Dictionnaire des rimes
Les rimes en : turpitude
Que signifie "turpitude" ?
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- Ignominie qui résulte de quelque action honteuse.
- Lucienne. — Quelle turpitude !… Et dire que c’est dans cette chambre !… Elle a plutôt l’air honnête, cette chambre ! Menteuse ! Que c’est dans cette chambre que, tout à l’heure, mon mari avec une autre… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Quelles causes profondes, quelles turpitudes amenèrent donc l'annihilation de ce qui est une riante bourgade ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’on ne dénonce que ses propres turpitudes.
- Action honteuse, écrit ou parole ignoble.
- À l’exemple de Juvénal, je ne suis pas descendu dans la sentine des vices pour la remuer, j’ai plutôt passé gaiement en revue les ridicules que les turpitudes. — (Érasme, Éloge de la folie, Traduction par G. Lejeal en 1899)
- Lorsqu’il était à Claquebue, il lui fallait à chaque instant rougir des turpitudes qu’il découvrait dans la famille de son frère. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 91)
- Lorsque je me rends à un rendez-vous clandestin, il me semble que tous les gens que je croise sont au courant de mes turpitudes et me regardent comme si j'allais commettre un crime. — (Pierre Daninos, Enfer conjugal, in Daninoscope, 1963)
- […]: Stendhal a montré, dans Lucien Leuwen, qu'en 1835, la monarchie parlementaire et bourgeoise de Louis-Philippe, pratiquait avec un art consommé toutes les turpitudes imaginables : on achetait l'élection d'un député avec cent mille francs, quelques nominations, quelques bureaux de tabac, […]. — (Yves Chalier, « Prologue » de La République corrompue, Éditions Robert Laffont, 1991)
Mots qui riment avec "ude"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "turpitude".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ude , udes et ud .
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sud
?- (Indénombrable) (Géographie) Point cardinal opposé au nord ; direction du pôle de l’hémisphère austral et correspondant à l’azimut 180°.
- Bourges est situé au sud de Paris.
- Le terrain ardoisier montre une succession de schistes et de quartzites des nuances les plus diverses, dont l’inclinaison générale est vers le sud de la boussole. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 15)
- La colonne descend dans la vallée au Sud du camp et suit le cours du ruisseau d’Aïn El-Fert à l’Ouest, puis au Nord-Ouest. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 133)
- Il ventait dur, sans que l’atmosphère en fût rafraichie, car le vent soufflait du sud. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 112)
- La brise avait été nettement plus favorable et mon estime me donnait 97 milles parcourus vers le Sud en quarante-huit heures. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Une végétation arbustive, résistante à la sécheresse occupe les faces exposées au sud. — (Robert E. Ricklefs et Gary L. Miller, Écologie, De Boeck Supérieur, 2005, page 149)
- (Indénombrable) Partie de la terre qui est opposée au Nord.
- L’Amérique du Sud.
- (Indénombrable) Région d’un pays la plus rapprochée du Sud.
- Carcassonne est située dans le Sud de la France, dans le département de l'Aude.
- Des communications fréquentes, sinon continues, existaient à l’Éocène entre les contrées du Sud de l’Europe et le continent africain. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 55)
- (Indénombrable) Région de la Terre située au midi.
- Pays du Sud. Pays sous-développé.
- Les inégalités et disparités entre les nords et les suds révèlent ces nouvelles discontinuités que certains auteurs dénoncent comme des héritages de la colonisation. — (Gérard Bacconnier, La Mondialisation en fiches : Genèse, acteurs et enjeux, 2008)
- Vent soufflant depuis le midi.
- Les suds sont aussi fort violents ; leur saison est dans le cours de juin, juillet et août, temps où les nords ne soufflent jamais. — (Jean-François de La Harpe, Abrégé de l’Histoire générale des voyages, 1820)
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turpitude
?- Ignominie qui résulte de quelque action honteuse.
- Lucienne. — Quelle turpitude !… Et dire que c’est dans cette chambre !… Elle a plutôt l’air honnête, cette chambre ! Menteuse ! Que c’est dans cette chambre que, tout à l’heure, mon mari avec une autre… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Quelles causes profondes, quelles turpitudes amenèrent donc l'annihilation de ce qui est une riante bourgade ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’on ne dénonce que ses propres turpitudes.
- Action honteuse, écrit ou parole ignoble.
