Dictionnaire des rimes
Les rimes en : verbascacée
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "verbascacée".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
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mener
?- Conduire quelqu’un vers un être ou une chose.
- Quand je la menai à l’autel, j’étais bien convaincu que ma femme l’emportait en beauté sur toutes les femmes belles de la terre […] — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- L’évêque de Luçon ! s’exclama la jeune fille en tressaillant. Menez-moi à lui, monsieur, oh ! je vous en prie… — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Vous savez le chemin, menez-nous. — Si vous n’y êtes jamais allé, je vous y mènerai.
- Mener des troupes au combat, à l’assaut, au feu.
- (Par extension) Aller, se diriger vers, en parlant d’un chemin, d’une route.
- Nous suivons toujours la route qui nous avait menés à Sokhrat Ed-Djeja, il y a près d'un mois. Mais la campagne, verte et fleurie, est infiniment plus jolie qu’alors. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 120)
- […]: il fallait que toute cette décoration et ces jeux d’allées menassent quelque part et ne fussent pas tout à fait gratuits. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 56)
- Viennent ensuite les conduites forcées qui mènent l’eau jusqu’aux turbines. Ces impressionnants tuyaux en acier de 1,9 à 2,3 mètres de diamètre peuvent supporter une pression de 28 bars. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Conduire par force en quelque endroit.
- Mener en prison.
- On le menait au supplice.
- Diriger, entraîner à sa suite.
- Las, dans le petit monde de l’Université, la probité candide ne mène à rien, et l’enthousiasme pèse peu face aux manœuvres misérables de ceux qui ne reculent devant rien pour faire carrière. — (Alexis Liebaert, On achève bien les profs, dans Marianne, n° 758, 29 octobre 2011, page 85)
- Diriger, conduire des animaux.
- Mener les bêtes aux champs, à l’abattoir.
- Mener paître des vaches.
- Mener les chevaux boire, les mener à l’abreuvoir.
- Mener les chevaux au marché.
- Mener un cheval à la main.
- Mener des chiens en laisse.
- Diriger un véhicule, une embarcation.
- Mener une charrette.
- Mener un bateau, une barque. Absolument,
- (Absolument) J’ai un cocher qui mène grand train.
- Voiturer quelqu’un ou quelque chose.
- Mener du blé au marché, des marchandises à la foire, du bois par bateau.
- J’ai là ma voiture, voulez-vous que je vous mène quelque part ?
- Se faire accompagner de ou par.
- Il mène bien des gens à sa suite.
- Il mena tout son monde avec lui.
- (Sens figuré) Faire agir, gouverner quelqu’un à sa guise.
- Il le mène comme il veut.
- C’est un pauvre homme, il se laisse mener par sa femme.
- (Chasse) Forcer à suivre.
- Le cerf a mené bien loin la chasse; il l’a menée jusqu’à tel endroit.
- (Sens figuré) Diriger, déterminer les hommes.
- L’ambition, l’intérêt le mène.
- Le talent mène plus souvent à la réputation qu’à la fortune.
- Le jeu mène loin.
- Administrer, diriger, en parlant des choses.
- Mener la maison, le ménage.
- Mener une négociation, une affaire.
- (Sport) (Intransitif) Avoir un meilleur score que l’adversaire au cours d’un match.
- À la 90e minute du match, la France mène 3-0 face au Brésil, après le but d’Emmanuel Petit, et je sens que Thierry est au paradis. Il pète les plombs pendant trente secondes. Il réalise qu’on est champions du monde et lâche son fameux « Oh, putain ! » — (Jean-Michel Larqué, Vert de rage, Calmann-Lévy, 2010)
- (Jeux de boules) Lancer le but et entamer la partie ou une nouvelle manche (appelée de ce fait une « mène »).
- Pointeur excellent, il mène généralement le but, en d’autres termes, joue le premier ; bien rare est-il si ses deux boules n’en font pas passer 4 à 5 de celles de ses adversaires. — (Lowius-Weigel, Jeux et joueurs de boules de Lyon, L’Écho du Rhône, 13 août 1893, page 4)
- Suzel portera sur ses épaules la lourde responsabilité du tir, Elisabeth devra mener le bouchon et Danielle sera là pour tempérer le tout en milieu. Leurs places ne sont pas fixes et la polyvalence est de mise. — (Roger Gatti, L’aventure de Suzel, Danielle, Elisabeth, La Marseillaise, vendredi 29 juin 2012)
-
prêter
?- Fournir, donner.
- Elle s'était levée et prêtait l'oreille à des bruits imaginaires. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Tous les hommes, […], écoutaient nonchalamment, sans y prêter grande attention, un mauvais phonographe, aux accents métalliques. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 385 de l’édition de 1921)
- Historiquement, la « tête gouvernante » de l'impérialisme nord-américain prête une attention supérieure au contrôle militaire, tandis que sa « tête privée » se consacre au contrôle économique. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
- La nuit lui prêtait son ombre.
- Prêter secours, aide, faveur, etc., secourir, aider, favoriser quelqu’un en quelque chose.
- Prêter la main à quelque chose, aider à faire quelque chose, être complice de quelque chose.
- Il a prêté la main à ce vol, à ce meurtre.
- Prêter la main à quelqu’un, l’aider à porter quelque chose de pesant, à remuer, à soulever quelque fardeau ; et, figurément, l’aider à réussir dans une entreprise.
- Prêtez-moi un peu la main.
- Prêter l’épaule.
- Prêter serment, faire serment devant témoins.
- Prêter serment devant un tribunal.
- Il fut admis à prêter serment.
- Prêter foi et hommage se disait d’un vassal qui rendait foi et hommage au seigneur duquel il relevait.
- Prêter son nom, laisser faire en son nom un acte où l’on n’a point d’intérêt, dont un autre a les avantages et les charges. Il se dit aussi de celui qui autorise un autre à se servir de son nom en quelque occasion → voir prête-nom.
- Prêter sa voix, prêter son ministère à quelqu’un, parler pour lui, s’employer pour lui.
- Fournir une chose sous condition que celui qui la reçoit la rendra ; permettre l’usage temporaire d’une chose. Il s’emploie absolument dans ce sens; c’est alors le plus souvent d’argent qu’il s’agit.
- Les machines seront toutes prêtées par l’entreprise Caterpillar, qui en profitera pour proposer des démonstrations. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 septembre 2022, page 23)
- Prêter sa voiture.
- Prêter des meubles.
- Il nous a prêté sa maison.
- Prêtez-moi cette brochure.
- Il ne rend jamais les livres qu’on lui prête.
- C’est un homme qui n’aime pas à prêter.
- Prêter à intérêt.
- Prêter à la petite semaine, prêter pour un temps très court et à un intérêt très élevé.
- Attribuer, imputer.
- Prêter à quelqu’un des propos, des opinions, des projets, des intentions, une action, un ouvrage, une chanson, une plaisanterie.
- Prêter à une personne des torts, un ridicule, un travers.
- (Intransitif) Fournir matière à ; donner lieu à.
- Envisagé du bord, un débarquement semblait d’autant plus difficile qu’outre les remous et les brisants qui encerclaient l’îlot, la configuration du rocher ne s’y prête guère. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Sa présence à Sagra ne prêtait pas moins à cent explications banales. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- Mais à cette réunion, j’eus le tort de présenter mes idées sous une forme édulcorée (la théorie de l’onde-pilote) qui prêtait à de nombreuses objections. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
- Nul ne sait si l'histoire d'un automobiliste faisant marche arrière pour « confisquer » le « barbecue » (le surnom du radar mobile) qui venait de le griller» est vraie. Ou juste imaginaire parce que prêtant à sourire. — (Denis Boulard, Radar Business, Éditions First-Gründ, 2012 chapitre 7)
- Ce que vous me dites prête à penser.
- S’étendre aisément quand on les tire, en parlant du cuir, des étoffes, et autres choses de même nature.
- Du cuir qui prête.
- Un bas qui prête.
- Une étoffe qui prête.
- C’est un sujet qui prête, se dit, en parlant des ouvrages de l’esprit, d’un sujet qui peut fournir des développements brillants, suggérer des idées intéressantes.
- J’ai fait de la poésie, de l’éloquence là-dessus. Le sujet prêtait : Guillaume amoureux d’une paysanne !… son père pouvait bien l’avoir été. Guillaume cédant à sa passion !… son père y avait cédé. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- (Pronominal) S’adonner, se laisser aller momentanément à quelque chose.
- Se prêter à l’espérance, à l’illusion.
