Dictionnaire des rimes
Les rimes en : approuvable
Que signifie "approuvable" ?
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- Qui peut être approuvé.
- L’église pour être approuvable, ne doit excommunier que celui dont la conduite est incompatible avec le caractère de disciple de Jésus-Christ [...]. — (Fortunato Bartolomeo De Felice, Encyclopédie ou dictionnaire universel raisonné des connaissances humaines, Supplément, tome IV, Yverdon, 1776, page 652)
- Mais il fallait franchir ce pays presque impénétrable avant la concentration des Français et l’arrivée de Napoléon, et il était déjà un peu tard pour réaliser ce projet ambitieux, fort approuvable du reste, s’il était aussi bien exécuté qu’il était bien conçu. — (Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et l'Empire faisant suite à l'Histoire de la Révolution française, tome X, Paris, Paulin, 1851, pages 114-115)
- Oui, oui, je vous entends bien vous qui me dites que, sous l'influence très approuvable des idées sportives, la jeunesse (…) s'adonne moins qu'autrefois à l'usage des boissons fortes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Mots qui riment avec "able"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "approuvable".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : able et ables .
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corvéable
?- (Droit, Histoire) Qui était sujet à la corvée.
- Selon d’anciennes coutumes féodales, le peuple était réputé corvéable et taillable à merci.
- Les prisonniers de Candi, surtout, nous en voulaient de les traiter comme des serfs corvéables à merci. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- (Par extension) Qui se doit d'être serviable.
- Ils te considèrent comme corvéable et à merci, c'est tout. Tu travailles comme un bœuf pour pas un rond et si tu protestes, on te rappelle qu’il s’agit d’un châtiment et que tu n’as qu’a te taire. — (Bernard Werber, Nous les Dieux, Albin Michel, 2004, page 313)
- [...] quelques grands groupes qui profitent honteusement de cette main-d'œuvre bon marché et corvéable à souhait [...] — (Nicolas Dupont-Aignan, Français, reprenez le pouvoir !, L'Archipel, 2006)
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abominable
?- Qui est en horreur ; qui mérite d’être tenu en horreur.
- Quand on a repositionné l’abominable lit médicalisé droit devant la télé, mon frère a dit, tu veux regarder la télé maman ? — (Yasmina Reza, Serge, 2021)
- Mais la grande débâcle a commencé en 1875 et en 1876, quand, coïncidant avec le mouvement malthusien qui déjà gagnait les esprits, survint l’abominable phylloxera. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ahurissant : on la juge pour la complicité dans des crimes abominables, et Monique Olivier se dépeint en ménagère effacée, régalant son tyran de mari de cacasse à cul nu et de tarte au sucre. — (Stéphane Durand-Souffland, Frissons d'assises: L'instant où le procès bascule, Denoël, 2012)
- (Par hyperbole) Qui est dégoûtant.
- Il devait me les payer. Mais, comme par hasard, cet abominable pingre, doublé d'un combineur sans vergogne, n'avait jamais le sou sur lui. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 175)
- Un type au sourire abominable, sur des affiches, disait aux passants, droit dans les yeux, Votre argent m’intéresse. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 129.)
- Malgré les souffrances physiques que j’endure au moment où je trace ces lignes, je me souviens non sans une mélancolie amusée de l’abominable caban bleu marine dont m’affublait l’autrice de mes jours sans tenir compte de mes supplications : […]. — (Alain Giraudo, Le Respect qu'on se doit, Mon Petit Éditeur, 2014, page 19)
- Cette comédie, cette musique est abominable.
- Une odeur abominable. — Il fait un temps abominable.
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défendable
?- Qui peut être défendu contre une agression.
- L’Empire romain, qui s’étendait des sables d'Arabie jusqu'aux neiges d'Écosse, fut constamment à la recherche de frontières défendables. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.163)
- Qui peut être soutenu, justifiable, soutenable.
- L'opinion, la thèse que vous soutenez est défendable.
