Dictionnaire des rimes
Les rimes en : débourbeur
Que signifie "débourbeur" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Métier) Ouvrier qui procède au débourbage.
- Les pelotes à désagréger sont portées à la tête du sluice ; la venue d'eau est un peu diminuée, et l'ouvrier débourbeur les délite dans le courant d'eau, pendant que les femmes placées en aval achèvent le travail à la main. — (E. D. Levat, Recherche et exploitation de l’or en Guyanne française, in Annales des mines, tome 13, 1898.)
- Dispositif, machine qui débourbe, trommel.
- Le débourbeur est plein : il contient 110 L d'eau, 1,5 L d'hydrocarbures et de la boue. — (Pierre-François Thomas , Précis de physique-chimie, éd. Bréal, 2006.)
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "débourbeur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
-
neurodépresseur
?- (Médecine) Médicament agissant sur le système nerveux central en faisant baisser la tension et en ralentissant les activités cérébrales.
-
bouquineur
?- (Familier) Celui qui bouquine.
- C’est un bouquineur.
- Mais les quais de la Seine exercent encore un autre attrait sur moi : j’y complète mes très graves études sur les bouquineurs et les pêcheurs à la ligne. — (Jacques Barozzi, Littératures parisiennes: de Guillaume Apollinaire à Stefan Zweig : morceaux choisis, 1997)
-
constricteur
?- (Anatomie) Qui resserre quelque partie.
- Les muscles constricteurs.
- Étrangleur.
- Un boa constricteur, boa qui saisit sa victime et la serre dans ses anneaux.
- Le zona, seul, savait immobiliser ses victimes comme un serpent constricteur lové autour de leur taille. — (Marie Darrieussecq, Claire dans la forêt, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 16.)
-
autoporteur
?- Qui tient tout seul debout.
- Ce mur est autoporteur.
-
baigneur
?- Celui qui se baigne.
- Toute la rivière était pleine de baigneurs.
- Cette plage est commode pour les baigneurs.
- (Vieilli) Celui qui tenait des bains publics.
- C'était le mercredi 15 novembre de l'an de grâce 1665. Ce soir-là, il y avait petit souper et grande compagnie, rue Vieille-du-Temple, chez La Vienne, le baigneur à la mode, l'étuviste en renom, le barbier du monde élégant. — (Émile Gaboriau, Les Amours d'une Empoisonneuse, Paris : E. Dentu, 1881, page 1)
- Tandis que sous l'empire des anciennes lois, l'état de perruquier et celui de baigneur étuviste étaient assujettis à une réglementation sévère, l'exercice de la profession de sage-femme était abandonné aux premières venues. — (Jules Mathorez, Les étrangers en France sous l'ancien régime: Les causes de la pénétration des étrangers en France : Les Orientaux et les extra-Européens dans la population française, E. Champion, 1919, page 27)
- L'attelage du Petit Baigneur avait de quoi retenir notre attention. C’était un assez long plateau à quatre roues, avec deux grands supports verticaux terminés par des crochets auxquels était fixée horizontalement une baignoire de zinc. Des seaux de bois se balançaient sous la voiture. Une sorte d’alambic de cuivre trônait derrière le siège du conducteur. Il contenait de l’eau chaude qu'un foyer maintenait à une bonne température.Il existait bien un établissement de bains près de la gare du Parc, mais si l'on ne pouvait ou ne voulait pas s'y rendre, le bain vous était porté à domicile. Le conducteur le préparait et pendant que vous le preniez, il fumait sa pipe en parlant à son cheval. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 23)
- (Désuet) Celui qui fait le service dans un établissement de bains chauds ou froids, aussi bien que dans un établissement de bains de mer.
- Quand vous aurez arrosé vostre ieunesse de bons vins vieux de Leucade, de Cos, de Thasos, & de Lesbos, ie vous donneray des huiles de senteur: et pour vous le faire court, ie feray que du lieu mesmes où vous vous serez laué, le baigneur fera vne boutique de parfums exquis. — (Plaute, Le Poenulus ou Le Carthaginois, édition Guyet et Marolles (Paris : P. L'Amy, 1658), acte III, scène 3.)
