Dictionnaire des rimes
Les rimes en : barquette
Que signifie "barquette" ?
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- (Marine) Petite barque.
- Maistre a quitté la police quelques mois avant De Palma et passe le plus clair de son temps sur sa Juliette, une barquette marseillaise de huit mètres, belle comme une jeune fille. — (Xavier-Marie Bonnot, Les vagues reviennent toujours au rivage, Belfond, 2021, page 96)
- (Par extension) Tout dispositif en forme de petite barque.
- Nous déjeunions dans une sorte de lunch-room, au premier étage d’une boulangerie ; mes moyens me permettaient tout juste de me payer le plat du jour mais il me gavait avec autorité de barquettes aux fraises. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, pages 442-443)
- Trop habitués à puiser leur nourriture dans des barquettes de carton ! — (San Antonio, Trempe ton pain dans la soupe , S-A 173 , Fleuve noir, 1999)
- Il y la jubilation sans pareille de terminer la tournée des vide-greniers par une barquette de merguez-frites, accompagnée parfois d’un verre de rosé. — (Philippe Delerm, Le trottoir au soleil, Gallimard, 2011, collection Folio, pages 61-62)
- Des essais ont été menés en France pour thermoformer des barquettes biodégradables à partir d’amidon de manioc. — (Philippe Vernier, Boni N’Zué, Nadine Zakhia-Rozis, Le manioc, entre culture alimentaire et filière agro-industrielle, 2018, page 180)
- (Par extension) Pâtisserie dont la forme évoque l’ovale d’une petite barque.
- Nous déjeunions dans une sorte de lunch-room, au premier étage d’une boulangerie ; mes moyens me permettaient tout juste de me payer le plat du jour mais il me gavait avec autorité de barquettes aux fraises. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, pages 442-443)
- (Par extension) Type de civière rigide aux bords relevés.
- Les secouristes l'ont transporté en barquette jusqu'au cabinet médical.
- (Automobile) Voiture de sport généralement à deux places et décapotable.
- Vue au Salon de Genève en mars 2005 , la Gallardo Concept S, originale barquette à deux places. — (Action auto moto Juillet 2005)
- Dans ce cas, il s'agit d'une barquette compétition qui a reçu le moteur N.S.U. T.T. monté en porte-à- faux [...]. — (Motor volume 48, 1969)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "barquette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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argyronète
?- Espèce d’araignée vivant dans l’eau.
- Tout en pensant à cela, mes yeux se fermaient malgré moi, et j’avais des visions de petits bateaux peints en bleu, avec des coins de Saône alourdis par la chaleur, et de grandes pattes d’argyronètes courant dans tous les sens et rayant l’eau vitreuse, comme des pointes de diamant. — (Alphonse Daudet, Le pape est mort, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 208)
- Les cloches opaques des argyronètes font ça et là des trous dans l’eau. — (Monique Wittig, Les Guérillères, Éditions de Minuit, page 96)
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herminette
?- (Zoologie) Hermine dans sa robe fauve d’été.
- (Par métonymie) Sa fourrure, moins recherchée que la blanche et également appelée roselet.
- (Art) Espèce de hache recourbée, dont le tranchant est perpendiculaire au manche, qui sert à planer, à doler le bois.
- En fait d’armes, le lieutenant Hobson emportait, […]; en fait d’outils, des haches, des scies, des herminettes et autres instruments nécessaires au charpentage; […]. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Ou bien, et c’était encore plus beau, il sortait des haches, des cognées, des serpes ou des herminettes, planes, des doloires dont le stock s’amoncelait dans le noir. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 153)
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hoquette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de hoqueter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de hoqueter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de hoqueter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de hoqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de hoqueter.
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nymphette
?- Petite nymphe.
- Petite Nymphe folastre,Nymphette que j'idolatre,Ma mignonne dont les yeulxLogent mon pis et mon mieux ;Ma doucette, ma sucrée,Ma Grace, ma Cytherée,Tu me doibs pour m'apaiserMille fois le jour baiser. — (Pierre de Ronsard, « Amourette », Œuvres complètes, t. I, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade, p. 1222)
- Pré-adolescente sexualisée par le regard d’un homme mûr, le nympholepte.
