Dictionnaire des rimes
Les rimes en : aujourd&rsquo
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "aujourd&rsquo".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
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censoriaux
?- Masculin pluriel de censorial.
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cigogneau
?- Petit de la cigogne.
- Le cigogneau, vous dis-je, ayant pris sa croissance, mouche, soigne et nourrit ses père et mère vieux. — (Paul Fořt, Édition définitive des Ballades françaises et Chroniques de France, 1946)
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musicaux
?- Masculin pluriel de musical.
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nasaux
?- Masculin pluriel de nasal.
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concertino
?- Pièce musicale plus brève que le concerto.
- Le Concertino pour harpe et orchestre de Germaine Tailleferre.
- Concertino pour violon et violoncelle, arrangé d’après le concertino pour deux violoncelles, avec accompagnement d’orchestre ou de piano. — (Bibliographie de l'Empire français, ou Journal général de l’imprimerie et de la librairie, deuxième série, volume 6, 1862)
- Groupe d'instruments dialoguant avec l'orchestre dans le concerto grosso.
- Le Triple Concerto de Beethoven est comporte un concerto grosso où un pupitre est particulièrement mis en avant, et un concertino où l'orchestre dialogue avec différents solistes.
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azulejo
?- Carreau de faïence utilisé souvent en panneau mural.
- Les azulejos d’émail, joyeux et simples avec leurs blancs crus, leurs bleus paon, leurs verts aux reflets roux, qui recouvraient les vasques, et les bancs, et les murs, et les marches montant d’un jardin à l’autre, la jeunesse des feuillages vert lumière, les troncs d’arbres blanchis à la chaux, le rose saumon des briques en bordure des allées ardentes étendaient un grand tapis pimpant et diapré, comme glacé de fraîcheur. — (Henry de Montherlant, Les Bestiaires, 1926)
- (Par apposition) — O Mahomet chéri ! Encore combien de temps ? murmura-t-elle en levant un regard implorant vers les signes cabalistiques et les mosaïques sarracéniques des arabesques azulejos. — (Ronald Firbank, Œuvres romanesques, 1991, volume 2, page 297)
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calot
?- (Désuet) Petite calotte.
- Calot d’enfant de chœur.
- Coiffure des soldats, de forme allongée, sans bords.Calot des troupes coloniales
- Or j’eus comme voisin de lit un aumônier du genre fier et silencieux, qui s’équipait en musulman pour les tirailleurs marocains. Le croissant sur son calot était un beau sujet de plaisanterie. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 43)
- Un edelweiss séché glissa d’une des enveloppes de rhodoïd et M. Abel le replaça avec des gestes précautionneux sur la photo aux vilaines couleurs qui lui servait de support : sur un vague fond de mosquée, trois militaires en calot et treillis se tenaient par l’épaule. — (Alain Demouzon, Monsieur Abel, 1979, section Dimanche, 16 heures)
- Coiffure plate de drap portée par les étudiants, les conscrits, les anciens combattants, les membres de divers corps ou de diverses associations.
- L’adolescent se tenait debout, son calot à la main. Il avait l’air songeur, préoccupé : une ride lui sillonnait douloureusement le front. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 121)
- Coiffe féminine en forme de bonnet ou de toque.Petit calot noir.
- Sa petite silhouette de gargouille, coiffée jusqu’aux sourcils d’un de ces calots « à la mode ». — (Colette, La Vagabonde, 1910)
- (Argot) (Désuet) Teigneux.
- Callots sont ceux qui sont teigneux, véritables ou contrefaits.
- Daignez me recevoir au moins en qualité de monstre, de phénomène, de calot propre à faire amasser la foule. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Dédicace à Alexandre Dumas, 1854)
- (Nouvelle-Calédonie) (Familier) Testicule[3].
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bourreaux
?- Pluriel de bourreau.
- Dans le grenier, on trouve que la punition est suffisante et les bourreaux descendent la victime, qui n’a rien de plus pressé que de se défaire de la corde malencontreuse et de courir en son logis pour se désenfieller. — (Édouard Bonnet, Les coudes sur la table, 1884, page 122)
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curaçao
?- Liqueur préparée avec de l’eau-de-vie, de l’écorce d’oranges amères (ou bigarade) et du sucre.