- (Pronominal) Consentir par complaisance à quelque chose ; se plier à.
- Notons que le terme association a été très mal choisi. Il n'implique pas que les plantes se prêtent une aide quelconque. En général, elles sont concurrentes. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 114)
- On n'a jamais très bien compris ce qu'on reprochait aux poses très prudes et un rien mélancolique de l'étudiante génépiste qui s’y était prêtée. — (Louis Perego, Le coup de grâce, Les Éditions de l'Atelier/Éditions ouvrières, 1995, p. 88)
- Convenir à ; être utilisable pour.
- Ces lignes pures, ce ton fauve et doré, prêteraient merveilleusement à la peinture, et il est fâcheux que Léopold Robert, ce Raphaël des paysans, soit mort si jeune et n’ait pas fait le voyage d’Espagne. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Pronominal) Convenir à ; être utilisable pour.
- Grâce à la nature du sol (tirs et hamri) et à l’abondance des précipitations, une grande partie de la zone côtière se prête admirablement à l’exploitation agricole. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 219)
- Le sol argilo-calcaire, parfois décalcifié en surface — devenant argilo-siliceux au contact des grès bigarrés — se prête bien à la culture des céréales. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 13)
- Un sandwich enroulé (wrap en anglais) dans une tortilla de blé, voilà l'idée toute simple née en Californie dans les années 1990. Digne descendant du burrito, le wrap n'a pas tardé à conquérir le monde, tant il se prête à toutes les variations. — (Estérelle Payany, Wraps, éditions Variations gourmandes/Solar éditions, 2012, introduction)
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déclarer
?- Faire connaître d’une façon manifeste.
- Il me déconcerta en me déclarant à brûle-pourpoint : « Il faut rendre libre la polygamie. » — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- […] l’ouverture donnait sur la loge de Gaby Million où la vedette avait laissé ses chiens. Les bêtes se mirent à aboyer.— Naturellement c’est plein de cabots, crut devoir déclarer spirituellement Mr. Morgan. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Pronominal) — L’atmosphère avait été lourde pendant toute la journée, et le soir un orage terrible se déclara. Les coups de tonnerre se succédaient sans interruption ; la pluie tombait, torrentielle. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Le vent se déclara contre les Espagnols, qui perdirent des navires sur les bas-fonds des bouches de l’Escaut. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 13)
- D'autres fois l’insurrection s'étendait à toute une région. Les tribus chassaient ou massacraient leurs caïds, pillaient ou démolissaient leurs khasbas et se déclaraient en siba. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 40)
- L'Autriche déclarait en outre, qu'elle trouvait inadmissible que, dans l'article 3, les puissances se congratulassent de la signature de la paix entre la Prusse et le Danemarck, les hostilités ayant formellement repris. — (Eugène de Guichen, Les grandes questions européennes et la diplomatie des puissances sous la seconde république française, Paris : chez Victor Attinger, 1929, page 112)
- La baronnie d’Elbeuf fut adjugée à René, duc de Lorraine ; mais Jean de Rieux déclara ne pouvoir rendre les 12 fiefs dont Bourgtheroulde faisait partie, attendu que, donnés en mariage à sa sœur, ils étaient détenus par des tiers. — (M. Charpillon , Dictionnaire historique, géographique, statistique de toutes les communes de l'Eure, Les Andelys : chez Delcroix, 1868, page 522)
- Faire connaître d’une façon décisive, par acte public, par autorité publique.
- On le déclara coupable de haute trahison.
- Son mariage a été déclaré nul.
- Les objets que la loi déclare insaisissables.
- (Pronominal) S’expliquer, se manifester ou se faire connaître.
- Il ne veut point se déclarer là-dessus.
- Il s’est déclaré l’auteur de ce livre.
- (Sens figuré) — Après une période de six années de disette et de souffrances, une maladie épidémique, appelée peste blanche, se déclare dans la paroisse vers le mois de Mai et en décime la population. — (« Plérin : quelques notes sur cette commune », dans l’Annuaire des Côtes-du-Nord, tome 3, Saint-Brieuc : chez L. Prud'Homme, 1853, p. 25)
- (Pronominal) Exprimer des sentiments d'amour à quelqu'un.
- Je lui ai dit : « Ma sœur a du sentiment pour vous ; il faut vous déclarer. » — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 60)
- Fernande fût morte plutôt que de se déclarer, crime inexpiable à l’époque pour une amoureuse, mais ses silences et ses beaux regards noyés parlèrent pour elle. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 320)
- — Je perdais les pédales, je yoyotais, je régressais. Bref, j’étais tombé amoureux. Mais je n'osais pas encore me déclarer. — (Serge Loupien, Sexties, éditions Grasset, 1993)
- (Pronominal) Se prononcer ou prendre parti pour ou contre quelqu’un, pour ou contre quelque chose.
- Tenant la bride un peu haute à ce peuple déjà fort aliéné du service du Roi, il l'empêche de se déclarer et occupa les forts châteaux de Rosemont et de la Ferté-Chauldron. — (Le Nivernois: album historique pittoresque, publié par N.-J. Morellet, J.-C. Barat & E. Bussière, tome 1, Nevers : chez E. Bussière, 1840, page 26)
- Il est le premier ministre de la Guerre qui se soit déclaré hostile à l’alliance franco-russe, thème favori des hommes de la « Jésuitière ». — (Pierre Miquel, L'affaire Dreyfus, « Que sais-je ? » n° 867, Presses Universitaires de France, 1959)
- (Sens figuré) La victoire s’est déclarée pour nous.
- Le ciel se déclare en notre faveur.
- (Pronominal) Prendre parti dans une guerre commencée.
- Cette nation n’hésita plus à se déclarer. Le participe passé Déclaré, ée, s’emploie adjectivement dans ce sens.
- Ennemi déclaré.
- Partisan déclaré.
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réinitialiser
?- (Informatique) Remettre un système informatique ou une application dans son état initial.
- Mais m’sieur, wèche ! J'en ai encore pour dix minutes, le temps de réinitialiser la plateforme et tout quoi. Allez à pied, ce sera plus rapide ! — (Alick, Passions défendues, Montluçon : chez Rebelle Éditions, 2013, chap.13)
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transmet
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de transmettre.
- Le réfractaire-né avait reproché à son confrère et ami, dans son article du Citoyen libre, du 15 février 1881 : « d’offrir une prime à la servilité, de présenter aux loups la pâtée des chiens, de nouer un bouchon de paille à la queue d’un pur-sang, d’émasculer les forts, d’abeilardiser les virils, de sembler croire, enfin, que la littérature se transmet comme une couronne et qu’il y a une dynastie d’idées à répandre »… — (Lucien Descaves , Souvenirs d’un ours, 1946, pages 158-159)
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recommencer
?- Commencer de nouveau à faire ce qu’on a déjà fait, commencer deux fois quelque chose.
- Il paraît, nous a-t-on dit un jour, qu'il existe à Châteauneuf-le-Rouge un labyrinthe de buis si vaste que le jardinier a besoin de l'année entière pour le tailler : il commence à un bout, et, lorsqu'il arrive à la fin du tracé, recommence un nouveau circuit et une nouvelle année. — (Michel Racine & Françoise Binet, Jardins de Provence, Édisud, 1987, p. 132)
- (Intransitif) — Le bavardage continue incessant et ne prendra fin que lorsque sonnera l'heure du repas : il faudra alors à regret rentrer chez soi, mais on recommencera le lendemain et toujours on trouvera matière à commérages ! — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895, éd.1923)
- (Transitif) — Il recommence son travail qui était mal fait.
- (Impersonnel) — Il recommence à pleuvoir, à faire froid.
- L’amitié de Mlle de Gournay et de Montaigne ne peut-elle se recommencer ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Manège) Remettre un cheval aux premières leçons.
- Il est des chevaux qui oublient et qui se démentent, il faut les recommencer.
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crever
?- S’ouvrir par un effort violent.
- Nous traversâmes un large guéret dont les mottes crevaient sous nos pas en poussière rouge ; […]. — (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- Ce sac crèvera, si vous l’emplissez tant.
- Ce tuyau est trop faible, il est à craindre qu’il ne crève.
- Le nuage est près de crever.
- L’orage crèvera bientôt.
- L’abcès, la tumeur n’est pas encore près de crever.
- Le pneu de sa bicyclette, de son auto a crevé.
- (Familier) Mourir.