- Il advient parfois que de jeunes vierges, entre les âges limites de neuf et quatorze ans, révèlent à certains voyageurs ensorcelés, qui comptent le double ou le quintuple de leur âge, leur nature véritable. Non pas humaine, mais nymphique, c’est à dire démoniaque ; ce sont des créatures élues que je me propose de désigner sous le nom générique de « nymphettes ». — (Nabokov, traduction de E. H. Kahane, Lolita, Gallimard, « Du monde entier », 1959, chap. V, page 21)
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grenouillette
?- (Botanique) (Extrêmement rare) Espèce de plante des plans d’eau, à feuille flottante, nommée hydrocharis des grenouilles ou morène.
- L’Hydrocharis, que l'on appelle aussi Morène ou Grenouillette, parce que l'on a cru pendant longtemps que cette plante servait de nourriture aux grenouilles, appartient à la même famille que la valisnérie. C'est une plante très-commune en France. — (Jules Trousset, Grande Encyclopédie illustrée d’économie domestique et rurale, grande cuisine, cuisine bourgeoise, petite cuisine des ménages, Paris : chez Arthème Fayard, éditeur 1875, Paris : chez Fayard frères, s.d., vol. 1, p. 237)
- (Botanique) Espèce de renoncule qui pousse dans les marais.
- […] le glaïeul, laissant fléchir ses glaives avec un abandon royal, étendait sur l’eupatoire et la grenouillette au pied mouillé, les fleurs de lis en lambeaux, violettes et jaunes, de son sceptre lacustre. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 135)
- (Médecine) Tumeur qui se forme sous la langue par l’accumulation de la salive dans ses conduits excréteurs.
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cassolette
?- Vase ou boîte dans laquelle on fait brûler ou évaporer des parfums et qui a ordinairement un couvercle percé d’ouvertures par lesquelles s’échappe la fumée ou la vapeur.
- […] ; une petite lampe de forme très ancienne brûlait, vacillante : une sorte de petite cassolette carrée en fer où nageait dans l’huile une mèche grossière. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- […] ; des Victoires aux ailes dorées portant des lances de trois mètres, au bout desquelles s’arrondissaient des cassolettes de parfums ; […] — (Pierre Louÿs, Une fête à Alexandrie, 1896, dans Archipel)
- Je me prenais à bégayer quelques mots d’une chanson, ceux par exemple d’une ronde enfantine dont je me souviens encore :En allant à la violetteJ’ai cassé ma cassolette… — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 149)
- (Par extension) (Vieilli) Odeur qui s’en exhale.
- (Ironique) (Vieilli) Mauvaise odeur.
- (Sens figuré) (Architecture) Ornement figurant un vase d’où s’échappent des flammes.
- Indiquons en passant, et pour mémoire, quelques fontaines d’un rococo très-corrompu, mais assez amusant, le pont de Tolède, d’un mauvais goût très-riche et très-orné, avec cassolettes, oves et chicorées. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- (Cuisine) Petit récipient cylindrique utilisé pour la cuisson et la présentation de certains mets.
- (Par métonymie) Contenu de ce récipient.
- Des œufs en cassolette. Une cassolette de fruits de mer.
- (Botanique) Espèce de poire de petite taille, on dit aussi poire de cassolette ou poire cassolette. Elle est aussi nommée verdasse ou muscat vert.
- CASSOLETTE : Cette Poire eſt de moyenne grandeur, de forme aſſés longue, diminuänt vèrs la queuë. Sa peau eſt tant ſoit peu rude de couleur brune ou grisâtre ſur un fond verd , dévenant en mûrifſſant un peu jaune. — (Johann Hermann Knoop, Pomologie, éd. Magérus, Amsterdam 1771)
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tête
?- (Anatomie) Partie supérieure du corps, qui est le siège du cerveau et des principaux organes des sens, et qui, chez l’être humain et chez la plupart des vertébrés, tient au reste du corps par le cou.