- (Désuet) Celui qui surveille ou assiste les personnes qui se baignent.
- Il faillit se noyer, mais le baigneur le sauva.
- (Familier) (Uniquement au masculin) Poupée représentant un bébé masculin.
- Les baigneurs, c’était différent. Ils ressemblent trop à des bébés, les tortures devenaient visiblement criminelles. Mais eux aussi détournés de leurs fonction, oser dire à quel simulacre il a servi un après-midi d’été, quel partenaire à taille réduite il a figuré, ce poupard que j’avais appelé Michel. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 342)
-
déclamateur
?- Celui qui déclame.
- (Antiquité) Rhéteur qui faisait des exercices d’éloquence dans les écoles.
- (Vieilli) Celui qui déclame des vers, un discours, etc.
- (Par apposition) — Au sommet de la colline, sur une petite place, où un chanteur déclamateur récite avec force gestes des vers de Saadi, l’adorable poète persan, je m’abandonne à la contemplation de la capitale transcaucasienne. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- — Le programme sera artistique et littéraire. J’ai obtenu le concours des musiciens, des chanteurs, des déclamateurs, en un mot de tous les types de la ville qui croient avoir du talent. Pauvres gens ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 163.)
- (Plus ordinairement) Orateur ou écrivain emphatique, outré dans ses expressions.
- Laissons cette phrase aux déclamateurs : elle peut choquer la vérité ; l’urbanité la défend, et elle marque peu de charité. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
-
confiseur
?- Celui qui fait et vend des confitures, des conserves de fruits, des dragées et toutes sortes de sucreries.
- Boutique, magasin de confiseur.
- J’arrive chez le confiseur, je goûte, en demande le prix et apprend qu’il coûte cinquante roupies le kilo. — (Véronique Pache Huber, Le mariage de l’Amour et de la Raison: stratégies matrimoniales de la classe moyenne en Inde, 2004)
-
censeur
?- (Antiquité) Magistrat romain en charge d’établir le cens, c’est-à-dire le recensement des citoyens, le contrôle de l’état de leur fortune, et la légitimité de leur appartenance à telle ou telle classe (sénatoriale ou équestre).
- Caton le censeur était réputé pour sa rigueur.
- Envieux qui reprend ou qui contrôle les actions d’autrui, sans pour autant être le moins du monde qualifié pour ça. Casse-pied qui trouve à redire à tout.
- J'offre ici aux moralistes une occasion facile de triompher de moi. Mes censeurs s'apprêtent à montrer dans mon malheur les suites d'un égarement, le résultat d'un excès : il m'est d'autant plus difficile de les contredire que je vois mal en quoi consiste l'égarement, et où se situe l'excès. Je m'efforce de ramener mon crime, si c'en est un, à des proportions justes : […]. — (Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien, éditions Plon, 1951)
- Un censeur doux et équitable est rare.
- Un censeur rigoureux, obtus, partial, illettré, incompétent, complaisant, complice.
- Le censeur des opinions ou du travail de quelqu’un.
- Censeur rigoureux d’autrui, indulgent à soi-même.
- Si l’on y songe bien, il n’est pas étonnant que l’ignorant se drape en censeur.
- Ah ! quittez d’un censeur la triste diligence. — (Jean Racine, Britannicus, 1669)
- Personne qu’un gouvernement prépose à l’examen des livres, des journaux, des pièces de théâtre, etc., avant d’en permettre la publication ou la représentation.
- Sous l’ancien régime, avec l’approbation d’un censeur, — qu’il était permis de choisir, — on était sûr de pouvoir sans danger produire ses idées, et la liberté dont on jouissait était extraordinaire quelquefois. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Le censeur refusa son approbation.
- On lui donna un censeur très sévère.
