Dictionnaire des rimes
Les rimes en : adolescence
Que signifie "adolescence" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Période de la vie comprise entre le moment où l’être humain entre dans la puberté et le moment où il atteint la majorité civile, où il sera alors considéré comme un adulte.
- Il y a six degrés d’âges ; savoir : l’enfance proprement dite, infantia ; la seconde enfance, pueritia ; l’adolescence, la virilité, la vieillesse et la décrépitude. — (Dictionnaire des sciences médicales, volume 52, page 415, Charles-Louis-Fleury Panckoucke à París, 1821)
- Cependant Emma avait treize ans et Albert dix-huit ; leur cœur, comme une rose en bouton, allait s’ouvrir au premier souffle de l’adolescence. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Ce n’était en somme que le vide de son cœur à peine sorti des limbes enchantés de l’adolescence. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- L’adolescence ne laisse un bon souvenir qu’aux adultes ayant mauvaise mémoire. — (François Truffaut)
- (Sens figuré) Les premiers temps.
- L’adolescence de l’art est élégante, sa virilité pompeuse, et sa vieillesse riche, mais surchargée d’ornements qui en dissimulent le dépérissement. — (Joseph Joubert, Pensées, tome 2. Paris, Librairie Vve Le Normant, 1850, page 7-8)
Mots qui riment avec "ance"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "adolescence".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ance , ances , anse , anses , ence , ences , ense et enses .
-
pétulance
?- Qualité de celui, celle qui est pétulant.
- Parler avec pétulance.
- La pétulance de ses mouvements, de son caractère.
- La brebis est absolument sans ressource et sans défense ; le bélier n'a que de faibles armes, son courage n'est qu'une pétulance inutile pour lui- même, incommode pour les autres, et qu'on détruit par la castration. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 595.)
- Sœur Désirée-des-Anges la suivait des yeux en faisant une petite grimace du coin de la bouche.Elle n’avait plus sa pétulance de jeune novice, mais elle restait enjouée et moqueuse. — (Marguerite Audoux, Marie-Claire, Grasset, 1910, Les Cahiers Rouges, page 198.)
- Dans ma pétulance, Louise trouvait la justification de ses bouderies ; Anne-Marie celle de son humilité. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 75.)
- La résurrection des corps, c’est peut-être d’abord ceci : le passage surprise, par une sorte d’effet tunnel, de la grande fatigue à une certaine pétulance. — (Étienne Klein, En cherchant Majorana, Gallimard, 2013, page 121)
-
discordance
?- État de ce qui est discordant, tant au sens physique qu'au sens moral.
- Discordance des sons, des couleurs, des parties d’un édifice.
- Discordance des esprits, des caractères.
- De magnifiques éloges, vraiment. Seule, dans ce concert, une petite discordance. Il paraîtrait – votre parole d'honneur, n'est-ce pas ? – il paraîtrait donc que notre collègue aurait une fâcheuse tendance à s'adonner à la boisson. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 18)
- À certains moments, l’ampleur de cette discordance statistique préoccupe le FMI à cause de ses implications analytiques pour les études des Perspectives de l’économie mondiale et les activités de surveillance multilatérale de l’organisation. — (Perspectives de l’économie mondiale: octobre 1996 : étude effectuée par les services du Fonds monétaire international, 1996)
- (Géologie) Interruption dans la continuité des strates créées par sédimentation.
-
intransigeance
?- Caractère d’une personne intransigeante.
- Cette intransigeance et cette hauteur sont dans l’ordre. M. Téclé Hawariaté ne serait pas diplomate (et il l'est au superlatif) s'il ne faisait le renchéri et l’irréductible à l'heure où semblent s'amorcer des négociations. — (« Opérations militaires : De part et d’autre beaucoup de mouvement et peu d'action », dans le Journal des débats politiques et littéraires, n° 303/147e année du vendredi 1er novembre 1935, p. 2)
- Ils savent combiner, dans leurs discours pompeux, fougueux et nébuleux, l’intransigeance la plus absolue avec l'opportunisme le plus souple. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.159)
- Malgré sa corpulence excessive, l'autorité de M. Hector sur ses subordonnés n'est guère contestable. Il la doit surtout […], à cette indémontrable apparence de bonhomie qui dérobe son intransigeance absolue, son despotisme maniaque, la secrète satisfaction d'être redouté. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
-
romance
?- (Poésie) Poème espagnol en vers généralement octosyllabiques (les vers pairs étant assonancés et les impairs libres) et qui traite de sujets historiques, épiques, amoureux, etc. Note : en ce sens, il peut être masculin, comme le mot espagnol.