- […], et presque aussitôt une tête se pencha hors de la voiture pour voir ce qui se passait, une grosse tête pâle et grasse, une touffe de cheveux sur le front : c’était Napoléon ; […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- D’un coup de rasoir, je lui coupai la tête, et le tronc, d’où un flot de sang s’échappait, gigota quelques secondes sur le parquet. — (Octave Mirbeau, La tête coupée)
- Avoir la tête ronde, la tête plate, la tête pointue. — Avoir la tête enfoncée dans les épaules.
- (En particulier) Crâne.
- Ainsi que cela se produisait chaque fois qu’il avait trop pompé le jour d’avant, il se sentait la tête un peu fiévreuse, le front chaud, les nerfs excités et la gorge sèche. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Il s’est cassé la tête, il s’est fait un trou à la tête.
- En tombant, il a failli se fendre la tête.
- (Familier) Figure, visage, physionomie.
- Un grand corps d'ours, bien trop grand pour cette petite tête aux yeux bridés de poupon mal réveillé et pour la petite voix pointue qui en sortait, une voix un peu mielleuse et zozotante d'enfant de chœur vicieux. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Une belle tête. — Une tête sympathique. — Une tête intelligente, stupide. — Il fait une drôle de tête.
- (Par métonymie) Chevelure.
- Au moment où il obliquait vers le seuil, un homme, en manches de chemise, à tête grise et de solide carrure, apparut et le dévisagea. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 370 de l’édition de 1921)
- (Désuet) Scalp.
- Ils sont d’abord conviés « au conseil de bienvenue et au festin de l'amitié », où ils doivent pleurer les morts, peut-être ceux qu’ils remplacent en étant eux-mêmes adoptés, puis ils participent à la « danse des têtes » (du scalp). — (Gilles Havard, L’Amérique fantôme, Flammarion Québec, 2019, page 139)
- (Par métonymie) Personne ou institution qui organise et dirige l’action.
- Les Allemands avaient frappé à la tête, et la tête était assommée et conquise, mais sans autre résultat que de permettre au corps d’échapper à sa direction. New York, monstre sans tête, était devenue incapable d’une soumission collective. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 237 de l’édition de 1921)
- (Sens figuré) Esprit, imagination, mémoire, intelligence, jugement.
- Se remplir la tête de sottises.
- Se mettre des chimères en tête, dans la tête.
- Il n’a que cela en tête.
- Il s’est mis en tête de partir.
- Dans l’état où il est, il n’est pas capable d’application; il a la tête encore trop faible, il n’a pas la tête assez forte.
- C’est pourquoi, en hâte, Il se presse de renvoyer les disciples, dont la tête n’est pas très solide et qui pourraient être gagnés par le mouvement. — (Maurice Zundel, Silence, parole de vie, transcription d’une retraite donnée en 1959, éditions Anne Sigier, 1990, page 1199)
- Fermeté de caractère.
- Cet homme a de la tête.
- Individu ; personne.
- Casablanca toute entière tenait alors dans l’enceinte de ses murailles. Elle comptait environ 25.000 indigènes dont un cinquième d’israélites et une colonie européenne, femmes et enfants compris, d’approximativement 500 têtes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 15)
- Infinie tristesse d'une volonté paresseuse qui ne ne soucie plus de création. Il est temps de changer de braquet, de chercher des têtes nouvelles, des jeunes de vrai talent, ils existent, on ne les appelle pas. — (Jacques Chancel, « Capuçon (Renaud) », dans Dictionnaire amoureux de la télévision Éditions Plon, 2011)
- Pour lui, l’« explosion civilisatrice », alliance de modes de production et de consommation par tête élevée, était très largement responsable de la dégradation environnementale, en particulier par le biais d’un progrès technique qui avait rompu la circularité écologique. — (Jacques Véron, Environnement : « Il faut arrêter de mettre la démographie en accusation et promouvoir un développement durable », Le Monde. Mis en ligne le 16 février 2019)
- Vie, existence.
- Il y va de votre tête.
- On ne se jette pas sans risquer sa tête au travers des secrets de l’État. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Élevage) Chacun des animaux d’un cheptel, d'un troupeau.
