Dictionnaire des rimes
Les rimes en : amusable
Que signifie "amusable" ?
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- Qui peut être amusé.
- Soit vanité de fonder, soit comme moyen d'amuser un vieux roi peu amusable, elle faisait alors Saint-Cyr, pour les demoiselles nobles. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.147)
- Je conviens que je suis peu amusable, que l’on me procure souvent des moments de dégoût. — (Voltaire, Theodore Besterman, Correspondance: Volume 77, 1965)
Mots qui riment avec "able"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "amusable".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : able et ables .
-
imperdable
?- Qu’on ne peut pas perdre, égarer.
- Qu’on ne peut perdre, dont le gain est sûr.
- Un procès, une cause, une partie imperdable.
- Une bataille imperdable.
- « Faut-il qu’elle soit détestée, cette droite, pour avoir réussi à perdre des élections réputées imperdables pour elle », s’exclame-t-elle. — (« Sénat : Copé admet une “défaite” mais annonce un “combat” », LeParisien.fr, 26 septembre 2011)
- Une vis imperdable.
-
changeable
?- Qui peut être changé.
- Or, le caractère d’une nation, modifiable très-lentement à travers les siècles, toujours très-particulier, est moins changeable encore que celui d’un individu, lequel lui-même ne se change guère. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Mémoires de Lafayette, dans la Revue des deux mondes, tome III, Société typographique belge, Adolphe Wahlen et Cie, Bruxelles, 1838, page 206)
- Dans son ouvrage Hakadhā Takallama Ibn ʿArabī (Ainsi parlait Ibn ʿArabī), Abū Zayd souligne que la charīʿa a un aspect intérieur et un autre extérieur ; elle est une expression linguistique et historique changeable d’une vérité immuable. — (Wasim Salman, L’islam politique et les enjeux de l’interprétation: Naşr Ḥāmid Abū Zayd, Éditions Mimesis, 2017)
- Tout ceci en envisageant avec le patient ce qui est changeable à court terme, changeable à long terme, et ce qui ne l’est pas. — (Frédéric Chapelle & al., Aide-mémoire - Thérapies comportementales et cognitives en 37 notions, 3e édition, Dunod, Malakoff, 2018, page 146)
-
incapable
?- Qui n’est pas capable ou qui n’est pas en état de faire une chose.
- Point besoin de souligner que cette brigade de spahis, […], serait incapable de s’opposer aux chars de la 1re Panzer, quand ceux-ci déboucheraient de la vallée de la Bar et se répandraient dans la dépression de Vendresse au cours de l’après-midi du 14 mai. — (Pierre Rocolle, La guerre de 1940, tome 2 : La défaite - 10 mai-25 juin, Editions Armand Colin, 1990, chapitre 2)
- — Je suis au fond du trou, dit–il au capitaine. Je suis en manque, je n'ai plus d'argent et je suis bien incapable de trouver un boulot pour en gagner. — (Philippe Kleinmann & Sigolène Vinson, Substance, Éditions du Masque, 2014, chap. 22)
- Il est incapable de se tenir debout, de marcher, de courir.
- Il est incapable de porter un si lourd fardeau.
- Qui est dans une disposition ou dans une situation qui ne lui permet pas certaines choses.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Sa mauvaise santé le rend incapable de toute attention.
- (Péjoratif) Qui n’a pas la capacité, le talent, l’aptitude, l’adresse nécessaire pour certaines choses.
- Il est absolument incapable d’exercer son emploi.
- Cet écolier est incapable d’application. Absolument,
- C’est un homme incapable, tout à fait incapable.
- C’est l’homme du monde le plus incapable.
- (En particulier) Qualifie une personne qui est tellement fortifiée dans une habitude qu’elle ne peut rien faire qui y soit contraire.
- C’est un homme incapable de manquer à sa parole.
- Il est incapable d’une mauvaise action.
- Il est incapable de bassesse, de lâcheté.
- (Droit) Celui que la loi prive de certains droits ou qu’elle exclut de certaines fonctions.
