Dictionnaire des rimes
Les rimes en : basketteur
Que signifie "basketteur" ?
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- Sportif pratiquant le basket-ball.
- Il mesure deux mètres, il est beau, rassurant, avec des paluches de basketteur. — (Hervé Prudon, Cochin, 1999)
- Le basketteur français Victor Wembanyama encensé par LeBron James en personne — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 7 octobre 2022, page 18)
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "basketteur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
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chantepleure
?- Entonnoir qui a un long tuyau percé de trous pour faire couler les liquides dans un tonneau sans les troubler.
- Depuis deux jours on m’entretientPour savoir d’où vient chantepleure ;Du chagrin que j’en ai, je meure,Si je savais d’où ce mot vient,Je l’y renverrais tout à l’heure. — (Le Chevalier de Cailly)
- Fente dans un mur de clôture ou de terrasse pour le passage des eaux, barbacane.
- Murs percés de chantepleures. — (Joris-Karl Huysmans, Là-bas, tome 1, 1891)
- Robinet d’un tonneau à vin, à cidre ou à bière.
- La noire figure géante avisait un coffre d'aspect imposant, et en tirait une urne enflée, au moins en apparence, à contenir la cuvée de trois arpents de vigne, et la soutenait à mi-corps dans cette attitude d'expectative propre au pichet que l'on présente à la chantepleure. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 44)
- Dans l’ombre, il savait où se trouvait le puise-bois. C’était une grosse écuelle creusée dans un billot de bouleau. Il la mit sous la chantepleure et il la remplit. Il but à même. Le goût de blé, et de terre descendit dans son ventre. Dans sa bouche, il eut le goût du vin. C’était son vin. — (Jean Giono, Que ma joie demeure)
- Arrosoir de jardinier, à queue longue et étroite.
- Rigole ouverte dans la berge d’une rivière.
- Tonneau dans lequel on foule, en certains vignobles, le raisin avant de le descendre dans la cuve.
- (Viticulture) Pipette, tastevin.
- Auprès de chaque cuvée, un vigneron se tient, avec, au poing, la « chantepleure », ou « chantefleure », ou « tastevin », c’est-à-dire la pipette de verre que l’on plonge dans le fût par la bonde. Les tasses d’argent ouvragé, jusqu’alors soigneusement enveloppées d’un linge fin, sortent des poches, et se tendent vers les chantepleures. — (Académie de Mâcon. Société des Arts, Sciences, Belles-lettres, Archéologie, Agriculture et Encouragement au Bien de Saône-et-Loire, Annales, 1921)
- La chantepleure […] est un instrument qui sert a puiser du vin dans un tonneau sans troubler ce liquide. Il est forme d’une espèce de cylindre creux qui porte à ses extrémités deux ouvertures. Quand on le plonge dans une liqueur, elle y monte à la même hauteur que dans le réservoir, et demeure suspendue dans ce tube lorsqu’on a soin de fermer l’orifice supérieur en le tirant hors du vase. — (Pierre Jacotot, Cours de physique expérimentale et de chimie)
- Siphon, transvaseur, tuyau.
- On place la chantepleure devant le bondon de la cuve, et l’on se sert, pour chasser le bouchon de liège, d’une broche de bois qui entre dans le trou de la chantepleure ; cette broche de bois se nomme lancette. — (Manuel du Cirier)
- La matière broyée sous des meules à l’eau, est soutirée par des chantepleures et reçue dans des cuves munies de robinets à différentes, hauteurs. — (Encyclopédie du commerçant : fabrication de l’Azur)
- (Poétique) (Rare) (Sens figuré) Tristesse.
- Dans la clairière d’une enfanceOù la chantepleure a pris voixComment oublier son regardQu’on voyait parfois La tristesse embrumer. — (Revue « Poésie présente », no 97, 1995)
- Armoiries avec une chantepleure (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant divers outils dans les armoiries. Anciennement, la chantepleure était représentée comme la bouse (outres servant à puiser et transporter l’eau) dont elle était synonyme. Puis la représentation est passé à celle d'un entonnoir muni d'un tuyau rappelant l’ustensile utilisé dans le vignoble pour remplir les tonneaux sans troubler le vin. Enfin, elle fait référence au robinet situé à la base d'un tonneau et permettant de se servir. Cette dénomination doit être utilisée en connaissance du contexte historique et culturel de création des armoiries.
