Dictionnaire des rimes
Les rimes en : tudie
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "tudie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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ouvrit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de ouvrir.
- Cet inconnu se dépitait si bien au moment où l’on ouvrit précipitamment la lucarne du grenier, qu’il n’y vit pas apparaître trois joyeuses figures rondelettes, blanches, roses, mais aussi communes que le sont les figures du Commerce sculptées sur certains monuments. — (Honoré de Balzac, La Maison du Chat-qui-pelote, 1830)
- À cet instant, la porte de la rue s’ouvrit et un homme encore jeune, visiblement saoul, entra. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
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réduit
?- Retraite ; petit logement.
- Aussi, dès qu'un paysan a réalisé une minime aisance , fait-il badigeonner d’ocre la façade et les murs intérieurs de son réduit […] — (Jean-Marie-Placide Munaret, Du médecin des villes et du médecin de campagne, mœurs et science, Germer Baillière, Paris, 1840, 2e édition refondue, page 89)
- Elle l’entraîna doucement vers le réduit qu’elles habitaient. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Puis l’habitude qu’il avait eue longtemps du monde, du luxe, lui en avait donné, en même temps que le dédain, le besoin, de sorte qu’à partir du moment où les réduits les plus modestes lui étaient apparus exactement sur le même pied que les plus princières demeures, ses sens étaient tellement accoutumés aux secondes qu’il eût éprouvé quelque malaise à se trouver dans les premiers. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 107)
- Vivre au château de Versailles, ce n’est pas bien nouveau. Les courtisans de Louis XIV se battaient pour y obtenir un réduit, et plusieurs centaines de logements occupaient la galerie des Batailles. — (Le Point, 11 janvier 2002)
- (Vieilli) Lieu où plusieurs personnes ont coutume de se rendre pour converser, pour jouer, pour se divertir.
- La maison d’Un Tel est un réduit très commode.
- Petit ouvrage de fortification construit à l'intérieur ou en arrière d’un plus grand, pour assurer une retraite aux défenseurs.
- L’ennemi entrait dans la ville par escalade ou par une brèche, sans que pour cela la garnison se rendît ; car alors, celle-ci renfermée dans les tours qui, je le répète, sont autant de réduits indépendants, pouvait se défendre encore […] — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- En 1944-1945, les Français assiègent une ville occupée par les Allemands, soucieux de garder jusqu’au bout leur base de sous-marins de La Pallice, attaquée à la bombe depuis 1943. Ils ont créé un réduit blindé autour de La Rochelle. — (L’Express, 24 mai 2004)
- (Sens figuré) — Le voilà, tout jeune, maître d’un réduit, dont son tempérament de chef de clan, qui va poindre, tentera de faire une citadelle. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Pièce très petite.
- Sur le premier plan, à gauche de l’acteur, une ottomane placée dans un petit réduit demi-circulaire et orné de tapisseries […] — (François Ancelot et Léon Laya, La Lionne : comédie en deux actes, mêlée de chant, 1840, page 1)
- Et ce fut lui qui, ce soir-là, rejoignit Yasmina dans le réduit noir qui lui servait de chambre. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Installé dans un petit bureau, plutôt un réduit —10 mètres carrés— aux sièges en Skaï, sous les combles du palais, en plein quartier Saint-Jean, le nouveau maître des lieux se distingue. — (L’Express, 15 janvier 2004)
- Le jour de son enlèvement en mars 1998 alors qu’elle avait dix ans et se rendait à l’école, son ravisseur l’a jetée, après un long trajet en camionnette, dans un réduit sans lumière, dans une cave. — (Le Monde, 3 janvier 2007)
- Résultat d’une opération de réduction.
- Le mécanisme est schématiquement celui-ci : en protégeant telle catégorie, le système expose les autres. Puis en protégeant alors telle autre, il expose encore plus fortement celles laissées en dehors, et ainsi de suite, jusqu’à un réduit de laissés-pour-compte qui sont exclus de tout. — (Le Monde, 13 janvier 2007)
- (Spécialement) (Canada) Premier liquide obtenu, avant le sirop d’érable, de l’évaporation de l’eau d’érable.
