Dictionnaire des rimes
Les rimes en : abricot
Que signifie "abricot" ?
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- (Botanique) (Cuisine) Fruit charnu de l’abricotier, de forme arrondie. C'est une drupe, il possède un noyau dur non comestible (car toxique), qui contient une graine, appelée amande. La couleur de sa peau velouté varie du jaune, au orange et jusqu’au rouge. Sucré et peu juteux et il se consomme principalement frais, séché ou en confiture.
- L’eau d’abricot se fait avec le ſirop d’abricot confit : lorsque l’on tire les abricots confit de leur sirop pour les faire sécher, on a soin de prendre tout de suite le sirop , sans mélange d’autre : […] — (Antoine Hornot, Traité raisonné de la distillation, ou La distillation réduite en principes, 1778, page 288)
- La ſaveur d’un Abricot d’eſpalier n’eſt pas comparable à celle du plein-vent, il n’y acquiert jamais cette couleur d’un rouge de brique, tiquetée de points plus foncés, qui déſigne une maturité parfaite. — (Jacques Joseph Juge de St. Martin, Notice des arbres et arbustes du Limousin, 1790, page 3)
- Les abricots de Damas, et ceux même du midi de la France, sont supérieurs, en qualité, aux abricots qui viennent près de Paris. — (Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle, volume 1, 1803, page 55)
- On fait la confiture d’abricot avec le fruit parfaitement mûr et moitié ou tiers de sucre. L’abricot ouvert et le noyau séparé, on le met dans une terrine de gré, les lobes renversés de manière à pouvoir en saupoudrer l’intérieur de sa quantité de sucre que l’on a rappé à cet effet. — (Antoine-Alexis Cadet-de-Vaux, Le ménage ou l’emploi des fruits dans l’économie domestique, 1810, page 66)
- La pitagra (également appelée pistil, du turc pestil) est une confiserie que l’on trouve dans les épiceries orientales ; elle est à base de pulpe d’abricots séchés […] — (Évelyne Nahmias, La robe couleur abricot: El fostan de pitagra - Enfances sépharades Éditions L’Harmattan 2008 page 12)
- Mélangez la crème avec la compote d’abricots et les pistaches. — (Valéry Drouet, Soufflés, 2011, page 62)
- Essayez cette tarte aux abricots et sa somptueuse crème pâtissière à la cardamome. — (Niki Segnit, Le répertoire des saveurs, 2012)
- Elle découpe ce qui ressemble à une tarte aux abricots. Evana se lève en jetant un œil timide dans ma direction. — (Jena Rose Lanabellia, Intouchable, 2016)
- (Argot) Vulve.
- Je me fais remplir le vestibule, je me fais ramoner l’abricot — (Guy Breton, Les Nuits d’une demoiselle chanson chantée par Colette Renard, 1963)
- « Quant un moribond l’appelaitNarguant la mort à son chevetElle la collait comme un défiLa bouche édentée de l’ancêtreÀ son abricot en folieEt le papi était guéri. » — (Pierre Perret, La belle fermière, Chansons éroticoquines, 2002)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "abricot".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
-
chevreaux
?- Pluriel de chevreau.
-
credo
?- (Religion) Variante de crédo, profession de foi.
- Et moi, je vous prie, bon frère chrétien, répliqua l’anachorète, de cesser de me troubler ; vous m’avez déjà interrompu dans un Pater, deux Ave et un Credo. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- De tentation en tentation il commence par sauter un verset, puis deux. Puis l’épître est trop longue, il ne la finit pas, effleure l’évangile, passe devant le credo sans entrer, saute le pater, salue de loin la préface, et par bonds et par élans se précipite ainsi dans la damnation éternelle. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, réédition Le Livre de Poche, page 201)
- Variante de crédo, principe fondamental.
- — Veux-tu que je te dise mon Credo, à moi, puisque tu m’accuses de ne pas vouloir du tien… Je crois que l’avenir de l’humanité est dans le progrès de la raison par la science. Je crois que la poursuite de la vérité par la science est l’idéal divin que l’homme doit se proposer. Je crois que tout est illusion et vanité, en dehors du trésor des vérités lentement acquises et qui ne se perdront jamais plus. Je crois que la somme de ces vérités, augmentées toujours, finira par donner à l’homme un pouvoir incalculable, et la sérénité, sinon le bonheur… Oui, je crois au triomphe final de la vie. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre II)
- Nationalisme et Socialisme en tant que nouveaux credo du pouvoir, furent expérimentés et se révélèrent insuffisants, car tous deux, comme le réformisme avant eux, sombrèrent sur l'écueil de l'absolutisme. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 73)
- S’il y a bien une chose que je déteste, c’est quand les gens transforment leurs impuissances ou leurs aliénations en credo. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, pages 99-100)
- Le P2P peut permettre d'acquérir des connaissances très aisément, depuis chez soi, sur tous les sujets possibles. C'est aussi le credo d’Internet, mais la Toile a sérieusement évolué, depuis ses débuts, vers un modèle commercial et, lui aussi de plus en plus contrôlé. — (Thierry Thaureaux, DivX: copiez vos vidéos sur CD, Saint-Herblain : Éditions ENI, 2007, page 156)
- La délégitimation des observances laïques, l’usure de morales d’État - celle des droits de l’homme a trop servi pour rester disponible -, le décri de la Patrie, du Progrès comme l'assurance d'un toujours mieux […], toutes ces érosions ont peu à peu sapé le crédit des credo qui unifiait tant bien que mal notre archipel, ce puzzle de méfiances communautaires. — (Régis Debray, Le siècle vert : un changement de civilisation, Tracts Gallimard, janvier 2020, page 32)
-
peso
?- Monnaie de plusieurs pays, d’anciennes colonies espagnoles. Son symbole est ₱ (Unicode U+20B1).