- Un mineur est incapable de disposer de son bien entre vifs.
- On l’a déclaré incapable de remplir aucune fonction publique.
- Être incapable de tutelle et de curatelle.
- Qui n’a pas les qualités et les conditions nécessaires pour quelque chose.
- Son estomac est incapable de digérer les aliments les plus légers.
- Une terre incapable de rien produire.
- Cet arbre est incapable de porter de bons fruits.
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inchavirable
?- Qui n’est pas susceptible de chavirer.
- Il est inchavirable ; combien de fois les enfants ont essayé de lui faire faire une pirouette, mais ses traîneaux incurvés sont à toute épreuve. — (Claudie Mothe-Gauteron, Le boisseau. Mémoires d'une agricultrice gersoise dans les années 70, 2003)
-
impondérable
?- (Physique) (Désuet) Qualifie diverses substances dont la matérialité est constatée, mais dont le poids spécifique échappe à nos déterminations, de sorte qu’on ne peut affirmer que ces substances obéissent à l’action de la pesanteur.
- Le calorique est, dit-on, un fluide élastique impondérable et très-subtil, procurant la sensation de la chaleur (...]. — (Louis Gilliéron, Dissertation sur les difficultés que présentent les fluides impondérables, principalement le calorique et la lumière, Hignou & Cie, Lausanne, 1806, page 10)
- Des effets analogues ou inverses pourraient évidemment être occasionnés par un fluide subtil, invisible, impondérable, par une sorte de fluide nerveux, ou de fluide magnétique, si on le préfère, qui circulerait dans nos organes. — (Bureau des longitudes, Annuaire pour l’an 1853, Bachelier, Paris, page 437)
- (Par extension) Dont on ne peut déterminer ou mesurer le poids.
- De plus, l’air contient toujours une quantité à peu près constante de gaz carbonique, […], des traces impondérables d’autres substances (hydrogène, ammoniac, etc.), […]. — (Cousin & Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)
- Qui n’a pas de matérialité physique, mesurable, malgré une réelle efficience.
- Aux résultats tangibles des sciences, elles n’ont que de l’esprit impondérable à opposer, mais la nature, l’homme et la vie ne prennent de sens qu’en vertu d’une aventure — d’une expérience — essentiellement spirituelle, donc impondérable [...]. — (Raymond Tschumi, La crise culturelle: ses cinq siècles d'histoire et son dépassement, L’Âge d’homme, Lausanne, 1983, page 223)
- Il a conclu sa prise de parole en lisant les mots du sénateur Jean-Marie Bockel, père de Pierre Bockel, l’un des soldats décédés, puis en rappelant les mots du général de Castelnau : "Nos fils sont morts pour obéir à l’appel de cette réalité impondérable mais sensible et vivante qu’est l’âme de la France." — (Béziers : la Ville a rendu hommage aux treize soldats décédés au Mali, midilibre.fr, 2 décembre 2019)
- (Sens figuré) Dont l’action, quoique effective, ne peut être prévue.
- La germination de ces plantes exotiques dépend en effet d’un certain nombre de facteurs, les uns connus […], les autres impondérables. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 185)
- Par exemple, si le candidat s’inscrit mais ne se rend pas à l’examen sans qu’il ne soit capable de justifier d’un événement impondérable, ou qu’il s'inscrit à plusieurs créneaux, il ne pourra pas repasser l’examen avant 40 jours. — (Romain Pomian-Bonnemaison, Permis de conduire : réserver sa place à l’examen est désormais possible en ligne, site phonandroid.com, 4 mars 2020)
-
attirable
?- (Didactique) Qui est susceptible d’être attiré.
- Il y a des métaux qui ne sont pas attirables à l’aimant, à la température ordinaire, et qui le deviennent par la chaleur ou par le froid.
-
fable
?- (Sens propre) (Rare) (Vieilli) Ce que l’on dit, ce que l’on raconte.
- Vilquin, dont le désespoir le rendait la fable du Havre, venait de proposer une jolie habitation en toute propriété à Dumay, qui de nouveau refusa. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Sujet de malins récits.
