Dictionnaire des rimes
Les rimes en : abot
Que signifie "abot" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Pièce fixée au paturon utilisée pour entraver les chevaux au pâturage.
- Cette espèce de serrure se nomme abot dans quelques endroits. Elle empêche le cheval de marcher vite, et s’oppose en outre à ce qu’un voleur ne l’emmène facilement ; mais il faut garnir d’un feutre l’anse, afin d’éviter les contusions trop fortes, que l’abot pourrait causer par la compression et le frottement réitéré [...]. — (André Thouin, Cours complet d'agriculture, théorique, pratique, économique, et de médecine rurale et vétérinaire, tome XI, Marchant éditeur, Paris, 1805, page 198)
- Des pelotons de gardes mobiles quadrillent les abords jusqu’aux grilles gardées par une trentaine de cavaliers ayant mis l’abot à leurs chevaux. — (Jean-Pierre Barbier, Le Brasier, Le Pré-aux-clercs, 1989)
Mots qui riment avec "o"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "abot".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : o , os , ot , ôt , ots , ôts , au , aux , aut , auts , eau , eaux et ho .
-
annaux
?- Masculin pluriel de annal.
-
cadastraux
?- Masculin pluriel de cadastral.
-
château
?- Demeure féodale défendue par des fossés et de gros murs flanqués de tours ou de bastions.
- Château situé sur un rocher, sur une montagne.
- Des châteaux forts.
- Le château commandait la ville.
- Le château de Vincennes.
- Cet examen de la naissance des principautés territoriales en Francie occidentale, Espagne et Angleterre [au Xe siècle] est par ailleurs très révélateur, car à chaque fois apparaît le moyen militaire qui permet cette indépendance : le château. — (Rouche, Michel, Histoire du Moyen Âge - Tome I, Éditions Complexe, 2005)
- (Par extension) (Histoire) Résidence, habitation seigneuriale ou royale.
- Il se retira dans son château.
- Un vieux château.
- Le château de Chambord.
- Les châteaux de la Loire.
- Le château de Versailles.
- (Par extension) (Art) Toute maison de plaisance vaste et magnifique.
- Il y a de beaux châteaux dans cette province.
- La vie de château.
- (Par extension) (Lorraine) (Populaire) Maison de relativement grande dimension, généralement la plus grande du village.
- Que dire de cette dernière, avec son logis plus haut, couvert d’ardoises, accolé à de vastes engrangements remplis de foin odorant et de bon grain, à une étable-écurie d’où émanaient de fortes senteurs animales. Les gens du pays l’appelaient pompeusement « le château ». — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
- (Familier) Grand cru de Bordeaux (dont le nom commence souvent par « château... »).
- L'autre raison pour laquelle les buveurs de vin haïssaient le « château-la-pompe » ou le « jus de parapluie », c'était qu'alors il n'était pas rare qu'il fut versé dans des verres contenant de vrais châteaux. — (Bernard Pivot, Dictionnaire amoureux du vin, Éditions Plon, 2006 & 2014, article « Eau »)
- (Par métonymie) Exploitation viticole qui élabore son propre vin, en particulier dans le Bordelais.
- (Marine) (Anciennement) Construction surélevée édifiée à la poupe ou à la proue d'un navire. (Aujourd'hui) Superstructure construite dans la partie centrale d'un navire (Note: les navires affectés au transport des hydrocarbures tels que les pétroliers ou les méthaniers ont leur château édifié à l'arrière).
- Deux matelots, indifférents à la pluie, lavaient le plancher à grande eau ; de loin Dumont vit Bourgain longer le bastingage, contourner un câble mal lové, gagner l’escalier de fer et s’élever contre le château du navire — (Roger Bésus, La vie au sérieux, 1961)
- Les énormes châteux de poupe, sculptés de dieux antiques rouge et or, se haussaient très au-dessus des maisons. — (Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil, partie I (« Des enfants pour les cannibales »), chapitre 5, page 57, éditions Gallimard, 2001)
- (Héraldique) Meuble représentant la bâtisse du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme de deux tours liées par un mur. Si le nombre de tours change de l’ordinaire, on doit le blasonner. Quand il s’agit d'une représentation d'un château spécifique, cela doit être mentionné dans le blasonnement. Le château peut également être muni de donjon, porte, herse, toit, échauguettes, girouettes, bannières, etc. À rapprocher de château-fort.
