Dictionnaire des rimes
Les rimes en : amateur
Que signifie "amateur" ?
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- Qui aime, aime à.
- Dit autrement, le gueuleton bien arrosé du bon vivant, amateur de viande et de cigare, n’a pas son équivalent chez l’adepte de la graine germée et du tofu mariné à la sauce soja. — (Christian Camara & Claudine Gaston, 150 idées reçues sur le corps humain, First Éditions, 2012)
- Relatif à l’amateurisme.
- Une footballeuse amatrice poitevine a écrit à la ministre déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu. — (Manon Derdevet, « Le coup de gueule d’une joueuse de football de la Vienne contre les organisateurs de la coupe de France », dans France Bleu, 7 février 2021 [texte intégral])
- Une telle bonne volonté dans le désir de régler l’énigme d’une vie ferait sourire si elle ne se prenait pas au sérieux, et se montrait un peu moins amateure dans sa façon, proche du off pauvre d’Avignon. — (« Règlements de comptes avec Hamlet », Le Monde, 17 janvier 2009)
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "amateur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
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boursicoteur
?- Personne qui boursicote.
- L'illusion selon laquelle l'argent s'auto-engrosse miraculeusement est celle du rentier, du spéculateur, du boursicoteur et de leurs gogos. — (Denis Horman, Mondialisation excluante, nouvelles solidarités: soumettre ou démettre l'OMC!, 2001)
- M. Grégoire note, cela dit, que la présence de nombreux boursicoteurs sur des plateformes de courtage au rabais fait "craindre un marché beaucoup plus spéculatif", puisqu’ils "ne comprennent pas beaucoup les technologies et les modèles d’affaires". — (Mathieu Dion, Les signes d’une bulle sur les marchés financiers?, radio-canada.ca, 17 février 2021)
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affréteur
?- (Marine) Personne qui affrète.
- Le navire est armé par l’affréteur qui en supporte les coûts d’exploitation. — (Jean-Pierre Favennec, Le raffinage du pétrole: Exploitation et gestion de la raffinerie, 1998)
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bouchoteur
?- Celui qui dirige un bouchot ou parc à moules, c'est-à-dire un enclos fait de forts pieux enfoncés dans la vase, dont les intervalles sont clayonnés avec des fascines ou branchages[1].
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décanteur
?- Appareil propre à opérer la décantation.
- (En particulier) (Industrie minière) Installation pour décanter les eaux de lavage des minéraux.
- Ceci se traduit par une étape de décantation, en bassin ou en décanteurs, et entraîne une production de l’ordre de 15 à 20 Mt/an de boue (exprimée en tonnage de matière sèche). — (« Document d’orientation sur les risques sanitaires liés aux carrières », Juillet 2004)
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appréciateur
?- Qui apprécie.
- Heureux qui possède cette philosophie Appréciatrice de toutes choses ! — (Louis-Sébastien Mercier, Néologie, ou Vocabulaire de mots nouveaux, à renouveler, ou pris dans des acceptions nouvelles, Moussard, Paris, 1801, page 43)
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débourbeur
?- (Métier) Ouvrier qui procède au débourbage.
- Les pelotes à désagréger sont portées à la tête du sluice ; la venue d'eau est un peu diminuée, et l'ouvrier débourbeur les délite dans le courant d'eau, pendant que les femmes placées en aval achèvent le travail à la main. — (E. D. Levat, Recherche et exploitation de l’or en Guyanne française, in Annales des mines, tome 13, 1898.)
- Dispositif, machine qui débourbe, trommel.
- Le débourbeur est plein : il contient 110 L d'eau, 1,5 L d'hydrocarbures et de la boue. — (Pierre-François Thomas , Précis de physique-chimie, éd. Bréal, 2006.)
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chandeleur
?- (Désuet) Personne qui fabrique des chandelles.
- Les brodeurs ne pouvaient employer que de l'or à huit sous le bâton ; les chandeleurs ne devaient mélanger que dans certaines proportions le suif des chandelles.
- Verra-t-on les passements d'or et d'argent honteusement abaissés jusqu'à étoffer les cottes des chandeleuses ?
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clameur
?- Grand cri, cris confus de plusieurs personnes réunies.