- À l’exemple de Juvénal, je ne suis pas descendu dans la sentine des vices pour la remuer, j’ai plutôt passé gaiement en revue les ridicules que les turpitudes. — (Érasme, Éloge de la folie, Traduction par G. Lejeal en 1899)
- Lorsqu’il était à Claquebue, il lui fallait à chaque instant rougir des turpitudes qu’il découvrait dans la famille de son frère. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 91)
- Lorsque je me rends à un rendez-vous clandestin, il me semble que tous les gens que je croise sont au courant de mes turpitudes et me regardent comme si j'allais commettre un crime. — (Pierre Daninos, Enfer conjugal, in Daninoscope, 1963)
- […]: Stendhal a montré, dans Lucien Leuwen, qu'en 1835, la monarchie parlementaire et bourgeoise de Louis-Philippe, pratiquait avec un art consommé toutes les turpitudes imaginables : on achetait l'élection d'un député avec cent mille francs, quelques nominations, quelques bureaux de tabac, […]. — (Yves Chalier, « Prologue » de La République corrompue, Éditions Robert Laffont, 1991)
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béatitude
?- (Religion) Félicité dont les élus jouissent au paradis.
- La vraie béatitude consiste dans la vue de Dieu. — Les huit béatitudes, les huit sortes de félicités dont l’évangile fait l’énumération.
- J’ai commencé dès ma douzième année à me faire une certaine idée que Donzac, l’année dernière et cette année, m’a rendue claire, c’est qu’à leur insu, les chrétiens qui nous ont élevés prennent en tout le contrepied de l’Évangile, et que de chaque béatitude du Sermon sur la Montagne, ils ont fait une malédiction : qu’ils ne sont pas doux, qu’ils ne sont pas seulement injustes mais qu’ils exècrent la justice. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, pages 18-19)
- (Sens figuré) (Plus courant) Bonheur parfait, satisfaction tranquille.
- Un grand chat noir, frileusement roulé en boule, rêvait dans la lueur rouge du feu, avec un tout petit ronron de béatitude. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- Je sens mes intestins qui ronronnent légèrement. La digestion sans heurts est le plus grand facteur d'activité. Le cerveau s'emplit avec le ventre et l'optimisme a sa source dans la béatitude des tripes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
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plénitude
?- État de ce qui est plein. — Note : Il n’est guère d’usage, au propre, que comme terme de médecine.
- Le vidage effectué, les assistants ont pu s'assurer que le réservoir vide ne répandait pas plus d'odeur que dans l'état de plénitude; et que si quelques traces d'odeur apparaissaient, dans le cabinet, en niveau seulement de la cuvette, — […] — elles disparaissent immédiatement et complétement par le remplissage, à nouveau, de ce dernier. — (Annales d'hygiène publique et de médecine légale, Paris : chez J.-B. Baillière et Fils, 1883, page 46)
- La plénitude de l’estomac. — La plénitude des vaisseaux par surabondance du sang, des humeurs.
- Le petit corps robuste fait penser à celui des jeunes chiens qui semblent contenir dans leur plénitude potelée tous les éléments qui leur serviront à grandir. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 200)
- (Sens figuré) Qualité d'une chose qui est absolue, entière, complète.
- Le droit de justice des seigneurs hauts justiciers était absolu. Il emportait la plénitude de la juridiction civile et criminelle, limitée seulement par les cas royaux. — (Alfred Franklin, La vie privée d’autrefois - La vie de Paris sous Louis XV devant les tribunaux, Paris, Plon, 1899, page 9)
- C’est par plénitude de puissance que les rois accordaient certaines grâces, certaines rémissions qui n’étaient point fondées en droit.
- Il a recouvré la plénitude de ses facultés, de ses forces, de sa santé, de sa raison.
- La totalité des sentiments dont le cœur est rempli.
- Je vous parle dans la plénitude de mon cœur.
- (Sens figuré) Sentiment de pleine satisfaction physique et morale.
- begude
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fortitude
?- Énergie morale devant le danger ou dans la souffrance ; courage en endurant ou en subissant (par opposition au courage d’entreprendre des actions périlleuses).
