Dictionnaire des rimes
Les rimes en : uns
Que signifie "uns" ?
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- Multitude de un ; chacun. Ensemble premier, initial, en opposition à autres.
- A Flaine, sept immenses arbres (9,20 m), sortis d’une maquette de « L’Hourloupe » — tous blancs avec leurs nombreuses stries noires, liés les uns aux autres (une danse) — s’amusent à concurrencer les sapins du fond, froids et rigides : ils nous disent ce que Dubuffet a tenté et réussi, abêtir ("balourdiser") le réel. — (Jean Dubuffet, les dernières années, exposition, Paris, 20 juin-22 septembre 1991 , Galerie nationale du Jeu de paume, éditions du Jeu de Paume, 1991)
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "uns".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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esterlin
?- (Histoire) Monnaie d’argent ayant circulé en France capétienne et en Angleterre, y compris sur les vastes possessions françaises des Plantagenets, rois d’Angleterre, (Normandie, Anjou, Saintonge, Poitou, Aquitaine, Guyenne) et demeurée monnaie anglaise, après son interdiction en France par Louis IX, qui avait réintroduit la monnaie d’or sur le territoire du royaume de France.
- D’abord monnaie du royaume d’Angleterre, l’esterlin l’emporte même en Ecosse sur la monnaie écossaise, mais il n'est pas moins la monnaie la plus abondante dans les domaines continentaux du Plantagenêt. — (Jean Favier, Les Plantagenêts, 2004)
- Poids dont se servaient les orfèvres et qui valait environ 1,5 gramme.
- Il y a cent soixante esterlins au marc.
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africain
?- (Géographie) Relatif à l’Afrique, ses peuples, ses langues et ses cultures.
- Des communications fréquentes, sinon continues, existaient à l’Éocène entre les contrées du Sud de l’Europe et le continent africain. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 55)
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galopin
?- (Vieilli) Jeune garçon employé dans un atelier pour faire différentes courses.
- Renverrez-vous vos ouvriers ?… Mon avis est de laisser les choses comme elles sont, et d'avoir un galopin le plus tôt que vous pourrez ; car je regrette le temps perdu de Nicolas. — (Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, 1796, Bibliothèque de la Pléiade, tome 1, page 356)
- Petit garçon qui polissonne, principalement dans les rues.
- Invariablement les fonctionnaires, arrivés récemment ici des autres parties de la France, éprouvent de l’étonnement en voyant ces classes drues, ces hordes de galopins qui déambulent par les routes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme un seul homme, ils sautent sur leurs mobs et pèsent sur les pédales à grands coups de reins et de jarrets. Ils n’ont qu’une idée, les petits galopins : déguerpir. — (Joseph Joffo, Tendre été, Jean-Claude Lattès, 1981, chapitre 13)
- (Familier) Petit garçon quelconque qui a donné un sujet de mécontentement.
- Mais il ne s’était résigné au désir d’Angèle qu’à la condition d’oublier au collège de Plassans leur fils Maxime, un galopin de onze ans, sur lequel sa grand-mère avait promis de veiller. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Enfant (garçon ou fille).
- Et il voyait clair, brusquement, il voyait la femme qu’elle était devenue, lorsque, du galopin sans sexe, s’était dégagée cette créature de charme et d’amour, avec ses jambes longues et fuselées, son torse élancé et fort, à la poitrine ronde, au cou rond, aux bras ronds et souples. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VII)
- Garçon qui sert dans les cuisines.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Moitié d’un demi de bière, soit 12,5 centilitres.
- Le Balzar m’attirait ; je me rappelais que mon grand-père – mort depuis – m’y avait amené quelquefois, en 1913 : nous nous asseyions côte à côte sur la banquette, tout le monde nous regardait d’un air de connivence, il commandait un bock et, pour moi, un galopin de bière, je me sentais aimé. Donc, quinquagénaire et nostalgique, je poussais la porte de la brasserie et je me faisais servir un galopin. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 160)
- (Cuisine) Spécialité culinaire de la Picardie à base de brioche.
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cornélien
?- Qui a le caractère du style de Pierre Corneille.
- J’ai ôté toutes les dissertations cornéliennes qui anéantissent l’intérêt. [1]
- Le vers cornélien a de la grandeur, de la simplicité et une grave harmonie. — (Littré)
- Relatif aux tragédies de Pierre Corneille.