- Les pesos sont réservés aux Cubains et les touristes doivent acheter des pesos convertibles.
-
biennaux
?- Masculin pluriel de biennal.
-
rigolo
?- (Familier) Qui fait rigoler, qui est drôle, amusant, marrant.
- De tous les amants qu’elle avait essayés, c’était sûrement le moins rigolo : impardonnable. — (Raymond Queneau, Pierrot mon ami, chapitre IV, Éditions Gallimard, Paris, 1945)
- Des marchands avisés lancent le scoubidou : l'objet le plus inutile mais le plus rigolo de la fin des années cinquante. — (Catherine Rihoit, Brigitte Bardot: Un mythe français, Éditions Olivier Orban, 1986 & Éditions Frédérique PATAT, 2016)
- Avec Labiche, il n’y a pas de rire du tout, c’est du tartignole tout cuit, des gugusses gigotants, un escalier pas rigolo d’un immeuble à se casser la margoulette, une rampe avantageuse à se choper une crampe […] — (Alain Lefèvre, La Fiancée de l’ange ou Les Possédés de Sens, L’Harmattan, 2004, p. 106)
- L’histoire qui suit est tellement rigolote que vous risquez de la trouver un poil tirée par les cheveux. — (Alain Rémond, Allô maman bobo, Journal La Croix, 9 octobre 2014, page 28)
- (Sens figuré) Curieux, étonnant, étrange, surprenant.
- — D’autant plus qu’aujourd’hui madame assisterait peut-être bien à quelque chose de rigolo… — (Émile Zola, L'Argent, 1891)
-
boyaux
?- Pluriel de boyau.
- J’y ai vu passer des types que j’ai pas souvent rencontrés dans les boyaux, tiens ! Tous ceux qui n’en ont jamais foutu une secousse défilaient, et au complet, et pas abîmés ! — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, page 37 dans la collection Le Livre de Poche)
-
capot
?- (Jeu de cartes) Ne faire aucune levée.
- Être capot, (Jeu de cartes) N’avoir fait aucune levée.
- Faire quelqu’un capot, (Jeu de cartes) Ne lui laisser aucune levée à faire.
- Mettre quelqu’un capot, (Jeu de cartes) Ne lui laisser aucune levée à faire.
- – Je n'ai jamais eu une guigne pareille. La petite vient de me faire capot trois fois d'affilée. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- Demeurer capot, (Sens figuré) Demeurer confus et interdit auprès de quelqu’un.
- (Sens figuré) (Familier) Se voir frustré de son espérance.
- Il a été bien capot de se voir reconnu.
- Elle est demeurée capot.
- Deux hommes de la patrouille emmenèrent les prisonniers qui, maintenant, étaient capots. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 243)
-
brûlot
?- (Navigation) Navire rempli de matières combustibles et destiné à incendier d’autres vaisseaux. — Note : C’est le sens initial du mot.
- Au milieu de la nuit, des brûlots lancés par les Anglais vinrent tomber au milieu de l’escadre. Les capitaines effrayés coupèrent leurs câbles et s’efforcèrent de gagner la haute mer. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 12)
- (Sens figuré) (Journalisme) Pamphlet incendiaire au ton très virulent.
- De juillet 1888 à février 1890, Alfred Le Petit réactive son journal satirique de 1871, La Charge, pour en faire un brûlot boulangiste, mais il s’enlise avec le déclin du général. — (Bertrand Tillier, À la charge ! : la caricature en France de 1789 à 2000, Éditions de l’Amateur, 2005, page 73)
- Il y a presque dix ans paraissait un brûlot collectif intitulé : Interdit aux autruches (Les Intouchables, 1997). Dans l’un des textes du recueil farouchement anti-boomer, l’écrivain Stéphane Despatie déversait tout son fiel sur une « génération qui, selon lui, exerce une mainmise autoritaire sur ses aînés et ses cadets », et qui serait menée par « les trop nombreux péteux d’bretelles, flatteux d’bedaines, mangeux d’avenir et fêteux d’rues se prenant pour les premiers et, bien sûr, les derniers révolutionnaires et citoyens responsables de l’histoire du monde. » (p. 121) — (L’Action nationale, volume 96, numéros 1 à 5, Ligue d’action nationale, 2006)
- C’est un véritable brûlot que M. Aussant a lancé depuis Londres où il travaille dans le secteur financier. Dans une lettre ouverte adressée au Devoir, intitulée « Si j’étais militant péquiste », il plaide pour « une refondation du Parti québécois ». — (Les candidats à la direction du PQ commentent le brûlot d’Aussant, dans http://www.lapresse.ca, 10 septembre 2014)
- Moutier écrit donc que sa liberté d’expression littéraire a été limitée au nom d’une morale qu’il varlope avec ironie. Le brûlot du statut Facebook fait boule de neige. Le milieu littéraire québécois est en émoi. — (Émilie Dubreuil, Le psychanalyste, la censure et l’air du temps, radio-canada.ca, 10 février 2021)
- (Par extension) (Cuisine) Eau-de-vie ou rhum que l’on brûle pour relever une omelette, une salade d’oranges, etc.
