Dictionnaire des rimes
Les rimes en : usclades
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "usclades".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
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pholade
?- (Zoologie) Membre d'une famille de mollusques bivalves dont certaines espèces creusent des galeries dans les roches littorales.
- (Zoologie) Synonyme de pholade commune (espèce d’animaux).
- helminthoide
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thyiade
?- Variante de thyade.
- Un chef de guerre, voyant autour de lui la peur ravager les cœurs, se fait posséder par Arès, personnification de l'ardeur guerrière, en appelant à la bataille, tel un bacchant, tel une thyiade en délire. — (Revue des études grecques, Volumes 71 à 72, Édition Ernest Leroux, 1958)
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maussade
?- D’humeur chagrine ; sombre ; ombrageux ; morose ; renfrogné.
- On le jugea maussade et insignifiant, ce pâle blond aux yeux bleus, dont le regard semblait tourné en dedans. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- Lorsque le hasard les forçait de se trouver ensemble, il devenait taciturne, maussade, ne répondait qu’avec difficulté aux questions qu’elle lui adressait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- […], et je me rendis compte que même à Göttingen il pleuvait parfois, les gens pouvaient être maussades, […]. — (Ruth Klüger, Perdu en chemin, traduction des éd. Viviane Hamy, 2010, La Martinière, 2013)
- Voilà l’image de ma vie : je devrais fredonner gaiement sous la douche, tout à la joie de ce jour nouveau, et je m’engonce dans l’amère moiteur de maussades ruminements. — (Patrick Cauvin, Huit jours en été, Jean-Claude Lattès, 1979, chap.1)
- Dès huit heures du matin, on se pressait dans le métro en bourrant tous les Parisiens maussades à l’idée d’aller au travail pour leur piquer les places assises. — (Alexandra Varrin, J'ai décidé de m'en foutre, Éditions Léo Scheer, 2015)
- (Par extension) Qui cause du mécontentement ou de l’ennui.
- […] excepté lorsqu’à la seconde ou à la troisième scène d’un maussade chef-d’œuvre d’alors, une apparition bien connue illuminait l’espace vide, rendant la vie d’un souffle et d’un mot à ces vaines figures qui m’entouraient. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- Dans ce domaine, la maussade arithmétique vous a des éloquences qu’on ne saurait contredire. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par extension) Qui désigne un temps, une météo pas très agréable, peu ensoleillé.
- Le regard de Gregor se tourna ensuite vers la fenêtre, et le temps maussade — on entendait les gouttes de pluie frapper le rebord en zinc — le rendit tout mélancolique. — (Franz Kafka, La Métamorphose, 1988 [1915], traduction par Bernard Lortholary)
- Le calme de la veille a disparu. Même sous un ciel maussade, les visiteurs sont de retour le jeudi de l'Ascension pour les Grandes Eaux Musicales. — (Denis Lemarié, Chroniques de Versailles : Janvier à juillet 2005, Éditions Publibook, 2005, page 147)
- (Par extension) Qui est terne, triste et gris.
- Malgré les soleillées qui précisaient les dessins délicats des ramilles s’enchevêtrant, la forêt de la Côte, dominant le village, restait maussade et grise. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
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rasade
?- Verre de vin ou d’autre liquide, plein jusqu’aux bords.
- À ces mots, l’hôte chancelant, se mit à chanter en espagnol, entrecoupant ses chants de rasades qu’il jetait dans son gosier en se renversant. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXII, 1826)
- Et les amis recommencèrent à boire à plus amples rasades, pendant qu’en dehors la neige tombait toujours. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème , 1848)
- Aujourd'hui, je médite; je me rappelle avoir été frappé, partout où je suis allé, d'apercevoir dans les débits, dès la première heure du matin, des masses de gens, hommes ou femmes, corsant leur café par des rasades d'eau-de-vie. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- lacaussade
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accolade
?- Action d’embrasser en mettant les bras autour du cou.