- Il est tout à fait évident que la liberté serait gravement compromise si les hommes en venaient à regarder les valeurs homériques (qui sont bien près des valeurs cornéliennes) comme étant seulement propres aux peuples barbares. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 338)
- — Choix cornélien— C’est le mot que je cherchais — (René Goscinny, Strapontin et le gorille, 1962, réédition Le Lombard, 1998, page 150)
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muscadin
?- (Histoire) Mot de la Révolution française utilisé sous la Convention (1793) pour stigmatiser les contre-révolutionnaires ou supposés tels, puis appliqué à partir de la réaction thermidorienne (fin 1794) à la « jeunesse dorée » antirépublicaine, caractérisée par son élégance excentrique.
- Hier, un homme, connu par son patriotisme, passait dans le palais de la Révolution, qui est le repaire des agioteurs. Il entendit six jeunes gens, je dirai plutôt des muscadins, ce nom qu’une jeunesse orgueilleuse s’est fait donner, et qui attestera à la postérité, qu’il a existé en France, au milieu de sa révolution, des jeunes gens sans courage et sans patrie. — (Bertrand Barère, Intervention à la Convention, séance du 5 septembre 1793, in Histoire parlementaire de la Révolution française, tome 29, Philippe-Joseph-Benjamin Buchez, Roux-Lavergne, 1836, page 44)
- — Bon ! dit le chef de la patrouille, et qui me répondra de toi, monsieur le muscadin ?— Danton. Cela te va-t-il ? est-ce un bon patriote, celui-là ? — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes, 1849)
- Les incroyables et les muscadins, qui furent les élégants et les raffinés de la jeune génération, étaient arrivés à défigurer la parole, en imitant une sorte de gazouillement d’oiseau. Les femmes agrémentaient cette espèce de gamme susurrante, avec des soupirs, des intermittences dans la voix, des demi-sourires et des roulements d’yeux languissants. Les hommes, qui affectaient de prendre, en parlant, les poses les plus nonchalantes, émaillaient leurs discours de « paole d’honneu » et de « je vous zu-e ». — (Paul Lacroix, Directoire, Consulat et Empire : mœurs et usages, lettres, sciences et arts, France, 1795–1815, Librairie de Firmin-Didot et Cie, Paris, 1885, deuxième édition)
- Au premier étage, il y avait d’abord la chambre de « Madame », très grande, tendue d’un papier à fleurs pâles, et contenant le portrait de « Monsieur » en costume de muscadin. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1897)
- (Par extension) (Désuet) Petit-maître, homme qui affecte beaucoup d’élégance dans sa mise.
- Je ressemblais plutôt à un Esquimau qu’à un Français moi qui jadis passais pour le plus joli des muscadins. — (Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert, 1844)
- Il y eut un dîner à mourir d’ennui tant ces gens firent de salamalecs ; ils avaient avec eux leur fils, un muscadin, un pisse-vinaigre en perruque. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957, traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 103)
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diluvien
?- Qui a rapport aux inondations.
- Roches diluviennes.
- Dépôt diluvien.
- Terrains diluviens.
- (Sens figuré) Qui ressemble au déluge par son abondance.
- […], Henri dégusta, quelques secondes, le spectacle désolant de ces ombres errantes et pataugeantes, semblables à des bêtes d’un autre âge, grouillant dans un décor diluvien. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- […] ; les pluies y sont bien plus fréquentes que dans le reste de l’île, et ce sont des pluies diluviennes qui tombent sans trêve pendant deux ou trois jours. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 47)
- À peine nos tentes sont-elles dressées, qu’une averse diluvienne s’abat sur le camp. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 131)
- Ces travaux urgeaient spécialement dans l’Auvergne montagneuse où le réseau routier déjà insuffisant fut gravement endommagé par les pluies diluviennes de l’automne 1787. — (Daniel Martin, La Révolution en Auvergne, Bourbonnais et Velay, Éditions Bouhdiba,, 1993, page 68)
- Excessif, exubérant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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fin
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du finnois.
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buccin
?- Genre de mollusques à coquille univalve en forme de cornet et tournée en spirale.
- On trouve des buccins dans la mer, dans les rivières et dans la terre.
- Les corneilles cherchent des buccins à marée basse, en choisissant d’habitude les plus gros. — (David McFarland, Le comportement animal: psychobiologie, éthologie et évolution, 2001)
- (Antiquité, Musique) Instrument à vent, de la famille des cuivres, utilisé dans l’armée de la Rome antique.
