Que signifie "travers" ?

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  • Étendue d’un corps considéré dans sa largeur.
  • Il s’en faut d’un travers de doigt que ces planches ne se joignent.
  • Il était très difficile d'atteindre sa bouche par en dessous. Son nez trempait dans le vin. Enfin, en passant de biais, je réussis à lui donner la becquée, qu'elle avala coup sur coup, poursuivant la cuiller chaque fois que je la retirais, sans cesser de grogner un ronronnement de colère comme un petit faucon. Elle but ainsi à peu près la valeur de deux travers de doigt. — (Jean Giono, Mort d’un personnage, 1949)
  • C’est pourquoi il resta solidement arrimé quand son visage arriva, à travers le brouillard, à trois travers de doigt d’un autre visage, très blanc, très froid, très paisible et qui avait les yeux fermés. — (Jean Giono, Un roi sans divertissement, 1947)
  • (Marine)
  • Côté, flanc.
  • Ce vaisseau présentait son travers à la marée, au vent, au feu de l’ennemi.
  • Allure où le vent apparent est à angle droit du cap
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Mots qui riment avec "é"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "travers".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .

  • disputer
    • Être en discussion plus ou moins vive à propos d’opinions, d’intérêts.
    • Interrompez-moi donc si vous voulez, je ne saurais disputer si l’on ne m’interrompt — (Molière, Don Juan, acte III scène I)
    • Dans la rue, au lieu de cheminer de ce pas méthodique et qui révèle une machine nerveuse parfaitement équilibrée, il se pressait, il s’arrêtait, il gesticulait, comme disputant avec lui-même. — (Paul Bourget, Le Disciple, page 322, 1899)
    • Comme on disputait de la divinité de Jésus, un étourdi – probablement un jéciste, une fois de plus, avait dû penser Patrice – avait déclaré hautement – et courtement ! – que pour lui, l'essentiel, c'était le Christ. — (Philippe Warnier, La décision, Éditions Nouvelle Cité, 1990, page 151)
    • (Transitif) Contester pour obtenir ou pour conserver quelque chose.
    • Comme, parmi les perdrix, il naît un tiers plus de mâles que de femelles, il arrive, dans le temps de la pariade, que plusieurs coqs se disputent la même poule qui, à force d'être tourmentée, déserte souvent le canton; […]. — (Dictionnaire des forêts et des chasses publié par le Journal des Chasseurs, sous la direction de Léon Bertrand, Paris, 1846, page 346)
    • Mon compagnon préféra dormir, et moi, déjà plus familiarisé avec la cuisine espagnole, je me mis à disputer mon dîner à d’innombrables essaims de mouches. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • J’ai disputé à mes frères les biens terrestres, opposant la ruse à la ruse, la violence à la violence, j'ai tué et j'ai été moi-même à deux pas de la mort, tout cela pour l’amour de cet or infernal… — (Chevalier Léopold de Sacher-Masoch, Le Legs de Caïn, dans les Contes Galiciens, traduction anonyme de 1874)
    • En même temps plusieurs Chouans se jettent sur les provisions, se les disputent, se les arrachent, et donnent enfin tout l’ignoble spectacle d'une scène de bandits. — (Jacques Duchemin Descepeaux , Lettres sur l'origine de la Chouannerie et sur les Chouans du Bas-Maine, tome 1, Imprimerie royale, 1825, page 325)
    • Devant la porte, trois gniards se disputent à grands coups de pied un ballon crevé. — (Denis Guelpa, La branche de Muandapa, L'Âge d'Homme, 1990, page 126)
    • (Transitif) (Sens figuré) soutenir avec force son opinion, ses intérêts ou ceux d’autrui.
    • Son adversaire lui a bien disputé le terrain.
    • (Transitif) (Familier) Gronder ; réprimander.
    • « Il y a eu un temps que je sacrais pas mal, et M. le curé Tremblay m’a disputé une fois parce que j’avais dit devant lui que je n’avais pas peur du diable. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
    • — Tu as peut-être eu tort de le disputer… répliqua Françoise. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 59)
    • Il se rendit compte qu'elle pensait se faire disputer pour avoir pris les transports en commun. — (Sam Hayes, Étienne Ménanteau (traduit par) Les liens du sang, Éd. City, 2011)
    • (Sport) Soutenir une compétition ; lutter pour la victoire.
    • La rue est obstruée sur tout sa largeur par les premiers combattants qui disputent pied à pied le sol aux Saxons. — (Vicomte Ulric-Guelfe de Civry, Un engagement de cavalerie, le combat de Buzancy, 27 Août 1870, Londres : Arliss Andrews, 1878)
    • Les matches se disputaient au milieu d'un grand vacarme produit par les cris des parieurs comme les parties de chistera en Espagne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • (Pronominal) (Familier) Se quereller.
    • (En particulier) Raisonner, argumenter pour ou contre sur un sujet donné.
    • Disputer sur telle proposition.
    • Nous disputâmes un moment ces divers points. — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, page 123)
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  • crier
    • Jeter un ou plusieurs cris.
    • Ne faites pas crier cet enfant. Si, laissez-le crier.
    • Il crie de toute sa force. — Un chien qui crie parce qu’on le bat.
    • On entendait crier les hiboux.
    • Élever très haut la voix dans la conversation, dans une discussion, dans un blâme, dans une gronderie, etc.
    • L’épouse devient rouge et le poète devient pâle. Ils crient très fort. Le visage rouge devient pâle, la face pâle passe au rouge. Avec les mots, on en voit de toutes les couleurs. — (Amand Vereecke, La tête qui tourne, éd. André de Rache, 1969)
    • Il est tellement sourd qu’il faut crier pour se faire entendre de lui. — Il crie comme un sourd. — Il ne saurait discuter sans crier.
    • (Péjoratif) Forcer trop sa voix en chantant.
    • Cette femme ne chante pas, elle crie.
    • (Par analogie) Grincer ; produire un bruit aigre, en se frottant rudement contre d’autres ou en se cassant, en parlant des choses.
    • Les sables sont les matières que l’on mélange le plus habituellement à la chaux pour former les mortiers ; ils doivent être rudes au toucher et crier quand on les serre dans la main. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 21)
    • Proclamer, annoncer une chose au nom de l’autorité.
    • On a crié à son de trompe que chacun eût à rendre ses armes.
    • Avertir souvent quelqu’un d’une chose, la lui conseiller fortement.
    • Il y a longtemps que je lui crie d’être sage, de prendre garde à lui.
    • La conscience, une voix intérieure nous crie qu’une telle action ne saurait être juste.
    • Prononcer, à propos d’une personne ou d’une chose, un ou plusieurs mots d’un ton de voix très élevé avec le même effort que si l’on poussait un cri.
    • Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. — (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, page 18)
    • « J’ai eu la cholérine comme tout le monde, dit l’homme. On pose culotte deux ou trois fois au lieu d’une : un point c’est tout. De celle-ci on en meurt un peu, paraît-il. C’est simplement le temps qui met les bouchées doubles. Il n’y a pas de quoi crier au voleur. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 359)
    • J’ai beau lui crier de se détourner, il ne m’entend pas.
    • Crier aux armes.— Crier à l’aide, au secours, à la garde. — Crier au meurtre, au voleur, au feu.
    • Crier gare. — Crier miséricorde. — Crier merci.
    • Exprimer fortement, même sous forme écrite, un avis, une opinion, souvent sous forme de protestation. Note : Le verbe est souvent construit avec la préposition à.
    • Bien sûr, le « Vatican » égyptien (la mosquée et université Al-Azhar) a dit non, crié à l’atteinte aux valeurs, à l’insulte faite à Dieu, à la mécréance qui autorise qu’on vous tue. — (Kamel Daoud, « Fin de l’esclavage confessionnel », Le Point, no 2350, 21 septembre 2017)
    • Sur son compte Instagram, l’ancien Niçois a crié à l’injustice concernant cette mise à l’écart, en reprenant une célèbre citation de Martin Luther King. — (Nicolas Laurent, « Écarté de la tournée du PSG, Ben Arfa crie à « l'injustice » », sport24.lefigaro.fr, 14 juillet 2017)
    • Crier au génie.
    • Mettre à l’enchère des biens, inviter à les enchérir.
    • Crier des meubles, etc.
    • (Vieilli) (Commerce) Attirer le chaland par ses cris ; vendre à la criée.
    • Bellegarde tirait de la poche veston un étui en argent, dont il allait extirper une savoureuse abdullah, lorsqu’il se vit tout à coup environné par une bande de camelots qui criaient la troisième édition d’un journal du soir. — (Arthur Bernède, Belphégor, 1927)
    • On criait les journaux étrangers. […] un homme qui, disait-on, avait crié les journaux dans les rues — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitres 7, 8)
    • (Sens figuré) Dire une chose hautement ou la répéter avec importunité.
    • Il ira crier cela partout. — Il ne cesse de crier que tout est perdu.
    • Il crie aux oreilles de tout le monde qu’on lui a fait une injustice. — Ils m’ont trompé, je le crierai sur les toits.
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  • quitter
    • Laisser quelqu’un quelque part ; se séparer de lui.
    • […], et, songeant qu’il faudrait bientôt nous quitter, nous nous assîmes tristement près de l’âtre où dansait la flamme rouge. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Après deux jours d'absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • — Eh bien, tu vois, moi aussi, tout de suite après t’avoir quitté hier, j'ai fait une faute de carre, en pleine vitesse, je ne sais pas comment c'est arrivé, je me suis un peu foulé le poignet. — (Isabelle Tonarelli, Jeunes femmes, Éditions B. Valiquette, 1943, page 106)
    • Lorsque celui-ci avertissait la Banque d'Algérie que les otages avaient quitté l'Iran sains et saufs, la Banque d'Algérie donnait à la Banque d'Angleterre les instructions prévues aux différents accords, soit la remise de l'or et des titres à la à la Banque Markazi […]. — (« Règlement des différends entre les États-Unis et l'Iran : Les accords d'Alger du 19 janvier 1981 », dans le Journal du droit international, volume 108, Libraire générale de droit et de jurisprudence, 1981, page 748)
    • Il vient un âge où nos facultés nous quittent l’une après l’autre.
    • Son portrait ne me quitte pas, Je le porte toujours sur moi.
    • Se retirer de quelque part.