- Un brûlot mon gendre, ça chauffe la tripe et ça nettoie la tête; y a rien de meilleur pour le corps. — (Guy de Maupassant, Toine, dans Les Contes normands)
- Faut faire un brûlot ! cria Mes-Bottes ; deux litres de casse-poitrine, beaucoup de citron et pas beaucoup de sucre ! — (Émile Zola, L’Assommoir/Chapitre III, 1877, Charpentier, 1879, page 111)
- « Un verre de vin ! me disent-elles.— Oui, un verre de vin. »Je n’en bois que pour trinquer dans les cabarets ou dans les auberges, parce que c’est gai les verres qui se choquent, comme je ne bois de cognac que pour faire des brûlots : c’est joli, les flammes bleues. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Lorraine) (Cuisine) Préparation culinaire consistant à brûler du sucre avec de l’eau-de-vie ; récipient destiné à cet usage.
- M. Léon Collin, de Grand-Failly, m’a rappelé une préparation à base d’alcool qui se faisait dans la commune : le brûlot, Dans un récipient métallique conçu pour cet usage — et portant le même nom —, on faisait brûler du sucre sur de la goutte enflammée. — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Cuisine) (Vieilli) Morceau très salé ou très poivré [2].
- (Technique) (Miroiterie) Ancien polissoir pour les miroirs [2].
- (Vieilli) (Désuet) Homme ardent, inquiet, entreprenant, boutefeu [2].
- (Antiquité) Baliste [2].
- Homme imbibé d’alcool Référence nécessaire
- (Par analogie) Sorte d’insecte qui, en automne, cause des démangeaisons à la peau en s’y attachant.
- (Canada) Moucheron (genre Simulium) dont la piqûre donne une sensation de brûlure intense.
- Je pardonne au « moustique à collier blanc », qui provoque un jet de sang à chaque piqûre. Je subis avec patience les coups du « frappe d’abord », les impressions cautérisantes du microscopique « brûlot » ; mais le culex, je le hais, je le méprise, je voudrais le conspuer et le martyriser pendant toute une éternité. — (Henry de Puyjalon, Récits du Labrador, 1894, Imaginaire/Nord, 2007, page 54)
- Il pourrait désigner, en forçant un peu la note, cette mouche du coche de Lafontaine, qui « pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment qu’elle fait aller la machine… Va, vient, fait l’empressée… » mais malheureusement, je n’ai pas même vu l’ombre d’une mouche à mon départ : Maringouins, frappe-d’abord, mouches noires, moustiques, toute la gent pique-fort était restée dans ses retranchements, car il soufflait un vent du nord qui poussait bien notre pirogue, mais qui n’était pas du tout favorable aux mouches. Nous n’avons pas même senti la piqûre du brûlot, ce liliputien du monde des insectes. — (Napoléon Caron, Voyages, 1888, page 182)
- Il est vrai que c’est par curiosité que notre mère Ève mangea le fruit défendu. Avec le résultat qu’il nous est désormais interdit de passer nos journées à nous promener dans le jardin d’Éden […] et de manger des bleuets et des catherinettes en caressant négligemment les gentils petits tigres et les éléphanteaux domestiques. Au lieu de cela, du fait de notre première mère nous habitons les rives du Saint-Laurent, mangeons notre pain à la sueur du boulanger et sommes soumis aux attaques des bêtes féroces telles que moustiques, brûlots, frappe-d’abord et inspecteurs du Revenu. — (Ringuet (Philippe Panneton), Confidences, Fidès, Montréal/Paris, 1965, page 83)
- Le nord du Québec possède pourtant un bien meilleur moyen de repousser les hordes de touristes avides de grande nature […] Au Québec, nous pouvons compter sur les maringouins, les brûlots, les mouches noires et les différentes espèces de « frappe-à-bord » : mouches à chevreuil, à orignal, à caribou, à vache, à tout-ce-que-vous-voudrez et qui, faute de ces animaux, s’accommodent très bien d’une bonne bouchée de pêcheur ou de campeur. […] Chaque insecte se distingue par sa taille, sa rapidité et son mode de torture. De plus, ils ont des horaires complémentaires. Les mouches noires et « frappe-à-bord » dominent durant le jour, tandis que brûlots et maringouins préfèrent le crépuscule, bien qu’ils s’accordent fréquemment des heures supplémentaires. Ces charmantes bestioles ne semblent dormir que par les nuits très fraîches. […] De plus, l’humidité favorise la prolifération de ces meutes de mini-perceuses. — (Québec Chasse et Pêche, juillet 1975, page 45)
- (Poitou) Feu que l'on fait avec des broussailles, des petites branches, des débris de jardinage, dans le but de s'en débarrasser.
- Lalie tournait autour du brûlot en battant des mains. Michel, qui avait ramassé des châtaignes précoces, les lui installa dans un petit tas de cendre chaude qu'il tira à l'écart du brûlot. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920, cité dans École et la Vie, volume 34, 1950, page 292)
- Que fait-il en cette fin d'été 1939 au beau milieu du jardin de la petite maison de Brouvilliers, affairé qu'il est, autour d'un brûlot improvisé où se consument feuilles, branches, cartons et documents ? — (Pierre Gastineau, "Double mètre", vie et mort d’un syndicaliste, Éd. Publibook, 2005)
-
amiraux
?- Pluriel de amiral.
-
chanteau
?- (Vieilli) Grand morceau de pain coupé.