- Censeur des pièces de théâtre.
- Personne chargée de surveiller les études et de maintenir le bon ordre et la discipline dans un lycée en tant qu’adjoint du proviseur.
- Le censeur de l’internat nous était mieux connu. Il n’avait pas de guêtres, et il était petit. De plus, pendant la récréation de midi et demi, c’est lui qui faisait appeler dans son cabinet les zéros de conduite, pour leur administrer une homélie, et tirer les conséquences pénitentiaires de ce fâcheux incident. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 317)
- Des professeurs d’Histoire et leurs élèves de première ont réuni le 4 mars au lycée Mme Strauss, Mme Fuks et Mr Leser, enfants juifs cachés dans le lycée par Melle Simone Caudmont, censeure du lycée Fénelon pendant la Seconde [G]uerre mondiale, qui a reçu le titre de Juste des Nations par le mémorial Yad Vashem en 1997. — (Lycée Fénelon, « Lycée Fénelon » (Archive • Wikiwix • Que faire ?))
- (Désuet) Personne chargée de contrôler la partie financière de certains établissements ou de certaines sociétés.
- Les censeurs de la Banque de France.
- Cette société vient d’élire de nouveaux censeurs.
- Critique qui juge des œuvres littéraires.
- Consulter un censeur éclairé avant de publier un recueil de poésie.
-
chauffeur
?- Celui qui conduit un véhicule à moteur.
- Parfois, il s’enfonçait subitement, se relevait, et Mademoiselle lançait au timonier ce regard dont on punit le chauffeur, en auto, qui n’a pas prévu un dos d’âne. — (Jean Giraudoux, Suzanne et le Pacifique, Grasset, 1967)
- J'ai commencé par être bulliste. J'ai été formé sur le tas comme on dit par des chauffeurs d'engins qualifiés. Au départ je regardais comment ils faisaient. — (Julien Derouet, Paroles de mineurs d'ardoise, Éditions Cheminements, 2009, p. 67)
- Il était donc logique qu’en juillet 1958, je termine mon voyage de noce en ce haut lieu (châteaux de la Loire en 2 CV et guitoune de camping) avec pour chauffeur mon tout nouveau beau-frère, car je ne savais pas encore conduire. — (Gabriel Cohn-Bendit, Nous sommes en marche, Éditions Flammarion, 1999, page 112)
- (Par extension) Celui qui conduit un véhicule automobile à des fins professionnelles.
- Un chauffeur de taxi âgé mange une sorte de flaque de jambon grise et triste comme la figure du premier ministre Bourassa sur Montréal-Matin. — (Réjean Ducharme , L’hiver de force, Gallimard, 1973)
- Il trônait à l’arrière de son magnifique torpédo Delaunay-Belleville que le chauffeur de service démarre lui aussi à la manivelle, mais sans effort et toujours du premier coup ! — (Anne Muratori-Philip, Jean-Claude Seven, 12 voitures qui ont changé l'Histoire, Pygmalion, 2012)
- Personne qui chauffe, qui enthousiasme un public, une manifestation, une bande d’émeutiers, etc.
- Le chauffeur de salle se charge de l’ambiance.
- (Péjoratif) (Sexiste) Homme considéré comme sensuel, aguicheur.
- Écoute, vieux chauffeur!... Il te faut des femmes — (Balzac, La Cousine Bette, 1846)
-
danseur
?- Celui qui danse.
- C’est un bon danseur, un grand danseur.
- Un danseur, une danseuse de l’Opéra.
- La musique enivre et règle le danseur, tandis que le curieux voit le mouvement seul et rit de ce pantin qui s’agite sans raison, car le curieux, lui, n’entend pas la musique. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- Les deux danseurs à tour de rôle s'agitaient en frappant sur un tambourin de peaux de phoque. Ce n'était pas beaucoup plus étrange que le charleston ou le black-bottom. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Tard dans la soirée, les danseurs commencèrent à s'animer. Il y eut alors quelques essais de « upa upa », qui est d'origine tahitienne, suggestive et voluptueuse. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Celui qui aime à danser, qui danse souvent, ou qui fait profession de danser.