- Il y a dix-huit mois, un jeune physicien américain, M. David Bohm, a repris, d'ailleurs avec talent, mes anciennes idées sous la forme tronquée et peu défendable de l'onde-pilote. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l'Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
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incorporable
?- Qui peut être incorporé.
- Incorporé veut dire entré dans un corps, et incorporable, qui n’y est pas encore entré. — (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature 5)
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inlassable
?- Qui ne se lasse pas de faire quelque chose.
- Une patience inlassable.
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canalisable
?- Qui peut être canalisé.
- Un fleuve canalisable.
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désagréable
?- Qui déplaît, de quelque manière que ce soit.
- Les œuvres de l’urban fantasy se caractérisent moins par une attention aux aspects déplaisants ou désagréables de la vie urbaine qu’aux aspects immoraux de la vie contemporaine, dans le prolongement des récits du roman noir mettant en scène les personnages du vice. — (Arnaud Esquerre, Ainsi se meuvent les vampires, 2022)
- L’opération de pourrissage qu’on appelle également schappage, offre le gros inconvénient de dégager une forte odeur forte, désagréable et tellement accentuée qu’elle se distingue à plus d’un kilomètre des usines. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Elle ne salait les mets qu'après la cuisson, bien qu’elle sût à quel point la fadeur lui en était désagréable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
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incollable
?- Que l’on ne peut pas coller.
- [...] le papier ou le tissu transformé en pyroxyline est presque incollable, et la douille peut difficilement se fermer, soit à la colle végétale, soit à la colle animale. — (Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris sous le régime de la loi du 5 juillet 1844, Office national de la propriété indistrielle, Paris, 1872, page 35)
- (En parlant d’aliments) Qui ne colle pas, dont les éléments ne collent pas entre eux.
- Les industriels ont inventé un riz incollable, grâce à un processus d’étuvage de riz indica, pour répondre aux besoins de la restauration hors foyer. — (Sept riz, la Camargue dans ma cuisine, Actes Sud/Syndicat des riziculteurs de France et filière, 2014, page 27)
- Pour qu’un riz devienne incollable, il faut empêcher l’amidon de sortir. Et là, les industriels ont trouvé un truc infaillible : l’étuvage, qui consiste à mettre le riz en présence de vapeur d’eau à 105°C. — (Arthur Le Caisne, Pourquoi les spaghetti bolognese n’existent pas ? Et 700 autres questions impertinentes et ludiques sur la cuisine, Marabout, 2019, page 95)
- (Sens figuré) Se dit d’une personne qui connaît tout sur un certain sujet et que l’on ne peut donc pas coller, omniscient.
- Comme tous les grands angoissés, papa est incollable sur l’objet de ses terreurs. Du coup, la guêpe a décidé de devenir à son tour incollable sur papa ; [...] — (Claude Carré, La Fiesta du siècle, Casterman, 1996)
- Ces deux délicieuses abeilles sont incollables depuis sur le batkoun. — (Les Miss en mode RTT, LeParisien.fr, 11 nov 2011)
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exprimable
?- (Rare) Qui peut être exprimé par le langage.
- Il y a certaines choses qui ne sont pas exprimables.
- Cela n’est pas exprimable.
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déterminable
?- Qui peut être déterminé.
- Arrivée à ma porte, je n’ai pas voulu monter, j’ai eu peur de la solitude dans ma chambre malchanceuse.J’ai préféré continuer mon chemin sans but déterminable. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- La fiche entend rappeler que pour ces contrats, notamment lorsque la rémunération du prestataire dépend d’objectifs déterminés, il est nécessaire que les modalités de calcul du prix soient contractualisées. On dit alors du prix qu’il doit être “déterminable” car il est “un élément essentiel d’un contrat conclu à titre onéreux”. — (Qu’est-ce qu’un prix déterminable dans les conventions de recherche d’économie ?, marchespublicspme.com, 7 juillet 2016)
- Est nulle la clause de non-concurrence dont la limite territoriale n’est pas déterminable lors de sa conclusion et qui vise non à protéger une clientèle mais à interdire au débiteur de reprendre une activité. — (Nullité d’une clause de non-concurrence ne visant pas à protéger une clientèle, efl.fr, 29 juin 2017)
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inhabitable
?- Qui ne peut être habité.