- [Corneille] ne nous a fait connaître qu’une très-faible partie des dicts, faits et gestes du Cid contenus dans les quatre ou cinq premières romances. — (Balzac, Œuvres div., t. 1, 1830, page 401)
- […] on voit surgir l’épopée espagnole dans ces fameuses romances, qui forment pour l’Espagne une gloire à part […] où sont enregistrées toutes les luttes et les beautés de son histoire […] et qui ont réfléchi […] l’élégance et la galanterie des Maures, sans jamais perdre ce sévère caractère catholique. — (Montalembert, Sainte Élisabeth, 1836)
- Il y a un romance fameux du romancero espagnol, où un chevalier (…) cherche refuge sous un chêne. « Sur la branche la plus haute, il vit que se tenait une petite infante ». — (Montherland, Pte Inf. Castille, 1929, page 604)
- (Musique) Chanson tendre ou plaintive.
- Les actrices d’opéra-comique de ce temps-là ne se bornaient pas à roucouler un air ou une romance : on voulait encore qu'elles jouassent la comédie; […]. — (Eugène de Planard, « Théâtre : 1772. Mort de madame Favart, actrice », dans les Éphémérides universelles, ou tableau religieux, politique, littéraire, scientifique et anecdotique, tome 4 : Avril, 2e éd., Paris : chez Corby, 1834, page 396)
- Lorsque Julie se leva pour aller au piano chanter la romance de Desdémone, les hommes accoururent de tous les salons pour entendre cette célèbre voix, muette depuis si long-temps, et il se fit un profond silence. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Ce qu’elle chantait – ah ! la fatale et maudite chanson ! –, c’était une vieille romance larmoyante et tendre, pareille à celles que les aveugles nasillent dans les rues. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
- — Tenez, voilà une chanson que j'ai écrite il y a trois ans. Un peu de romance sentimentale, ça ne saurait faire de mal à personne. — (Henry Miller, L’Ancien Combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- (Par extension) Air sur lequel se chante une romance.
- Jouer une romance.
- (Sens figuré) Ce qui marque une certaine sensibilité banale.
- Les jeunes lecteurs de romances et de ballades romantiques se rappelleront sans peine que, dans ces siècles obscurs, comme on les appelle, les femmes étaient initiées aux mystères de la chirurgie […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Anglicisme) Relation romantique.
- Des histoires, des aventures, des flirts, des romances et des liaisons. Des amourettes sans importance et sans lendemain qui, avec du recul, ne semblaient exister qu’au pluriel. — (Ida Junker, Les Années fastes, chez l’auteur à Asnières, 2007, page 9)
- Je n'ai aucune envie de tricher, d'inventer une romance où j'aurais le rôle flatteur de l'amoureux triomphant ; parallèlement, lui présenter mon idylle comme un foirage complet risquerait de voiler l'image du macho insubmersible à laquelle il est attaché. — (James Fillol, Une autre gloire : Souviens-toi d'où tu es tombé, Société des Écrivains, 2011, page 192)
- Style de littérature consacrée aux aventures amoureuses.
- Après des débuts dans la romance et l’urban fantasy sous le pseudonyme Charlie Genet, elle s’est lancée dans le thriller. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 21 octobre 2022, page 9)
-
enfance
?- Première partie de la vie de l’être humain, précédant l’adolescence.
- Jadis, aux temps lointains de ma jeunesse, aux temps de mon enfance à jamais disparue, je me réjouissais en arrivant pour la première fois dans un endroit inconnu… — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- De ma tendre enfance je ne parlerai pas. […]. Eussé-je autrement décidé que je me garderais du ridicule qui s’attache à quiconque fait un sort aux minuties du premier âge. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, 1942, page 15)
- Ma grand-mère a des principes, elle est le cadre rigide et clair de mon enfance, celui sur lequel on s'appuie, à l'opposé de l'agitation trouble de l'hôtel. Pas de bruit le dimanche chez mamie, pas de vélo, la table est un lieu de silence, pas une friterie de gare. — (Sylvia Kristel, Nue : Dans l'ombre du fantasme, écrit avec Jean Arcelin, Le Cherche-Midi, 2006)
- État de celui qui est enfant, qui se comporte comme tel.
- De sa bouche lisse, Amédée souriait, repris par l’hébétude de l’enfance. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- être, tomber ou retomber en enfance, se dit d’une personne âgée qui n’a plus l’usage de la raison, se dit aussi d’une personne qui retrouve l’exubérance de sa jeunesse.