- Elle alla chercher dans l’armoire une bouteille de curaçao, atteignit deux petits verres, emplit l’un jusqu’au bord, versa à peine dans l’autre, et après avoir trinqué, le porta à sa bouche. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857, édition de Nelson Éditeurs (1952), page 36)
- Mistingue, lui versant un plein verre de curaçao.– Avale-moi ça… c’est un velours.Lenglumé, vidant le verre d’un trait.– Mais c’est du curaçao !Mistingue.– De Hollande !Lenglumé.– C’est doux… ah ! ça fait du bien !Mistingue.– Ça donne du ton. — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 10)
- Un beau jour, je trouvai la champagne trop fine et le curaçao trop sec. Il était bien temps. La liquidation fut désastreuse. — (Alphonse Allais, Pas pressé, in Œuvres posthumes, novembre 1887, Éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 1990, page 150)
- Les enfants, des fillettes rondes avec des joues roses et de grands yeux riants, candides, viendraient embrasser les parents au dessert. On leur donnerait un morceau de sucre trempé dans le café ou dans le petit verre de curaçao de Hollande ; elles riraient avec une franche voix éclatante et pourtant auraient l’air un peu honteux en posant le morceau de sucre entre leurs lèvres rouges ! Comme on serait heureux d’être heureux ! — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Vieilli) Orange amère de l’île de Curaçao.
- Couleur.
- Il faut voir cela par une belle matinée d’hiver ou d’été, sous le ciel rose en été et « curaçao » en temps de frimas, qui est celui des Pays-Bas, ou encore au crépuscule d’été, dans le déliement d’une journée chaude. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 461)
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canardeau
?- Jeune canard.
- Des canardeaux.
- Le gérant me regardait avec des yeux ronds comme une poule qui aurait trouvé un canardeau parmi sa portée. — (Mohamed Turki, Abdelaziz Laroui: témoin de son temps, 1998)
- Un jour passé quelqu' aigl' audacieux prit et ravit six petis renardeauxLesquels pour mets aussi délicieuxQue sont poulets ou jeunes canardeauxLes a porté à ses petits oiseaux,Ce temps pendant que leur père renardTracassait champs villages & hameauxPour avoir coqs et poules par son art — (Trois cent soixante et six apologues d'Ésope / traduicts en rithme françoise, par maistre Guillaume Haudent ; reproduits fidèlement, texte et figures, d'après l'édition de 1547, avec introduction, table et glossaire, par Ch. Lormier, Rouen, 1547, 1877)
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blaireaux
?- Pluriel de blaireau.
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bourreau
?- (Sens figuré) Qui est une cause de tourment physique.
- La nature est assez bourrelle, elle nous force assez à manger, à rechercher la boustiffe, par tombereaux, par tonnes, pour entretenir sa chaleur, elle peut bien mettre un peu de drôlerie au fond de cette damnée carcasse. — (Louis-Ferdinand Céline, Les Beaux Draps, 1940, page 171)
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boyau
?- Intestin, tripes, viscères. Note : se dit des animaux et péjorativement de l’homme.
- Une même pensée, qui mettait en leur tête comme une odeur de cuisine, allongeait les jambes, mouillait les bouches de salive, descendait jusqu'au fond des ventres où elle faisait chanter les boyaux. — (Guy de Maupassant, Une vie, 1883, réédition Folio Classique Gallimard, 1974, page 67)
- Boyaux de chat, de porc.
- Rendre tripes et boyaux, vomir avec de grands efforts.
- Corde à boyau ou corde de boyau, corde faite des boyaux de certains animaux et servant à garnir divers instruments de musique, comme violon, guitare, harpe, etc., à monter des raquettes, et à beaucoup d’autres usages.
- Racler le boyau, jouer mal d'un instrument.
- Membrane de l’intestin qui sert à diverses industries, telles qu’en charcuterie la préparation des boyaux soufflés, la fabrication des baudruches, etc.
- Léon, de la main droite, soulevait un long bout de boyau vide, dans l'extrêmité duquel un entonnoir très évasé était adapté ; et, de la main gauche, il enroulait le boudin autour d’un bassin, d’un plat rond de métal, à mesure que le charcutier emplissait l’entonnoir à grandes cuillerées. La bouille coulait, toute noire et toute fumante, gonflant peu à peu le boyau, qui retombait ventru, avec des courbes molles. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, ch. II, Georges Charpentier, Paris, 1873, p. 110 de l’éd. de 1878)
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faux
?- Qui n’est pas conforme, ou qui ne se conforme pas à la réalité. Quand il s’agit des idées et des sentiments, et de leur expression, il signifie que ces idées, ces sentiments ou leur expression sont contraires à la réalité par erreur ou par imposture.