- Être la fable du peuple, la fable de tout le monde, la fable de la ville : être le sujet des propos, des risées populaires.
- Si la science pauvre, affreuse et mespriséeSert au peuple de fable, aux plus grands de risée. — (Mathurin Régnier, Épistres : Discours au Roy, I)
- Il me laisse au milieu d’une terre étrangère,La fable de son peuple et la haine du mien. — (Pierre Corneille, Médée, I, 5)
- Gardez-vous de l’homme malicieux, qui est toujours appliqué à faire le mal, de peur qu’il ne vous rende pour jamais la fable du monde. — (Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Bible, Ecclésiastique, II, 35)
- Nous allons servir de fable et de risée à tout le monde. — (Molière, Les Précieuses ridicules, scène 19)
- Un prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. — (Blaise Pascal, Pensées, Première Partie, Article V : Vanité de l’homme, effets de l’amour-propre, VIII)
- Suis-je, sans le savoir, la fable de l’armée ? — (Jean Racine, Iphigénie, II, 7)
- Dieu me préserve de faire le jaloux, ce personnage est odieux ; mais aussi je ne prétends pas qu’une patience ridicule me rende la fable de la ville. — (Antoine Hamilton, Mémoires de la vie du Chevalier de Grammont, 8)
- Par vous la piété devient la fable du monde, le jouet des impies […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon […] sur l’injustice du Monde envers les gens de bien, Deuxième Partie)
- Non, ça ne peut pas durer ainsi, je n’entends pas que nous redevenions la fable de la ville entière, avec tes histoires… — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- Sa liaison sans maire ni curé était la fable de la ville. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 61)
- Récit imaginaire, c’est-à-dire d’imagination.
- […] Si fortune s’en mocque, et s’on ne peut avoirNy honneur, ny crédit, non plus que si nos peinesEstoient fables du peuple inutiles et vaines. — (Mathurin Régnier, Satires, 1608, Satire IV : La Poésie toujours pauvre : À M. Motin)
- Et si l’enfer est fable au centre de la terre, Il est vrai dans mon sein. — (François de Malherbe, V, 21)
- Après y avoir bien pensé, il m’a semblé que cela sent extrêmement sa fable et qu’il n'est pas possible qu’il y ait au monde un homme si petit ni si galant. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 28)
- En une saison où l’histoire est si brouillée, j'ai cru que je vous pouvais envoyer des fables, et qu’en un lieu où vous ne songez qu’à vous délasser l’esprit, vous pourriez accorder à l’entretien d’Amadis quelques-unes de ces heures que vous donnez aux gentilshommes de votre province. — (Vincent Voiture, Les Œuvres de Monsieur de Voiture : Lettres, 3)
- Tu ne trouveras plus ici, Alexandre, de fables ridicules à conter pour te vanter d’être le fils de Jupiter. — (François de Salignac de La Mothe-Fénelon, tome XIX, page 238)
- (Par extension) Fausseté ; mensonge ; chose controuvée.
- Je me suis amusé à rechercher comment, tel journaliste sérieux et compétent, tel historien, tel psychologue, avaient pu reprendre à leur compte la fable du 80 %; chacun en fait la répétait pour l'avoir trop souvent lue. — (Albert Jacquard, Inventer l'homme, éditions Complexe, 1991, page 139)
- Cette aventure est vraie, ce n’est point une fable.
- Tu veux rendre, Asdrubal, par une pure fable, Le coupable innocent et l’innocent coupable. — (Jean de Mairet, Mort d’Asdrubal, II, 3)
- Sa mort est trop certaine et fut trop remarquablePour craindre un grand effort d’une si vaine fable. — (Pierre Corneille, Héraclius empereur d’Orient, I, 2)
- [Pharnace] […] me troublant par des fables,Grossit, pour se sauver, le nombre des coupables. — (Jean Racine, Mithridate, III, 4)
- (Religion) Récit ayant un caractère mythologique quelconque.
- Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ;Il doit régner partout, et même dans la fable :De toute fiction l’adroite faussetéNe tend qu’à faire aux yeux briller la vérité. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Épitres, IX : Au Marquis de Seignelai)
- Le récit que fait Hérodote des premiers commencements de Cyrus a bien plus l’air d’une fable, que d’une histoire. — (Charles Rollin, Traité des Études, III, 2)
- Les fables sont l’histoire des temps grossiers. — (Voltaire, Mœurs, CXIX)
- Le pic tenait le premier rang dans les auspices ; son histoire, ou plutôt sa fable, mêlée à la mythologie des anciens héros du Latium, présente un être mystérieux et augural. — (Georges Louis Leclerc, Comte de Buffon, Histoire naturelle des oiseaux, tome XIII, page 14, dans Pougens)
- (Antiquité, Religion) Récit relatif aux divinités du paganisme.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Les fables du paganisme, de l’antiquité païenne : Se prend, dans un sens collectif, pour toutes les fables de l’antiquité païenne.
- Les dieux, les divinités de la fable.
- Dictionnaire de la fable.
- (Poésie) En poésie épique et dramatique, la suite des faits qui forment une pièce, en tant qu’elle est un travail d’imagination. Sujet d’un poème épique, d’un poème dramatique, d’un roman.
- (Littérature) Apologue, récit en prose ou en vers dans lequel on exprime une vérité, une moralité sous le voile de quelque fiction. Petit récit qui cache une moralité sous le voile d’une fiction et dans lequel d’ordinaire les animaux sont les personnages.
- Les fables d’Ésope, de Phèdre, de La Fontaine.
- La fable du Loup et de l’Agneau.
- Le Chêne et le Roseau, fable.
- La moralité d’une fable.
- L’apologue est composé de deux parties, dont on peut appeler l’une le corps, l’autre l’âme ; le corps est la fable ; l’âme, la moralité. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Aristote n’admet dans la fable que les animaux. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface)
- Les fables ne sont pas ce qu’elles semblent être ;Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. — (Jean de la Fontaine, Fables : Préface, VI, 1)
- On doute que les fables d’Ésope, telles que nous les avons, soient toutes de lui, du moins pour l’expression ; on en attribue une grande partie à Planude, qui a écrit sa vie, et qui vivait dans le XIVe siècle. — (Charles Rollin, Histoire ancienne, tome II, page 626, dans Pougens)
- Dans la plupart de ses fables il [la Fontaine] est infiniment au-dessus de tous ceux qui ont écrit avant et après lui, en quelque langue que ce puisse être. — (Voltaire, Louis XIV, Écrivains)
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administrable
?- Qui peut être administré ; que l’on peut administrer.
- Contre la blennorrhagie, quand le copahu n’est pas administrable par la bouche. — (Alphonse Bertherand, Précis des maladies vénériennes, de leur doctrine et de leur traitement, Berger-Levrault, Strasbourg, 1852, page 368)
- Nous pouvons en conclure qu’un territoire très peuplé est administrable à condition d’être composé d’une population dense vivant sous une économie rurale agricole et organisée sur une base traditionnelle. — (Revue Synthèses, n° 116 à 122, Socodei, 1956, page 213)
- Un Switch manageable, appelé aussi « administrable », lui, va offrir des possibilités de configuration qui permettent de modifier et de gérer son fonctionnement: VLAN, CLI, SNMP, routage IP, QoS, etc. — (Cédric Locqueneux, Comment choisir son Switch réseau ?, maison-et-domotique.com, 4 février 2020)
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épuisable
?- (Rare) Qui peut être épuisé.
- L’ensemble de l'appareil productif (industrie, agriculture) doit être fondé sur un développement « économe en ressources naturelles épuisables ». — (Le PS dessine les contours d'un « nouveau modèle », nouvelobs.fr, 29 avril 2010)
- La voiture électrique est actuellement très à la mode. Mais, pour faire de l’électricité, on utilise du charbon ou du gaz. Et les réserves de charbon ou de gaz sont, comme les réserves de pétrole, épuisables. — (Le prix de l’essence augmente et ça va durer, www.les4verites.com, 18 janvier 2011)
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fumable
?- Que l’on peut fumer.