- Le bruit dans l’intérieur du château, bruit occasionné par les apprêts de la défense, devint plus considérable, et se changea en tumulte et en clameurs de plus en plus assourdissantes. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- La clameur fut si forte et si unanimement vocifératrice, qu'il fallut, malgré le froid, ouvrir les portières, car on ne s'entendait plus. — (Octave Mirbeau, Paysage d'hiver, dans La vache tachetée, 1918)
- La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. — (Léo Ferré, Préface à Poètes..vos papiers!, 1956)
- Quelle clameur justifiée une telle décision eût soulevée dans une démocratie où l'on avait le sentiment fondé que les classes riches étaient ménagées par le fisc! — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Sens figuré) — Tous deux durent revenir trois fois dans la clameur des cuivres et s'incliner devant la rampe, face au public dont les bravos, du haut en bas de la salle, crépitaient sans faiblir. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Sens figuré) Injure, outrage.
- Et voilà notre poissarde qui s'échauffe, emplit l'air de ses clameurs. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Sens figuré) Indignation.
- Seule la clameur mondiale peut empêcher un génocide. — (Le Monde avec AFP, De rares images des Awa, tribu isolée et menacée en Amazonie, Le Monde. Mis en ligne le 23 juillet 2019)
- La clameur publique, L’indignation publique, manifestée de quelque manière que ce soit.
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bûcheur
?- (Familier) Celui qui travaille beaucoup dans le domaine intellectuel.
- Paillardin. — Ah ! en voilà un qui ne pense pas à la gaudriole. C’est un bûcheur qui ne songe qu’à piocher sa philosophie ! — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
- Je ne ressemblais en rien à ces enfants qui sont toujours premiers en faisant semblant de ne se donner aucun mal. J’étais un « bûcheur » et m’en faisais gloire : un bûcheur, rien que cela. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 26)
- Il en était déjà ainsi quand il fréquentait le lycée. On le prenait pour un bûcheur parce qu'il était toujours enfermé dans sa chambre. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, ch. II, Gallimard, 1937)
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fossoyeur
?- (Funéraire) Celui qui creuse les fosses pour enterrer les morts.
- Le lendemain, à six heures du matin, les fossoyeurs me retrouvèrent aussi froid que la dalle sur laquelle j’étais couché. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Dans l’excavation, […], on descendit les misérables bières de sapin, on les rangea l’une près de l’autre puis, […], les fossoyeurs saisirent leurs pelles et comblèrent la tranchée. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Tandis que les cris des femmes redoublaient et que les hommes chantaient leurs saintes prières, le fossoyeur se penchant près de l’oreille de la morte lui fit les suprêmes recommandations. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Vous préviendrez au village qu’on sonne en première classe et vous vous occuperez du prêtre, du fossoyeur et du menuisier ! — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 21)
- (Sens figuré) Celui qui met fin à un monde déjà en déliquescence.
- On s’aperçoit que l’ancien régime a formé, par milliers, ses propres fossoyeurs. — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
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afficheur
?- Celui qui appose des affiches.
- Il attendait, impatient, derrière l’afficheur, qui, avec son gros pinceau, barbouillait le dos de l'affiche. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830)
- Dispositif comportant des emplacements où l’on peut représenter des chiffres ou des lettres, sur un appareil, un réveil, un tableau etc.
- Smartphones, ordinateurs et tablettes sont passés à l’heure d’hiver automatiquement mais ce n’est pas forcément le cas de votre montre, de l’horloge de mamie ou de l’afficheur du four ou de la voiture. — (Changement d’heure. Nous sommes passés à l’heure d’hiver, pensez à régler vos montres, ouest-france.fr, 31 octobre 2021)
- Quand Maeva, étudiante de 22 ans manie le pistolet de distribution d’essence, c’est avec précaution. Un œil sur l’afficheur de prix, elle presse délicatement la poignée. — (Hocine Zaoui, Toulouse. Les victimes de la flambée du prix de l’essence, ladepeche.fr, 6 novembre 2021)
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collaborateur
?- (Travail) Celui qui travaille de concert avec un ou plusieurs autres à une œuvre commune.