- Un ranch pratiquant le naissage aura besoin d’un homme à temps plein pour 400-500 têtes en raison des soins à donner aux veaux à la naissance. — (Doris Sayago, Jean-François Tourrand, Marcel Bursztyn et José Augusto Drummond, L’Amazonie, un demi-siècle après la colonisation, 2010, page 213)
- « Ô illustres personnes ! C’est Alhadji Issa, fils d’Alhadli Hamadou, qui épouse Ramla, fille d’Alhadji Boubakari. Le montant de la dot est de dix têtes de bœufs, déjà données et non à crédit. » — (Djaïli Amadou Amal, Les impatientes, éditions Emmanuelle Collas, Paris, 2020, page 71)
- (Équitation) Unité conventionnelle servant à départager les chevaux à l’arrivée, valant environ 50 centimètres.
- Ce cheval a gagné d’une tête.
- (Populaire) Mesure pour la taille de personnes qui correspond à la hauteur d’une tête (sens 1).
- Il me dépasse d’une tête !
- (Art) Représentation, imitation d’une tête humaine par un peintre, par un sculpteur, etc.
- Une tête antique. — Cela a l’air d’une tête du Carrache. — C’est une tête du Titien.
- (Numismatique) Côté où est l’effigie d'une monnaie.
- (Chasse) Bois des cerfs.
- Le cerf a mis bas sa tête. — Une belle tête de cerf.
- Tête portant trochures, tête en fourche, tête paumée.
- (Par analogie) Sommet de certaines choses, et particulièrement des arbres.
- Avec un petit caillou situé à 200 mètres dans le nord-est, connu sous le nom de Hazelwood, dont la tête se montre, soit dans le creux des lames, soit couronnée de brisants, Rockall est tout ce qui émerge d'une grande terre disparue. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Des arbres coupés par la tête.
- Une montagne, un chêne, un sapin qui porte sa tête jusque dans les nues.
- (Cuisine) Extrémité d’en haut de certaines plantes, de certains légumes.
- Des têtes de pavot, des têtes d’artichaut, une tête de chou.
- (Parfois) Extrémité inférieure de certains légumes.
- La tête d’un oignon, la tête d’un poireau.
- Extrémité de diverses choses.
- La distance qui se trouve sur le composteur entre sa tête et la tête de la coulisse inférieure , fixe la longueur de chaque ligne; et c'est ce qu'on nomme la Justification. — (Dictionnaire technologique ou Nouveau dictionnaire universel des arts et métiers, Bruxelles : Lacrosse & Cie, 1839, nouvelle édition avec planches, volume 3, page 285)
- […]; Mazagan, l'ancienne colonie portugaise ayant conservé l’aspect d'une ville péninsulaire, tête de la route principale conduisant de la côte à Marrakech, à population analogue à celle de Casablanca ;[…] — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 149)
- La tête d’une aiguille : Le bout qui est percé pour y passer le fil.
- La tête d’un compas : La partie ronde où les deux branches du compas sont assemblées par une charnière.
- (En particulier) L’extrémité ronde ou aplatie qui est opposée à la pointe.
- La tête d’un clou, d’une vis.
- La tête d’une épingle.
- (En particulier) Partie d'un outil de frappe, dans laquelle entre le manche.
- La tête d’un marteau, d’une cognée.
- (Golf) Partie de la canne qui touche la balle.
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préretraite
?- (Travail) Retraite anticipée, départ à la retraite avant l’âge usuel.
- Il a cotisé assez longtemps pour avoir droit à la préretraite.
- Allocation reçue par les préretraités.
- Quel est le montant de ta préretraite ?
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brouette
?- Petit tombereau à une roue (plus rarement deux), permettant de transporter des charges lourdes sur des chantiers ou dans un jardin et qu’on pousse d’ordinaire devant soi, ou que l'on tire si le terrain monte.
- Une brouette métallique standard permet de transporter de 30 litres 0,03 m3 à 60 litres 0,06 m3 de terre — (A.G. Coche, J.F. Muir, Pisciculture continentale: Les étangs et leurs ouvrages - ouvrages et agencement des fermes piscicoles, Volume 2, 1994)
- Le travail du sel n’a pas beaucoup changé depuis que les moines cisterciens ont tracé le plan des salines en 945. Le changement technologique le plus important, ici, c’est peut-être l’apparition de la brouette ! — (Léo Pajon, Guérande, la fine fleur du sel, Le Monde. Mis en ligne le 8 septembre 2021)
- (Par métonymie) Désigne le contenu d’une brouette, une brouettée.