- Une rumeur emplit le château, un vacarme de gens qui couraient, de meubles qu’on traînait, d’argenteries s’écroulant ; et, du haut des tours, des buccins sonnaient, pour avertir les esclaves dispersés. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1897)
- Rien qu’en pensant à lui, j’ai le frisson de la grandeur ; j’entends ces trompettes romaines, ces buccins dont parle Quincey et qui annoncent les personnages souverains. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 247)
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félin
?- Qui se rapporte au chat ou aux félidés.
- La race féline.
- (Sens figuré) Qui a l’attitude ou le caractère des félins et plus spécialement du chat.
- Une position féline.
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abyssinien
?- (Géographie) Qui est relatif à l’Abyssinie, ancien nom de l’Éthiopie.
- Les voyageurs modernes sont unanimes pour reconnaître le type arabe de celles des populations abyssiniennes qui ne se rattachent pas à la souche africaine. — (François Lenormant, Manuel d’histoire ancienne de l’Orient, tome III, 4e édition, page 279)
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colombin
?- Qui a rapport au pigeon.
- Pigeon colombin.
- Baiser colombin.
- Elle accompagna ses baisers – « Comment déjà ? Ah, oui ! des baisers colombins » – par de lentes caresses sur la nuque, le front, les joues. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 121)
- (Vieilli) Couleur gorge-de-pigeon. #6A455D
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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zoroastrien
?- (Religion) Qui se rapporte à Zoroastre, à sa doctrine.
- C’est ce qui permit à une minorité conquérante, politiquement et socialement dominante, de populations surtout chrétiennes, païennes et zoroastriennes, de consolider l’Islam et de soumettre rapidement les mondes sémitiques et iranien. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Pour rencontrer la communauté zoroastrienne, il vaut mieux se rendre en périphérie de Yazd. — (Armin Arefi, Ainsi vivait Zarathoustra, Le Point n° 2364-2365, 21-28 décembre 2017)
- François, connu pour ses mains tendues tous azimuts aux autres religions, a tenu à y prier avec des dignitaires yazidis – minorité d'Irak martyrisée par les djihadistes du groupe armé État islamique (EI) – mais aussi sabéens et zoroastriens, communautés multimillénaires dans le pays, ainsi qu’avec des musulmans chiites et sunnites. — (AFP, Le pape François et l'ayatollah chiite Sistani s'engagent pour la paix en Irak, radio-canada.ca, 6 mars 2021)
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francolin
?- (Zoologie) Nom vernaculaire normalisé donné à cinq genres de gallinacés de l'Ancien Monde, de la famille des phasianidés et de la sous-famille des perdicinés, à la silhouette plus ou moins élancée, à la queue courte et redressée à la manière d'un palmipède, au bec assez long, incurvé et crochu, dont le mâle possède souvent une ou deux paires d'ergots aux tarses, et dont un grand nombre d'espèces habitent l'Afrique.
- Les Gallinacés sont représentés par la poule, l'unique volaille de basse-cour des Bédouins, l'outarde, assez fréquente dans les hautes plaines, la poule de Carthage, la perdrix rouge, le francolin, la caille […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 227)
- Côme était l’aîné, l’héritier du titre, et s’il est peu tolérable de voir un baron sauter dans les arbres comme un francolin, on peut encore moins l’admettre d’un duc, même enfant ; pour un titre aussi controversé que le nôtre, ce ne serait certainement pas un argument favorable que la conduite de l’héritier. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957, traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 86)
- Sitôt assis, il baissa la tête vers sa salade de betteraves et demeura muet comme un francolin pris. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 25)
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bousin
?- (Maçonnerie, Taille de pierre) Surface tendre des pierres qui sortent de carrière.
- Cela ne provient pas que du mauvais choix qu’on a fait des dites pierres et de la négligence qu’on a eue d’en ôter le bouzin. — (Procès verbaux de l’Académie royale d’architecture, 1671-1793, Paris, 1921, tome 1, page 172)
- Tourbe de qualité inférieure.
- C’est aujourd’hui dimanche, bal de nuit. J’aurais pourtant bien voulu partir avant l’entrée des bousins. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Glace spongieuse et mêlée d’herbes, de sable ou de terre.
- Il fallait continuer, coûte que coûte, sur ce bousin spongieux, malgré la neige glacée d’où sortaient des branchages cassés et des feuilles roussies. — (Paul Morand, Fin de siècle, 1957, Fleur-du-Ciel)
- (Par métonymie) (Familier) Situation inconfortable ou délicate.
- On est dans le bousin, dans un sacré bousin, tu nous as tous mis dans le bousin, à toi de nous en sortir !