- Après le quatre-quarts au chocolat avec caramel et glace à la vanille, le vigneron nous a versé quelques gouttes de vin de paille, donc un vin fait à partir de raisin qui a séché pendant des mois sur de la paille pour mieux concentrer ses sucres et ses saveurs. Le tout avait quelque chose du réduit d’érable, mais avec beaucoup plus de fruité et de confit. — (Cyberpresse, 24 mars 2006)
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abattit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de abattre.
- Il abattit son pare-soleil et se regarda dans le miroir de courtoisie. — (Alain Demouzon, Le retour de Luis, 1977, chapitre 5)
- Et la brave charcutière qui dépeçait et refaçonnait du porc à longueur de commande ne put en supporter davantage ; elle pensa « Mon Dieu » et s’abattit sur le sol. — (Michèle Ressi, Le mort du bois de Saint-Ixe, Fayard, 1973)
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mûrisserie
?- Local où l'on laisse mûrir les fruits.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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vit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du viti.
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apogamie
?- (Botanique, Reproduction) Mode de reproduction asexuée diploïde, sans fécondation, créant ainsi des graines génétiquement identiques à la plante mère.
- La rareté de l’apogamie serait un autre caractère prouvant l’adaptation plus récente chez les Urédinées. — (Bulletin biologique de la France et de la Belgique, volumes 53 à 54, 1919)
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inédit
?- Qui n’a pas été imprimé ou publié.
- Poème inédit, Histoire inédite. - Œuvres inédites.
- Cet ouvrage est demeuré inédit, est encore inédit.
- Je ne voulus pas emprunter à Gilberte la Fille aux yeux d’Or puisqu’elle le lisait. Mais elle me prêta, le dernier soir que je passai chez elle, un livre qui me produisit une impression assez vive et mêlée. C’était un volume du journal inédit des Goncourt. — (Marcel Proust, Le Temps retrouvé, chapitre I, Gallimard, Paris, 1927, page 21)
- (Par métonymie) Auteur dont l'œuvre n'a pas encore été publiée.
- Moréas (les Syrtes, les Cantilènes), Vignier (Centon), de Régnier (les Lendemains, Apaisement, les Sites), Viélé-Griffin (Cueille d’avril, les Cygnes), montrèrent la marche aux jeunes encore inédits et la cohorte sainte, le bataillon sacré grossit tous les jours, valeureux et digne de tels chefs de file. — (Paul Verlaine, Léon Vanier in Œuvres complètes, tome V, Vanier (Messein), Paris, 1905, page 371)
- (Par extension) Nouveau ; inusité.
- On comprend que le gouvernement veut envoyer le signal qu’il est prêt aux grands moyens, et même aux très grands moyens, pour enfin casser l’épidémie, en prenant une mesure inédite. — (Mathieu Bock-Côté, Couvre-feu: résolution ou désespoir?, Le Journal de Québec, 6 janvier 2021)
- Spectacle inédit. - Toilette inédite.
- Sa marque est inédite.
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hongroierie
?- État, commerce du hongroyeur.
- Atelier où l’on hongroie.
- Il existe à Cambrai trois tanneries dont deux réunissent la corroierie et une l’hongroierie, mais aucune de ces fabriques n’est présentement en activité. — (Bulletin de la Société de géographie de Lille (Lille, Roubaix, Tourcoing), volumes 82 à 84, 1938)
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antinazi
?- (Politique) Opposé au nazisme.
- En plus de ses exploits sportifs, Birger Ruud est tenu en très haute estime pour les positions antinazies qui furent les siennes lors de l’occupation de la Norvège par les Allemands.
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acabit
?- Albert Dauzat déduit ce mot de l’occitan acabir ; Oscar Bloch et Walther von Wartburg le déduisent de l’occitan cabir ; tous deux du latin capere, acabit rejoignant ainsi acheter par son étymologie lointaine ; mais l’ancien occitan acabir n’offre aucune acception relevant de capere et cabir, bien attesté aux sens de « contenir », « être contenu, demeurer », fait difficulté pour expliquer le sens de acabit ;
- Ernst Gamillscheg (Etymologisches Wörterbuch der französischen Sprache) déduit l’ancien occitan acabir du latin caput ; de là acabir au sens de « mener à bonne fin, réussir » (→ voir acabar), mais il fait difficulté pour expliquer le sens de acabit. Remarquons que acabit n’est attesté dans aucune autre langue romane ; un emprunt fait au quinzième siècle d’un mot occitan attesté ni à cette époque ni en occitan moderne est peu vraisemblable, un hiatus chronologique et sémantique les sépare.
