Dictionnaire des rimes
Les rimes en : batardeau
Que signifie "batardeau" ?
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- Espèce de digue faite le plus souvent d’un double rang de pieux et d’ais, entre lesquels on entasse de la terre, construite au milieu du courant d’une rivière ou d’un canal, soit pour détourner les eaux, soit pour les contenir pendant les travaux qu’on est obligé d’y faire.
- Parallèlement à la rivière, afin de régulariser le cours de l'eau, les paysans ont d'abord creusé puis cimenté un canal de dérivation équipé de batardeaux, ouvrages permettant de régler le débit de l'eau. — (Michelle Jeanguyot & Nour Ahmadi, Grain de riz, grain de vie, CIRAD/Magellan & Cie, 2002, p.55)
- (Marine) Cloison étanche appliquée à la carène d’un navire pour isoler une voie d’eau que l’on veut réparer.
- (Construction) Construction formant une retenue d’eau, afin d’assécher un terrain où on doit effectuer des travaux.
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "batardeau".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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bedeaux
?- Pluriel de bedeau.
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cuveau
?- Petite cuve.
- Le treuil doit être rapproché de l’un des bords du puits, dont l’orifice est disposé de manière à ce que les cuveaux pleins puissent être facilement tirés sur le bord. — (Ch. Combes,Traité de l'exploitation des mines, Volume 3, 1846)
- Parfois la mère se dressait, bâillant d’indignation, puis replongeait dans son cuveau et frottait avec tant de colère qu’elle se brûlait la peau des mains. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 222.)
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brutaux
?- Masculin pluriel de brutal.
- broncho
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calicot
?- (Textile) Toile de coton moins fine que la percale et dont le tissu n’est pas croisé.
- Le billard a des rideaux de calicot gris avec des bordures vertes et deux divans. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- Sur la scène, une table est maintenant installée, qu’on surcharge de lots, les premiers qui doivent être tirés. Le président de la Jeunesse catholique dirige l’organisation. Il tient un grand sac de calicot à carreaux bleus et blancs et s’avance jusqu’à la rampe plate-bande. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 191.)
- Cuisinier, il s’affublait pour l’amour de l’ornement, d’une toque blanche monumentale en calicot qui accusait son Pontife à vingt pas. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 136)
- (Par extension) Banderole.
- Le textile et le football. L’usine en haut, football en bas. L’usine pour l’argent, le stade pour l’honneur. Pendant qu’une saine jeunesse agite des calicots, elle ne brandit pas de pancartes. — (Monologue intérieur du personnage de François Leclerc (joué par Jean-Paul Belmondo), dans le film Le Corps de mon ennemi (1976), réalisé par Henri Verneuil, sur un scénario de celui-ci, de Michel Audiard et de Félicien Marceau, adapté du roman éponyme de ce dernier.)
- Quand un avion survole la plage en tirant le calicot publicitaire du parc d’attractions régional, [...] — (Jean-Dominique Bauby, Le scaphandre et le papillon, Paris, Éditions Robert Laffont, 1997, page 101)
- J’étais incapable de comprendre ce qu’ils criaient, je ne parvenais pas à lire ce qui était écrit sur les calicots. — (Claude Nemry, Bukavu, 2002, L’Harmattan, page 318)
- (XIXe siècle) (Péjoratif) Commis chez les marchands de drap, de bonneterie, de nouveautés[2].
- Messieurs du rayon — ce que sous la Restauration on appelait des calicots — quittent avec empressement le magasin. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Ses compagnes n’avaient pour amants que des rustres, des calicots ou des commis de quincaillerie. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- C’est à cinq heures que Lemaître nous rejoint. Lemaître est calicot et Matoussaint le tient en petite estime ; il ne comprend que les professions nobles. Cependant, comme Lemaître connaît des douillards et des rigolos, il l’accueille à bras ouverts. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Ne me regarde pas de cet air-là, tu veux bien ? Des petits calicots marlous dans ton genre, il en faut beaucoup pour faire une bourrique comme moi. — (Marcel Aymé, Travelingue, chapitre XVIII. Publié dans Je suis partout du 20 septembre 1941 au 17 janvier 1942, reproduit dans le tome III (page 3214) des Œuvres romanesques complètes de Marcel Aymé, aux éditions Gallimard, dans la Bibliothèque de la Pléiade)
- Monsieur Perkins, notre locataire depuis bientôt quinze ans, se mit en quatre pour m’aider. Il était chef de rayon dans un magasin de nouveautés, et c’est là qu’il me procura une place. L’éventuel futur duc de Chalfont devint ce qu’il est convenu d’appeler un calicot. — (Doublage français de la narration du film Noblesse oblige, de Robert Hamer, sorti en France en 1950. Extrait de dialogue, dont la traduction, supervisée par André Maurois, figure au début de la 14e minute du film.)
- (Péjoratif) Personne fringante et vive comme un jeune commis.