- D’argent à la barre d’azur remplie du champ, chargée de la devise « chante et pleure » en lettre de sable, accompagnée, en chef de deux léopards d’azur passant l’un sur l’autre et en pointe, d’une chantepleure du même remplie aussi d’argent, qui est de la commune d’Auzouville-sur-Ry de Seine-Maritime cf. illustration « armoiries avec une chantepleure »
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monsieur
?- Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).
- Bonjour, monsieur !
- On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 154)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l'hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).
- Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Il n’y a plus rienQue les pères et les mèresQue ceux qui t’ont faitQue ceux qui ont fait tous les autresQue les « monsieur »Que les « madame » — (Léo Ferré, « Il n’y a plus rien »)
- Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).
- Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé. — (William Rejault, Tous ces jours sans toi, Plon, 2010)
- Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.
- Vous demandez monsieur, il est sorti.
- Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. » — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.
- Il est venu un monsieur vous demander.
- — moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi ! — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- LE VALET DE CHAMBRE, frappe et entre. – Je demande pardon à Madame ; mais c’est un Monsieur, ou plutôt un homme, qui demande Madame la duchesse. Vu sa tenue, je dois dire à Madame que je n’ai pas osé l’introduire. — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).
- Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, page 145)
- Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là. — (Molière Dom Juan ou Le Festin de pierre acte 2, scène première)
- (Ancien patois normand) Nom donné, par antiphrase, au cochon.
- Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.
- Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ». — (A. Angot, Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, 1889)
- (Péjoratif) (Mépris ironique) Un homme quelconque.
- Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu. — (Patrick Drevet, Le Corps du monde, Seuil, 1997, page 173, ISBN 2020323117)
- On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo. — (Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, 1950, Folioplus classiques, page 77, ISBN 207030728X)
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acquéreur
?- (Droit) Celui qui acquiert. Se dit surtout de celui qui acquiert des biens immobiliers.
- On craignait que les émigrés enhardis n’exerçassent tous des violences sur les acquéreurs de leurs biens, pour en préparer la restitution en protestant ainsi contre un injuste dépouillement. — (Honoré de Balzac, Une Ténébreuse Affaire, 1841, chapitre deuxième)
- Les restrictions convenues entre les parties dans le cadre de la cession d'une entreprise peuvent être en faveur de l'acquéreur ou du vendeur. — (Paul Nihoul, Christophe Verdure, Droit de la concurrence: aspects belge et européen, 2005)
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chroniqueur
?- (Histoire) Auteur de chroniques.
- Longpont nous force d’ajouter foi aux paroles de Guillaume de Nangis et à celles de tous les chroniqueurs qui ont parlé de l’incendie de 1131. — (Ludovic Vitet, Études sur les beaux-arts : essais d’archéologie et fragments littéraires, vol. 2, p. 253, 1846)
- L’historien n’a pas à délivrer des prix de vertu, […] ; les questions qui intéressent les chroniqueurs et passionnent les romanciers sont celles qu’il laisse le plus volontiers de côté. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence - Avant-propos de la première publication (1906), 1908)
- Certains chroniqueurs prétendent même qu’il aurait étendu cette mesure à tous les juifs de son royaume, à l’instigation de l’empereur d’Orient, Héraclius, qui lui aurait fait savoir qu’aux dires de ses astrologues l’empire chrétien était menacé par un peuple circoncis. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- C’est aussi en tant que « roi de France » que Louis IX (saint Louis) est mentionné par divers chroniqueurs arabes de la fin du xiiie ou du xiiie siècle, qui le désignent comme “Sanlûwis ibn Lûwis” et “rîdâfrans”. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux; L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)
- (Audiovisuel, Journalisme) Rédacteur dans un journal, dans une émission de radio ou de télévision, spécialement chargé de la chronique.