- Ce tabac est fumable.
- Les cigarettes de cette marque sont fumables.
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irrécusable
?- Qui ne peut être récusé.
- … mais la date de sa mort (491 ans après Jésus-Christ), avérée par le témoignage irrécusable de l'histoire chinoise contemporaine, met au néant ces suppositions erronées. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- En réussissant, par le témoignage irrécusable de cette mélodie, à faire partager sa certitude sur l’amour caché de Modeste. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- … les provenances et les qualités ne nous sont jamais annonces dans les billets d’envoi et elles ne peuvent pas être déterminées d'une façon irrécusable par notre personnel du titrage. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- La voix des gens ne change jamais, pas davantage que l’expression de leur regard. Au milieu de l’effondrement physique généralisé à quoi se résume la vieillesse, la voix et le regard apportent le témoignage douloureusement irrécusable de la persistance du caractère, des aspirations, des désirs, de tout ce qui constitue une personnalité humaine. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 224)
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biodégradable
?- (Écologie) Qualifie une substance pouvant être dégradée par des organismes vivants.
- La bâche biodégradable, au contraire, se décompose dans le sol. — (Joseph Argouarc'h, Valérie Lecomte, Jean-Marie Morin, Maraîchage biologique, 2008)
- Jusqu’à cinquante ans, je me pensais inusable, inoxydable. Je ne suis que biodégradable. — (Jean-Louis Fournier, Mon dernier cheveu noir, 2006, page 36)
- (Par extension) Qualifie une substance pouvant être dégradée en un temps court (par rapport à une vie humaine).
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discernable
?- Qui peut être discerné.
- Venons-en à une seconde implication de la nature de l’impression et du phénoménalisme, le principe selon lequel « tout ce qui est différent est distinguable, tout ce qui est distinguable est discernable et vice versa » […]. — (Les Études philosophiques, vol.28, page 48, Presses universitaires de France, 1973)
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ensable
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de ensabler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de ensabler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de ensabler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de ensabler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de ensabler.
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inflammable
?- Qui s’enflamme facilement.
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. Celui-ci […] était imparfait ; il était inflammable comme du coton-poudre dont il avait en quelque sorte l’origine […] — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Ce qui se passe actuellement est emblématique : le massif landais est essentiellement composé de pins maritimes plantés par les humains, qui sont des arbres résineux extrêmement inflammables. — (Amélie Quentel, Gironde : « Arrêtons de ne planter que des pins, très inflammables », Reporterre, 19 juillet 2022)
- (Sens figuré) Qui est sujet à se prendre de passion, ou qui s’irrite facilement.
- Avoir le cœur, un caractère, une nature inflammable.
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attable
?- (Musique) (Vieilli) (Très rare) Variante de atabale.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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blâmable
?- Digne de blâme.
- Mais ta conduite a été blâmable, comme celle d’un homme qui, […], se nuirait à lui-même sans réussir dans son projet. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Madame de Chasteller était blâmable ; mais pas tant qu’elle en fût blâmée. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- La démarche, blâmable chez les jeunes filles vouées à une destinée ordinaire, change pour le caractère que je vous prête. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Il aimait fort les chansons de table ; et en cela il n'est pas blâmable, car depuis qu'elles ne sont plus d'usage le Français a beaucoup perdu de sa gaîté. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais, Paris, 1830, volume 2, page 13)
- Si pour moi elle était blâmable d’avoir quitté votre maison, elle n’était pas coupable d’avoir voulu échapper au mari que vous lui imposiez et qu’elle n’aimait pas. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Après tout s'ils ne parlent pas de ce qu'ils ignorent est-ce blâmable. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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table
?- (Mobilier) Surface plane de bois, de pierre, de marbre, etc., posée sur un ou plusieurs pieds et qui sert à divers usages.