- C’est un bien joli métier ; ceux qui le font, au bout d’un mois ou deux, attrapent la colique de plomb... Sur trois coliqués, il y en a un qui crève... Par exemple, faut être juste, les deux autres crèvent aussi... mais à leur aise... ils prennent leur temps... se gobergent et durent environ un an, dix-huit mois au plus. Après ça, le métier n’est pas si mal payé qu’un autre, et il y a des gens nés coiffés qui y résistent deux ou trois ans... Mais ceux-la sont les anciens, les centenaires des blanc-de-cérusiens. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, tome 2, 1888, page 277)
- D’écœurement, de dégoût et d’indigestion, Tintin vomit tripes et boyaux et faillit en crever pendant la nuit. — (Louis Pergaud, La Traque aux nids, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Mais le plus drôle, c'était quand les deux mâles de la tribu Sauveterre, flanqués d’Eugénie, s’esclaffaient devant une toile du peintre placée contre le mur. C'était à crever de rire, à se rouler par terre. Feu roulant de lazzis ! blagues sans nom ! — (Pierre Dominique, « Les poux du lion », dans Les Œuvres Libres, n° 69, février 1927, Paris : chez Arthème Fayard et Cie, page 212)
- Que cela ne vaut plus la peine de lutter, que sa carrière est finie, qu'il aime autant crever tout de suite... Car il dit crever ! — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
- …par anesthésie le poisson se retourne et flotte, le ventre en l’air. C’est ce qui arrive également aux poissons fatigués, sur le point de crever ou venant d’être pêchés. — (Paul Bougis, Atlas des poissons – Fascicule I : Poissons marins, Tome I., 1959)
- La fatigue physique et psychologique du personnel, le scandale des gens qui crèvent seuls, le système qui ne tient qu’à un fil. — (Richard Martineau, Couvre-feu: cessons de nous foutre des autres, Le Journal de Québec, 16 janvier 2021)
- Crever de faim, de soif, (Sens figuré) avoir une grande faim, une grande soif.
- Crever de chaleur, (Sens figuré) avoir excessivement chaud.
- — Car, en vérité, poursuivit-il en se croisant les jambes et en se couchant dans un fauteuil, je m’ennuie énormément. — Sitôt que je m’assieds, je crève d’ennui. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
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abonner
?- (Centre de la France) Aborner, fixer par des bornes les limites d’un champ.
- (Pronominal) (Vieilli) Composer à un prix déterminé d’une taxe, d’une redevance casuelle.
- Il y a des villes où les marchands de vin ont la faculté de s’abonner avec la régie, pour s’affranchir de l’exercice.
- On s’abonnait jadis avec les curés pour les dîmes.
- Abonner une province à telle somme, etc.
- Contracter un engagement.
- S’abonner à un journal.
- Il m’a encouragé pour les exams, initié au cinéma, m’a abonné au Monde, offert une deuch pour mes vingt et un ans. — (Maurice Attia, Pointe Rouge, 2013)
- (Tournure rare avec l'infinitif prépositionnel) (Sens figuré) Le parasite aux regards affamés,Au flair instruit, à la bouche friande,Et qui s'abonne à dîner chez autruiPour ne jamais mettre le pot chez lui. — (Léonce Mazuyer, Rimes et raison, II: Petits vers philosophiques, Les Mouches ; Victor Palmé – éditeur des bollandistes, Paris, 1887, page 88.)
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juger
?- (Droit) Décider une affaire, un différend en qualité de juge.
- En dépit du morcellement législatif des coutumes, nous avons une unité remarquable de législation en cette matière, car c'est l’Église qui seule légifère et juge. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.126)
- Juger en dernier ressort. — Juger une personne, juger son procès.
- Décider comme arbitre et comme étant choisi par ceux qui sont en différend.
- C’est notre arbitre, il nous jugera. - Je m’en rapporte à ce qu’il en jugera.
- (Sens figuré) Être simple spectateur des événements, les louer ou les blâmer sans y prendre part.
- (Logique) Prononcer un jugement.
- Un enfant de dix ans est en état de raisonner et de juger.
- (Souvent) Se former, avoir ou énoncer, un avis, une opinion sur une personne ou sur une chose. Note : Il est parfois accompagné de la préposition de.
- Vous jugez cet homme trop sévèrement.
- Vous me jugez fort mal, si vous avez une telle opinion de moi.
- Juger des gens sur l’apparence, sur la mine.
- Juger de la pièce par l’échantillon.
- Je ne pouvais pas bien juger de la distance.
- Décider en bien ou en mal du mérite d’autrui, de ses pensées, de ses sentiments, du motif de ses actions.
- Vous en jugez légèrement, témérairement. — Jugez favorablement de lui.
- (Absolument) Ne jugez pas, si vous ne voulez être jugé.
- Conjecturer, estimer que, être d’avis, d’opinion que…
- La prière, c'est […] une sorte de tapage doublé de flagornerie. Ainsi en jugent […] les rationalistes qui affirment que rien n'est aussi absurde que de s'adresser à un Dieu immuable pour lui demander de bouleverser les lois de son univers en notre faveur. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 248)
- Le système de raréfaction des naissances est ici tellement ancré dans les esprits, qu'il finit par être jugé comme le signe d'une vie raisonnable, …. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le Prince […] ne peut naturellement vous recevoir en ce moment, mais il juge que votre venue est providentielle. Une dernière grâce du ciel, un heureux présage. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 137 de l’édition de 1921)
- Nous serions alors préoccupés par les inégalités, que beaucoup jugent pernicieuses, plutôt que par la pauvreté absolue, que ces mêmes personnes et beaucoup d'autres jugent plus pernicieuse encore. — (A. S. Bhalla, Mondialisation, croissance et marginalisation, page 46, IDRC-CRDI, 1998)
- Évaluer ; estimer.
- Cependant, il juge assez correctement des distances et ne lance pas sa langue à l'étourdie sur une proie hors d'atteinte. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- Josiane était partagée entre le désespoir et la fureur. Elle jugea bon de tenter un dernier effort avant qu'elle ne décanillât : […]. — (André Lavacourt, Les Français de la décadence: roman, Gallimard, 1960, p. 335)
- Elle faisait face à l'étagère où étaient regroupés mes vinyles. J'ai eu le sentiment qu'elle était en train de juger ma discothèque et qu'à travers elle, elle me jugeait moi. — (Olivier Martinelli, Une Légende, E-fractions éditions, 2014, chap.5)
- (Pronominal) (Équitation) En parlant d'un cheval, avancer de sorte que le membre postérieur arrive au même niveau que l'antérieur lors de la foulée suivante.
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éviter
?- Échapper, se soustraire à quelque chose de nuisible, de désagréable.
- Dans les sols légers et perméables la potasse sera fournie sous forme de kaïnite. Dans les sols argileux, il faut éviter de l'employer. — (René Lafon, La culture du blé dans l'arrondissement de Barbezieux avec une étude de sols de l'arrondissement, Barbezieux : Imprimerie Émile Venthenat, 1913, page 28)
- Je suivis une route en zigzags qui devaient me faire éviter tous les dangers. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Et pourquoi ne serait-ce pas toi ? dit Godain tout bas à Catherine, il y aurait une pannerée d’écus à vendanger pour éviter le tapage, et du coup tu serais la maîtresse ici… — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre douzième)
- On verse sur le tas ou dans le composteur tous les déchets végétaux du jardin en évitant le branchage d'un trop gros diamètre. — (Alain Baraton, Mes trucs et astuces de jardinier, Éditions Flammarion, 2014)
- Évitez de « coincer » un pot dans un cache-pot étroit et profond, car l'eau d’arrosage risque de s’accumuler au fond sans que vous vous en rendiez compte. — (Odile Koenig, Encyclopédie visuelle des plantes d'intérieur, Éditions Artémis, 2005, page 47)
- (Par extension) — Les négociants en ânes qui vivaient hors de chez eux à longueur de temps et étaient absents huit à neuf mois dans l'année ne pouvaient éviter d'avoir une maîtresse quelque part. — (Liu Zhenyun , En un mot comme en mille, traduit du chinois par Isabelle Bijon & Wang Jiann-Yuh, Éditions Gallimard, 2013, chapitre 2)
- (Marine) (Intransitif) Tourner autour de son ancre au changement de vent ou de marée, en parlant d’un navire.
- Éviter au vent, à la marée.