- Pourquoi ne pas avoir aussi mentionné que le préfacier de l’édition française de Human Nature, Alexandre Dorozynski, est un chroniqueur scientifique formé en Russie soviétique et spécialiste de Lénine ? — (La démagogie est-elle génétique ?, dans Le Québec sceptique, nº 58, p. 17, automne 2005)
- Les chroniqueurs rapportent que Nicolas Sarkozy, pour expliquer qu’il se sentait bien dans sa peau de Président, aurait dit qu’il avait la banane. — (Charles Debbasch, Les orages de la Sarkozye : de la présidence impériale au pouvoir tempéré, L’Harmattan, 2011, page 51)
- Chaque jour, Harold Hyman, chroniqueur à BFMTV, explique les nœuds de la géopolitique. — (Harold Hyman, Alain Wang, Géopolitiquement correct et incorrect, 2014)
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argumentateur
?- Qui argumente, qui se plaît à argumenter.
- L’Eglise catholique n’est point argumentatrice de sa nature ; elle croit sans disputer ; car la foi est une croyance par amour, et l’amour n’argumente point. — (Joseph de Maistre, Du pape - livre 1, chapitre 1, 1821)
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aviculteur
?- Éleveur d’oiseaux.
- Depuis longtemps, M. Alfred Rousse, de Fontenay-le-Comte (Vendée), s'occupe de l'élevage de nombreuses espèces de Perruches, et cet aviculteur émérite compte de nombreux succès. — (M. C. Raveret-Waitel, Rapport au nom de la Commission des récompenses, dans le Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France, 3e série, tome 9, 1882, année 29, Paris, 1882, p. ci)
- (En particulier) (Élevage) Professionnel spécialisé dans l'élevage des animaux de basse-cour et en particulier des volailles en vue de l'exploitation commerciale.
- Dans ce livre, il a eu pour but de fournir tous les détails dont la connaissance est nécessaire à un aviculteur sur l'installation des poulaillers la plus rationnelle et la plus hygiénique, sur l'alimentation des oiseaux de basse-cour, sur l’incubation soit naturelle, soit artificielle, sur l'élevage des poussins, et sur les divers procédés d'engraissement des volailles et leur préparation pour la vente. — (Henry Sagnier, « Bibliographie agricole », dans le Journal de l'agriculture de la ferme et des maisons de campagnes, 29e année : 1894, tome 2 (juillet à décembre), Paris : au bureau du journal & chez M. G. Masson, 1894, p. 152)
- Vous avez certainement entendu dire par tel grand aviculteur professionnel : « Cette année, j’ai fait 800 000 œufs » ou par tel autre : « Je viens de faire 40 000 poulets » et vous n’avez pas souri. — (Louis Serre, L’aviculture industrielle: élevages de sélection fermes de ponte, élevages en batteries, 1945)
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basculeur
?- (Technique) Qui bascule ou se bascule.
- Tracteurs et remorques basculeuses.
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banqueteur
?- Celui qui banquette, qui fait bonne chère.
- En analysant en parallèle des représentations de banquets masculins et mixtes, elle souligne l’homologie de la position de la femme et du jeune homme par rapport au banqueteur adulte. — (Femmes et images - Numéro 19, 2004)
- Et je me suis dit, quittant les lieux, que je préférais cent fois mes amis banqueteurs et jouisseurs à ces spécimens irréprochables, d'une humanité aseptisée, aimant se mortifier et se croyant absolument vertueux, alors qu'ils font l'expérience d'une existence au formol, s'extasiant pour un bol de crudité et chantant les charmes de la vie non-denrée. — (Mathieu Bock-Côté, Une époque puritaine, Le Journal de Montréal, 11 mars 2023, page 47)
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nasilleur
?- Celui qui nasille, qui parle du nez.
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crawleur
?- (Sport) (Natation) Nageur spécialiste du crawl.