- Elle me l’avait écrit en effet, et il fallait que j’eusse perdu un peu la tête pour l’oublier. Ce fut l’opinion du domestique, car il me regarda d’un air qui disait : « Monsieur Bonnard est tombé en enfance », et il se pencha sur la rampe de l’escalier pour voir si je ne me livrerais pas à quelque action extraordinaire. Je descendis raisonnablement les degrés et il se retira désappointé. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 204.)
- Les litanies de saint Antoine de Padoue que sa petite-fille vient lui réciter aux trois Angelus ont seules la vertu de calmer la grand-mère en enfance qu'on ne voit pas, cachée qu’elle demeure dans sa chambre, mais comme l’âme de la maison, on la devine partout présente. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 276)
- (Sens figuré) Commencement, début.
- Les monuments qui nous restent de cette époque lointaine, attestent que les premiers Ardennais étaient des hommes demi-sauvages et appartenant à un peuple encore dans l’enfance de la civilisation. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, p.22)
- (Collectivement) Ensemble des enfants.
- Le seul aspect de la femme révèle qu’elle n’est destinée ni aux grands travaux de l’intelligence, ni aux grands travaux matériels. Elle paie sa dette à la vie non par l’action mais par la souffrance, les douleurs de l’enfantement, les soins inquiets de l’enfance ; […]. — (Arthur Schopenhauer, Essai sur les femmes, dans Pensées & Fragments, traduction par J. Bourdeau , Félix Alcan, éditeur, 1900 (16e éd.))
-
latence
?- Qualité d'une propriété dissimulée et amenée à apparaître ultérieurement. → voir phase de latence
- La notion de latence, caractère de ce qui est caché, qui ne se manifeste pas […] — (Catherine Cyssau, Les dépressions de la vie, Presses Universitaires de France, 2015)
- (Psychiatrie) Période durant laquelle un symptôme traumatique ne se manifeste pas.
- Les symptômes apparaissent généralement au décours de la situation traumatisante, au terme d'une latence variable, allant de quelques heures à quelques semaines. — (Pierre André, Psychiatrie de l’adulte, Heures de France, 2006, page 51)
- (Agriculture) Période d'inactivité végétale due à la sécheresse ou l'hiver.
- L’ail des ours, une des plantes les plus « fatiguées » de nos régions : 4 mois de végétation, 8 mois de latence. — (Jean-Pierre Deshaires, À l’écoute des plantes, Jouvence, 2019)
- apance
-
éloquence
?- Don de la parole, talent de bien dire, d’émouvoir, de persuader, art d’entraîner.
- Ainsi l’éloquence, dans la bouche d’un Orateur vertueux, rend les hommes justes, & dans celle du méchant rend les autres comme lui. L’un fait le bonheur des peuples, l’autre est la peste des nations. — (J. Beauvais, L'art de bien parler et de bien écrire en français, Paris : chez Valade, 1773, page 33)
- L'éloquence n'est pas dans la quantité des choses dites, mais dans leur intensité. — (Antoine Albalat, L'art d'écrire enseigné en vingt leçons (sixième leçon), 1899)
- La bouche grasse, les pommettes rouges, les yeux injectés de bourgogne, Guillaume-Adolphe Porcellet célébra la grève, la sainte grève!… Avec une rare éloquence, il parla des exploiteurs de peuples, des affameurs de pauvres. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
- Quand nous ne pouvons plus penser, nous nous sauvons par l’éloquence. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 153)
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l’écourter. L’éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s’entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- S’il a peu d’affinités avec l’impénétrable Robespierre que tous ces jeunes queutards traitent d’eunuque, il est fasciné en revanche par l’éloquence de l’avocat Danton qui n'a pas son pareil pour retourner un auditoire hostile. — (Alain Bouzy, La loi de la guillotine : La véritable histoire de la bande d'Orgères, Le Cherche-Midi, 2016, part. 4, chapitre 1)
- (Par extension) Qualité de ce qui produit ou peut produire sur l’auditeur ou le spectateur les mêmes effets, les mêmes impressions que l’éloquence.
- Les femmes ont un inimitable talent pour exprimer leurs sentiments sans employer de trop vives paroles ; leur éloquence est surtout dans l'accent, dans le geste, l’attitude et les regards. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Ce fut un mouvement respectueux plein de cette vive éloquence particulière au geste et qui surpasse celle des plus beaux discours. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dans ce domaine, la maussade arithmétique vous a des éloquences qu’on ne saurait contredire. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le canon grondait en avant de nous, comme un orage lointain ; nous entendions cela depuis Toul ; ce n’était pour moi qu’une sorte d’éloquence. Nul parmi nous ne savait rien de la guerre ; […]. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 9)
-
assonance
?- Figure de style qui consiste à répéter une voyelle accentuée à la dernière syllabe de chaque vers.