- Jarry, lui, ressemblait à quelque calicot de petite ville. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, première partie, chapitre V)
- J’ai appris de Marcel Adéma un détail que j’ignorais sur l’engagement militaire d’Apollinaire dans la guerre de 1914-1918. Il m’avait donné comme raison de cet engagement […] [qu’il] ne voulait pas qu’on puisse lui faire grief un jour d’être resté indifférent devant cet événement. Or, c’est uniquement après sa connaissance faite à Nice de Louise de Coligny, sous l’effet d’une forte déception amoureuse causée par l’indifférence de celle-ci, qu’il s’est engagé. Je n’ai pas caché à Adéma que ce côté calicot sentimental chez Apollinaire ne me le rend pas brillant. — (Paul Léautaud, Journal littéraire, 4 octobre 1948, Paris, Gallimard, Folio, page 1161)
- (Construction) En plâtrerie, bande de renfort mise en œuvre entre deux plaques de plâtre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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alto
?- (Musique) Dans la musique vocale, voix correspondant à la voix féminine la plus grave.
- En l'espace de quelques années, il fit évacuer tous les falsettistes restants pour les remplacer par des castrats sopranos, les parties d’alto demeurant encore assez longtemps confiées à des faussets. — (Patrick Barbier, Histoire des Castrats, Grasset , 1989, page 17)
- (Musique) Ellipse pour violon alto.
- Jouer de l’alto.
- J’essayai donc pour plaire à l’illustre virtuose d’écrire un solo d’alto, mais un solo combiné avec l’orchestre de manière à ne rien enlever de son action à la masse instrumentale, bien certain que Paganini, par son incomparable puissance d’exécution, saurait toujours conserver à l’alto le rôle principal. — (Hector Berlioz, Mémoires, 1870)
- (Musique) (Familier) Dans un orchestre de jazz, ellipse pour saxophone alto.
- Charlie Parker jouait de l'alto.
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cerneaux
?- Pluriel de cerneau.
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museaux
?- Pluriel de museau.
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tableau
?- (Peinture) Peinture déplaçable exécuté sur un panneau de bois, sur une plaque de cuivre, sur une toile tendue sur un châssis, etc.
- Et comment ne pas adorer une blonde échappée d’un tableau d’Albert Durer, d’un caractère angélique, et d’une fortune notée à Francfort ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Au-dessus, des boucliers d’or, des tissus à sujets, des tableaux de grands peintres se succédaient ornementalement, […] — (Pierre Louÿs, Une fête à Alexandrie, 1896, dans Archipel)
- (Sens figuré) Vue dont l’aspect fait une impression pittoresque ou pénible.
- Celui qui, au sommet de l’Etna promène à loisir ses yeux autour de lui, est principalement affecté par l'étendue et par la diversité du tableau. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire)
- Le paysage gallois et anglais présentait à cette époque un tableau où, de la plus étrange façon, se mêlait, à l’impression de sécurité et de richesse commune au XXe siècle, un médiévalisme à la Dürer. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 421 de l’édition de 1921)
- […]; et sur ce tapis neigeux, sous un ciel printanier à peine voilé d’une légère brume matinale, le jeune souverain montant vers la mçalla, grave et recueilli, entièrement vêtu de blanc, sur un cheval à la robe aussi immaculée que le burnous de son cavalier, faisait un tableau d’une grandeur vraiment émouvante. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 91)
- Représentation naturelle et frappante d’une chose, par oral ou par écrit.
- C’est un passe-temps aux veillées de dresser les généalogies et le tableau des fautes, des aventures des ancêtres. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
- Le tableau qu’il nous a tracé de sa misère nous a tous émus.
- Vous nous faites de votre situation un tableau poussé au noir.
- (Familier) Ellipse ironique de "Quel tableau !" servant à exprimer le caractère ridicule ou embarrassant d'une situation.
- Voici qu’arrive le pauvre officier de l'état civil ; elle lui refuse l’entrée de la maison. Tableau ! — (Camille de Cordemoy, Au Chili, 1896)
- (Théâtre) Division de l’acte, marquée par le changement de décor.
- Drame en cinq actes et huit tableaux.
- Manola ne faisait son apparition qu'au deuxième tableau. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, ch. I, Série noire, Gallimard, 1956, page 11)
- Liste nominative.
- Rayé du tableau des avocats.
- Tableau d’honneur.
- Tableau d’avancement, ordre dans lequel les membres d’un corps, les officiers de l’armée ou de la marine sont inscrits en vue de leur avancement suivant l’ancienneté.
- Représentation de données à deux dimensions, pour être vue d’un coup d’œil.
- Pour éviter des erreurs de chiffrement […], il est très recommandable de fournir aux vérifieuses et éventuellement aux chiffreuses des tableaux d’incompatibilités. Ce sont des tableaux tout à fait semblables à ceux qui fourniront les résultats définitifs […]. — (Gabriel-R. Chevry, Pratique des enquêtes statistiques, Presses universitaires de France, 1962, p. 279)
- Tableau synoptique. —Tableau statistique. — Tableau des poids et mesures.