- Ces gens-là savent bien qu’ils sont exposés à des dommages-intérêts et même à la prison ; mais que leur importe ? ils ont changé d’habit, donné un faux nom et une fausse adresse et par-dessus tout ils sont insolvables. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Souvent) Vain et infondé.
- Fausse joie ; fausse crainte ; fausse honte
- Fausse pudeur, pudeur qui se trompe d’objet.
- (Art) Ce qui s’écarte du naturel.
- Le faux goût qui règne dans cet ouvrage. — Fausse éloquence.
- Dessin faux. — Coloris faux ; ton faux. — Tableau faux de couleur.
- Faux brillants, pensées ingénieuses et qui ont quelque éclat, mais qui sont dépourvues de justesse et de solidité.
- Qui manque d’exactitude, de justesse ou de rectitude.
- Règle fausse. — Faux calcul ; argument, raisonnement faux
- Avoir le jugement, l’esprit, le goût faux. — Les esprits faux sont dangereux.
- Qui, soit volontairement et dans un dessein de mensonge, soit involontairement, par suite d’insuffisance, ne répondent pas à leur nom, à leur nature présumée ou à leurs apparences.
- Une presse complaisante jusqu’à la servilité répandait dans le public, depuis les salons jusqu’aux mansardes, les idées les plus fausses et les plus dangereuses. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 240)
- Fausse piété ; faux zèle ; fausse modestie ; fausse politesse
- Faux contrat ; faux acte ; faux titre ; faux testament. — Faux poids.
- Faux diamants ; bijoux faux
- Qui est postiche ou contrefait, sans qu’il y ait dans l’objet postiche ou dans la contrefaçon une intention de simulation frauduleuse.
- Fausse porte ; fausse fenêtre ; fausse dent ; faux cheveux
- La dame de Lespoisse, leur mère, ne menait grand train, à la Motte-Giron, que pour faire des dupes. En réalité, elle n’avait rien et devait jusqu’à ses fausses dents. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- Qualifie des phénomènes ou des objets qui présentent l’apparence de phénomènes ou d’objets différents en réalité et peuvent ainsi causer des méprises.
- Faux croup, maladie des organes respiratoires qui ressemble à la diphtérie.
- (Par extension) Qualifie des objets ou à des actes irréguliers, incorrects, insuffisants, manquant à leur destination.
- Les petits faux sauniers imaginaient aussi toutes sortes de camouflages pour passer de faibles quantités de faux sel. — (Bernard Briais, Contrebandiers du sel : La vie du faux saunier au temps de la gabelle, Paris : Éditions Aubier Montaigne, 1984, page 74)
- Faux mouvement, faux bond, faux pas
- Faire un faux pas. — Fausse manœuvre. — Faire fausse route.
- (Musique) Qui n’est pas juste ; qui n’est pas dans le ton.
- Fausse corde, Corde qui n’est pas montée au ton juste.
- Corde fausse, Corde qui ne peut jamais s’accorder avec une autre.
- Qui n’est pas ce qu’elle semble ou ce qu’elle dit être, en parlant d’une personne.
- Le faux Smerdis, le faux Démétrius, Les imposteurs qui se firent passer pour Smerdis, pour Démétrius.
- Faux prophète. — Faux brave.
- Il s’est glissé parmi eux un faux frère qui les a trahis.
- Qui affecte des sentiments qu’il n’a pas, dans le dessein de tromper.
- L’essentiel pour les jésuites, c’était d’affaiblir, d’amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire des petits très-petits, et les simples idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), page 65)
- Et le roi éclata de rire, mais d’un rire si faux, que l’écho de la chambre le répéta d’un ton lugubre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Le chevalier jeta un coup d’œil sur l’inconnu : sourire faux, regard sournois, l’homme lui déplut. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
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continentaux
?- Masculin pluriel de continental.
- On “décorsifie” de plus en plus les emplois : les vicaires, les contrôleurs des tours…, devront être, désormais, di Terra ferma, c’est-à-dire continentaux. — (Simon Grimaldi, La Corse et le monde, 1988, page 242)
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naseau
?- Chacune des deux ouvertures du nez par lesquelles l’animal respire et flaire. Il se dit surtout des narines du cheval.