- Cinq minutes après, j'étais dans une chambre, qui, toute nue et toute inhabitable qu'elle eût paru à l'homme le moins difficile, était évidemment la plus belle du château. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Ces tentes, dont le bas est garni de mottes de terre, ont toutes un trou au sommet pour laisser un libre essor à la fumée qui, sans cette précaution, les rendrait inhabitables. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Aux aventureux, l'Islande offre aussi l’attrait de l’inconnu. Le cœur de l’île, inhabité et inhabitable, est encore une terre incognito. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 3)
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inassimilable
?- Qui ne peut être assimilé au propre comme au figuré
- Ses thèses sont inassimilables avec les principes de la démocratie.
- C'est un aliment inassimilable par le corps.
- Boutroux résumait ainsi l’histoire de la philosophie : « En quoi consiste selon l’histoire le progrès de la raison ? Tout d’abord certains aspects des choses lui apparaissent comme inassimilable, tel le non-être chez Parménide, l’ananké chez Platon, le sensible chez Descartes. Mais la raison s’assouplit, s’élargit, et réussit de la sorte à s’assimiler des éléments de l’être qui d’abord la scandalisaient. Elle s’assimile le non-être avec Platon, la liaison synthétique avec Descartes, […] l’évolution avec Hegel. » — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932, page 19)
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incapable
?- Qui n’est pas capable ou qui n’est pas en état de faire une chose.
- Point besoin de souligner que cette brigade de spahis, […], serait incapable de s’opposer aux chars de la 1re Panzer, quand ceux-ci déboucheraient de la vallée de la Bar et se répandraient dans la dépression de Vendresse au cours de l’après-midi du 14 mai. — (Pierre Rocolle, La guerre de 1940, tome 2 : La défaite - 10 mai-25 juin, Editions Armand Colin, 1990, chapitre 2)
- — Je suis au fond du trou, dit–il au capitaine. Je suis en manque, je n'ai plus d'argent et je suis bien incapable de trouver un boulot pour en gagner. — (Philippe Kleinmann & Sigolène Vinson, Substance, Éditions du Masque, 2014, chap. 22)
- Il est incapable de se tenir debout, de marcher, de courir.
- Il est incapable de porter un si lourd fardeau.
- Qui est dans une disposition ou dans une situation qui ne lui permet pas certaines choses.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Sa mauvaise santé le rend incapable de toute attention.
- (Péjoratif) Qui n’a pas la capacité, le talent, l’aptitude, l’adresse nécessaire pour certaines choses.
- Il est absolument incapable d’exercer son emploi.
- Cet écolier est incapable d’application. Absolument,
- C’est un homme incapable, tout à fait incapable.
- C’est l’homme du monde le plus incapable.
- (En particulier) Qualifie une personne qui est tellement fortifiée dans une habitude qu’elle ne peut rien faire qui y soit contraire.
- C’est un homme incapable de manquer à sa parole.
- Il est incapable d’une mauvaise action.
- Il est incapable de bassesse, de lâcheté.
- (Droit) Celui que la loi prive de certains droits ou qu’elle exclut de certaines fonctions.
- Un mineur est incapable de disposer de son bien entre vifs.
- On l’a déclaré incapable de remplir aucune fonction publique.
- Être incapable de tutelle et de curatelle.
- Qui n’a pas les qualités et les conditions nécessaires pour quelque chose.
- Son estomac est incapable de digérer les aliments les plus légers.
- Une terre incapable de rien produire.
- Cet arbre est incapable de porter de bons fruits.
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fable
?- (Sens propre) (Rare) (Vieilli) Ce que l’on dit, ce que l’on raconte.
- Vilquin, dont le désespoir le rendait la fable du Havre, venait de proposer une jolie habitation en toute propriété à Dumay, qui de nouveau refusa. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Sujet de malins récits.
- Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville : être le sujet des propos, des risées populaires.
- Si la science pauvre, affreuse et mespriséeSert au peuple de fable, aux plus grands de risée. — (Mathurin Régnier, Épistres : Discours au Roy, I)
- Il me laisse au milieu d’une terre étrangère,La fable de son peuple et la haine du mien. — (Pierre Corneille, Médée, I, 5)
- Gardez-vous de l’homme malicieux, qui est toujours appliqué à faire le mal, de peur qu’il ne vous rende pour jamais la fable du monde. — (Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Bible, Ecclésiastique, II, 35)
- Nous allons servir de fable et de risée à tout le monde. — (Molière, Les Précieuses ridicules, scène 19)
- Un prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. — (Blaise Pascal, Pensées, Première Partie, Article V : Vanité de l’homme, effets de l’amour-propre, VIII)
- Suis-je, sans le savoir, la fable de l’armée ? — (Jean Racine, Iphigénie, II, 7)
- Dieu me préserve de faire le jaloux, ce personnage est odieux ; mais aussi je ne prétends pas qu’une patience ridicule me rende la fable de la ville. — (Antoine Hamilton, Mémoires de la vie du Chevalier de Grammont, 8)
- Par vous la piété devient la fable du monde, le jouet des impies […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon […] sur l’injustice du Monde envers les gens de bien, Deuxième Partie)
- Non, ça ne peut pas durer ainsi, je n’entends pas que nous redevenions la fable de la ville entière, avec tes histoires… — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- Sa liaison sans maire ni curé était la fable de la ville. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 61)
- Récit imaginaire, c’est-à-dire d’imagination.
- […] Si fortune s’en mocque, et s’on ne peut avoirNy honneur, ny crédit, non plus que si nos peinesEstoient fables du peuple inutiles et vaines. — (Mathurin Régnier, Satires, 1608, Satire IV : La Poésie toujours pauvre : À M. Motin)
- Et si l’enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein. — (François de Malherbe, V, 21)
- Après y avoir bien pensé, il m’a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu’il n'est pas possible qu’il y ait au monde un homme si petit ni si galant. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 28)
- En une saison où l’histoire est si brouillée, j'ai cru que je vous pouvais envoyer des fables, et qu’en un lieu où vous ne songez qu’à vous délasser l’esprit, vous pourriez accorder à l’entretien d’Amadis quelques-unes de ces heures que vous donnez aux gentilshommes de votre province. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 3)
- Tu ne trouveras plus ici, Alexandre, de fables ridicules à conter pour te vanter d’être le fils de Jupiter. — (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, tome XIX, page 238)
- (Par extension) Fausseté ; mensonge ; chose controuvée.
- Je me suis amusé à rechercher comment, tel journaliste sérieux et compétent, tel historien, tel psychologue, avaient pu reprendre à leur compte la fable du 80 %; chacun en fait la répétait pour l'avoir trop souvent lue. — (Albert Jacquard, Inventer l'homme, éditions Complexe, 1991, page 139)
- Cette aventure est vraie, ce n’est point une fable.
- Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fable, Le coupable innocent et l’innocent coupable. — (Jean de Mairet, Mort d’Asdrubal, II, 3)
- Sa mort est trop certaine et fut trop remarquablePour craindre un grand effort d’une si vaine fable. — (Pierre Corneille, Héraclius empereur d’Orient, I, 2)
- [Pharnace] […] me troublant par des fables,Grossit, pour se sauver, le nombre des coupables. — (Jean Racine, Mithridate, III, 4)
- (Religion) Récit ayant un caractère mythologique quelconque.
- Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ;Il doit régner partout, et même dans la fable :De toute fiction l’adroite faussetéNe tend qu’à faire aux yeux briller la vérité. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épitres, IX : Au Marquis de Seignelai)
- Le récit que fait Hérodote des premiers commencements de Cyrus a bien plus l’air d’une fable, que d’une histoire. — (Charles Rollin, Traité des Études, III, 2)
- Les fables sont l’histoire des temps grossiers. — (Voltaire, Mœurs, CXIX)
- Le pic tenait le premier rang dans les auspices ; son histoire, ou plutôt sa fable, mêlée à la mythologie des anciens héros du Latium, présente un être mystérieux et augural. — (Georges Louis Leclerc, Comte de Buffon, Histoire naturelle des oiseaux, tome XIII, page 14, dans Pougens)
- (Antiquité, Religion) Récit relatif aux divinités du paganisme.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Les fables du paganisme, de l’antiquité païenne : Se prend, dans un sens collectif, pour toutes les fables de l’antiquité païenne.
- Les dieux, les divinités de la fable.
- Dictionnaire de la fable.
- (Poésie) En poésie épique et dramatique, la suite des faits qui forment une pièce, en tant qu’elle est un travail d’imagination. Sujet d’un poème épique, d’un poème dramatique, d’un roman.
- (Littérature) Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction. Petit récit qui cache une moralité sous le voile d’une fiction et dans lequel d’ordinaire les animaux sont les personnages.
- Les fables d’Ésope, de Phèdre, de La Fontaine.
- La fable du Loup et de l’Agneau.
- Le Chêne et le Roseau, fable.
- La moralité d’une fable.
- L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme ; le corps est la fable ; l’âme, la moralité. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Aristote n’admet dans la fable que les animaux. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ;Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface, VI, 1)
- On doute que les fables d’Ésope, telles que nous les avons, soient toutes de lui, du moins pour l’expression ; on en attribue une grande partie à Planude, qui a écrit sa vie, et qui vivait dans le XIVe siècle. — (Charles Rollin, Histoire ancienne, tome II, page 626, dans Pougens)
- Dans la plupart de ses fables il [la Fontaine] est infiniment au-dessus de tous ceux qui ont écrit avant et après lui, en quelque langue que ce puisse être. — (Voltaire, Louis XIV, Écrivains)
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imaginable
?- Qui peut être imaginé ; que l'on peut imaginer.
- Pour en être convaincu en un moment, il faut remarquer qu'autre chose est dire qu'un Etre tres-parfait, ou qui a toutes les perfections imaginables existe, & dire qu’efectivement il existe un Etre qui a toutes les perfections imaginables, […]. — (« Jugement de la Preuve de l’existence de Dieu prise par l'idée de l'Etre tres-parfait », par M. Brillon de la Maison de Sorbonne, dans le Journal des Savans, du lundi 10 janvier 1701, p. 27)
- Ils se sont donné toutes les peines imaginables; soit pour s'informer du caractère de ceux qui venaient solliciter des secours, soit pour visiter eux-mêmes en personne leurs maisons, afin de se procurer les renseignemens les plus certains sur leurs facultés. — (John Mac Farland, Recueil de mémoires sur les établissemens d’humanité, traduit de l'anglais, Paris : chez H. Agasse, an VII, p. 311)
- Voici, pour commencer, ce que j’écrivais, il y a six ans, dans un livre de colère que l’hostilité générale s’efforça d’étouffer par tous les moyens imaginables. — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs, Joseph Victorion et Cie, 1906)
- […]: Stendhal a montré, dans Lucien Leuwen, qu'en 1835, la monarchie parlementaire et bourgeoise de Louis-Philippe, pratiquait avec un art consommé toutes les turpitudes imaginables : on achetait l'élection d'un député avec cent mille francs, quelques nominations, quelques bureaux de tabac, […]. — (Yves Chalier, « Prologue » de La République corrompue, Éditions Robert Laffont, 1991)
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commutable
?- Qui peut être commuté.
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évocable
?- Qui peut être évoqué.
