Dictionnaire des rimes
Les rimes en : tubulaire
Que signifie "tubulaire" ?
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- Qui a la forme d’un tube.
- Le pont tubulaire de Ménaï, jeté sur le détroit de Ménaï, entre l'ile d’Anglesey et la côte du pays de Galles est d'une telle hauteur que les plus grands navires passent au-dessous voiles déployées. — (Le Pays des Magyars : voyage en Hongrie, adapté de l'anglais par A. Chevalier, Tours : chez Alfred Mame & fils, 1893, note 1 page 67)
- Chaudière tubulaire, Chaudière à vapeur traversée d’un grand nombre de tubes que doivent parcourir la flamme et les gaz brûlés.
- Olbinett, suivant le conseil de Paganel, alluma le feu du souper dans un de ces troncs tubulaires — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- Qui est formé de tubes métalliques.
- Personne ne sembla avoir remarqué ces derniers temps l’inhabituel manège autour de l’église royannaise, plus précisément à proximité de l’échafaudage tubulaire installé pour les travaux de restauration de la toiture. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 8)
- (Anatomie) Relatif aux tubules urinaires.
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "tubulaire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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carbonifère
?- (Géologie) Qui contient du charbon.
- À Vichy, on visitait l’établissement thermal, la fabrique de bicarbonate de soude ; quelques-uns des membres de l’excursion allaient jusqu’à l’ardoiserie et exploraient le terrain carbonifère. — (Annales de la Société d’agriculture, d’industrie, des sciences, des arts et belles-lettres du département de la Loire, 1876, page 338)
- (Par extension) Qui est relatif aux périodes où s’est formé le charbon, et en particulier au Carbonifère.
- Entre le chemin de L'Ardoise et celui de Glengarry, il y a des felsites pourpres; et entre ce dernier chemin et la source minérale, de la syénite, diorite et felsite gris-bleuâtre, contenant des grains de mica, sont recouvertes par du grès meulier et du calcaire carbonifère. — (Hugh Fletcher, « Rapport sur la géologie de partie des comtés de Victoria, Cap-Breton, et Richemond, Nouvelle-Écosse », dans Commission généalogique du Canada : Rapport des opérations de 1876-1877, publié par l'autorité du Parlement, 1878, page 470)
- On a parlé de dépôts glaciaires avant le Primaire, on en a cité au Permien ; cela semblerait indiquer que la Terre n’était pas toujours plongée dans une atmosphère chaude, humide et nébuleuse dont on a longtemps gratifié les temps carbonifères. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 51)
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colégataire
?- (Droit) Celui, celle qui est légataire avec un ou plusieurs autres.
- C’est aller un peu loin, à notre sens, on ne saurait imposer des charges contre son gré au colégataire, pas plus d’ailleurs qu’on ne peut le gratifier malgré lui, il est normal qu’il ait le droit de répudier le bénéfice de l’accroissement. — (Yvaine Buffelan-Lanore, Essai sur la notion de caducité des actes juridiques en droit civil, 1963)
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bétaillère
?- Véhicule ou remorque pour transporter le bétail.
- Fernand Raynaud, parlons-en : […]. Une bétaillère qui avançait trop lentement abrégea son voyage terrestre en projetant sa Rolls contre le mur du cimetière auvergnat du Cheix-sur-Morge. On congédierait un scénariste imaginant une mort pareille. — (Bertrand Beyern, Carnet de dalles, Éditions du Cherche-Midi, 2012)
- La veille de mon départ Momo me propose de prendre sa deudeuche pour le retour, moi je prendrai la bétaillère pour rapatrier quelques chevaux. — (Roland Forgues, Ithaque est mon chemin, Editions Edilivre, 2014, page 219)
- (Sens figuré) Véhicule pour transporter des personnes.
- La Renault Espace est surnommée la « bétaillère à cathos ». — (article Renault Espace sur Wikipédia)
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chocolatière
?- Vase, généralement d’argent, de cuivre ou de terre, pour faire fondre et bouillir le chocolat ou pour le servir.
- Dès qu’un domestique arrivait, elle lui arrachait la chocolatière et prenait un plaisir extrême à emplir les tasses, avec une promptitude de garçon de café. — (Émile Zola, Une page d’amour, Charpentier, Paris, 1878, page 133)
- Celle qui fait et vend le chocolat (pour un homme, on dit : chocolatier).