- (Programmation) Structure de données à une ou plusieurs dimensions : variable contenant le plus souvent plusieurs cellules, parfois organisées en plusieurs dimensions.
- Panonceau fixé, en un lieu apparent, pour y afficher des annonces, des actes publics.
- Insérer l’extrait d’une demande en séparation de biens au tableau placé à cet effet au tribunal de commerce, dans la chambre des notaires.
- (Éducation) Panneau de bois, noirci, sur lequel on trace avec de la craie des caractères, des figures, etc., et qui est principalement en usage dans les classes, dans les écoles.
- L’odeur des protège-cahiers lisses et neufs, les crayons, les feutres venant gonfler le cuir souple des trousses, les agendas immaculés, les tableaux fraîchement nettoyés lui procuraient une indicible joie, la certitude réconfortante d’un éternel recommencement. — (Laetitia Colombani, Le cerf-volant, prologue)
- Allez au tableau, passez au tableau, et démontrez cette proposition.
- (Marine) Partie plane de l’arrière, où figure le nom du navire.
- (Architecture) Partie de l’encadrement d’une baie de porte ou de fenêtre, qui est en dehors de la fermeture.
- (Chasse) Exposition ou dénombrement des pièces de gibier tuées au cours d’une chasse.
- Il y a tant de pièces au tableau.
- (Sens figuré) Dans la notice consacrée à Pelletan, M. Lubin écrit : « Faut-il croire ceux qui prétendent que Pelletan a été l’amant de George Sand ? Pour notre part, nous n'avons pas trouvé de preuves » [...]. Certes on court des risques à vouloir réduire le tableau de chasse de G. Sand. II me semble pourtant qu’on peut affirmer que Pelletan et Sand n'ont pas été amants ou, si l’on préfère un mot plus juste, n’ont pas couché ensemble. — (Pierre Reboul in « Revue d’histoire littéraire de France », 1968)
- (Technique) Groupement dans un cadre des divers signaux, commutateurs, commandes, etc.
- Le tableau des sonneries.
- Le tableau de bord d’une automobile.
- (Jeux) Au trictrac, ensemble des deux tables de jeu.
- (Électrotechnique) Armoire ou coffret électrique.
- (Médecine) Ensemble des symptômes et des informations sur le patient permettant d’établir ou de préciser le diagnostic.
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antisociaux
?- Masculin pluriel de antisocial.
- Enfin, c’était une terrible, une vivante image de ce compromis antisociaux que font les trop faibles représentants du pouvoir avec de sauvages émeutiers. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
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capriccio
?- Caprice.
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chameaux
?- Pluriel de chameau.
- (au sens large) Synonyme de camélidés[1].
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numéro
?- Identifiant numérique ou parfois alphanumérique qu’on met sur quelque chose et qui sert à le reconnaître.
- Tout s’effaça de ce qui avait été sa vie, jusqu'à son nom; il ne fut même plus Jean Valjean; il fut le numéro 24601. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 6 ; 1862)
- […] et le porteur de pancarte, qui indiquait les rounds, se mit à promener dans le parterre un gigantesque numéro un. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Une fois, un petit pâtissier, qui portait sur sa tête une énorme architecture de friandises, descendit de l’impériale, et l’on appela les numéros – Numéro 66 !Numéro 66 !… Et moi, j’avais le 364.998 ! — (Octave Mirbeau, En attendant l’omnibus, Le Journal, 27 septembre 1896)
- […] et ils sont bien assez malins pour lui avoir demandé son numéro de livret de Caisse d’épargne avant. Loueur de voitures, c’est comme marchand de bêtes, c’est des métiers d’arcandier. — (Alain Aucouturier, Le Bon Dieu dans les orties, Éditions de Borée, 2003, page 117)
- Sur trois rangées de tables, les joueurs étaient alignés en bon ordre, […]. Des cartons de loto avec de gros numéros noirs et des cases vides en face des joueurs. — (Xavier-Marie Bonnot, Les Âmes sans nom, éd. Belfond, 2010, chap. 28)
- (Informatique, Mathématiques) Place ordonnée d’un élément dans un ensemble dénombrable, généralement traduit par un ordinal ou une lettre et un intervalle de variation. Note : Selon le contexte, cet élément prend un nom spécifique : coefficient, terme, etc. ; et sa place ordonnée également : rang, indice, index, etc.
