Dictionnaire des rimes
Les rimes en : traduction
Que signifie "traduction" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Action de traduire, travail consistant à convertir un texte d’une langue dans une autre langue.
- La traduction est un travail difficile.
- La traduction demande une grande intelligence des deux langues et de la matière dont il s’agit.
- « Une bonne traduction n’est pas un gant retourné : c’est un autre gant. » — (Julien Green, Journal 1946-1950 - Le Revenant, Plon, 1951 ; réédition Le Livre de Poche, 1975, page 78)
- Quelle magie que la traduction ! — (Dai Sijie, Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, Folio, page 71)
- C’est vrai que la traduction est très utile, directement utile, quoiqu’un esprit cynique – pas le mien : on aura compris que je me tiens loin d’un tel mauvais goût – pourrait faire valoir qu’elle permet plus souvent à des entreprises d’accéder à de nouveaux marchés qu’à des pays d’éviter des guerres. — (Thomas Ouellet-St-Pierre, « Laisser une trace », Blogue Edgar, 15 novembre 2017)
- Un autre aspect du mercantilisme qui sous-tend la démarche du consortium concerne les motivations même d’Unicode. Au-delà de la résolution des problèmes de transcodages, l’obsession, parfois en dépit du bon sens, de préserver le « texte sous-jacent » reflète aussi l’ambition avouée de faire du texte un matériau dont on gère les flux et les traitements (traduction, mise en page, etc.) comme ceux de n’importe quel autre produit, avec en point de mire l’automatisation de tous ces traitements. Même si nous, professionnels, ne nous sentons pas réellement menacés par ce point de vue, irréaliste, cette volonté de faire d’un artisanat une industrie ne peut que nous inquiéter, non pas tant pour notre devenir social que pour la qualité de notre travail. — (Unicode : tentations et limites, L'avis d'un typographe, Olivier Randier, Pages 89 à 103, Document numérique 2002/3 Vol. 6)
- Résultat de ce travail ; version d’un ouvrage dans une langue différente de celle où il a été écrit.
- Rien n’est plus intéressant que de comparer des traductions en vers ; elles révèlent à la fois le génie de la langue traduite et celui des langues dont se sont servi les traducteurs. — (Salomon Reinach, Cornélie, ou Le latin sans pleurs, 1912)
- Je me décide à leur parler allemand : pour qu’ils comprennent mieux, j’emploie mon haut allemand le plus clair, la langue officielle des théâtres de Meiningen et de Weimar, le hanovrien saccadé des auteurs juifs qui déclament les traductions de Verlaine. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace – Août 1914, 1916)
- — C’est écrit en français, Le Parfum ? On dirait que c’est écrit en français. (Merci, merci, monsieur Lortholary, mesdames et messieurs de la traduction, lumières de Pentecôte, merci !). — (Daniel Pennac, Comme un roman, Gallimard, 1992, page 115)
- Un texte original peut connaître maintes traductions. — (Charles Le Blanc, Le complexe d'Hermès, Presses de l’Université d’Ottawa, 2009, page 113)
- [Le Kalevala] est un véritable éblouissement, auquel cette traduction de Gabriel Rebourcet rend sa faconde et son ivresse furibarde. — (André Clavel, « L’Iliade boréale », dans L’Express no 3081, 21 juillet 2010)
- (Biologie) Synthèse d’une protéine à partir d’une matrice d’acide ribonucléique.
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "traduction".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
décortiquons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe décortiquer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe décortiquer.
-
accentuons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accentuer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accentuer.
-
abâtardiront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe abâtardir.
-
ablation
?- (Chirurgie) Action d’amputer un être vivant d’une partie de son corps.
- On constate, en outre, que la chauve-souris peut voler malgré l’ablation d’une notable étendue de la membrane de ses ailes, pourvu que la partie restante corresponde aux espaces interdigitaux. — (Étienne-Jules Marey, « Le Fusil photographique », dans La Nature - Revue des sciences, 1882, page 326)
- Le crapaud a la vie très dure. Il survit plusieurs heures à la décapitation, plusieurs jours à l’avulsion du cœur, quarante jours à l’ablation des poumons, plusieurs semaines à l’amputation du museau en arrière des yeux. — (Jean Rostand, La Vie des crapauds, 1933)
- (En particulier) Action de retrancher du corps une partie morbide. — Note : Les opérations chirurgicales ayant recours à l’incision et à l’ablation sont désignés par le suffixe -tomie.