    • Mais les Prussiens, qui, au nombre de 1.200, occupaient Sainte-Sabine, l’avaient déjà quittée et avaient rejoint le gros de leurs forces à Vandenesse. — (A.-C. de Saint-Auvent, Histoire de la guerre franco-prussienne (1870-1871), Paris : chez A. Tramblay, 1875, page 243)
    • C'est les Jésuites qui ont fait assassiner Henri IV ; c'est encore eux qui ont fait révoquer l’Édit de Nantes, à la suite de quoi tous les protestants ont été obligés de quitter la France; […]. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 120)
    • Swann refusa, ayant prévenu M. de Charlus qu’en quittant de chez Mme de Saint-Euverte, il rentrerait directement chez lui […] — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 200)
    • La nuit est chaude. Vous remontez en flânant la Canebière et vous la quittez au boulevard Dugommier. Vous arriver vite au bel escalier monumental, tout battant neuf, qui monte à la gare. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Il ne leur donna qu'un délai d'un mois pour quitter le pays. Les retardataires étaient menacés d'être mis à mort. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • L'homme au carnet avait quitté sa place et lestement escaladé les marches du praticable qui reliait le plateau à la salle. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Quitter la chambre, sortir.
    • Ce malade n’est pas encore assez bien pour quitter la chambre.
    • Quitter le lit, se lever.
    • Depuis un mois, il n’a pas quitté le lit.
    • Quitter le grand chemin, s’écarter, se détourner du grand chemin.
    • Abandonner une chose, y renoncer, cesser de s’y appliquer, de s’y adonner. (Sens figuré) Se désister de quelque chose, y renoncer.
    • La veuve de Henri II était vêtue de ce deuil qu’elle n’avait point quitté depuis la mort de son mari. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
    • Il y a déjà quelque temps que cet officier a quitté le service.
    • Il a quitté la religion de ses pères.
    • Quitter une charge, un emploi, une profession, un métier.
    • Quitter la partie, convenir que celui contre qui l’on joue a gagné.
    • Quitter ses mauvaises habitudes, y renoncer, s’en défaire.
    • Quitter le commerce du monde, se priver du commerce du monde.
    • Quitter le barreau, renoncer à la profession d’avocat.
    • Quitter le monde, embrasser la vie religieuse ; aller vivre dans la retraite.
    • Vous ne voulez pas entendre raison, je quitte la partie.
    • Sortir ; s'éloigner.
    • Peu avant de parvenir au village de Champion, la grande route de Namur à Louvain gravit, en quittant la ferme dite de Ponty ou des Pauvres, une éminence dont le sommet se trouve à quelques pas de la borne kilométrique n° 4. — (Eugène de Marmol, « Découvertes d'antiquités dans les tumulus de Champion et dans les localités voisines », dans les Annales de la Société archéologique de Namur, vol. 2, Namur : typographie de A. Wesmael-Legros, 1851, page 57)
    • Ôter quelque chose de dessus soi, s’en dépouiller, s’en débarrasser.
    • Quitter ses vêtements.
    • Quitter les étriers, ôter ses pieds des étriers, volontairement ou involontairement.
    • Quitter le deuil, cesser de porter des vêtements de deuil.
    • Quitter la robe, quitter l’épée, quitter la soutane, quitter le froc, Renoncer à la profession de la robe, de l’épée, à l’état ecclésiastique, à la vie religieuse.
    • (Vieilli) Céder, délaisser.
    • Quitter tous ses droits.
    • Il lui vend, quitte et délaisse tous ses droits à ce domaine.
    • Quitter sa place à quelqu’un.
    • Je vous quitte la place, je vous laisse, je me retire.
    • (Vieilli) Exempter, affranchir, décharger, tenir quitte, dispenser.
    • Je vous quitte de tout ce que vous me devez.
    • Je vous quitte des intérêts et du principal.
    • Je vous quitte du reste.
    • Je vous quitte de vos compliments, de vos remerciements, etc., Je ne veux point de vos compliments, je n’ai que faire de vos remerciements, je vous en dispense.
    • (Intransitif) S’en aller, se retirer de quelque travail, de quelque engagement.
    • Tout le monde quittait.
    • Tous les employés de l’établissement quittèrent à la fois.
    • Ne quittez pas : on va vous parler.
    • (Ivoirisme) (Intransitif) S'éloigner, cesser, abandonner une position, partir, venir de, être originaire de
    • Encore un embouteillage parce qu'un taxi ne veut pas quitter sur la route pour laisser passer.
    • Tous ces politiciens-là qui veulent nous blaguer, nous-mêmes on n'a qu'à quitter dans ça.
    • Toi le chat ! Quitte couché devant ma porte, je dois passer !
    • On a quitté Abidjan à 7 h ce matin et on est arrivés à Gagnoa à 11 h.
    • Donc c'est à l'heure-là vous arrivez ? Mais vous avez quitté où et puis vous êtes en retard comme cela ?
    • Moi je suis ivoirien mais ma maman a quitté au Bénin.
    • (Sens figuré) (Par euphémisme) Mourir, partir
    • Il nous a quittés hier matin.
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  • persévérer
    • Persister, demeurer ferme et constant dans un sentiment, dans une manière d’être ou d’agir, dans une résolution.
    • Persévérer dans l’étude, dans le travail. Persévérer dans une résolution, dans un dessein.
    • Persévérer dans ses erreurs. Persévérer dans ses refus. Persévérer dans son silence, dans ses dénégations.
    • Si Trump déteste à ce point perdre, on peut se demander pourquoi il persévère dans des démarches judiciaires perdantes sur toute la ligne. — (Pierre Martin, « La sombre comédie d’un président qui s’accroche désespérément au pouvoir », Le journal de Québec, 22 novembre 2020)
    • (Sens figuré) Persister, résister, durer, en parlant des choses.
    • …, je n'ai jamais éprouvé un pareil froid, et pour tout dire, s'il eût persévéré quelques jours encore, je crois que nous étions véritablement perdus. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • (Absolument) Persister dans le bien.
    • Ce n’est pas tout que de bien commencer, il faut persévérer.
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  • apprivoiser
    • Rendre un animal moins sauvage.
    • Le petit prince a apprivoisé le renard.
    • Faire d’un animal sauvage un animal privé.
    • Le coq de Sonnerat est plein de courage et de résolution; aussi est-il très estimé dans l’Indoustan comme oiseau de combat. Les vrais amateurs indiens ne se servent pas de coqs élevés à l'état domestique, mais bien de sujets sauvages, que du reste ils apprivoisent en assez peu de temps; […]. — (Charles et Édouard Morren, Journal de l'agriculture pratique, […], du Royaume de Belgique, Bruxelles & Liège, 1857, volume 9, page 4)
    • (Sens figuré) Rendre quelqu’un plus doux, plus traitable.
    • Apprivoiser un sauvage.
    • C’était un homme peu sociable, on a eu bien de la peine à l’apprivoiser.
    • La fille demeura. Tout doucement il vous l’apprivoisa ; Lui prit d’abord son joli bras d’ivoire; Puis s’approcha, puis en vint au baiser — (Jean de La Fontaine, L’Ermite, œuvres complètes, page 177)
    • Rendre familier.
    • La mécanique d’Akropolis, possible As d’or au festival de Cannes la semaine prochaine, est plutôt simple, mais elle s’apprivoise. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 17 février 2023, page 16)
    • (Pronominal) Devenir moins sauvage (animal).
    • Les loups s’apprivoisent facilement.
    • (Pronominal) (Sens figuré) Devenir plus doux, plus sociable, s’accoutumer, s’habituer (personne).
    • Cet enfant était bien farouche, il s’est apprivoisé peu à peu à notre contact.
    • (Pronominal) (Vieilli) S’accoutumer à la vue du danger, à l’exemple du vice.
    • S’apprivoiser avec le danger, avec le vice,
    • C’est donc ainsi qu’insensiblement on avance vers le précipice ; …] on s’apprivoise avec le danger, on commence à n’en avoir plus tant de peur, […]. — (« Réflexions d’un Évêque de Languedoc sur quelques nouveaux Arrêts du Parlement de Toulouse », circa 1753, page 66)
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  • ajouter
    • Mettre en plus.
    • Le père Thomas est prêt, une mèche neuve a été lestement ajoutée à son fouet de malle ; il part faisant à son tour résonner l'air de ses clics-clacs les plus harmonieux. — (J. Hilpert, « Le Postillon », dans Les Français peints par eux-mêmes, tome 1, Paris : chez N.-J. Philippart, 1861, page 296)
    • Ce passage a été ajouté à ce livre. — Il a ajouté de nouveaux legs à son testament. — Si on ajoute 1 à 2 on obtient 3.
    • Dire en plus.
    • Pour sonder son frère, Aristide, qui n’osait paraître inquiet ouvertement, se contenta de lui demander :— As-tu lu mon article d’hier ? Qu’en penses-tu ?Eugène eut un léger mouvement d’épaules.— Vous êtes un niais, mon frère, répondit-il simplement.— Alors, s’écria le journaliste en pâlissant, tu donnes raison à Vuillet, tu crois au triomphe de Vuillet.— Moi !… Vuillet…Il allait certainement ajouter : « Vuillet est un niais comme toi. » Mais en apercevant la face grimaçante de son frère qui se tendait anxieusement vers lui, il parut pris d’une subite défiance. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99-100)
    • Puis comme pour l’accabler ou le pousser à y renoncer, elle ajoutait que grand-père ne serait pas fier de le voir courir, à bout de souffle derrière les camions à ordures et de ramasser les déchets des « gaouris ». — (Mohamed Bka, Algérie : Souffrances et espoir, Société des Écrivains, 2008, page 32)
    • J'y ai pensé. Bonne chance, amigo ! Et à la prochaine, ajouta-t-il tandis que les frères Knight s'engouffraient dans le 4x4 sans plus attendre. — (Sandra Marton, Les sortilèges du désir, Harlequin, 2012, chap.12)
    • (Intransitif) Augmenter.
    • Elle n'était pas amoureuse, mais elle aimait paraître avec le bel Italien qui exhibait sa fortune de manière un peu ostentatoire et démontrait un dilettantisme ajoutant à son charme. — (Justine Laval, Les Romanesques, tome 5 : L'enfant de l'amour, Éditions 92, 2011, chap. 3)
    • Discuter de cela ne fait qu’ajouter au malaise.