- Ainsi puisque dans la progression géométrique proposée, le premier terme, la raison & le terme dont on demande le numéro, sont donnés ; […] en ajoûtant 1 à ce nombre, on aura le numéro qu’on demande. — (Charles-Etienne-Louis Camus, Cours de mathématique : Élémens d’arithmétique, volume 1, 1764)
- Si la suite (SN) n’est pas bornée, cela signifie que quelle que soit une constante M, on peut toujours trouver un numéro N tel que SN > M. — (Ekaterina Voltchkova, Suites numériques 5)
- Analyse de la relation entre le numéro d’une figure donnée dans une suite et une quantité qui lui est associée ; représentation par un ensemble de couples, un tableau de valeurs, un nuage de points. — (Ministère de l’Education Nationale, Enseignement de mathématiques Classe de première STMG)
- Ainsi, si une erreur apparaît, le message d’erreur sera donné avec ce numéro de ligne ou avec ce nom de fichier. — (Marylène Micheloud et Medard Rieder, Programmation orientée objets en C++ : une approche évolutive, 2002, ISBN 9782880745042, p. 123)
- Renvoie le numéro de colonne de la référence de cellule spécifiée. Par exemple, la formule =COLONNE(D10) renvoie 4, car la colonne D est la quatrième colonne. — (Microsoft, COLONNE (COLONNE, fonction))
- (Par extension) Rang dans une hiérarchie.
- J’écrirai au général commandant l’école ; il verra votre fils, il s’en occupera, et le numéro de sortie sera un bon numéro, croyez-le. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Les propos de la nouvelle secrétaire générale de la fédération CGT Mines-énergie, Virginie Gensel, sont tout aussi pugnaces que ceux de Bernard Thibault, le numéro un du syndicat. — (Christophe Bys, Une militante énergétique, dans L’Usine nouvelle no 3186, du 1er avril 2010, page 10)
- Grandeur ou qualité de certaines marchandises.
- Deux fils de même ténacité, mais de numéros différents, qui doivent être tendus conséquemment avec la même traction, ne peuvent donc pas, au dévidoir, prendre le même dispositif de tension. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature, 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Publication périodique numérotée suivant sa date. — Note : il est très souvent écrit nº quand il est suivi par un nombre.
- La Guerre Civile durait depuis trois mois, elle avait cinq cents abonnés et huit cents acheteurs au numéro, […]. — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, p. 44)
- Les manuscrits originaux de Camille Desmoulins, utilisés sans doute par Matton aîné, constituent une importante liasse de la Bibliothèque de la Ville de Paris. Il prouvent surabondamment que Camille Desmoulins a rédigé le numéro VII du Vieux Cordelier. — (Fernand Mitton, La Presse française, vol.2 : sous la Révolution, le Consulat, l'Empire, Paris : chez Guy Le Prat, 1945, page 169)
- Dans son numéro du 15 janvier 1899, le journal bimensuel parisien le Correspondant médical tirait la sonnette d’alarme en disant : « L’enfant boit ! […]. Les nourrices donnent du vin à leurs nourrissons et s’ébaudissent de leur exubérante gaîté. » — (Alberto Toscano, Critique amoureuse des Français, Fayard/Hachette littérature, 2009)
- (Par extension) Exemplaire d'une telle publication.
- Mais, à Guingamp, les journaux ne sont pas encore arrivés ; à Saint-Brieuc ils sont bien arrivés : seulement il n’en reste plus un numéro à la marchande ; le Briochins l’ont dépouillée avant nous. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 56)
- Les volumes de la Ire série (années 1936, 1937, 1938 et 1939) sont épuisés ; on peut toutefois se procurer certains numéros séparés au prix de 2 NF le fascicule simple et 4 NF le fascicule double. — (Les Monuments historiques au service des orgues de France, Caisse nationale des monuments historiques, 1962)
- (Art) Spectacle donné par un acteur.
- Les magnifiques music-halls terminaient chaque numéro du programme par un couplet chauvin qui soulevait des scènes d’enthousiasme éperdu ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
- Il avait appartenu, en qualité de porteur, à une troupe d’acrobates de cirque, puis s’était entraîné au tapis, en vue d’un numéro de « flic-flac » avec rattrape sur les épaules. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- S’il en est capable, le bonisseur fait encore un numéro à l'intérieur, pour corser le spectacle. — (Jacques Deslandes, Histoire comparée du cinéma, Casterman, 1966, page 188)
- (Par extension) (Péjoratif) Comportement de quelqu'un qui se donne en spectacle.
- Aussi je vais faire mon petit numéro de taquineuse, m'asseoir et revérifier le présent, à partir de mon neuf millième moment « de bonne prose sur le point de naître ». — (James Ellroy, Lune sanglante, traduit de l'anglais (États-Unis) par Freddy Michalski, Éditions Payot & Rivages, 1987, 2015)
- Sauf que cette fois, les numéros pagnolesques devant les caméras ne suffisent plus à conjurer la crise. Gaudin a choqué la population en s'enfermant d'abord dans le déni, allant jusqu'à accuser la pluie. — (Louis Hausalter, A Marseille, l'effondrement du système Gaudin, dans Marianne n° 1132 du 23-29 novembre 2018, page 28)
- (Sens figuré) Personne drôle ou particulière.
- Celui-là, quel numéro !
- Il en riait comme d’une bonne farce qu’il se fût faite à lui-même et disait à Adélaïde qu’il était tombé sur un drôle de numéro. — (Marcel Aymé, La Jument verte, éd. Gallimard, Paris, 1933)
- (Par ellipse) Numéro de téléphone.