- On a vu des Français supporter les tourments du cadre de feu avec la fortitude des Indiens mêmes. — (François-René de Chateaubriand, Les Natchez VIII)
- Pour le bénéfice du secrétaire qui ramassait ses papiers avant d’aller copier dans la pièce voisine, le gros Philibert observa révérencieusement qu’on parlait beaucoup du courage des rebelles exécutés par ordre du duc (on en doublait d’ailleurs le nombre), mais pas assez de la fortitude de cet homme d’État et de guerre mourant sous le harnois de son maître. — (Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au Noir, Troisième Partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 332)
- Nous sommes tous à bord du “Titanic”. La fortitude des uns et la lâcheté des autres. — (Julien Green, Journal, 30 mai 1966)
- labathude
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multitude
?- (Nom collectif) Grand nombre.
- Les vestiges du culte primitif et du druidisme sont assez rares, grâce au zèle des chrétiens des premiers siècles, qui renversèrent, brisèrent et enfouirent une multitude de pierres-fittes. — (Alexandre Ducourneau, Histoire nationale des départements de France : Guienne, Paris : chez Marescq & Cie, 1845, page 3)
- Ce gouvernement était fédératif ; c'est-à-dire que la Gaule était divisée en une multitude de petits états indépendants, ayant leur vie propre, et ne se rattachant les uns aux autres que par une association peu étroite. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, page 29)
- Des multitudes d’hommes allaient et venaient ; la plupart, en treillis, travaillaient aux aérostats ; d’autres en uniforme brun faisaient l’exercice. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 112 de l’édition de 1921)
- La commune peut ne comprendre qu'un chef-lieu, […], ou, un chef-lieu et une multitude d'écarts (maisons isolées, groupements élémentaires et localités autres que le chef-lieu…), dans le pays bocager aux allures de Puisaye. Lorris n'en compte pas moins de 83 et Montereau 111. — (Bruno Martinet, Maisons et paysages du Loiret, Nonette : Editions Créer, 1988, page 25)
- (Nom collectif) (Absolument) (Péjoratif) La masse du peuple.
- Je fis entendre à la multitude que, si on nous tuait, ces huit prisonniers seraient mis à mort.— (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- Othon choisit la toque et alla s’agenouiller devant la princesse, au milieu d’une triple acclamation de la multitude. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Pendant que des mortels la multitude vileSous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,Va cueillir des remords dans la fête servile,Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici… — (Charles Baudelaire, Recueillement)
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interlude
?- (Musique, Poésie) Pièce de poésie ou de musique écrite ou exécutée entre des ouvrages plus importants.
- Le programme comprendra une conférence et des interludes.
- (Par extension) (Audiovisuel) Court programme inséré entre deux émissions plus importantes, ou lors d'une panne.
- (Sens figuré) Période transitoire.
- Ce que nous appelons la paix pourrait n’être finalement qu’un interlude entre deux guerres. — (Georges Clemenceau, cité par Jean Garrigues dans Le monde selon Clemenceau : Formules assassines, traits d’humour, discours et prophéties, Tallandier, Paris, 2014, page 253)
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hébétude
?- (Médecine) Engourdissement des facultés cérébrales dans certaines maladies, l’anémie cérébrale, par exemple.
- (Par métonymie) Apparence ou comportement d’une personne qui semble soudain engourdie ou sidérée.
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Il se tut et retomba dans son hébétude. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 251)
- Il la pénétrait bestialement, dans une hébétude sensuelle qui n'atteignait à la lucidité qu'à la minute où l'on voit, par une nuit d'été, la fusée d'un feu d'artifice fondre en un riche bouquet d'étoiles pâmées qui retombent au néant. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 58)
- Cette considération le plongea dans une sorte d’hébétude douloureuse. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- De sa bouche lisse, Amédée souriait, repris par l’hébétude de l’enfance. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- À présent, une émission télévisée fera l’affaire. La plus idiote conviendra. Ah – regarder pour regarder, sans alibi, sans désir, sans excuse ! C’est comme l’eau du bain : une hébétude qui vous engourdit d’un bien-être palpable. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 52)
- Pour une fois que j’ai l’occasion de parler de cette histoire… Elle a pourtant quelque chose d’une vieille putain réduite à l’hébétude par l’excès des hommes, cette histoire. — (Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête, 2013, page 61)
- lapalud
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féminitude
?- (Néologisme) Attitude, pose revendiquée de femmes, en opposition à la féminité, état ou qualité intrinsèque de la femme.