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zoophilie
?- Attirance sexuelle et éventuellement affective d’un humain pour un ou des animaux.
- […] où l'on découvre que les hommes préhistoriques ne jouaient pas uniquement à « Moi Tarzan, toi Jane ». Leurs pratiques sexuelles étant nettement plus variées. Homosexualité, zoophilie, masturbation. — (Catherine Mallaval, Préhistoires de cul, dans Libération (journal) du 24 décembre 1996)
- En comparant les modes d'écriture des textes démonologiques et des minutes des procès, on trouve ceci :— Sont inventoriés, classés, commentés avec un luxe de détails les rapports hétérosexuels, au sens large : diables et humains, zoophilies, sodomies en tous genres. — (Homosexuelles, des sorcières, dans Sorcières n° 22, 1982, page 135)
- fait d'avoir de l'affection pour un ou des animaux.
- Attraction d'une espèce animale pour une ou plusieurs autres espèces animales.
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muséographie
?- Ensemble des techniques de mise en valeur des collections (objets, contenus) au sein des musées.
- La muséographie fait appel à des métiers techniques ou scientifiques (architecte, restaurateur d’œuvres artistiques...), mais aussi artistiques (scénographe, installateur lumière...).
- On n’y voit pour ainsi dire rien : l’image montre de la blancheur à n’en plus finir, éclaboussée de tâches noires que la muséographie qualifie étrangement de bruits visuels et qui nous sont présentés comme de probables déprédations du temps et du froid sur la pellicule. — (Amélie Nothomb, Le Fait du prince, Éditions Albin Michel, Paris, 2008, page 101)
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agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
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anobli
?- Qui a reçu un titre nobiliaire.
- (Sens figuré) Qui est devenu meilleur.
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phénix
?- (Mythologie) (Fantastique) Oiseau fabuleux qui, disait-on, était unique en son espèce, vivait plusieurs siècles et renaissait de ses cendres.
- Le phénix devint rapidement une figure familière dans les cercles paracelsistes, tout en suscitant des exégèses assez variées. — (Michael Maier, Sylvain Matton, Jacques Rebotier, Chansons intellectuelles sur la résurrection du Phénix, traduit du latin par M. L. L. M. (Monsieur L’abbé [Jean-Baptiste] Le Mascrier), Debure l’aîné, Paris, 1758, reproduction de J.-C. Bailly Éditeur, 1984)
- Autrement dit, le Phénix salamandrique habite dans le feu et il est l’âme iliastrique dans l’être humain. — (ibid.)
- Pour Paracelse, en effet, Adam et Ève existaient avant la chute dans un état de divine perfection qui est la « vie iliastrique » ; en revanche, après la chute, le corps de l’homme devint sujet à la corruption, et cet état correspond à la « vie cagastrique ». Toutefois au sein même de la vie cagastrique subsiste un résidu de la vie iliastrique. Ainsi y a-t-il dans l’homme à côté de l’âme cagastrique une âme iliastrique, qui correspond au phénix alchimique. — (ibid.)
- Jacques Gohory (1520–1576) insiste, en trahissant son vif intérêt pour la magie et son admiration pour Trithème, sur la signification alchimique du phénix. Après avoir décrit ce dernier d’après Pline et Albert le Grand, ainsi que le basilic, Gohory poursuit : « Je conclurai de tous ces mystères que dans les paraboles le Phénix, le Basilic, la Glaure [sic : hapax ?], la Mandragore, le Caméléon sont une même chose à propos de laquelle Roger Bacon écrit […] — (ibid.)
- Le phénix ce bûcher qui soi-même s’engendreUn instant voile tout de son ardente cendre — (Guillaume Apollinaire, « Zone », dans Alcools, 1913)
- Et je chantais cette romanceEn 1903 sans savoirQue mon amour à la semblanceDu beau Phénix s’il meurt un soirLe matin voit sa renaissance. — (Guillaume Apollinaire, « La Chanson du Mal-aimé », dans Alcools, 1913)
- (Sens figuré) Personne que l’on prétend être unique ou rare dans son espèce, que l’on trouve supérieure à toutes les autres personnes qui suivent la même carrière.
- Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. — (Jean de La Fontaine, « Le Corbeau et le Renard », dans Fables)
- On craignit, en recevant ce phénix berruyer, de ne pas dire des choses assez spirituelles, et naturellement on se gourma devant Mme de La Baudraye, qui produisit une espèce de terreur parmi la gent femelle. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- (Botanique) Genre de palmiers de nom scientifique Phœnix[1].
- Je fus introduit par un laquais en petite tenue — habit noir sur pantalon gris fer — dans un hall jonché de peaux de bêtes, entre des floraisons excessives de phénix et de lataniers. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 28)
- (Agriculture) Variété de coq domestique du Japon dont les plumes de la queue sont très longues.
- Race de poules décoratives, originaires du Japon, de taille moyenne, à très longues plumes chez le coq.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal fabuleux du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté sous la forme d'un oiseau aux ailes éployées, la tête tournée vers l’angle chef dextre, le bas du corps disparaissant dans un brasier appelé immortalité en héraldique. On doit toujours blasonner la couleur du brasier.
- D'azur au phénix d’or sur son immortalité de gueules, qui est de Sermaize-les-Bains de la Marne → voir illustration « armoiries avec un phénix »
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abouti
?- Qui est terminé, qui frôle la perfection.
- Une œuvre aboutie.
- (Médecine) Qui a suppuré.
- Une tumeur aboutie.
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angiographie
?- (Biologie) (Vieilli) Étude et description anatomique du système circulatoire chez l’animal et le végétal.
- (Médecine) Examen basé sur l’injection d’un produit de contraste lors d’une imagerie par rayons X.
- Une angiographie est un examen qui sert à visualiser certaines artères, notamment pulmonaires ou cérébrales. — (Pierre Delforges, Alain Harlay, Daniel Berdeu, Surveillance infirmière: médecine, chirurgie, 2003)
- Par exemple, l’angiographie actuellement utilisée dans les hôpitaux discerne les artères cérébrales jusqu’à quelques dixièmes de millimètres de diamètre, mais est toujours incapable de détecter individuellement les plus petits capillaires dont le diamètre ne mesure que quelques microns (millièmes de millimètre). — (Radio-Canada, La vascularisation du cerveau à l’échelle microscopique révélée par les ultrasons, radio-canada.ca, 26 mars 2021)
- (Par extension) (Médecine) Image obtenue par cette technique.
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anordi
?- Participe passé masculin singulier du verbe anordir.
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péri
?- Génie féminin qui, dans les contes persans, joue un rôle analogue à celui des fées dans les contes occidentaux.
- Le premier nom, La Péri, semble inspiré sans plus par l’orientalisme factice des musiciens de l’époque, d’un Massenet ou d’un Léo Delibes, ou plutôt par une ode du jeune Hugo. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 345)
- Tout, chez elle, était en harmonie avec ces caractères de la péri des sables ardents. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
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myasthénie
?- Affection neurologique grave, caractérisée par une faiblesse musculaire excessive, rapidement augmentée par l'exercice, survenant souvent par poussées, qui sont parfois séparées par des rémissions prolongées.
- Le début de la myasthénie peut être insidieux ou brutal. — (Quillet Méd.1965, p.372)
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ennemie
?- Femme qui nous est hostile, ou à qui l’on est hostile.
- Chacun finit par se moquer effrontément des prétendues grandes qualités de celle qui devint ainsi l’ennemie des Sancerroises. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- On remarqua beaucoup, à Plassans, une série d’attaques dirigées par le fils contre les personnes que le père recevait chaque soir dans le fameux salon jaune. La richesse des Roudier et des Granoux exaspérait Aristide au point de lui faire perdre toute prudence. Poussé par ses aigreurs jalouses d’affamé, il s’était fait de la bourgeoisie une ennemie irréconciliable, lorsque l’arrivée d’Eugène et la façon dont il se comporta à Plassans vinrent le consterner. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 98)
- Rô, qui faisait de la chair des pauvres gens qu’elle surprenait chaque jour, de coutumières ripailles, n’était pas seulement une redoutable ennemie, mais, douée par surcroît d’une subtile intelligence et d’une perversion inexplicable, elle savait tendre aux riverains de la côte, pièges et trébuchets, afin qu’y tombassent les imprudents égarés loin du bourg, les indigentes glaneuses de coquilles revenant de la marée, le bissac rempli de palourdes, sourdons, crabes, pétoncles et autres menues proies que leur dispensait à son reflux l’éternelle nourricière des besogneux pour qui le pain est toujours amer. — (Henri Mériot, Les Belles Légendes de Saintonge, La Découvrance éditions, page 72)
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aplasie
?- (Médecine) Absence d'un organe provoquée par l'absence ou l'insuffisance de développement de son ébauche embryonnaire.