- « Si on est dans la rue, dans un bar et qu'il y a un mec relou, pas dangereux mais qui est quand même insistant, et qu'on n'a pas envie d'entrer dans des explications sur le consentement, l'idée, c'est qu'on lui donne ce numéro pour s'en débarrasser », explique-t-elle à Franceinfo. — (« Harcèlement : un numéro à donner aux "relous" », Le Point, 27 octobre 2017)
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banaux
?- Masculin pluriel de banal, surtout dans son sens historique : dont l'usage était imposé aux vassaux d'un seigneur moyennant une redevance.
- À l’échelon du bourg-centre, le secteur public maintient des équipements banaux (école primaire, bureau de poste, etc.) et d'autres plus singuliers (Trésor Public, gendarmerie, etc.). — (Sèverine Barbat-Bussière, L’offre de soins en milieu rural, 2009, page 1070)
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baliveau
?- (Sylviculture) Jeune arbre réservé, lors de la coupe d’un taillis, afin qu’il puisse devenir un arbre de haute futaie.
- On n’apercevait qu’une vaste clairière dans laquelle on avait fait une coupe au printemps précédent, et dont les jeunes baliveaux aux tiges flexibles se courbaient sous le poids de la neige. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- La méthode du taillis sous futaie fait participer à la fois des avantages du taillis et d’une partie de ceux de la futaie, […]. Dans ce but on conserve à chaque coupe du taillis un certain nombre d’arbres appelés baliveaux auxquels on laisse parcourir plusieurs révolutions. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 161)
- La strate arborescente est constituée essentiellement par le Chêne pédonculé, le Chêne sessile en baliveaux sensiblement codominants. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 167)
- C'est un long vieillard, mince comme un baliveau, un peu courbé par une bonne septantaine d'ans. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Botanique) Arbre de pépinière ayant un tronc bien vertical et des branches latérales.
- Le chêne rouvre, planté dernièrement au Vallon du Salut par la classe de grande section de l’école Clair-Vallon, n’est à ce jour qu'un jeune plant d’à peine quelques dizaines de centimètres. Autant dire que les petits écoliers devront être patients avant de pouvoir profiter de son ombre. Mais leur enthousiasme pourrait bien favoriser la pousse de ce joli baliveau ainsi que des autres plants d’arbre qu’ils s’apprêtent à planter à divers endroits sur le territoire. — (La Dépêche, 28 avril 2015)
- (Échafaudage) Grande perche verticale qui supporte les échafauds.
- La surface inférieure du hourdis est nécessairement irrégulière. Aussi, plus tard, quand il s’agit de procéder au plafonnage, la première opération consiste-t-elle à couper les baliveaux correspondant aux joints des planches sur lesquelles a été coulé le hourdis et à dresser la surface. — (« Marché de Nangis (Seine-et-Marne) » par M. Cottin, architecte, & M. Nicaise, constructeur, dans les Nouvelles annales de la construction, 3e série - tome 7, février 1882, en recueil vol. 28, Paris : chez Baudry, 1882, page 25)
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chapiteau
?- (Architecture) Partie du haut de la colonne, sur laquelle est posée la frise, et qui repose sur le fût.
- Chapiteau corinthien. Chapiteau ionique.
- En face, sur le chapiteau d’un pilier, trois moines trapus, dodus et pansus, semble s’attrister du badigeon beurre frais qu’on leur a infligé. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 141, 2012)
- Quelques autres ornements d’architecture qui forment la partie supérieure, le couronnement de certaines choses.
- Chapiteau de pilastre. Chapiteau de balustre. Chapiteau de couronnement. Chapiteau de niche, etc.
- (Par extension) Corniches et autres couronnements qui se posent au-dessus des buffets, des armoires et d’autres ouvrages.
- (Par extension) Partie supérieure d’un alambic, dans laquelle se condensent les vapeurs qui s’élèvent de la cucurbite.
- (Par extension) Morceau de carton en forme d’entonnoir, qui se met vers le haut d’une torche, pour recevoir ce qui en dégoutte de cire ou de poix.
- (Par extension) (Histoire, Militaire) Deux ais joints qui couvrent la lumière d'un canon.
- (Par extension) (Alchimie) Vaisseau sur la cucurbite.
- (Par extension) Cornet placé au sommet d’une fusée volante.
- Grande tente destinée à accueillir les spectacles, principalement ceux du cirque.
- Note : Il se compose, en général, de mâts, poteaux de tour, d’une grande toile confectionnée spécialement avec, éventuellement, des mâts intermédiaires appelés corniches. Cette architecture est maintenue par des pinces (de grands pieux en acier), plantées autour et amarrées par des sangles.