- — C’est l’heure de la marée, me dit Vitalis, répondant sans que je l’eusse interrogé, à mon étonnement ; il y a des navires qui arrivent de la pleine mer, après de longs voyages : ce sont ceux dont la peinture est salie et qui sont comme rouillés ; il y en a d’autres qui quittent le port ; ceux que tu vois au milieu de la rivière, tourner sur eux-mêmes, évitent sur leurs ancres de manière à présenter leur proue au flot montant. — (Hector Malot, Sans famille, E. Dentu, Paris, 1887, page 99)
- Tous les grands navires de mouillage évitaient sur leurs ancres, tandis que s’entrechoquaient à notre droite les trains de couraux et de coutrillons, les grandes allèges de débarquement et une myriade de canots et de barques comme la nôtre. — (Bruno Poissonnier, Les Aventures extraordinaires de Gaye-Bordas, De Borée, Sayat, 2014, page 310)
-
recadrez
?- Deuxième personne du pluriel du présent de l’indicatif de recadrer.
- Deuxième personne du pluriel de l’impératif de recadrer.
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parfait
?- Qui réunit toutes les qualités, sans nul mélange de défauts.
- La télévision retransmettait en boucle la performance parfaite de Nadia Comaneci aux barres asymétriques. [...] La perfection, répétait le commentateur éberlué, qui paraissait à bout de souffle. J'avais presque envie de lui dire : Calmez-vous, mon vieux! Des tas de choses sont parfaites : les aurores boréales, les fjords de la baie d'Ungava, l'obscurité polaire, le moindre flocon de neige est parfait! [...] — (Serge Lamothe, Mektoub, éditions Alto, Québec, 2016, pp. 19-20)
- Deux épéistes se sont livrés à un duel devant un superbe fond de pleine lune. Une initiative qui a permis à un photographe italien, Francesco Fanti, de capturer deux silhouettes parfaites. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 9 septembre 2022, page 22)
- Qui n’a que des qualités ; qui est accompli dans son genre ; qui est au plus haut de l’échelle des valeurs.
- La porcelaine, cette matière céramique la plus parfaite, résulte de la liaison à une température très élevée, de l’infusible kaolin et du fusible feldspath, en une masse homogène. — (Le Siècle du rococo: art et civilisation du XVIIIème siècle, Residenzmuseum München, H. Rinn, 1858, page 223)
- Rosebud se cherche toujours. Elle ne sait pas exactement ce qu’elle veut, mais elle sait très bien ce qu’elle refuse : retourner à Aix et devenir la parfaite épouse d'un pinardier. — (Michel Lebrun, Les ogres, French Pulp éditions, 2014, chap. 21)
- Qui est complet, total.
- Dans cette chambre noire, l’obscurité n’est pas parfaite.
- Une solitude parfaite.
- Un repos parfait.
- Sa guérison n’est pas parfaite.
- Un parfait imbécile.
- Un parfait coquin.
- Et le Christ a dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Et parfait ne veut pas dire seulement exempt de péchés, mais de défauts, de manques, c'est-à-dire terminé. — (Arnaud Desjardins, Les chemins de la sagesse, La Table Ronde, Pocket spiritualité, 1999, p. 38)
- Qui répond exactement, strictement à un concept.
- Carré parfait, nombre parfait, consonance parfaite, ensemble parfait, gaz parfait.
- (Topologie) Se dit d’une partie fermée sans points isolés.
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sachez
?- Deuxième personne du pluriel de l’impératif de savoir.
- Sachez, comte Henri, que c'est petit métier de voltairianiser dans les lieux où l’on boit du petit vin : sachez que l’absence de religion fait seule donner de si beaux chevaux à Zora ; et qu’après tout, mieux vaut encore mettre une bête de 15,000 fr. dans l’écurie de cette rousse que de sâouler d’impiété quelques centaines de butors, pour un gage de quinze pistoles. — (Louis Veuillot, Les Odeurs de Paris, 1867)
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échangée
?- Participe passé féminin singulier de échanger.
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télé
?- (Familier) Téléviseur.
- Xavier Flactif, agent immobilier douteux, achète en 2003 au Grand-Bornand un chalet qu'il meuble avec un luxe ostentatoire aux yeux de certains : “fauteuil en cuir, télé grand écran, frigo américain”, objets qu'un couple de ses voisins passablement obtus nomme et convoite jusqu'à l'obsession. — (Armand Farrachi, Le triomphe de la bêtise, Actes Sud Littérature, 2018)
- Lorsque les télés s'allumentPauvre fantôme des brumesS’en revient succès posthumeNous hanter au fond des cours. — (Jean-Roger Caussimon, Paris jadis, 1977)
- Quand on a repositionné l’abominable lit médicalisé droit devant la télé, mon frère a dit, tu veux regarder la télé maman ? — (Yasmina Reza, Serge, 2021)
- (Familier) Télévision.
- Car tous ces groupements : motards, agriculteurs, Bretons, « ératépistes », enseignants, catholiques ou boulangers... veulent une télé inconditionnelle pour défendre leurs intérêts. — (François de Closets, Le système E.P.M, Grasset, 1980)
- La télé s'en mêla, vous pensez bien, et filma, en gros plan, un rectangle de carton scotché sur une porte, et qui affirmait que derrière le vantail se trouvait bien un « Laboratoire de Parapsychologie ». Cette preuve irréfutable devait faire taire les médisants. — (René Cavanhie, Les esprits frappeurs de Vailhauquès, dans Le Québec sceptique, n°24, p.28, décembre 1992)
- Quand on a repositionné l’abominable lit médicalisé droit devant la télé, mon frère a dit, tu veux regarder la télé maman ? — (Yasmina Reza, Serge, 2021)
- Sur les écrans plats, un match de foot est retransmis par la chaîne Eurosport. Estelle déteste le sport à la télé mais elle ne peut rien contre le phénomène des écrans plats qui grignotent chaque jour un peu plus les espaces publics. — (Stéphanie Glénat Cassan, SDF, sans difficulté financière, Éditions Publibook, 2009, page 169)
- (Familier) Entreprise de production et de télédiffusion de programmes audiovisuels.
- Le budget est colossal pour un film de cul : 10 millions d’Euros ! Un truc inimaginable. On s'est mis à cinq maisons de prod’ pour arriver à boucler les crédits, quelques télés nous ont suivi aussi, par je ne sais quel miracle... — (Thibaut Amant, Sexworkers, Éditions Le Manuscrit, 2003, page 58)
- « On reprochait à Silvio Berlusconi de mettre ses télés au service de sa carrière politique, mais maintenant, il y a un groupe privé, celui de Bolloré, qui a choisi Zemmour comme porte-parole de ses intérêts, enchaîne l’ancien locataire de l'Élysée— (Alexis Boisselier, Présidentielle : Vincent Bolloré roule-t-il pour Éric Zemmour ?, Ouest France, 28 décembre 2021)
-
effrayer
?- Remplir de frayeur.
- Des soudacs et des esturgeons tout argentés battaient l'eau de leur queue puissante et effrayaient les sterlets et les ombres-chevaliers. — (Victor Tissot, La Russie et les Russes: Indiscrétions de voyage, Éditions E. Dentu, 1882, page 225)
- J’effraye Michal comme on effraye une cousine en Normandie, avec l’aide d’une rainette, d’une araignée. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Vous me le paierez ! Mais cela ne prenait plus, et tous étaient persuadés qu’il ne gueulait ainsi que pour effrayer les gens. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Pronominal) — T’effraie pas, dit-il. Elle est en sûreté, puisque je la protège. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Pronominal) Ahmed Abdou s’effrayait aussitôt, et craignait que la graine dure et traîtresse, cachée sous les fibres, ne blessât la fillette. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
-
ajouter
?- Mettre en plus.
- Le père Thomas est prêt, une mèche neuve a été lestement ajoutée à son fouet de malle ; il part faisant à son tour résonner l'air de ses clics-clacs les plus harmonieux. — (J. Hilpert, « Le Postillon », dans Les Français peints par eux-mêmes, tome 1, Paris : chez N.-J. Philippart, 1861, page 296)
- Ce passage a été ajouté à ce livre. — Il a ajouté de nouveaux legs à son testament. — Si on ajoute 1 à 2 on obtient 3.
- Dire en plus.