- Dans la prose, il ne suffit pas d’éviter les rimes à la fin des membres de la période, il faut éviter aussi les assonances.
- Dans les anciens poèmes français, l’assonance tient lieu de rime.
- Ce qui s’est écrit de pièces de théâtre en Espagne, pendant le XVIe et le XVIIe siècle, dépasse l’imagination ; autant vaudrait compter les feuilles des forêts et les grains de sable de la mer : elles sont presque toutes en vers de huit pieds mêlés d’assonances, imprimées en deux colonnes in-quarto sur papier à chandelle, avec une grossière gravure au frontispice, et forment des cahiers de six à huit feuilles. Les boutiques de librairie en regorgent. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Faire des vers français passait pour un exercice des plus dangereux et eût entraîné l’exclusion. De là vient en partie mon inaptitude à laisser ma pensée se gouverner par la rime, inaptitude que j’ai depuis bien vivement regrettée ; car souvent le mouvement et le rythme me viennent en vers ; mais une invincible association d’idées me fait écarter l’assonance, que l’on m’avait habitué à regarder comme un défaut, et pour laquelle mes maîtres m’inspiraient une sorte de crainte. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 21.)
- (Sens figuré) Harmonie.
-
impénitence
?- (Théologie) État de celui qui est impénitent.
- Vivre, mourir dans l’impénitence.
- Impénitence finale, l’impénitence dans laquelle on meurt.
- Familièrement et par manière de plaisanterie,
- Mourir dans l’impénitence finale, persister dans une opinion, dans une habitude auxquelles on est fort attaché et qui d’ailleurs ne sont point blâmables.
- Ils y trouvent leur gloire, fût-ce dans l’impénitence ou dans le mal. — (Colette Becker, Jean-Louis Cabanès, Le Roman au XIXe siècle, 2001)
-
opalescence
?- (Physique) Propriété optique d’un matériau transparent ou translucide qui lui donne un aspect ou une teinte laiteuse, avec des reflets irisés rappelant ceux de l’opale.
- En outre, l’intensité de l’opalescence augmente dans le même sens que l’écart des indices. — (Société française de physique, Le Journal de physique et le radium, 1943)
-
incontinence
?- Difficulté de se contenir, particulièrement dans l’ordre de la chasteté, de la continence.
- Du reste, les fils de Chlother Ier, à l’exception de Sighebert qui était le plus jeune, avaient tous à un très haut degré le vice de l’incontinence, ne se contentant presque jamais d’une seule femme, […]. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833–1837)
- C’est ce qui a fait dire à Bayle : « Si la première fois qu’il débaucha la fille ou la femme de son prochain, on l’eût traité comme Pierre Abélard, il seroit devenu capable de conquérir toute l’Europe, et il auroit pu effacer la gloire des Alexandre et des César… Ce fut son incontinence prodigieuse qui l’empêcha de s’élever autant qu’il auroit pu le faire. » — (Gédéon Tallemant des Réaux, Henri IV, dans Les Historiettes, texte établi par Monmerqué, de Chateaugiron, Taschereau, Paris : chez A. Levavasseur, 1834 , tome 1, note 2)
- (Par extension) Manque de sobriété dans les paroles.
- Incontinence verbale.
- La fin de l'incontinence sexuelle — dont se réjouissait tant Sophocle, fait le lit de l'incontinence verbeuse.
- — Hier je me trouvais chez un savant docteur en théologie que je consulte quelquefois pour mes études… (…)— Ah! elle a un carrosse, la nièce du docteur ? interrompit Porthos, dont un des défauts était une grande incontinence de langue ; belle connaissance, mon ami.— Porthos, reprit Aramis, je vous ai déjà fait observer plus d'une fois que vous êtes fort indiscret, et que cela vous nuit près des femmes. — (Dumas, Les Trois Mousquetaires, 1844)
- (Médecine) Émission involontaire d’urine par la vessie ou de matières fécales par l’anus.