- Il nous faut deux brouettes de terre et une brouette de paille.
- (Par analogie) Jeu dans lequel une personne marche sur les mains pendant qu’une autre lui tient les jambes à la façon des brancards d’une brouette.
- Cette kermesse se clôt avec la course de brouettes.
- (Par analogie) (Sexualité) Position du coït durant laquelle un des partenaires se tient sur ses mains et l’autre lui tient les jambes.
- Sorte de véhicule, chaise à porteur montée sur deux roues que l’on rencontrait aux XVIIe et XVIIIe siècles.
- La brouette à porteurs serait une invention de Pascal
- Cinq-Mars, mettant pied à terre, l’aida à monter dans une sorte de petite voiture fort basse, que l’on appelait brouette, et dont Louis XIII conduisait lui-même les chevaux très-dociles et très-paisibles. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XIX, 1826)
- (Vieilli) (Familier) Se dit d’un véhicule, motorisé ou non, lent et souvent en mauvais état ou ancien.
- On va arriver dans deux heures avec ta brouette !
- — « Cette mauvaise brouette-là ne m’a pas coûté bien cher, reprit-il, ni le mulet non plus ; mais c’est tout ce qu’il me faut, quoique ce chemin-là soit un ruban de queue un peu long. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- (Familier) Se dit d’un appareil lent ou ancien.
- « Maman, tu travailles trop, tu ne sais pas vivre. » Elle levait les yeux, ses lèvres se tordaient, et, en retenant un sanglot : « Je ne suis heureuse qu’à ma brouette », répondait-elle. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 59)
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manchette
?- Extrémité, empesée ou non, des manches de chemise, formant une sorte de poignet fixe ou mobile.
- Il se redresse. Il tire ses manchettes de celluloïd, qui préservent ses manchettes blanches. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 261)
- Jim tirait ses manchettes et rectifiait sa cravate, en s’inclinant d’un air modeste. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Des mains coupées à la manchette applaudissaient autour de moi. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 165)
- L’on remarquait, entre les deux fenêtres sans rideaux, le portrait d’un homme qui croisait les bras sur la poitrine dans une attitude pleine d’assurance, et laissait voir de grandes manchettes empesées, d’une blancheur de neige. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 142)
- (Vieilli) Ornement de mousseline, de batiste, de dentelle, qui terminait la manche de la chemise.
- Manchettes de dentelle.
- (Habillement) Ornement analogue que l’on pose au poignet d’une robe.
- Les dames de la ville s’étaient flattées d’avoir à critiquer cette toilette et cette tournure qu’on avait annoncées si étranges ; elles étaient forcées d’admirer et de dévorer du regard ces étoffes moelleuses négligées dans leur richesse, ces coupes élégantes d’ajustements sans roideur et sans étalage, nuance à laquelle n’arrivera jamais l’élégante de petite ville, même lorsqu’elle copie exactement l’élégante des grandes villes ; enfin toutes ces recherches de la chaussure, de la manchette et de la coiffure, que les femmes sans goût exagèrent jusqu’à l’absurde, ou suppriment jusqu’à la malpropreté. — (George Sand, « Pauline », 1839-1840, in Nouvelles, Paris, des femmes-Antoinette Fouque, 1986, 2018, page 361)
- (Habillement) Empiècement de tissus épais ou de cuir situé au genou et destinée à éviter l’usure du pantalon au contact du haut des bottes.
- (Volley-ball) Renvoi de balle avec les avant-bras (les manches).
- (Catch) Type de coup donné avec l’avant-bras dans le cou[2].