- Une cardeuse de matelas, aux narines poilues, envoya des deux mains un baiser ; trois jeunes brunisseuses exprimèrent une gratitude tendre ; une chocolatière détacha un œillet de son corsage et l’envoya à toute volée, tandis que mainte commère faisait un murmure flatteur. — (J.-H. Rosny aîné, La Vague rouge, roman de mœurs révolutionnaires, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1910, page 241-242)
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ordurière
?- Féminin singulier de ordurier.
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coursière
?- (Commerce) Personne qui fait les courses pour un commerce ou une administration. Personne qui livre de petits colis et des enveloppes.
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charretière
?- (Transport) Celle qui conduit une charrette.
- En ville, les femmes exercent quantité de métiers : un recensement fait au début du xive siècle en dénombre 125 ! Broderesses, chasublières, ferronnes, maçonnes, charretières, hongresses, lavandières de tête. — (Jean Rabaut, Histoire des féminismes français, Stock, Paris, 1978, page 18)
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ordinaire
?- Commun ; habituel.
- Alors, si le vent du nord vient à souffler, ces graux sont promptement agrandis, il s'en forme même de nouveaux, et les étangs se déchargent en peu de jours d'une grande partie de leurs eaux ; ils se vident presque entièrement si le mistral (nord-ouest) souffle assez long-temps avec son impétuosité ordinaire. — (M. de Rivière, « Mémoire sur la Camargue », dans les Annales de l'agriculture française, 2e série, tome 34, Paris : chez Madame Huzard, avril 1826, page 74)
- À la suractivité ordinaire des rues de New York s’ajouta une fièvre belliqueuse. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
- La petite carte hypsométrique se base sur une centaine d’altitudes, dont nous avons relevé la majeure partie à l’aide d’un anéroïde et d’un thermomètre ordinaires. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 162)
- En été, il arrive souvent que des rivières guéables en temps ordinaire grossissent subitement à la suite de la fonte des neiges. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 11)
- (Spécialement) Qui est habituel à quelqu’un.
- On n’eût point dit d’ailleurs, en le voyant, qu’il se passât quelque chose d’insolite par la ville, ni au Louvre ; il était vêtu avec son élégance ordinaire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre X)
- Qui ne dépasse pas le niveau commun.
- C’est un homme très ordinaire.
- Médiocre, dont les manières laissent à désirer.
- Le lait frais vaut généralement 1 franc le kil de 2 litres, tandis que le vin, de qualité très ordinaire, se vend de 1 fr. 25 à 1 fr. 50 le litre. — (Maurice de Périgny, Au Maroc : Fès, la capitale du Nord, Paris : chez Pierre Roger & Cie, 1917, page 25)
- Vous m’avez présenté quelqu’un de bien ordinaire.
- Ce roman est d’un style bien ordinaire.
- Le talent de ce musicien est des plus ordinaires.
- (Histoire) Il s’est dit des officiers de la maison du roi, qui remplissaient leurs fonctions toute l’année, par opposition à ceux qui servaient par quartier. Il s’est dit aussi de quelques autres serviteurs habituels de la maison du roi, quoiqu’ils ne servissent que par quartier.
- Maître d’hôtel ordinaire.
- Médecin ordinaire.
- Gentilhomme ordinaire du roi.
- Musicien ordinaire de la chambre du roi, de la chapelle du roi.
- (Québec) Malpoli, discourtois, peu aimable.
- Je trouve ça ordinaire qu'on t'a parlé de cette façon.
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bénéficiaire
?- Relatif à un gain en espèces, qui comporte un tel gain.
- (Droit) Qui bénéficie d’inventaire.
- L’héritier bénéficiaire.
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couturière
?- (Couture) Personne qui invente des costumes, prêt-à-porter ou sur mesure.
- Pour le désespoir des femmes, sa toilette était irréprochable, et toutes lui envièrent une coupe de robe, une forme de corsage dont l’effet fut attribué généralement à quelque génie de couturière inconnue… — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Couture) Femme qui exécute des travaux de couture, qui fabrique des vêtements.
- Petite couturière. — Couturière en chambre. — Couturière à la journée.
