe embouer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe embouer.
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époux
?- Mari.
- Quelques-uns étaient mariés, entre autres le caporal Joliffe, heureux époux d’une Canadienne vive et alerte. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- Une patricienne italienne peut ripoliner la façade de son présidentiel époux, et tenter, en vain, de dissimuler sa confondante vulgarité d’activiste, sa vraie nature pointe toujours. — (Derri Berkani, Périple Andalou, page 167, 2011)
- – Votre mari a...– Mon époux.Vassiliev ne voit pas clairement la nuance.– Notre lien était administratif, principalement juridique et fiscal, c'était mon époux. Un mari, c'est tout autre chose. [...] Vous allez bientôt découvrir l'existence des maîtresses de mon époux. Pour ce qui concerne mes amants, au nombre de trois à ce jour, je peux vous en fournir la liste [...]. — (Pierre Lemaître, Le Serpent majuscule (1985), Albin Michel, 2021, pages 52-53)
- (Souvent au pluriel) Mari ou femme.
- L’acte de décès énoncera : […] Les prénoms et nom de l’autre époux, si la personne décédée était mariée, veuve ou divorcée. — (Article 79 du Code civil français)
- Les époux contractent ensemble, par le fait seul du mariage, l’obligation de nourrir, entretenir et élever leurs enfants. — (Article 203 du Code civil français)
- kernoues
- fouilloux
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tabou
?- (Anthropologie) Relatif à un interdit de caractère religieux.
- Le riche mobilier archéologique retrouvé dans le fossé de clôture de ces enceintes confirme leur caractère tabou.— (Jean-Louis Brunaux, L’origine orientale de la religion celtique, Pour la Science, 1er octobre 2008)
- « De tels faits sont tabous dans les sociétés humaines, sauf lorsqu’on fait partie d'une élite dirigeante qui se voit tellement au-dessus de la population en termes de statut qu’il est logique de se marier entre eux, » explique Daniel Bradley. — (D’anciens génomes révèlent une lignée incestueuse sur un site funéraire irlandais du Néolithique, La Recherche, 22 juillet 2020)
- (Par extension) Se dit d’une chose ou d’un être qu’il n’est pas permis de toucher, ou d’un sujet qu’il n’est pas permis ou très délicat d’aborder sans choquer ou provoquer de fortes réactions de susceptibilité. Note : Reflète souvent l'opinion de l'observateur qui le qualifie comme tel pour en faire plus ou moins la critique.
- Je te le répète, ma petite Joséphine, je suis « tabou » comme on dit en Polynésie. Tabou des pieds à la tête ! — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Elle lui reprochait également de l'avoir entraînée dans une relation amoureuse toxique, à savoir une cohabitation inconfortable avec sa femme et une histoire cachée du grand public, la vie privée des dirigeants étant taboue en Chine. — (AFP, La Chine appelle à ne pas monter l’affaire Peng Shuai en épingle, ici.radio-canada.ca, 23 novembre 2021)
- Il ne faut pas parler de divorce dans cette maison; ce sujet y est tabou.
- La sexualité est encore taboue dans bien des milieux.
- (Familier) (Ironique) Se dit d’un sujet sans gravité mais que l’on se garde d’aborder, notamment pour des questions d’amour-propre.
- Évite de lui parler de sa défaite au tennis, c’est un sujet tabou.
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pioupiou
?- Cri des poussins.
- Le pioupiou des poussins autour de leur mère-poule attentive.
- (Par extension) Poussin.
- (Sens figuré) Jeune soldat, bleu, troufion.
- Des pioupious aussi suivaient le cortège avec leurs fusils : le peloton des décorés. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- Je le voyais sur des photographies, déguisé en pierrot, en garçon de café, en pioupiou. — (Simone de Beauvoir, Mémoire d'une jeune fille rangée, 1958, page 28)
- 6 mai 1940 – Quelques amis avaient bien troqué leur complet-veston contre une panoplie de pioupiou et nous les avions regardés d’un œil tendre, au début. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 11)
- 10 octobre 44 – Ah ! les parents pauvres que sont nos pioupious avec leurs croquenots et leurs capotes kaki, raides comme des couvertures de train ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 352)
-
burnous
?- (Habillement) Grand manteau de laine à capuchon d’origine berbère, porté dans les pays du Maghreb.
- La lisière de la forêt venait d’être dépassée, et les voyageurs purent apercevoir une trentaine de cavaliers, revêtus du large pantalon et du burnous flottant. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon)
- L’uniforme de ces cavaliers se compose de vêtements amples et longs, à manches très larges : le kaftan en drap de couleur voyante, la faradjiya de léger tissu blanc portée par-dessus et en tamisant l’éclat, serrés à la ceinture par la m’demma de cuir brodée de soie, le burnous bleu ou blanc. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 83)
- Près d’un feu à demi éteint, le vagabond était couché, roulé dans son burnous. — (Isabelle Eberhardt, La Rivale, 1904)
- Nous admirions des choses nouvelles, […]. Des cavaliers à burnous flottant galopaient sur des chevaux merveilleux. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 112)
- (Par métonymie) Porteur de ce vêtement.
