Dictionnaire des rimes
Les rimes en : vouloir
Que signifie "vouloir" ?
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- Avoir l’intention, la volonté de faire quelque chose, s’y déterminer.
- C'est là aussi que végètent misérablement les bédouines qui ont voulu suivre leurs maris prisonniers. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 94)
- Il veut partir demain. Il veut faire ce voyage. Il n’en veut rien faire.
- (En particulier) Avoir une volonté agissante, efficace.
- Cet homme veut ce qu’il veut. (Absolument) Il ne sait pas vouloir.
- Commander, exiger avec autorité.
- La mode aurait voulu que lui et ses fils revêtissent des costumes flamboyants pour exécuter leurs concerts, […]. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Dieu le veut. Le roi veut que vous obéissiez. Votre père veut que vous alliez là.
- Avoir autorité sur l’homme, en parlant des choses.
- La loi veut qu’on s’abstienne de telle chose. La raison veut qu’on prenne ce parti.
- Désirer ; souhaiter.
- Hervé n'espérait pas le revoir vivant, mais on retrouverait sans doute les corps des deux victimes et il ne voulait pas qu'on les jetât à la fosse commune. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, tome 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 1)
- Il était difficile aux juifs d'échapper à leur sort, car, étant serfs de leurs seigneurs, ils n'avaient pas le droit de se déplacer comme ils l'auraient voulu. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le roi et les privilégiés auraient voulu que les états délibérassent comme en 1614, c'est-à-dire « par ordre ». Les privilégiés auraient eu immanquablement la majorité et les états auraient été incapables d'opérer aucune réforme sérieuse. — (Jacques Godechot, Les constitutions de la France depuis 1789, Garnier-Flammarion, 1970, page 22)
- Ses économies sombraient, son ventre poussait, mais il ne s'en préoccupait guère; il buvait à longueur de temps avec ceux qui voulaient bien le suivre. — (Michaël Perruchoud, Poil au temps, Éditions L'Âge d’Homme, 2002, page 99)
- Permettre ; consentir.
- Fallait que je me les caille assez pour que Mathis veuille bien me réchauffer à l'horizontale, mais pas trop ! Ça faisait une bonne heure que je poireautais et j'avais pas de réseau sur mon portable... — (J. Arden, Les chaînes du passé, volume 3 : Les sentinelles de l'ombre, Rebelle Éditions, 2014, chapitre 41)
- Oui, je le veux bien. Si vous le voulez, il le voudra aussi.
- Prétendre ; affirmer avec une grande insistance.
- Et enfin, vous voudriez que Dieu fît courir le soleil, qui est quatre cent et trente-quatre fois plus grand que la terre, rien que pour pommer nos choux ? — (Umberto Eco, L’île du jour d'avant, Grasset & Fasquelle, 1996)
- Demander un prix d’une chose qu’on veut vendre.
- Il veut cent mille francs de sa terre. Combien voulez-vous, que voulez-vous de ce cheval ?
- (Sujet chose) Nécessiter, avoir besoin de.
- Cette affaire veut être conduite avec ménagement.
- Cette plante veut un terrain humide.
- Maintenant je vous dois le récit des événements qui suivirent cette catastrophe, et qui veulent peu de paroles. — (Honoré de Balzac, Le lys dans la vallée, 1836)
- Dans ce cas-ci se pose le problème de la sous-représentation des femmes dans un domaine qui voudrait qu'elles soient bien davantage concernées. — (Nuit blanche, no 159, été 2020, page 32)
- (Sujet chose) En tournure négative, indique qu'une chose résiste à une volonté humaine.
- Cette machine ne veut pas marcher. Ce bois ne veut pas brûler.
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "vouloir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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nard
?- (Botanique) Nardus, genre de plantes herbacées aromatiques des prés de la famille des Poacées (ou graminées) qui comprend une unique espèce, le nard raide (Nardus stricta).
- Le Nard, espèce de grande plasticité écologique, se développe indifféremment sur les sols acides de nos tourbières à Sphaignes et sur les terrains peu humifères ; il semble toutefois rechercher une atmosphère humide ; […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 130)
- (Botanique) Nardostachys, genre de plantes herbacées de la famille des valérianacées comportant plusieurs espèces dont le très odoriférant Nardostachys jatamansi.
- La valériane celtique (Valeriana celtica) est une plante alpestre au parfum capiteux, appelée également nard celtique.
- (Botanique) Synonyme de lavande aspic.
- (Par métonymie) Huile ambrée parfumée que les anciens tiraient de certaines racines, en particulier de la valériane celtique.
- […], si vous vous sentez au cœur un nard céleste à répandre, comme fit Madeleine aux pieds de Jésus ; laissez-vous apprécier par un homme digne de vous, et devenez ce que doit être toute bonne jeune fille : une excellente femme, […]. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Leur lèvre rouge, leurs yeux humides et brillant dans l’ombre, leurs longs regards, me pénétraient jusqu’aux moelles. Fardées et peintes, sentant le nard et la myrrhe, macérées dans les aromates, leur chair est d’un goût rare et délicieux. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 22)
- Ainsi, t’emportes-tu aujourd’hui contre cette femme qui vient d’arroser mes pieds d’un nard payé très cher, comme si mes pauvres ne devaient jamais profiter de l’industrie des parfumeurs. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, pages 58-59)
- Le nard des pinèdes peut être utilisé dans des tisanes ou pour devenir des épices à viande. — (Radio-Canada, À la découverte du nard des pinèdes, site radio-canada.ca, 10 avril 2021)
- Et je me soûlerai de nard, d'encens, de myrrhe... — (Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857)
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musoir
?- Extrémité d’une jetée, d’une digue, etc.