- Dans cette querelle, le Mouvement des femmes s'est engagé, selon Françoise Picq, « dans une double impasse » : naturalisme et féminitude d'un côté (Psychépo), sociologisme et conditionnement culturel de l'autre. — (Frédéric Martel, Le Rose et le noir, Seuil, Paris, 1996)
- Il existe trois états de femme possible. Le terme femme renvoie avant tout à une réalité biologique et anatomique, la féminité correspond à l'accentuation des caractères dans un rapport de différenciation par rapport à l'homme, aussi bien au plan psychologique que du comportement. La féminitude enfin, c'est le passage du stade de la femelle-femme à celui de l'individu-femme, de l'être pensant et agissant. — (Malek Chebel, La Femme marocaine tire son épingle du jeu, 1997)
- Cet antinaturalisme permet de définir la « féminitude » en termes non pas d’« essence » mais de « coalition » d’expériences sociales différentes (notamment selon la classe, la race, la sexualité et la trajectoire de sexuation) mais ayant en commun d’être formées dans « la lutte des classes entre les hommes et les femmes » [...]. — (Pauline Clochec, « Du spectre du matérialisme à la possibilité des matérialismes trans », dans Pauline Clochec et Noémie Grunenwald (dir.), Matérialismes trans, Hystériques et associéEs, 2021, 281 pages, ISBN 978-2-9567194-1-0, page 40)
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finitude
?- (Philosophie) Caractère de ce qui n’est pas éternel, notamment en parlant de l’être humain.
- Alors que le romancier, riche de son don d’ubiquité, peut se dédoubler en autant de personnages que son humeur daigne susciter au fil des pages, le poète reste fixé à la finitude de son expérience, à la racine de son cri. — (Jean-Pol Madou, Édouard Glissant : de mémoire d’arbres, 1996, page 16)
- Aventureuse, prête aux expériences limites, elle [Marie de Villepin] se verrait bien propulsée « en vrai » dans le ciel vide où rouille la mémoire des hommes qui ambitionnaient de conquérir les étoiles quand ils se contentent, désormais, de crawler dans la boue de leur finitude acceptée. — (Luc Le Vaillant, « Conquête de son espace », Libération, no 10091, 23 octobre 2013, page 32)
- Tu es appelé, comme nous tous, à faire face à ta propre finitude humaine, puis à cheminer, autant que faire ce peut, vers son acceptation. C’est dans le contexte de cette impermanence de ton propre être que tu es convié à réaffirmer, jour après jour, le sens que tu donnes à ton existence. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 82)
- En 2027, quoi qu’il arrive, un Macron encore quadragénaire ne sera plus président. Son apothéose scelle une finitude. — (Marc Lambron, “Un roman français”, Le Figaro Magazine, no 24211 et 24212, 24 et 25 juin 2022, page 52)
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élude
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de éluder.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de éluder.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de éluder.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de éluder.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de éluder.
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prélude
?- Ce qui précède quelque chose et qui lui sert comme d’entrée et de préparation.
- Pendant cette même journée du 10, qui était le prélude de la grande bataille du lendemain, l’ennemi avait continué ses attaques sur le 21e corps. — (Général Antoine Chanzy, La deuxième armée de la Loire.)
- S’attendant à la paire de claques, prélude de la raclée, l’avant-bras déjà presque levé pour la parade habituelle, Camus en demeura un instant muet de stupéfaction. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Musique) Ce qu’on improvise sur un instrument pour se mettre dans le ton.
- Quelques mesures de prélude.
- Certaines compositions musicales qui forment le début d’une œuvre.
- Vous entendez les hautbois ? Ils jouent le prélude de Lohengrin et se répondent d'une tour à l'autre de mon château. — (Thierry Debroux, Le Roi Lune : théâtre, créée au Théâtre du Méridien de Bruxelles le 26 avril 2005, Éditions Lansman, 2005, p. 47)
- (Par extension) Pièces qui constituent à elles seules un tout.
- Les préludes de Chopin.
- (Programmation) Verrouillage de l'accès à une ressource critique.
- Pour ce faire, la section critique est précédée par un prélude et est suivie par un postlude qui assurent cette propriété d'exclusion mutuelle. — (Alain Cazes, Joëlle Delacroix, Architecture des machines et des systèmes informatiques - 5e éd., Dunod, 24 juin 2015)
- chambalud
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lassitude
?- Sensation de fatigue causée par une mauvaise disposition de santé.