- Des ouvriers, la bouche pleine, taillaient des tartines en des chanteaux de pains. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- Une cuisse d’oie, un gros chanteau de pain, le tout arrosé de rakiou, il ne lui en fallut pas moins pour réparer ses forces. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 69-81)
- A onze heures il arrivait à Fresnay-les-Chaumes, déjeunait à l'unique bouchon de ce hameau de Pithiviers-le-Vieil, d'un chanteau de pain bis et d'un hareng saur, additionnés d'un petit vin du pays qui lui fit faire une de ces grimaces ! — (Louis Boussenard, « La bande des chauffeurs : roman historique et dramatique », dans L'Œil de la police, n° 17, 2e année, s.d. (1909 ?), page 6)
- Devant une table, encombrée par un chanteau de pain, une demi-meule de gruyère et une innombrable quantité de bouteilles vides, les deux amis qu’on croyait morts devisaient paisiblement comme des sages. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- A tour de rôle, Flamart d’abord, Joigneau ensuite, ils piquent avec la pointe du couteau un lambeau de chair huileuse qu’ils étalent sur leur pain. Puis ils détachent du chanteau une bouchée cubique, l’enfoncent prestement dans leur bouche, et, avant de commencer le laborieux effort de la mastication, ils ont soin, l’un et l’autre, d’essuyer d’un revers de main la frange de leur moustache.— ( Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933 ; éd. Le Livre de Poche, p. 15-16)
- (Absolument) (Religion) Le morceau de pain bénit qu’on envoie à celui qui doit offrir le pain bénit le dimanche suivant ou le jour de fête le plus prochain.
- Ma mère avait un autre sésame pour s'immiscer dans les maisons, le chanteau. Chaque dimanche, une famille offrait le pain qui était béni par le prêtre ; on mettait de côté un « chanteau » & le reste était coupé en petits morceaux & distribué dans les rangs, tenant lieu d'hostie, tandis que des fillettes faisaient la quête. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 190)
- Morceau d’étoffe coupé à une plus grande pièce.
- Ce manteau a été coupé en plein drap, il n’y a point de chanteau.
- (Par extension) Morceau en pointe que les tailleurs disposent sur les côtés d’un vêtement pour l’arrondir.
- (Art) Douve terminale de chacun des deux fonds d’un tonneau.
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aloyau
?- (Boucherie) Pièce noble de bœuf coupée le long du dos et de la croupe, des dernières côtes au sacrum.
- L’aloyau est composé du filet, du faux filet, du romsteck et d'une partie de la bavette.
- Elle lui servit un déjeuner, où il y avait un aloyau, des tripes, du boudin, une fricassée de poulet, du cidre mousseux, une tarte aux compotes et des prunes à l’eau-de-vie […] — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Dans le bœuf, on appelle aloyau la partie latérale arrière du dos. — (Philippe Lasserre, Jacques Moulinier, Bernard Moreau, Parler franc, 2001)
- Certains plats restent à la carte toute l'année : frisée aux lardons, bouquet de crevettes sauce cocktail, gambas flambées au pastis, bavette d’aloyau à l'échalote, tête de veau sauce gribiche […]. — (Petit Futé Seine-et-Marne, 2008, page 103)
-
canardeau
?- Jeune canard.
- Des canardeaux.
- Le gérant me regardait avec des yeux ronds comme une poule qui aurait trouvé un canardeau parmi sa portée. — (Mohamed Turki, Abdelaziz Laroui: témoin de son temps, 1998)
- Un jour passé quelqu' aigl' audacieux prit et ravit six petis renardeauxLesquels pour mets aussi délicieuxQue sont poulets ou jeunes canardeauxLes a porté à ses petits oiseaux,Ce temps pendant que leur père renardTracassait champs villages & hameauxPour avoir coqs et poules par son art — (Trois cent soixante et six apologues d'Ésope / traduicts en rithme françoise, par maistre Guillaume Haudent ; reproduits fidèlement, texte et figures, d'après l'édition de 1547, avec introduction, table et glossaire, par Ch. Lormier, Rouen, 1547, 1877)
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cadeau
?- (Vieilli) Fête que l’on donnait principalement à des femmes, partie de plaisir.
- Elles y ont reçu des cadeaux merveilleux de musique et de danse. — (Molière, Am. magn. I, 1)
- Des promenades du temps,Ou dîners qu’on donne aux champs,Il ne faut point qu’elle essayeSelon les prudents cerveaux,Le mari dans ces cadeauxEst toujours celui qui paye. — (Molière, L’École des femmes, III, 2)
- Présent, don.
- Je me représentais sa mine lorsqu’elle recevrait mon cadeau, et je me demandais : « Qu’est-ce qu’elle dira ? » — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Je reçus de France un important matériel, un nouveau cinématographe, cadeau de mon ami Pierre Albaran, et un phonographe envoyé par Jean Borotra, le champion de tennis. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le « gros » l'entretenait parcimonieusement de repas et de cadeaux mesquins et lui payait sa chambre, au coin de la rue Grange-Batelière. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 88)
- Cheikh Gaafar se montra généreux pour la dot et les cadeaux. Il fit célébrer de belles fêtes pour le mariage. […]. Le village entier fut en liesse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- J’ai reçu des sous-vêtements, des montres, même des étuis à crayon. Que des choses pratiques. Ce ne sont pas des cadeaux, ça! Les cadeaux, c’est le luxe, l’inattendu, le flafla. Ça ne sert à rien, un cadeau qui sert à quelque chose. — (David Goudreault, La bête à sa mère, Stanké, 2015, page 152)
- (Ironique) Employé par antiphrase pour désigner quelqu’un ou quelque chose qui déplait ou qui nuit.