- Je croyais que maman me conduirait chez « Léonie sœurs » qui habille les dames élégantes de la ville. Elle m’a menée chez une couturière en chambre, Mlle Bernet. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 56)
- Elle avait entre vingt-cinq et trente ans. Elle était de taille moyenne, un peu grasse. Ses vêtements étaient faits par une petite couturière, ou alors, s’ils sortaient d’une bonne maison, elle ne savait pas les porter. — (Georges Simenon, Le fou de Bergerac, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 65)
- C’était Pierson. Il était agenouillé, et avec un mètre de couturière il paraissait très occupé à mesurer le sol. Ses manches étaient retroussées, ses mains tachées de terre, et il y avait une petite pelle à ses côtés. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 147)
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boursicotière
?- Féminin singulier de boursicotier.
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courtilière
?- (Entomologie) (Agriculture, Jardinage, Phytopathologie) Insecte qui vit sous terre et qui fait beaucoup de dégât dans les jardins.
- La courtilière est un des insectes les plus nuisibles à la culture maraîchère et particulièrement aux semis sous verre et aux couches appropriées à l’élève des primeurs. — (Lyon horticole, volumes 15 à 16, 1893)
- La nuit était vraiment très douce. Les grillons et les courtilières que la chaleur de ce jour de faux été avait revigorés faisaient entendre maintenant ce crissement métallique qui semble être l’enivrement de l’air lui-même. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 399)
- Ne lui avait-il pas affirmé successivement qu’il savait la manière de faire certains caramels au chocolat, d’économiser la moitié des bouchons au moment de la mise en bouteille d’une pièce de bordeaux, et de tuer les courtilières qui dévastaient nos laitues ? — (Colette, Le manteau de spahi, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, 1960, page 93)
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cigarière
?- Ouvrière travaillant à la confection des cigares.
- ProfessionsAmbulantes, 2. — Blanchisseuses, 11. — Brocheuses, 4. — Cigarière, 1. — Confectionneuse, 1. — Couturières, 18. — Cuisinières, 24. — Culotière, 1. — Domestiques, 78. Drousseuse, 1. — Ecosseuse, 1. — Femmes de chambre, 9. — Feuillagiste, 1. — Fleuristes, 6. — Frangeuse, 1. — Garde-malades, 1. — Infirmières, 3. — Jardinière, 1. — Journalières, 49. — Lingères, 3. — Marchandes, 2. — Matelassière, 1. — Modiste, 1. — Opticiennes, 2. — Passementière, 1. — Perleuses, 2. — Peintre, 1. — Piqueuse de couvertures, 1. — Piqueuses de bottines, 2. — Repasseuses, 3. — Tailleuse, 1. — Tapissière, 1. — Employées, 61. — Sans profession, 1. — (« Asile George Sand, rue Stendhal, 3 », dans Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 22 juillet 1898 [texte intégral])
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chevalière
?- (Noblesse) Celle qui avait reçu l’ordre de la chevalerie.
- Chevaleresse ou chevalière, les mots existent au Moyen Âge, en latin comme dans les langues d’oïl et d’oc, non seulement pour désigner la femme d’un chevalier, mais aussi la cavalière, celle qui combat à cheval, ou encore la dame qui appartient à un ordre de chevalerie. — (Sophie Cassagnes-Brouquet, Chevaleresses : une chevalerie au féminin, Place des éditeurs, 2013, page 7)
- (À notre époque) Femme portant le grade de chevalier dans certains ordres religieux, militaires ou civils.
- Les chevalières de la Légion d’honneur — (« Les chevalières de la Légion d’honneur », dans Le Petit Journal, 18 juin 1865, page 1 [texte intégral])
- Comme les femmes n’occupent chez nous aucune position officielle ni dans la magistrature, ni dans le clergé, ni dans l’armée, le nombre des services rendus à l’État par les petites et les grandes dames est nécessairement fort restreint. On serait obligé d’accorder des brevets de chevalières, d’officières ou de commandeuses aux mères de famille qui ont le plus d’enfants, et aux jeunes filles qui en ont eu le moins. — (Henri Rochefort, La grande Bohême, Librairie Centrale, Paris, 1867, page 174)
- C’est en 1887 que Mme Furtado-Heine a été décorée de la Légion d’honneur. A cette-là, la Légion ne comptait ou n’avait compté que très peu de chevalières en dehors des religieuses. […] Mlle Rosa Bonheur reste aujourd’hui la seule officière. — (« Les femmes décorées », dans Le Gaulois, no 5515, 12 décembre 1896, page 1 [texte intégral])
- Veiler (Véronique, Marie-Thérèse, Claude), lieutenante-colonelle. Chevalière du 18 janvier 2001. — (« Décret du 30 octobre 2019 portant promotion et nomination dans l’ordre national du Mérite en faveur des militaires n’appartenant pas à l’armée active », dans Journal officiel de la République française, 1er novembre 2019 [texte intégral])
- Officière de l’Ordre du Canada et chevalière de l’Ordre national du Québec, Andrée Lachapelle a participé au début de la télévision québécoise dans les années 1950. — (« Andrée Lachapelle est décédée », dans Métro, 21 novembre 2019 [texte intégral])
- (Désuet) (Noblesse) Épouse d’un chevalier.