- Tous les jours donc, du matin au soir, les quais, les musoirs et les jetées du port de Toulon étaient couverts d’une quantité d’oisifs et de badauds. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- L’Argèlès, ses premiers feux allumés, sa cheminée expectorant un tourbillon de fumée noirâtre, était amarré à l’intérieur du vieux bassin, le long de la jetée de Frontignan à l’est. Au nord se dessine, dans sa forme triangulaire, le nouveau bassin auquel vient aboutir le canal maritime. A l’opposé est établie la batterie circulaire qui défend le port et le môle Saint-Louis. Entre ce môle et le musoir de la jetée de Frontignan, une passe, d’un abord assez facile, donne accès dans le vieux bassin. — (Jules Verne, Clovis Dardentor, 10/18, no1308, 1979, p. 35)
- (Sens figuré) — Impuissante à s'étaler au travers de la digue lorraine et de ses rudes musoirs, la marée allemande, glissant vers le Nord, y cherchera donc passage. — (Victor Margueritte, Au bord du Gouffre, 1919)
- (Transport routier) Pointe extrême située à la séparation de deux voies de circulation de même sens.
- Les portes Maillot, d’Orléans, de la Villette, de Sèvres ou encore de Pantin : 12 musoirs vont être sécurisés cette année. — (Île-de-France, no35, page 3, juin 2011, Conseil régional)
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placard
?- Assemblage de menuiserie, qui s’élève au-dessus d’une porte et va ordinairement jusqu’au plafond.
- Il faut un placard au-dessus de cette porte.
- Armoire pratiquée dans un enfoncement de mur.
- Il y a des placards des deux côtés de la cheminée.
- (Mobilier) Meuble ou petite pièce, fermé par une porte et destiné au rangement.
- […], puis mon geôlier m'enferma dans une petite pièce obscure. C'était un cachot, presque un placard, où la lumière du jour n'entrait jamais. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Tu connais l'histoire de Barbe-bleue ? Sa femme ouvre un placard, plein de souvenirs, plein de femmes pendues dans le passé, plein de femmes aimées, oubliées ... — (Armand Salacrou, Une femme libre, acte III, 1934)
- Vous pouvez aller prendre un café si ça vous dit, j’en ai une pleine cafetière. Vous trouverez les tasses dans le placard au-dessus de l’évier. — (Arnaldur Indridason, Étranges rivages, traduit de l’islandais par Eric Boury, éditions Anne-Marie Métailié, 2013, chapitre 13)
- (Vieilli) Ce qu’on plaque, ce qui est plaqué → voir placage.
- Un placard de couleur.
- Un placard de pommade.
- signé & scellé de cire Rouge en placard — (1585)
- en forme de placards in folio — (François II, Lyon, 1560) Un placard (5)
- (Spécialement) (Foresterie) Numéro de parcelle, peint ou cloué régulièrement le long de ses limites.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Médecine) Éruption cutanée.
- Je me levai, heureuse de lui rendre ce mince service et regrettant de ne pas avoir à accomplir pour elle quelque répugnante corvée, comme de vider son bassin ou d’assécher au tampon d’ouate, une par une, les pustules sanieuses de son placard, qui reprenait mauvaise allure. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 192)
- Écrit, imprimé qu’on affiche dans les rues.
- Toutes les voitures ont encore leur peinture et leurs placards. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Des affiches de mai 68 aux murals républicains de Belfast, des caricatures anti-tsaristes de la révolution russe de 1905 au drapeau arc-en-ciel des militants pacifistes, des placards « ouvriers » de Jules Grandjouan au badge « Touche pas à mon pote » de SOS racisme, […]. — (Xaviez Crettiez & Pierre Piazza, « Introduction » de Iconographies rebelles : Sociologie des formes graphiques de contestation, n° 91-92 de la revue Cultures & Conflits, Éditions L'Harmattan, automne-hiver 2013, p. 12)
- Dès la Renaissance, les colporteurs, en plus de vendre objets , bibelots, proposent des almanachs, des placards et des libelles, sur lesquels sont fréquemment représentés des apparitions d'animaux exotiques aperçus dans les campagnes françaises […] — (Julien Duriez, « Félins mytères dans nos campagnes », La Croix, 22 juillet 2016, page 21)
- Défense leur en ayant été faite , ils affichèrent des Placards aux Portes des Halles dans lesquels ils commandaient aux Marchands d'aller vendre leurs draps au Vieux Palais sans les vendre à l'Eglise. — (Histoire de l'église cathédrale de Rouen, métropolitaine et primatiale de Normandie, divisée en cinq livres, François Pommeraye, Rouen, 1686)
- Écrit injurieux ou séditieux, qu’on rend public en l’affichant ou en le distribuant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Imprimerie) Épreuve imprimée d’un seul côté de la feuille permettant les corrections avant mise en page.
- Qui ne sait qu’en imprimerie les placards sont précisément l’opposé des bons à tirer. — (Honoré de Balzac, Correspondance, 1836, page 107)
- Drumont, qui a apporté, en placards, un chapitre de son livre (...) nous lit ce chapitre ayant pour titre L'Héritier et où il vaticine au temps présent le peuple. — (Edmond de Goncourt, Journal, 1888, page 830)
- Le paragraphe que nous avons choisi ne contient pas de dialogue , car les dialogues sont présents dès le manuscrit et non modifiés ni amplifiés dans les dactylogrammes, placards et épreuves en page. — (Michel Cousin in James Joyce, Ulysse, Gallimard, bibliothèque de La Pléiade, 1995, Hadès - Notice page 1222)
- Le facteur apportait enfin de gros paquets mous, on coupait les ficelles avec des ciseaux ; mon grand-père dépliait les placards, les étalait sur la table de la salle à manger et les sabrait de traits rouges ; à chaque faute d’impression il jurait le nom de Dieu entre ses dents mais il ne criait plus sauf quand la bonne prétendait mettre le couvert. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 39)
- (Argot) (Prison) Prison.