- Ah ! C’est un joli cadeau ! Depuis vingt-huit ans que je l’endure ! Ah ! Je suis servie ! — (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël & Steele, Paris, 1936)
- Avec ça le crâne aussi lisse que ces saletés de melons qui font la richesse de la région, mais l’intelligence en moins.Incapable de prononcer une phrase sans mettre un mot à la place d’un autre.Un cadeau pour l’humanité. — (Tito Topin, Shanghai Skipper, Série noire, Gallimard, 1986, page 20)
- Ivre mort, le salaud ! Allons bon, v’là autre chose ! Tu parles d’un cadeau, ce mec ! — (Frédéric Dard (San-Antonio), La Matrone des Sleepinges, Fleuve Noir, 1993)
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arsenicaux
?- Masculin pluriel de arsenical.
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vaut
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de valoir.
- On peut dire qu’on y aura mis le temps, mais mieux vaut très tard qu’absolument jamais, comme on dit quand on est catastrophiquement en retard. — (Etienne Klein, Le monde selon Etienne Klein, 2014)
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nationaux
?- Masculin pluriel de national.
- Et ce sont ces moribonds nationaux et religieux qui ont entrepris, aux Etats-Unis, d’anglosaxonniser les races et poursuivent la réalisation d’une puissance composite qui n’aurait plus qu’une idole: le dollar, qu’un idéal: l’oubli des ancêtres! — (Revue Canadienne, volume 42, 1902, page 139)
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asociaux
?- Masculin pluriel de asocial.
-
manteau
?- (Habillement) Vêtement de dessus qui prend depuis les épaules jusqu’au-dessous des genoux et sert à se garantir de la pluie et du froid.
- […] : puis il […] se coiffa d’un toquet de velours noir sans plume ni pierreries, s’enveloppa d’un manteau de couleur sombre, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Il jeta sur son lit son grand manteau réglementaire, moitié djellaba, moitié manteau de paysan andalou écussonné sur la poitrine aux armes de la Légion. — (Pierre MacOrlan, la Bandera, 1931)
- (En particulier) Vêtement de femme à manches qui se porte sur une robe.
- Suzanne, en minaudant, me parle d'un manteau de fourrure, véritable occasion pour cet hiver et qu'il ne faudrait pas laisser passer ! — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 230)
- Couverture placée sur le dos d’un cheval pour le protéger du froid et de la pluie.
- Ce manteau de cheval qui était une merveille mais dont on ne pouvait même pas supporter la vue par la chaleur qu’il faisait fut soigneusement plié et parfumé de thym et de lavande par Lavinia. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 269)
- Partie de la cheminée qui fait saillie dans la chambre, au-dessus de l’âtre, au-dessus du foyer.
- Quel plaisir, le soir, de feuilleter sous le manteau de la cheminée flambante et parfumée d’une bourrée de genièvre, les preux et les moines des chroniques […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Une relique, sans doute sauvée du pillage de l’abbaye de Chelles, ornait le manteau de la cheminée. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
- (Art) Partie d’un artéfact qui recouvre ou enveloppe une autre partie.
- La balle est constituée de la façon suivante: Le manteau contient du plomb dans la pointe et dans la base de la balle. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- (Sens figuré) — La raison d'État n'est le plus souvent qu'un manteau commode pour couvrir l'ignorance, la bêtise ou la scélératesse d'une oligarchie... — (Maurice Paléologue, Journal de l'Affaire Dreyfus 1894-1899 : L'affaire Dreyfus et le Quai d'Orsay, Paris : Librairie Plon, 1955, page 91)
- Ce qui recouvre quelque chose.
- Dans ces régions de massifs anciens, à faible manteau détritique, les nappes phréatiques sont généralement peu importantes et limitées au seul talweg. — (Eaux et climats : mélanges géographiques offerts en hommage à Charles-Pierre Péguy, édité par Pierre Pagney, CNRS (E.R. 30 de Grenoble), 1981, page 146)
- (Géologie) Couche géologique terrestre située entre la croute et le noyau, d’une épaisseur moyenne de 3000 kilomètres.
- Les croûtes, continentale et océanique, sont riches en silicium, en oxygène et en aluminium. Le manteau est le domaine du silicium, de l’oxygène et du magnésium. Enfin, le noyau est presque uniquement formé de fer et de nickel. — (Dars, René. « Les matériaux qui constituent la Terre », René Dars éd., La géologie. Presses Universitaires de France, 2005, pp. 27-41.)
- L’ensemble de ces matériaux s’est structuré selon un noyau (de fer et de nickel, éléments lourds) et un manteau (d’éléments plus légers), d’où se sont échappés des éléments volatiles. — (Frances Westall, La Terre avant la vie, Pour la Science, 1er juillet 2008)
- Mais d’où viennent ces quantités extraordinaires de fer ? La source la plus considérable est le manteau terrestre, où les péridotites sont justement formées de minéraux ferro-magnésiens comme les olivines et les pyroxènes. — (Cyrille Delangle, Le fer rubané, Centre de Géologie Terrae Genesis, février 2016)
- (Héraldique) La fourrure herminée sur laquelle est posé l’écu.
- (Zoologie) Le dos quand sa couleur du plumage d’un oiseau ou du pelage d’un animal diffère du celle du reste du corps. → voir mantelure
- Un bruant à manteau gris.