- D’azur au château d’argent, ouvert de trois portes, posé sur une terrasse de sinople, qui est de la commune de Blangy-le-Château du Calvados → voir illustration « armoiries avec un château »
-
banjo
?- (Musique) Cordophone portable à cordes pincées, à touche garnie de frettes marquant les demi-tons, et à table d’harmonie en membrane de parchemin tendue sur un tambour.
- De même nous n’étions pas de force contre les bandes de musiciens nègres qui courent les rues et que les Anglais appellent des nigger-melodits ; ces faux nègres qui s’accoutrent grotesquement avec des habits à queue de morue et d’immenses cols dans lesquels leur tête est enveloppée comme un bouquet dans une feuille de papier, étaient notre terreur plus encore que les bardes écossais : aussitôt que nous les voyions arriver, ou simplement quand nous entendions leurs banjo, nous nous taisions respectueusement et nous nous en allions loin de là dans un quartier où nous espérions ne pas rencontrer une autre de leurs bandes ; ou bien nous attendions, en les regardant, qu’ils eussent fini leur charivari. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Deux escaliers, sous un maigre lumignon, plongent aussitôt vers un sous-sol d’où la musique sonore et nasillarde de l’accordéon monte avec des accords de banjo. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Pour la deuxième soirée des Mardis, le groupe The Greenings, très applaudi, a mis la place des Halles à l’heure irlandaise au son du violon, du banjo, de la guitare et du stomp, avant les Son’s of O’Flaherty et leur musique folk-punk. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 30 juillet 2022, pages locales, page 13)
-
caveau
?- Petite cave.
- Les deux étages inférieurs sont des caveaux qui ne reçoivent ni air ni lumière, sauf par un soupirail carré percé au troisième étage, … . — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- … , il sembla à Hermann, […], qu’ils étaient dans une région souterraine ; bientôt il n’en douta plus, ils avaient cessé de descendre, et ils marchaient sur un terrain uni, et qu’il était facile de reconnaître pour le sol d’un caveau. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- (En particulier) (Funéraire) Petite cave pratiquée sous les églises, dans les cimetières, etc., pour servir de sépulture.
- Décédé à Paris le 11 novembre 1872, des suites d’une albuminurie, son corps a été transporté le soir même pour être inhumé dans un caveau de famille, à Sedan. — (Eugène Dupont, Notice nécrologique de François Clément Sauvage, dans La vie rémoise, vol.4, 1869-1872)
- – Plus tard, quand nous aurons de l’argent, nous ferons relever papa et mon frère, et creuser un caveau de famille. »Elle joignit les mains.« Un caveau, Lucien ! Oh ! une simple grille, une grille avec une plaque de cuivre. C’est propre, tu sais, et puis ça fait moins…– Moins quoi ? Non, crois-moi, c’est un caveau qu’il faudrait. Je ne dis pas un caveau avec des grandes choses de marbre dessus, comme la famille de la Grande, mais tout de même un vrai caveau, un caveau à nous. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 187)
- A côté, des ouvriers dormaient sur une dalle, le litre de vin entre les jambes. Des gazonnières, dociles et rapides, circulaient entre les caveaux. Aucune ombre, aucun refuge. — (Jean Cayrol, Le vent de la mémoire, Éditions de La Baconnìere, 1952, p. 151)
- Pendant que les intimes restaient au bord du caveau où le cercueil d’André avait été descendu et qu’une dernière absoute avait lieu, j’ai demandé à Annette si elle savait où était enterrée Marguerite. — (Élise Fischer, L’Inaccomplie, 2000)
- (Paris) (Vieilli) Nom donné à certains établissements où l'on chante ou joue de la musique.
- La lumière est tamisée, on se croirait revenu 70 ans en arrière, au temps des vieux caveaux Jazz. Dans le coin de la pièce du rez-de-chaussée, trône un piano d'où sortent des sons d'une autre époque. — (Nolwenn Chaillot, Derrière les paillettes, Librinova, 2017, chap. 2)
- (Canada) Petite maison partiellement souterraine.