- Pour sonder son frère, Aristide, qui n’osait paraître inquiet ouvertement, se contenta de lui demander :— As-tu lu mon article d’hier ? Qu’en penses-tu ?Eugène eut un léger mouvement d’épaules.— Vous êtes un niais, mon frère, répondit-il simplement.— Alors, s’écria le journaliste en pâlissant, tu donnes raison à Vuillet, tu crois au triomphe de Vuillet.— Moi !… Vuillet…Il allait certainement ajouter : « Vuillet est un niais comme toi. » Mais en apercevant la face grimaçante de son frère qui se tendait anxieusement vers lui, il parut pris d’une subite défiance. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99-100)
- Puis comme pour l’accabler ou le pousser à y renoncer, elle ajoutait que grand-père ne serait pas fier de le voir courir, à bout de souffle derrière les camions à ordures et de ramasser les déchets des « gaouris ». — (Mohamed Bka, Algérie : Souffrances et espoir, Société des Écrivains, 2008, page 32)
- J'y ai pensé. Bonne chance, amigo ! Et à la prochaine, ajouta-t-il tandis que les frères Knight s'engouffraient dans le 4x4 sans plus attendre. — (Sandra Marton, Les sortilèges du désir, Harlequin, 2012, chap.12)
- (Intransitif) Augmenter.
- Elle n'était pas amoureuse, mais elle aimait paraître avec le bel Italien qui exhibait sa fortune de manière un peu ostentatoire et démontrait un dilettantisme ajoutant à son charme. — (Justine Laval, Les Romanesques, tome 5 : L'enfant de l'amour, Éditions 92, 2011, chap. 3)
- Discuter de cela ne fait qu’ajouter au malaise.
- (Absolument) Amplifier par des circonstances inventées.
- Ajouter au conte, ajouter à la lettre,
- (Pronominal) S’additionner.
- À la suractivité ordinaire des rues de New York s’ajouta une fièvre belliqueuse. — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, p. 213, Mercure de France, 1921)
-
lisais
?- Première personne du singulier de l’imparfait de lire.
- Je lisais de vieux Wodehouse. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 228)
- Deuxième personne du singulier de l’imparfait de lire.
- À Maisons-Alfort, tu me lisais des vers de Leopardi et je m’endormais parce que je n’y comprenais rien ! — (Françoise Bourdin,Gran Paradiso, 2018, chapitre 8)
-
embêter
?- (Familier) Causer un tort ou du souci.
- L’habitude des parents qui « larguent » leurs enfants devant l’école au dernier moment « embêtait » particulièrement la mairie. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 5 octobre 2022, page 5)
- Énerver, importuner quelqu’un.
- J’embête mon cousin.
- (Pronominal) (Familier) Éprouver un ennui, s’ennuyer.
-
effet
?- Ce qui est produit par quelque cause.
- La fonction du philosophe consiste exclusivement dans la profanation des idées. Aucune violence n’égale par ses effets la violence théorique. Plus tard, l’action vient… — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, page 44)
- Les Abenomics, ces solutions proposées par Shinzo Abe pour sortir le pays de l’atonie (croissance autour de 0 % depuis 1992), n’ont pas l’effet attendu. — (Hugo Billard, Mon Atlas de prépa. 80 thèmes pour réussir les concours (Siences Po, Écoles de commerce, ENS), 2018)
- Parmi les fléaux qui s’abattent sur la vigne, le plus terrible, dans ses effets, est évidemment la grêle. Le vignoble est beau, et plein de promesses, et cinq minutes plus tard il n’en reste rien […] — (Sachez soigner vos vignes grêlées, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, Éditions La Terre nationale, page 59)
- À titre d’exemple, la réaction simplifiée (3) résume la transformation de phosphate tricalcique insoluble en phosphate monocalcique nettement plus soluble sous l’effet d’un acide carboxylique […] — (INRA, coordonné par Pierre Stengel et S. Gelin, Sol : interface fragile, Éditions Quae, 1998, page 85)
- (Billard, Sport) Sorte de rotation imprimée à l’objet que l’on lance (boule de pétanque, boule de quilles, …) ou que l’on frappe (ballon de football, balle de tennis, bille de billard, …) afin de modifier son mouvement ultérieur.
- Faire des effets.
- Penché sur le billard, il est en train de combiner un magnifique effet de recul ; c’est son fort, à lui, les effets de recul !… — (Alphonse Daudet, La partie de billard, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 18)
- Joli coup de deux… Par un effet sur la rouge, il touche la blanche et gagne la partie. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 214)
- (Mécanique) Effort transmis par un mécanisme.
- (Art) (Littéraire) Ce qui frappe, de ce qui attire ou captive les regards ou l’attention.
- Ces arbrisseaux font aussi un très bel effet dans les bosquets et les boulingrins à cause de l’aspect de leurs fruits. — (Th. W. Forsyth, Traité de la culture des arbres fruitiers, 1803, page 197)
- Il y a de beaux effets de lumière, de clair-obscur dans ce tableau.
- Les cinquante titres récupèrent et déroutent, avec un zeste d’ironie et, parfois, avec un léger effet captieux, le lexique sur la pandémie de COVID-19, le vocabulaire et les syntagmes titrés dans les journaux. — (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, page 8)
- Ce qui est destiné ou ce qui vise à produire de l’effet.
- Le malheureux petit Chose, arraché à son rêve, tombé du ciel, promenait autour de lui de grands yeux étonnés où se peignait un effarement si naturel, si comique, que toute la salle partait d’un gros éclat de rire. En argot de théâtre, c’est ce qu’on appelle un effet. Sans le vouloir, il avait trouvé un effet. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 233)
- Eh ! malheureux ! il y a là, à côté de toi, un pauvre diable qui en passant ses trois sous avec les tiens, au conducteur, vient de laisser tomber des bouts de notes sur lesquels il avait inscrit les deux premières phrases qu’il va prononcer contre ton favori ; plus, quatre ou cinq effets, criards comme des images d’Épinal et qui doivent colorier sa harangue.Tu es peut-être assis dessus — tu as le derrière sur mon éloquence ! — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- J’aime les phrases courtes, dépassionnées. Je déteste les « effets » si chers aux avocats et, il faut croire, si efficaces. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 239)
- « Johnny se donne à Bercy » pendant trois semaines, à guichets fermés. Dans ce lieu gigantesque où l'on s'attend à une débauche de lumières et d’effets, le spectacle surprend par sa sobriété, […]. — (Frédéric Quinonero, Johnny live : 50 ans de scènes, éd. L'Archipel, 2012)
- Exécution d’une chose.
- En venir à l’effet.
- Des paroles ils en vinrent aux effets.
- Voilà de belles propositions, mais il faut les mettre à effet.
- Il faut que l’effet s’ensuive.
- Il faut en voir l’effet.
- La chose a eu son effet, son plein et entier effet, est demeurée sans effet.
- (Commerce) Billet à ordre, lettre de change, papier de crédit.
- Un effet de commerce.
- Il a beaucoup d’effets en portefeuille.
- Souscrire un effet.
- Effet payable au porteur, ou, simplement, Effet au porteur.
- (Au pluriel) (Spécialement) Les biens, les objets meubles, ou censés tels d’après la loi.
- Les effets d’une succession.
- Mais, Monsieur, je suis chargé de la garde de cette maison […] et je ne connais pas les objets qui sont à vous. Je ne veux pas risquer de voir enlever des effets dont je suis responsable et qui appartiennent à ces gens-là. — (Comtesse de Ségur, L’Auberge de l’Ange Gardien, 1888)
- (Au pluriel) (Spécialement) Objets meubles qui sont à l’usage d’une personne, il s’agit presque exclusivement aujourd’hui du linge et des vêtements.
- Mon cheval, sellé et bridé, ronge son frein et piaffe à ma porte; mes effets encombrent le patio, ficelés et prêts à être chargés. — (FrédéricWeisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 26)
- Les chemises de mon mari avaient besoin de boutons et le raccommodage de ses effets m’incombait, naturellement ! — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
-
taper
?- (Familier) Frapper du plat de la main, battre, donner un ou plusieurs coups.
- Taper un enfant.
- Si vous désobéissez, je vous taperai.
- Elles se tapèrent comme les laveuses tapent leur linge, rudement, en cadence. Quand elles se touchaient, le coup s’amortissait, on aurait dit une claque dans un baquet d’eau. — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877, page 400)
- Se taper le front.
- Ça riait en se tapant les cuisses. — (Jean Giono, Un de Baumugnes, 1929, page 67)
- Frapper, cogner, toquer pour produire un bruit.
- Dedans on buvait des boissons variées qu’à la couleur on reconnaissait pour du cidre, du café ou de l’eau-de-vie, et l’on tapait les verres ou les tasses sur les tables avec des éclats de voix qui ressemblaient à des disputes. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Il faisait joyeusement taper ses béquilles sur le pavé. — (René Benjamin, Gaspard, 1915, page 150)
- Taper trois coups à la porte.
- (Théâtre) Frapper trois coups pour annoncer le début du spectacle.