- À force de péter des lourdes, tu vas finir par te retrouver au placard. — (Philippe Normand, Dictionnaire des mots des flics et des voyous, Livre de Poche, 2012)
- - En admettant, encore une supposition, qu’on soit cinq sur l’affaire, ça laisserait, net, combien à chacun ?- Vingt ans de placard. Les bénéfices, ça se divise, la réclusion, ça s’additionne. — (Michel Audiard, dialogues du film Le cave se rebiffe, de Gilles Grangier, 1961)
- Par analogie avec le meuble où l’on remise les choses pour une longue période pour parfois les y oublier, purgatoire, mise à l’écart, le plus souvent professionnelle.
- Il est dans un placard au ministère.
- placard doré.
- Par analogie avec le meuble où sont précieusement stockées des archives qui ne voient jamais le jour, lourd secret, chose secrète.
- À la table, tout le monde se régale, cependant je ne sais pas si c'est le moelleux du clacos, les 12,5 % du Pessac-Leognan ou l'amidon du pain mais après une trêve de courte durée, le sujet « j'étais un bizuth hier et aujourd'hui je t'emmerde » vient de ressortir du placard. — (Laurent Moreau, 5 gars, 3 filles, trop de possibilités, Numeriklivres, 2017)
- Un cadavre dans le placard.
- (Par extension) Secret personnel autour de son allosexualité non révélée (homo-, bi-, trans’...).
- être dans le placard, sortir du placard.
- (Argot des Gadz’Arts) Cuite.
- Il s’est pris un beau placard hier..
- (Argot) (Désuet) Somme versée à un pourvoyeur pour l’achat d’une prostituée ; d’où le surnom de placardeur pour le pourvoyeur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- décoration Objet de forme rectangulaire servant à y accrocher des barrettes (ou barrette Dixmude) lors de cérémonie officiel (militaire)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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expurgatoire
?- Index temporaire pour permettre une purge avant publication.
- Les juges déclarèrent que l'ouvrage ne serait ni censuré, ni mi dans l'expurgatoire, mais qu'il serait supprimé, pour empêcher les personnes peu instruites d'en faire un mauvais usage. — (Grand Dictionnaire des femmes de l'Ancienne France, SIEFAR)
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essart
?- Terre qu’on a déboisée pour la défricher.
- Les clairières des forêts calcaires ont la flore des essarts; celles des forêts marneuses ont la flore des ruz marneux. A cette dernière viennent s'ajouter les sceaux de Salomon et les prêles des forêts, le chèvrefeuille à fruits bleus. — (Bulletin de la Société neuchâteloise de géographie, vol. 18-19, Neuchâtel, 1907, page 38)
- Il semble, d'après les exemples ci-dessus, que le régime juridique de l’essart ne soit pas le même que celui des rizières.— (André-Georges Haudricour, La technologie, science humaine: recherches d'histoire et d'ethnologie des techniques, 1988, page 239)
- L’essart ne permet d'obtenir que quelques récoltes, avant de disparaître sans que l'on ait pu réellement prévoir sa durée de vie ou ses résultats agronomiques. — (Pascale de Robert, Apprivoiser la montagne: portrait d'une société paysanne dans les Andes (Venezuela), IRD Éditions, 2001, page 200)
- Taillis qu’on défriche après chaque coupe.
- gravatar
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battoir
?- (Technique) Instrument qui sert à battre.
- (Spécialement) (Désuet) Sorte de palette enduite de colle et de nerfs et recouverte de parchemin, à manche court pour jouer à la courte paume, à manche long pour jouer à la longue paume.
- Grosse palette de bois qui servait autrefois aux blanchisseuses à battre le linge.
- Elle jeta sur la berge un tas de chemises, retroussa ses manches, prit son battoir ; et les coups forts qu’elle donnait s’entendaient dans les autres jardins à côté. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Elles savonnent à tour de bras, frappent à tour de battoir le linge qui s’égoutte sur la planche. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Agenouillé au bord du bassin, il le secouait et le cognait contre la margelle, comme on voit les laveuses, à grands coups de battoir, aplatir leur linge baveux. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 172)
- Financés à hauteur de 30 % par l’État, ces « lavoirs communs » plus ou moins rudimentaires permettent ainsi aux « lavandières » de lessiver leur linge avec de l'eau propre et de l'essorer efficacement sur les bords inclinés du bassin en le frappant avec un battoir, puis de le faire sécher sur place si elles ne disposent pas d'assez de place chez elles. — (Julien Arbois, Dans l'intimité de nos Ancêtres, City Éditions, 2014)
- (Par extension) (Sens figuré) Main de grande taille.
- Au bout de deux heures de cet exercice, il ruisselait de sang et de sueur, les mains, ou mieux les battoirs, rouges comme ceux d’un assassin, les pieds trempés de pourpre et toujours guilleret. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- Dans l’énorme battoir, le truc mincillot craquait. — (A. L. Dominique, Gaffe au gorille, Gallimard, 1954, page 121)
- De ses énormes battoirs, il me giflait à toute volée. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Gordon Gotch était assis derrière une table en merisier luisant. Il avait posé ses deux battoirs sur la table vide, les doigts croisés sur les grosses phalanges, comme un prêtre joint les mains face aux fidèles. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 44)
- (Vieilli) Instrument dont on se servait pour battre la terre de pipe.
- (Agriculture) (Vieilli) Battant de fléau.
- (Vieilli) Jeu où les enfants se frappent mutuellement les mains en cadence.
-
carrare
?- (Géologie) Sorte de marbre d’un blanc éclatant.
- Exploité principalement à Carrare, le marbre véritable est relativement rare en France et sa vogue a été relancée par les campagnes d'Italie. — (Jacques Baudoin, La sculpture flamboyante en Normandie et Île-de-France, 1992)
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cagnard
?- (Désuet) Qui s’accroupit comme un chien et ne bouge plus.
- (Familier) (Désuet) Qui n’aime pas bouger, qui est paresseux.
- (Populaire) (Vieilli) (Désuet) Qui est lâche, poltron.