    • (Absolument) Amplifier par des circonstances inventées.
    • Ajouter au conte, ajouter à la lettre,
    • (Pronominal) S’additionner.
    • À la suractivité ordinaire des rues de New York s’ajouta une fièvre belliqueuse. — (H.G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, p. 213, Mercure de France, 1921)
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  • approuver
    • Tenir pour acceptable.
    • J'écoute le vaguemestre nous lire le courrier qui part : il approuve sans réserve la carte du colonel : Tout va bien, mais est étonné par celle du capitaine adjoint qui écrit à ses deux fillettes: …. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
    • Juger louable, trouver digne d’estime.
    • J’approuve son style, mais non pas ses idées.
    • J’approuve vos sentiments.
    • Approuvez-vous une conduite si étrange ? On ne saurait approuver son procédé.
    • C’est une action qui mérite d’être approuvée.
    • Autoriser par un témoignage authentique.
    • Plusieurs conciles ont approuvé cette doctrine.
    • Ce livre fut approuvé par les évêques.
    • Ce spécifique est approuvé par les autorités médicales.
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  • souhaiter
    • Former un souhait.
    • On peut être marri, ou plutôt s’attrister du bien d'autrui, à cause que nous ne l’avons pas & que nous souhaiterions le posséder aussi bien que lui. — (Vincent Houdry, La Bibliothèque Des Prédicateurs, V.3, § 5, page 598, 3e édition, 1733)
    • En lui-même, il souhaitait que Feempje déguerpît, car les colères brusques du Hollandais le faisait trembler pour ses vitres. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 39)
    • Marchand avait coutume de ne jamais donner d’instructions détaillées à ses collaborateurs, se bornant à leur préciser l’orientation qu’il souhaitait les voir adopter. — (Sandford F. Borins, Le français dans les airs: le conflit du bilinguisme dans le contrôler de la circulation aérienne au Canada, page 47, Institut d’administration publique du Canada, 1983)
    • Fort heureusement pour moi, il n’eut pas le temps de m'expliquer plus avant tout l'intérêt qu’offrait la manière dont il eût souhaité que je conjuguasse mes verbes. Quelqu'un, en effet, venait d'arriver, interrompant dans l’œuf un développement qui risquait d'être plus passionné que passionnant. — (Jean Stratonovitch, Le roman périodique, éditions Aléas, 1999, page 26)
    • Suivi d'un infinitif, ce verbe s'emploie sans préposition ou avec la préposition de (Littré).
    • — Tout au plus souhaiterais-je de rentrer dans une partie des dépenses que nécessite l’opération. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 48)
    • Elle ne souhaitait pas de la voir tous les jours. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
    • Je souhaitais de le voir avec une passion démesurée et me défendais d’y croire, par cette superstition que j’ai depuis l’enfance que les choses n’arrivant jamais comme nous les attendons, il ne fallait pas les fixer d’avance dans notre esprit telles que nous exigeons qu’elles soient. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 141)
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  • envoler
    • Voler ailleurs.
    • Le Sphinx. − Œdipe ! Où est-il ? Où est-il ?Anubis. − Parti, envolé. Il court à perdre haleine proclamer sa victoire. — (Cocteau, Machine infern., 1934, II, page 85)
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  • embrasser
    • Serrer, étreindre avec les deux bras.
    • Priam se jeta aux pieds d’Achille et lui embrassa les genoux.
    • Cet arbre est si gros, que deux personnes ne sauraient l’embrasser.
    • J’embrassai en partant le bon colonel et son ami le docteur comme on le fait au théâtre, en nous pressant dans les bras l'un de l'autre et en détournant la tête. — (François Auguste Biard, Deux années au Brésil, 1862)
    • (Par analogie) Entourer, contourner.
    • Le lierre embrasse cet ormeau.
    • Cette rivière se sépare en deux et embrasse une grande étendue de terrain.
    • Contenir quelque chose dans toute son étendue.
    • L’ancien empire germanique embrassait une grande partie de l’Europe.
    • (Sens figuré) Saisir par le regard, par la pensée quelque chose dans toute son étendue.
    • Je me fis conduire les yeux fermés, par mon guide, à l’endroit le plus favorable pour embrasser d’un seul coup-d’œil la double chaîne des Alpes. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
    • Quand on sait peu, on éprouve le besoin de tout embrasser ; quand on sait beaucoup, on sent la nécessité de tout résumer. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
    • Pour élucider cette idée, je me propose d’embrasser l’Univers dans un seul coup d’œil, de telle sorte que l’esprit puisse en recevoir et en percevoir une impression condensée, comme d’un simple individu. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire)
    • La conviction de l’existence d’un objet éternel, embrassée quand on est jeune, donne à la vie une assiette particulière de solidité. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 193)
    • La littérature érotique embrasse plus de réalités psychologiques que la morale bourgeoise ne voulait en connaître, et que le puritanisme n’en tolère. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l’Amour, Albin Michel, 1961, page 41)
    • (Manège) Serrer avec les cuisses son cheval pour être plus ferme.
    • Embrasser bien son cheval.
    • (Sens figuré) S’attacher à quelque chose par choix, par préférence.
    • Toute la situation résulte du progrès de la Révolution contre le Christianisme. Eh bien, devons-nous embrasser le dogme de la Révolution ou celui de l'Église ? Pour nous, c'est toute la question — (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, Tournai, Casterman, 1873, page 31).
    • Ces docteurs confondent, par un grossier sophisme, un idéal qui, en tant que non changeant, peut par pure métaphore être qualifié de mort, avec les hommes, les êtres charnels qui embrassent cet idéal, lesquels, en cet embrassement, peuvent être si peu morts qu’ils se battront avec acharnement pour le défendre. — (Julien Benda, La Trahison des clercs, 1927, édition 1946)
    • De très bons dessinateurs embrassent d’autres métiers parce qu’ils estiment que c’est dangereux et que ça ne nourrit pas son homme. — (Emeline Wuilbercq, En Afrique, « la caricature est dangereuse et ne nourrit pas son homme », Le Monde. Mis en ligne le 6 mai 2019)
    • (Par extension) Serrer quelqu’un entre ses bras et lui donner un baiser.
    • Je ne voulais pas me faire à l’idée que mon père fût mort, et que plus jamais il ne reviendrait. Durant sa maladie, on m’avait défendu de pénétrer dans sa chambre, et il était parti sans que je l’eusse embrassé. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Mme Pasteur pouvait bientôt écrire : « Grandeau vient d’annoncer au laboratoire que Roux et Chamberland sont décorés et que Pasteur est grand-cordon . On s’est embrassé cordialement au milieu des cochons d’Inde et des lapins. » — (Victor Fraitot, Une page d’histoire du XIXe siècle - Pasteur (l’œuvre, l’homme, le savant), Paris : librairie Vuibert, 1905, page 47)
    • (Par extension) Donner un ou des baisers à quelqu’un.
    • Ils mangent et boivent, font ripaille, remuent leurs membres, embrassent les filles, sonnent les cloches, s’emplissent de bruit : rudes bacchanales où l’homme se débride, et qui sont la consécration de la vie naturelle : les puritains ne s’y sont pas trompés. — (Hippolyte Taine, Histoire de la littérature anglaise, volume 1, 1856, page 255)
    • Puis, lorsqu’ils arrivèrent à la maison des mégers, ils tombèrent justement sur les amoureux, Sophie et son meunier, qui s’embrassaient à pleine bouche, près du puits. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VIII)
    • Des messieurs parfumés, que d’affreux gigolos embrassaient sur la bouche, poussaient des gloussements et, tournoyant avec ivresse, s’abandonnaient. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Un mec qui ne s'encombrera pas des convenances et de la séduction à deux balles, qui rentrera, posera le kébab et sans dire un mot, m’embrassera fougueusement en me disant de ne pas m'inquiéter pour toutes les histoires de couple pourries […]. — (Laura Bernard, Football, amour, kébab, Éditions Publibook, 2012, page 49)
    • Accepter une idée, adhérer à un concept.
    • Mais apparemment, le gouvernement pense serrer la vis encore un peu plus que prévu. Il joue avec l’idée d’un couvre-feu. (…). L’embrassera-t-il vraiment ou la fait-il circuler pour donner un air de modération à ses autres mesures ? — (Mathieu Bock-Côté, Couvre-feu: résolution ou désespoir?, Le Journal de Québec, 6 janvier 2021)
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  • rappeler
    • Appeler de nouveau.
    • Je l’ai appelé et rappelé sans obtenir de réponse.
    • Il ne vous a pas entendu, rappelez-le.
    • Ne laissez pas les messages de vos interlocuteurs s'entasser sur votre bureau, rappelez-les sur-le-champ.
    • Faire revenir une personne qui s’en va, une personne absente.
    • La cloche venait de « piquer » 19 heures, et nous descendions dîner quand le cri « un ours! » nous rappela sur le pont. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Je m’en allais lorsqu’il m’a rappelé. — Rappeler quelqu’un en toute hâte.
    • (En particulier) Faire revenir un acteur sur la scène pour l’applaudir.
    • Les girls passaient la tête hors de la loge en se bousculant pour admirer les duettistes qu’elles avaient entendu si flatteusement rappeler. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • (Sens figuré) Presser, obliger.
    • Mes affaires me rappellent à la ville et m’obligent d’y retourner.
    • (Sens figuré) (Familier) (Vieilli) Inciter, exciter.
    • Ce vin rappelle son buveur.
    • Faire revenir quelqu’un d’un lieu où on l’avait envoyé pour y exercer certaines fonctions, pour y remplir un emploi ; en parlant tant de ceux qu’on révoque par des raisons de mécontentement que de ceux qu’on fait revenir par quelque autre motif.
    • Les maladresses de cet ambassadeur l’ont fait rappeler.
    • La guerre étant à la veille d’être déclarée, les deux puissances ont rappelé leurs ambassadeurs.
    • Faire revenir ceux qui ont été disgraciés, chassés ou exilés.
    • Après une injuste disgrâce, le roi l’a rappelé. — Il fut rappelé à la cour. — Il a été rappelé d’exil, de l’exil.
    • (Sens figuré) Invoquer à nouveau.