- Ils creusèrent un trou d’1 m.2 de profondeur et de 6 mètres de large, érigèrent des murs de rondins d’1 m.2 au-dessus du sol et utilisèrent des mottes de terre pour le toit. Ce concept fut connu sous le nom de caveau. — (« Legal », sur le site Le Parimoine francophone de l'Alberta (www.abheritage.ca/francophone), 2004)
- (En particulier) (Mauricie) (Agriculture) Abri creusé dans un sol sablonneux ordinairement à flanc de coteau pour conserver pendant l’hiver certains fruits et légumes.
- Le caveau à légumes ne doit pas être placé dans un terrain humide. — (Germain Lemieux, La vie paysanne, 1860-1900, Éditions Prise de Parole, 1992, page 33)
-
propos
?- Paroles échangées dans la conversation.
- C’étaient des commerçants du quartier […]. Il suffisait de les voir, d’écouter leurs propos inoffensifs, émaillés de vérités premières. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- La quakeresse répéta en détail la conversation qu'elle avait entendue la veille. Sa mémoire était excellente et elle put redire mot pour mot les propos des officiers britanniques. — (Kurt Singer & Jane Sherrod, Les espions qui ont changé l’histoire, traduit de l'anglais par Bruno Bax, Paris : Presses de la Cité, 1961, page 36)
- Sous le titre allusif « le poids de l’administration », il taillait un costume sur mesure à Si Omar et pour ce faire rapportait des propos qu’il imputait à Meyer. — (Anne Leduc, Le chant du lendemain: Alger, 1962-1969, Bouchène, 2004, page 63)
- Très vite, on trouve de bien étranges propos. Ceux-ci par exemple, dans les Pages françaises, de Paul Déroulède : « En avant ! Tant pis pour la tombe. La mort n'est rien. Vive la tombe ! » — (Thérèse Delpech, L'ensauvagement : Le retour de la barbarie au XXIe siècle, éd. Bernard Grasset, 2005, p. 173)
- Élément du discours.
- Et sans doute avait-il encore moins envie de faire le moindre commentaire sur l’interminable litanie des propos rabat-joie que L’Ecclésiaste donne à entendre dans la Bible. — (Jean Bessière, La Vie de l'esprit pour garde du corps, Editions Edilivre, 2017, page 102)
- Propos interrompu, Discours, conversation sans suite, sans liaison.
- Nom d’un petit jeu de société.
- Jouer aux propos interrompus.
-
coteau
?- Colline peu élevée.
- Devant eux, la route de Nice montait le versant opposé de la vallée ; mais ils ne pouvaient en voir qu’un bout assez court, car elle fait un coude brusque, à un demi-kilomètre du pont, et se perd entre des coteaux boisés. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 27)
- Des landes et des coteaux calcaires ou marno-calcaires plus ou moins pâturés à flore xérothermique se rencontrent en différents points de la vallée de la Lanterne. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 100)
- Je m'engage sur la pente. Zinder est là-bas, au centre d'une vaste crique à l'apparence de golfe desséché que bornent, à l'Est et à l'Ouest, des coteaux pierreux en forme de promontoire. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 14)
- (Spécialement) Colline plantée de vignes.
- La route parcourt une campagne fertile et variée par des jardins, par des plantations de noyers, et par des coteaux plantés de vignes: à gauche, ou suit presque constamment le cours de l'Yonne; […]. — (Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, Firmin Didot frères, 1837, vol.1 (Route de Paris à Genève : Département de l'Yonne), page 1)
- Des coteaux d’Arbois, de Poligny et de Salins, descendait, chaque automne, avec les cuves pleines, le beau vin couleur peau d’oignon, jailli des grappes de poulsard. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quoi qu’il en soit, on peut imaginer que le désastre phylloxérique mit subitement en présence des plus dures nécessités toute une population vigneronne qui avait jusque-là vécu insouciante sur ses coteaux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
-
lavabo
?- (Liturgie) Prière que le prêtre dit en lavant ses doigts durant la messe, avant la consécration.
- (Par métonymie) Vasque destinée aux ablutions du prêtre officiant.
- (Ordinairement) Dispositif mobile garni d’une cuvette et d’un pot à eau ou d’une cuvette fixe, surmontée de robinets et dotée d’un trou d’évacuation d’eau et destinée à se laver.