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devoir
?- Avoir à payer une somme d’argent, à rendre ou à donner quelque chose que ce soit.
- Le moulin de Montgon ayant été supprimé par suite de la création du canal des Ardennes , outre l’indemnité d’expropriation due au propriétaire , il en était dû une au fermier […]. — (Germain Roche & Félix Lebon, Recueil général des arrêts du Conseil d’état, t.5, 1848, page 95)
- Je vous paierai à la date fixée tout ce que je vous dois.
- Devoir plus qu’on ne possède.
- (Absolument) Il doit à tout le monde.
- (Proverbial) Devoir à Dieu et à diable, au tiers et au quart ; devoir de tous côtés, devoir beaucoup, avoir beaucoup de dettes.
- (Proverbial) Qui a terme ne doit rien, On ne peut être obligé de payer avant que le terme soit échu.
- Être obligé à quelque chose par la morale, par la loi, par sa condition, par l’honneur, par la bienséance, etc.
- Jamais nous n'avons eu l’ineptie de penser que les catholiques dussent être opprimés, qu'ils dussent être vus avec défaveur par le gouvernement, qu'ils dussent être exclus des emplois publics, qu'ils dussent même être exclus du ministère. — (« Quelques mots à nos contradicteurs passionnée et modérés », dans la Revue nationale de Belgique, Bruxelles : Librairie Polytechnique, 1840, vol. 4, page 85)
- Si l'un des pèlerins venait à mourir sur le bateau, le capitaine devrait ne point pratiquer aussitôt l’immersion, mais bien atterrir quelque part et faire ensevelir le défunt dans un cimetière. — (« Pèlerinage en Terre Sainte au temps jadis », dans Jérusalem, tome 4, 1911, page 368)
- Je soulève mon bada, parce qu'un macchab c'est un macchab et qu'on lui doit le respect. Je me tourne vers mon collègue de la police strasbourgeoise. — (Frédéric Dard, San Antonio : Descendez-le à la prochaine, Éditions Fleuve Noir , 1953)
- Le gouvernement de l’État a estimé qu'elle devait exécuter un plan de redressement à long terme. Ce plan devrait être établi par un échelon gouvernemental inférieur, mais le gouvernement de l’État a fixé un certain nombre de directives. — (Redressement des collectivités locales et régionales en difficulté financière, Conseil de l'Europe : Comité directeur sur la démocratie locale et régionale, 2002, page 19)
- Vous devriez vous conduire autrement.
- Il ne devrait pas abandonner ses parents.
- (Proverbial) Fais ce que dois, advienne que pourra.
- La loi doit une égale protection à tous les citoyens.
- Être dans la nécessité de. — Note : Il est alors suivi d'un infinitif.
- – Bigre ! — s’écria-t-il, avec un sentiment d’infinie vexation. — Quel idiot je suis ! J’aurais dû leur faire rendre leurs épées…. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 359 de l’édition de 1921)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l'allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- Le creusement d'un escalier en descente était une opération difficile et pénible, le mineur devant creuser plus bas que ses pieds au marteau et à la cisette, sous le faible éclairage des lampes à huile et avec une aération défectueuse. — (Bulletin de géologie de Lausanne, n° 249-268, Université de Lausanne (Institut de Géologie), 1980, page 352)
- Être redevable à, tenir de.
- Il vous doit son bonheur, son salut, sa fortune.
- Racine doit beaucoup à Euripide.
- Corneille doit à Sénèque la belle scène d’Auguste et de Cinna.
- L’auteur a dû le succès de sa pièce au talent des acteurs.
- Cette colline doit son nom à un événement qu’on nous raconta.
- (Par extension) Je lui dois tous mes maux.
- Il se dit aussi pour marquer qu’il y a une espèce de justice, de raison, de nécessité, etc., qu’une chose soit.
- Un bon ouvrier doit être plus employé qu’un autre.
- Il me semble que cela devrait les réconcilier.
- Il devrait y avoir une garnison dans cette ville.
- Être inévitable.
- La vitesse de circulation de la monnaie croissait ainsi de jour en jour et sa répudiation définitive semblait devoir être prochaine. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 Octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpr. 2e éd. revue), p.93)
- Suivi d’un infinitif, il joue aussi en quelque sorte le rôle d’un auxiliaire et se dit de ce qui paraît vraisemblable, probable, plus ou moins certain.
- A peu de distance de Dinant, en Belgique, dans la vallée de la Lesse, il existe un assez grand nombre de ces grottes qui ont dû servir d’habitation ou de refuge à nos ancêtres ; […] — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 176)
- Blandine ne peut s'empêcher de rire. — C'est pas dans le calendrier que tu devrais être, dit-elle, c'est dans un musée ! T'es une femme comme il n'y en a pas deux ! — (Gérard Mordillat, Xenia, éd. Calmann-Lévy, 2014)
- Une fois réparé de cette façon, cet instrument doit marcher.
- Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris. — (Georges Wolinsky)
- Il se dit de ce qu’on croit, ou qu’on présume, ou qu’on suppose qui arrivera.
- Les comptes nationaux sont une construction sociale, en perpétuelle évolution, reflétant toujours les préoccupations d'une époque. Les chiffres qui en sont issus ne doivent pas être fétichisés. — (Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle, éd. du Seuil, 2013, p. 103)
- Le courrier doit être ici dans peu de jours.
- Je dois recevoir cette somme après-demain.
- Le bonheur que doivent goûter les élus.
- Quand même je devrais y périr.
- Il doit y avoir demain une assemblée générale.
- À l’imparfait du subjonctif, et en tête de la phrase, il s’emploie dans le sens de quand même.
- Dussè-je y périr.
- Dût ma fortune être anéantie.
- Quand je devrais y périr.
- Il se dit aussi pour marquer l’intention qu’on a de faire quelque chose.
- Je dois aller demain à la campagne.
- (Pronominal) Se dit spécialement pour être dans l’obligation morale de se donner, de se dévouer à sa famille, à sa patrie, à ses amis.