- Dira-t-on aujourd’hui Monsieur l’Écuyer, Madame l’Écuyère, Monsieur le Chevalier, Madame la Chevalière ? — (Antoine-Louis-Pierre-Joseph Godart de Belbeuf, De la noblesse française en 1861, 1861)
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caloyère
?- Féminin singulier de caloyer.
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barlotière
?- (Architecture) (Vitraux) Traverse en fer qui tient les panneaux de vitrail à la maçonnerie.
- Un des premiers jours de l’installation, les verriers s’apprêtaient à creuser les trous de fixation des barlotières. Stupéfaits, ils se sont aperçus que les trous existaient déjà. Donc, les barlotières avaient déjà été fixées exactement aux mêmes endroits. — (Pierre Soulages, Outrenoir. Entretiens avec Françoise Jaunin. La Bibliothèque des Arts, 2012, p.112)
- La barlotière à grosse section divise le vitrail en panneaux, eux-mêmes consolidés par des vergettes de petite section.
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robert
?- (Argot) Sein.
- Gros lolos, énormes roberts, y’a du monde au balcon. — (Les VRP, Les nénés des nanas des nains, 1990)
- Sans doute elle avait enfilé un chandail direct sur sa peau… elle était sans soutien-gorge et ses roberts gardaient leur fermeté, leur hardiesse. — (Alphonse Boudard, Le corbillard de Jules, Éditions de la Table Ronde, 1979, page 246)
- Jo — Oh, c'est aux doudounes qu'elle est sensible. Marcel — Aux doudounes ? Mais qu’est-ce que c’est que ça les doudounes ? Jo — Les gaillards, les roberts, les nénés quoi. Il faut tout lui expliquer à ce mec-là, il entrave rien. — (Michaël Abécassis, Fric-Frac et Circonstances atténuantes, Éditions Publibook, 2003, page 50)
- (Argot) Œil.
- Tout en jetant de fréquents coups de roberts en bas, je compulse l'annuaire. — (San-Antonio, Bas les pattes !, Éditions Fleuve noir, 1954, chap. XVII)
- C’est pourtant pas que je sois intimidable, mais quand le Dabuche fait ces roberts-là, l’archevêque de Canterbury lui-même prendrait des vapeurs. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, pages 44-45)
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caractère
?- Empreinte, marque, figure tracée sur une surface quelconque avec une plume, un burin, un ciseau ou de toute autre manière, et à laquelle on attribue une signification. Note : Se dit particulièrement des lettres et autres figures dont on se sert dans l’écriture ou dans l’impression.
- J’aimerais autant que vous me dissiez que l’Iliade d’Homère, ou la Henriade de Voltaire est un résultat de jets fortuits de caractères. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Ce qui m’étonne, c’est que le propriétaire dudit bouquin ne semble pas le lire de droite à gauche. Est-ce qu’il ne serait pas imprimé en caractères chinois ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/72)
- La littérature tatare et kiptchake (ou ancien tatar) en caractères arméniens constitue une part intégrante de la culture arménienne et possède une valeur philologique certaine. — (Claude Mutafian, Arménie, la magie de l'écrit, Centre de la Vieille Charité , éd. Somogy, 2007, page 338)
- (Imprimerie) Type dont se servaient les imprimeurs.
- Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d'épreuves de ces caractères, qu'il avait gravés. — (« Jean Jannon », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Paris, 1830, vol. 2, page 56)
- On appelle caractère, en typographie, toute lettre ou signe quelconque qui se trouve en relief à l’extrémité d’un petit parallélipède [sic] de métal fondu, ou d’un morceau de bois, si ce sont des lettres destinées aux affiches. — (Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1877 → consulter cet ouvrage, tome 3, page 350, article « Caractère »)
- Caractères neufs. — Caractères d’imprimerie. — Graver, fondre des caractères.
- Caractère usé.
- La force de corps, l’œil d’un caractère.
- (Par métonymie) (Imprimerie) Ensemble des types d’une même famille.
- Garamond est le caractère littéraire français par excellence depuis François Ier. — (Emmanuel Hocquard, Le cours de Pise, POL Éditeur, 2018, page 82)
- Ce caractère n’a pas encore servi.
- Ce caractère est bon, est mauvais.
- (Par analogie) (Informatique) Donnée qui représente un élément de texte selon un système de codage.
- Caractère alphanumérique, de contrôle, spécial, imprimable.
- Les 128 caractères du code ASCII.
- Une requête SQL se termine toujours par le caractère « ; ». — (Nicolas Larrousse, Création de bases de données, Pearsons, 2006)
- (Par ellipse) (Programmation) Type de donnée existant dans certains langages de programmation, contenant un caractère.
- Une variable caractère.
- (Sciences) (Vieilli) Signe, abréviation utilisé dans une science, dans un art.
- Caractères algébriques, caractères astronomiques.
- (En particulier) (Chimie) (Vieilli) Signe dont les chimistes se servent pour représenter en abrégé les substances qu’ils emploient dans leurs opérations.
- Mission, autorité, pouvoir pour faire ou dire quelque chose.
- Il n’a pas caractère pour agir, il parle sans caractère.
- Ce qui distingue une personne des autres à l’égard des mœurs, de l’âme.
- Des observateurs mal informés ont pris cela pour du charme, ou même pour une faiblesse de ce qu’ils croyaient être le caractère autrichien. C’était faux ; il est toujours faux de vouloir expliquer les phénomènes d’un pays à travers le caractère de ses habitants. Car l’habitant d’un pays a toujours au moins neuf caractères : un caractère professionnel, un caractère de classe, un caractère sexuel, un caractère national, un caractère politique, un caractère géographique, un caractère conscient, un inconscient, et peut-être même encore, un caractère privé ; il les réunit dans sa personne, mais s’en trouve dissocié, et n’est plus finalement qu’un petit vallon creusé par cette multitude de cours d’eau, vallon dans lequel ils viennent s’écouler pour en ressortir ensuite et remplir d’autres vallons avec d’autres ruisselets. C’est pourquoi tout habitant de la terre possède encore un dixième caractère, qui n’est rien d’autre que l’imagination passive d’espaces non encore remplis ; ce caractère donne à l’homme toutes ses libertés, sauf une : celle de prendre au sérieux ce que font ses autres caractères (neuf pour le moins), et ce qui leur arrive ; donc, en d’autres termes, la seule liberté, précisément, qui pourrait remplir cet espace. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932, traduction de Philippe Jaccottet, 1956, pp. 42-43)
- Les desservants peuvent, désormais, disparaître ; le peuple tiendra. Il tiendra, car il est, par caractère, obstiné ; car il vit groupé dans un rayon peu étendu. — (Auguste Billaud, La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres, 1800–1830, Nouvelles Éditions Latines, 1961, page 594)
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010, ISBN 978-2-221-12336-2)
- Montrer un grand, un beau, un noble caractère.
- Force, vigueur de caractère.
- Trait de caractère.
- Caractère doux, gai, sérieux, sournois, triste, vindicatif, perfide, etc.
- Il y a des caractères difficiles à dompter.
- Le poète dramatique doit saisir, tracer, développer habilement les caractères.
- Garder, soutenir, diversifier les caractères.
- Faire sentir l’opposition des caractères.
- Comédie de caractère.
- (Par analogie) Tour d’esprit, qualité bonne ou mauvaise qui distingue un peuple des autres.
- Les étranges figures dont tout Mangarévien bigarrait sa peau […] lui donnaient un air martial et terrible, que ne démentait pas son caractère ; car il passait, avant sa conversion, pour le plus féroce insulaire de l’Océanie. — (Caret, Archipel de Mangaréva (Îles Gambier), dans Revue de l’Orient, 1844)
- Le caractère de cette nation est la légèreté, la fierté, etc.