- […] les Housards et les Hongrois leur fendent les naseaux, dans la vue, dit-on, de leur donner plus d'haleine, et aussi pour les empêcher de hennir à la guerre ; on prétend que les chevaux auxquels on a fendu les naseaux ne peuvent plus hennir : je n'ai pas été à portée de vérifier ce fait, mais il me semble qu'ils doivent seulement hennir plus faiblement […]. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 539.)
- Il chancelait sur ses longues jambes faibles, et les mouches bourdonnaient autour de ses naseaux blancs, humides encore du lait de sa mère. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 173, 2012)
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chapeaux
?- Pluriel de chapeau.
- Il donna bientôt à Naïs des conseils sur les magasins où elle devait se fournir : il lui indiqua Herbault pour les toques, Juliette pour les chapeaux et les bonnets ; il lui donna l’adresse de la couturière qui pouvait remplacer Victorine ; enfin il lui fit sentir la nécessité de se désangoulêmer. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, deuxième partie : Un Grand Homme de Province à Paris)
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carneaux
?- Pluriel de carneau.
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conviviaux
?- Masculin pluriel de convivial.
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carreau
?- Objet plat, ou ouverture, au contour approximativement carré.
- Dessin symétrique formé par le croisement à angle droit de lignes, de bandes verticales et horizontales, quadrillage.
- Ce Binèche, avec sa casquette plate, son costume à carreaux, son foulard et ses chaussures jaunes, représentait le type de la gouape dans toute sa splendeur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l’allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- Le cahier d’EMT est à petits carreaux pour pouvoir plus facilement dessiner des cotes justes à cinq millimètres près.
- Coussin carré dont on se servait pour se mettre à genoux ou pour poser ses pieds.
- La princesse de Croy ayant voulu, à l'enterrement de Monsieur, se mettre à genoux après ma trisaïeule, celle-ci lui fit vertement remarquer qu'elle n'avait pas droit au carreau […]. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, tome 2, 1922)
- S’agenouiller sur un carreau de velours.
- (En particulier) (Dentelle) Coussin enclavé dans un châssis sur lequel les dentelières font manœuvrer leurs fuseaux.
- […] toutes les histoires […] se compliquent au bruit sec des fuseaux galopant de droite à gauche, allant, venant, roulant les un par dessus les autres, glissant rapides entre les doigts agiles, et lentement la dentelle, toute piquetée d’épingles, se dessine en clair sur le foncé du carreau… — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895, éd. 1923)
- (Armement) Munition de l’arbalète ; grosse flèche courte à empennage de cuir ne comptant que deux ailettes, et à fer en losange à quatre pans.
- Le carreau d’arbalète se chargeait plus lentement, il était plus lourd, plus tôt ramené vers la terre ; mais sa projection était si violente, qu’il n’avait pas besoin, pour pénétrer, d’être armé d’une pointe aiguë. — (Henri Delpech, La Tactique au XIIIe siècle, tome 1, 1886)
- Cinq corps ont été retrouvés, dont trois percés de carreaux d’arbalète. — (Le Monde avec AFP, Mystère des meurtres à l’arbalète en Allemagne : l’enquête livre ses premiers éléments, Le Monde. Mis en ligne le 14 mai 2019)
- (Céramique) Dalle de céramique ou de terre cuite utilisée comme revêtement de sol ou de mur.
- (Par extension) Sol pavé de ces carreaux.
- Raccommoder le carreau. — Laver le carreau.
- Le carreau était balayé avec soin, la chambre aussi confortable qu’elle pouvait l’être. — (Charles Dickens, Vie et aventures de Nicolas Nickleby, 1885)
- (Par extension) L’endroit des halles, où l’on étale les légumes et les fruits.
- Maraîchers, jardiniers, coquetiers, fermiers, pourvoyeurs de toutes espèces, sont tenus dès qu’ils sont arrivés de décharger leurs marchandises sur le carreau des halles, et d’envoyer leurs voitures stationner sur des emplacements déterminés. — (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, tome 10, Librairie Firmin Didot frères, fils et cie, Paris, 1868 (seconde édition))
- (Par analogie) Dalle de plâtre ou de béton cellulaire destinée à la construction des cloisons.
- (Couture) Sorte de gros fer à repasser dont les tailleurs se servaient pour aplatir les coutures des habits.
- (Industrie minière) Ensemble des installations de surface d’une mine, entourant le puits d’extraction.