    • Rappelez votre vertu, votre courage. — Il rappela son ancienne audace.
    • Rappeler ses esprits, ses sens, Reprendre ses esprits, ses sens.
    • (Sens figuré) Faire revenir dans la mémoire.
    • Il nous a semblé superflu, au début de ce chapitre, de rappeler la terminologie employée par l’École zuricho-montpelliéraine, […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 21)
    • […] elle se contenta de regarder les adresses, comme si à l’inspection de ces seules adresses sa mémoire lui rappelait ce que contenaient ces lettres ; […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
    • Il avait oublié cette affaire, je lui en ai rappelé la mémoire.
    • Rappelez-vous, rappelez-lui le souvenir de notre ancienne amitié.
    • Rappeler la mémoire, le souvenir de quelque chose se dit dans le même sens.
    • C’est un souvenir qu’il ne faut pas rappeler.
    • Rappeler sa mémoire, Tâcher de se ressouvenir.
    • Il fit de vains efforts pour rappeler sa mémoire et ne put jamais retrouver ce nom.
    • (Par extension) Indiquer pour information.
    • […] ; ses variantes successives ont abouti à l'échelle MSK 64 (Medvelev, Sponheuer, Karnik) que l'on modifie de temps en temps, de sorte que l'on doit toujours rappeler l'année de la dernière mise à jour. — (Pierre Martin, Géotechnique : Ces risques que l'on dit naturels, Eyrolles, 2011, page 139 (§.1.5.4.2.2.1.1))
    • (Par extension) Évoquer par une certaine ressemblance la pensée de quelqu’un ou de quelque chose.
    • Cet écrivain rappelle Sénèque.
    • Ce paysage provençal me rappelle la Grèce.
    • (Marine) Tirer fortement.
    • Cette amarre rappelle le navire sur bâbord. Intransitivement,
    • Rappeler sur une amarre, sur son ancre.
    • (Intransitif) (Militaire) (Vieilli) Battre le tambour d’une certaine manière, pour rassembler une troupe, pour faire revenir les soldats au drapeau, ou pour rendre honneur à certaines personnes.
    • On a rappelé à telle heure.
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  • casser
    • Briser ; rompre.
    • M. Eyssette hausse les épaules :— Si c’est Jacques qui y va, dit-il, la cruche est cassée, c’est sûr.— Tu entends, Jacques, — c’est madame Eyssette qui parle avec sa voix tranquille, — tu entends, ne la casse pas, fais bien attention. M. Eyssette reprend : — Oh ! tu as beau lui dire de ne pas la casser, il la cassera tout de même. Ici, la voix éplorée de Jacques : — Mais enfin, pourquoi voulez-vous que je la casse ? — Je ne veux pas que tu la casses, je te dis que tu la casseras, répond M. Eyssette, et d’un ton qui n’admet pas de réplique. — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 20)
    • Il y a des engueulades qui rougissent les yeux, bleuissent les joues, crispent les poings, arrachent les cheveux, cassent les œufs, renversent les éventaires, dépoitraillent les matrones, et me remplissent d'une joie pure. — (Jules Vallès, L’Enfant, chapitre 8, Le Siècle, 1878 & Éditions Charpentier, 1879)
    • Le thermomètre est descendu à -6° ; tout le gréement était couvert de givre et de glace que je dus casser en montant dans la mâture. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Soudain, la chaîne du vélo casse alors que je suis tout près du village de Voves en Eure-et-Loir, à une vingtaine de kilomètres de Chartres. — (Josette Lassalle, Une Bordelaise dans la Résistance: entretiens avec Jacques Balié, Imprimerie Fanlac, 1996, page 41)
    • (Par extension) (Cuisine) Se dit lorsqu’une mousse retombe après avoir été battue ou remuée trop énergiquement, ce qui la liquéfie en brisant les bulles d’air qu’elle contient et en chassant l’air de l’émulsion.
    • Mais ne fouette pas tant les blancs en neige, malheureux ! Tu vas les casser !
    • (Sens figuré) Imprimer un angle à une ligne ou un objet droit.
    • Lorsqu’on manie un fusil il existe quelques règles primordiales. Ainsi, lorsqu’on se déplace il faut toujours casser le fusil, voire le décharger. Lors d’un rassemblement entre chasseurs, casser et décharger sont nécessaires. Ces mesures s’imposent aussi lorsque le chasseur franchit un obstacle. — (Jean-Louis Barrère, Chasseurs, « cassez vos fusils », La Dépêche du Midi, 21 avril 1999 → lire en ligne)
    • (Sens figuré) Affaiblir.
    • Abdu et Hamid font partie des chanceux ; d’autres le sont moins. Les plus fragiles se sont « clochardisés », trop abîmés, cassés au terme de leur périple par l’ultime épreuve de la rue, témoigne une habitante du quartier Jaurès. — (Solène Cordier, Paroles de migrants : « Je ne pensais pas vivre un jour comme ça » sur LeMonde.fr. Mis en ligne le 6 avril 2017, consulté le 7 avril 2017)
    • Les fatigues de la guerre, les débauches l’ont bien cassé.
    • Il a la voix cassée.
    • Après cette séance de musculation, j’étais cassé.
    • (En particulier) (Vêtement) Assouplir une chaussure, souvent par un usage modéré après leur acquisition.
    • Si vous songez à vous lancer dans un trek au long cours juste après avoir acheté ces Chameleon, renoncez tout de suite à cette idée. Prenez le temps de les casser lors de petites marches. — (Trek Magazine, Test chaussures de randonnée : 16 tiges basses et mid au banc d'essai)
    • (Droit) Annuler, déclarer nul.
    • Afin d'obtenir la révision du procès, Voltaire publie, en 1763, l’ouvrage Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas, tandis que la famille obtient un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Après deux ans d’instruction, le Conseil du roi casse l’arrêt du parlement de Toulouse le 4 juin 1764 pour vice de procédure et renvoie l’affaire devant le tribunal des Requêtes pour qu’il soit statué au fond. — (Affaire Calas sur l’encyclopédie Wikipédia )
    • Casser un mariage.
    • Casser un testament, un contrat.
    • Rétrograder ; renvoyer.
    • À bout de patience, Bïin de Bourdon se rendit chez l'alcade, et le somma de s'occuper immédiatement de cette affaire, criant, tapant sur la table et le menaçant, s'il ne se dépêchait, de le faire casser par son ministre. — (Alexis de Gabriac, Promenade à travers l'Amérique-du-Sud, 1868)
    • Ancien sous-off’ de la Légion, il avait d’abord été cassé de son grade, puis ayant « passé au falot », il s’était vu condamner à trente ans. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 50)
    • (Argot) Humilier, brocarder quelqu’un par des paroles.
    • J’t’ai cassé. — (Brice de Nice)
    • (Argot) (Vieilli) Dire, parler.(Voir casser le morceau)
    • Depuis dix secondes qu’il savait, il en cassait plus une, Léo s’inquiétait. — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 112)
    • (Argot) Cambrioler, faire un casse.
    • Ils vont toujours par trois, soit pour serrer, soit pour casser…— Casser ?— J’veux dire cambrioler. Comprenez-vous, C’est l’terme. Un casseur, ça signifie un cambrio et son boulot s’appelle un cassement. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • (Familier) Faire la monnaie d’un billet de banque.
    • Dix mille francs, c’était donc plus que son butin habituel, mais ce n’était pas assez. Ce n’était rien. Il avait deux cent mille francs de dettes, d’abord ; ‬et puis sa faculté de dépenser, sa brusquerie à casser un billet dans une soirée avait crû d’année en année. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
    • Pourrais-tu me casser ce vingt ?
    • (Intransitif) ou (Pronominal) Se briser, se rompre.
    • La mer est dure et houleuse, le remorquage pénible. À midi, la remorque casse et le motor yacht me quitte fort vite en me saluant, car il désire rentrer avant l’arrivée du grain. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Finalement, les cornes du bouc se cassèrent net et elles restèrent fichées dans la caboche du malin. — (Damien Tracqui, Les contes de la Lombarde, 2005)
    • (Intransitif) (Familier) Rompre une relation amoureuse.
    • — Qui gage qu'ils vont casser samedi soir, vers 17h34? — (Camille Beaumier & Sylviane Beauregard, Ouate de phoque, éditions de Mortagne, Ottawa, 2012, page 60)
    • Je pleure parce que je viens de casser avec mon mec.
    • (Pronominal) (Familier) Partir, s’en aller.
    • Casse-toi, pauv’ con ! — (Nicolas Sarkozy, à une personne qui refuse de lui serrer la main au Salon international de l’agriculture le 23 février 2008)
    • On se casse, les gars ! Les flics se pointent !'
    • (Équitation) Débourrer un cheval.
    • Pour l’ébahissement de cette famille fermière, nous débourrâmes, ou – pour employer l’argot du cow-boy – nous « cassâmes » les deux rouans. — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 46)
    • (Billard) Faire la casse, débuter une partie en envoyant la boule blanche dans les autres disposées en triangle.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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  • craignais
    • Première personne du singulier de l’imparfait de craindre.
    • Je craignais que vous ne vinssiez jamais, répondit Popinot d’un air respectueux. — (Honoré de Balzac, Histoire de la Grandeur et de la Décadence de César Birotteau, 1837, chapitre deuxième)
    • Deuxième personne du singulier de l’imparfait de craindre.
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  • coincé
    • (Sens figuré) (Familier) Introverti, qui a du mal à être naturel, mal à l'aise.
    • De prime abord, Moore l’avait reléguée dans la catégorie des nullardes coincées dont la virginité resterait intacte jusqu’à ce qu'un comptable bedonnant et palot ([…]) survienne et l’amène à céder de haute lutte […]. — (Tom Clancy, Sur tous les fronts, tome 1, traduit de l'anglais par Jean Bonnefoy, Éditions Albin Michel 2014)
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  • changer
    • (Intransitif) Devenir autre.