- Chaque soir, les cueilleurs se groupaient dans notre salle commune, autour de la table à six pieds, massive comme un bloc de boucher, pour le dernier verre de kirch de la journée et les comptes. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 32)
- Ce fut, en ce temps de relative splendeur, qu’un soir de bombe, à Montparnasse, il cueillit Geneviève à une table de café. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 29-30)
- Devant une table, encombrée par un chanteau de pain, une demi-meule de gruyère et une innombrable quantité de bouteilles vides, les deux amis qu’on croyait morts devisaient paisiblement comme des sages. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Regardez. Brutalement éclairées par une lampe, de vieilles gens autour d’une table vident un litre d’aramon. — (Francis Carco, L’Amour vénal, chapitre I, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 9)
- L’ameublement était sommaire : un bureau, un fauteuil de cuir, des classeurs métalliques, deux petites tables dont l’une supportait une presse à copier. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre premier)
- Par le baron Zorn de Bulach, nous savons qu'on jouait gros jeu à Schœnbrun. Il cite le cas d'une femme qui avait perdu près de 30 000 florins, et du mariage d'un haut personnage, où il y avait environ cinquante tables de jeu. — (Louis Hastier, La vérité sur l'affaire du collier, Librairie Arthème Fayard, 1955, chapitre 2)
- (En particulier) Table à manger, et surtout celle servie, couverte de mets. — Note : Il est souvent synonyme de repas en ce sens.
- […], sauf un lopin de terre où le jardinier sème des plants de carottes et de choux pour la table de sa Grandeur, tout le jardin est inculte ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Marc, au banquet, avait aperçu à la table d’honneur Caribe, sa femme et Le Garrec, faufilés en cette agape comme dans tous les autres spectacles gratis. — (Paul Margueritte, Jouir, 1918, tome 2, page 260)
- Le lendemain, je me rendis à bord du Rochester, où une quarantaine d’officiers, réunis à leur mess autour d’une table immense, me firent une excellente réception. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- C’est ainsi qu’en 465 le concile de Vannes interdit aux clercs non seulement de prendre part aux repas de juifs, mais de les inviter à leurs propre table. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Terroir de clos honorés jusque sur les tables royales, l’Orléanais se vantait de posséder sa propre « façon de barillerie » qu'on pouvait reconnaître de Jargeau à Beaugency. — (Gérard Boutet, La belle ouvrage, Éditions de Borée, 2003, page 151)
- À Armenonville, à une table voisine de la nôtre, un sous-lieutenant de dragons enlace de son bras le buste de sa trop bruyante compagne et laisse voir ainsi au poignet un tatouage d'escarpe... — (Michel Corday, L'envers de la guerre : journal inédit 1914-1916, Flammarion, 1932, page 145)
- (Par extension) Restaurant.
- Oubliez tous vos a priori sur les cafètes de musées, l'Amber Restaurant de la Scotch Whisky Experience est une véritable table écossaise qui met en avant la tradition nationale et cuisine un excellent haggis. — (Petit Futé Écosse 2016/2017)
- (Par extension) Ce que l’on sert à table, cuisine, bonne chère, mets, gastronomie.
- Il a tant, il dépense tant pour sa table.
- Sa table lui coûte beaucoup.
- Il a retranché, réformé, diminué sa table.
- Aimer la table, aimer la bonne chère.
- Les plaisirs de la table.
- Les arts de la table, la gastronomie.
- (Par analogie) Partie supérieure présentant une surface plane de certains objets.
- Près du hameau de Bellevillotte se trouvait un dolmen dit la Pierre-couverte, dont les supports seuls restent en place. La table, enlevée il y a environ quarante ans, sert de pont sur l’Orvin : largeur, 2m,80; longueur, 2m,90; épaisseur, 0m,50. — (Dictionnaire archéologique de la Gaule: époque celtique, publié par la commission instituée au Ministère de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, tome 1 (A - G), Paris : Imprimerie nationale, 1875, page 186)
- La table de l’autel.
- La table d’une enclume.