- Donner l’accolade à un officier après l’avoir fait reconnaître.
- Une accolade fraternelle.
- Comme pour beaucoup de maladies, notamment les virus saisonniers, la Covid-19 peut se transmettre lors d’un contact direct avec une personne infectée, à savoir : une poignée de main, une bise ou encore une accolade. — (Marie-Émilie Hugoni, « Covid-19 : comment se transmet le virus Sars-Cov-2 ? », marieclaire.fr, 28 janvier 2021 → lire en ligne)
- Nous nous sommes jetés dans les bras l’un de l’autre et nous nous tenons enlacés.Nous sommes enlacés.Je n’ose pas lâcher le premier, de peur de paraître trop peu ému, et j’attends qu’il commence. Nous sommes comme deux lutteurs qui se tâtent — lutte de sensibilité dans laquelle Matoussaint l’emporte sur Vingtras. Matoussaint connaît mieux que moi les traditions et sait combien de temps doivent durer les accolades ; quand il faut se relever, quand il faut se reprendre. Il y a longtemps que je crois avoir été assez ému, et Matoussaint me tient encore très serré.À la fin, il me rend ma liberté : nous nous repeignons, et il me demande en deux mots mon histoire. — (Jules Vallès, Le Bachelier, G. Charpentier, 1889)
- Il paraît, bien que nous ne l'ayons jamais vu faire, que l'accolade est remplacée [en Chine], comme marque de respect, par un reniflement sur la main de la personne que l'on veut honorer. — (Émile Bard, Les Chinois chez eux, Paris : A. Colin et Cie, 1899)
- Aussitôt Arlette a senti que Telcide est son ennemie. Pas un mot de bienvenue ! pas une phrase gentille ! Rien qu’un baiser, plus froid que la plus banale des accolades. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 22)
- Crosby lui donna l’accolade exactement comme le font des généraux qui remettent une décoration à un officier. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
- De G8 en G20, il a multiplié accolades, embrassades, bourrades. — (Frédéric Pagès, Tous amis avec Manu, Le Canard Enchaîné, 19 juillet 2017, page 1)
- (Sens figuré) (Par plaisanterie)
- Il les trouve tranquillement assis avec les brigands, mangeant un jambon de la Manche cuit au sucre, et donnant de fréquentes accolades à une outre de Val-de-Peñas que l’on avait volée exprès pour eux : attention délicate ! — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- (Vieilli) Cérémonies observées dans la réception d’un chevalier, et qui consistait ordinairement à donner trois coups du plat de l’épée sur l’épaule ou sur le cou de celui qu’on armait chevalier, après quoi on l’embrassait.
- Donner, recevoir l’accolade.
- (Typographie) Symbole typographique { ou }, qui servent à rassembler plusieurs objets, soit pour en former un tout, soit pour montrer ce qu’ils ont de commun ou d’analogue entre eux.
- L’accolade s’emploie souvent dans les comptes, dans la formation des tableaux, etc., et se place, suivant le besoin, horizontalement ou verticalement.
- Réunir plusieurs articles, plusieurs colonnes par une accolade.
- On joint par une accolade les portées de toutes les différentes parties d’une pièce de musique.
- Une accolade ouvrante.
- Il y a dans ma chambre, pendu au mur gelé, un « Règlement » où toutes les accolades ont la forme de ta lèvre supérieure : c’est le seul objet d’art qui pare la nudité de la pièce… — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
- (Architecture) Élément architectural ornemental.
- Les accolades sont, à leur origine, à peine apparentes ; plus tard, elles se dégagent, sont plus accentuées […] — (Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, tome 1, Accolade, Bance et Morel, Paris, 1854 à 1868)
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ambassade
?- (Diplomatie) Emploi, fonction d’un ambassadeur.
- Envoyer quelqu’un en ambassade.
- Il alla en ambassade à Constantinople.
- C’est pendant son ambassade que la paix a été conclue.
- (Diplomatie) Députation, d’une mission auprès d’un État étranger.