- Un problème d’incontinence peut ne pas être reconnu étant donné la répugnance de la personne à parler de quelque chose d'aussi privé et d'aussi intime que la fonction urinaire. — (Patricia Gauntlett Beare & Mickey Stanley, Soins infirmiers en gériatrie: Vieillissement normal et pathologique, traduit par Françoise Hallet, De Boeck, 2005, page 224)
- La prévalence de l’incontinence fécale en institution gériatrique était de 33 à 54 % selon la durée de l'étude. Elle était liée à l'existence d'une incontinence urinaire et à la dépendance psycho-motrice des malades. — (Philippe Chassagne, Incontinence fécale en institution gériatrique : étude épidémiologique, physiologique et thérapeutique, 1996)
- (Par analogie) — Ils sont dus à l'existence d'une pathologie valvulaire orificielle par symphyse acquise ou congénitale des valves (rétrécissement orificiel aortique, pulmonaire, mitral ou tricuspidien), ou à une incontinence valvulaire par défaut de la coaptation des valves […]. — (Loïc Guillevin, Sémiologie médicale, 2e éd., Librairie Lavoisier, 2011, p. 65)
-
pestilence
?- (Désuet) Peste répandue dans un pays.
- (Vieilli) Corruption de l’air.
- […] tandis qu’Aix a toute les apparence d’une ville seigneuriale éloignée de ces remous, de ces agglomérations qui engendrent la pestilence. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Sens figuré) Ce qui est funeste ou pernicieux.
- Cette pestilence des pestilences, le nationalisme, a empoisonné la fleur de notre culture européenne. — (Stefan Zweig, Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen, 1934–1942)
- Puisqu’il faut tout avouer, je descendrai en moi jusqu’au tréfonds, j’en remuerai la lie et j’en étalerai la pestilence. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 48)
-
distance
?- Intervalle ; longueur.
- A peu de distance de Dinant, en Belgique, dans la vallée de la Lesse, il existe un assez grand nombre de ces grottes qui ont dû servir d’habitation ou de refuge à nos ancêtres ; […] — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 176)
- Les îles Galapagos, mon escale prévue, n’étaient qu’à huit cent milles à vol d’oiseau, mais malgré la courte distance, c’était une longue traversée. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, 1929)
- — Il faut bien que je selle mon cheval pour suivre monsieur. Monsieur peut être tranquille, je tiendrai ma distance à six pas. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Par extension) Intervalle de temps.
- Séjournant, reprenant en 1912, à l'Institut Pasteur d’Algérie, l’étude de Edm. Sergent, V. Gillot, G. Lemaire et Bories sur les chèvres d’Alger et de Kléber, constate que le nombre des chèvres infectées est resté le même à Alger, à cinq ans de distance (4,2 p. 100). — (Edmond Sergent et L. Nègre, « La fièvre ondulante en Algérie », dans la Revue d’hygiène et de médecine préventive, volume 36, Éditions Masson et Cie, 1914, page 496)
- Ce sont donc le lunettes d'Argand que nous emprunterons pour suivre, à cinquante millions d'années de distance, la genèse des Alpes. — (Pierre Rousseau, Histoire de la Terre, volume 2 : Jeunesse de la Terre, Nouvelles Éditions Latines, 1950, page 63)
- (Sens figuré) Différence de nature, de statut ou de classe sociale.
- Le syndicalisme se trouve engagé, en France, dans une propagande antimilitariste qui montre clairement l’immense distance qui le sépare du socialisme parlementaire sur cette question de l’État. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre III, Les préjugés contre la violence, 1908, page 150)
- La distance qui sépare l’homme civilisé de l’homme sauvage.
- Il y a trop de distance entre vous, entre sa condition et la vôtre.
- Le danger commun rapproche les distances.
-
convergence
?- Action de converger.
- La convergence et la coïncidence de quatre crises mondiales majeures bouleversent les principes sur lesquels les sociétés occidentales fondaient leur prospérité et leur développement. — (Motion pour le congrès de Reims du Parti Socialiste, Un monde d'avance; la Gauche décomplexée., 2008)
- L'armée ne se substituerait pas à la police et n'ouvrirait pas le feu sur les « hirakistes ». Dès lors, tout était possible et la convergence, temporaire, des intérêts des manifestants et des militaires a ouvert la voie à un processus de protestation largement pacifique. — (Akram Belkaïd, « Face à la violence », dans Il était une fois... les révolutions arabes, Éditions du Seuil (collection Araborama), 2021)
- (Topologie) Propriété d'être convergent.
-
impuissance
?- Manque de pouvoir, de moyens pour faire quelque chose.
- L’impuissance intellectuelle aboutit souvent au fractionnement de l’objet d’étude, à la transformation en salami de l’histoire humaine. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 58)
- Les délinquants s’amusèrent à comploter des délits inconstatables, et la vieille moustache enragea de son impuissance. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre huitième)
- Convaincu de son immense impuissance à régler les problèmes de la planète, il n’en considérait pas moins comme un devoir civique de se tenir au courant de l’actualité nationale et internationale. — (Jacques Bens, Lente sortie de l’ombre, Stock, 1998, page 23)
- (En particulier) Incapacité sexuelle.