- Vous vous devez à vos enfants.
- Cela se doit, se dit de ce qui doit être, de ce qu’il convient de faire.
-
cauchemar
?- Oppression ou étouffement qui survient quelquefois durant le sommeil, mais qui cesse dès qu’on se réveille.
- Être sujet au cauchemar.
- (Par extension) Rêve pénible ou effrayant, provoquant l'angoisse.
- Elle eut peur ainsi qu’on a peur la nuit dans les cauchemars mauvais, dans les remords, quand l’ombre est dense et pèse, après le crime, comme un châtiment. Elle fut honteuse à cause de son passé, le revit d’un seul coup avec éblouissement et pensa : Je suis la dernière des dernières. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 180)
- Il m’arrivait de me réveiller la nuit, au milieu d’un cauchemar où les poteaux sinistres et le blême tranchet de la guillotine semblait attendre que mon tour arrivât de faire connaissance avec eux. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Durant la même nuit, Feempje qui n’avait jamais de cauchemar s’était débattu, en grognant et en poussant des plaintes, contre il n’aurait pu dire quelles terrifiantes figures. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 55)
- […] ce cauchemar dont j’avais si peur et que j’identifiais plus ou moins avec le ronflement de mon père, souffle rauque entendu parfois la nuit, bruit sinistre qui me semblait venir directement d’outre-tombe et que je confonds maintenant avec le râle de son agonie. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 113.)
- (Par extension) Situation qui laisse un mauvais souvenir ou que l'on redoute.
- Ma myopie renforçait encore l’impression d’irréel, de cauchemar que je ressentais et contre laquelle je m’efforçais de lutter, dans la crainte de voir se briser ma volonté. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
- (Par extension) Personne ou chose très ennuyeuse, très importune.
- Cette obligation est mon cauchemar.
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dard
?- Ancienne arme de trait garnie par le bout d’une pointe de fer et qu’on lançait avec la main.
- (Par analogie) (Jeux) (Québec) Fléchette, au jeu du même nom.
- (Par analogie) (Zoologie) La partie essentielle de l’aiguillon de certains insectes.
- Le dard d’une abeille.
- (Poétique) Se dit de la langue pointue des serpents, etc.
- Le reptile agitait son triple dard.
- (Par analogie) (Architecture) Ornement en forme de fer de dard qui sépare les oves.
- (Horticulture) Pistil.
- (Botanique) Petit rameau avec un bourgeon pointu.
- Le dard est un très court rameau à bourgeon unique et pointu. Il peut se transformer en bourgeon à fleur (lambourde) s’il bénéficie de suffisamment de sève élaborée. — (Delahaye Thierry, Vin Pascal, Le pommier, Actes Sud, Le nom de l’arbre, 1997, 95 pages, page 53)
- (Ichtyologie) Espèce de carpe, ainsi nommée parce qu’elle s’élance avec beaucoup de vitesse : on l’appelle aussi vaudoise ou vandoise.
- Les poissons qu’on trouve dans la Charente sont la tanche, la truite, l’anguille, la plie, le barbeau, le chabot, l’âton, le dard, la brème, le goujon, l’ablette et l’écrevisse. Ceux qui remontent de la mer sont la lamproie, le meuil, qui s'arrêtent le plus ordinairement à Jarnac; la gathe, et rarement l’alose. — (J.-P. Quénot, Statistique du département de la Charente, Paris : chez Deterville & Angoulème : chez Trémeau & Cie & chez J. Broquisse, 1818, page 6)
- — Ça, dit Mme Rezeau, il y en a. Il pue la vase, mais ton père m’en raflait des nasses pleines : brochets, anguilles ou dards.— Dard ? répéta Aubin, très intéressé, mais ne parlant pas craonnais.Je traduisis :— Vandoise, si tu préfères. C’est surtout à la sauterelle, posée devant leur nez, en surface, que tu les attrapes bien. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, pages 107-108)
- (Familier) Membre viril, notamment en érection.
- Enfiler son dard.
- Je bande. Je descends de la Fiat. Mon dard, de la grosseur duquel je suis satisfait, embarrasse ma démarche, car mon pantalon gris clair est lui aussi assez près du corps. — (Jean-Patrick Manchette, L'Affaire N’Gustro, 1971, Réédition Quarto Gallimard, Chapitre 2, page 128)
- En forme de dard, en parlant de feuilles ou d’objets.
- C’était un enchevêtrement de dards, un fouillis de baïonnettes aiguës, où le chemin dut être frayé tantôt par la hache, tantôt par le feu. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (Héraldique) Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté comme la flèche mais sans empennage. Parfois on ne voit que son fer. À rapprocher de épieu, javelot, lance, lance de tournoi et pique.
- Parti au 1 d’or au lion de gueules tenant dans sa patte dextre un dard péri en barre du même, qui est de Halsou des Pyrénées-Atlantiques → voir illustration « armoiries avec un lion tenant un dard »
-
hasard
?- Cause imprévisible, étrangère à toute intention humaine ; cas fortuit, imprévu. Fortune, sort, destin.