- J’avais les membres roidis et ressentais une si pénible lassitude, que je restai longtemps sans pouvoir trouver le sommeil. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 94)
- (Sens figuré) Il a renoncé à cette correspondance par pure lassitude d’avoir toujours les mêmes choses à dire.
- État de celui qui est las, de celle qui est lasse, au propre et au figuré.
- La douceur alanguie du printemps ne faisait que rendre plus lourde la lassitude de Zaheira. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Sens figuré) Une restauration n'est possible qu'aux brefs instants de lassitude quand les idées, les hommes et les faits s'accordent une trêve, quand l'essoufflement rompt l'assaut des générations montantes. — (François Mitterrand, Le coup d'État permanent, 1965)
- Je l’écoutais à peine. J’avais cédé de guerre lasse. Elle avait l’ardeur de ses 16 ans et moi la lassitude de mes sept décennies. — (Yvette Grémillon, « Ce sac à main », dans Boffo Ténouga et autres nouvelles, éditions Publishroom, 2016)
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désuétude
?- État de cessation d’un usage, d’une habitude. Se dit surtout en parlant des lois ou des règlements qu’on a cessé d’observer sans qu’ils n’aient formellement été révoqués.
- Cette pratique provinciale est tombée en désuétude.
- Plus d'un champion renversé fut foulé aux pieds involontairement, plus d'une main cramponnée à la broche fut ensanglantée. Ces jeux sont dangereux, et les accidents ont été assez graves dans les derniers temps pour que nos paysans aient résolu de laisser tomber en désuétude la cérémonie des livrées. Je crois que nous avons vu la dernière à la noce de Françoise Meillant et encore la lutte ne fut-elle que simulée.Cette lutte fut encore assez passionnée à la noce de Germain. Il y avait une question de point d'honneur de part et d'autre à envahir et à défendre le foyer de la Guillette. — (George Sand, La Mare au Diable, 1846)
- Plus que jamais nous avons constaté la désuétude du collège électoral. Non seulement il permet trop souvent à la minorité d’imposer sa volonté, mais il autorise encore quelques grands électeurs à modifier le vote de la population. — (Luc Laliberté, « Des leçons de la présidence Trump », Le journal de Québec, 27 novembre 2020)
- II est arrêté que la désuétude, quant aux lois de distribution seulement, vaudra abolition, le refus d'obéir à une loi ou de la réclamer dans les cas y relatifs, pendant un laps de temps, devant être interprété comme une abrogation authentique, la volonté prouvée d'un peuple libre, valant un décret. — (Projet d'une constitution, soumis à l'Assemblée nationale de 1789, par M Sobry, Jean-François Sobry, 1789)
- En plusieurs endroits le droit est demeuré & l'obligation est tombé en désuétude. — (Affiches du Poitou, René Alexis Jouyneau Desloges, 22 avril 1779)
- (Linguistique) Se dit d'un mot dont l’emploi est sorti de l'usage courant, et qui n'est plus immédiatement compris.
- Dans la phrase de Tartuffe, dite assez haut pour être entendue par les gens de la maison et les visiteurs, « Laurent, serrez ma haire avec ma discipline (...). » , les mot 'haire' dans le sens de chemise de crin et 'discipline' dans le sens de fouet pour se mortifier, sont tombés en désuétude.
- « Partons en diligence ! » pour dire "Dépêchons-nous ! ", est tombé en désuétude ; mais cela n'est pas un obstacle pour comprendre et apprécier le théâtre classique, – si l'on admet que la langue française n'est pas née à Ottawa ou sur les rives du Meschacebé.
- Pour les grévistes et les étudiants mobilisés, la désuétude du mot semble exprimer le décalage entre le vieux général et le pays réel, emporté par un mouvement social massif. — (Frédéric Joignot, La « chienlit », histoire d’un mot de Rabelais à Sarkozy, Le Monde, 15 octobre 2015)
- Le titre seul de république donnait à la France une physionomie particulière, qui lui assurait une sorte de supériorité sur les autres puissances. Le jour ou ce titre, sans être aboli, est tombé en désuétude pour faire place à d'autres dénominations, le charme a été détruit. — (Le Nain jaune, ou Journal des arts, des sciences et de la littérature, Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire, avril 1815)
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magnitude
?- (Rare) Grandeur.
- Ampleur, en parlant d’un séisme.