- Et, pour l’affiche, quel bousin, grand Dieu ! Enfin, il s’était décidé à mettre les noms des deux actrices en lettres d’égale grosseur. — (Émile Zola, Nana, 1881)
- Dans le bousin ambiant, Dieu sait s’il y a eu des bêtises proférées après le crime contre Charlie Hebdo, mais s’il fallait attribuer le prix de la pire d’entre elles, Barack |Obama le gagnerait haut la main — (Franz-Olivier Giesbert, « Faut-il avoir peur du père Fouettard ? », éditorial du Point, no 2211 du 22 janvier 2015, page 9)
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daim
?- (Zoologie) Cervidé d’une grandeur moyenne entre le cerf et le chevreuil, à la robe tachetée et au bois plat et palmé.
- Parfois un daim montrait sa tête effarouchée au-dessus des hautes herbes et disparaissait au loin en bondissant. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- (En particulier) Daim européen.
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nécromancien
?- Personne qui pratique la nécromancie, la manipulation des morts.
- Je lui avais attribué, dans mon esprit, la silhouette médiévale d’un nécromancien. Il nous aurait reçus, drapé dans une robe de soie constellée d’étoiles et marquée aux équations de la Kabbale, que je n’en eusse pas été surpris. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 12)
- (Par extension) Magicien.
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appartiens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de appartenir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de appartenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de appartenir.
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éburnéen
?- Ivoirin.
- Il revit le front haut, éburnéen, le nez qui semblait s’enfoncer dans la lèvre supérieure, et eut peur pour lui-même. — (Léon Tolstoï, La Mort d’Ivan Illitch, 1886 ; traduit du russe par Michel-Rostislav Hofmann, 1976, page 13)
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étreins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de étreindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de étreindre.
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arlequin
?- De l’ancien français Hellequin (« Satan »)[1]. La maisnie Hellequin (« escorte d’Hellequin ») désigne une chevauchée de démons, halequin signifie « génie malfaisant ». Entre 1571 et 1580, un zanni, paysan bouffon de la commedia dell’arte, donne à Paris une nouvelle interprétation de son personnage en empruntant au Hellequin français son nom et son comportement de petit diable. Emprunté par l’italien sous la forme Arlecchino, il fait alors le tour de l’Europe. (1585) Harlequin désigne un personnage de théâtre. — (Histoire plaisante des Faicts et Gestes de Harlequin Commedien Italien Contenant ses songes et visions, sa descente aux enfers pour en tirer la mère Cardine, Paris, Didier Millot, 1585)
- Selon Frédéric Ozanam[2], cet Hellequin serait apparenté au germanique Elfen Koenig (« roi des elfes ») altéré en Erlkönig (« roi des aulnes »).
- D’après Antoine Court de Gébelin, de l’italien el lecchino ou al lecchino (lecchino (« gourmand », « lécheur de plats », « lèche-cul »)), ce qui correspond au caractère originel de l’Arlequin du théâtre italien.
- De la racine germanique harl- (« bigarré ») avec le suffixe diminutif -kin (= -ken, -chen) — (Michel Desfayes, Origine des noms des oiseaux et des mammifères d’Europe y compris l’espèce humaine)
- De l’italien allocco (chouette hulotte) avec le suffixe diminutif -ino, ayant donné allochino, puis arlochino, en référence aux mouvements comiques et mécaniques de l’Arlequin italien et à son masque. — (Edmond Stoullig, Revue d’art dramatique)
- De harle ou herle (« oiseau de rivière bruyant au plumage bicolore noir et blanc ») avec le suffixe diminutif -quin. — (Commentaires aux Œuvres de Rabelais)
- D’après Gilles Ménage[3], du surnom d’un acteur italien qui aurait reçu le nom d’Harlecchino (« petit Harlay ») à cause de son intimité avec le président de Harlay, hypothèse probablement fausse[3].
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empreint
?- (Avec de) Caractérisé par ; profondément marqué par.
- Wikipédia permet de contribuer à un certain progrès qui est empreint d’un caractère spirituel, philosophique, scientifique, humanitaire, etc.