- L’Annoncier tape fortement le sol avec sa canne, et lorsque le silence règne, il annonce : Le Soulier de satin ou Le Pire n’est pas toujours sûr — (Paul Claudel, Le Soulier de satin, 1944)
- (Musique) Mal jouer de la musique en frappant sans nuance sur un instrument.
- Il n’y avait guère là, le soir, que la seconde des corsets, miss Powell, qui tapait sèchement du Chopin sur le piano. — (Émile Zola, Au Bonheur des dames, 1883, page 648)
- Dactylographier, écrire à la machine ou à l'ordinateur, les doigts frappant le clavier.
- Je lui dictais sévèrement des choses ennuyeuses qu’elle tapait avec une application timide, toute frêle, toute mièvre dans sa robe de confection simili popeline. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 199)
- J’étais écœurée de son attitude, elle jouait les étonnées et essayait de me persuader que c'était Jojo qui avait tapé ce courrier. — (Catherine Podgorski, Charlatan, Scélérat, Menteur! Je vous présente mon employeur, Éditions Publibook, 2001, page 68)
- Je tapai un début de phrase, sans conviction. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 30)
- Jouer, le complément d’objet désignant des cartes (→ voir taper le carton) ou un jeu de cartes.
- Il regarda dans la glace quatre vieux qui tapaient une belote en silence. — (René Fallet, Banlieue sud-est, 1947, page 33)
- Les vrais « hommes » se réfugient chez Dupont tout est bon, où la banalité est encore de mise, dans les tabacs rebelles aux effets, et tapent leurs parties de cartes sur le tapis de tout le monde sans verser dans un académisme de sages-femmes. — (Léon-Paul Fargue, Le Piéton de Paris, 1939, page 137)
- (Argot) Prendre.
- On pique, on avale… on tape dans le tas avec les doigts… le tout c’est de s’y mettre… Et c’est excellent ! — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Mort à crédit, Denoël, Paris, 1936, page 324)
- (Populaire) Se faire donner ou prêter de l'argent.
- Mon fils m’a tapé vingt euros.
- Gontran.— Non, je viens pour le taper, ainsi vous comprenez…Moricet.— Le taper !… Vous frappez votre famille ?Gontran.— Mais non… Je voudrais qu’il me prête cinq cents francs. — (Georges Feydeau, Monsieur chasse !, 1892)
- Je ne sais pas si vous savez que vous êtes comtesse de Combray et que le chapitre vous doit une redevance ?— Je ne sais pas ce que me doit le chapitre, mais je sais que je suis tapée de cent francs tous les ans par le curé, ce dont je me passerais. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 198)
- L’idée du mariage flottait autour de Jacques : « Je ne puis pourtant plus taper maman », pensait-il ; de fait, la marquise d’Iscamps était bien capable de se ruiner toute seule et sans qu’on l’y aidât. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Lecouvreur était encore un bleu dans le métier de bistrot. Il ne savait pas se débarrasser des raseurs qui le tapaient d’une tournée. — (Eugène Dabit, L’Hôtel du Nord, 1929, page 60)
- Entre vingt et trente ans, on peut taper les copains pour finir le mois, ça n’a pas d’importance. Entre trente et quarante, ça commence à devenir pénible. Au-dessus de quarante, c’est intolérable. — (Roger Vailland, Drôle de jeu, 1945, page 206)
- (Intransitif) Frapper, donner un ou plusieurs coups, rosser, heurter, cogner.
- Taper sur quelque chose.
- Il lui tapa sur le ventre.
- Elles couraient et couraient. Leur cœur tapait ; bientôt le souffle leur manqua. — (Henri Pourrat, Gaspard des montagnes, 1930, page 242)
- Ce fut lui, enfin, qui enfonça les crochets pour les fameux rideaux, non sans taper du marteau sur ses doigts. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
- Levaque, délassé et excité d’avoir tapé sur sa femme, tâcha vainement d’entraîner Maheu chez Rasseneur. — (Émile Zola, Germinal, 1885, page 1233)
- (Intransitif) (Par extension) En parlant du soleil, frapper par sa puissance ou sa luminosité.
- Le soleil tapait à travers la vitre, je comptais les gares et je lisais et relisais l’adresse et le numéro de téléphone sur la carte de Georges. — (Lolita Pille, Bubble gum, Bernard Grasset, Paris, 2004, ISBN 2-246-64411-9, chapitre III, page 43)
- Mets-toi une casquette, le soleil va taper fort aujourd'hui. — (Michel Rabagliati, Paul à la pêche, éditions la Pastèque, Montréal, 2006, page 75)
- (Intransitif) Frapper, atteindre.
- Taper à côté : Échouer.
- Taper dans le mille : Réussir.
- (Intransitif) Monter à la tête, enivrer.
- Tu monteras deux bouteilles de notre Lunel… du deux francs… de celui qui tape. — (Edmond et Jules de Goncourt, Germinie Lacerteux, 1864, page 129)
- Prendre au nez, à la gorge, puer.
- Ça tape ici !
- Il tape des arpions que c’est pas croyable… On se recule nauséeux. — (Bertrand Blier, Les Valseuses, 1972)
- (Pronominal) (Populaire) Manger, boire.
- J’avais de quoi alimenter la conversation chez Lipp où j’avais l’intention d’aller me taper une choucroute. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre II, Série noire, Gallimard, 1956, page 19)
- Tiens, ma vieille elle a soixante-cinq ans, j’habite avec elle. Eh bien, à son âge, elle se tape encore son kil de rouge dans la journée. — (Jean-Paul Sartre, Les Chemins de la liberté : La Mort dans l’âme, 1949, page 247)
- (Pronominal) Faire, être obligé, contraint de faire.
- C’est moi qui ait dû me taper tout le travail.
- «Qu’il se débrouille. Je me suis déjà tapé les mesures à défendre», souffle à Chez Pol un cador du groupe LREM à l’Assemblée. — (Sylvain Chazot, Etienne Baldit et Chez Pol, À LREM, la patience envers Jean-Michel Blanquer a des limites, Libération, 18 janvier 2022)
- J’ai dû me taper tout le trajet à pied.
- (Pronominal) Être atteint par, subir.
- Se taper une angine.
- (Pronominal) (Vulgaire) Se faire, faire l’amour avec.
- Se taper un mec.
- Se taper une meuf.
- (Pronominal) (Populaire) Faire coup blanc, ne rien obtenir, faire des efforts en vain.
- Tu peux toujours te taper.
- (Pronominal) (Vulgaire) Se branler, n’en avoir rien à foutre.
- Je m’en tape !
- Je n’en ai rien à taper.
- Nous faisons des confidences, toujours des confidences – « grande rencontre », « profonde générosité », « c’est un homme formidable » – d’une impudeur démente et dont tout le monde se tape. — (Fabrice Luchini, Comédie française, Flammarion, J’ai lu, 2016, page 198)
- (Familier) Consommer de la drogue par le nez.
- […] ce n’est pas parce que 11% des fumeurs de cannabis vont ensuite se taper une ligne de coke qu’ils le font à cause de la ganja qu’ils ont fumée. — (Théo Chapuis, Une fois pour toutes, le cannabis conduit-il à la consommation d'autres drogues ?, site konbini.com, 29 avril 2015)
-
remonter
?- Monter une seconde fois, monter de nouveau.
- Remontons à âne et continuons notre promenade. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
- Le mercredi matin à 5 heures, Le Gonidec, son quart étant tiré, quitte la dunette. Il prend un peu de repos et remonte. — (José Gers, Ma mort du Pourquoi pas ?, 1936)
- Il avait repassé le Doubs à la minuit, au lac de Chaillon, puis il avait remonté les crêts par un des milles[sic] sentiers que l’ingéniosité des contrebandiers leur fait sans cesse frayer à travers ces prés-bois et ces boqueteaux de sapins. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Après s’être retiré du théâtre, cet acteur est remonté sur la scène.
- Retourner où l’on était avant de descendre.
- Nous en avons assez des dentellières et de leurs racontars, et nous remontons vers la ville haute. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- L’avion revient vers nous, plane un moment sur nos têtes, glisse, remonte et, dans une dernière caracole, pique vers son hangar. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, pages 203-204)
- Lors d’une halte, en remontant dans le truck, Paul montre à Stacy les cookies qu’il a dérobés. — (Philippe Onagre, Runaways : Fugues, BoD-Books on Demand France, 2010, page 35)
- Le baromètre remonte.
- Retourner vers le lieu ou le point d’où elles étaient descendues, en parlant des choses.