- Mistingue.– Une brosse ! du savon !…Ils courent au lavabo, qu’ils apportent sur le devant de la scène et s’y lavent les mains. — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 8)
- Il serait difficile de décrire le pittoresque désordre qui règne dans ce noir séjour à l’heure où chacun attend son tour de passer à l’unique lavabo. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 26)
- Il saisit rageusement sa perruque, qui lui redonnait pour un soir la chevelure bananoïde de ses chères sixties, et la jette dans le lavabo où elle se met à sombrer comme un transatlantique. — (Jacques Jouet, sur un scénario de François Rivière, Jonathan Cap : Racket à Roland-Garros, chap. 1, Éditions Nathan, 2015)
- (Par métonymie) Pièce où est fixée cette sorte de cuvette.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Cabinet d’aisances installés dans cette pièce ou à proximité.
- Toutes les dix minutes, elle répare son maquillage au lavabo. — (Antoine de Saint-Exupéry, Manon, danseuse, 1925)
- Il se rendit aux lavabos, en revint les mains nettes, les cheveux brossés, le regard éclairé d’une petite flamme. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Pourtant, comme le train venait de dépasser Bréauté et qu’il ralentissait quelque peu — ce qui mettait sa vitesse à trente kilomètres à l’heure pour le moins, — il feignit de pénétrer au lavabo. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), L’Amant sans Nom, éditions Arthème Fayard, 1929, réédition 1980, quatrième partie, chapitre V)
-
cardiaux
?- Masculin pluriel de cardial.
-
commensaux
?- Masculin pluriel de commensal.
-
cerveau
?- (Anatomie) Organe central supervisant le système nerveux des animaux présentant une céphalisation ; encéphale.
- Or, comme c’était par l’odorat qu’avait été empoisonnée Jeanne de Navarre, c’était le cerveau, seule partie du corps exclue de l’autopsie, qui devait offrir les traces du crime. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- J’avais comme une barre à l’estomac, et dans le cerveau quelque chose qui me brûlait. Je fus près de défaillir. — (Octave Mirbeau, La tête coupée,)
- […] le cerveau est l’organe de l’attention à la vie. — (Henri Bergson, L’Énergie spirituelle, ch. II L’âme et le corps, p. 51, 1919)
- Nous étions non pas las, mais notre cerveau était engourdi à la suite de la terrible tension d'esprit au milieu de la tempête. Pour ma part, j'avais la tête lourde. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Structurellement, chaque hémisphère du cerveau humain se divise en quatre lobes. Chacune abrite un lobe frontal (devant et en haut), un lobe pariétal (en haut et derrière), un lobe temporal (sur les côtés) et un lobe occipital (derrière). — (Frances E. Jensen, avec la collaboration de Amy Ellis Nutt, Le cerveau adolescent : guide de survie à l'usage des parents, traduit de l'anglais par Isabelle Crouzet, Paris : chez Jean-Claude Lattès, 2016)
- (Anatomie) (plus précisément) La partie supérieure de l'encéphale, régissant les fonctions supérieures : diencéphale et télencéphale.
- (Par extension) Siège des facultés mentales, de la pensée.
- Le cerveau, ses produits en tous genres, […], sont un monde à part qui fleurit sous le crâne, dans une indépendance parfaite des sentiments, de ce qu’on nomme les vertus du citoyen, du père de famille, de l’homme privé. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Alors, une idée qui lui parut venir du ciel traversa son cerveau, comme un éclair lumineux. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Au lieu de demeurer solidement planté dans les préjugés de son grand-père, Bert eut le cerveau ravagé par de successives irruptions d’idées violentes au sujet de la concurrence allemande, du péril jaune, du péril noir, du fardeau de l’homme blanc : […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 118 de l’édition de 1921)
- Les propos du gros garçon se mirent à charlestonner dans son cerveau où la lucidité s'insinuait souverainement. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 144)
- Un cerveau, c’est tyran comme y a pas. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 299)
- […], mais son talent c'est précisément de mettre les problèmes les plus ardus à la portée des cerveaux les plus frustes. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- La torpeur qui paralysait son cerveau lui procurait trop de bien-être pour qu'il tentât de la chasser. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- L'idée de déployer tous les fastes de la République et d'afficher une solennité churchillienne pour annoncer une augmentation de 1,6 point de la TVA ne peut venir que de cerveaux hallucinés. — (Jacques Julliard, Impression, soleil couchant, dans Marianne (magazine), n° 772 du 4 février 2012, p.3)
- (Par analogie) Centre organisateur qui gère et supervise ou personne qui a mis un plan sur pied.