- Envoyer une ambassade.
- Recevoir une ambassade.
- Il fait partie de l’ambassade.
- En 335 av. J.-C., une ambassade celte rencontra Alexandre le Grand pour conclure un traité d’amitié. Le roi leur demanda de quoi avaient-ils le plus peur, persuadé qu’ils allaient le désigner.Or, les Celtes répondirent qu’ils craignaient seulement la chute du ciel sur leur tête, c’est-à-dire la fureur de leur dieu Taranis, le dieu du ciel, de la foudre et du tonnerre pour les Celtes.
- (Diplomatie) Ensemble des membres qui composent la mission.
- L’ambassade d’Angleterre est invitée à cette fête.
- Un attaché d’ambassade.
- Cependant, je trouvais sur ce point auprès des fonctionnaires du bureau local de lʼambassade du Japon assez de compréhension dʼune situation dont ils ne ressentaient pas moins directement que nous les effets. — (Commission de publication des documents diplomatiques français, Documents diplomatiques français: Volume 1, 2003)
- (Diplomatie) Le lieu où réside cette mission.
- Dans la soirée, sur la terrasse de l’ambassade, au milieu de la ville muette et hostile, on tira le feu d'artifice emporté de Tanger pour célébrer la signature du traité de protectorat. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 281)
- La popularité de Bakatine s'effondre quand il remet aux Américains, en signe de bonne volonté, les plans relatifs au « microtage » de l’ambassade américaine de Moscou, un dossier qui empoisonne les relations entre les deux pays depuis 1985, année de la découverte de centaines de microphones dans les bâtiments. — (Andreï Kosovoi, Les services secrets russes des tsars à Poutine, éditions Tallandier, 2014)
- (Familier) Se dit de certains messages entre particuliers.
- Faire une ambassade, s’acquitter d’une ambassade auprès de quelqu’un.
- Se charger d’une ambassade.
- Je ne me charge point d’une pareille ambassade.
- Aller, venir en ambassade auprès de quelqu’un.
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cornade
?- Coup de corne.
- Au péril de cent mille cornades, je combats des taureaux.
- J’en ai parlé avec mon frère qui avait subi une cornade ; il m’a dit qu’effectivement il était, lui aussi, dans ce moment de calme, qu’il était assez serein. — (Carlos Pereira, Jocelyne Porcher, Toréer sans la mort ?, 2011)
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varades
?- Forme dérivée de vara.
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engueulade
?- (Populaire) Action d’engueuler ou de s’engueuler.
- Il y a des engueulades qui rougissent les yeux, bleuissent les joues, crispent les poings, arrachent les cheveux, cassent les œufs, renversent les éventaires, dépoitraillent les matrones, et me remplissent d'une joie pure. — (Jules Vallès, L'Enfant, chap. 8, Le Siècle, 1878 & Éditions Charpentier, 1879)
- La société traversait une période difficile, expliqua-t-il à Jed. Le nouveau siège social coûtait cher, et ils avaient raté un contrat important pour la rénovation d’une station balnéaire sur les bords de la mer Noire, il venait d’avoir une violente engueulade avec un des associés. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 113)
- C’est l’un des paradoxes de l’époque : on se plaint des interviews consensuelles et aseptisées, mais dès qu’un échange est un peu tendu, il est considéré comme un clash, dès qu’une parole surnage, ça devient l’engueulade du siècle. — (Aymeric Caron, dans L’ère Ruquier, Télérama, n° 3466, juin 2016, page 24)
- Bien que ce passage chez sa mère ait débuté par une séance d’engueulade en bonne et due forme, c'est tout revigoré que papa en repart. — (Yan Ge, Une famille explosive, traduit du chinois (RPC) par Alexis Brossollet, Presses de la Cité, 2017)
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mousquetade
?- Coup de mousquet.
- Il fut blessé d’une mousquetade.
- Il essuya quelques mousquetades.