- (Zoologie) Une enveloppe de peau des mollusques qui abrite les autres organes et sécrète la coquille chez les espèces qui en sont pourvues.
- L’eau nécessaire à la respiration pénètre par l’une des ouvertures, est chassée par l’autre, grâce aux contractions du manteau, et, sortant avec rapidité, refoule pour ainsi dire en sens contraire l’animal, qui nage seulement à l’aide des mouvemens respiratoires. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, page 509)
- (Zoologie) Espèce d’huître.
-
bientôt
?- Dans peu de temps ; incessamment.
- Bientôt vous le recevrez.
- Peu de temps après.
- Le jeune Desherbiers avait bien supporté la fatigue des marches, il commençait même à se donner des airs en faisant résonner les molettes de ses éperons sur le pavé, en portant son bonnet de police coquettement posé sur l’oreille droite, et les Berlinoises, qui avaient remarqué sa jolie tête blonde, lui eurent bientôt appris à walser. — (Émile Marco de Saint-Hilaire, Histoire anecdotique, politique et militaire de la Garde impériale, 1847, page 176)
- Le vent, qui parfois mollissait, reprenait bientôt avec plus de rage, au milieu de grains de grêle et de neige. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, chapitre 19, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 184)
- Vite.
- On s’habitue bientôt à cela.
- (Familier) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- Cela est bientôt dit : cela est facile à dire, à prescrire, mais non à exécuter.
- — Un ministère homogène, s’écria Garain, c’est bientôt dit. Il n’en faut pas moins s’inspirer des tendances propres aux différentes fractions de la Chambre. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 324)
-
zozo
?- (Péjoratif) Bête ; niais.
- Je repasse dans ma tête le petit compliment un peu zozo, œuvre d’Antonin Rabastens, que je réciterai tout à l’heure. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, page 231)
- — Si j'ai vu la momie ? Complètement zozo, notre curé ! fit-elle en se touchant deux fois la tempe avec l'index. — (Henri Prévost-Allard, Contes tropéziens, éditions Albin Michel, 2016)
-
carreau
?- Objet plat, ou ouverture, au contour approximativement carré.
- Dessin symétrique formé par le croisement à angle droit de lignes, de bandes verticales et horizontales, quadrillage.
- Ce Binèche, avec sa casquette plate, son costume à carreaux, son foulard et ses chaussures jaunes, représentait le type de la gouape dans toute sa splendeur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l’allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- Le cahier d’EMT est à petits carreaux pour pouvoir plus facilement dessiner des cotes justes à cinq millimètres près.
- Coussin carré dont on se servait pour se mettre à genoux ou pour poser ses pieds.
- La princesse de Croy ayant voulu, à l'enterrement de Monsieur, se mettre à genoux après ma trisaïeule, celle-ci lui fit vertement remarquer qu'elle n'avait pas droit au carreau […]. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, tome 2, 1922)
- S’agenouiller sur un carreau de velours.
- (En particulier) (Dentelle) Coussin enclavé dans un châssis sur lequel les dentelières font manœuvrer leurs fuseaux.
- […] toutes les histoires […] se compliquent au bruit sec des fuseaux galopant de droite à gauche, allant, venant, roulant les un par dessus les autres, glissant rapides entre les doigts agiles, et lentement la dentelle, toute piquetée d’épingles, se dessine en clair sur le foncé du carreau… — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895, éd. 1923)
- (Armement) Munition de l’arbalète ; grosse flèche courte à empennage de cuir ne comptant que deux ailettes, et à fer en losange à quatre pans.
- Le carreau d’arbalète se chargeait plus lentement, il était plus lourd, plus tôt ramené vers la terre ; mais sa projection était si violente, qu’il n’avait pas besoin, pour pénétrer, d’être armé d’une pointe aiguë. — (Henri Delpech, La Tactique au XIIIe siècle, tome 1, 1886)
- Cinq corps ont été retrouvés, dont trois percés de carreaux d’arbalète. — (Le Monde avec AFP, Mystère des meurtres à l’arbalète en Allemagne : l’enquête livre ses premiers éléments, Le Monde. Mis en ligne le 14 mai 2019)
- (Céramique) Dalle de céramique ou de terre cuite utilisée comme revêtement de sol ou de mur.
- (Par extension) Sol pavé de ces carreaux.
- Raccommoder le carreau. — Laver le carreau.
- Le carreau était balayé avec soin, la chambre aussi confortable qu’elle pouvait l’être. — (Charles Dickens, Vie et aventures de Nicolas Nickleby, 1885)
- (Par extension) L’endroit des halles, où l’on étale les légumes et les fruits.
- Maraîchers, jardiniers, coquetiers, fermiers, pourvoyeurs de toutes espèces, sont tenus dès qu’ils sont arrivés de décharger leurs marchandises sur le carreau des halles, et d’envoyer leurs voitures stationner sur des emplacements déterminés. — (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, tome 10, Librairie Firmin Didot frères, fils et cie, Paris, 1868 (seconde édition))
- (Par analogie) Dalle de plâtre ou de béton cellulaire destinée à la construction des cloisons.
- (Couture) Sorte de gros fer à repasser dont les tailleurs se servaient pour aplatir les coutures des habits.
- (Industrie minière) Ensemble des installations de surface d’une mine, entourant le puits d’extraction.