- — Vous êtes au courant de l’arnaque ? C'est l’hypercherie ! L’embrouille totale. Tout est truqué. Silbermann, ça vous dit quelque chose ? C'est lui le cerveau de la magouille ! — (Frédéric Lasaygues, Back to la Zone, Paris : Éditions J'ai lu, 1992)
- Or, le Parti communiste chinois est non seulement le cœur du système politique de la Chine, mais aussi le cerveau de son système économique. — (Loïc Tassé, Un accord fort avantageux grâce à la naïveté de l’Europe, Le Journal de Montréal, 12 avril 2021)
- (Sens figuré) Personne à l’intelligence remarquable ; élite intellectuelle.
- Pour nombre de PVD l’exportation de main-d’œuvre et de cerveaux est devenue une véritable ressource, la conséquence étant une véritable dépendance vis-à-vis de ce « commerce » : […]. — (Christian Pradeau & Jean-François Malterre, Migrations et territoires, dans Les cahiers d'Outre-Mer n° 234/vol. 59, Presses Universitaires de Bordeaux, 2006)
- (Métallurgie) (Musique) Partie épaisse qui ferme la cloche dans son sommet et à laquelle est attaché le battant[1].
-
billot
?- Gros tronçon de bois cylindrique ou taillé carrément, s’élevant ordinairement à hauteur d’appui, et dont la partie supérieure présente une surface plane.
- Les carrières d’albâtre des monts Gordiyæens et les forêts de la Phénicie avaient été mises également à contribution pour en panneler les salles d’apparat : trente-deux rois des Hittites et de la côte méditerranéenne envoyèrent à Ninive des troncs de sapins, de cèdres, de cyprès, débités en larges billots. — (Gaston Maspero, Histoire ancienne des peuples de l’Orient, 1909, page 534)
- L’homme revenait après avoir enfermé le chien et soigneusement calé avec un billot de bois la porte contre laquelle la bête se ruait en grondant. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 353)
- (En particulier) Bloc de bois sur lequel on appuyait la tête d’une personne condamnée à la décapitation pour l’exécuter.
- Lise, empoisonnée de sa haine, finit par jurer que sa sœur n’était plus sa sœur, qu’elle lui tiendrait la tête sur le billot, s’il ne s’agissait que de ça pour rentrer dans leur chez-eux, d’où la salope les avait si dégoûtamment chassés. — (Émile Zola, La Terre, cinquième partie, chapitre III)
- Les dictateurs du Proche-Orient et du Maghreb étaient donc de la même essence et étaient donc tous destinés au billot (au sens propre ou au sens figuré) dans la grande lessive du printemps arabe. Mais en fait, tous les régimes se sont avérés être de trempes variées. — (Fred Kaplan, Est-il trop tard pour faire quelque chose qui aide la Syrie? sur slate.fr, le 24 juillet 2013, traduit par Antoine Bourguilleau)
- (Par analogie) Il désigne, dans un grand nombre de métiers, la masse de bois ou de fer à hauteur d’appui sur laquelle on exécute un ouvrage.
- Billot de chaudronnier, de maréchal ferrant, de cordonnier, etc.
- Bâton que l’on suspend en travers au cou des chiens, pour les empêcher de chasser et d’entrer dans les vignes. On donne également ce nom à des pièces de bois qu’on attache au cou des bœufs, des vaches, et qui sont assez lourdes pour les empêcher de courir.
-
négondo
?- (Botanique) Synonyme de érable negundo.
- Le Genre Erable si connu et si utilisé en Canada est presque le seul qui lui soit indigène, puisque le Négondo ne se trouve guère qu’à la Rivière Rouge et dans les plaines de la Saskatchawan. — (Léon Provancher, Flore canadienne ou Description de toutes les plantes des forêts, champs, jardins et eaux du Canada, Volume1,1862)
-
faux
?- Qui n’est pas conforme, ou qui ne se conforme pas à la réalité. Quand il s’agit des idées et des sentiments, et de leur expression, il signifie que ces idées, ces sentiments ou leur expression sont contraires à la réalité par erreur ou par imposture.
- Ces gens-là savent bien qu’ils sont exposés à des dommages-intérêts et même à la prison ; mais que leur importe ? ils ont changé d’habit, donné un faux nom et une fausse adresse et par-dessus tout ils sont insolvables. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Souvent) Vain et infondé.