- Il [Dieu] est en somme si résolument au-dessus de l’imagination, au-dessus des sens qu’il demeure presque à l’état vocal dans les oraisons et que les élans de l’humanité vont surtout au Fils qui est seul évocable, parce qu’il s’est fait homme, parce qu’il a pour nous quelque chose d’un grand frère […]. — (Joris-Karl Huysmans, En route, Stock, 1896, page 107)
- Le temps n’est pas directement évocable. Il n’est évocable qu’à travers une spatialisation. La simple représentation linéaire du temps, totale ou partielle, est déjà une spatialisation. — (Gustave Guillaume, De la répartition des trois radicaux du verbe « aller », Le français moderne, 9e année, 1941, page 88)
- (Désuet) (Droit) Se disait sous l’Ancien Régime d’une affaire en cours de jugement qui pouvait faire l’objet d’une évocation, c’est à dire être transférée à une autre cour, de nouveaux juges.
- Les cas où la cédule évocatoire doit être réputée comme non avenue, sont au nombre de quatre. Ceux dans lesquels l’affaire n’est pas évocable par sa nature, comme les affaires du Domaine, les oppositions aux aveux & dénombrements dans lesquels les droits du Domaine se trouvent intéressés, [...] les oppositions aux saisies réelles, & les autres contestations énoncées en l’article 25 de l’Ordonnance de 1737. — (Jean-Baptiste-Paulin d’Aguesseau de Fresnes, Réglement du Conseil, précédé de l’explication des différens articles compris dans chacun des chapitres, Moutard, 1786, page 67)
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incoagulable
?- Qui ne peut pas se coaguler.
- Le sang des hémophiles est incoagulable.
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inséparable
?- Qui ne peut pas être séparé.
- Les noms sont inséparables des choses.
- Certains devoirs sont inséparables de certaines fonctions.
- Il se forme dans l’esprit humain une association inséparable entre certaines idées.
- Que l'on ne rencontre pas les uns sans les autres ; qui vont toujours ensemble.
- Ces récits de braconnage sont inséparables de l'exagération si bien que beaucoup d'entre eux se sont mués en hâbleries, en contes de mensonge, invraisemblables et burlesques. — (Marc Lamboray, « Les braconniers entre légende et réalité », dans Mythologie de la chasse au pays d'Arduina et des Quatre Fils Aymon, actes du 31e congrès de la Société de Mythologie Française (22 au 25 août 2008,à La Roche-en-Ardenne), Ornans : Imprimerie Simon, 2010, p. 76)
- Qui ne se quittent presque jamais ou qui sont très souvent ensemble.
- Deux amis inséparables.
- Ils sont devenus inséparables.
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intraitable
?- (Didactique) Que l'on ne peut pas traiter.
- La fusion de l'acier pour qu'il ait les qualités qu'on recherche ne peut se faire avec un flux où il entre des matières charbonneuses; celles-ci dans la fusion le rendent intraitable. — (RÉSULTAT Des Expériences & Observations de MM. De Ch… & Cl… sur l'Acier fondu, dans le Journal de physique, de chimie, d'histoire naturelle et des arts, juillet 1788, , vol.33, p.46)
- Caractéristique d'une personne avec laquelle il est impossible de négocier.
- Le percepteur est un homme vraiment intraitable dans l'exercice de ses ponctions. — (Serge Mirjean)
- […] elle avait été provisoirement habillée par une des femmes de chambre de madame de Noailles, cette dame d’honneur intraitable que la dauphine appelait madame l’Étiquette. — (Alexandre Dumas, Joseph Balsamo, 1846)
- À qui on ne peut faire entendre raison sur quelque chose.
- Il est intraitable sur ce point.
- (Sens figuré) (Par animisme) Qui semble se refuser de se plier à la volonté humaine.
- Il revoit cet adolescent aux lunettes démodées, aux cheveux intraitables, aux dents grotesques, à qui presque personne ne parlait [...]. — (Patrick Senécal, Hell.com, Éditions Alire, Québec, 2009, p. 024.)
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inimitable
?- Qui ne peut pas être imité.
- Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles ; leur éloquence est surtout dans l'accent, dans le geste, l'attitude et les regards. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Ce mouvement était inimitable; il avait la canaillerie, l'impudence, la persuasion d'un dresseur, d'un tombeur de femmes. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- En 2007, il s'est installé dans les murs de l'une des plus illustres saurisseries de Boulogne-sur-Mer pour fumer ses harengs dans des coresses, ces fours à bois qui ressemblent à de hautes armoires et où le poisson prend cette saveur et cet aspect inimitables que procure le lent fumage à l'ancienne (vingt-quatre à quarante-huit heures). — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, p.30-31)
- On tourna le dos à l'Hôtel des monnaies, la vainqueresse musardait, feignant de rien deviner de mes émois ni de la captivité dans laquelle, d'un inimitable balancement fessier, elle m'avait jeté. — (Jacques Guyonnet, Les culs, Genève : Lamargelle, 2001 p.101)
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impérissable
?- Qui ne peut périr.
- Certains philosophes soutiennent que la matière est impérissable.
- (Par extension) Qu’on suppose devoir durer très longtemps.
- Eh bien, continua Coconnas gravement, ce grand homme ne me paraît pas s’être abusé quand […] il regarde la vertu comme une plante balsamique d’un impérissable parfum et d’une efficacité souveraine pour la guérison des blessures. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- Le vin comme l’amour, L’amour comme le vin, Qu’ils soient impérissables, Qu’ils soient sans lendemain, Qu’ils soient bourrus, tranquilles, Acerbes ou élégants,Je suis sûre qu’il ne faut pas Mettre d’eau dedans. — (Juliette Noureddine, Petite messe solennelle, 2008)
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irisable
?- Qui est susceptible de prendre l’irisation.
- Les verres irisables sont de mauvais verres. — (Henri de Parville, Journal officiel 1er février 1877, page 792, 2e colonne)
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misérable
?- Qui est réduit à la misère ; qui inspire la pitié.
- Les habitants passagers des garnis qui constituent la population nomade de Paris ne représentent malheureusement pas à eux seuls la population misérable. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, p. 231)
- Les paysans du Lot, il y a vingt ans, étaient misérables, accablés par les hypothèques dont une prospérité relative, survenue à la suite de la guerre, les libéra. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Dans l’excavation […] on descendit les misérables bières de sapin, on les rangea l’une près de l’autre puis […] les fossoyeurs saisirent leurs pelles et comblèrent la tranchée. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il se disait qu’il était seul au monde, affreusement seul, misérable. Cette idée l’affligeait. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 58)
- En parlant des choses.
- Il mène une vie, il a une existence bien misérable. Son sort est misérable. Une santé misérable.
- (Par hyperbole) Il n’a qu’un misérable cheval dans son écurie. Il n’est couvert que d’un vêtement misérable. Salaire misérable.
- Qui inspire une pitié mêlée de mépris ou d’indignation.
- Aujourd’hui les homélies misérables d’un vieillard cauteleux, ennemi de la République […] ont servi de texte à de nouvelles inculpations […] — (Danton, Déclaration de guerre aux Girondins, à la Convention, le 10 mars 1793, texte du Moniteur universel)
- Las, dans le petit monde de l’Université, la probité candide ne mène à rien, et l’enthousiasme pèse peu face aux manœuvres misérables de ceux qui ne reculent devant rien pour faire carrière. — (Alexis Liebaert, On achève bien les profs, dans Marianne (magazine), n° 758, 29 octobre 2011, p. 85)
- Qui est sans valeur.
- Un auteur, un livre misérable. — Toutes les raisons qu’il allègue sont misérables.
-
amendable
?- (Agriculture) Qui peut être amendé.
- Il sera toujours difficile de croire que le malaise social est dû à l'insuffisance naturelle des aliments, alors que la mer est pleine de poissons, que des étendues considérables de terrain fertile ou amendable sont encore en friche. — (Jean Marestan, L'Éducation Sexuelle, Éditions de la "Guerre Sociale", 1910)
- (Droit) Qui encourt une amende
- Qui peut être amélioré, amendé.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.