- (Absolument) Force d’âme, fermeté.
- Il a montré, dans cette occasion, beaucoup de caractère.
- C’est un homme à caractère.
- N’avoir pas de caractère, être sans caractère, manquer de caractère.
- Expression, air expressif, personnel, original, en parlant surtout des figures peintes ou sculptées.
- Il y a du caractère, il n’y a point de caractère dans sa physionomie.
- Cette tête a un grand caractère, est d’un grand caractère.
- (Par extension) Expression musicale.
- Un beau caractère de tête.
- Cette ouverture n’a point de caractère.
- Ce qui est le propre d’une chose ; ce qui la distingue.
- Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Vers le soir la tempête présentait des caractères cycloniques et je pris la cape, les amures à tribord, pour m’éloigner du centre de la dépression. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le sol y est compact, souvent imperméable, marécageux par endroits, d’où le caractère mésohygrophile de la flore […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 14)
- Et s’il y a un judaïsme de rite aschkenazi, avec son caractère propre, qui le distingue nettement du judaïsme sefardi, ce n’est pas d’Allemagne qu’il est originaire, mais bien de France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- À l’encontre des autres routes d’Europe, celles du Royaume Uni n’avaient jamais été soumises à aucun essai organisé de redressement et d’aplanissement, et c’est à cela sans doute qu’il faut attribuer leur caractère pittoresque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’édition de 1921)
- (Botanique, Géologie, Zoologie) (Au pluriel) Marque essentielle qui distingue une substance, une plante, un animal de tout autre.
- Dire quels sont les caractères d’une plante, d’un insecte.
- Caractères constants, variables.
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chaire
?- (Christianisme) Sorte de tribune élevée et ordinairement surmontée d’un dais ou baldaquin dans laquelle se place le prêtre ou le pasteur pour prêcher, pour faire quelque lecture aux assistants, etc.
- Oui, c’était son devoir de les avertir ; il fallait qu’il le fît, qu’il le fît avec force, qu’il le fît avec éclat, qu’il le clamât en pleine chaire, un beau dimanche, car cela devenait scandaleux à la fin ! — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Là, tous les ans, au dimanche des Rameaux, l'évêque montait en chaire et il haranguait les fidèles rassemblés dans la Cathédrale, en ces termes: […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Après l'Évangile selon saint Luc, monsieur le Curé des Hautes-Héez est monté en chaire. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- En chaire, la vicaire disait que l'école laïque (la laïque) était l'école du crime et que les enfants qui en sortiraient ne feraient que des voyous. — (Claude Rivals, Pierre Roullet, meunier angevin, page 184 Éditions Cheminements, 2004)
- (Sens figuré) Prédication.
- Le clergé partage l’opinion de la noblesse, et a de plus que lui l’influence de la chaire et du confessionnal. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Et, quant aux prêtres catholiques, ils ne disposent pas seulement, eux, de la chaire, mais aussi de ce moyen d'investigation et de coercition qui s'appelle le confessionnal. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ensemble des prédicateurs.
- Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion : […] ; que tous ces mots Droit, Devoir, Morale, Vertu, etc., dont la chaire et l'école font tant de bruit, ne servent à couvrir que de pures hypothèses, de vaines utopies, d'indémontrables préjugés; […]. — (Joseph Proudhon, De la Justice dans la Révolution et dans l’Église, tome I, p.70)
- (Sens figuré) Siège apostolique.
- La chaire apostolique.
- Le Pape est assis dans la chaire de saint Pierre.
- (Par extension) Tribune plus ou moins élevée où un professeur se place pour faire une leçon.
- La chaire du professeur.
- Le professeur est en chaire.
- Ma mémoire conserve encore avec une netteté photographique l’image de la chaire et du cahier de classe sur lequel nous ne cessions de loucher parce que nos notes y étaient consignées ; […] — (Stefan Zweig, traduit par Dominique Tassel, Le Monde d’hier, Gallimard, 2013, page 64)
- (Par métonymie) Place de professeur en particulier dans une université, et par extension dans une grande école ou un établissement d'enseignement supérieur.