- Fausse joie ; fausse crainte ; fausse honte
- Fausse pudeur, pudeur qui se trompe d’objet.
- (Art) Ce qui s’écarte du naturel.
- Le faux goût qui règne dans cet ouvrage. — Fausse éloquence.
- Dessin faux. — Coloris faux ; ton faux. — Tableau faux de couleur.
- Faux brillants, pensées ingénieuses et qui ont quelque éclat, mais qui sont dépourvues de justesse et de solidité.
- Qui manque d’exactitude, de justesse ou de rectitude.
- Règle fausse. — Faux calcul ; argument, raisonnement faux
- Avoir le jugement, l’esprit, le goût faux. — Les esprits faux sont dangereux.
- Qui, soit volontairement et dans un dessein de mensonge, soit involontairement, par suite d’insuffisance, ne répondent pas à leur nom, à leur nature présumée ou à leurs apparences.
- Une presse complaisante jusqu’à la servilité répandait dans le public, depuis les salons jusqu’aux mansardes, les idées les plus fausses et les plus dangereuses. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 240)
- Fausse piété ; faux zèle ; fausse modestie ; fausse politesse
- Faux contrat ; faux acte ; faux titre ; faux testament. — Faux poids.
- Faux diamants ; bijoux faux
- Qui est postiche ou contrefait, sans qu’il y ait dans l’objet postiche ou dans la contrefaçon une intention de simulation frauduleuse.
- Fausse porte ; fausse fenêtre ; fausse dent ; faux cheveux
- La dame de Lespoisse, leur mère, ne menait grand train, à la Motte-Giron, que pour faire des dupes. En réalité, elle n’avait rien et devait jusqu’à ses fausses dents. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- Qualifie des phénomènes ou des objets qui présentent l’apparence de phénomènes ou d’objets différents en réalité et peuvent ainsi causer des méprises.
- Faux croup, maladie des organes respiratoires qui ressemble à la diphtérie.
- (Par extension) Qualifie des objets ou à des actes irréguliers, incorrects, insuffisants, manquant à leur destination.
- Les petits faux sauniers imaginaient aussi toutes sortes de camouflages pour passer de faibles quantités de faux sel. — (Bernard Briais, Contrebandiers du sel : La vie du faux saunier au temps de la gabelle, Paris : Éditions Aubier Montaigne, 1984, page 74)
- Faux mouvement, faux bond, faux pas
- Faire un faux pas. — Fausse manœuvre. — Faire fausse route.
- (Musique) Qui n’est pas juste ; qui n’est pas dans le ton.
- Fausse corde, Corde qui n’est pas montée au ton juste.
- Corde fausse, Corde qui ne peut jamais s’accorder avec une autre.
- Qui n’est pas ce qu’elle semble ou ce qu’elle dit être, en parlant d’une personne.
- Le faux Smerdis, le faux Démétrius, Les imposteurs qui se firent passer pour Smerdis, pour Démétrius.
- Faux prophète. — Faux brave.
- Il s’est glissé parmi eux un faux frère qui les a trahis.
- Qui affecte des sentiments qu’il n’a pas, dans le dessein de tromper.
- L’essentiel pour les jésuites, c’était d’affaiblir, d’amoindrir, de rendre les âmes faibles et fausses, de faire des petits très-petits, et les simples idiots ; une âme nourrie de minuties, amusées de brimborions, devait être facile à conduire. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), page 65)
- Et le roi éclata de rire, mais d’un rire si faux, que l’écho de la chambre le répéta d’un ton lugubre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Le chevalier jeta un coup d’œil sur l’inconnu : sourire faux, regard sournois, l’homme lui déplut. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
-
cambiaux
?- Masculin pluriel de cambial.
-
cagot
?- Bigot, dévot.
- Avoir un ton cagot, des manières cagotes.
- Il est si cagot, il faisait une prière d’extra. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Alors il faudra s’astreindre à un tas d’observances, se plier à des séries d’exercices, suivre la messe le dimanche, faire maigre le vendredi ; il faudra vivre en cagot, ressembler à un imbécile. — (Joris-Karl Huysmans, En route, 1895)
- La vérité, c'est que votre Lamennais était un cagot, et que pour édifier les fidèles, il est tombé, comme tous les curés, dans un absurde prêchi, prêcha. » — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 205)
-
berceaux
?- Pluriel de berceau.