- « Le nombre de ces séismes augmente, ainsi que la magnitude des plus puissants d'entre eux. »— (Yves Sciama, Les activités humaines induisent des séismes sur l'ensemble du globe Science et Vie le 22 mai 2017)
- (Astronomie) Ordre de grandeur de la luminosité d’un astre.
- La magnitude apparente d’un astre.
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palude
?- (Vieilli) Variante de palud.
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rude
?- Âpre au toucher ; brut ; dur.
- Le poil du mouflon, que l’on trouve en Asie, est plutôt rude et ressemble à celui de la chèvre ordinaire avec lequel on le confond souvent. Il est employé pour la confection des tapis et feutres grossiers, …. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Elle ne pleurait plus, sa voix était caressante, elle appuyait sur sa gorge blanche et délicate la grosse main rude de Javert, et elle le regardait en souriant. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 5, 13 ; 1862)
- Les sables sont les matières que l'on mélange le plus habituellement à la chaux pour former les mortiers ; ils doivent être rudes au toucher et crier quand on les serre dans la main. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 21)
- Âpre au goût ; corsé.
- On but à larges goulées le vin rude qui vous râpait la gorge et chantait aux tempes ; à grandes bâfrées, on s'empifra de viandes. Oui, jamais ne fut plus joyeux réveillon. — (Yvonne Pagniez, Pêcheurs des côtes de France, Fernand Lanore, 1977, page 124)
- Raboteux.
- Les chemins en ce pays-là sont fort rudes.
- (Sens figuré) Pénible ; fatigant.
- Sa jeunesse se dépensait ainsi dans un travail rude et mal payé. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 6 ; 1862)
- Manier du fer quand il y a de la glace entre les pavés, c'est rude. Ça vous use vite un homme. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 7, 10 ; 1862)
- On a marché depuis le point du jour, on est au soir d’une longue et rude journée ; on a fait le premier relais avec Mirabeau, le second avec Robespierre, le troisième avec Bonaparte; on est éreinté. Chacun demande un lit. — (Victor Hugo, Les Misérables, IV, 1, 1 ; 1862)
- Violent ; impétueux.
- – Ah! monsieur le prêtre, vous n’aimez pas les crudités du vrai. Christ les aimait, lui. Il prenait une verge et il époussetait le temple. Son fouet plein d’éclairs était un rude diseur de vérités. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 1, 10 ; 1862)
- La roue du tilbury reçut un choc assez rude. Le courrier cria à cet homme d’arrêter, mais le voyageur n’écouta pas, et continua sa route au grand trot. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 7, 5 ; 1862)
- L’impression de cette première décharge fut glaçante. L’attaque était rude et de nature à faire songer les plus hardis. — (Victor Hugo, Les Misérables, IV, 14, 1 ; 1862)
- Tous les actes extérieurs de sa vie, son âpre ambition, sa rude soif de l'or, tout cela n'était qu'un moyen et non un but. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Essuyer une rude tempête.
- Difficile à supporter ; rigoureux.
- Il arriva qu'un hiver fut rude. Jean n’eut pas d’ouvrage. La famille n’eut pas de pain. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 6 ; 1862)
- Il se rappelait ses anciens compagnons ; comme ils étaient misérables ; ils se levaient dès l’aube et travaillaient jusqu’à la nuit ; à peine leur laissait-on le sommeil ; ils couchaient sur des lits de camp, où l’on ne leur tolérait que des matelas de deux pouces d’épaisseur, dans des salles qui n’étaient chauffées qu’aux mois les plus rudes de l’année. — (Victor Hugo, Les Misérables, II, 8, 9 ; 1862)
- L'hiver 1953-1954 fut particulièrement rude. Des clochards moururent de froid, ainsi qu'un enfant dans une famille mal logée. — (Bertrand Marchand, Paris, histoire d'une ville XIXe-XXe siècle, Éditions du Seuil, 1993, p.279)
- Un rude hiver s’est abattu sur la campagne bourguignonne : les quelques arpents de vigne qui font vivre la famille ont gelé. — (Rosa Moussaoui, Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme, dans L'Humanité, 7 septembre 2011)
- Les temps sont rudes se dit du temps où l’on a beaucoup à souffrir, surtout lorsqu’il y a peu de travail et beaucoup de misère.
- C’est un rude coup pour lui, cet événement est très fâcheux pour lui.
- Une rude épreuve, une situation difficile et pénible.
- Sa vertu fut mise à une rude épreuve, à de rudes épreuves.