- J’avais souvent réussi à mettre en pratique les torsions de bras, chères à Nick Carter, ou les manchettes de bas en haut, qui avaient fait la gloire de Nat Pinkerton. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 363)
- Il enchaîna par un violent uppercut au menton, suivi d’une série de manchettes rapides. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 364)
- (Militaire) Pièce de tissus, ou de passementerie qui jadis garnissait la partie haute de la lame, sous la poignée du sabre d’infanterie, et se trouvait coincée entre la poignée et le fourreau.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Chirurgie) Lambeau de peau que l’on préserve lors d’une amputation et que l’on positionne ensuite sur le moignon pour le recouvrir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Partie rembourrée de l’accoudoir d’un canapé ou d’un fauteuil.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Marque rouge laissée au niveau du poignet et faite en serrant ce dernier avec la main et en tournant.
- Mais elle empoigna celui-là si maladroitement, qu’elle se fit une manchette, une longue brûlure au poignet — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877)
- Gros joint flexible circulaire assurant l’étanchéité entre la cuve d’un lave-linge et son ouverture.
- Le joint de hublot, souvent dénommé manchette par les professionnels, est un gros joint caoutchouc qui assure l’étanchéité entre la cuve de votre machine à laver et la porte-hublot. — (site https://atelier.sos-accessoire.com/changer-joint-porte-hublot-lave-linge/)
- (Imprimerie) Notes et indications marginales.
- Il n’y a pas de manchettes dans ce livre.
- (Journalisme) Titre en gros caractères destinées à frapper l’attention du lecteur et qui figurent généralement à la première page d’un journal.J'accuse… !, en manchette.
- Faire la manchette des journaux, être en tête de l’actualité, faire les gros titres.
- Le journal portait une manchette énorme. Elle lut ces mots : « Chute du ministère ». — (Anatole France, l'Anneau d'améthyste, 1899)
- (Suisse) Affichette placée sur un kiosque ou une caissette de journaux, reprenant le titre d’un article du journal.Des caissettes de journaux à Genève avec des manchettes.
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simplette
?- Féminin singulier de simplet.
- Une chanson simplette.
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minicassette
?- Variante orthographique de mini-cassette.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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népète
?- (Botanique) Plante du genre Nepeta de la famille des Labiées.
- On distingue :1° la népète cataire, dite vulgairement cataire, chataire et herbe aux chats ;2° la népète tubéreuse, dont les racines, crues ou cuites, sont, dit-on, un aliment assez agréable ; Adanson en avait fait son genre Flessera ;3° la népète réticulée, originaire de Barbarie, et qui, cultivée en France, y forme de jolies touffes.
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pirouette
?- (Danse) Tour entier qu’on fait de tout le corps, en se tenant sur la pointe d’un seul pied.
- Faire une pirouette, des pirouettes.
- Faire une double pirouette.
- Comme il sortait du bain, un camarade lui conseilla par manière de plaisanterie de rentrer à l’hôtel en dansant. L’autre accepte le défi, exécute une pirouette et tombe mort sur la route, aux côtés de son compagnon épouvanté. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 168)
- (Équitation) Sorte de volte que fait le cheval sur sa longueur dans une seule et même place.
- La passade consiste à mener un cheval au galop sur une ligne droite et à exécuter une demi-volte ou une demi-pirouette ordinaire à chaque extrémité de cette ligne, de manière à la parcourir plusieurs fois de suite, en passant et repassant. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l’écuyer et de l’homme de cheval, page 245, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
- (Sens figuré) Dérobade.
- À tout ce que j’ai pu lui dire, dans ces graves circonstances, il n’a répondu que par des pirouettes.
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apprête
?- (Vieilli) Mouillette.
- (Marine de guerre) (Vieilli) Munitions préparées pour le combat.
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dînette
?- Variante, dans l'orthographe traditionnelle, de dinette (orthographe rectifiée de 1990).