- J’ai vu, aux premiers jours du printemps, sous les berceaux de pampres qui s’enlacent aux figuiers de l’Adriatique, des matrones, drapées presque à la manière de l’ancienne Grèce, qui recueillaient avec soin dans des fioles ce qu’elles appelaient poétiquement les larmes de la vigne. — (George Sand, Lettres d’un voyageur, Garnier frères, 1847, page 314)
-
capot
?- (Jeu de cartes) Ne faire aucune levée.
- Être capot, (Jeu de cartes) N’avoir fait aucune levée.
- Faire quelqu’un capot, (Jeu de cartes) Ne lui laisser aucune levée à faire.
- Mettre quelqu’un capot, (Jeu de cartes) Ne lui laisser aucune levée à faire.
- – Je n'ai jamais eu une guigne pareille. La petite vient de me faire capot trois fois d'affilée. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- Demeurer capot, (Sens figuré) Demeurer confus et interdit auprès de quelqu’un.
- (Sens figuré) (Familier) Se voir frustré de son espérance.
- Il a été bien capot de se voir reconnu.
- Elle est demeurée capot.
- Deux hommes de la patrouille emmenèrent les prisonniers qui, maintenant, étaient capots. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 243)
-
aviso
?- (Marine) Petit navire de guerre chargé de porter des paquets, des ordres, des avis, etc., et d’observer les mouvements de l’ennemi.
- Quand je m’éveillai le lendemain, le Valdemar était mouillé dans la baie de Faxa, à quelques encablures de la terre, entre une canonnière danoise et l’aviso français le Dupleix. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 43)
- Orsenna, aujourd’hui, passait pour ne plus entretenir dans une base ruinée que quelques avisos du caractère le moins agressif, dont l’unique fonction est de faire à la belle saison la police de la pêche sur les bancs d’éponges. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- Je lui expliquai ma situation et appris à mon tour que l’aviso se rendait en Angleterre... — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
-
collatéraux
?- Masculin pluriel de collatéral.
- Cette alternative existe pour les antiangiogéniques car inhiber le développement des vaisseaux indésirables expose à des dommages collatéraux. — (Pierre Corvol, Nicolas Postel-Vinay, L’Arbre vasculaire, 2008)
-
azygos
?- (Anatomie, Médecine) Les veines azygos, impaires, transportent du sang désoxygéné depuis les parois postérieures (chez l'homme ou supérieures chez les quadrupèdes) de l'abdomen et du thorax à la veine cave supérieure (ou antérieure) en cheminant du côté droit du rachis ; elles permettent aux veines cave supérieure (ou antérieure) et inférieure (ou postérieure) de communiquer.
- (chez le cheval). Grande veine azygos. C'est une longue veine impaire, qui commence au niveau des premières vertèbres lombaires et s'étend d'arrière en avant, à droite de l'aorte thoracique, sous le corps des vertèbres dorsales, jusqu'à la 6e environ, à partir de laquelle on voit cette veine s'infléchir en bas, pour former une espèce de crosse qui se termine dans la veine cave antérieure, très près de l'embouchure de ce vaisseau, ou qui parfois s'ouvre directement dans l'oreillette droite. — (Chauveau Auguste, Arloing Saturnin, Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques, 1 064 p., page 685, 1890, Paris, Lib. J.B. Baillière et Fils)
-
chapeaux
?- Pluriel de chapeau.
- Il donna bientôt à Naïs des conseils sur les magasins où elle devait se fournir : il lui indiqua Herbault pour les toques, Juliette pour les chapeaux et les bonnets ; il lui donna l’adresse de la couturière qui pouvait remplacer Victorine ; enfin il lui fit sentir la nécessité de se désangoulêmer. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, deuxième partie : Un Grand Homme de Province à Paris)
-
cicéro
?- (Typographie) Point typographique de 4,512 mm.
- Il brûlait du désir de voir quel effet produirait sa prose imprimée en caractère cicéro. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème, 1848)
- (Cartographie) Multiple du point typographique, égal à douze points[1].
-
arbitraux
?- Masculin pluriel de arbitral.
-
congénitaux
?- Masculin pluriel de congénital.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.