- Pareil à une bête tapie dans les hauteurs, le lourd rideau s'abattait, puis remontait au cintre, tandis que les duettistes venaient saluer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- L’hiver dernier, ça a gelé dur, très dur, la terre a gonflé et les pavés sont remontés comme des dents qui se déchaussent. — (Christian Gailly, L’Air, Les Éditions de Minuit, 1991, chap. 12)
- Les fleuves remonteront vers leur source avant que cela arrive. — Cette digue fait remonter l’eau jusqu’à tel endroit.
- Aller vers le haut après avoir descendu.
- Dès la fin novembre, les plantations de peupliers peuvent débuter, […]. À l’exception toutefois des stations où la nappe remonte près de la surface en hiver. Dans ces parcelles, mieux vaut attendre mars, voire avril. — (Vincent Thècle, Peupliers : comment réussir les nouvelles plantations., dans La France agricole, n° 3361 du 26 novembre 2010)
- Après une longue descente, la route remonte vers le plateau.
- Se diriger dans une direction septentrionale.
- J’ai grimpé avec le pilote à mon poste dans les barres de perroquet ; il gelait et nous remontions vers le Nord, les voiles serrées, contre un vent coupant et froid. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Quand on remonte de Toul vers le Nord-Ouest, le paysage n'est pas sans grandeur. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 9)
- Reprendre la valeur qu’elles avaient perdues.
- Les actions remontent.
- Les fonds publics remontent.
- (Médecine) Aller vers le cœur, en parlant d’une humeur qui semblait s’être portée sur les extrémités.
- La goutte remonte.
- Aller dans la direction contraire au courant, au flux.
- Il vente très fort, des goélands passent, emportés par la tempête, et essaient vainement de remonter le vent. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil ; tome 1, de New-York à Tahiti, 1929)
- Du reste, l’histoire ne remonte jamais son cours et il n'est au pouvoir de personne de vivre l’histoire à reculons. — (Les Communistes expliquent: l'autonomie démocratique et populaire, Parti communiste martiniquais, 1978, page 140)
- (En particulier) Aller vers la source d’un cours d’eau, soit en naviguant, soit en suivant à terre l’une de ses rives.
- Le tarif des droits à percevoir sur les marchandises transportées par le Rhin , sera réglé de manière , que la totalité du droit à payer entre Strasbourg et la frontière du Royaume des Pays-Bas soit , en remontant, de deux francs , et en descendant, d'un franc trente-trois centimes par quintal, […]. — (Annales maritimes et coloniales, 1818, page 374)
- Nous reçûmes l’ordre de côtoyer en le remontant le ruisseau de la Tourbe, qui arrose la plus triste vallée du monde, entre des collines basses, sans arbres et sans buissons. — (Johann Wolfgang von Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 52)
- Nous remontâmes alors la Dwina pendant deux jours et jetâmes un pont sur ce fleuve que le deuxième corps entier passa pour atteindre la grande route de Polotsk à Saianétersbourg. — (Campagne de Russie, 1812, d’après le journal illustré d’un témoin oculaire, avec introduction de C-G. Faber Du Faur, Paris : chez Flammarion, 1895, page 23)
- (Sens figuré) Reprendre les choses de plus loin, dans un discours ou dans une narration.
- Mais pour que vous pigiez l’histoire, faut que j’remonte à 1919, au temps qu’Milo-la-Graisse terrorisait le quartier. C’est à Grenelle qu’il habitait. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Sans remonter à l’événement traumatique fondateur que furent les massacres de la Saint-Barthélemy, on rappellera que la minorité réformée fut l'objet, sous Louis XIV, d'un « mémoricide » sans précédent : […]. — (Chantal Bordes-Benayoun, Patrick Cabanel et Colette Zytnicki, Les musées protestants et juifs dans le midi de la France, dans Une histoire à soi: Figurations du passé et localités, sous la direction de Alban Bensa et Daniel Fabre, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015)
- Considérer une chose dans son origine.
- Hormis quelques scènes isolées, mes premiers souvenirs ne remontent guère au-delà de 1910 et à notre jardin de Sanvic, près du Havre, si grand à mes yeux d'enfant, agrémenté d'une pelouse encadrée de rhododendrons. — (Louis Néel, Un siècle de physique, éditions Odile Jacob, 1991)
- À ce signal, le portier vint, armé d’une lanterne, prendre Godefroid, le conduisit jusque dans la rue, et referma l’énorme porte jaunâtre, pesante comme celle d’une prison, et décorée de serrureries en arabesques, qui remontaient à une époque difficile à déterminer. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)
- Déterminer depuis l’origine.
- […]; Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population; […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Les seules traces de civilisation rencontrées remontaient à dix-huit siècles avec des oppida romaines. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 119)
- De chaumières en tavernes, il écoute les bardes et les vieux rhapsodes qui lui récitent des chants populaires remontant à la nuit des temps. — (André Clavel, L’Iliade boréale, dans L’Express n° 3081, 21 juillet 2010)
- — Oh alors, ça remonte à longtemps, dit l’homme. Mais on peut le savoir. J’ai de l’ordre dans mes affaires. » — (Nicolas Saudray, Voyage au pays des frogs, 1990, Balland, page 60)
- Mais oui, ça remonte à longtemps. Elle vendait des beignets de morue. Elle avait fait fortune dans le commerce — le plus grand commerce de Trinité lui appartenait —. Puis elle a disparu. — (Christian Paviot, La demoiselle des mornes, 2002, page 354)
- Se diriger en suivant une piste.
- Compte tenu de la pluie qui était tombée, Misty avait sûrement laissé des dizaines de traces qui nous permettraient de remonter jusqu’à elle si on se grouillait un peu. — (Andrée A. Michaud, Lazy Bird, Québec Amérique, 2009, page 121)
- (Transitif) Monter de nouveau.
- Il ne fait que monter, descendre et remonter l’escalier.
- (Transitif) Parcourir de bas en haut une chose que l’on avait descendue.
- La nuit est chaude. Vous remontez en flânant la Canebière et vous la quittez au boulevard Dugommier. Vous arriver vite au bel escalier monumental, tout battant neuf, qui monte à la gare. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Nous contournâmes, sans l’apercevoir, la colonne, puis le taxi remonta le faubourg Saint-Antoine, prit à gauche. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Après avoir descendu cette pente rapide, il fallut la remonter.
- (Transitif) Suivre un parcours en sens contraire d’un courant, du cours d’un fleuve.
- Remonter le courant.
- Remonter le cours d’un fleuve, d’une rivière
- (Transitif) (Par extension) Naviguer contre le courant.
- Remonter un fleuve, une rivière.
- (Transitif) (Par extension) Côtoyer un cours d’eau en se dirigeant vers sa source.
- (Transitif) Porter de nouveau en haut ; remettre une chose en un point d’où on l’avait descendue, d’où elle était descendue.
- Pour la garder dans son lit, à l'instar des producteurs d’Alerte à Malibu et Cie, son mari avait exigé qu'elle redressât son nez, ravalât sa façade, repulpât ses lèvres, retendît son ventre, remontât ses fesses et siliconât ses seins. — (Catherine Gaillard-Sarron, « Le pygmalion », dans Paquet surprise : nouvelles, Éditions Librinova, 2016)
- Ils remontent au total quatre lingots de cuivre et 84 barres de quartzite. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 29 juillet 2022, pages locales, page 1)
- (Transitif) (Par ellipse) (Horlogerie) Tendre de nouveau le ressort d’un mécanisme d’horlogerie.
- Remonter une horloge, une pendule, une montre, une mécanique.
- Le mouvement, excellent sans doute, n’avait pas été remonté depuis deux siècles. - Ce n’était pas pour savoir l’heure que j’avais acheté cette pendule en Touraine. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- Sa montre qu’il tira de sa poche s’était arrêtée à six heures. Il avait oublié de la remonter, la veille. La veille, à onze heures du soir, il avait oublié de remonter cette montre qu’il tenait dans le creux de sa main et qu’il regardait comme s’il ne l’avait jamais vue. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 229)
- (Par extension) Remonter un ressort.
- (Transitif) (Sens figuré) Relever ce qui était abattu dans l’âme d’une personne.
- Remonter le courage, le moral de quelqu’un.
- (Transitif) Réconforter.
- Prenez quelques gouttes de ce cordial, il vous remontera.
- — Fichtre ! dit-il, tu n’es pas dans ton assiette. Veux-tu un petit verre de liqueur pour te remonter ? — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Apprenant que je n’ai pu venir à bout d’une demi-bouteille de champagne, achetée pour me « remonter », il [Count Basie] s’en empare et l’achève d’une seule lampée. — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 149)
- (Transitif) (Spécialement) Donner un degré d’alcool plus élevé en y ajoutant de l’alcool.