- Quelqu’un disait que la Providence était le nom de baptême du hasard ; quelque dévot dira que le hasard est un sobriquet de la Providence. — (Chamfort, Maximes et pensées, I, (62), éd. 1923)
- Vous verrez […] que nous serons côte à côte au festin. Quel singulier hasard, en vérité ! Depuis deux heures le sort nous marie… — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. V ; Calmann Lévy éditeurs, Paris, 1886, page 56)
- Un coup de dés jamais n’abolira le hasard — (Mallarmé, Poème, 1897)
- Il n'a point songé à rimer quand le hasard d'une vadrouille au Quartier le conduisit à popiner au café Vachette avec des symbolos soiffards. — (Robert Randau, Le professeur Martin: petit bourgeois d'Alger, Éditions Baconnier frères, 1930, page 69)
- Dans le train de Cherbourg à Paris, le hasard voulut que je trouvasse comme compagnon de wagon un de mes anciens camarades, […].— (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le hasard l’avait conduit chez les faisans, lui permettant d’échapper à la condition subalterne et mouisarde de représentant en cartes postales illustrées […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- L'espèce, par le jeu aveugle du hasard et de la mort, progresse immanquablement en s’adaptant de mieux en mieux aux circonstances. — (Jean Rostand, La Vie et ses problèmes, 1939, page 174)
- [Les mutations génétiques] : Ces altérations sont accidentelles, elles sont dues au hasard. (…) Le hasard seul est la source de toute nouveauté, de toute création dans la biosphère. Le hasard pur, le seul hasard, liberté absolue mais aveugle, à la racine même du prodigieux édifice de l’évolution : cette notion centrale de la biologie moderne n’est plus aujourd'hui une hypothèse, parmi d’autres possibles plus ou moins concevables. Elle est la seule concevable, comme seule compatible avec les faits d’observation et d’expérience. — (Jacques Monod, Le hasard et la nécessité, 1970, pages 147-148)
- De choses répandues au hasard, le plus bel ordre, l’ordre-du-monde. — (Héraclite)
- Le hasard est la rencontre de deux séries causales indépendantes. — (Cournot)
- Concours de circonstances.
- Le hasard ne favorise que les esprits préparés. — (Pasteur)
- La découverte du bleu de Prusse est due au hasard, c’est-à-dire qu’on n'y avait pas été conduit par le raisonnement. — (Ferdinand Hoefer, Histoire de la Chimie, Firmin-Didot, 1869, vol. II, page 466)
- Le hasard, disait souvent M. de, a ceci d’extraordinaire, c’est qu’il est naturel. On ne peut que s’en étonner. » — (Louise de Vilmorin, Madame de, Gallimard, 1951, réédition Folio, page 30)
- Le hasard n’est pas autre chose que le conflit des causes étrangères avec les faits que nous nous proposons, et l’on peut se convaincre en même temps que le hasard est purement subjectif : il n’a qu’une valeur d’apparence et n’existe qu’au point de vue de l’être qui agit d’après des fins. — (Paul Souriau, Théorie de l’invention (1881), Éditions Vigdor, 2001, page 33)
- Venons-en maintenant au rôle du hasard dans la découverte de la pénicilline par Fleming […] Pour Gwyn MacFarlane (son biographe), la séquence des sept hasards qui conduisirent à la découverte de la pénicilline équivaut à tirer dans l’ordre d’un chapeau contenant les noms de tous les concurrents les vainqueurs de sept courses de chevaux consécutives. — (Alexander Kohn, Par hasard ou par erreur ? Chance et malchance dans les grandes découvertes scientifiques, Eshel, 1990, pages 108-109)
- Risque, danger, incertitude.
- Courir le hasard de…
- S’exposer au hasard de…
- Il ne court point de hasard.
- Au hasard d’un refus, il lui parla de cette affaire.
- Les hasards de la guerre.
- (Par analogie) (Golf) Obstacles variés et naturels que doit présenter un terrain.
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arrêtoir
?- (Mécanique) Butée qui limite le mouvement d’une pièce mobile dans un mécanisme.
- Ces arrêtoirs sont de simples leviers en fer pivotant autour de la seconde entretoise. L’affût, en reculant, force la tête de ces leviers à baisser, et dès que cette tête est dégagée, elle se relève par le poids de la crosse de l’arrêtoir. — (A. Thiery, Applications du fer aux constructions de l’artillerie, 1834)
- J’avais obtenu d’elle l’autorisation de fixer à l’arrêtoir de son contrevent une ficelle qui traversait la rue, et venait chez moi s’enrouler en pelote sur un bâton. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- (Sens figuré) — Dans celui-là, les deux puissantes agglomérations industrielles de Rouen et du Havre agirent littéralement comme des arrêtoirs, en exerçant localement assez d’attraction pour empêcher un prolétariat, voué, de toute manière, à l’exode, de s’éloigner trop de sa terre natale. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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connard
?- (Vulgaire) (Injurieux) Insulte désignant quelqu’un qui se comporte de façon déplaisante ou déplacée, par manque d’intelligence, de savoir-vivre ou de scrupules.
- On cria haro sur un figurant qui n’y pouvait mais, un connard qui n’avait pas compris ; quant aux gros, aux puissants, aux politicards, on n’y toucha pas… — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
- J'opine dans son sens : « On peut s'empêcher au moins d'être un vieillard ». Comment ? En secouant la sécheresse et l'ankylose du corps par une gymnastique des arpions ; la stagnation de l'âme et de l'esprit par d'autres exercices. L’âge vert a horreur des connards. — (Franz Hellens, Cet âge qu'on dit grand, Jacques Antoine, Bruxelles, 1970, page 66)
- De se foutre en l'air, connard ! Hé quoi, pas même damné, pensais-je, revenant assez vite à moi-même… — (Maurice Clavel, Le tiers des étoiles, 1972)
- Connard ! Tu t'étonnes d'avoir la chiasse ? Boire l'eau de la voierie à un robinet rouillé… Ici ! — (Paul Smaïl, Casa, la casa, 1998)
- « Je suis un imbécile, ai-je songé. Maintenant c'est sûr, je suis vraiment empoisonné. Quel connard ! » - Connard ! s'est exclamée sa voix qui résonnait de chaque côté de mes oreilles. Connard ! Tu as merdé ! — (Rodolfo Enrique Fogwill et Isabelle Gugnon, Muchacha punk, 2006, page 130)
- — Eh, connard, tire tes sales paluches de là ou je me fâche ! — (Retour vers le futur, 1985)
- Il fallait l'avouer, les connards de prolos, les neuneus de cassos, il y avait des jours où j'en avais plein le dos ! — (Frédéric Jacob, Vers un Eden..., TheBookEdition, 2011,)
- Moyennant quoi rien ne réfrénait sa connardise que le manque d'imagination. Il ne faisait de doute pour personne que le connard n’était pas réformable. — (François Bégaudeau, Vers la douceur, Gallimard, 2009, page 59)
- Le gérant, un peu jaloux, s'abstient de féliciter Pierre et lui dit : — Alors, ces connards de Frouzes se sont calmés ! Pierre, qui n'apprécie pas cette remarque raciste, répond du tac au tac : — Il n'y a pas de connards de Frouzes dans ce magasin, mais il y aurait eu deux connards de Suisses si nous n'avions pas éliminé les fauteurs de troubles. — (Michel Wirz, Les Dernières noces alchimiques, Mon Petit Éditeur, 2014, page 191)
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vieillard
?- Homme d’un âge avancé.