- Je ne suis d’ailleurs pas amoureux véritablement, et lorsque j’apprends qu’elle doit subir une ablation de la rate, afin de guérir une anémie de Minkowski-Chauffard — ce qui me laisse fier d’avoir posé un diagnostic d’anémie même si ce n’est pas celui de la chlorose des pucelles —, je reporte mon trouble à plus tard. — (Jean-Claude Mouchès, Stéthoscopie, 2020, page 82)
- La tragédienne n’était pas plus poitrinaire que lui. Seulement, elle avait subi jadis une ablation des glandes. — (Marie Colombier, Les Mémoires de Sarah Barnum, 1883)
- (Astronautique, Technique) Action d’un flux de matière ou de rayonnement sur la surface d’un corps, entraînant une perte de substance de celui-ci par décomposition chimique, changement d’état ou érosion mécanique.
- (Par extension) Action d’enlever, de retirer une chose de façon généralement brutale.
- (Horticulture) Suppression soit totale, soit partielle, d’une partie quelconque d’un végétal.
- (Géologie) Action d’érosion d’une surface, matière ; ou le phénomène en lui-même.
- (Glaciologie) Perte de glace subie par un glacier soit par fusion, soit par sublimation.
- (Vieilli) (Linguistique) Retranchement d’une syllabe ou d’une lettre au commencement d’un mot. Il peut s’agir de l’action ou du résultat de celle-ci.
-
discussion
?- Action de discuter.
- Cinq mois après l’annonce de la mise en vente du groupe de cinéma CGR (Circuit Georges-Raymond), dont la valeur était estimée à 1 milliard d'euros, « l’heure n’est pas encore aux discussions serrées avec un repreneur potentiel », indique Jocelyn Bouyssy, le directeur général. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 17)
- Quant aux discussions philosophiques, je pense qu’elles sont absolument vaines. On ne peut rien contrôler, rien vérifier. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Car, insoucieux en effet du temps, ivre de vin et de discussions métaphysiques, le Mousse avait visité une à une toutes les fermes du plateau. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La connaissance, dis-je, avancera par la discussion, la confrontation, parlons... — (Philippe Sollers, Éloge de l’infini, Gallimard, page 897)
- Le dialogue est le contraire d'une discussion, qui correspond au langage du plus fort : quand le conjoint exprime une idée, avant même qu'il ne l'ait exprimée à fond, l'autre entre en discussion. Il a son avis sur la chose, et il émet jugements et/ou critiques. […] La discussion est un combat avec un gagnant et un perdant. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, page 153)
- (Droit) Recherche des biens d’un débiteur pour les faire vendre en justice.
- Dispute, contestation.
- L’Assemblée de Versailles, […], consuma toute une année en controverses stériles, en discussions puériles, en luttes bysantines. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Les discussions avec les camarades se réglaient toujours à la manière antique, par des bordées d’injures qui précédaient le crêpage en règle des tignasses. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Tout ce qu’il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d’une oreille à l’autre, les vaines discussions d’intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- Le ton péremptoire et l’expression allusive me glacèrent. J’eus le pressentiment d’une discussion immédiate et violente. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 142)
-
prétention
?- Droit que l’on a, ou que l’on croit avoir, de prétendre, d’aspirer à une chose ; espérance ; dessein ; vue.
- Non, non, la constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première ne doit pas dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos cœurs. — (Molière, Dom Juan ou le Festin de pierre, acte I, scène II)
- Nous considérons aujourd'hui comme une parfaite cuistrerie l'ancienne prétention qu'eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.195)
- Le vrai fait nouveau, aujourd’hui, n’est peut-être pas que les peuples éprouvent les passions politiques, mais qu’ils prétendent les éprouver. Cette prétention suffit, d’ailleurs, à les rendre agissants et à fournir un merveilleux terrain d’exploitation à leurs meneurs. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, éd. 1946)
- Ce découpage géographique n'a pas la prétention de définir exactement et sur le plan strictement scientifique les différents domaines chorologiques en particulier entre les domaines atlantique et médioeuropéen qui disposent, notamment en France, de larges zones de transition. — (J.-C. Rameau, C. Gauberville & N. Drapier, Gestion forestière et diversité biologique, page 57, Librairie forestière, 2000)
- On comprend mieux l'acharnement avec lequel Sr Gallois voulait écarter les prétentions de la ville, si on sait qu'il croyait, en se référant à un arpentage effectué en 1629, que ce Bürgerwald englobait un tiers de la forêt indivise. — (Madeleine Barbier, La forêt de Haguenau et les questions de propriété, dans La forêt dans tous ses états: de la préhistoire à nos jours, sous la direction de Jean-Pierre Chabin, Association interuniversitaire de l'Est, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2005, page 209)
- (Au pluriel) Exigences.