- Ce sont les traces de la fouille au trésor. Il ne faut pas oublier qu’ils l’ont cherché pendant six ans ; rien d’étonnant à ce que l’endroit ressemble à un carreau de mine. — (Arthur Conan Doyle, Le Signe des quatre, 1890, réédition Le livre de poche, 1966, page 285)
- Les grévistes installaient des barricades sur les carreaux des mines et obligeaient des centrales thermiques à s'arrêter. — (Pierre Lemaître, Le Grand Monde, Calmann-Lévy, 2022)
- (Industrie) Bassin de faible profondeur utilisé pour la production du sel dans les marais salants.
- Il est bon de rappeler la façon dont, dès le XVIe siècle, on exprimait les surfaces de marais salants. L’unité est la livre de marais. Une livre de marais correspond à 20 « carreaux », soit 10 aires saunantes et 10 « nourrices ». Dans le marais, l’aire saunante est l’aire dans laquelle est récolté le sel, la nourrice étant une aire similaire dans laquelle se fait la dernière phase de concentration. Ces deux aires qui sont interchangeables sont appelées « carreaux ». — (Les Portes et le ressac du temps : autoportrait d’un village rétais, Cheminements, 2005)
- (Métrologie) (Désuet)
- CARREAU. Mesure de superficie anciennement usitée en France.Agen, Lot-et-Garonne. La latte carrée ou carreau, 432e de la carterée, = 144 pieds carrésAngoulème et Cognac. Le carreau (ou latte carrée), 200e du journal, est un carré de 2 toises ou 12 pieds de Guyenne de côté, faisant 4 toises carrées ou 144 pieds carrés de GuyenneBordeaux. Le carreau (ou latte carrée), 512e du journal, est un carré de 7 pieds de côté ou 49 pieds carrés de BordeauxMarennes et Rochefort. Le carreau (ou perche carrée), 100e partie du journal, est un carré de 18 pieds de Paris de côté = 324 pieds carrés — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- (Métrologie) (Désuet)
- CARREAU. À Paris, on désignait autrefois sous ce nom les pierres de taille de grandeur ordinaire, qui se vendaient au chariot et à la voie. Le carreau était aussi considéré comme une mesure fixe, formant la 10e partie du chariot et valant 3 pieds cubes de Paris = 3.6317 pieds cubes anglais = 102.832 décimètres cubes ou 1.02832 décistère. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- (Jardinage) Petite parcelle d’un jardin dans lequel on cultive la même espèce de plante.
- Carreau de carottes, d’artichauts.
- (Cartes à jouer) Une des quatre enseignes d’un jeu de cartes français, ainsi nommée parce que les cartes de cette couleur sont marquées de losanges rouges (♦).
- Carreau : Terme de cartier. Point de carte lequel est rouge & carré. Carte où il y a un ou plusieurs points de carreau. Un as de carreau. Un Roi de carreau. Jeter du carreau. Jouer du carreau. — (Pierre Richelet, Dictionnaire françois, 1706)
- Une gitane crasseuse nous fit entrer un jour dans une tente en peau de bête ; un maigre feu fumait devant la porte ouverte ; elle dit à Frédéric en retournant des rois, des dames et des dix de carreau, qu'un grand message l'attendait, et qu'elle voyait un navire, puis nous relâcha dans le brouillard à la recherche du message et du navire. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, pages 107-108)
- (Maçonnerie) Pierre à bâtir dont la face de parement est plus importante que les autres faces, par opposition à la boutisse et à la panneresse.
- Montage des murs : Alternance des carreaux et boutisses. Les boutisses servent d’agrafes. Des boutisses (pierres longues) ou parpaings (pierres traversant le mur) assurent la liaison parement / remplissage. — (Philippe Delage, L’Organisation des chaînages dans les murs en pierre, chantiers.hypotheses.org, 2014)
- Bloc de pierre meulière servant à la confection des meules
- (Médecine) (Par analogie) (Familier) (Désuet) Maladie due à l’affection tuberculeuse des glandes du mésentère, et plus particulièrement à la péritonite tuberculeuse. Le ventre est alors dur comme un carreau.
- Le carreau n’est point une maladie particulière à l’enfance ; on trouve des tubercules mésentériques dans tous les âges de la vie. — (Guersant, Article « Carreau » dans Répertoire général des sciences médicales, tome 6, 1834, page 435)
- — Il a un bien gros ventre ! dit ma mère. On ne le dirait pas… mais Jacques a beaucoup de ventre. »Moi, du ventre ! Je fais des signes de protestation.« Oui, oui, c’est comme ça, peut-être moins maintenant, mais tu as eu le carreau, mon enfant. (Se tournant vers madame Devinol.) Je dissimule ça par la toilette. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Menuiserie) Plaque de verre utilisée comme vitrage.