- Le vieillard, qui revient vers la source première,Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière. — (Victor Hugo, Booz endormi, dans La légende des siècles)
- Nous avons connu des vieillards qui étaient, hélas ! ce que nous ne sommes plus, c’est-à-dire des hommes de bonne compagnie. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes - Avant-propos)
- Mais, à la place d’un vaillant général, on ne vit qu’un vieillard à la voix enrouée branlant gâteusement la tête. — (Violaine Vanoyeke, Les Louves du Capitole)
- Avec beaucoup de tact, ce vieillard, qui savait n’être ni autoritaire ni égoïste, s’efforçait de gagner l’affection de Nazira et de se faire pardonner d’être vieux. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", Édition Corrêa, 1940)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- C’est un long vieillard, mince comme un baliveau, un peu courbé par une bonne septantaine d’ans. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Aussi la duchesse avait-elle conservé ces lettres émouvantes, comme certains vieillards ont des gravures obscènes, à cause des éloges hyperboliques donnés à ce qu’elle avait de moins duchesse en elle. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- (Au pluriel) Personnes d’un âge avancé, hommes ou femmes.
- Moi, j’aimerais habiter la montagne, où il y a de grands arbres qui sont plus vieux que les plus anciens des vieillards, […] — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Les rares villages qu'on traversait étaient quasi déserts. On ne trouvait dans les fermes et les isbas que quelques vieillards, parfois des enfants. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p. 18)
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drayoir
?- (Vieilli) Variante de drayoire.
- Puis, la seconde opération, le débourrement, confiée aux drayeurs au chevalet (époileurs), consiste à débarrasser avec leur drayoir (boutoir) la face externe des peaux des poils rongés par le mélange de lait de chaux et d’orpiment (sulfure d’arsenic) et à écharner au drayoir (tranchet) les restes de chair et de graisse des faces internes. — (Jean-Pierre Gonay, Albert Briffoz, Luc Desamore, Théodule Guiot, Ghislain Bouvy, Bulletin du Cercle historique de Durbuy: Trimestriel n° 127: mars 2014, 2014)
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auscultatoire
?- (Médecine) Qui concerne l'auscultation.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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blafard
?- Qui est d’une couleur ou d’un éclat pâle, terne.
- Et vainement ai-je feuilleté pendant trois jours et trois nuits, aux blafardes lueurs de la lampe, les livres hermétiques de Raymond Lulle. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Une lune trouble, à demi noyée dans la brume humide, s'élevant à peine de quelques degrés au- dessus du sombre horizon, jetait une lueur blafarde sur tout cet ensemble. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Un jour blafard éclairait les dorures de la salle dont la partie inférieure restait plongée dans la pénombre. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Et de le brosser, et de l’inonder d’eau glacée ! Riquet pleurait, claquait des dents en s’agrippant à la brosse et, à la fin, quand tante Mimi s’est arrêtée, il était si blafard que j’ai eu peur. — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, réédition Casterman Poche, page 215)
- Il chancelle et son visage est blafard. Horreur ! Comme c'est laid, un homme qui meurt. — (Jean-Paul Sartre, Les Mouches, 1943)
- Mercredi rejoint la cohorte des héros gothiques burtoniens au teint blafard, qui ne se sentent à leur place nulle part, sauf dans les cimetières. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 novembre 2022, page 18)
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dépare
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déparer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déparer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déparer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déparer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déparer.
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chamarre
?- (Désuet) Variante de simarre.
- (XVIe siècle) Vostre espée use les plies de vostre chamarre. — (PALSGRAVE, p. 558.; cité par Littré)
- Broderies, ornements.
- Fût-il tout harnaché d'ordres et de chamarres. — (Victor Hugo, Ruy Blas, I, 2.; cité par Littré)
- — Des hommes entichés de chamarres militaires et de reflets de bottes, des femmes à ce point insoucieuses d’élégance, ce contraste-là me ferait réfléchir si j’étais délégué à Versailles !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 178.)
- Je crois bien que j'ai gardé un faible pour le soldat dont les grands cordons, les étoiles, les chamarres ont ébloui mes yeux d'enfant. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p. 37)
- Veste de berger, zamarra
- « chamar(r)on », [...] « chamarre ou simarre […], ample casaque ouverte, fourrée d'une peau de mouton, recouverte de bandes d'étoffe de couleurs différentes cousues dans le sens de la longueur ; c'étaient des sortes de garnaches ou de tabards en peau de mouton fendues sur le côté que portaient les bergers de la montagne .— (Arnold Van Gennep, Les Hautes-Alpes traditionnelles, t. I, Voreppe, Curandera, 1990 (1re éd. Paris, Maisonneuve, 1946), p. 87-89.)
- (Habillement) Blouse → voir zamarra
- Landais : samarre (Palay) f. 'sac de peau des bergers ; béarnais : chamarre (Palay) blouse de paysan'. basque (avec article), zamarra, tsamarra, zamarra 'toison des bêtes à laine', blouse de peau', 'tablier de peau', 'pelisse des bergers'
-
falzar
?- (Argot) Pantalon.