- Grand manteau de femme.
- Seulement quand la pièce a été finie et que, dans l’espèce de tumulte général des loges qui se vident, la dame s’est levée, droite, dans sa loge, pour agrafer son burnous, je l’ai entendue dire à son mari, de la voix la plus conjugalement impérieuse et la plus claire : « Henri, ramassez mon capuchon ! » […] — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page)
- Peignoir de bain sans manches pour bébé.
- Elle s’amusait, parfois, à draper sur moi le burnous noir léger, rayé de lames d’or, à me coiffer du capuchon à gland ; alors elle s’applaudissait de m’avoir mise au monde. — (Colette, Le manteau de spahi, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 93)
- triadou
- lajoux
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cloue
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe clouer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe clouer.
- Elle possède au plus haut degré cette science de l’existence qui bonifie les moindres parcelles de la matérialité, qui fait que votre pantoufle est la plus exquise pantoufle du monde, qui donne à votre linge une saveur indicible, qui double de cèdre et parfume les commodes ; qui verse à l’heure dite un thé suave, savamment déplié, qui bannit la poussière, cloue des tapis depuis la première marche jusque dans les derniers replis de la maison, brosse les murs des caves, polit le marteau de la porte, assouplit les ressorts du carrosse, qui fait de la matière une pulpe nourrissante et cotonneuse, brillante et propre au sein de laquelle l’âme expire sous la jouissance, qui produit l’affreuse monotonie du bien-être, donne une vie sans opposition, dénuée de spontanéité et qui pour tout dire vous machinise. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836 (en parlant de l’Angleterre))
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe clouer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe clouer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe clouer.
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saindoux
?- Graisse de porc fondue.
- Ma foi, puisque je me suis dérangée, dit la Sarriette, donnez-moi une livre de saindoux… Moi, j’adore les pommes de terre frites. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Pour compléter le triste tableau de notre séjour à Lourdes, nous constations que la basilique, en saindoux évidemment, achetée le matin même chez le charcutier, avait fondu sous l’effet du soleil, et imbibé de graisse le renard et le chapeau de ma mère qui se trouvaient dessous. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 177)
- Les « chons » permettent de faire de bonnes quiches et les pots de saindoux de conserver des saucisses, des morceaux de volailles pour tout l’été. — (Annales de géographie : bulletin de la Société de géographie, volume 80, A. Colin, 1971, page 18)
- Laissez refroidir doucement en compressant, puis ajoutez quelques cuillerées de saindoux de façon que le couvercle baigne et que le saindoux lute votre terrine. — (journal Sud-Ouest Mag, 21 août 2021, page 14)
- Elle déjeuna à peine, juste une tartine de saindoux avec une tasse de café au lait. — (Zoé Valdés, Soleil en solde, nouvelles, 1999, traduit de l’espagnol par Carmen Val Julián, page 19)
- itxassou
- halbout
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avoue
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe avouer.
- Foi de journaliste, j’ai broché plus de cent articles contre les auteurs de qui vous parlez ; mais j’avoue que, si je les ai attaqués, c’était pour dire quelque chose qui ressemblât à de la critique. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe avouer.
- Sans égard excessif pour l’équipe sortante, dont quelques piliers sont encore à ses côtés, il s’avoue surpris par le nombre de « projets encarafés » qu’il a découverts dans les placards du palais Rohan. — (Paul Meunier, Collectivités locales, septembre 1995, article disponible sur le site www.la-croix.com)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe avouer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe avouer.
- Et il faut presque insister pour qu’il avoue avoir eu le premier prix de la Ville, lors du salon d’automne de Guipavas, en novembre 2021. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 14)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe avouer.
- campistrous
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marlou
?- (Argot) (Vieilli) Homme rusé, malin, fort.
- Sobieski retrouva sa position de marlou sûr de son fait. Les jambes écartées, un coude sur le bureau, le torse légèrement penché afin de mettre en valeur toutes ses breloques. — (Jean-Christophe Grangé, La terre des morts, 2018, édition Le livre de poche, page 304)
- (Vieilli) Souteneur, proxénète.