- Mais alors, les électeurs en élisant un anti-roi, se jetèrent de nouveau dans les bras du pape, qui ne manqua pas de renouveler ses anciennes prétentions. — (Johann Christian Pfister, Histoire d'Allemagne: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, traduit par M. Paquis, vol.5, page 322, 1837)
- Dans le caractère de notre nation, il y a toujours une tendance à exagérer la force, quand on la possède, ou les prétentions du pouvoir, quand on le tient en main. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Visée à l’esprit, au talent, à la considération ; affectation, recherche.
- Il n’a pas de prétentions.
- Il n’a aucune prétention.
- Elle est remplie de prétentions.
- C’est un homme sans prétentions.
- Un exposé, un style sans prétentions.
- (Ironique) (Au pluriel) Volonté de paraître, se séduire encore, en parlant d'une personne qui se croit encore jeune, jolie, qui veut plaire par des qualités qui ne sont plus de son âge.
- Cette femme a encore des prétentions.
-
respiration
?- Action de respirer.
- S'il n'y a aucun signe plessimétrique ou stéthoscopique indiquant une lésion superficielle du poumon, et si la respiration est simplement affaiblie, on ne peut guère hésiter qu'entre l'existence d'indurations centrales ou disséminées et un état emphysémateux du poumon. — (Commentaire sur De l'auscultation plessimétrique, du docteur Noël Gueneau de Mussy (article paru dans L’Union médicale, 1976, n° 83, 85 & 87), publié dans Archives médicales belges, 1876, volume 10, page 198)
- Pris au dépourvu, je suis projeté violemment en avant; le pommeau de ma selle arabe m’empêche de passer par-dessus la tête de ma monture, mais me donne une contusion à l’épigastre qui m’enlève la respiration et me fait presque perdre connaissance. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 155)
- La pénombre le dissimulait, la rumeur sourde des vaches qui ruminaient dominait le bruit de sa respiration précipitée ; […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Il procédait à de profondes aspirations puis rejetait l'air en produisant une espèce de sifflement particulier […]. Ce sifflement est, je crois, particulier aux plongeurs tuamotus et je peux lui concevoir d'autre utilité que d'aider à régulariser la respiration. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- La respiration demeure calme, le cœur est encore bon, mais le sang lui dégouline du crâne sur le nez, dans les yeux, poisse la chemise. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Lino est apparu par la porte d'entrée, en se frottant les mains l'une contre l'autre pour les réchauffer. De la buée sortait de sa bouche à chacune de ses respirations. — (Mélisa Godet, Les Augustins, éd. Jean-Claude Lattès, 2014)
- (Biologie) Ensemble des processus d’absorption du dioxygène et de rejet du dioxyde de carbone et d’eau chez les organismes aérobies.