- Une rude tentation, une tentation à laquelle il est difficile de ne pas succomber.
- Ce trait est un peu rude, se dit d’un propos ou d’un procédé difficile à supporter, à accepter.
- (Familier) Difficile à croire.
- Cela me paraît rude.
- Bah ! Tant pis ! Ce n’est pas ma faute. C'est l’affaireDu bon Dieu. Ce sont là des accidents profonds.Pourquoi donc a-t-il pris leur mère à ces chiffons ?C’est gros comme le poing. Ces choses-là sont rudes.Il faut pour les comprendre avoir fait ses études.— (Victor Hugo, La Légende des siècles, Les Pauvres gens, X ; 1859)
- Choquant, grossier, désagréable.
- Il avait son sac sur l’épaule, son bâton à la main, une expression rude, hardie, fatiguée et violente dans les yeux. Le feu de la cheminée l’éclairait. Il était hideux. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 3 ; 1862)
- Tout à coup, la voix rude de la Thénardier la rappela à la réalité : – Comment, péronnelle, tu n’es pas partie ! — (Victor Hugo, Les Misérables, II, 3, 4 ; 1862)
- Un auteur qui a le style rude.
- Ces vers-là sont rudes.
- Ce peintre a le pinceau rude, il peint sans grâce.
- Ce coiffeur a la main rude, il ne rase pas légèrement.
- Ce cavalier a la main très rude, il mène durement son cheval.
- Des mœurs rudes, des mœurs d’une simplicité grossière.
- Fâcheux, dur, sévère.
- Il lui était resté juste assez d’âpreté pour assaisonner sa bonté ; c’était un esprit rude et un cœur doux. — (Victor Hugo, Les Misérables, IV, 3, 4 ; 1862)
- Un maître qui est rude envers ses domestiques.
- Dire des paroles rudes à quelqu’un.
- Il a reçu un traitement très rude.
- Il est rude en affaires, se dit d’un homme qui traite avec dureté ceux qui ont affaire à lui.
- Rigide, austère.
- La règle de ces religieux, de cet ordre est très rude.
- (Familier) Redoutable.
- Vous avez là un rude adversaire.
- C’est un rude dialecticien.
- C’est un rude jouteur, c’est un homme avec lequel il ne fait pas bon se mesurer.
-
décrépitude
?- Déchéance physique qui provient d’un état de vieillesse extrême.
- II y a six degrés d’âges ; savoir : l’enfance proprement dite, infantia ; la seconde enfance, pueritia; l’adolescence, la virilité, la vieillesse et la décrépitude. — (Dictionnaire des sciences médicales, volume 52, page 415, Charles-Louis-Fleury Panckoucke à París, 1821)
- […] mais, au bout de trente ans, il ne fut point rare de voir des vieillards de cent dix et cent vingt ans, ce qui est d’ordinaire l’âge de la dernière décrépitude. — (Charles Deulin, « Le Poirier de Misère », in Cambrinus et autres Contes, vers 1847–1875)
- […] ; le singe, le tigre, le lion éloignés de leur patrie et enfermés dans nos ménageries ne tardent pas à tomber dans un état de décrépitude complet et sont presque toujours enlevés par la phthisie. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Elle […] riait des plaisanteries qu'un ivrogne adressait à une très vieille et très innocente prostituée dont la décrépitude s'adornait de perles, d'opales, de brillants, de saphirs, d'émeraudes et de rubis faux. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Par extension) Déchéance morale.
- Décrépitude morale.
-
postlude
?- (Musique) Conclusion écrite ou improvisée d’une œuvre musicale. → voir coda
- Voici un enregistrement très réussi de Prélude, fugue et postlude d’Arthur Honegger.
- Le postlude qui conclut est quant à lui très aride, dans les harmoniques suraigus des deux violons, avec la résonance du piano dans son registre grave et les imitations de fer-blanc, comme au départ. — (Christian Leblé, « Alfred Schnittke », in Musiciens de notre temps depuis 1945, éditions Plume et SACEM, Paris, 1992, p. 438)
- (Programmation) Libération de l'accès à une ressource critique.
- Pour ce faire, la section critique est précédée par un prélude et est suivie par un postlude qui assurent cette propriété d'exclusion mutuelle. — (Alain Cazes, Joëlle Delacroix, Architecture des machines et des systèmes informatiques – 5e éd., Dunod, 24 juin 2015)
- lemud
- tallud
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.