- Ah ! gueux ! brigand ! c’est comme ça que tu fais la dînette avec des blondes ... sans en rien dire aux camarades ! — (Eugène Chavette, La Chambre du crime, 1875)
- — Oui, oui, oui, il faut faire la dînette.Alors furent apportées des petites tables rondes, et des serviettes grandes comme des feuilles de lilas, et des verres profonds comme des dés à coudre, et des assiettes creuses comme des coquilles de noix. Le repas fut de chocolat et de sucre en miettes ; et le vin ne pouvait pas couler dans les verres, car les petites fioles blanches, longues comme le petit doigt, avaient le cou trop mince. — (Marcel Schwob, Le Livre de Monelle, Mercure de France, 1895)
- Sur les bancs de pierre des Tuileries, les dînettes s’organisent. Quatre sous de frites ! deux sous de gâteaux de la veille ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 342)
- Les don Quichotte qui pourfendent la « théorie du genre » s’effraient en effet que des filles jouent avec des voiturettes ou que des garçons changent les couches d'un poupon ou jouent à la dînette. — (Thierry Hoquet, Des sexes innombrables. Le genre à l'épreuve de la biologie, Éditions du Seuil, 2016, introduction)
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catherinette
?- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, n° 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234).
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
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épinochette
?- (Zoologie) Espèce de petit poisson osseux d’eau douce, parfois d’eau de mer en Europe, une épinoche de petite taille à neuf épines dorsales.
- Ce sont l’épinoche (Gasterosteus aculeatus) et l’épinochette (Pygosteus pungitius). — (David McFarland, Le comportement animal: psychobiologie, éthologie et évolution, 2001)
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comprenette
?- (Argot) Capacité de compréhension.
- Dame, pour sa comprenette, ce sera toujours des horreurs. Racine ne lui dit qu’pouic, à c’t homme. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Pourquoi ? Parce que les journalistes politiques et autres commentateurs qui donnent le la sont rabougris du cervelet ? Infirmes de la comprenette à force de s’enfermer eux-mêmes dans la boite à chaussure des schémas normalisateurs ? — (Jean-François Kahn, L’horreur médiatique, Marianne (magazine), 25 janvier 2014, p.27)
- Le jour où Marseille sera propre, le monde tremblera. Au vallon des Auffes les étoiles sentent la friture, mais au moins la mer sent la mer, c’est tarpin chouette, ça dérouille la comprenette. — (Henri-Frédéric Blanc, L’art d’aimer à Marseille, Éditions L'atinoir, 2018)
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nonnette
?- (Cuisine) Petit pain d’épice de forme arrondie, parfumé à l’anis.
- Des nonnettes de Reims, de Dijon, de Remiremont.
- (Ornithologie) Nonnette cendrée : autre nom de la mésange nonnette (Poecile palustris, anciennement Parus palustris).
- (Ornithologie) Nom vulgaire d’une bernache (bernache nonnette, Branta leucopsis).
- (Ornithologie) Gros-bec nonnette : oiseau décrit par Buffon dans son Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du cabinet du Roi, Tome Dix-huitième (Oiseaux étrangers qui ont rapport au Gros-bec, XIII, p. 466).
- (Vieilli) (Par plaisanterie) Jeune nonne.
- Que la pudeur de nos chastes Vestales soit préservée de corruption, du moins pour cet hiver, parce que, sur les bords du Danube & du Boristhenes, on va s’occuper à désencloîtrer les jolies, les charmantes Nonnettes du Sérail Impérial de Constantinople… — (La Bohémienne, ou Prophétesse du Diable en Brabant, Imprimerie de Lucifer, 1787)
- Dans leurs couvents moinillons et nonnettes,Dans leur collège écoliers et régents,Faisant entr’eux ballets et chansonnettes,S'évaltonnaient en joyeux passe—temps. — (Richardet, poème italien de Carteromaco, traduit en vers français, chant XXX, Paris : Didot jeune, 1796, volume 2, page 397)
- (Cuisine) Moule de forme cylindrique.
- Nonnette ronde en acier inoxydable.
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
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espagnolette
?- (Serrurerie) Ferrure à poignée tournante servant à fermer et à ouvrir les châssis d’une fenêtre.