- Plusieurs coups de mousquet tirés à la fois ou continûment par un corps de gens armés.
- On a entendu une vive mousquetade.
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galéjade
?- (Familier) (Provence) Façon exagérée et plaisante de raconter une aventure ou de peindre les choses.
- C’était un Marseillais qui ne parlait que de la Canebière, du cabanon, d’Olive, de Marius, de pêche à la rascasse. On l’aurait laissé faire, il eût entremêlé "L’Internationale" de galéjades. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- […] et ce fut le départ pour la « Gare de l’Est ».Cette « gare » n’était rien d’autre que le terminus souterrain d’un tramway, et son nom même était une galéjade. — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, page 204)
- Nous allions témoigner en faveur de Pétugue, et sur la place du village, en jurant « croix de bois croix de fer », nous pourrions réhabiliter ce martyr de la galéjade, qui nous serrerait sur son cœur en pleurant. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, pages 226-227)
- Il n’y a qu’à Marseille qu’on peut faire d’un mouvement syndical une grosse galéjade ! — (Jean-Pierre Foucault, Les cigales sont de retour, 2006)
- Tout autant qu'un type de récit ou une posture, et beaucoup plus qu'un simple mensonge ou seulement une « blague », la galéjade est pour certains une manière d'être plaisante en société, un style de conversation fondé sur la surenchère, une sorte de « convention de bonne compagnie », voire un moyen pour tester les réactions d'un interlocuteur :
- Tout ce qui vient du sud demeure toutefois suspect d'affabulation, et devient aussitôt « histoire marseillaise ». Pourtant il est bien moins aisé de mentir en Provence que partout ailleurs. En fait, nous ne pratiquons que la galéjade. C'est un mot intraduisible en langue d’oïl et qui nous a fait du tort, faute d'être compris. Il s'agit en fait d'une convention de bonne compagnie, un jeu subtil qui consiste à rapporter un événement à la limite de la crédibilité. (Rien d'ailleurs ne l'empêche d'être vrai, et c'est précisément ce qui fait l'intérêt du jeu.) Celui qui vous écoute fera de toute façon semblant de vous croire. Ce qui lui permettra de renchérir avec une autre histoire encore plus incroyable dont, par simple courtoisie, vous feindrez à votre tour d'admettre la véracité. Dans cette joute, personne n'est dupe. On ne s'affronte que pour le plaisir. Quand nous galéjons entre nous bien entendu, car avec les « étrangers » la galéjade est une manière d'examen de passage qui nous permet de mesurer le degré de crédulité d'un partenaire de hasard avec lequel nous ne nous sommes jamais affrontés. — (Yvan Audouard, Ma Provence : romans et contes, Plon, 1993, collection « Omnibus », pages 73-74)
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balustrade
?- (Architecture) Suite, rangée de plusieurs balustres portant une tablette d’appui et servant d’ornement ou de clôture.
- […], et le chat gris, un peu sauvage, nous regardait de loin, à travers la balustrade de l’escalier au fond, sans oser descendre. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Un énorme figuier faisait retomber comme un tapis par-dessus la balustrade ses branches cachées par les feuilles plates et ses fruits poudrés de lilas. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Durtal aboutissait à une terrasse dominant la ville et il s’accoudait à une balustrade de pierre grise, sèche, trouée […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- — Votre démon aime les souris. N'avez-vous pas ici un chat noir ? Un mistigri couleur de charbon trottait sur la balustrade, à la recherche d'une bonne fortune dotée de grandes oreilles roses et d'une queue de rat. — (Frédéric Lenormand, Le diable s'habille en Voltaire, Éditions Jean-Claude Lattès, 2013)
- (Par extension) Toute sorte de clôture qui est à jours et à hauteur d’appui.
- Brrr ! fit Bert, en se cramponnant à la balustrade, et quelques soldats auprès de lui firent entendre un murmure d’horreur. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 204 de l’édition de 1921)
- Il arrive, sans que nul puisse l’arrêter, jusqu’à la balustrade des remparts qui cède, et voilà, au douzième coup de midi, l’équipage au fond du ravin, la voiture en miettes, la femme morte. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 223)
- moutade
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muscade
?- Qui est produit par le muscadier.