- Il y a les crawleurs, ceux qui ne passent pas, qui ont intérêt à se mettre sur 200 m. — (Natation: la France nourrit l'espoir d'un relais en or, LePoint.fr, 17 oct. 2010)
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canneur
?- Ouvrier qui tresse les cannes pour chaises et, plus généralement, qui confectionne les cannages d’ameublement.
- […] ;enfin, il tourna dans les ruelles dont les étrangers disent tant de mal, dans ces ruelles qui ne bouillonnent pas, où l’on ne trouvait que de loin en loin la boutique d’un barbier avec des lys dessinés au-dessus des portes, ou celle d’un chapelier, qui faisait sortir hors de ses portes à lui le chapeau à longs bords d’un cardinal, ou celle d’un canneur de chaises, qui les cannait là, dans la rue. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Rome, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 334))
- Amédée exerçait l’activité de canneur et rempailleur de chaises.
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coéditeur
?- Qui publie un ouvrage en collaboration avec un ou plusieurs autres éditeurs ou éditrices (coédition).
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cireur
?- Celui qui a pour métier de cirer les chaussures.
- Les petits cireurs traînent leur attirail derrière eux, les « la mayotte » montrent contre dix centimes les modestes secrets de leur boîte à merveilles, les marchands de « piroulis » distribuent aux gosses leur cargaison de sucres d’orge, les vendeurs de « frescos » agitent leur clochette et servent en gobelet de la glace râpée, mélangée de sirop. — (Pierre Pluchon, Haïti: république caraïbe, L'École des loisirs, 1974, page 11)
- Demain matin, il reprendrait « sa place », au square Bresson, dans le même café maure, à la même table, pour être à nouveau repéré par le petit cireur de souliers. — (Roberte-Anne Bijlenga, Le petit cireur de souliers d’Alger, 2012)
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meilleure
?- Celle qui est la mieux placée, la première ; qui est au maximum, au top.
- Version ultraséduisante chez Fuller (Le Port de la drogue) qui utilisa sa nervosité au service d’une sorte de pédagogie amoureuse aussi violente qu’efficace, lorsqu’un homme et une femme construisent une histoire d’amour à coups de gifles (reçues par Jean Peters, la meilleure des teigneuses hollywoodiennes). — (Les inrockuptibles, n° 640 à 648, 2008, page 49)
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codemandeur
?- (Droit) Celui qui conjointement avec un autre, forme une demande en justice.
- Lors d’une expédition de chasse, le codemandeur a été atteint à l’abdomen par une balle de fusil tirée par l’assuré de la défenderesse. — (Recueils de jurisprudence du Québec, Volume 3, 1995)
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batailleur
?- Qui aime à batailler.
- Suivant le caractère des barbares, dont la fougue est violente, mais de peu de durée, ils se réconcilièrent en faisant de nouveau le serment de ne rien entreprendre l’un contre l’autre. Tous deux étaient d’un naturel turbulent, batailleur et vindicatif ; […]. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833–1837)
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asservisseur
?- Celui qui asservit.
- C’est le grand asservisseur des rois et des consciences, le grand despote religieux, Grégoire VII, qui favorise la hardiesse et le premier élan de l’esprit populaire. — (Abel-François Villemain, Cours de littérature française Moyen âge, tome I, page 28)
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odeur
?- Sensation que produisent sur l’odorat les émanations des corps.