- Par un trou de carreau cassé rustiquement rebouché de papier, par la chatière d’une porte ou l’évidement d’un mur bas à l’endroit où passent les poutres, elle était parvenue, certaine nuit à couler dans la grange son corps vermiforme […] — (Louis Pergaud, De Goupil à Margot, 1910)
- Une fort belle grille, agrémentée d’une décoration dix-huitième de pampre et de raisin, protégeait les carreaux. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Deux petites cabanes apparurent sur le Cap Tobin, et le soleil, frappant dans les carreaux d’une fenêtre, nous fit croire un instant à des signaux lumineux […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Par extension) (Vosges) Fenêtre.
- Va donc voir qui a toqué aux carreaux.
- (Par extension) (Menuiserie) Châssis garni de carreaux ; croisée.
- Ouvrir, fermer les carreaux.
- (Familier) Monocle, lunettes.
- Puis, très roide, un carreau dans l’œil, parut M. Daniel Salomon, l’arbitre des élégances. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 11)
- Ah, huit chacun ? Moi, j’ai pas compté. J’ai fait le plein d’essence au premier garage, au deuxième ç’aurait été trop tard. Déjà le pompiste matait d’un sale œil mes carreaux cassés mais il a pas osé piper. — (René Fallet, La Grande Ceinture, 1976)
- (Poterie) Morceau de terre franche fait en carré ou à pans.
- Carreau cru, carreau cuit ; battre, mouler le carreau ; poser, arranger, assembler le carreau ; abaisser le carreau ; relever le carreau qui se défait.
- (Serrurerie) Espèce de lime grossière, servant au serrurier à ébaucher et limer le fer à froid.
- On distingue les carreaux doux, les demi-carreaux, les gros carreaux et les gros demi-carreaux .
- (Technique) Quadrillage que l’on reporte sur un modèle à reproduire.
- Carreaux de réduction, d’agrandissement, de reproduction de dessins, de cartes.
- Mettre un croquis au carreau.
- (Zoologie) Synonyme de carassin commun (poisson).
- (Pêche) (Régionalisme) (Vieilli) Brochet.
- Le brochet se nomme lançon et lanceron, quand il est très jeune ; poignard, quand il est d’une grosseur moyenne ; carreau, quand il est plus gros. On l’appelle encore béquet et béchet dans quelques départemens de France. — (M. Pesson-Maisonneuve, Manuel du pêcheur ou Traité général de toutes sortes de pêches, Librairie encyclopédique Roret, 1834, 2e édition, page 95)
- (Pétanque) À la suite d'un tir, remplacement de la boule de l’adversaire par la sienne.
- Les hommes avaient sorti les boules, et s’entraînaient à faire des carreaux en m’attendant, en attendant ma mère qui finissait d’aider cousine Agnès à faire la vaisselle. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 104)
- (Marine) Nom des ceintes de la lice de vibord.
- (Marine) Bordage supérieur d'un embarcation non pontée de petite taille.
- (Cartographie) (Coordonnées et projections) Maille d’un carroyage[1].
- Armoiries avec 2 carreaux empilés (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant une forme géométrique carrée posée sur un côté dans les armoiries. Il fait référence aux pierres de pavement. Il peut être posé sur un angle comme un losange, mais il faut alors le préciser dans le blasonnement. À rapprocher de cadril ou quadril, carré, carreau de jeu de cartes, fusée, losange, macle et rustre.
- D’argent au carreau d’orangé chargé d’un carreau du champ surchargé d’un trèfle de sinople, à la bordure du même, qui est de la commune de Monchy-sur-Eu de Seine-Maritime → voir illustration « armoiries avec 2 carreaux empilés »
- (Par métonymie) Groupe de dentellières, chacune travaillant sur son carreau.
- Avec ses bandeaux verts, ses rubans roses, ses épingles à tête de perle, avec les fils qui semblent des traînées de bave d’argent sur un bouquet, avec ses airs de corsage riche, ses fuseaux bavards, le carreau est un petit monde de vie et de gaieté. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
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afro
?- (Coiffure) Coupe de cheveux emblématique du Black Power.
- Disons le ouvertement avoir le cheveu crépu ne se résume pas à porter le fameux afro des jackson five ou de la légendaire Angéla Davis. — (Le Challenge 15 jours 15 coiffures : pari tenu !, avril 2013)
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corticaux
?- Masculin pluriel de cortical.