- Noix muscade
- Qui a une odeur musquée en parlant de la rose muscade, rose rouge au parfum légèrement épicé.
- Un piège de nature, une rose muscadeDans laquelle l’amour se tient en embuscade ! — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, acte I, scène V)
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capilotade
?- (Cuisine) Sorte de ragoût fait de plusieurs morceaux de viandes déjà cuites.
- Faire une capilotade de perdrix, de poulets.
- (Sens figuré) (Familier) (Désuet) Très mauvaise situation, à la suite d'une série de coups, d’attaques médisantes.
- […] ; sur cette ligne étroite, à une seule voie, le train longeait, d’un côté, les quartiers accumulés de pierre et, de l’autre, le vide. Seigneur ! si l’on déraillait ! Quelle capilotade ! se disait-il. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Ils étaient là une vingtaine de solides quadragénaires et, profitant de la capilotade généralisée, ils avaient pris les choses en main. — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
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dragonnade
?- (Historique) Persécutions exercées sous Louis XIV contre les protestants, pour les forcer à embrasser la religion catholique.
- la canonnade de l’île de Ré lui présageait les dragonnades des Cévennes — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, édition de 1849, page 328.)
- Il est inutile de faire le récit tragique de la « grande dragonnade du Midi », commencée en mai dans le Béarn par les soins de l’intendant Foucault et poursuivie jusqu’en juillet dans le Sud-Ouest, le Languedoc et le Dauphiné. — (Léo Hamon, Un Siècle et demi d’histoire protestante: Théodore de Bèze et les protestants sujets du roi, 1989)
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palissade
?- Barrière faite de pieux, ou de planches, fichés en terre.
- Une palissade peut servir d’enceinte comme dans le cas d’une clôture en ganivelles.
- Comme dans une éclaircie émerge d’une brume d’argent toujours cette même rue couverte d’une épaisse couche de neige très blanche, sans trace de pas ni de roues, où je marche le long d’une palissade plus haute que moi, faite de minces planchettes de bois au sommet taillé en pointe… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 41)
- Ici aussi, on vivait de la récup, de la réparation d’appareils usagés, de la vente de métaux. Des coups de marteau s'élevaient derrière des palissades formées de frigos ou de congélateurs. — (Christophe Boltanski, Minerais de sang : Les esclaves du monde moderne, photographies de Patrick Robert, Paris : Éditions Grasset, 2011)
- (Militaire) Fortification faite d’une ligne de pieux.
- Dans cet ouvrage avancé, on avait pratiqué une porte de sortie garnie d’une herse correspondant à la poterne du château, et le tout était entouré d’une forte palissade. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Mais les assiégés se sont remparés en retraite de la brèche avec de bonnes palissades et des bretèches ; si bien que les troupes ennemies n’osent risquer l’assaut. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Par analogie) Mur de verdure formé par une rangée d’arbres ou d’arbustes taillés.
- Tondre une palissade.
- Palissade à hauteur d’appui.
- (Héraldique) Meuble représentant une barrière dans les armoiries. À rapprocher de barrière et haie.
- De sinople à la palissade isolée d’or ; mi-vêtu en pointe d’azur ; au chevron en filière, ondé et renversé d’or, brochant sur la partition, qui est de la commune de Bailleval de l’Oise → voir illustration « armoiries avec une palissade »
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parade
?- Montre, étalage de quelque chose.
- Cela n’est mis là que pour la parade.
- Faire parade, faire montre, montrer avec ostentation, tirer vanité d’une chose.
- (En particulier) Ce qui est plus pour l’ornement que pour l’usage.
- Une chambre, un meuble de parade.
- Un habit de parade.
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daurade
?- (Ichtyologie) Poisson de la famille des Sparidés, très commun dans la mer Méditerranée, et dont il existe plusieurs espèces.