- Il avait beau se dire que cela était passager sans doute, qu’une cause morbide devait être au fond : le sentiment de son impuissance ne l’en déprimait pas moins ; et il était, devant les femmes, comme les garçons trop jeunes que le désir fait bégayer. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- En s’imposant brutalement dans les officialités, le congrès réveille et déchaîne les passions les plus grossières. Dès le XVIe siècle et grâce à lui, les procès en impuissance occupent le devant de la scène. Générateur de paradoxes, il marque l’âge d’or de la répression. — (Pierre Darmon, Le tribunal de l’impuissance : Virilité et défaillances conjugales dans l’Ancienne France, Éditions du Seuil, 1979, page 207)
- Il en résulte que la consommation du mariage demeure une notion clef. C’est pourquoi, outre l’impuberté, l’impuissance de l’un ou l’autre des époux constitue un empêchement dirimant, absolu et est une cause incontestable d’annulation. — (Revue historique de droit français et étranger, CNRS, 1988, page 529)
- provence
-
urgence
?- Caractère de ce qui est urgent.
- Ainsi, seuls, en médecine d’urgence, les masques permettent une administration d’oxygène efficace : […]. — (Pierre Carli, Urgences médico-chirurgicales de l'adulte, Wolters Kluwer France, 2004, page 1460)
- Le génie de la Résistance, c'est d'avoir su conjoindre, face à une même urgence historique, toutes les forces spirituelles de ce pays. — (Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « Ce qui reste du gaullisme, c'est un sens aigu du social », dans Marianne, 12 juin 2010)
- On a déclaré l’urgence.
- En cas d’urgence.
- Il y a urgence.
- Et je sens partout une urgence usée, une urgence qui a renoncé à l'urgence. On fuit, à l'allure de cinq kilomètres par jour, des tanks qui progressent, à travers champs, de plus de cent kilomètres, et des avions qui se déplacent à six cents kilomètres-heures. [...] C'est urgent. Et cela ne l'est plus. C'est suspendu entre l'urgence et l'éternité. — (Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre, XVI, 1942)
- Selon la législation en vigueur, les gyrophares à deux tons sont réservés aux policiers en intervention. Ils ne doivent être utilisés que dans de situations dîtes d' urgence. Dans le cas contraire, les policiers sont tenus de respecter le Code de la route, comme les autres usagers. — (Robin Serradeil, Paris : en retard à une réunion, un policier percute violemment un véhicule du Samu, 12 février 2022 → lire en ligne)
- (Au pluriel) (Médecine) Service hospitalier qui traite les cas les plus urgents.
- En 2002, 19 % des patients étaient hospitalisés après leur passage aux urgences, contre 20 % en 2014. — (Théo Mercadier, Pourquoi le nombre de patients aux urgences augmente d’année en année, Le Monde. Mis en ligne le 14 juin 2019)
-
purulence
?- (Médecine) Qualité de ce qui est purulent.
- (Par métonymie) Chose purulente.
- (Sens figuré) — Pendant qu'il se débondait avec rage dans un besoin d'évacuer toute sa purulence, les autres écoutaient, vivement intéressés, presque apitoyés. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 18)
-
corpulence
?- Ampleur plus ou moins considérable du corps.
- Seul, Thomas Black, […], ne descendait jamais de son véhicule, car sa corpulence se fût mal accommodée de ces pénibles exercices. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- […] et, fort beau gars encore, malgré sa corpulence, présentait dans l'ensemble l'allure d'un écuyer de cirque. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Malgré sa corpulence excessive, l'autorité de M. Hector sur ses subordonnés n'est guère contestable. Il la doit surtout à sa placidité étudiée, au ton solennel et ampoulé qu'il affecte en s'exprimant, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Dieudonné Djonabaye n'a rien en apparence d'un foudre de guerre. Calme et débonnaire, une corpulence de bon vivant dont la lourdeur est accentuée par des difficultés à se déplacer, rien en lui ne trahit un bagarreur constamment sur la brèche. — (Thierry Perret, Le temps des journalistes : L'invention de la presse en Afrique francophone, Éditions Karthala, 2005, p. 172)
- Les équipementiers proposent des chaussures conçues, selon eux, pour des foulées et des corpulences toujours mieux ciblées. — (Pascal Silvestre, Marathon de Paris : l'essentiel n'est plus de participer, le 08/04/2010, màj le 09/04/2010, sur le site du Figaro (www.lefigaro.fr/sport))
-
concurrence
?- Compétition de plusieurs personnes qui recherchent un même objet, une même chose.