- L’autre, sec, noueux, noiraud, correct à la façon d’un danseur salarié, répondait à l’appellation du « Mondain ». — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
-
animateur
?- Celui qui anime un groupe.
- Au mois de février 1867, on le retrouve parmi les animateurs de la grande grève des bronziers parisiens. — (Rosa Moussaoui, Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme, dans L'Humanité, 7 septembre 2011)
- Durant quatre ans, Vigneault assume le rôle d’animateur de cette boîte qui accueille les premiers chansonniers québécois dont Raoul Roy, Clémence Desrochers, Pauline Julien, Hervé Brousseau, Jean-Pierre Ferland, Claude Gauthier, […]. — (Histoire de Québec et de sa région, sous la direction de Marc Vallières & André Charbonneau, Presses de l'Université Laval,, tome 1, 2008, page 1935)
- Sans doute est-ce pour mieux rompre en visière avec des revues grisailleuses et assommantes que l’animateur Ayguesparse fonde en 1945 Marginales dont la centième livraison date de 1965. — (Poètes d'Aujourd'hui n°162 : Albert Ayguesparse, par Jacques Belmans, Seghers, 1967, page 39)
- Celui qui réalise l’animation d’un dessin animé.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Audiovisuel) Celui qui est chargé de préparer, de présenter, d'expliquer et de coordonner les divers éléments constitutifs d'une émission télévisée ou radiophonique.
- Pour simplifier, on peut comparer cela à un talk-show télévisé. À côté de notre animateur préféré se tiennent les combattants de la rhétorique, bien alignés pour s'interpeller à volonté. Parfois, ils parlent tous en même temps, tant et si bien qu'il est impossible d’y comprendre quoi que ce soit. — (Henning Beck, Les erreurs du cerveau : un super-pouvoir, traduit de l'allemand par Marie-Céline Trivier-Georg & Magali Guenette, Editions Michel Lafon, 2018)
- Un travailleur social plus particulièrement un animateur socioculturel.
- De 1980 à 2000, en effet, on est passé d’un animateur « éducateur » à un professionnel d’abord gestionnaire et soucieux de réglementation autant que conscient du groupe, de ses limites et de ses conflits. — (Jean-Claude Gillet, L’animation dans tous ses états (ou presque), 2006)
- Un enseignant dans le secteur de la formation professionnelle pour adulte ou dans la réadaptation professionnelle, dénommé animateur de formation.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Musique) Celui qui passe de la musique, notamment de variétés, dans une réunion publique ou privée.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sports hippiques) Cheval qui se trouve en première position d'une course hippique et en imprime le rythme.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
accordeur
?- Celui qui fait métier d’accorder certains instruments de musique.
- Accordeur d’orgues, de pianos.
- Un accordeur qui accorde quatre pianos par jour, cinq jours par semaine, cinquante semaines par année s’occupe d'environ 1000 pianos en un an. — (Douglas C. Giancoli, Physique générale: Mécanique et thermodynamique, 1993)
- On retrouve, en ce moment, 200 accordeurs de piano au Québec. — (Yves Leclerc, Le métier d’accordeur en voie de disparition, Le journal de Québec, 27 décembre 2020)
-
insulteur
?- Celui qui insulte habituellement ou qui fait pour ainsi dire métier d’insulter.