- Elle repense à ce comédien qui, pendant qu'elle ajustait son costume, lui contait avec force détails l’accouplement zoophilique auquel il avait assisté sous un chapiteau en compagnie d'une trentaine d'autres gringos. — (Serge Brussolo, Cheval rouge, Le Masque, 2017, chapitre 28)
- Quand les catcheuses regagnèrent les vestiaires, les spectateurs se retirèrent lentement du chapiteau. Les commentaires fusèrent. — (Daniel Crozes, Un été d'herbes sèches, Éditions du Rouergue, 2016)
- (En particulier) (Cirque) Tente de cirque.
- Peu d'années après sa création, le cirque fermé et couvert trouva le moyen de devenir nomade. La tente de toile ou « chapiteau » soutenue par un mât central, les gradins démontables, une enceinte formée de matériaux légers, ont permis au cirque de transporter son spectacle de ville en ville. — (Gustave {Fréjaville, « Cirques fixes et cirques voyageurs », dans Encyclopédie française, Tome XVI : Arts et littératures dans la société contemporaine, Paris, 1935, pages 16.76-16)
- Ils ont les mêmes grands mâts — on définit un chapiteau comme un bateau par leur nombre — et les mêmes mâts annexes, de charge ou de corniche. — (Louis Merlin, C'était formidable !, Mémoires, Tome II, Julliard, Paris, 1966, chap. XI « Radio-Circus », p. 227)
- Les monteurs eux-mêmes se répartissaient en plusieurs groupes. Un des plus importants érigeait les mâts, plantait les pinces, tendait les haubans, fixait les corniches, bref hissait le chapiteau. — (Achille Zavatta, Viva Zavatta, coll. "Vécu", Robert Laffont, Paris, 1976, chap. 8 « Le spectacle continue ! », page 84)
- En contrebas, derrière les arbres,on distinguait la toile à rayures blanches et bleues d'un cirque. Des baltringues en maillots de corps, après avoir monté les chapiteaux, étaient venus se désensoiffer. — (Jean-Michel Morel , Le prix du pardon, éditions Stock, 2006)
-
copeaux
?- Pluriel de copeau.
- D’un papier plié il sortit en effet quelques légers copeaux de bois, auxquels adhérait une substance colloïdale, déjà durcie au contact de l’air. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Temple de fer, 1933)
- (Architecture) Ornements en volutes. (Note : dans ce sens, le mot est toujours au pluriel.)
- [...] portant sur des murs est et ouest extradossés d'arcades aveugles plein cintre reposant sur des corbeaux ornés de copeaux, cavets ou billettes [...]. — (Revue d'Auvergne, Volume 114, Éd. Société des amis de l'Université de Clermont, 2000)
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brûlot
?- (Navigation) Navire rempli de matières combustibles et destiné à incendier d’autres vaisseaux. — Note : C’est le sens initial du mot.
- Au milieu de la nuit, des brûlots lancés par les Anglais vinrent tomber au milieu de l’escadre. Les capitaines effrayés coupèrent leurs câbles et s’efforcèrent de gagner la haute mer. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 12)
- (Sens figuré) (Journalisme) Pamphlet incendiaire au ton très virulent.
- De juillet 1888 à février 1890, Alfred Le Petit réactive son journal satirique de 1871, La Charge, pour en faire un brûlot boulangiste, mais il s’enlise avec le déclin du général. — (Bertrand Tillier, À la charge ! : la caricature en France de 1789 à 2000, Éditions de l’Amateur, 2005, page 73)
- Il y a presque dix ans paraissait un brûlot collectif intitulé : Interdit aux autruches (Les Intouchables, 1997). Dans l’un des textes du recueil farouchement anti-boomer, l’écrivain Stéphane Despatie déversait tout son fiel sur une « génération qui, selon lui, exerce une mainmise autoritaire sur ses aînés et ses cadets », et qui serait menée par « les trop nombreux péteux d’bretelles, flatteux d’bedaines, mangeux d’avenir et fêteux d’rues se prenant pour les premiers et, bien sûr, les derniers révolutionnaires et citoyens responsables de l’histoire du monde. » (p. 121) — (L’Action nationale, volume 96, numéros 1 à 5, Ligue d’action nationale, 2006)
- C’est un véritable brûlot que M. Aussant a lancé depuis Londres où il travaille dans le secteur financier. Dans une lettre ouverte adressée au Devoir, intitulée « Si j’étais militant péquiste », il plaide pour « une refondation du Parti québécois ». — (Les candidats à la direction du PQ commentent le brûlot d’Aussant, dans http://www.lapresse.ca, 10 septembre 2014)
- Moutier écrit donc que sa liberté d’expression littéraire a été limitée au nom d’une morale qu’il varlope avec ironie. Le brûlot du statut Facebook fait boule de neige. Le milieu littéraire québécois est en émoi. — (Émilie Dubreuil, Le psychanalyste, la censure et l’air du temps, radio-canada.ca, 10 février 2021)
- (Par extension) (Cuisine) Eau-de-vie ou rhum que l’on brûle pour relever une omelette, une salade d’oranges, etc.