- Remonter un vin, un cidre, une liqueur.
- (Transitif) Remettre en état ce qui était démonté.
- […], et commence la cueillette du butin. N'ayant plus ni chaussettes, ni bottines, ni sac, les déguenillés remontent tranquillement leur garde-robe. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, page 359)
- Remonter un moteur, un lit, une armoire.
- (Transitif) (Bijouterie) Donner une nouvelle monture.
- Remonter un diamant.
- (Transitif) Garnir de pièces neuves.
- Remonter des bottes. — Remonter un fusil, un pistolet. — Remonter un violon, une guitare : Les garnir de cordes neuves.
- (Transitif) (Équitation) Doter de nouvelles montures ; acheter de nouveaux chevaux.
- Remonter un régiment de cavalerie. — Remonter un cavalier.
- Remonter une écurie.
- (Transitif) Remettre en état, pour faire valoir.
- À la première chute, je n'ai décroché qu'un cale-pied que j'ai ramassé pour le remonter moi-même peu après ; à la deuxième chute, j'ai largué une sacoche, qu'il allait falloir faire réparer avant de la réinstaller ; à la troisième, j'ai perdu ma pompe à vélo, que je ne pourrais remplacer que moyennant finances. — (Louis Harenger, La planète des pauvres : le tour du monde à vélo des communautés Emmaüs, Éditions 1, 1999)
- Remonter une ferme, une métairie. — Remonter une affaire. — Remonter une fabrique, une imprimerie, remonter sa maison.
- (Transitif) Signaler, transférer, escalader à une autorité compétente.
- Remonter un problème. — Remonter une alerte.
- (Transitif) Remettre à la scène.
- Remonter une pièce de théâtre.
- (Transitif) Regarnir.
- Remonter un magasin de marchandises, une maison de meubles, une bibliothèque de bonnes éditions, etc.
- (Pronominal) Se fournir de nouveau de toutes les choses nécessaires pour une exploitation, pour son ménage, pour son propre entretien, et qui étaient venues à manquer.
- Je me suis remonté en linge.
- (Familier) Élever ; soulever ; hisser.
- Pour piter, ça pitait ce jour-là. A telle enseigne qu’accaparé par les girelles et les sarans que je remontais par paquets, je n'ai pas fait gaffe au mistral qui se levait… — (Jean Bazal, Panique dans le pastis, Marseille : Éditions I.N.A., 1964, chapitre 3)
- — La belote est finie pour aujourd'hui, il faut remonter le calen. Un banc vient de passer sous le pont. — (Sigolène Vinson, Maritima, Éditions de l'Observatoire/Humensis, 2019, partie 1, chapitre 2)
-
particularité
?- Caractère particulier d’un objet, d’une chose.
- Le lorrain, dont la prononciation reproduit souvent la nôtre dans ses particularités les plus caractéristiques, dit aussi ma, pâ, jemâ pour mais, paix, jamais : si v'piâ z = s'il vous plaît. — (E. de Chambure, Glossaire du Morvan, Paris, H. Champion & Autun, Dejussieu père & fils, 1878, p.1)
- Ainsi parlait Hérodote des Sassanides, soulignant la particularité du zoroastrisme, culte officiel de l’État perse de l'époque : son monothéisme. Bien avant l’avènement du christianisme et sans doute du judaïsme, les zoroastriens plaçaient leur foi en une divinité unique et abstraite, Ahura Mazda (…). — (Célian Macé, Ainsi parlait le zoroastrien, dans Libération (journal), du 3 août 2012, p.IV)
- Circonstance particulière.
- Vous venez de le voir, mon jeune ami, reprit le vieillard, il était impossible que vous restassiez plus longtemps parmi nous sans connaître quelques-unes des affreuses particularités de la vie de cette sainte femme. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)
- Particularité essentielle, remarquable, importante, curieuse.
- Il m’a conté toutes les particularités de cette affaire.
- Il a omis dans son récit plusieurs particularités nécessaires.
- Je ne savais pas cette particularité de sa vie.
-
répéter
?- Redire, dire ce qu’on a déjà dit soi-même.
- Il se tut. Les autres devisaient toujours paisiblement. Il répéta sa question. Ils s’obstinaient à ne point faire la moindre attention à lui. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 352 de l’édition de 1921)
- Brüder répéta ses instructions, mais c'était inutile, elle savait qu'il avait raison. Face à une pandémie potentielle, le confinement total était la seule solution viable. — (Dan Brown, Inferno, Jean-Claude Lattès, 2013)
- Tout général, ayant droit à un triomphe (défilé de ses légions victorieuses dans Rome), est accompagné d'un esclave lui répétant à l'oreille : « La roche Tarpéienne est proche du Capitole. » — (Philippe Moreau Defarges, L'Histoire du monde : Pour les Nuls, First Éditions, 2010)
- Le commissaire me prenait pour une bille ou bien il avait des trous de mémoire, je penchais plutôt pour la première solution, alors je répétai sans m'énerver, que ça soit naturel : – Non, il était en costard, je crois vous l'avoir déjà dit, non ? — (Pascal Dessaint, Les Hommes sont courageux, Éditions Rivages, 2013)
- Redire, dire ce qu’un autre a dit.
- L’écho de la forêt voisine répétait nos cris, le mugissement des troupeaux, le tintement des clochettes et le claquement du fouet […] — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Vous répétez ce qu’on a dit cent fois.
- Répétez avec moi.
- Rapporter ce qu’on a entendu.
- La quakeresse répéta en détail la conversation qu'elle avait entendue la veille. Sa mémoire était excellente et elle put redire mot pour mot les propos des officiers britanniques. — (Kurt Singer & Jane Sherrod, Les espions qui ont changé l’histoire, traduit de l'anglais par Bruno Bax, Paris : Presses de la Cité, 1961, page 36)
- Refaire ; renouveler. — Note : on le dit surtout de ce dont le retour est fâcheux, désagréable, fatigant.
- Un célèbre Académicien a déjà tenté cette expérience , & j'ai lieu de croire que la répétant & opérant avec tout le soin qu'elle exige, nos résultats seront à-peu-près les mêmes. — (Résultat des Expériences & Observations de MM. De Ch… & Cl… sur l'Acier fondu, dans le Journal de physique, de chimie, d'histoire naturelle et des arts, juillet 1788, , vol.33, p.46)
- De cent façons, New York et sa somptueuse ploutocratie répétaient Venise : dans la magnificence de son architecture, de ses arts, de ses édifices, dans le farouche acharnement de ses luttes politiques, dans sa suprématie commerciale et maritime. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 209 de l’édition de 1921)
- Cela se répète souvent, se répète tous les jours, cela se renouvelle, a lieu souvent, tous les jours.
- (Marine) Répéter les signaux, faire les mêmes signaux que le commandant, afin que les vaisseaux les plus éloignés puissent les voir ou les entendre.
- (Sens figuré) Réitérer le même motif.
- On a répété cet ornement à droite et à gauche.
- Les mêmes ornements se répètent sur les autres faces de l’édifice.
- Réfléchir les images des objets.
- L’eau du lac répétait son image.
- Ces deux glaces placées en regard répètent les objets à l’infini.
- (En particulier) Réviser plusieurs fois une même chose, pour pouvoir la prononcer ou l’exécuter en public.
- Mme, M. et Mlle Chapoulot étaient éveillés, ne pouvaient plus se rendormir, et faisaient observer que la journée était assez longue pour répéter les musiques de théâtre, et que, dans une maison du Marais, on ne devait pas toucher du forté pendant la nuit… — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Droit) Réclamer.
- Répéter les dommages et intérêts.
- (Pronominal) Redire les mêmes choses.
- C’est un conteur agréable, mais il se répète quelquefois.
- Ce poète, ce musicien a le défaut de se répéter.
- (Plus rare) Recommencer.
- L’unité physionomique d'un paysage provient de ce que certaines plantes se répétant très fréquemment lui impriment une allure particulière. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 101)
-
confidentialité
?- Fait de réserver des informations à un petit nombre de personnes déterminées.
- Les banques suisses de plus petite taille sont confiantes qu'elles pourront en affaiblir les effets et continueront à en profiter en trouvant des moyens nouveaux et plus élaborés pour protéger la confidentialité de leurs clients. — (New York Times, cité et traduit par Le Monde, août 2009)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.