- Tout à coup elle s’arrêta dans l’escalier : une suave odeur de fricot venait de saisir son odorat. — (Alphonse Karr, Voyage autour de mon jardin, 1857)
- L’odeur du riz chaud lui parvient et lui met l’eau à la bouche. — (Claudine Jacques, Le cri de l’acacia, 2013)
- J’ai bu du Nes pendant quatre ans… cette odeur me porte au cœur, il suffit que je ferme les yeux pour revoir les quatre murs de ma cellule… — (Laurent Bénégui, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, Julliard, 2012, chapitre 19)
- À mesure que le rhum vieillit, il se colore, se brunit ; il prend, avec une odeur piquante, une saveur acre & desséchante, dont la nuance empyreumatique huileuse fait dire, à ceux qui n’y sont point accoutumés, que cette liqueur sent le vieux cuir. — (Antoine-François Fourcroy et Louis-Nicolas Vauquelin, Encyclopédie méthodique : Chimie et métallurgie, volume 6, 1815, page 51)
- Les odeurs forestières, senteurs adorées par les âmes friandes de poésie à qui plaisent les mousses les plus innocentes, les cryptogames les plus vénéneux, les terres mouillées, les saules, les baumes, le serpolet, les eaux vertes d’une mare, l’étoile arrondie des nénuphars jaunes ; toutes ces vigoureuses fécondations se livrent à vos narines en vous livrant toute une pensée, leur âme peut-être. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre premier)
- Il n’y avait plus d’air dans la cour, rien que des odeurs. C’est celle du chou-fleur qui l’emporte facilement sur toutes les autres. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Moi aussi, les soirs trop chauds m’ont terrassée ; moi aussi, l’odeur musquée des foins, les roulades du rossignol m’ont livré à la folie, à la faute. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 10)
- (Plus rare) Parfum ; cosmétique parfumé.
- Elle achetait les onguents, des pots de fard, des crayons, qui traînaient sur tous les meubles, avec des houppettes de poudre de riz et des flacons d’odeur. Ses journées, elle les passait, devant sa glace, à se maquiller, à se contempler […] — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- (Au pluriel) Parfums ; toutes sortes de bonnes senteurs.
- Enfin, comme à dessein de le rendre plus complexe, des odeurs de caroube, de denrées coloniales, de goudron, d’air marin arrivaient puissamment du port et se mêlaient à celles qui montaient des pavés et des caves. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 42)
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apiculteur
?- (Élevage) Celui qui élève des abeilles.
- Ce n’est pas le cas aujourd’hui pour l’apiculteur landernéen, même si la difficulté à trouer l’emplacement des nids empêche une éradication vraiment massive. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 15)
- En 1910, les abeilles pointent elles aussi les aiguilles de leur montre vers le médecin suisse Auguste Forel. Dans son chalet à la montagne, cet apiculteur constate que ses tartines de confiture attirent vite les abeilles quand il prend son petit déjeuner dehors. — (« Les découvertes de la chronobiologie », dans Le Point, no 2320, 23 février 2017, page 48-51)
- Les traitements doivent avoir lieu au plus tard au début de la floraison. En fait, ils ont lieu bien souvent alors que les colzas sont en pleine floraison et intensément visités par les Abeilles. On assiste alors à des hécatombes qui provoquent la colère des apiculteurs. — (Jean Louveaux, Les abeilles et l’apiculture, INRA, collection Chronique historique de la Zoologie agricole française, 1996, page 45)
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agresseur
?- Celui qui agresse, attaque le premier.
- Cass. civ. 2ème, 16 novembre 2006, nº 05-19906. La victime avait reçu un coup de sabre d’un agresseur qu’elle avait menacé avec un fléau japonais ! — (Stéphane Obellianne, Les sources des obligations, Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2015, p. 541, note 1717)
- Le triomphe d’un blessé n’a jamais disculpé l’agresseur. — (Boris Cyrulnik, Un merveilleux malheur, 1999)
- L’agresseur, qui fait ainsi l’économie d’une atteinte physique et d’une atteinte à sa dignité (la victime qu’il s’est choisie les subira à sa place), recherche activement l’atteinte psychique par effraction (liée au non-sens effroyable des violences exercées) pour être en survoltage extrême et faire disjoncter son circuit émotionnel. — (Muriel Salmona, Le Livre noir des violences sexuelles, chap. 2 « La fabrique des psychotraumatismes : La mémoire traumatique et la dissociation à l’œuvre », Dunod, 2013 (1re édition), page 123)
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fomentateurs
?- Pluriel de fomentateur.
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bimoteur
?- (Technique) Qui comporte deux moteurs.