    • Plus ça change, plus c'est la même chose. — (Alphonse Karr, Les Guêpes, janvier 1849)
    • Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change. — (Guiseppedi Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, 1958)
    • L’attitude de l’occupant vis-à-vis de l’occupé évolue aussi. Elle change même du tout au tout. La poigne de fer de l’hitlérisme, relâchée les premiers mois, se resserre brutalement. — (Robert Bailly, Les feuilles tombèrent en avril, Paris, Éditions sociales, 1977)
    • Choisir un roi jeune, beau et bien portant n'empêchait pas qu'il vieillît, enlaidît, tombât malade, ni qu'il perdît ses vertus, ses qualités morales – bref, qu'il changeât et cessât d'être adéquat. — (Jean-Paul Roux, >Le Roi: Mythes et symboles, Fayard, 1995)
    • Il dégèlera si le vent change.
    • Son visage a bien changé.
    • (Sens figuré) Vos sentiments ont bien changé, sont bien changés.
    • Comme tout est changé!
    • Changer en bien.
    • S’il est honnête homme, il a bien changé.
    • Ce jeune homme est changé à son avantage.
    • (Intransitif) Avoir de l’inconstance dans ses projets, ses goûts, ses affections, en parlant d’une personne.
    • C’est un homme qui change aisément, on ne peut se fier à lui.
    • Aimer à changer.
    • Un amant jure de ne jamais changer.
    • (Transitif) Échanger une chose contre une autre.
    • Quand Napoléon III fut empoigné à Boulogne pour avoir donné une seconde représentation du débarquement à Cannes, on le jeta au cachot et on l'emmena à Paris sans lui donner le temps de changer de chemise. — (Arsène Houssaye, Les Confessions, tome IV : Souvenirs d'un demi-siècle 1830-1880, tome 4, Paris : chez E. Dentu, 1885-1891, chap. 4)
    • Au Tchad, nous changerons nos chevaux de réquisition (qui sont d’insignes rosses) et nos bêtes de somme contre des chameaux pour continuer notre route dans la zone désertique d'Agadem. — (Louis Alibert, Méhariste, 1917-1918, Éditions Delmas, 1944, page 23)
    • Il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. — (Francis Blanche, Les Pensées de Francis Blanche, Le Cherche Midi , 2011)
    • (Absolument) Je ne veux pas changer avec lui.
    • (Transitif) Remplacer une personne ou une chose par une autre.
    • Ce rappel à la réalité quotidienne et aux occupations usuelles change momentanément le cours de mes pensées. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • Cet intérieur de célibataire, tout de même, ça manquait de ménage. Cette table de bois nu, jamais lessivée sans doute, et ce papier des murs méritait d’être changé. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Si l'on suit les magazines de mode, la garde-robe de la fashion victim devrait changer toutes les semaines en passant d'un extrême à un autre, du rose au bleu canard qui seront complètement démodés dans un mois. — (Bénédicte Régimont, La very stylish girl, Éditions Open Way, 2005)
    • (Transitif) Rendre une personne ou une chose différente de ce qu’elle était, transformer, modifier.
    • La tentation d’être un chef juste et humain est naturelle dans un homme instruit ; mais il faut savoir que le pouvoir change profondément celui qui l’exerce ; et cela ne tient pas seulement à une contagion de société ; la raison en est dans les nécessités du commandement, qui sont inflexibles. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 235)
    • Changer sa manière de vivre.
    • On a changé l’ordre.
    • Il a changé toute sa maison.
    • Cet événement allait changer la face des affaires.
    • Rien ne peut changer les lois de la nature.
    • Cela ne change rien à mes résolutions.
    • (Transitif) (Par hyperbole) Devenir méconnaissable.
    • Cet homme est changé, bien changé, changé à ne pas le reconnaître : Il a le visage bien changé, soit par l’âge, soit par la maladie.
    • (Sens figuré) Il a changé entièrement de mœurs et de conduite.
    • Remplacer des vêtements ou du linge par d’autres.
    • Changer d’habit, de chemise, de linge.
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  • tomber
    • Être entraîné en bas par son poids.
    • Le ciel était nuageux, l’humidité pénétrante. Entre des éclaircies de soleil, des averses tombaient. — (Paul Margueritte et Victor Margueritte, Le Désastre, 86e édition, Plon-Nourrit & Cie, page 255)
    • Les tuiles, soulevées, roulent sur le toit, tombent sur le sol détrempé ; dans la nuit, les pauvres arbres, sous l’effort du vent plus colère, gémissent et craquent. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Par cette matinée glaciale d’octobre, où tombait un mélange de pluie et de neige fondue, les deux enfants, faute de places dans l’intérieur et la rotonde, durent se blottir sous la bâche, derrière le conducteur. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 16)
    • La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. […] L’hiver, lorsque la neige a cessé de tomber depuis quelques jours, lorsque l’armée des sapins noirs immobiles se détache sur le sol blanc, le voyageur solitaire doit se défendre contre un sentiment de crainte, presque d’angoisse. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
    • Compte tenu de la pluie qui était tombée, Misty avait sûrement laissé des dizaines de traces qui nous permettraient de remonter jusqu’à elle si on se grouillait un peu. — (Andrée A. Michaud, Lazy Bird, Québec Amérique, 2009, page 121)
    • (Impersonnel) — La pluie se remet à tomber, drue et froide, et la nuit s’approche à grands pas. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 28)
    • (Sens figuré) Descendre rapidement.
    • Nous atteignons bientôt la région des nuages, et la température tombe si bas, que le froid nous mord horriblement les mains et les pieds. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 82)
    • Les rafales d’une violence inouïe, accès de colère de Wottan ou de Thor, tombent des hauteurs en sifflant et soulèvent des tourbillons d’embruns qui sillonnent la mer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • À de grandes altitudes planaient les frégates et les phaétons, qui tombaient souvent avec une rapidité vertigineuse pour arracher en l’air leur proie aux oiseaux de mer plongeurs. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Mon père était dans le bureau de Rempart Street quand le baromètre est tombé. Il dit que c’était incroyable, terrifiant. — (J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d’or, Gallimard, 1985)
    • Perdre son équilibre ; être renversé ou abattu.
    • Tomber à terre, par terre ; tomber dans l’eau ; tomber dans un fossé.
    • Tomber de son haut, de toute sa hauteur ; tomber tout à plat, tout de son long.
    • Tomber sur les genoux ; tomber à la renverse.
    • Tomber d’une fenêtre, par la fenêtre.
    • Tomber de cheval.
    • Il tomba percé de coups.
    • Il a failli tomber ; il a voulu courir et il est tombé.
    • Elle releva son enfant qui était tombé.
    • Cet homme est tombé les quatre fers en l’air : Il est tombé à la renverse.
    • La chaise tomba par terre.
    • Tomber aux pieds, aux genoux de quelqu’un : S’y jeter. (Sens figuré) S’abaisser devant lui aux plus humbles supplications.
    • Tendre vers le bas, de l’autre côté.
    • La salle des fêtes était habillée pour une grande cérémonie, de somptueux rideaux blancs et pourpres qui tombaient du haut plafond jusqu’au bas des portes et des fenêtres. — (Maboa Bebe, Ewande Amours, peurs, espoir, L’Harmattan Cameroun, 2014, page 7)
    • Sa robe tombe bien.
    • (Sens figuré) Laisser tomber sur quelqu’un un regard de pitié, de dédain, etc. : Le regarder avec pitié, avec dédain, etc.
    • (Sens figuré) Surprendre, être extrêmement surpris de quelque chose, dans les expressions :
    • Tomber de haut.
    • Quand je vois cela, je tombe de mon haut.
    • Les bras m’en tombent, m’en sont tombés : Ma surprise fut si grande que je demeurai comme paralysé.
    • Tomber du ciel : Survenir à l’improviste.
    • Cet homme est tombé du ciel pour nous venir en aide.
    • Ce secours nous est tombé du ciel.
    • Tomber des nues.
    • Se détacher.
    • Toutes ses dents sont tombées ; ses cheveux tombent.
    • Ce fruit est tombé ; les feuilles commencent à tomber.
    • (Sens figuré) Mes illusions sont tombées une à une.
    • Faire tomber la tête de quelqu’un : Le décapiter ; sa tête tomba sur l’échafaud.
    • (Sens figuré) Faire tomber les armes des mains : Fléchir quelqu’un, l’apaiser.
    • Les soumissions de ses ennemis lui firent tomber les armes des mains.
    • (Sens figuré) Faire tomber la plume des mains : Décourager quelqu’un, le dégoûter d’écrire, faire qu’il s’interrompe tandis qu’il écrit.
    • Cette funeste nouvelle m’a fait tomber la plume des mains.
    • (Sens figuré) Se jeter, se précipiter, fondre sur quelqu’un, sur quelque chose, le charger, l’attaquer vigoureusement.
    • Il tomba sur lui avec fureur et le frappa.
    • Ils sont tombés l’un sur l’autre avec impétuosité, à bras raccourcis.
    • Les ennemis, qui étaient en embuscade, tombèrent sur la patrouille.
    • Six vaisseaux de guerre tombèrent tout à coup sur une flotte de navires marchands.
    • (Sens figuré) Tomber sur quelqu’un : Dire de quelqu’un des choses dures et désobligeantes.
    • Et voilà qu’Eugène passait les soirées entières dans le salon jaune, écoutant religieusement ces grotesques que lui, Aristide, avait si impitoyablement raillés. Quand il sut, par les bavardages de la ville, que son frère donnait des poignées de main à Granoux et en recevait du marquis, il se demanda avec anxiété ce qu’il devait croire. Se serait-il trompé à ce point ? Les légitimistes ou les orléanistes auraient-ils quelque chance de succès ? Cette pensée le terrifia. Il perdit son équilibre, et, comme il arrive souvent, il tomba sur les conservateurs avec plus de rage, pour se venger de son aveuglement. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
    • (Sens figuré) Découvrir par hasard, fortuitement (toujours suivi de sur).
    • Près de Maidstone, ils tombèrent sur une rangée de onze canons automobiles de construction spéciale, autour desquels des artilleurs affairés surveillaient avec des jumelles une sorte de retranchement qu’on établissait sur la crête de la colline. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
    • […] à ce moment mes yeux tombèrent sur le baromètre enregistreur qui marquait une chute subite de 1 mm. 8. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Il y a une grande ironie : on cherche la perle rare et on tombe sur quelqu’un de banal. — (Iegor Gran, Entretien avec Daniel Delattre, papyrologue : « Avec la technologie, on a l’impression de comprimer le temps », dans Charlie hebdo no 1240 du 27 avril 2016, page 15)
    • Arriver inopinément.