- Un brûlot mon gendre, ça chauffe la tripe et ça nettoie la tête; y a rien de meilleur pour le corps. — (Guy de Maupassant, Toine, dans Les Contes normands)
- Faut faire un brûlot ! cria Mes-Bottes ; deux litres de casse-poitrine, beaucoup de citron et pas beaucoup de sucre ! — (Émile Zola, L’Assommoir/Chapitre III, 1877, Charpentier, 1879, page 111)
- « Un verre de vin ! me disent-elles.— Oui, un verre de vin. »Je n’en bois que pour trinquer dans les cabarets ou dans les auberges, parce que c’est gai les verres qui se choquent, comme je ne bois de cognac que pour faire des brûlots : c’est joli, les flammes bleues. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Lorraine) (Cuisine) Préparation culinaire consistant à brûler du sucre avec de l’eau-de-vie ; récipient destiné à cet usage.
- M. Léon Collin, de Grand-Failly, m’a rappelé une préparation à base d’alcool qui se faisait dans la commune : le brûlot, Dans un récipient métallique conçu pour cet usage — et portant le même nom —, on faisait brûler du sucre sur de la goutte enflammée. — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Cuisine) (Vieilli) Morceau très salé ou très poivré [2].
- (Technique) (Miroiterie) Ancien polissoir pour les miroirs [2].
- (Vieilli) (Désuet) Homme ardent, inquiet, entreprenant, boutefeu [2].
- (Antiquité) Baliste [2].
- Homme imbibé d’alcool Référence nécessaire
- (Par analogie) Sorte d’insecte qui, en automne, cause des démangeaisons à la peau en s’y attachant.
- (Canada) Moucheron (genre Simulium) dont la piqûre donne une sensation de brûlure intense.
- Je pardonne au « moustique à collier blanc », qui provoque un jet de sang à chaque piqûre. Je subis avec patience les coups du « frappe d’abord », les impressions cautérisantes du microscopique « brûlot » ; mais le culex, je le hais, je le méprise, je voudrais le conspuer et le martyriser pendant toute une éternité. — (Henry de Puyjalon, Récits du Labrador, 1894, Imaginaire/Nord, 2007, page 54)
- Il pourrait désigner, en forçant un peu la note, cette mouche du coche de Lafontaine, qui « pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment qu’elle fait aller la machine… Va, vient, fait l’empressée… » mais malheureusement, je n’ai pas même vu l’ombre d’une mouche à mon départ : Maringouins, frappe-d’abord, mouches noires, moustiques, toute la gent pique-fort était restée dans ses retranchements, car il soufflait un vent du nord qui poussait bien notre pirogue, mais qui n’était pas du tout favorable aux mouches. Nous n’avons pas même senti la piqûre du brûlot, ce liliputien du monde des insectes. — (Napoléon Caron, Voyages, 1888, page 182)
- Il est vrai que c’est par curiosité que notre mère Ève mangea le fruit défendu. Avec le résultat qu’il nous est désormais interdit de passer nos journées à nous promener dans le jardin d’Éden […] et de manger des bleuets et des catherinettes en caressant négligemment les gentils petits tigres et les éléphanteaux domestiques. Au lieu de cela, du fait de notre première mère nous habitons les rives du Saint-Laurent, mangeons notre pain à la sueur du boulanger et sommes soumis aux attaques des bêtes féroces telles que moustiques, brûlots, frappe-d’abord et inspecteurs du Revenu. — (Ringuet (Philippe Panneton), Confidences, Fidès, Montréal/Paris, 1965, page 83)
- Le nord du Québec possède pourtant un bien meilleur moyen de repousser les hordes de touristes avides de grande nature […] Au Québec, nous pouvons compter sur les maringouins, les brûlots, les mouches noires et les différentes espèces de « frappe-à-bord » : mouches à chevreuil, à orignal, à caribou, à vache, à tout-ce-que-vous-voudrez et qui, faute de ces animaux, s’accommodent très bien d’une bonne bouchée de pêcheur ou de campeur. […] Chaque insecte se distingue par sa taille, sa rapidité et son mode de torture. De plus, ils ont des horaires complémentaires. Les mouches noires et « frappe-à-bord » dominent durant le jour, tandis que brûlots et maringouins préfèrent le crépuscule, bien qu’ils s’accordent fréquemment des heures supplémentaires. Ces charmantes bestioles ne semblent dormir que par les nuits très fraîches. […] De plus, l’humidité favorise la prolifération de ces meutes de mini-perceuses. — (Québec Chasse et Pêche, juillet 1975, page 45)
- (Poitou) Feu que l'on fait avec des broussailles, des petites branches, des débris de jardinage, dans le but de s'en débarrasser.