- La création d'une chaire des dialectes et patois comparés rendrait les plus grands services aux romanistes en leur fournissant le foyer central qui leur manque encore dans notre pays. — (E. de Chambure, Glossaire du Morvan, Paris, H. Champion & Autun, Dejussieu père & fils, 1878, p.XIX)
- […], Galilée a dû combattre continuellement les Péripatéticiens qui occupaient alors presque toutes les chaires magistrales des Universités. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
- Créer, établir une chaire. — Être titulaire d’une chaire.
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lumière
?- (Physique) Radiation électromagnétique qui peut produire une sensation visuelle.
- Cette diffusion est d'autant plus grande que la lumière incidente est plus réfrangible. En lumière blanche, la lumière diffusée sera donc bleuâtre, ce qui est, en effet, le cas. — (Jean Perrin, Les Atomes, Félix Alcan, rééd. 1924, p. 194)
- La lumière enfin, le plus rapide de tous les mouvements, bondit de la Lune à la Terre en 1 seconde 1/4. — (Amédée Guillemin, La Lune, chapitre V, § XXI ; Librairie Hachette et Cie, Paris, 1870, p. 174)
- Dehors, il y a le dieu Soleil. Je te salue Phœbus, dispensateur de vie et de lumière, toi, de qui nous vient toute Beauté; maître de la Forme, et des Couleurs. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 249)
- Aussi cette théorie corpusculaire de la lumière, à laquelle Newton se ralliait, a-t-elle été adoptée par la plupart des physiciens jusqu’au début du XIXe siècle. Il faut cependant noter que, dès la fin du XVIIe siècle, le grand savant hollandais, Christiaan Huygens, avait proposé une théorie ondulatoire de la lumière et donné de remarquables explications, encore classiques aujourd’hui, des phénomènes de réflexion, de réfraction et de double réfraction […]. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
- Or il se trouve que très fréquemment de nombreux arbres sont les uns à côté des autres. Ils peuvent être d’espèces différentes, chacun luttant avec le voisin pour la lumière ; l’ensemble forme un groupement homogène appelé forêt. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 101)
- Ce qui éclaire et qui rend les objets visibles.
- Le lendemain, j’ai vu la chambre dans la simplicité de la lumière du jour. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- J’entrais dans la pièce, admirais les moulures des hauts murs d’un rose pâle, exceptionnellement colorés par le lampadaire à la lumière rose-orangée qui diffusait son atmosphère tamisée tout autour de nous. — (Axelle Bessière, Sous le ruban rouge, tome I, 2015, page 632)
- Énorme oiseau de proie, mon avion, désormais hélas ! en pleine lumière, décrit lentement des orbes sournois. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 120)
- Il contempla son verre où la lumière de la lampe se réfractait et soupira : — Nul n'y peut rien! — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 90)
- La lumière rasante faisait paraître d’un noir intense les nuées qui furent déchirées bientôt par cent autres lumières, lorsque les éclairs les parcoururent. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Ce qui sert à éclairer.
- On se levait avant le jour, aux lumières. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 89)
- Il fallut passer la première nuit sans feu et sans lumière. Les moteurs qui alimentaient les dynamos avaient été mis en pièces, et personne ne possédait d’allumettes ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 270 de l’édition de 1921)
- […], à 1 heure du matin, je pénétrais dans le port de Colon. Entre les deux jetées j’étais ébloui par de nombreuses lumières et j’évitais de justesse un vapeur qui sortait. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Peinture) Effets de la lumière imités dans un tableau.
- Bel effet de lumière. - Le clair-obscur est la juste distribution des ombres et de la lumière. - Les lumières sont bien ménagées dans ce tableau.
- (Mécanique) Ouverture.
- Lumière oblongue
- (Armement) Ouverture, du petit trou par où l’on mettait le feu à un canon, à un fusil, etc.
- On inaugurait le nouveau maire ; deux pièces de canon éraillés, qui partaient par la lumière, nous saluèrent à notre entrée ; …. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Tous ces ordres donnés, le vieux ministre, toujours assis sur l’affût, appuyant ses deux bras sur la lumière du canon, et son menton sur ses bras, dans l’attitude de l’homme qui ajuste et pointe une pièce, continua en silence et en repos à regarder le combat du Roi. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- (Marine) Ouverture pratiquée au corps de pompe et par laquelle l’eau sort pour entrer dans la manche où le tuyau la conduit.
- (Mathématiques, Physique) Petit trou à travers lequel on aperçoit l’objet observé, dans l’instrument de mathématique à pinnules.