- Ainsi, une daurade de mer met douze ans pour atteindre 43 cm, taille qu’elle aurait acquise dans le lac en trois ans seulement. — (Bulletin économique et social de la Tunisie, Volumes 96 à 101, 1955)
- Ils se baigneront longuement à Carthage, au milieu des ruines, à La Marsa ; ils iront jusqu’à Utique, à Kelibia, à Nabeul, où ils achèteront des poteries, à la Goulette où, tard dans la nuit, ils mangeront d’extraordinaires daurades. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 152)
- (Ichtyologie) Variante de daurade royale (poisson).
- (Ichtyologie) Synonyme de coryphène (poisson).
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cavalcade
?- Défilé festif de gens à cheval ou de chars dans une fête publique.
- À dix heures, on entendit sonner les trompettes : les portes du château s’ouvrirent, et une riche cavalcade en sortit ; …. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- De Chantilly, de Compiègne et de Senlis accouraient de joyeuses cavalcades qui prenaient place dans le cortège rustique des compagnies de l’arc. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- (Vieilli) Promenade que plusieurs personnes réunies font à cheval.
- Nous fîmes une cavalcade au bois de Boulogne.
- (Par métonymie) Ces personnes.
- […] deux moines de son ordre, d’une position inférieure, chevauchaient ensemble à l’arrière en riant et conversant, sans paraître se soucier aucunement des autres membres de la cavalcade. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Dès l'aube, tout le monde était prêt, et la petite cavalcade se mettait en route. — (Alphone Allais, À se tordre, 1891)
- Chevauchée, généralement animée ; course bruyante.
- On a couru pour leur échapper, quelle cavalcade!
- Il alla prévenir tous les patriotes de la localité et des environs qu'il avait chez lui, le général de division Marbot. Puis ce monsieur revint, triomphant, dans son castel, où nous vîmes arriver une heure après une cavalcade composée des plus chauds patriotes de Cavaillon. — (Marcellin Marbot, Mémoires, tome 1, chapitre 7, Paris, chez Plon & Nourrit, 1891, page 54)
- (Sens figuré) Déplacement rapide.
- […], et ce qui sauvait du désespoir, c’était seulement la farouche splendeur des aubes et des couchants, des torrents tourbillonnants, de la cavalcade des nuages, et de l’infinie solitude. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 249 de l’édition de 1921)
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dyade
?- (Littérature) Paire, ensemble de deux choses, de deux idées.
- D'après cela il est impossible que les nombres soient produits, comme on le dit, par la dyade et l'unité. — (Aristoteles, Alexis Pierron, Charles Zévort, La Métaphysique, vol.2, p. 267, 1840)
- Un séjour à Saint-Martin-en-Bière comme son nom l'indique, s'avère être un autre tombeau ou un autre enfer pour la dyade mère-fille car France, exilée de son pays natal et maternel, sans amour ni identité, se sent impuissante à transmettre la vie à sa fille, son alter ego ? — (Monique Saigal, Comment peut-on créer un nouveau langage féminin aujourd'hui ? dans Thirty Voices in the Feminine, publié par Michael Bishop, Rodopi, 1996, p. 68)
- (Stéréochimie) Séquence configurationnelle ou séquence constitutive comprenant deux unités configurationnelles.
- caracolade
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cacade
?- (Populaire) Brusque décharge d'excréments, colique.
- Venette. Inspirer de la peur. La transpiration de la peur, l’horripilation, la pâleur, l’immobilisation, la cacade. Frémir, frissonner, trembler, se plier en deux. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 47)
- (Sens figuré) Ratage, échec.
- Après la cacade face au Costa Rica, l’équipe d’Ottmar Hitzfeld a obtenu un bon nul (1-1) contre l’Italie à Genève, au terme de son dernier match de préparation avant le départ vers l’Afrique du Sud. — (Le Temps, 7 juin 2010)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.