- Son falzar, il ne tenait plus qu’avec des ficelles et des épingles de nourrice. — (Louis-Ferdinand Céline, Mort à crédit, Denoël, 1936, page 168)
- Je déteste ces pantalons en simili peau de serpent. Franchement, elle devrait revoir ce falzar. — (William Bayer, La Ville des couteaux, traduction Gérard de Chergé, éditions Payot & Rivages, 2006, chapitre 2)
- Selon Lucien Rigaud, le falzar désignait un pantalon de travail, « le pantalon de toile que l'ouvrier met par-dessus son autre pantalon. Ce dernier est ordinairement désigné sous le nom de dalzar. » (Lucien Rigaud, Dictionnaire du jargon parisien : l'argot ancien et l'argot moderne, P. Ollendorff, 1878, page 147.) Le dalzar cité par Rigaud serait lui-même, tout comme falzar, une abréviation de pantalzar, nom argotique donné au pantalon par les marchands du Carreau du Temple, à Paris : « Les frusques, c'est-à-dire les vêtements, se divisent en deux grandes parties : les pelures, habits ou redingotes, et les montants, pantalons ; les néologistes du Temple appellent cette dernière pièce un pantalzar. » (Paris illustré. Son histoire, ses monuments, ses musées, son administration, son commerce et ses plaisirs. Nouveau guide des voyageurs... publié par une société de littérateurs, d'archéologues et d'artistes, L. Hachette, Paris, 1855, page 749)
- (Argot) Culotte.
- Des petits falzars [de femme] qui pouvaient se planquer dans des boîtes de cachou. — (Auguste Le Breton, Razzia sur la Chnouf, Gallimard, 1954, p. 122)
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oreillard
?- Dont les oreilles sont longues, basses, pendantes ou mal plantées.
- Un cheval oreillard, une jument oreillarde.
- Qui a de longues oreilles, comme les lapins.
- Il s’agissait d’une vaste cage grillagée mobile peinturlurée en rouge & bleu, que le grand-père avait dû confectionner, qui permettait à la gent oreillarde de brouter l’herbe fraîche à la belle saison dans le pré & de se dégourdir les pattes. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 203)
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épinard
?- (Botanique) Plante potagère dicotylédone, à graine épineuse, dont les feuilles hastées et d’un vert foncé sont comestibles et se mangent cuites ou crues.
- Le bois flambait, la braise craquait, et, sur la longue table de la cuisine, parmi les quartiers de mouton cru, s’élevaient des piles d’assiettes qui tremblaient aux secousses du billot où l’on hachait des épinards. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857)
- Le mari et la femme étaient occupés, l’un à servir une pâtée verte, qu’il coupait avec une sorte de truelle et qui, disait-il, était des épinards ; l’autre était en discussion avec une pratique pour un sou rendu en moins. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Comme la chicorée, les épinards ont besoin d'être cuits à grande eau, — (F.Delahaye, La Cyisine des petits ménages, 1882)
- Tous ces paysages du Nord sentent trop l’épinard ; quelques vagues brumes blanches, quelques lointains bleuis adoucissent un peu cette couleur monotone ou crue. On pense aux monts du Midi, rosés, violacés, gorge-de-pigeon, d’un jaune doré. — L’œil du coloriste n’est pas heureux ici ; ces sites-là parlent plus à l’être moral qu’à la sensibilité physique. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Parmi d’anciens potagers envahis par les ronces, un seul était à peu près émondé et des plants d’épinards et de carottes y alternaient avec les vasques givrées des choux. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Quant aux épinards qui sont, dit Littré, « la mort au beurre », ils n’accompagnaient aucun plat. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 118)
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revoir
?- Voir de nouveau.
- Quoi qu’il en soit, l’espérance de revoir le pauvre baron gai et gaillard m’a bien épargné de la tristesse. — (Lettre de Madame de Sévigné à Madame de Grignan, à Vichi, mardi 28 mai 1676)
- Albert et Ludwig se revirent avec plaisir, tous deux venaient de combattre contre les infidèles, l’un au midi, l’autre au nord. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Examiner de nouveau.
- Revoir un manuscrit, un ouvrage pour le corriger.
- Revoir des épreuves, un compte.
- Obtenir un arrêt pour faire revoir un procès.
- C’est un homme qui examine les choses avec soin ; après lui il n’y a plus à revoir.
- (Intransitif) (Chasse) Prendre connaissance de la force du cerf, par le pied, les fumées, les abattures, les portées, les foulées, le frayoir, etc.
- Il faut que les piqueurs aient l’œil à terre dans tous les lieux où ils croiront de pouvoir en revoir, afin d’aider à leurs chiens, & s’assurer que c’est le cerf de la meute qu’ils chassent. — (Encyclopédie ou Dictionnaire universel raisonné des connoissances, t. 42, 1775, page 19)
- (Pronominal) Se souvenir de son passé.
- Pour elle j’étais l’amant, non le séducteur; elle revoyait son premier rendez-vous, elle ressentait le premier baiser; elle se revirginisait! Pauvre Gretchen! — (Alfred Delvau, Les Dessous de Paris, vol. 1, Paris : chez Poulet-Malassis et De Broise, 1860, p. 127)
- Les premiers souvenirs de Louis Pasteur dataient de cette époque. Il se revoyait enfant, heureux de courir sur la route qui conduit au village d’Aiglepierre. — (René Vallery-Radot, La Vie de Pasteur, Hachette, 1900 (Flammarion, 1941), p. 11)
- Je me revois tout chétif, tout mièvre, suivant les cours du catéchisme, où j’arrivais bon premier. Ma piété, mon application épataient le bon curé. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 247)
- Il se mit à boire plus que la normale, faisant livrer des cubis de bon pinard (en quantité ça coûte moins cher) toujours en perce à la souillarde, et je me revois échapper à la tablée bruyante et discordante où il s’échauffait en parlant politique […] — (Martin Provost, Léger, humain, pardonnable, Éditions du Seuil, 2015)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.