- Ce sont les traces de la fouille au trésor. Il ne faut pas oublier qu’ils l’ont cherché pendant six ans ; rien d’étonnant à ce que l’endroit ressemble à un carreau de mine. — (Arthur Conan Doyle, Le Signe des quatre, 1890, réédition Le livre de poche, 1966, page 285)
- Les grévistes installaient des barricades sur les carreaux des mines et obligeaient des centrales thermiques à s'arrêter. — (Pierre Lemaître, Le Grand Monde, Calmann-Lévy, 2022)
- (Industrie) Bassin de faible profondeur utilisé pour la production du sel dans les marais salants.
- Il est bon de rappeler la façon dont, dès le XVIe siècle, on exprimait les surfaces de marais salants. L’unité est la livre de marais. Une livre de marais correspond à 20 « carreaux », soit 10 aires saunantes et 10 « nourrices ». Dans le marais, l’aire saunante est l’aire dans laquelle est récolté le sel, la nourrice étant une aire similaire dans laquelle se fait la dernière phase de concentration. Ces deux aires qui sont interchangeables sont appelées « carreaux ». — (Les Portes et le ressac du temps : autoportrait d’un village rétais, Cheminements, 2005)
- (Métrologie) (Désuet)
- CARREAU. Mesure de superficie anciennement usitée en France.Agen, Lot-et-Garonne. La latte carrée ou carreau, 432e de la carterée, = 144 pieds carrésAngoulème et Cognac. Le carreau (ou latte carrée), 200e du journal, est un carré de 2 toises ou 12 pieds de Guyenne de côté, faisant 4 toises carrées ou 144 pieds carrés de GuyenneBordeaux. Le carreau (ou latte carrée), 512e du journal, est un carré de 7 pieds de côté ou 49 pieds carrés de BordeauxMarennes et Rochefort. Le carreau (ou perche carrée), 100e partie du journal, est un carré de 18 pieds de Paris de côté = 324 pieds carrés — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- (Métrologie) (Désuet)
- CARREAU. À Paris, on désignait autrefois sous ce nom les pierres de taille de grandeur ordinaire, qui se vendaient au chariot et à la voie. Le carreau était aussi considéré comme une mesure fixe, formant la 10e partie du chariot et valant 3 pieds cubes de Paris = 3.6317 pieds cubes anglais = 102.832 décimètres cubes ou 1.02832 décistère. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
- (Jardinage) Petite parcelle d’un jardin dans lequel on cultive la même espèce de plante.
- Carreau de carottes, d’artichauts.
- (Cartes à jouer) Une des quatre enseignes d’un jeu de cartes français, ainsi nommée parce que les cartes de cette couleur sont marquées de losanges rouges (♦).
- Carreau : Terme de cartier. Point de carte lequel est rouge & carré. Carte où il y a un ou plusieurs points de carreau. Un as de carreau. Un Roi de carreau. Jeter du carreau. Jouer du carreau. — (Pierre Richelet, Dictionnaire françois, 1706)
- Une gitane crasseuse nous fit entrer un jour dans une tente en peau de bête ; un maigre feu fumait devant la porte ouverte ; elle dit à Frédéric en retournant des rois, des dames et des dix de carreau, qu'un grand message l'attendait, et qu'elle voyait un navire, puis nous relâcha dans le brouillard à la recherche du message et du navire. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, pages 107-108)
- (Maçonnerie) Pierre à bâtir dont la face de parement est plus importante que les autres faces, par opposition à la boutisse et à la panneresse.
- Montage des murs : Alternance des carreaux et boutisses. Les boutisses servent d’agrafes. Des boutisses (pierres longues) ou parpaings (pierres traversant le mur) assurent la liaison parement / remplissage. — (Philippe Delage, L’Organisation des chaînages dans les murs en pierre, chantiers.hypotheses.org, 2014)
- Bloc de pierre meulière servant à la confection des meules
- (Médecine) (Par analogie) (Familier) (Désuet) Maladie due à l’affection tuberculeuse des glandes du mésentère, et plus particulièrement à la péritonite tuberculeuse. Le ventre est alors dur comme un carreau.
- Le carreau n’est point une maladie particulière à l’enfance ; on trouve des tubercules mésentériques dans tous les âges de la vie. — (Guersant, Article « Carreau » dans Répertoire général des sciences médicales, tome 6, 1834, page 435)
- — Il a un bien gros ventre ! dit ma mère. On ne le dirait pas… mais Jacques a beaucoup de ventre. »Moi, du ventre ! Je fais des signes de protestation.« Oui, oui, c’est comme ça, peut-être moins maintenant, mais tu as eu le carreau, mon enfant. (Se tournant vers madame Devinol.) Je dissimule ça par la toilette. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Menuiserie) Plaque de verre utilisée comme vitrage.
- Par un trou de carreau cassé rustiquement rebouché de papier, par la chatière d’une porte ou l’évidement d’un mur bas à l’endroit où passent les poutres, elle était parvenue, certaine nuit à couler dans la grange son corps vermiforme […] — (Louis Pergaud, De Goupil à Margot, 1910)
- Une fort belle grille, agrémentée d’une décoration dix-huitième de pampre et de raisin, protégeait les carreaux. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Deux petites cabanes apparurent sur le Cap Tobin, et le soleil, frappant dans les carreaux d’une fenêtre, nous fit croire un instant à des signaux lumineux […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Par extension) (Vosges) Fenêtre.
- Va donc voir qui a toqué aux carreaux.
- (Par extension) (Menuiserie) Châssis garni de carreaux ; croisée.
- Ouvrir, fermer les carreaux.
- (Familier) Monocle, lunettes.