- Le musée des Arts et Métiers conserve la version bimoteur du premier engin volant construit par le Français Clément Ader. — (Les incroyables trésors de l'Histoire : l'Éole d'Ader, le premier avion, lepoint.fr, 15 novembre 2014)
- La RATP souhaitait étudier différentes possibilités et fournisseurs. Tout particulièrement, elle compara le bogie monomoteur type Duwag et le bogie bimoteur ANF. — (MF67 : le retour du métro classique, transportparis.canalblog.com, 15 avril 2019)
- L'E-Fan est un avion électrique bimoteur dont le développement par Airbus Group Innovations a débuté en 2011. — (Marc Schieferdecker, L'E-Fan d'Airbus, un avion 100 % électrique, futura-sciences.com)
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aéroglisseur
?- (Marine) Véhicule amphibie à portance aérostatique et à propulsion aérienne.
- Les savants avaient leurs quartiers autour du tout premier cercle, où leurs effets personnels allaient être acheminés par des hommes en tenue d’hiver, juchés sur un aéroglisseur. — (Romain Garnier, L’héritage de glace, 2011)
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langueur
?- Affaiblissement physique et moral qui réduit considérablement les forces et l’activité d'une personne. Action, fait de languir.
- Les Liméniennes ont toutes de belles couleurs, […], des yeux noirs d’une expression indéfinissable d’esprit, de fierté et de langueur ; […]. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Les sanglots longsDes violonsDe l’automneBlessent mon cœurD’une langueurMonotone. — (Paul Verlaine, Chanson d’automne, 1866)
- Un long baiser rescella leur pacte. Aïssa, lourde de langueur, avait renversé sa tête sur l’épaule de son amant. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921, page 61)
- Marguerite tombait en langueur. Elle travaillait toujours et personne ne pouvait lui faire de gros reproches à ce sujet, mais elle travaillait sans joie, d’une allure lasse, comme à regret. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 170)
- Atteint d’un mal nommé porphyrie, le pauvre garçon est contraint de s’abreuver de sang humain pour conjurer sa langueur chronique. — (François Rivière, Dracula, cent ans et toutes ses dents, dans Libération (journal), 31 décembre 1987)
- État d’abattement d’une personne faible et malade.
- Il ne sent point les langueurs de l’âge.
- Maladie de langueur (On l’employait dans ce sens au pluriel).
- Louis XIII tomba dans un grand fauteuil garni d’oreillers, demanda et but un verre d’élixir préparé pour le fortifier contre les évanouissements fréquents que lui causait sa maladie de langueur, fit un geste pour éloigner tout le monde, et seul avec Richelieu, lui parla d’une voix languissante. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXIV, 1826)
- Il y a deux ans, la reine le fit appeler pour soigner le dauphin atteint d’une maladie de langueur. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 193)
- — Tranquillisez-vous, ma petite. C’est un peu de langueur. Dans deux jours vous serez sur pied. Reposez-vous. Vous prendrez votre potion, bien sagement, comme je vous l’ai ordonné… N’est-ce pas ? Vous me le promettez ?… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 123-124)
- Ce qu’il appelle le «languishing», ou la langueur en français, c’est le sentiment de stagner, une profonde impression de vide. — (Anne-Sophie Roy, L’indifférence, ce nouveau mal de vivre qui frappe les gens, Le Journal de Montréal, 25 avril 2021)
- (Vieilli) (Littéraire) Cause d’abattement et de nature physique (maladie ou blessure).
- […]; encore sa vie fut-elle accidentellement écourtée, puisqu’il périt « de langueur » un an après avoir été éborgné par un corbeau. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
-
baratineur
?- Bavard ; beau parleur ; personne qui baratine.
- Eh bien, j'ai le plaisir, preuve à l'appui, de m'inscrire en faux contre cette maligne assertion. Ceux qui l'affirment, l'assènent à tout bout de champ, le proclament à l'envi ont la langue plus fourchue que vipère aspic, ils galèjent mieux que Marseillais à la pétanque, ils ne sont que vils baratineurs, ils mythonent, pipeautent, racontent des craques ou accrochent des paletots. — (Michel Bernardot, Rêveries norvégiennes : De Kirkenes à Oslo, Éditions Gilbert Jaccon, 2017, page 44)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.