    • Cela m’est tombé sous les yeux : Je l’ai vu par hasard.
    • Tomber bien : Arriver au bon moment, rencontrer heureusement.
    • Vous tombez bien : j’ai justement quelque chose à vous dire.
    • Tomber sur les bras de quelqu’un : Se trouver inopinément à sa charge.
    • Si, en rangeant votre bibliothèque, ce volume vous tombe sous la main, je vous prie de le mettre à part.
    • Se trouver fortuitement, subitement dans une situation désavantageuse, dans une position fâcheuse.
    • Ce coin de campagne agricole était tombé au pouvoir d’une bande de malandrins que commandait un certain Bill Gore, […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 428 de l’édition de 1921)
    • Tomber entre les mains des ennemis, au pouvoir de l’ennemi.
    • Tomber dans une embuscade, dans un piège. — Ces navires marchands tombèrent dans une flotte de vaisseaux ennemis.
    • Il tomba au milieu de gens qui lui étaient inconnus.
    • (Sens figuré) Tomber sous la main de quelqu’un : Se trouver sous sa dépendance, à portée de sa colère, de son ressentiment.
    • S’il tombe jamais sous ma main, il se repentira de m’avoir offensé.
    • Devenir, en parlant d’un état physique ou moral, le plus souvent fâcheux, où l’on se trouve plus ou moins brusquement.
    • Tomber en défaillance, en démence, en syncope.
    • Tomber en pâmoison, en langueur, en enfance, en léthargie.
    • Tomber dans l’erreur, dans la contradiction, dans le ridicule.
    • Tomber amoureux, enceinte, malade.
    • Tomber du haut mal, avoir une crise d’épilepsie.
    • Tomber de faiblesse, d’inanition : Être dans une extrême faiblesse, être près de se trouver mal, faute de nourriture.
    • Tomber dans la misère, dans le malheur : Devenir pauvre, malheureux.
    • Tomber dans le mépris : Devenir un objet de mépris.
    • Tomber en disgrâce : N’être plus dans les bonnes grâces de quelqu’un, n’avoir plus de part à sa bienveillance, à sa faveur.
    • Faire tomber quelqu’un en confusion : Lui faire éprouver, lui causer une grande confusion.
    • Tomber dans la dévotion : Devenir dévot.
    • Tomber dans l’aveuglement, dans l’endurcissement : Devenir insensible aux vérités de la religion.
    • (Religion) Pécher.
    • Tomber dans le péché : Commettre une faute, céder au péché.
    • Le juste tombe sept fois le jour.
    • Dégénérer, descendre, se laisser aller à quelque chose de blâmable.
    • Ce Comté est tombé en décadence sous le règne précédent mais la Reine aujourd’hui régnante accorda la permission en 1747 au Comte Ladislas Vagay Baron de Vis cap de gouverner ce Comté […] — (Jean Hubner, La géographie universelle, où l’on donne une idée abrégée des quatres parties du monde, 1756)
    • Le christianisme est tombé dans l’idolâtrie avec la théorie de la Trinité, l’invocation des saints, la mariolâtrie, et surtout la démonophobie. — (Charles Hacks et Imbert, Le Diable au XIXe siècle, ou les Mystères du Spiritisme, Delhomme et Briguet, 1892, page 216)
    • Cet auteur prétend au sublime et tombe souvent dans le galimatias.
    • Passer d’un état positif à un état défavorable.
    • Tomber en désuétude.
    • Cela est tombé dans l’oubli.
    • Tomber à rien : se réduire à très peu de chose.
    • Toute sa fortune est tombée à rien.
    • Cette maison est tombée en quenouille : Il n’en reste que des filles.
    • Cette couronne, cette souveraineté tombe en quenouille : Les filles en peuvent hériter au défaut des mâles.
    • Tomber en putréfaction, en pourriture : Pourrir.
    • Tomber en poussière : Se réduire en poussière.
    • Les choses y marchaient de mal en pis, car les salines ne rapportaient presque plus rien, et le pays tombait à une grande misère. — (Émile Zola, La Mort d’Olivier Bécaille, G. Charpentier, 1879)
    • Déchoir de réputation, de crédit, perdre de sa vogue.
    • Ce livre a eu d’abord quelque succès, mais il est tombé.
    • Cet homme n’a pas été longtemps en crédit, il est bientôt tombé.
    • Ces fabriques, ces manufactures sont tombées.
    • Cette mode commence à tomber.
    • Ces études sont tombées : On les néglige beaucoup aujourd’hui.
    • Son goût pour les tableaux, pour la musique est bien tombé : Il s’est bien affaibli.
    • Succomber ; périr ; s’anéantir.
    • Toutes les parties idéologiques des traités locarniens sont tombées l’une après l’autre. Et le résidu constitue l’alliance. — (André Géraud, L’assistance mutuelle franco-britannique, dans la revue Politique étrangère, 1937, volume 2, n° 2, page 111)
    • Tomber raide mort, tomber mort : Mourir tout d’un coup en tombant.
    • Il est tombé sur le champ de bataille.
    • On vit ces empires tomber les uns après les autres.
    • Le ministère est tombé : Il a été mis en minorité, il est obligé de quitter le pouvoir.
    • Ne pas réussir.
    • Cette pièce est tombée à la première représentation.
    • C’est tombé à plat.
    • (Argot) Être arrêté ou se faire prendre, en parlant d’un acte de délinquance.
    • Cette fois, les douanes ont été mystérieusement informées… A-t-on voulu faire tomber Sofiane Hambli ? — (L’ex-chef des stups lié à un vaste trafic ?, Vosges Matin, 23 mai 2016)
    • Quelques mois plus tard, on lui avait conseillé de prendre sa retraite puisqu'il était persona non grata et comme il avait réussi à faire tomber les ripous, il ne s'était pas fait prier. — (Patrick Florès, Dernier tango à Kaboul, Mon Petit Éditeur, 2014, page 197)
    • Les multirécidivistes sont paranos, ils connaissent le travail de la police et font des contre-observations. À chaque fois qu'ils tombent, ils analysent en détail le dossier judiciaire pour connaître ce qui leur a été fatal, apprenant de leurs maladresses. — (Fabio Benoit, Mauvaise personne, Lausanne & Paris : Éditions Favre, 2019)
    • Cesser ; discontinuer.
    • Comme le vent tombe, les deux galères voguent à quartier, puis avant tout jusqu’à Sète, où elles entrent à l’aube… et n’en sortent pas de sitôt, […]. — (André Zysberg, Les Galériens : vies et destins de 60 000 forçats sur les galères de France 1680-1748, Éditions du Seuil, 1991, page 361)
    • Les illusions tombent l’une après l’autre, comme les écorces d’un fruit, et le fruit, c’est l’expérience. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
    • Elle soutint presque à elle seule le poids d’une conversation qui menaçait à chaque instant de tomber et de nous laisser béants. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 181)
    • […] la discussion ne paraissant point épuisée, ils continuèrent, dans le crépuscule qui tombait, à marcher en devisant […] — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Le vent est tombé graduellement pendant la journée du 22. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)'
    • La fièvre est tombée.
    • Le jour tombe : La nuit approche.
    • Il faut laisser tomber cela : Il faut, pour empêcher qu’on n’y fasse attention, paraître n’y pas faire attention soi-même.
    • Laisser tomber la conversation : Ne pas l’entretenir, ne pas l’alimenter.
    • Sa voix tombe : Sa voix faiblit.
    • Il ne faut pas laisser tomber sa voix à la fin des phrases.
    • Cette approche conduit, lorsqu’un amendement est adopté, à faire « tomber » (c’est-à-dire à rendre sans objet) tous les amendements qui portaient sur un élément plus précis au sein de la disposition en discussion. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
    • Se porter sur ; atteindre ; frapper.
    • Le bruit du bombardement au-dessus de l’abri devient formidable. Les obus tombent sur la Chancellerie avec une précision inquiétante. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 319)
    • Pourquoi faut-il que ce genre de situation chiante et délicate tombe sur moi ? — (Katell Curcio, Lorsque le bandeau tombe…, éditions Librinova, 2017)
    • Les coups tombaient sur lui.
    • Le soupçon tomba sur lui.
    • Il cherchait à faire tomber les soupçons sur cette personne.
    • Un grand malheur est tombé sur elle.
    • Sa colère tomba sur ceux qui l’entouraient.
    • Faire tomber la conversation sur quelque sujet : L’y amener.
    • L’entretien tomba sur un tel.
    • Échoir.
    • Cette terre est tombée en partage au cadet.
    • Cela est tombé dans son lot.
    • Cela est tombé en de bonnes mains, en bonnes mains.
    • Cet ouvrage est tombé dans le domaine public : Il a cessé d’être une propriété privée.
    • Ce document, cet écrit est tombé entre mes mains, le hasard l’a fait tomber entre mes mains : C’est à une circonstance fortuite que je dois la possession, la connaissance de ce document, de cet écrit.
    • Il m’est tombé entre les mains une pièce fort curieuse.
    • Les biens de cette maison sont tombés dans telle autre par un mariage : Ils y sont passés.
    • Le sort tomba sur lui : Ce fut lui que le sort désigna.
    • Joindre, coïncider, aboutir, tant au sens physique qu’au sens moral.
    • Ce chemin tombe dans tel autre, cette rivière tombe dans telle autre.
    • La rue Saint-Benoît tombe dans la rue Jacob.
    • (Familier) Avoir lieu, se dérouler.
    • Cette fête tombe un jeudi.
    • Faire tomber les pages les unes sur les autres en imprimant : Faire que les pages imprimées sur l’un des côtés d’une feuille répondent exactement à celles qui sont imprimées sur l’autre côté.
    • (Impersonnel) (Moins courant) (Courant) Utilisé pour donner une menace de correction, de châtiment.
    • Séli : Et vous, c’est pas parce que vous êtes reine que ça peut pas tomber aussi ! — (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre I, épisode Dîner dansant)
    • Zehirmann : Trichelieu, ça va tomber ! — (JBX, Reflets d’Acide, épisode Le Mont Mucus)
    • (Populaire) (Transitif) Ôter ; enlever.