- Puis, très roide, un carreau dans l’œil, parut M. Daniel Salomon, l’arbitre des élégances. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 11)
- Ah, huit chacun ? Moi, j’ai pas compté. J’ai fait le plein d’essence au premier garage, au deuxième ç’aurait été trop tard. Déjà le pompiste matait d’un sale œil mes carreaux cassés mais il a pas osé piper. — (René Fallet, La Grande Ceinture, 1976)
- (Poterie) Morceau de terre franche fait en carré ou à pans.
- Carreau cru, carreau cuit ; battre, mouler le carreau ; poser, arranger, assembler le carreau ; abaisser le carreau ; relever le carreau qui se défait.
- (Serrurerie) Espèce de lime grossière, servant au serrurier à ébaucher et limer le fer à froid.
- On distingue les carreaux doux, les demi-carreaux, les gros carreaux et les gros demi-carreaux .
- (Technique) Quadrillage que l’on reporte sur un modèle à reproduire.
- Carreaux de réduction, d’agrandissement, de reproduction de dessins, de cartes.
- Mettre un croquis au carreau.
- (Zoologie) Synonyme de carassin commun (poisson).
- (Pêche) (Régionalisme) (Vieilli) Brochet.
- Le brochet se nomme lançon et lanceron, quand il est très jeune ; poignard, quand il est d’une grosseur moyenne ; carreau, quand il est plus gros. On l’appelle encore béquet et béchet dans quelques départemens de France. — (M. Pesson-Maisonneuve, Manuel du pêcheur ou Traité général de toutes sortes de pêches, Librairie encyclopédique Roret, 1834, 2e édition, page 95)
- (Pétanque) À la suite d'un tir, remplacement de la boule de l’adversaire par la sienne.
- Les hommes avaient sorti les boules, et s’entraînaient à faire des carreaux en m’attendant, en attendant ma mère qui finissait d’aider cousine Agnès à faire la vaisselle. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 104)
- (Marine) Nom des ceintes de la lice de vibord.
- (Marine) Bordage supérieur d'un embarcation non pontée de petite taille.
- (Cartographie) (Coordonnées et projections) Maille d’un carroyage[1].
- Armoiries avec 2 carreaux empilés (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant une forme géométrique carrée posée sur un côté dans les armoiries. Il fait référence aux pierres de pavement. Il peut être posé sur un angle comme un losange, mais il faut alors le préciser dans le blasonnement. À rapprocher de cadril ou quadril, carré, carreau de jeu de cartes, fusée, losange, macle et rustre.
- D’argent au carreau d’orangé chargé d’un carreau du champ surchargé d’un trèfle de sinople, à la bordure du même, qui est de la commune de Monchy-sur-Eu de Seine-Maritime → voir illustration « armoiries avec 2 carreaux empilés »
- (Par métonymie) Groupe de dentellières, chacune travaillant sur son carreau.
- Avec ses bandeaux verts, ses rubans roses, ses épingles à tête de perle, avec les fils qui semblent des traînées de bave d’argent sur un bouquet, avec ses airs de corsage riche, ses fuseaux bavards, le carreau est un petit monde de vie et de gaieté. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
-
apparaux
?- (Marine) Machines implantées à bord des navires et dédiées aux opérations de manutention ou aux manœuvres.
- Le bourgeois devait fournir son navire en bon état et muni des agrès, apparaux, canons et autres armes nécessaires. — (Paul de Joriaud, Jean Bart et la guerre de course sous Louis XIV, 1888)
- Morisseau, lui, n’avait plus qu’une préoccupation, qui le tenait du matin au soir : déménager tous les apparaux du cuivre du yacht pour les plaquer sur sa maison. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), Les pirates du Texas, éditions J. Ferenczy et fils, 1929, réédition 1980, troisième partie, chapitre VII (sic pour du cuivre au lieu de de cuivre))
- (Construction) Appareils de construction des ponts, etc.
- Des structures métalliques provisoires appelées « apparaux de lançage » surmontent actuellement les piles et culées ; ces structures serviront à guider l’ouvrage au cours du lançage. — (Journal de la ville de Massy (Essonne, France), décembre 2008)
- (Gymnastique) Ensemble d’engins de gymnastique.
-
clôt
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de clore.
- Toutefois, Jean-Paul Goujon souligne l’influence décadente subie par Renée Vivien et clôt son article sur ce constat : en elle «se fondirent une parnassienne et une préraphaélite, une baudelairienne et une décadente». — (Marie Perrin, Renée Vivien, le corps exsangue, 2003)
- Terme ultime d’une interrogation à laquelle, comme d’habitude, Flaubert n’apporte pas de solution, mais à quoi Maupassant répond (et cela aussi c’est déflaubertiser) : le livre va au néant - ou au feu -, car l’ouvrage qui se feuillette tout seul dans “Le Horla” sera détruit dans l’incendie sur lequel se clôt le récit. — (Liana Nissim, Le Letture/la lettura di Flaubert: Gargnano del Garda, Gargnano del Garda, 7-10 aprile 1999, 2000, page 191)
-
brutaux
?- Masculin pluriel de brutal.
-
caniveau
?- Un rattachement à canif → voir canivet et canivel en ancien français fait difficulté du point de vue sémantique.
- Un dérivé de niveau, avec le préfixe ca- est peu vraisemblable.
- canis vada ou "vont les chiens" comme ce lieu est aussi par temps de pluie le lieu des ruisellements il est resté sous la forme du lieu où vont les chiens et l'eau et par contraction de "canis vada eau" a donné caniveau.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.