- (Musique) Table de guitare, table de piano, d’harmonie.
- Sa table, son chevalet, son manche, son fond en érable, le sillet d’ébène, les chevilles qui sont en buis, tout est magnifique dans cet instrument de musique. — (Jules Grasset, Les violons du diable, éditions Fayard, 2004, chapitre 8)
- (En particulier) (Billard) Châssis de madriers bien joints sur lesquels on applique le tapis.
- (Par analogie) Masse de quelque chose qui est d’une épaisseur notablement moindre à ses autres dimensions.
- Quant aux « mises », ce sont de grandes caisses qui donnent au savon la forme d’un bloc ; au moyen d’un fil, on découpe ce bloc en tables, puis ces tables sont elles-mêmes découpées en « pains » ou morceaux. — (Marcel Hégelbacher; La Parfumerie et la Savonnerie. - 1924, page 167)
- (Anatomie) (Au pluriel) Les deux lames osseuses qui revêtent les os du crâne.
- Lame, plaque ou planche de cuivre, d’argent ou de tout autre matériau plate et unie, sur laquelle on peut écrire, graver, peindre, etc.
- Les Tables de la loi.
- Graver sur une table d’airain, sur une table de plomb.
- Une table de rocher.
- Ces tables de marbre sont destinées à recevoir des inscriptions.
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inénarrable
?- Qui ne peut être narré ou raconté.
- Par contre, quand on aime, on est complètement présent dans ces inénarrables instants de passion. — (Piero Balestro, Parler l'amour : la thérapie des tendresses, Montréal, Médiaspaul, 1995, page 18)
- C'était une soirée délicieuse : dans le firmament d'une douceur et d'une pureté inénarrables, la lune gravitait solitaire, chassant devant elle une multitude de petits nuages floconneux […]. — (Michel Séligny, Homme libre de couleur de la Nouvelle-Orléans, Presses de l'Université Laval, 1998)
- (Familier) (Ironique) Cocasse ; impayable ; absurde.
- Nous demandions un certain vieux Dimitraki, que nous finîmes par trouver, au fond d’un bouge inénarrable. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
- Jolie somme ! Mais restait à la toucher... Or, ici, commence un procès aux complications inénarrables, et qui dura dix ans. — (Henry Guy, Histoire de la poésie française au XVIe siècle, 1910, vol.1, page 22)
- Tous les admirateurs de l’écrivain se souviennent également des difficultés inénarrables qu'il connut avec le Pouvoir algérien lorsqu'il tenta cette longue et difficile expérience de théâtre populaire en arabe algérien. — (Jacqueline Arnaud, Actualité de Kateb Yacine, L'Harmattan, 1993, page 7)
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étable
?- Lieu où l’on loge des bœufs, des vaches, des brebis et autres bestiaux.
- Mac Nap avait eu le temps de construire une étable bien close, destinée aux rennes domestiques. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Elle était parvenue,certaine nuit à couler dans la grange son corps vermiforme, et de là, tombant par les abat-foin dans le râtelier des vaches, à pénétrer dans l’étable chaude où logeaient les poules. — (Louis Pergaud, De Goupil à Margot, 1910)
- Une basse-cour, une étable, des toits à porcs faisaient face à la maison. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre treizième)
- Monsieur le juge, comment serait-il possible que je possédasse une vache tachetée ou pas tachetée, n’ayant ni étable pour la loger, ni champ pour la nourrir. — (Octave Mirbeau, La vache tachetée, 1918)
- Imaginez des étables géantes où vivent 1.680 vaches. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
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irréfutable
?- Qui n’est pas susceptible de réfutation, qui ne peut être contredit.