- Les malles allaient être faites, lorsqu’il voulut rouvrir un volet, que le vent venait de rabattre ; mais, par la fenêtre entrebâillée, ce fut un tel engouffrement, qu’elle dut accourir à son secours. Ils pesèrent de tout leur poids, ils purent enfin tourner l’espagnolette. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XI)
- Depuis une demi-heure je me trempais jusqu’aux os d’une radée qui ne décessait pas, quand j’entends le bruit d’une espagnolette. — (Alphonse Daudet, La Petite paroisse, 1895)
- À peine avait-il eu le temps de se refourrer dans sa cachette d’ombre, que l’espagnolette de la fenêtre grinça, puis celle de la persienne, qui s’ouvrit toute grande.— (Jean Richepin, La Glu, édition de 2010 chez José Corti (originale de 1881), page 208)
- (Textile) Sorte de ratine fine, anciennement fabriquée en Espagne, qui a été imitée en France.
- L’espagnolette est l’étoffe des redingotes et des manteaux. — (Marie Chiozzotto, « Les apparences vestimentaires de Louis XV : la composition de la garde-robe du souverain pour l’année 1772 », Apparence(s) : Histoire et culture du paraître, numéro 4 « Apparences vestimentaires en France au xviiie siècle », 2012, lire en ligne)
- (Rare) Jeune fille espagnole.
- Comment, petite espagnolette, ne savez-vous pas que nous avons condamné à la déportation tous les saints et toutes les saintes du paradis ? — (Charles-Pierre Ducancel, L’intérieur des comités révolutionnaires, ou Les aristides modernes, Paris : an 3 (1795), page 28)
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claquette
?- Sorte de crécelle.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Sorte de livre formé de deux planchettes que l’on frappe l’une contre l’autre pour donner certains signaux.
- Ces mouvements en commun leur rappelaient leur enfance, quand ils allaient au catéchisme. La claquette de M. l'abbé assurait l'ordre. — (Jean de Baroncelli, Vingt-six hommes ; Éditions Bernard Grasset, Paris, 1941, page 326)
- (Cinéma) Ces deux planchettes qui permettent de coordonner le son et l’image, que l’on filme au début d’une prise de vue.
- Le clapman s’avance, présente sa claquette devant l’objectif. Il annonce d’une voix claire et intelligible le titre du film , le numéro du plan et de la prise. Puis il ferme d’un coup sec la claquette , avant de sortir du champ. — (Michel Gauthier, Olivier Cadiot, le facteur vitesse, 2004, page 74)
- (Au pluriel) Style de danse où les semelles frappant le sol contribuent aux percussions de la musique.
- Faire des claquettes, un numéro de claquettes.
- (Familier)(Par extension) Utiliser des subterfuges de forme dans un propos, comme de longues phrases ou des éléments convenus, pour faire du bruit et combler le silence lié à l'absence de fond.
- Il n'avait pas révisé son oral, il a fait des claquettes mais ça ne suffira pas pour obtenir la moyenne à l'examen.
- Nu-pied, ou mule qui ne retient pas le talon du pied, certains modèles ont une semelle en bois qui génèrent un bruit caractéristique quand on marche, d'où le nom.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Botanique) Baguenaudier (Colutea arborescens ssp. gallica) [1].
- (Football) Geste du gardien de but qui stoppe un tir ou éloigne le danger de sa cage en claquant le ballon d’une main.
- S’il est impuissant sur une frappe d’Ikoné dans sa lucarne, le Gone a ensuite fait le travail avec un arrêt décisif sur une frappe montpelliéraine contrée en première période, puis sur une claquette pour détourner un tir de Ninga dans le second acte. — (Romain Rigaux, Lyon bousculé mais qualifié en quarts, Maxifoot, 07/02/2018)
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broquette
?- Sorte de petit clou de fer à tête.
- Clouer une estampe avec une broquette.
- Certaine quantité de ces petits clous.
- Acheter de la broquette.
- Clouer une tapisserie avec de la broquette.
- (Argot) Pénis de jeune garçon.
-
ramette
?- (Papeterie) Paquet de papier, généralement de format in-quarto ou A4, et contenant un nombre de feuilles variant de 125 à 500 selon le grammage.
- Une ramette de papier à lettres, de papier à machine.
- Les feuilles de route formaient des piles aussi rectilignes que des ramettes pour imprimante. — (Daniel Nayeri, Brigade des crimes imaginaires, dans Brigade des crimes imaginaires et autres histoires fantastiques et déglinguées, traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec, Hélium, 2008, page 64)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.