- Mais tout de même, procréer à son âge lui paraissait louche et, bien qu’un tel résultat flattât sa vanité de vieux coq, la crainte d’avoir été aidé dans cette œuvre par des collaborateurs bénévoles autant qu’inconnus le retenait hésitant au bord du fossé conjugal. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Le venin distillé par Drumont et ses collaborateurs fut recueilli par le quotidien royaliste, l’Action Française. Les dirigeants du mouvement néo-royaliste ne se contentèrent pas de rééditer, à leur compte, les mensonges et les faux de la Libre Parole. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Marchand avait coutume de ne jamais donner d’instructions détaillées à ses collaborateurs, se bornant à leur préciser l’orientation qu’il souhaitait les voir adopter. — (Sandford F. Borins, Le français dans les airs: le conflit du bilinguisme dans le contrôler de la circulation aérienne au Canada, page 47, Institut d’administration publique du Canada, 1983)
- (Par extension) (Mélioratif) Employé.
- Nous recrutons 2000 collaborateurs chaque année.
- (Histoire) Nom donné, pendant la Seconde Guerre mondiale, aux citoyens des pays occupés qui montraient de la complaisance envers l’occupant ou travaillaient en collaboration avec lui.
- Je me rappelle maintenant qu’il n’était pas antisoviétique, non, d’ailleurs en général, ce n’est pas possible que ce couple soit collaborateur ; s’il l’était, il ne serait pas ici, mais à Paris, ou à Vichy. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 309)
- Venir chercher un collaborateur chez un résistant comme moi, vous avouerez. — (Aymé, Uranus, 1948, page 46)
- En septembre de la même année, Ange avait intégré l’équipe spéciale interrégionale basée à Montpellier, une unité chargée — entre autres — d’éliminer officiers allemands et collaborateurs français. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 8)
- (Par extension) (Péjoratif) Celui qui travaille avec un ennemi.
- Nous ? On accueille les collabos à bras ouverts ? Va donc dire ça aux lecteurs du Figaro, ça les déridera un peu. — (S. de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, page 122)
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malfaiteur
?- Qui fait le mal.
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assainisseur
?- Nom générique d’appareil permettant d’assainir un milieu (eau, air, …).
- (En particulier) Appareil électrique servant à assainir l’air par production d’ozone.
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choeur
?- Orthographe par contrainte typographique de chœur.
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décolleteur
?- Personne qui réalise les opérations de décolletage.
- Dans l’administration cantonale valaisanne, il existe toujours un statut spécial pour les femmes: une décolleteuse n’y gagne pas la même chose qu’un décolleteur. — (Ursula Gaillard, Mieux qu'un rêve, une grève!: la grève des femmes du 14 juin 1991 en Suisse, 1991)
- Polydec recherche un décolleteur CNC à 100% (H/F). [1]
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bonheur
?- État heureux causé par une complète satisfaction.
- Étymologiquement, le mot bonheur provient de deux mots latins : bonum et augurum. Le premier signifie « bon, positif, favorable » tandis que le deuxième se traduit par « augure, présage ou divination ». Le bonheur se définit par un état de contentement qui peut être permanent, sinon durable, et qui peut croître. — (Christine Michaud et Thomas De Koninck, Le Petit Prince est toujours vivant, Gallimard/Édito, 2020, page 61)
- J’ai passé neuf ans près de toi, neuf ans d’un bonheur qui n’était pas fait pour ce monde ; c’est plus qu’aucun homme n’en a jamais obtenu. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Sentir un amour, un dévouement immense pour celui qu’on aime, et rencontrer dans son cœur, à lui, un sentiment infini où l’âme d’une femme se perd, et toujours ! dites, est-ce un bonheur ? — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Il est en nous un sentiment inné, développé d’ailleurs outre mesure par la Société, qui nous lance à la recherche, à la possession du bonheur. La plupart des hommes confondent le bonheur avec ses moyens, et la fortune est, à leurs yeux, le plus grand élément du bonheur. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Aussi s’était-elle, dès le premier moment, laissée aller avec un sentiment de bonheur indéfinissable, à la pente qui l’entraînait vers le Cœur-Loyal, et l’amour s’était installé en maître dans son âme. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Cet homme n’est pas heureux, et cependant j’envie son bonheur. Dites-moi ce qu’il y a à répondre à cela, sinon que le bonheur est en nous, en chacun de nous, et que c’est le désir de ce qu’on n’a pas ! — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Elle ne savait pas, jeune fille de dix-sept ans, depuis longtemps orpheline, que le bonheur n’est jamais pour nous qu’un visiteur furtif ; qu’il luit et s’évanouit comme l’éclair et laisse dans l’âme une saveur de cendre amère, des jonchées de ruines et d’illusions brisées. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Des souvenirs lui revenaient par bribes. Il se remémorait le bonheur qu’il avait découvert à marcher dans les champs ou à travers les bois. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Moi j’en ai rien à foutre d'être quelqu'un. Je suis un mec sans ambition. Moi mon bonheur, c'est la pêche et le pastaga. Tu vois, ça va pas chercher bien loin. — (David Thomas, Je n'ai pas fini de regarder le monde, Albin michel, 2012)
- " Le bonheur est un puzzle dont il convient de replacer les éléments chaque matin " (Yves Michallet le bonheur d'être vous)
- Événement heureux.