- Il hocha la tête par un mouvement empreint d’une grâce pleine de tristesse, et nous nous quittâmes. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu’ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l’art et de l’histoire française menacés, contre l’érection, en plein cœur de notre capitale, de l’inutile et monstrueuse tour Eiffel que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit de justice, a déjà baptisée du nom de Tour de Babel. — (Protestation des artistes contre la Tour Eiffel, lettre publiée dans Le Temps du 14 février 1887)
- Dès que j’eus considéré cette rencontre de ce point de vue, tout m’y sembla empreint de beauté. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, 1922)
- J’ai écrit chaque jour, et je suis seule à savoir combien ce livre qui n’a rien à voir avec ma mère est empreint pourtant de sa mort et de l’humeur dans laquelle elle m’a laissée. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
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fretin
?- Poissons de petite taille, sans intérêt pour le pêcheur.
- Maurice […], choisissant, comme un propriétaire dans son vivier, les truites qui lui paraissaient les plus belles, et laissant tourner impunément autour de la lanterne le menu fretin qui ne lui semblait pas digne de la sauce au bleu. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Pendant que sous la mer profondeLes cachalots et les requinsCes écumeurs géants de l’ondeLibres dévorent le fretinNous autres cloués à la riveOù la bourrasque a rejetéNotre barque un instant rétiveNous pleurons notre liberté. — (Pierre Dupont, Le Chant des transportés, 1848)
- (Sens figuré) (Familier) (Souvent renforcé par « menu » ou « petit ») Personnes ou choses de peu de valeur, peu considérées.
- Tous ces gens n’étaient en réalité que du menu fretin. — (Pierre Renucci, Claude, Perrin, Paris, 2012, page 246)
- Dans le monument, avait été pillé un distributeur de monnaie de Paris et des prévenus avaient été interpellés avec des pièces sur eux. D’autres avaient voulu s’enfuir avec de plus menus fretins : des cartes postales et des mini tours Eiffel. — (Sophie Parmentier, Deux ans après les dégradations à l'Arc de Triomphe, le procès de dix gilets jaunes, Radio France. Mis en ligne le 22 mars 2021)
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chérubin
?- (Théologie) Esprit céleste qui tient le second rang de la première hiérarchie des anges ; entre le séraphin et le trône.
- Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d’Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. — (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, p. 484)
- Afin d’en finir avec cette orfèvrerie symbolique, disons encore que […] la sarde évoque les Séraphins, la topaze les Chérubins, le jaspe les Trônes, la chrysolithe les Dominations, le saphir les Vertus, l’onyx les Puissances, le béryl les Principautés, le rubis les Archanges et l’émeraude les Anges. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Peinture, Sculpture) Enfant ailé qui représente un ange.
- La Vierge aux paupières endolories écartait la main gauche en un geste rapace, tandis que l’autre main se crispait, avec des doigts surprotecteurs, sur un enfant agenouillé (à la forte calvitie frontale) qui priait, béni à distance par un autre chérubin, lequel s’appuyait à un androgyne au regard louche et à la bouche pincée, tendant, sans aucun souci des convenances, un index indécent en direction de son vis-à-vis. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- (Bible, Théologie) Dans l’Ancien Testament, une certaine sorte d’anges.
- Sachez aussi, orgueilleux chevalier, que nous comptons parmi nous des noms glorieux […] ; des noms qui remontent à ces temps radieux où la présence divine faisait trembler le siège de la miséricorde entre les chérubins. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Archéologie) Représentation d’animaux fantastiques qui ornait les autels des Hébreux.
- (Héraldique) Meuble représentant l’être stylisé du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté comme un rencontre humain (parfois féminin) surmontant ou encadré de deux ailes éployées. À rapprocher de ange, angelot, archange et saint.
- D’azur au ciboire d’or surmontée d’un chérubin d’argent, qui est de Boitel de Dienval → voir illustration « armoiries avec un chérubin »
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algonquin
?- (Linguistique) Langue des Algonquins, un peuple autochtone proche des Ojibwés. Son code ISO 639-3 est alq.
- L’algonquin est classé comme dialecte ojibwé, une des langues de la famille algonquienne. Comme les dialectes ojibwés sont voisins, il n’est pas possible de tracer une frontière linguistique exacte entre les dialectes ojibwé et algonquin. — (« algonquins », L’Encyclopédie canadienne)
- Cette traduction est la première Bible publiée en Amérique du Nord et l’algonquin, la vingt-deuxième langue à posséder une traduction complète de la Bible. — (Jean Delisle, Judith Woodsworth, Les Traducteurs dans l’histoire, International Federation of Translators, 1995)
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araméen
?- Relatif au peuple d’Aram.
- Il parlait avec force gesticulations, dans le langage araméen du pays, mais dûment émaillé de mots grecs, surtout pour les termes militaires. — (Amin Maalouf, Les Jardins de lumière, 1991, Le Livre de Poche, page 50)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.