- L’eau nécessaire à la respiration pénètre par l’une des ouvertures, est chassée par l’autre, grâce aux contractions du manteau, et, sortant avec rapidité, refoule pour ainsi dire en sens contraire l’animal, qui nage seulement à l’aide des mouvemens respiratoires. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, page 509)
- L’aérage est une condition de première nécessité, car la respiration des ouvriers, la combustion des lumières et le tirage des coups de mine ne tarderaient pas à vicier l’air. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 25)
- Chez les végétaux, certains processus biochimiques dépendent de la masse atomique des réactifs : la respiration tend à enrichir le dioxyde de carbone en oxygène 17, et la photosynthèse fait de même pour le dioxygène — (L’oxygène trace la biosphère, La Recherche nº324, octobre 1999)
- La nuit, en l’absence de photosynthèse, la respiration des plantes aquatiques consomme de l’oxygène, de sorte que la concentration de ce gaz diminue fortement dans les milieux stagnants. — (Alain Dutartre, Invasion botanique, Pour la Science, 1er août 2003)
- Alors que, dans les mitochondries, la respiration réduit l’oxygène en eau, dans le chloroplaste, la photosynthèse oxyde l’eau et produit de l’oxygène. — (Gerald Karp, Pierre L. Masson, Biologie cellulaire et moléculaire: Concepts and experiments, 2010, page 220)
- Ainsi, l’absence de respiration observée dans les cellules cancéreuses s’expliquerait par une reprogrammation métabolique décrite en 1924 par le chimiste allemand Otto Warburg, prix Nobel en 1931. — (Jean-Jacques Perrier, Comment les cellules cancéreuses profitent de leurs voisines, Pour la Science, 28 septembre 2010)
- L’hypothèse de Krebs se fondait sur ses recherches, commencées en 1936, sur la respiration de broyats de muscle d’aile de pigeon (dont la vitesse de respiration est particulièrement élevée). — (Donald Voet, Judith G. Voe, Biochimie, 2016, page 791)
- La plupart des cellules ont une respiration aérobie exigeant de l’oxygène moléculaire. — (Gerald Karp, Janet Isawa, Wallace Marshall, Biologie cellulaire et moléculaire, 2018, page 108)
-
suppression
?- Action de supprimer.
- Celui-ci promettait naturellement à ses électeurs, comme don de joyeux avènement, la séparation de l’Église et de l’État, l’instruction laïque et la suppression du budget des cultes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, p.161)
- La Société secrète du Lotus Bleu pousse à la suppression de la natte, emblème de l’asservissement des Chinois aux Tartares Mandchous. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Dans les cabarets et dans les foires, il haranguait les paysans, et leur promettait la suppression de la robot (corvée) et celle de l’impôt sur le sel et sur le tabac. — (Revue des Deux Mondes, no21 à 24, p. 911, 1949)
- On lit régulièrement, dans le sommaire des revendications formulées par les arsenaux maritimes, cet article : « Suppression des primes à la capacité. » Mais lit-on ces choses, ou, si on les lit, comment le peut-on faire sans stupeur ? — (Remy de Gourmont, Promenades Philosophiques, Mercure de France, 1913, pp. 197-198)
- (Droit) Suppression de part ou d’enfant, crime de celui ou celle qui fait disparaître les traces de la naissance d’un enfant, ou qui ôte la connaissance de son existence et de son état.
- (Droit) Suppression d’état, crime qui consiste à supprimer les preuves de l’état civil d’une personne.
- (Médecine) Suspension d’une évacuation accoutumée.
- Suppression d’urine.
- Suppression de règles.
-
acagnardons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acagnarder.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acagnarder.
-
accréditons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accréditer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accréditer.
-
abolissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de abolir.
- Première personne du pluriel de l’impératif de abolir.
-
abattrons
?- Première personne du pluriel du futur de abattre.
-
abandon
?- État d’une personne, d’une chose abandonnée.
- C’est ton propre corps, toi, qui a lâché. Ton si beau corps. Confié maintenant aux accueils ultimes de la terre. Et par delà l’épouvante de mes chairs, et de l’amour, il me semble parfois que cette noce te convient, cet abandon, ce silence. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de septembre », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 123)
- Ce vieillard est dans le plus affreux abandon.
- Il mourut dans l’abandon.
- Il laisse sa maison dans un abandon, dans un état d’abandon qui en augmente tous les jours la dégradation.
- L’abandon de ses amis l’a consterné.
- Action d’abandonner, de délaisser.
- Presque partout dans le département, l'abandon des campagnes a causé un recul de l'olivier et parfois même de la vigne, submergés par la croissance spontanée des pins. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- De nombreux abandons d’animaux de compagnie ont lieu chaque année.
- Son absence et l’abandon de sa maison, de sa terre, ont achevé de le ruiner.
- L’abandon de ses amis l’a consterné.
- Acte de renoncer à une qualité, un emploi ou un poste.
- Un abandon de poste permet à un employeur de mettre fin à un contrat de travail.
- Fait de renoncer à une cause, une croyance.
- L'abandon de la foi.
- Fait de renoncer à un parti, un engagement.
- La crise d’un parti politique s’est traduite par une série d'abandons des militants.
- (Par extension) Renonciation à la possession, à la jouissance d’une chose.
- Il a fait sans hésiter l’abandon de sa fortune et même de sa vie.