- Il est toujours égal au milieu de tous les malheurs et de tous les bonheurs du monde.
- Il lui est arrivé plusieurs bonheurs en un jour.
- Chance favorable.
- Il a eu le bonheur d’éviter ce danger.
- Il s’en est tiré par le plus grand bonheur du monde.
- Quel bonheur qu’il ne nous ait pas reconnus !
- (Familier) Réussite, prospérité.
- Les immenses succès obtenus par la civilisation matérielle ont fait croire que le bonheur se produirait tout seul, pour tout le monde, dans un avenir tout prochain.— (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Avoir un bonheur insolent.
- Jouer de bonheur.
- Bon hasard, par des circonstances heureuses, dans les choses qu’on entreprend.
- Il a eu du bonheur toute sa vie.
- Avoir un bonheur constant.
- Faut-il que j’aie du bonheur, pour que cette enfant-là m’ait rappelé cette grande coquine de lettre ! — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Résultat variable d’une action (généralement au pluriel).
- Plusieurs peintres de Venise, de Ferrare et de Brescia avaient utilisé avec des bonheurs divers de tels procédés. — (Georges Perec, Un cabinet d’amateur, 1979, Le Livre de Poche, page 96)
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barreur
?- (Marine) Celui qui tient la barre du gouvernail. [1]
- La jeune fille, assise dans le fauteuil du barreur, se laissait aller à la douceur d’être sur l’eau. — (Guy de Maupassant, Une partie de campagne, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 196)
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monsieur
?- Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).
- Bonjour, monsieur !
- On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 154)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l'hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).
- Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Il n’y a plus rienQue les pères et les mèresQue ceux qui t’ont faitQue ceux qui ont fait tous les autresQue les « monsieur »Que les « madame » — (Léo Ferré, « Il n’y a plus rien »)
- Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).
- Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé. — (William Rejault, Tous ces jours sans toi, Plon, 2010)
- Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.
- Vous demandez monsieur, il est sorti.
- Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. » — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.
- Il est venu un monsieur vous demander.
- — moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi ! — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- LE VALET DE CHAMBRE, frappe et entre. – Je demande pardon à Madame ; mais c’est un Monsieur, ou plutôt un homme, qui demande Madame la duchesse. Vu sa tenue, je dois dire à Madame que je n’ai pas osé l’introduire. — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).
- Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, page 145)
- Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là. — (Molière Dom Juan ou Le Festin de pierre acte 2, scène première)
- (Ancien patois normand) Nom donné, par antiphrase, au cochon.
- Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.
- Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ». — (A. Angot, Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, 1889)
- (Péjoratif) (Mépris ironique) Un homme quelconque.
- Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu. — (Patrick Drevet, Le Corps du monde, Seuil, 1997, page 173, ISBN 2020323117)
- On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo. — (Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, 1950, Folioplus classiques, page 77, ISBN 207030728X)
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baratineur
?- Bavard ; beau parleur ; personne qui baratine.
- Eh bien, j'ai le plaisir, preuve à l'appui, de m'inscrire en faux contre cette maligne assertion. Ceux qui l'affirment, l'assènent à tout bout de champ, le proclament à l'envi ont la langue plus fourchue que vipère aspic, ils galèjent mieux que Marseillais à la pétanque, ils ne sont que vils baratineurs, ils mythonent, pipeautent, racontent des craques ou accrochent des paletots. — (Michel Bernardot, Rêveries norvégiennes : De Kirkenes à Oslo, Éditions Gilbert Jaccon, 2017, page 44)
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calculateur
?- Qui calcule, qui a pour habitude de prévoir et d’anticiper.