- Le reste des insulteurs se compose d’inconscients, de ramollots à rengaines patriotiques, ou d’émotifs comme vous, qui préfèrent en rester sur une impression, plutôt que de chercher à s’éclairer. — (L. Bertrand, Lettre à Émile Baumann, 1898, dans L-A. Maugendre, La Renaissance catholique au début du XXe siècle, volume 3, 1966, page 264)
- Depuis 1870 le nombre des insulteurs du Dieu des chrétiens s’est accru d’une dizaine de millions ; vous le constatiez vous-même l’an dernier. — (Henri Louatron, À la messe noire ou le Luciférisme existe, Mamers (Sarthe) : à compte d'auteur, sans date (vers 1918-1920), page 39)
- À côté des insulteurs, quelques critiques de bonne foi. J’écris ce livre pour eux. — (André Gide, Retouches à mon "Retour de l’U.R.S.S.", 1937)
- Mama Makosi : Quand on lui demande sa profession, il répond : insulteur de la nation !Mokutu : Insulteur de la nation ?Lumumba : Ça existe dans certaines tribus. Leur rôle : engueuler les chefs. Pour qu’ils ne se prennent trop au sérieux. Ça peut être utile. — (Aimé Césaire, Une saison au Congo, 1973, acte I, scène 1, éditions Points, pages 57-58)
-
avionneur
?- (Aéronautique) Constructeur d’avions.
- Il était question du rachat du titre par un puissant avionneur. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 35)
- L’avionneur européen Airbus s’apprête à décrocher une commande géante de plus de 200 A320 pour la compagnie aérienne indonésienne à bas coûts Lion Air, selon le quotidien économique Les Échos à paraître lundi. — (« Une commande géante de 200 Airbus A320 attendue lundi à Paris », Le Monde.fr avec AFP, 18 mars 2013)
- Avec déjà deux ans de retards sur son programme initial, le bi-réacteur long-courrier de l’avionneur américain reste cloué au sol. — (« Boeing : le premier vol du 787 à nouveau reporté », LeFigaro.fr ave AFP, 23 juin 2009)
-
buveur
?- Personne qui boit.
- Au troisième stade, si le buveur y arrivait, c’était l’enivrement complet. L’homme tombait ivre-mort et rien au monde ne pouvait le tirer de son sommeil profond. — (Tutuuehitu, Le trésor des îles Marquises, Paris : Nouvelles Éditions Latines, 1977, page 132)
- La plus récente causerie de Wambery portait sur l’existence d’un tyran walachien, le Voïvode Drakula (ou Vlad Drakul), réputé buveur de sang humain. Le tout-Londres ne parle bientôt plus que de vampires. — (François Rivière, Dracula, cent ans et toutes ses dents, dans Libération (journal), 31 décembre 1987)
- (En particulier) (Médecine) Curiste, personne qui boit de l’eau dans les stations thermales.
- La promenade des buveurs.
- (Populaire) Homme qui aime le vin, qui est sujet au vin et qui boit beaucoup.
- Il est certain que le débauché dissipera son talent, que le buveur le dépensera dans ses libations, sans que l’homme vertueux puisse se donner du talent par une honnête hygiène. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Les buveurs se regardaient : ils chantaient l’un pour l’autre, au comble de l'émotion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- L'autre raison pour laquelle les buveurs de vin haïssaient le « château-la-pompe » ou le « jus de parapluie », c'était qu'alors il n'était pas rare qu'il fut versé dans des verres contenant de vrais châteaux. — (Bernard Pivot, Dictionnaire amoureux du vin, Éditions Plon, 2006 & 2014, article « Eau »)
-
acquéreur
?- (Droit) Celui qui acquiert. Se dit surtout de celui qui acquiert des biens immobiliers.
- On craignait que les émigrés enhardis n’exerçassent tous des violences sur les acquéreurs de leurs biens, pour en préparer la restitution en protestant ainsi contre un injuste dépouillement. — (Honoré de Balzac, Une Ténébreuse Affaire, 1841, chapitre deuxième)
- Les restrictions convenues entre les parties dans le cadre de la cession d'une entreprise peuvent être en faveur de l'acquéreur ou du vendeur. — (Paul Nihoul, Christophe Verdure, Droit de la concurrence: aspects belge et européen, 2005)
-
argenteur
?- Celui qui argente les métaux, le bois et autres matières.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
chômeur
?- (Économie) Personne pouvant et souhaitant travailler mais qui est sans emploi.