    • Alors qu’il fait encore lui-même l’objet de contrôles d’identité réguliers lorsqu’il tombe l’uniforme, Ali, policier en banlieue et natif d’un quartier, est bien placé pour comprendre le ressenti des jeunes. — (Camille Bordenet, Le difficile dialogue sur les contrôles policiers : « J’ai vite capté qu’il fallait que j’aie le moins de contact possible avec le bleu-blanc-rouge », Le Monde. Mis en ligne le 26 juin 2020)
    • Les habitants de la capitale qui le souhaitent peuvent ainsi signaler des cas de femmes tombant leur voile en voiture, ou de personnes organisant des « soirées dansantes mixtes », ou encore ceux qui « publient du contenu immoral sur Instagram », a ajouté M. Hajmohammadi. — (Le Monde avec AFP, A Téhéran, la police ferme des centaines de restaurants « portant atteinte à la morale islamique », Le Monde. Mis en ligne le 9 juin 2019)
    • Je n’ai pas le temps de continuer mon laïus : H. tombe le froc et je me retrouve à bouffer de la tarte aux poils, tandis qu’elle m’agace le gland du bout de la langue. — (Jérôme Fansten, L’amour viendra, petite !, Flamant Noir Éditions, 2014, page 114)
    • (Sport) Vaincre, l’emporter sur quelqu’un.
    • Il fallait cependant le prendre et le tomber réglementairement, ou s’exposer aux moqueries lancinantes de la foule, qui grommelait encore sur les gradins.
    • (Familier) (Transitif) Séduire.
    • Tomber une fille.
    • Il n’était pas comme Miles le dandy, qui tombait toutes les poules, ou Bird le génie qui laissait derrière lui une traînée de bouches béantes et de regards humides. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 131)
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  • comparer
    • Examiner les rapports de ressemblance et de différence entre une chose et une autre, entre une personne et une autre.
    • En comparant ce tableau avec celui fourni par le cadastre de 1810 que nous donnons ci-dessous, on est frappé des immenses changements survenus dans l’état de la culture du terroir de Laon depuis moins d’un demi-siècle. — (Maximilien Melleville, Histoire de la ville de Laon et de ses institutions, V.1, 1846, p.11)
    • Mais on n'en finira pas, en revanche, de « comparer » : comparer est inexhaustible. On n'en finira pas d'enfiler les recoupements, d'aller chercher plus loin, ailleurs, des rapprochements. — (François Jullien, Entrer dans une pensée ou des possibles de l'esprit, Éditions Gallimard, 2014, chap. 10)
    • Nora Blume fixait ses ongles, absorbée. Elle les comparait à ceux parsemés de brillants de Madame Hermani. Elle se demanda si Maria les soignait seule ou si elle était cliente de l'une des nombreuses ongleries de la ville. — (Claudia Quadri, Joue, Nora Blume, traduit de l'italien (Suisse) par Danielle Benzonelli, Éditions Plaisir de Lire, 2018, chap. 6)
    • Rapprocher, avec la pensée d’égaler.
    • D’obséquieux flatteurs le comparaient au prince Noir,à Alcibiade, à César. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 129 de l’édition de 1921)
    • Gardez-vous de comparer Lucain à Virgile.
    • Il n’y a point d’église qu’on puisse comparer à Pierre de Rome.
    • On est forcé d’être modeste, quand on se compare avec lui.
    • Osez-vous bien vous comparer à un si grand homme ?
    • Rien ne peut se comparer au bonheur d’une conscience tranquille.
    • Marquer les rapports de ressemblance entre des choses ou des personnes qui sont de nature ou d’espèce différente.
    • Marx comparait le changement d'ère historique à une succession civile ; les temps nouveaux héritent des acquisitions antérieures. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, Les préjugés contre la violence, 1908)
    • Céline Thiébault était alors une jeune fille « bienfaisante », une de ces grandes filles brunes qui paraissent vingt ans au lieu de quinze, de celles qu’à la campagne on compare volontiers à une pouliche et que les hommes, vieux et jeunes, détaillent avec une basse envie, un violent désir. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
    • Anatomie comparée, science qui établit les rapports et les différences qu’on découvre dans la structure des hommes et celle des animaux.
    • Philologie comparée, science du langage fondée sur la comparaison des langues.
    • Homère compare Diomède, au milieu des Troyens, à un lion au milieu d’une bergerie.
    • On compare les conquérants à des torrents impétueux.
    • Confronter et examiner si deux choses sont de la même main.
    • Comparer des écritures.
    • Comparez ma feuille avec la sienne et vous verrez qu’il a triché.
    • (Rhétorique) Assimiler deux idées.
    • (En particulier) (Mathématiques) Déterminer le classement relatif de plusieurs éléments (typiquement des nombres) dans une relation d’ordre.
    • Comparer deux nombres, c'est dire s'ils sont égaux ou si l'un est supérieur ou inférieur à l'autre. . — (Comparer des nombres entiers, maxicours.com → lire en ligne)
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  • musicalité
    • Caractère musical.
    • Fort habilement, grâce aux sollicitations lentes de sa musicalité toujours contestable mais toujours suggestive, M. Massenet déshérisse et déraidit l’âpre conception du poète. — (Camille Le Senne, Le théâtre à Paris, volume 5, 1890, page 399)
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  • respecter
    • Honorer ; révérer ; porter respect (à).
    • Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
    • Il est inutile de respecter les vivants, à moins qu'ils ne soient les plus forts. Dans ce cas, l’expérience conseille plutôt de lécher leurs bottes, fussent-elles merdeuses. Mais les morts doivent toujours être respectés. — (Léon Bloy, « On doit le respect aux morts », chap. 65 de Exégèse des lieux communs, Paris : Société du "Mercure de France", 1902)
    • Le curé de Melotte était donc encore universellement aimé et respecté : n’était-il pas un des plus vieux du village et des plus anciens de la paroisse ! — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Flic et journaliste, c'est comme chien et chat, c’est comme flic et avocat aussi. Ça s’attire, ça se respecte, ça se cajole ; jusqu’au coup de griffe qui laisse des cicatrices. — (Hervé Jourdain, Le Sang de la trahison, éd. Fayard, 2013, chap. 20)
    • Se conformer à un pacte.
    • Le sacro-saint règlement et l’esprit de corps furent ainsi respectés, mais Blosseville et son équipage ne revinrent jamais. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Pour l’essentiel, les Gâtineaux se situent dans la norme catholique en observant et respectant massivement les grands préceptes de l’Église de la Contre-Réforme. — (Jacques Peret, Les paysans de Gâtine poitevine au XVIIIe siècle, Geste éditions, 1998, page 238)
    • (Sens figuré) Épargner ; ne pas attaquer ; ne pas porter atteinte à.
    • Ils m’ont été emblés, sire ! Embler les joyaux de l’électeur de Bavière ! les truands ne respectent rien, ils vous voleront votre royaume, si vous n’y prenez garde. — (Honoré de Balzac, Maître Cornélius, 1831)
    • Mais pour qu’une grammaire française soit respectée, il faut premièrement que la langue française continue à être employée et, ceux qui s’efforcent de l’empailler en conviendront, cette condition suppose l’existence d'un certain nombre de Français. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Dans ce but il demanda à la régence d’Ensisheim communication de l’engagement pris par les parties guerroyantes de respecter les possessions autrichiennes, ainsi que les villes impériales. — (J. Gyss, Histoire de la Ville D'Obernai, tome 1, Strasbourg : chez Salomon, 1866, page 380)
    • (Pronominal) Adopter une attitude et un comportement qui témoigne une bonne opinion de soi-même, exempte de mépris.
    • C’est une femme qui se respecte et qui se fait respecter.
    • Un vieillard doit se respecter lui-même, s’il veut que les jeunes gens le respectent.
    • Celui qui se respecte est plus respecté que celui qui veut s'effacer! — (« Rhapsodie québécoise, entretien avec Akos Verboczy », in Argument, volume 19, n° 2, printemps-été 2017, p.age 227)
    • (Pronominal) (Sens figuré) Être à la hauteur de sa réputation, de sa fonction.
    • Il s’était formé à cette époque non pas des tribunaux —la justice se respectait, elle n’ordonne pas l’assassinat des innocents,— mais des cours prévôtales. — (Réponse de M. Raspail père à l’avocat général, lors du procès de François-Vincent Raspail le 12 février 1874)
    • ’'Comme tout bistro qui se respecte, celui-ci réservait aux habitués une arrière-salle et deux étages de chambres meublées. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
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  • répéter
    • Redire, dire ce qu’on a déjà dit soi-même.
    • Il se tut. Les autres devisaient toujours paisiblement. Il répéta sa question. Ils s’obstinaient à ne point faire la moindre attention à lui. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 352 de l’édition de 1921)
    • Brüder répéta ses instructions, mais c'était inutile, elle savait qu'il avait raison. Face à une pandémie potentielle, le confinement total était la seule solution viable. — (Dan Brown, Inferno, Jean-Claude Lattès, 2013)
    • Tout général, ayant droit à un triomphe (défilé de ses légions victorieuses dans Rome), est accompagné d'un esclave lui répétant à l'oreille : « La roche Tarpéienne est proche du Capitole. » — (Philippe Moreau Defarges, L'Histoire du monde : Pour les Nuls, First Éditions, 2010)
    • Le commissaire me prenait pour une bille ou bien il avait des trous de mémoire, je penchais plutôt pour la première solution, alors je répétai sans m'énerver, que ça soit naturel : – Non, il était en costard, je crois vous l'avoir déjà dit, non ? — (Pascal Dessaint, Les Hommes sont courageux, Éditions Rivages, 2013)
    • Redire, dire ce qu’un autre a dit.
    • L’écho de la forêt voisine répétait nos cris, le mugissement des troupeaux, le tintement des clochettes et le claquement du fouet […] — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
    • Vous répétez ce qu’on a dit cent fois.
    • Répétez avec moi.
    • Rapporter ce qu’on a entendu.
    • La quakeresse répéta en détail la conversation qu'elle avait entendue la veille. Sa mémoire était excellente et elle put redire mot pour mot les propos des officiers britanniques. — (Kurt Singer & Jane Sherrod, Les espions qui ont changé l’histoire, traduit de l'anglais par Bruno Bax, Paris : Presses de la Cité, 1961, page 36)
    • Refaire ; renouveler. — Note : on le dit surtout de ce dont le retour est fâcheux, désagréable, fatigant.