- En outre, dans le cerveau de personnes décédées de la COVID-19, le virus a été retrouvé dans les neurones corticaux. — (Le coronavirus est capable d’infecter les neurones, sur radio-canada.ca, 14 janvier 2021)
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chicot
?- Ce qui reste hors de terre d’un arbre cassé par le vent ou coupé.
- Quelques troncs verts avaient été coupés et utilisés comme pièces de charpente ; des chicots secs, sciés et fendus, avaient alimenté tout un hiver le grand poêle de fonte ; mais le sol était encore recouvert d’un chaos de souches, de racines entremêlées, d’arbres couchés à terre, trop pourris pour brûler, d’autres arbres morts mais toujours debout au milieu d’un taillis d’aunes. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- Des pignons s’effritent comme de vieux chicots, une étable n’est plus qu’un amas de pierrailles. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ici et là, la serpe légère a tranché une gaule trop hardie et qui obstrue le ciel, amputé un chicot qui pourrait servir de perchoir. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Au tournant d’un virage en coude, des baraques délabrées et abandonnées, quelques carcasses de voitures rouillées, des chaloupes trouées, des chicots d’arbres morts dans le marais. — (Étienne Leblanc, En Louisiane, les réfugiés climatiques de l'Isle de Jean Charles, site radio-canada.ca, 28 février 2021)
- (Héraldique) Meuble représentant un tronc d’arbre écoté dans les armoiries. Il est généralement représenté sans racines ni faîte avec des couples de branches coupées disposées de part et d’autre du tronc de manière symétrique. Il est représenté en pal sinon, on doit préciser sa position. À rapprocher de écot.
- D’azur aux trois chicots d’argent posés en fasce et rangés en pal, qui est de la commune de Saint-Arnoult de Seine-Maritime → voir illustration « armoiries avec 3 chicots »
- (Par extension) Petit morceau de bois rompu.
- Les gardes veillent encore et enjoignent aux facteurs de veiller à ce que dans un temps de neige, les ouvriers dégarnissent bien les souches, pour ne pas faire une mauvaise coupe, et à ce qu’ils aient également l’attention de bien débuissonner, et de ne pas laisser de vieux chicots ni estocs. — (Statistique générale et particulière de la France et de ses colonies, tome III, ouvrage collectif, 1803)
- (Par extension) (Médecine vétérinaire) Blessure du pied, faite par un chicot.
- (Sens figuré) Morceau qui reste d’une dent rompue.
- Il y avait des expositions de dents de toutes espèces, des blanches, des jaunes, des bleuâtres, des noires, des chicots de toutes formes, les uns débordant sur la lèvre, les autres battant en retraite dans les gencives. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- Mais le couteau, plus étroit que la masse qui sert à en assurer la chute, offre l'apparence dérisoire d'un taille-crayons; mieux, d'un chicot tranchant qui meublerait à lui seul la mâchoire d'un requin. — (Georges Arnaud, Prisons 53, Paris : Éditions R. Julliard, 1953, page 57)
- L’idée de pouvoir respirer lui permettait de lutter victorieusement contre l’affreuse grimace de cette bouche qui dévoilait jusqu’à la gencive ses chicots et ses dents pourries. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 38)
- Il se tut encore puis se mit à ricaner. Je détournai les yeux pour ne pas voir les deux chicots qu’il a gardés sur le devant. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 37)
- (Sens figuré) Ce qui reste à la base des anciens murs d’un édifice.
- Le lieu, quoique très abrité par les frondaisons, était cependant aéré des vents du nord. Il avait, dans le temps, contenu une bergerie dont il restait encore quelques chicots de murs. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 282)
- (Québec) (Populaire)
- Enfin, sur les oiseaux migrateurs, sur le croupion, il y a un chicot – ou une plume, si vous préférez – qu’il faut enlever absolument pour éviter de donner un mauvais goût à la chair de l’oiseau. — (Julien Cabana, Précautions à prendre pour une bonne venaison, Le Journal de Québec, 3 septembre 2022)
-
calicot
?- (Textile) Toile de coton moins fine que la percale et dont le tissu n’est pas croisé.
- Le billard a des rideaux de calicot gris avec des bordures vertes et deux divans. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- Sur la scène, une table est maintenant installée, qu’on surcharge de lots, les premiers qui doivent être tirés. Le président de la Jeunesse catholique dirige l’organisation. Il tient un grand sac de calicot à carreaux bleus et blancs et s’avance jusqu’à la rampe plate-bande. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 191.)