- Bref, c’est ici comme partout : l’urbanisme attire et dévore. Il rejette ces cosses vides : les chômeurs. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux / Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 526)
- Vérité plus frappante encore en Allemagne que dans le reste du monde: six millions de chômeurs, tant bien que mal assurés contre la crevaison de faim, et autant de sans-travail et sans allocation, réduits, avec leurs familles, à la sportule de la charité publique ! — (Victor Margueritte ; Debout les vivants! - 1932)
- Il y a en Amérique, comme en tout pays, un chômage endémique et même avant la crise, on comptait environ deux millions de chômeurs. Mais quand, avec la baisse des prix, le manque de confiance, le krach de Wall Street, les gens cessèrent d’acheter, ce chômage augmenta en progression géométrique. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
-
monsieur
?- Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).
- Bonjour, monsieur !
- On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 154)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l'hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).
- Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Il n’y a plus rienQue les pères et les mèresQue ceux qui t’ont faitQue ceux qui ont fait tous les autresQue les « monsieur »Que les « madame » — (Léo Ferré, « Il n’y a plus rien »)
- Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).
- Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé. — (William Rejault, Tous ces jours sans toi, Plon, 2010)
- Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.
- Vous demandez monsieur, il est sorti.
- Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. » — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.
- Il est venu un monsieur vous demander.
- — moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi ! — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- LE VALET DE CHAMBRE, frappe et entre. – Je demande pardon à Madame ; mais c’est un Monsieur, ou plutôt un homme, qui demande Madame la duchesse. Vu sa tenue, je dois dire à Madame que je n’ai pas osé l’introduire. — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).
- Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, page 145)
- Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là. — (Molière Dom Juan ou Le Festin de pierre acte 2, scène première)
- (Ancien patois normand) Nom donné, par antiphrase, au cochon.
- Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.
- Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ». — (A. Angot, Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, 1889)
- (Péjoratif) (Mépris ironique) Un homme quelconque.
- Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu. — (Patrick Drevet, Le Corps du monde, Seuil, 1997, page 173, ISBN 2020323117)
- On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo. — (Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, 1950, Folioplus classiques, page 77, ISBN 207030728X)
-
cadreur
?- (Audiovisuel, Cinéma) Responsable de la caméra et du cadrage des images, sous l’autorité du directeur de la photographie.
- Sur les films, en général, à l’image, il y avait deux postes importants : le directeur photo et le cadreur. — (Julien Neel, Lou! - journal d’un film, 2014)
-
allumeur
?- Celui qui était (autrefois) chargé d’allumer quelque chose.
- La lucerne ou lanterne d’allumeur renferme , outre une lampe fixe , une petite lampe à main, qui tient lieu de bougie pour l'allumage des phares. — (Instruction pour le service des phares lenticulaires, n° DXVIII, 13 novembre 1835, dans les Annales des Ponts et Chaussées : Lois, décrets, arrêtés et autres actes concernant l'administration des Ponts et Chaussées, Paris : chez Carillan-Goeury, 1836, 1re série, p.92)
- Nous étions salariés par le gouvernement pour inspecter les routes et surveiller les allumeurs des phares. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 59, 2012)
- (Argot) Agent provocateur.
- (Argot) Compère chargé de faire de fausses enchères dans une vente.
- Dermon a été chaland allumeur dans les ventes au-dessous du cours. — (La Correctionnelle, journal.)
- (Populaire) Homme qui cherche à exciter le désir.
- Pour la première fois depuis au moins une heure la boutique se trouvait vide ... à l’exception de Nick. Il plongea la cuillère dans sa coupe et la porta à sa bouche pour laisser fondre la glace sur sa langue. Avec un sourire démoniaque, de surcroît. Quel allumeur ! — (Megan Hart, L’Amant défendu, Toronto, Harlequin, 2010, p. 26).
-
malheur
?- Mauvaise fortune ; mauvaise destinée.