- Et elle tira de son sein une vieille enveloppe toute jaunie et déchirée, qu'elle brandit comme une arme, comme un irréfutable témoignage… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- — C’est irréfutable, dit Pierson de sa voix douce et têtue.— Comme les preuves de l’existence de Dieu. C’est irréfutable, et ça ne convainc que les gens qui croient déjà en Dieu. Et remarque, je ne sais même pas si elles sont vraiment irréfutables, ces preuves. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 151)
- Après Prévost, il faudra attendre près de 50 ans encore et traverser les terribles famines d’Irlande pour que l'on reconnaisse enfin de façon irréfutable que les champignons vivants peuvent être la cause de maladies chez les végétaux. — (Jean Semal, Pathologie des végétaux et géopolitique, 1982)
- (Péjoratif) Qui est jugé non scientifique du fait de son caractère invérifiable ou non testable, bien qu'il soit impossible de prouver sa fausseté.
- Supposons par exemple que deux personnes viennent affirmer l’existence des corbeaux blancs, l’une sans preuves, et l’autre avec un spécimen de l’animal. La première assertion sera invérifiable, donc irréfutable et… irrecevable. — (« La zététique appliquée à l’ufologie »)
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considérable
?- Qui attire la considération par l’autorité, l’influence morale ou sociale.
- Elle prend du tabac, se tient roide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Qui mérite d’être considéré en raison de l’importance, de la grandeur, du nombre, de la quantité, etc.
- Or, un matin, à quelques pas de ma demeure, une famille de ces ouvriers de la scie et de la hache s’empressait autour d'un amas considérable de bûches que le livreur juré venait d’aligner. — (Études morales, dans Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, vol.13, 1868, page 156)
- Des impôts considérables accablaient les vilains, écrasait les pauvres gens, épargnant les princes et les ducs, les comtes et les marquis. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Â sa plus simple expression, ce plan consistait à remanier les impôts de manière à les diminuer sans que l’État perdît ses revenus, et à obtenir, avec un budget égal au budget qui soulevait alors tant de folles discussions, des résultats deux fois plus considérables que les résultats actuels. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- Tous nos étudiants de japonais nous ont apporté une aide considérable par leurs questions franches et pénétrantes. — (Reïko Shimamori, Grammaire japonaise systématique, Paris, Jean Maisonneuve, mars 2000, 2e édition, page X)
- Pendant la longue durée de son administration il avait amassé une fortune considérable, si considérable, en effet, qu'un jour le gouvernement chérifien jugea le moment venu de s’en emparer. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 44)
- La distribution des récompenses suivit dans la salle du conseil municipal, à la mairie. La foule était considérable à cette heure dans les rues de Bourgtheroulde et dans l’enceinte du concours. — (« Concours agricole de Bourgtheroulde » , dans le Recueil des travaux de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure, Évreux, 1925, page 60)
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condamnable
?- Qui mérite d’être condamné.
- Action, opinion, maxime condamnable. Il est condamnable dans sa conduite.
- L’affaire, évidemment très condamnable, de son bodyguard particulier, amateur de baston et d’honneurs, qui a pris le melon en croyant avoir le gros bras très long, n’est pas pour autant une affaire d’État. — (Érik Emptaz, « Des poings en moins », Le Canard enchaîné, 1er août 2018, page 1)
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excusable
?- Qui peut être excusé.
- Or, on sait bien qu’un homme est reconnu comme plus excusable en violant les lois morales, qu’en paraissant ignorer la moindre minutie des lois de l’étiquette. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Ils étaient d’ailleurs excusables, car ils se trouvaient dans les conditions particulièrement terrifiantes à 780 kilomètres au Nord-Ouest de l’Islande […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- C’est drôle qu’il se fût plutôt entiché de la gamine… Céline Thiébault pourtant était plus en rapport d’âge avec lui. Ce n’eût été ni moins décent, ni moins excusable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 92)
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imprononçable
?- Que l’on n’arrive pas à prononcer.
- Un mot imprononçable.
- C’est à ce moment que cet écrivain polonais au nom imprononçable démolissait la scène la mieux préparée de l’histoire du désir […] — (Amélie Nothomb, Attentat, Éditions Albin Michel, Paris, 1997, p. 36)
- Que l’on n’a pas le droit de dire.
- Je vous prie de ne plus utiliser ce mot imprononçable à l’avenir.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.