- – […] Elle était venue chez moi, nous avions pris la goutte ensemble, et elle m’avait décidé, cette bougresse-là, à devenir son marlou pour une période de deux mille lustres, lorsque je t’ai entendu dire à ta mère, en sortant du bal du duc de la Croix de Berny, que je faisais des saloperies avec les femmes du Ciel. — (Princesse Sapho, Le Tutu, Léon Genonceaux, Paris, 1891)
- Chacun paya sa tournée, ils se levèrent. Il était quatre heures. Ils descendirent l’avenue du Maine, les mains derrière le dos, à pas lents, avec leurs regards assurés de marlous. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 103)
- Les prêtres s’entendent à merveille pour procurer de riches dots aux nobles appauvris, au point qu’on a pu accuser l’Église de considérer le mariage comme un accouplement de gentilshommes vivant en marlous et de bourgeoises réduites au rôle de marmites. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La morale des producteurs, 1908, page 340)
- La Du Barry, elle, ne fut nommée que comtesse, ce qui était tout de même une belle promotion pour une ex-pensionnaire de maison close présentée au roi libidineux par un marlou qui spéculait sur ses charmes. — (Jean-François Kahn, M la maudite, Tallandier, 2018, page 199)
- (Péjoratif) Amant, concubin.
- Quand je suis revenu chez moi, après la guerre, et que j'ai trouvé ma femme acoquinée avec son marlou, j'ai peut-être pensé comme vous. Seulement je sors du peuple, moi. — (Marcel Arland, L’Ordre, Tallandier, 1929, page 394)
-
fou
?- Qualifie une personne qui a perdu la raison, qui est atteinte d’aliénation mentale.
- Cet homme est fou.
- La seule différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou. — (Salvador Dalí, La Vie secrète de Salvador Dalí, 1952)
- (Par hyperbole) (Familier) Qualifie une personne qui perd patience par les choses qu’on lui a dites, qu’on lui a faites mal à propos.
- Il a failli me faire devenir fou.
- Cet homme-là me rendra fou avec ses perpétuelles réclamations.
- (Par extension) Qualifie une personne qui fait ou qui dit des extravagances, qui commet toutes sortes de maladresses.
- Décidément cette femme-là est folle.
- Êtes-vous fou, dites- moi, de me faire une pareille demande ?
- Il a été assez fou pour répandre ce bruit.
- (Par extension) Qualifie tout ce qui est contraire à la raison, à la prudence, à la modération.
- Cela me fait plaisir car je pense, peut-être naïvement, que nous avons un besoin fou de rationalité. — (Jean Birnbaum, Elisabeth Badinter : « Je ne pense pas qu’on puisse parler librement sur Internet », Le Monde. Mis en ligne le 28 novembre 2018)
- Fol amour ; folle entreprise.
- Faire de folles dépenses.
- (En particulier) Qualifie une personne hors d’elle, passionnée.
- L’amour rend fou.
- Je suis fou du Wiktionnaire.
- M. Donis était aussi un homme honnête et bon, qui adorait sa fille et était fou de sa femme, mais là ce qui s’appelle fou à faire les bêtises qu’on ne fait qu’à vingt ans. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- (Par extension) Qualifie quelque chose de stupide.
- Ce serait fou de dépenser encore plus.
- (Par extension) Qualifie quelque chose de surprenant.
- Raconte nous la folle aventure de Robert.
- Quelque chose de bien fou et de bien abominable, répondait Martin. — (Voltaire, Candide)
- (Par extension) Qualifie quelque chose d’exagéré, de démesuré, d’énorme.
- Nous traçons à folle allure. — (Frédéric Dard, San-Antonio : J’ai bien l’honneur… de vous buter, Éditions Fleuve Noir, 1955, chapitre 11)
- Il y en avait une quantité folle.
- Nous avions tous une envie folle de commencer.
- (Spécialement) Qualifie un mécanisme dérangé.
- L’aiguille de la boussole devient folle.
- Balance folle.
- (Mécanique) Qualifie une roue, une poulie, un tambour etc. ne transmettant pas de force motrice et tournant librement autour de son axe.
- Le broyeur de paille se désengage à l’arrière de la machine en plaçant la courroie sur une poulie folle. — (Thibaud Dardaine, Une batteuse Claas Dominator 98 DS toujours au travail, materielagricole.info, 24 juin 2019)
- La conception du train de chaîne est optimisée : la roue folle avant prend la chenille de part et d'autre des maillons, ce qui permet une excellente reprise des efforts. — (Hervé Prenat, Caterpillar 289D3 : une chargeuse compacte dans le ton du marché, site lemoniteurmateriels.fr, 23 avril 2020)
- Extrêmement gai, badin, enjoué.
- Que vous êtes fou !
- C’est une tête folle.
- Il est fou comme un jeune chien, comme un braque.
- Qui manque d’ordre, qui suit un comportement apparemment capricieux.
- menoux
- ascoux
-
clou
?- Tige rigide, de fer ou d’autre métal, courte, pointue, et à la tête aplatie ou protubérante, qui sert de cheville pour fixer ou à pendre quelque chose.
- Clou à tête, sans tête, à grosse tête, étêté. Clou à crochet.
- Le fer de ce cheval ne tient qu’à un clou.
- Pointe arrimée par la tête, pour menacer de piquer celui qui désire toucher la surface qui la porte.
- Un collier à clous ; un blouson en cuir avec des clous aux épaules.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.