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berbère
?- Relatif aux Berbères.
- Yasmina lui était apparue, […], avec son visage bronzé, d'un pur ovale, où les grands yeux noirs de la race berbère scintillaient mystérieusement, avec leur expression sombre et triste, […]. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Azemmour est une ville très ancienne. D'origine berbère ou carthaginoise, elle passa successivement sous la domination romaine, vandale, byzantine et arabe. En 1518, les Portugais s'en emparèrent, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 145)
- En 1830, il n’y avait en Algérie, que des tribus ennemies sur lesquelles pesaient, selon les régions, la terreur des Turcs […], et puis les peuples berbères et arabo-berbères. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 137)
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chaisière
?- Femme qui fabrique des chaises.
- Femme qui loue des chaises dans une église.
- La chaisière de la cathédrale, à se préoccuper trop âprement de la location de ses chaises, risque d’oublier qu’elle sert un dieu. — (Antoine de Saint-Exupéry, Lettre à un otage, 1943, page 62)
- Délurier qui a poursuivi ses études aux frais des prêtres, sort du grand séminaire après trois mois de théologie pour être sacristain « dans une église, dit sa mère, où il gagnera plus d'argent que le Curé ». À cette solution personne ne perdra rien, ni la nature : il épouse la chaisière. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, réédition Le Livre de Poche, page 229)
- Femme qui loue des chaises dans un jardin public.
- J’entre dans les jardins du Luxembourg, tout déserts et luisants de pluie. J’erre lamentablement dans les allées. Je lorgne les statues frileuses et la pièce d’eau où l’averse crépite tristement. Ma vie me semble aussi vide et lugubre que ce parc privé de lumières. Une chaisière se hâte, le dos rond, emmitouflée de châles noirs, le long des chemins trempés. Elle a un nez rouge. Elle serre un carnet de tickets multicolores contre son ventre. On entend tinter ses sous dans sa vaste poche de drap. Et, je ne sais pourquoi, la vision de cette vieille grelottante et laide hausse mon angoisse jusqu’au désespoir. Je cours vers les grilles. Je hèle un taxi. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, pages 95-96)
- On s’assied au Luxembourg quand une chaisière n’est pas en vue et on se regarde. C’est décevant et on s’en veut. Je n’avais pas réalisé jusqu’ici que ce pouvait être un problème d’argent de s’asseoir ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 227 (entrée du 29 août 1942))
- Femme qui s’occupe de placer les chaises.
- Officiellement, elle était « assistante sociale », elle était aussi « chaisière », toujours présente pour installer les chaises avant les réunions. — (Le Papier de Verre, bulletin de l’URSA (Unité pour la recherche et les soins en alcoologie), Centre hospitalier des Quatre-Villes, Saint-Cloud, n° 54, janvier 2020, page 1)
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chromosphère
?- Nom donné par M. Lockyear à l’atmosphère hydrogénée du soleil, qui est la couche la plus externe de la photosphère ; ainsi dite parce que le spectre de cette atmosphère ne se compose que de quelques raies colorées.
- Dans la chromosphère, le rayonnement évacue un apport d’énergie non radiative qui peut être dû à la dissipation d’ondes (acoustiques, hydrodynamiques ou magnétohydrodynamiques). — (Evry Schatzman et Françoise Praderie, Les Étoiles, CNRS Éditions, Savoirs actuels, 1990, page 75)
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père
?- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre.
- Être père de plusieurs enfants.
- Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
- Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie.
- Ce général est le père de ses soldats.
- Cet homme est le père des pauvres.
- Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, vol.2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, été 2005, p. 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., p. 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade: son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
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alfatière
?- (Agriculture) Ferme cultivant de l’alfa.
- Après plaidoiries de Mes Auger, pour le demandeur, et Talamon, pour la partie civile, la Chambre criminelle, présidée par M. le premier président Lescouvé, à rejeté le pourvoi du patron (exploitant d’une alfatière), qui pour contester sa responsabilité, soutenait que les faits relevés par la Cour d’Alger, loin de se rattacher à l’exécution du mandat confié par lui soit à Santi, soit à Abdallah, lui étaient complètement étrangers. — (« À la Cour de cassation », Journal des débats, 27 décembre 1929)
- (Agriculture) Fermière ou ouvrière récoltant l’alfa (équivalent masculin : alfatier).
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.