- Cuisinier, il s’affublait pour l’amour de l’ornement, d’une toque blanche monumentale en calicot qui accusait son Pontife à vingt pas. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 136)
- (Par extension) Banderole.
- Le textile et le football. L’usine en haut, football en bas. L’usine pour l’argent, le stade pour l’honneur. Pendant qu’une saine jeunesse agite des calicots, elle ne brandit pas de pancartes. — (Monologue intérieur du personnage de François Leclerc (joué par Jean-Paul Belmondo), dans le film Le Corps de mon ennemi (1976), réalisé par Henri Verneuil, sur un scénario de celui-ci, de Michel Audiard et de Félicien Marceau, adapté du roman éponyme de ce dernier.)
- Quand un avion survole la plage en tirant le calicot publicitaire du parc d’attractions régional, [...] — (Jean-Dominique Bauby, Le scaphandre et le papillon, Paris, Éditions Robert Laffont, 1997, page 101)
- J’étais incapable de comprendre ce qu’ils criaient, je ne parvenais pas à lire ce qui était écrit sur les calicots. — (Claude Nemry, Bukavu, 2002, L’Harmattan, page 318)
- (XIXe siècle) (Péjoratif) Commis chez les marchands de drap, de bonneterie, de nouveautés[2].
- Messieurs du rayon — ce que sous la Restauration on appelait des calicots — quittent avec empressement le magasin. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Ses compagnes n’avaient pour amants que des rustres, des calicots ou des commis de quincaillerie. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- C’est à cinq heures que Lemaître nous rejoint. Lemaître est calicot et Matoussaint le tient en petite estime ; il ne comprend que les professions nobles. Cependant, comme Lemaître connaît des douillards et des rigolos, il l’accueille à bras ouverts. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Ne me regarde pas de cet air-là, tu veux bien ? Des petits calicots marlous dans ton genre, il en faut beaucoup pour faire une bourrique comme moi. — (Marcel Aymé, Travelingue, chapitre XVIII. Publié dans Je suis partout du 20 septembre 1941 au 17 janvier 1942, reproduit dans le tome III (page 3214) des Œuvres romanesques complètes de Marcel Aymé, aux éditions Gallimard, dans la Bibliothèque de la Pléiade)
- Monsieur Perkins, notre locataire depuis bientôt quinze ans, se mit en quatre pour m’aider. Il était chef de rayon dans un magasin de nouveautés, et c’est là qu’il me procura une place. L’éventuel futur duc de Chalfont devint ce qu’il est convenu d’appeler un calicot. — (Doublage français de la narration du film Noblesse oblige, de Robert Hamer, sorti en France en 1950. Extrait de dialogue, dont la traduction, supervisée par André Maurois, figure au début de la 14e minute du film.)
- (Péjoratif) Personne fringante et vive comme un jeune commis.
- Jarry, lui, ressemblait à quelque calicot de petite ville. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, première partie, chapitre V)
- J’ai appris de Marcel Adéma un détail que j’ignorais sur l’engagement militaire d’Apollinaire dans la guerre de 1914-1918. Il m’avait donné comme raison de cet engagement […] [qu’il] ne voulait pas qu’on puisse lui faire grief un jour d’être resté indifférent devant cet événement. Or, c’est uniquement après sa connaissance faite à Nice de Louise de Coligny, sous l’effet d’une forte déception amoureuse causée par l’indifférence de celle-ci, qu’il s’est engagé. Je n’ai pas caché à Adéma que ce côté calicot sentimental chez Apollinaire ne me le rend pas brillant. — (Paul Léautaud, Journal littéraire, 4 octobre 1948, Paris, Gallimard, Folio, page 1161)
- (Construction) En plâtrerie, bande de renfort mise en œuvre entre deux plaques de plâtre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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boulot
?- Déverbal sans suffixe de boulotter (« mener un train de vie tranquille, sans surprise »), dérivé de bouler (« rouler »), avec le suffixe -oter, le sens de « travailler », a été concurrencé par le sens de boulotter (« manger ») et repris par le verbe boulonner → voir bosse et bosser pour un autre lien sémantique entre « rond » et « travail » ;
- La dérivation sémantique de bouleau (« bois difficile à travailler et qui donne beaucoup de travail aux menuisiers », d’où « travail pénible ») semble peu probable.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.