- Nous voyons ainsi que la conviction se fonde sur la concurrence de communions, dont chacune se considère comme étant l’armée de la vérité ayant à combattre les armées du mal. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.301)
- (En particulier) (Commerce) Rivalité qui s’établit entre fabricants, marchands ou entrepreneurs, etc.
- L'œuvre de l’Industriel français qui pousse à l’association des petits contre l’implacable et mortelle concurrence des monopoleurs n'en est pas moins fort encourageable. — (Benoît Malon, La revue socialiste, volume 1, page 560, 1885)
- De toutes parts, on m'offre de la main-d'œuvre, brodeuses déjà habiles ou simples apprentières. Je découvre ainsi que ce métier, jadis excellent, a beaucoup perdu, la machine fait une concurrence acharnée, les salaires sont bien réduits. — (Victor Eugène Ardouin-Dumazet, Voyage en France, vol.22, Berger-Levrault, 1900, p.59)
- Les amis de Jaurès, les cléricaux et les démocrates placent leur idéal de l’avenir dans le Moyen Âge : ils voudraient que la concurrence fût tempérée, que la richesse fût limitée, que la production fût subordonnée aux besoins. Ce sont des rêveries que Marx regardait comme réactionnaires. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, Les préjugés contre la violence, 1908)
- Puis, en grosses lettres, cette phrase : « Plus il y aura d'acheteurs de blé, meuniers ou négociants, plus les agriculteurs vendront le leur facilement et cher. » Il est hors de contestation que, si des éléments de concurrence nouveaux devaient surgir, le cultivateur y trouverait son compte. — (Annales de la Chambre des députés : Débats parlementaires, Paris : Imprimerie du journal officiel, 1921, page 1002)
- (Par extension)— Depuis quelques années, cependant, l’yoghourt fait au képhir une sérieuse concurrence. Il se recommande aux estomacs délicats par sa très faible teneur en alcool, et, à la suite de l'identification de l'agent microbien qui le produit, on est arrivé à le préparer très facilement. — (« La préparation de l’yoghourt », dans La nature: revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie, vol. 47, pat. 2, éd. G. Masson, 1919, page 206)
- (Agriculture, Écologie) Compétition entre animaux ou entre plantes, pour occuper une même niche écologique.
- Ce graminicide, très sélectif pour le blé et le colza, agit par arrêt de la croissance des cellules déjà formées; la concurrence exercée par la culture entraîne alors la destruction de la mauvaise herbe. — (Index des produits phytosanitaires, ACTA ; 1977, p.262 (article benzoylprop-éthyl))
- (Jurisprudence) Égalité de droit, de privilège, d’hypothèque entre plusieurs personnes, sur une même chose.
- Exercer une hypothèque en concurrence. — Venir en concurrence.
- (Liturgie) Situation de deux fêtes religieuses dont les premières vêpres de l’une coïncident avec les secondes vêpres de l’autre.
- Si le 8 décembre est un samedi, l’Immaculée conception et le deuxième dimanche de l’Avent sont en concurrence.
-
plaisance
?- (Vieilli) Plaisir, agrément.
- Je m’enivrais ainsi d’une sorte de modestie capiteuse et m’habituais, hélas ! consultant peu ma plaisance, à ne me satisfaire à rien qui ne m’eût coûté quelque effort. — (André Gide, La porte étroite, 1909, réédition Le Livre de Poche, page 26)
- Suave est ce temps de plaisance !Tremblez, mortels ! Je suis bien fortQuand jamais à ma suffisance,Je bâille à briser le ressort ! — (Paul Valéry, Ébauche d’un serpent)
- Des officiers allemands étaient venus, qui voulaient transformer les prairies en champs de légumes, et la maison en séjour de plaisance pour de jeunes Allemandes. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 80)
- (Rare) Aspect plaisant, agréable (de quelqu’un, quelque chose).
- La plaisance de cette demeure tient à sa cour intérieure.
- C’est une esthétique du regardUne plaisance du coeurUne grâce de sa part — (Grégory Creston, Au cœur d’un phare solitaire, Le sourire d’une femme est une grâce, page 32, 2014, Edilivre)
- (Courant) (Par ellipse) Navigation de plaisance.