- Mais faites-moi l’honneur de croire que je suis assez calculateur pour toujours me donner la conscience nécessaire à mon état. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
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chroniqueur
?- (Histoire) Auteur de chroniques.
- Longpont nous force d’ajouter foi aux paroles de Guillaume de Nangis et à celles de tous les chroniqueurs qui ont parlé de l’incendie de 1131. — (Ludovic Vitet, Études sur les beaux-arts : essais d’archéologie et fragments littéraires, vol. 2, p. 253, 1846)
- L’historien n’a pas à délivrer des prix de vertu, […] ; les questions qui intéressent les chroniqueurs et passionnent les romanciers sont celles qu’il laisse le plus volontiers de côté. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence - Avant-propos de la première publication (1906), 1908)
- Certains chroniqueurs prétendent même qu’il aurait étendu cette mesure à tous les juifs de son royaume, à l’instigation de l’empereur d’Orient, Héraclius, qui lui aurait fait savoir qu’aux dires de ses astrologues l’empire chrétien était menacé par un peuple circoncis. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- C’est aussi en tant que « roi de France » que Louis IX (saint Louis) est mentionné par divers chroniqueurs arabes de la fin du xiiie ou du xiiie siècle, qui le désignent comme “Sanlûwis ibn Lûwis” et “rîdâfrans”. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux; L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)
- (Audiovisuel, Journalisme) Rédacteur dans un journal, dans une émission de radio ou de télévision, spécialement chargé de la chronique.
- Pourquoi ne pas avoir aussi mentionné que le préfacier de l’édition française de Human Nature, Alexandre Dorozynski, est un chroniqueur scientifique formé en Russie soviétique et spécialiste de Lénine ? — (La démagogie est-elle génétique ?, dans Le Québec sceptique, nº 58, p. 17, automne 2005)
- Les chroniqueurs rapportent que Nicolas Sarkozy, pour expliquer qu’il se sentait bien dans sa peau de Président, aurait dit qu’il avait la banane. — (Charles Debbasch, Les orages de la Sarkozye : de la présidence impériale au pouvoir tempéré, L’Harmattan, 2011, page 51)
- Chaque jour, Harold Hyman, chroniqueur à BFMTV, explique les nœuds de la géopolitique. — (Harold Hyman, Alain Wang, Géopolitiquement correct et incorrect, 2014)
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coauteur
?- Auteur d’un ouvrage écrit en collaboration.
- Elle sera accompagnée de son coauteur, l’illustrateur François Ravard. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 9)
- « Dans cette saison 2, on essaie d’explorer la liberté de pensée des années 1980, associée à cette envie de capitalisme… Comment jongler avec des deux quêtes presque antinomiques ? », analyse Emmanuel Poulain-Arnaud, cocréateur et coauteur de la série. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 décembre 2022, page 10)
- Si ces espèces benthiques (oursins, ophiures, petits crabes et crustacés…) avaient été fortement modifiées, nous aurions assisté à un changement des espèces de poissons débarquées, puisque la plupart s’en nourrissent, commente Joël Veigneau, chercheur à l’Ifremer et coauteur d’une étude initiée par les acteurs de la pêche de Normandie et des Hauts-de-France. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 15 février 2023, page 7)
- (Par extension) Complice dans une action.
- Vainement dirait-on avec M. Rauter, que les coauteurs sont auteurs par complicité et nécessairement complices les uns des autres, puisqu’ils s’aident réciproquement dans les faits qui consomment l’action. — (Eugène Trébutien, Cours élémentaire de droit criminel, Paris : Auguste Durand, 1854, vol. 1, p. 180)
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commandeur
?- Qui commande.
- Des bonnes sœurs blanches glissent silencieuses sur le carrelage brillant; leur visage de plâtre semble déjà statufié dans une sainteté aux lèvres minces à la Pie XII, une béatitude revêche, commandeuse, efficace. — (Catherine de Prémonville, Jamais sans Jules, 1968)
- Qui passe commande.
- Pour l'aristocrate de papier et la parvenue d'épicerie. Hier crève-misère, aujourd'hui commandeuse de robes. — (Paula Jacques, Lumière de l'œil, 1980)
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conciliateur
?- Qui concilie ou qui s’efforce de concilier.
- Lorsque le prieur eut achevé ce qu’il considérait comme un avant-propos conciliateur, son compagnon dit brièvement et avec emphase : […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.