    • Un célèbre Académicien a déjà tenté cette expérience , & j'ai lieu de croire que la répétant & opérant avec tout le soin qu'elle exige, nos résultats seront à-peu-près les mêmes. — (Résultat des Expériences & Observations de MM. De Ch… & Cl… sur l'Acier fondu, dans le Journal de physique, de chimie, d'histoire naturelle et des arts, juillet 1788, , vol.33, p.46)
    • De cent façons, New York et sa somptueuse ploutocratie répétaient Venise : dans la magnificence de son architecture, de ses arts, de ses édifices, dans le farouche acharnement de ses luttes politiques, dans sa suprématie commerciale et maritime. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 209 de l’édition de 1921)
    • Cela se répète souvent, se répète tous les jours, cela se renouvelle, a lieu souvent, tous les jours.
    • (Marine) Répéter les signaux, faire les mêmes signaux que le commandant, afin que les vaisseaux les plus éloignés puissent les voir ou les entendre.
    • (Sens figuré) Réitérer le même motif.
    • On a répété cet ornement à droite et à gauche.
    • Les mêmes ornements se répètent sur les autres faces de l’édifice.
    • Réfléchir les images des objets.
    • L’eau du lac répétait son image.
    • Ces deux glaces placées en regard répètent les objets à l’infini.
    • (En particulier) Réviser plusieurs fois une même chose, pour pouvoir la prononcer ou l’exécuter en public.
    • Mme, M. et Mlle Chapoulot étaient éveillés, ne pouvaient plus se rendormir, et faisaient observer que la journée était assez longue pour répéter les musiques de théâtre, et que, dans une maison du Marais, on ne devait pas toucher du forté pendant la nuit… — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
    • (Droit) Réclamer.
    • Répéter les dommages et intérêts.
    • (Pronominal) Redire les mêmes choses.
    • C’est un conteur agréable, mais il se répète quelquefois.
    • Ce poète, ce musicien a le défaut de se répéter.
    • (Plus rare) Recommencer.
    • L’unité physionomique d'un paysage provient de ce que certaines plantes se répétant très fréquemment lui impriment une allure particulière. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 101)
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  • effacé
    • Qualifie une personne qui est discrète, voire timide.
    • Ahurissant : on la juge pour la complicité dans des crimes abominables, et Monique Olivier se dépeint en ménagère effacée, régalant son tyran de mari de cacasse à cul nu et de tarte au sucre. — (Stéphane Durand-Souffland, Frissons d'assises: L'instant où le procès bascule, Denoël, 2012)
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  • beauté
    • Qualité de ce qui est beau, de ce qui est esthétique à la perception. — Note : Se dit en général de ce qui touche et charme les sens, l’esprit, l’âme, de ce qui est excellent en son genre.
    • Nous arrêtons nos regards sur une femme seulement pour satisfaire le plaisir des yeux et pour contempler ce que les hommes appellent la beauté. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Mais si la beauté impressionne les sens, elle ne saurait obtenir d’empire durable et puissant qu’autant qu’elle les subjugue. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
    • Deux pages parurent, portant des flambeaux et éclairant une femme d’une taille imposante, d’un maintien majestueux, et surtout d’une admirable beauté. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
    • Qu’ai-je besoin de demander aux choses d’autres jouissances que celle de leur présence, c’est-à-dire leur beauté et leur parfum ? — (Octave Mirbeau, Ma chaumière, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
    • — La beauté, pour une femme, c’est la plus grande richesse. La beauté suffit. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
    • Elle découvre des gestes de coquetterie qui, comme les gestes de pudeur, revêtent une sorte de beauté austère d’être accomplis dans la solitude. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • Il s’émerveille des beautés de la nature; des vergers riches d’arbres fruitiers, des vignes étagées sur les pentes situées au midi, des forêts verdoyantes qui drapent les pentes, douces d’abord puis abruptes, des vallées dominées par les massifs rocheux couronnés, encore à cette saison, par les sommets neigeux. — (François Peyrot, Les Vaudois, volume 1 : Les Colporteurs de L’Évangile, L’Âge d'Homme, 1988, page 9)
    • La stylique ou design est la valorisation esthétique d’un produit. Elle allie fonctionnalité et beauté. C’est un aspect fondamental lors de la mise en marché du produit. — (Ventes et productions touristiques, BTS Ventes et productions touristiques, 2e année, Éditions Bréal, 2003, page 16)
    • C’était une femme de trente-deux à trente-trois ans, qui avait dû être d’une merveilleuse beauté avant que ses joues e fussent creusées, avant que son teint eût pâli. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • Quand je la menai à l’autel, j’étais bien convaincu que ma femme l’emportait en beauté sur toutes les femmes belles de la terre. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • C’était à cette époque une femme de cinquante-deux à cinquante-trois ans à peu près, qui conservait, grâce à son embonpoint plein de fraîcheur, les traits de sa première beauté. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
    • Je vis que sa beauté, comme son caractère, était absolument sans fard. Ni rouge aux lèvres, ni fer aux cheveux ; rien aux cils ni aux paupières. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
    • Elle est d’une beauté ravissante, de la plus grande beauté.
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  • palais
    • (Anatomie) Paroi supérieure qui sépare la fosse nasale de la bouche, chez les êtres humains.
    • Marcoul ne peut s'abstenir de trinquer avec son sauveur. Il n'aime pourtant guère cet alcool lourd et râpeux, si dur au palais. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • J’avalai une trop grande gorgée de café et me brûlai le palais. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 67)
    • (18e et 19e siècles) Cette même paroi, chez les animaux dont l'homme se nourrit.
    • Un palais de bœuf, un palais de mouton, un ragout de palais de bœuf, etc. — (Dictionnaire de l’Académie (de 1718 à 1878))
    • Goût ; sens du goût.
    • Les arômes contribuent à rendre le produit agréable au palais, ce qui dépend essentiellement de la présence de produits laitiers ou de la matière édulcorante dans la formule. — (Germain Ménard et al., « La Biscuiterie industrielle », dans Armand Boudreau et Germain Ménard (coordonnateurs), Le Blé: éléments fondamentaux et transformation, Presses de l’Université Laval, Québec (QC), 1992, page 305)
    • Je me demande même si le contrôle de la fermentation malolactique, en atténuant l’acerbité habituelle, n'a pas aidé nos vins à conquérir le palais de nos compagnes. — (Émile Peynaud, Le vin et les jours, Bordas, 1988, Dunod, 2012)
    • Le condiment (littéraire) n'a que peu ou point d'action sur le palais de la foule. — (Baudelaire, l'Art romantique, XX, i.)
    • Grâce à cette méthode, les cuisiniers peuvent donc créer des recettes surprenantes mais qui ne décevront pas votre palais.— (Jacques Pezet, Le secret de la cuisine indienne percé par un algorithme, L’Obs, 4 juin 2015)
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  • crédibilité
    • Ce qui rend une chose digne d’être crue. Sérieux d'une information qui la rend digne de confiance.
    • La crédibilité d’une encyclopédie, d’un dictionnaire de langue.
    • Il a commencé par nous dire qu’il allait nous donner un exemple de la crédibilité due aux attestations que nous présentions. — (Mirabeau, Collection, t. III, p. 242) [1]
    • Les conditions sur lesquelles se fonde la crédibilité d’un fait.
    • La crédibilité de l’histoire des premiers siècles de Rome a donné lieu à de savantes discussions.
    • La crédibilité est, dans un roman de mœurs, une condition nécessaire.
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  • conjuguer
    • (Grammaire) Modifier dans un ordre convenu la racine d’un verbe d’après les voix, les modes, les temps et les personnes.
    • Tout est métaphysique dans ces deux parties surtout; et si je veux me soustraire, ou soustraire mes élèves aux idées abstraites, il faudra absolument me borner à dire qu’un nom est un nom, ou un mot qui se décline, même dans les langues où l’on ne décline pas ; qu’un verbe est un verbe, ou un mot qui se conjugue, y eût-il des langues où l’on ne conjuguât pas; […]. — (Dieudonné Thiébault, « Instruction publique » dans Frédéric-le-Grand sa famille, sa cour, son gouvernement, etc., tome 5 : Son académie, ses amis philosophes et littérateurs, 4e édition publiée par son fils le baron Thiébault, Paris : chez A. Dossange & chez Arthus Bertrand, Leizig : chez A. Dossange, 1827, page 213)
    • Un lecteur m’écrit « La prof de français nous a dit qu’il est inutile d’apprendre à conjuguer le passé simple, car c’est un temps archaïque, aujourd’hui complètement inusité ». — (François Cavanna, « Fessons la prof ! » dans Plus je regarde les hommes, plus j’aime les femmes, éditions Albin Michel, 2005)
    • Fort heureusement pour moi, il n’eut pas le temps de m’expliquer plus avant tout l’intérêt qu’offrait la manière dont il eût souhaité que je conjuguasse mes verbes. — (Jean Stratonovitch, Le roman périodique, éditions Aléas, 1999, page 26)
    • Coïncider ; unir ; rassembler ; associer.
    • Une natalité insuffisante et, on va le voir, une mortalité trop forte se conjuguent pour marquer le déclin progressif de la population de ce département. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • D’Artabagnac, démontrant que l’incidente d’Ashby ne lui avait pas échappé, se félicita que la France et l’Angleterre conjuguassent leurs efforts dans cette affaire, puisque le traité, ou prétendu traité, portera les signatures habilitées par deux rois, non d’un seul… — (François Ridwulf, Récit de Mariana sur un complot anglais à Rome en l'Année Sainte 1675 : roman historique d'espionnage, éd. Atramenta, 2017, page 185)
    • En juillet survint une période de conjugaison : beaucoup d’infusoires se conjuguèrent même avant d’avoir entièrement digéré leur nourriture. Dans les cultures à inanition presque tous les individus se conjuguèrent; […]. — (« Hertwig (R.). — La conjugaison chez Dileptus gigas », dans L'Année biologique, volume 9, Paris : chez Masson, 1907, page 53)
    • Les petits coups de freins de Chak et l’épais tapis de neige se conjuguèrent pour ralentir le camion, et ce fut quasiment au pas qu’il s’engagea dans l'ouverture. — (Pierre Bordage, Les Derniers Hommes, épisode 3 : Les légions de l’Apocalypse, éditions Au Diable Vauvert, 2010)
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.