- – Quel est ce bateau ? demandai-je.– Le Cormoran. Une goélette armée en plaisance, qui s’est amarrée pendant quarante-huit heures au Lorraine, quinze jours avant le découverte du cadavre. — (Georges Simenon, Les 13 Mystères, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 90)
- Je m’suis cogné partoutJ’ai dormi dans des draps mouillésÇa m’a coûté des sousC’est d’la plaisance, c’est le pied ! — (Renaud, Dès que le vent soufflera, 1983)
-
potence
?- Assemblage de trois pièces de bois ou de fer, dont une est dressée verticalement, une autre est posée horizontalement sur la première, et la troisième soutient l’extrémité de celle-ci.
- Zarzavadjian avait appris à aimer l'univers enchevêtré des arrière-gares et des voies de triage. Tous les poteaux, les potences et les portiques et leurs signalisations suspendues. […]. Et bien entendu l'infinie arborescence des rails. — (Ian Manook, Les Temps sauvages, Paris : Éditions Albin Michel, 2015)
- Les potences de fer servent principalement à porter des balcons, des poulies, des lanternes, etc.
- Les enseignes des aubergistes sont ordinairement soutenues par des potences de fer ou de bois.
- Gibet, instrument servant au supplice de ceux que l’on pend.
- Dans la logique mentale de leur temps, les magistrats l'accusent et la condamnent de « sorcellerie », crime pour lequel le bourreau l’énuque avec la « hart » de la potence (corde d'infamie). — (Michel Porret, L'ombre du diable: Michée Chauderon, dernière sorcière exécutée à Genève (1652), Éditions Georg, 2009, p. 64)
- Pendaison.
- On l’a condamné à la potence.
- Il mérite la potence.
-
déhiscence
?- (Médecine) Ouverture et destruction de la zone pélucide qui permet la libération du blastocyte dans l’utérus et sa fixation à l’endomètre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Botanique) Ouverture qui se produit dans un organe clos le long de la suture d’union de ses parties distinctes.
- C’est l’époque de la déhiscence, le fruit s’ouvre et les graines sautent. — (Duhamel)
- (En particulier) Ouverture spontanée des anthères pour laisser sortir le pollen, ou du péricarpe pour laisser échapper les graines, les semences.
- Déhiscence de l’anthère d’une étamine.
- (Par extension) Dissémination des membres d’une communauté.
- À la fin de ces études, il fallait affronter le brevet supérieur, dont les résultats prouvaient que la « promotion » était parvenue à maturité.Alors, par une sorte de déhiscence, la bonne graine était projetée aux quatre coins du département, pour y lutter contre l'ignorance, glorifier la République, et garder le chapeau sur la tête au passage des processions. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 27)
- (Par extension) (Littéraire) Séparation.
-
indifférence
?- État d’une personne qui n’extériorise pas ses sentiments, ses états d’âme.
- État d’indifférence, état mental qui ne contient ni plaisir ni douleur.
- Liberté d’indifférence, état d’une âme libre de choisir entre deux partis, parce qu’aucun motif ne la fait pencher vers l’un plutôt que vers l’autre.
- Quoique l’huissier affectât cet air d’indifférence que l’habitude des affaires donne aux officiers ministériels, il fit à la cabaretière et à son mari ce clignement d’yeux qui signifie : mauvaise affaire !… — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre quatrième)
- Sachez qu’aujourd’hui seule l’indifférence est payante. — (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, page 700)
- État d’une personne qui n’a aucun intérêt pour ce qui l’entoure.
- Il regardait ce paysage familier avec la même sensation d’indifférence songeuse que l'on éprouve en regardant un port inconnu, où on n'est jamais allé, où on n'ira jamais, du pont d'un navire, lors d'une courte escale. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- En donnant trop d’importance aux belles actions, on rend finalement un hommage indirect et puissant au mal car on laisse supposer alors que ces belles actions n’ont tant de prix que parce qu’elles sont rares, et que la méchanceté et l’indifférence sont des moteurs bien plus fréquents dans les actions des hommes. — (Albert Camus, La Peste, 1947)
- Faites entrer cette personne, dit péremptoirement M. Camusot dont le mécontentement perça, malgré son apparente indifférence. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, troisième partie)
- (En particulier) État d’une personne qui n’est pas sensible à l’amour.
- J’ai pitié de ceux qui vont deux à deux, enchaînés par l’indifférence. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- (Par extension) Manque total d'intérêt pour une chose.
- Quand elles se parlaient, c'était avec politesse, mais avec une mutuelle indifférence. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- L’indifférence en matière de foi était devenue de règle, car d’hostilité on n’en sentait point trop encore ; à peine sourdait-elle, peut-être, dans quelques propos sacrilèges. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.