- L’aplasie mammaire est un arrêt du développement de la glande mammaire entrainant une absence de seins, l’aplasie surrénalienne, l’aplasie cutanée.
- L’aplasie cutanée congénitale est définie par l’existence, à la naissance, d’une ulcération ou d’une cicatrice cutanée d’aspect et de forme variables. — (Emmanuelle Odinet, L’Aplasie cutanée congénitale du vertex: à propos de deux cas familiaux, 1994)
- (Par extension) On parle également d'aplasie lors de l'arrêt de la multiplication cellulaire dans un tissu qui se renouvelle habituellement en permanence
- L’aplasie médullaire est une maladie du sang caractérisée par une diminution de la production par la moelle osseuse des trois lignées sanguines que sont les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.
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acrobatie
?- Exercice d’acrobate.
- La situation était compliquée et comique, et Achmet, d'une gaieté folle et contagieuse; je cédai au besoin impérieux de faire une acrobatie, et, sautant sur les mains sans préambule, j'exécutai deux tours de clown devant l'assistance ahurie. — (Loti, Aziyadé, 1879)
- Il y avait là une «roue allemande», une grande roue d'acier dans laquelle on pouvait se tenir debout et tourner en exécutant toutes sortes de figures; j'y faisais des numéros d’acrobatie. — (Hanspeter Gschwend, Le clown en moi: autobiographie avec porte-plume, Éditions d'en bas, 2004, page 16)
- (Par extension) Manœuvre physique difficile ou dangereuse.
- La rentrée à bord se fit sans encombre, mais donna lieu à nombre d'acrobaties. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Sens figuré) Exercice intellectuel, qui peut être amusant, mais qui ressemble plus à un tour de bateleur pour amuser la foule, qu'à un véritable travail sérieux.
- (..) l'Art, ce souverain, où s'attarde notre époque tandis que doit le génie discerner mais quoi? sinon l'afflux envahisseur et inexpliqué des forces théâtrales exactes, mimique, jonglerie, danse et la pure acrobatie. — (Mallarmé, Pages, 1891)
- Par contre, nous laisserons de côté cette virtuosité vulgaire et frivole qui, attachée exclusivement à l’effet sur l’auditeur, débouche sur une acrobatie totalement vide de sens. — (Anne Penesco, Défense et illustration de la virtuosité, Centre de recherches musicologiques, 1997)
- L'Iran n'a reconnu publiquement aucune nouvelle construction à Fordo, dont la découverte par l'Occident en 2009 a eu lieu lors d'une première série d'acrobaties politiques avant que les puissances mondiales ne concluent l'accord nucléaire de 2015 avec Téhéran. — (Associated Press, Iran : travaux de construction dans une usine d'enrichissement d'uranium souterraine, radio-canada.ca, 18 décembre 2020)
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agrotis
?- (Entomologie) Noctuelle de la famille des lépidoptères dont la larve cause de gros dégâts dans les cultures de betterave.
- J'ai fini par allumer une bougie, des tas d'insectes lépidoptères sont entrés, des agrotis, des catocales, des hypènes, des mamestres, des xylocampes, et se sont mis à voltiger autour de la flamme et à s'y griller. — (Jules Roy, Les chevaux du soleil, 1967)
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apophonie
?- (Linguistique) Modification phonétique du timbre d'une voyelle dans un mot.
- L'apophonie a joué un grand rôle en latin ; elle explique que de con + facio, forme composée du verbe facio (« faire » d'où notre faire), on passe à conficio (d'où confire), par apophonie de /a/ en /i/ en syllabe ouverte, tandis que le participe passé passif est confectus (d'où confection), où l'apophonie se fait de /a/ vers /e/ en syllabe fermée.
- L’apophonie, en revanche, est un phénomène phonétique combinatoire qui a lieu ou non suivant l’environnement phonétique de la voyelle concernée. — (Marco Rühl, Linguistique pour germanistes: Une tentative de médiation entre la tradition française et la tradition allemande de l’étude de la langue allemande, 2000)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.