- Lalie tournait autour du brûlot en battant des mains. Michel, qui avait ramassé des châtaignes précoces, les lui installa dans un petit tas de cendre chaude qu'il tira à l'écart du brûlot. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920, cité dans École et la Vie, volume 34, 1950, page 292)
- Que fait-il en cette fin d'été 1939 au beau milieu du jardin de la petite maison de Brouvilliers, affairé qu'il est, autour d'un brûlot improvisé où se consument feuilles, branches, cartons et documents ? — (Pierre Gastineau, "Double mètre", vie et mort d’un syndicaliste, Éd. Publibook, 2005)
-
biseau
?- (Art) Extrémité ou bord coupé en biais, en talus. Note : se dit surtout du bord des glaces de miroir, des glaces de voiture, etc., et du tranchant de certains outils.
- C’est entre les biseaux et les barres du châssis que se mettent encore d'autres pièces de bois beaucoup plus courtes, taillées aussi en biseau, nommées les coins, qu’il chasse à coups de marteau, à l'aide d’un cognoir ou décognoir, qui est un véritable coin de bois. — (Dictionnaire raisonné universel des arts et métiers, tome 2, nouvelle édition, Lyon : chez Amable Leroy, 1801, page 497)
- Ces remarques, faîtes au sujet des biseaux d’affutage doubles, tels que ceux des haches, s'appliquent également, aux outils tranchants avec un seul biseau, comme les ciseaux à bois. — (Claude Dalois, Manuel de sciage et d'affûtage, chapitre 8 : Affûtage des outils manuels, Nogent-sur-Marne : Centre technique forestier tropical, 1990, page 137)
- Chose en biais.
- « On tourne ! Penchez une peu la tête, rentrez la pointe du pied. Souriez… Non, non, un sourire plus fermé, je vous prie. Ce que nous appelons le sourire en biseau. Souriez en biseau… Parfait ! » — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 112)
- (Bijouterie) Principales faces qui environnent la table d’un brillant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Horlogerie) Taille qui permet d’enchâsser dans le cercle d’ouverture le verre d’une montre ou d’une pendule.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Musique) Bec de l’embouchure de certains instruments, tels que la clarinette, le flageolet, et aussi de la partie terminale d’un tuyau d’orgue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Imprimerie) Morceaux de bois entourant les pages de caractères, et dont un côté est taillé obliquement pour recevoir les coins qui servent à serrer la forme.
- Les coins se placent entre les biseaux et le fer du châssis.
- (Par extension) Ces outils eux-mêmes.
- Un biseau de menuisier, de tourneur.
- (Travail) Période entre deux postes où les deux activités se cumulent partiellement.
- J'ai fait un biseau de 2 mois entre mon ancien poste et mon nouveau poste.
-
bigorneau
?- Coquillage marin comestible à forme d’escargot, du genre Littorina, en particulier Littorina littorea.
- On privilégiera les abords de la Cotinière, sur Oléron, pour les étrilles, les oursins, les bigorneaux et les patelles. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 24)
- Tout autre coquillage de forme analogue.
- (Art) Petite bigorne. [1]
- (Familier) Téléphone. (en raison probablement de la forme évasée du microphone et de l'écouteur)
- (Sens figuré) (Familier) Personne quelconque ; quidam.
- Sur les cinq bigorneaux qu’on vous alignera pour le juger, derrière le tapis, y en aura pas un d’assez culotté pour bien savoir ce que c’est que la frousse !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 206.)
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architecturaux
?- Masculin pluriel de architectural.
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alios
?- (Landes) (Agriculture) (Pétrographie) Grès typique des Landes constitué de sable gréseux, cimenté par du fer, disposé à faible profondeur en couches épaisses séparées par de fines couches de sable.
- La seule objection en apparence sérieuse qui ait été faite à cette dernière, est la spécialisation de l’alios au pays des Landes. — (Adolphe Duponchel, Traité d’hydraulique et de géologie agricoles, Éditeur Eugène Lacroix, 1868)
- — Ainsi avant-hier, en revenant des dunes et en traversant les alios, nous venons à parler d’histoire naturelle. C’était obligé, en sautant de monticule en monticule, au milieu des flaques d’eau, nous devions nous occuper des milliers de bêtes qui peuplent ces eaux. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Donzac appartient, du moins pour l’instant, à cet alios, à ce sable dont je viens de m’arracher pour ne pas mourir. Dès que nous nous serons retrouvés, je crains que sa seule présence ne dissipe l’enchantement de Paris. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, pages 302-303)
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confessionnaux
?- Pluriel de confessionnal.
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canaux
?- Pluriel de canal.
- Dans tous les cas, la possibilité d’utiliser de l’eau douce est capitale : rivières, canaux, sources, eaux souterraines fossiles non renouvelables, eaux salées qu’il faut désaliner, transport par conduites de pipes-lines, même par transports flottés de la glace des banquises ou des icebergs ; la désalinisation est capitale : on pense que l’osmose électrique inverse serait la moins chère, quoique certains pensent que c’est le transport des glaces. — (Comptes rendus des séances de l’Académie d’Agriculture de France, 1978)
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bordeaux
?- Couleur intermédiaire entre le rouge et le violet.
- Puis il appela la réception, questionna l’homme en veste bordeaux. — (Jean-Patrick Manchette, La Position du tireur couché, 1995)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.