- Il consent à l’abandon de ses droits.
- Le chrétien vit dans un parfait abandon à la Providence, à la volonté de Dieu.
- Fait de renoncer à une candidature dans une élection ou un concours.
- Les élections ont été marquées par l'abandon d’un des candidats.
- (Droit) Don, renonciation à un droit, abandon de famille.
- Il a souhaité l'abandon de ses biens.
- (Droit) Acte par lequel un débiteur abandonne tous ses biens à ses créanciers, pour se mettre à l’abri de leurs poursuites.
- Il a fait abandon de biens.
- Commissaire à l’abandon de biens.
- (Sens figuré) Sans contrainte. En toute confiance.
- Elle et sa meilleure amie se sont parlées avec abandon.
- Il m’a parlé avec abandon, avec un entier abandon.
- Il m’a touché par l’abandon qu’il a mis dans ses discours, dans ses confidences.
- (Sens figuré) Confidence.
- Je l'avais déjà trouvé mieux disposé ces derniers temps, et c'est finalement devant un plat de viande de boeuf, met emblématique de la gastronomie française, qu'il se sera laissé aller à quelques abandons. — (Richard Di Domenico, Moi, Lautrec / docteur litho - mister ribaud, Editions Phi, 2021)
- En parlant des manières, des discours, des ouvrages d’esprit et des productions des arts, pour exprimer une sorte de facilité, de négligence heureuse qui exclut toute recherche, toute affectation, et ne laisse jamais sentir l’effort, ni le travail.
- Cette femme a de l’abandon dans ses manières, un gracieux abandon.
- Il a dans la conversation le plus aimable abandon.
- On remarque dans le style de cet auteur une sorte d’abandon.
- En bourse, acte par lequel l’acheteur renonce a un marché conclu en consentant à payer la prime.
- (Psychologie) Rupture des liens affectifs et matériels qui attachent un individu à son entourage plus ou moins proche.
- Mais une attente l’énervait : celle du courrier. Il avait télégraphié à Paris et écrit à Fontainebleau pour qu’on lui renvoyât ses lettres. Il ne recevait rien, et la sensation d’un grand abandon commençait à l’oppresser. — (Guy de Maupassant, Notre cœur, 3e partie, chapitre I, 1890)
- (Québec) Terrain en jachère.
-
additionnons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe additionner.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe additionner.
-
abonniront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe abonnir.
-
abrogerons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe abroger.
-
acagnarderions
?- Première personne du pluriel du conditionnel présent du verbe acagnarder.
-
pigeon
?- (Génériquement) Oiseau de la famille des columbidés vivant en plaine et dans les villes, et se nourrissant principalement de graines.
- Comment faire imaginer, par exemple, une ville sans pigeons ? — (La Tête en friche)
- Tout autour de la jeune femme, les pigeons voletaient, roucoulaient. Les mâles, empressés, la gorge gonflée, saluaient jusqu’à terre les femelles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- La Coccinelle était couverte de crottes de pigeons. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 57)
- La dépigeonnisation, c'est moins sévère que la dératisation. Ce qui est gênant avec les pigeons, c'est tout ce guano frais qu'ils posent sur les bancs. — (Pierre Lagorce, Élie, mon nom secret : et autres pièces, éd. L'Harmattan, 2015, page 13)
- Elles mangent des sandwichs, des wraps et des chips, rient avec leurs collègues et amis, qui sont parfois au bout du fil. Et visiblement désopilants. Des écureuils et des pigeons attendent qu'on leur donne les restes. — (Justin Cartwright, Au paradis par la voie des eaux, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Éditions Jacqueline Chambon (Actes Sud), 2017, chap. 8)
- (Par ellipse) Pigeon voyageur.
- Le dernier pigeon du fort de Vaux est mort. Les transmissionnaires du fort de Souville, jumelles aux yeux, regardent clignoter les messages optiques. — (Georges Blond, Verdun, chap. 10, Paris : Presses de la Cité, 1961, rééd. 1973, p. 229)
- (Ornithologie) (Spécifiquement) Nom donné à trois genres d'oiseaux bien définis au sein de l'ordre des columbiformes, appellation qui a fait l'objet d'une normalisation par des ornithologues francophones, et dont la liste des espèces pertinentes est donnée plus bas (cf. "hyponymes"); de façon générale, on nomme pigeon tout oiseau du genre Columba par voie de préséance puisqu'il s'agit de celui dont toutes les races d'élevage descendent (et plus précisément, le pigeon biset, Columba livia), ainsi que les deux genres très voisins Patagioenas (les 'Columba" du Nouveau Monde) et Nesoenas (les "Columba" des îles Mascareignes).→ voir columbidés
- (Sens figuré) Personne à qui l’on joue un tour, que l’on escroque ou dupe.