- Quand on a eu le malheur de rencontrer le regard de cet œil malfaisant. — (Le monde dramatique, Volume 3, Gregoire, 1836)
- Le malheur et la mélancolie sont les interprètes les plus éloquents de l'amour, et correspondent entre deux êtres souffrants avec une incroyable rapidité. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Malheur dieu pâle aux yeux d'ivoireTes prêtres fous t’ont-ils paréTes victimes en robe noireOnt-elles vainement pleuréMalheur dieu qu il ne faut pas croire. — (Guillaume Apollinaire; « La Chanson du mal-aimé » in Alcools -1913)
- Il aimait tant la mort, les poignards, les croix et les tombes, le poison, le vent dans les cheveux et ces manteaux qu’on drape d’un coup dans les tragédies romantiques, qu’il eût inventé le malheur plutôt que d’accepter l’idée de ne point en périr un jour. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 49)
- Mais pourtant cette femme si ferme, si solide, le voit. Elle voit le malheur sur moi, comme elle voit « mes deux yeux sur ma figure ». Personne d’autre ici ne le sait, ils ont tous autre chose à faire. Mais elle qui m’observe, elle l’a reconnu, c’est bien lui : le malheur qui s’abat sur les enfants dans les livres dans Sans Famille, dans David Copperfield. Ce même malheur a fondu sur moi, il m’enserre, il me tient. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, pages 121-122)
- Accident fâcheux ; désastre.
- […], mais ce n’est que le commencement de plus grands malheurs : ces Prussiens, ces Autrichiens, ces Russes, ces Espagnols, et tous ces peuples que nous avons pillés depuis 1804, vont profiter de notre misère pour tomber sur nous. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Des prêtres prêchaient que les malheurs du pays étaient la conséquence des hérésies et de la négligence des devoirs religieux. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le bruit, les allées et venues des gens m'alertèrent. J'accourus avec un funèbre pressentiment, sans toutefois penser à un malheur aussi terrible. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- (Sens figuré) Ce qui est regrettable dans une chose.
- Le malheur c'est qu’il s'était engagé dans une aventure scabreuse, peut-être sans issue. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 117)
-
annotateur
?- Celui qui fait des annotations sur un texte.
- — Ou est l’Ariane ? où est l’Astrée ? s’écriait en gémissant Godeau l’annotateur. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XX, 1826)
- Dans le commentaire du Notre-Père, l’annotateur retranscrit les demandes de la prière dans leur énonciation à la première personne du pluriel. — (Société de l’histoire du protestantisme français (France), Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français : Volume 150, 2004)
-
chausseur
?- Fabricant de chaussures.
- Le chausseur sachant chausser (slogan publicitaire)
- Marchand de chaussures.
-
adorateur
?- (Religion) Celui qui adore une divinité.
- L’autel préféré du roi était, sur le terrain du parc, un petit temple dédié à Démêtêr et Perséphone. Les deux déesses n’ayant plus d’adorateurs sur la terre, écoutaient avec bienveillance celui-ci, qui se souvenait d’elles. — (Pierre Louÿs; Les aventures du roi Pausole, 1901)
- […]; et pourtant je vous étonnerais bien en vous disant qu'il existe encore dans les Vosges des adorateurs du soleil. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895-1923)
- Vous avez, docteur, de bien curieuses fréquentations, dit-il d'un ton un peu méprisant, un représentant de ces mauvais moines adorateurs du démon ! Que les Chinois sérieux estiment un peu plus qu'un soldat, mais un peu moins qu'une prostituée ! — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, p.30)
- (Par hyperbole) Celui qui a une estime extraordinaire, et qui admire en tout cette personne.
- Elle le rendit heureux d’ailleurs. Il ne voyait qu’elle au monde, ne pensait qu’à elle, la regardait sans cesse avec des yeux d’adorateur prosterné. — (Guy de Maupassant, Le Petit dans Contes du jour et de la nuit, éditeur C. Marpon et E. Flammarion, 1885)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.