- Je soupçonne Max et la Rabouilleuse d’avoir formé le plan de chipper les cinquante mille francs de rente sur le Grand-Livre, et de s’en aller se marier je ne sais où, après avoir tiré cette aile à leur pigeon. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, Furne, Paris,1843)
- Il sait que tel convoi arrive à telle heure, de telle ou telle ville et, à la tête du type qui sort, il voit si le pigeon est bon à plumer ou non. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Al Capin’s méritait son nom. Essayer de me vendre, à ce prix, un pin’s de chat ! Parole, en me prenant pour un pigeon, il tombait mal, cet escroc. — (Jean-Loup Craipeau, Pin's panique, Editions Casterman, 1991, chap. 1)
- (Chasse) Cible de ball-trap.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, ailes repliées. Il peut adopter différentes couleurs mais on parlera plutôt de colombe quand il est d’argent ou de tourterelle quand il est de sable mais il ne s’agit pas d'une règle bien établie. Il y a donc un risque de confusion entre ces différents oiseaux.
- Taillé : au 1) d’or à l’arbre arraché au naturel, au 2) de gueules au pigeon contourné d’or perché sur une branche de sable ; à la barre de sinople brochant sur la partition, qui est de Folembray de l’Aisne → voir illustration « armoiries avec un pigeon »
- (Familier) (Argot militaire) (Argot poilu) Torpille aérienne à ailettes française.
- Il y a trois grandeurs de pigeons, mais tous sont terminés par un manchon cylindrique de même calibre qui permet de les lancer indistinctement avec le canon de 58. — (François Déchelette, L'argot des poilus : dictionnaire humoristique et philologique, Les Editions de Paris, 2004, p.158-159)
-
façon
?- Action de faire ; usité en ce sens seulement avec la préposition de, dans le style familier, et signifiant « par le fait de quelqu’un, par son œuvre ».
- Il doit lancer contre elle un trait de ma façon. — (François Tristan L’Hermite, La Mariane, II, 3)
- Ce héros de ma façon sort un peu des règles de la tragédie […] — (Pierre Corneille, Examen de Nicomède)
- Je disais, en voyant des vers de sa façon […] — (Molière, Le Misanthrope, I, 2)
- Les uns ne voulaient point de Dieu ; les autres nous en donnaient un de leur façon […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le jeudi après les Cendres sur la vérité de la religion, 3)
- […] mais les œuvres de notre choix, nous nous y prêtons avec complaisance ; c’est un joug de notre façon, qui ne nous blesse jamais […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le mercredi de la troisième semaine de Carême : Du véritable culte, 2)
- Ce n’est pas là une imagination qui se joue, et qui substitue à la véritable idée des choses un fantôme de sa façon […] — (Jean-Baptiste Massillon, Oraison funèbre de messire de Villeroy, archevêque de Lyon, 1)
- Oui, mon père est comme tous les pères, ce que je n’avais pas su voir jusqu’ici ; avec infiniment plus d’esprit et même de sentiment qu’un autre, il n’en veut pas moins me rendre heureux à sa façon et non à la mienne. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Il ne put pas résister à l’envie de leur jouer une comédie de sa façon qui lui donnerait quelques instants d’agrément. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Manière ; sorte.
- Après la Coupe du monde de 2022, l’humanité entière fut gagnée par la fièvre du ballon rond et ce sport s’imposa comme la meilleure façon de régler les problèmes internationaux. — (Bernard Werber, « Du pain et des jeux », dans L'Arbre des possibles et autres histoires, Éditions Albin Michel, 2002)
- […] au lieu que, revenant à examiner l’idée que j’avais d’un Être parfait, je trouvais que l’existence y était comprise en même façon qu’il est compris en celle d’un triangle que ses trois angles sont égaux à deux droits, ou […] — (René Descartes, Discours de la méthode, IV, 5)
- […] et qu’ils sont tellement accoutumés à ne rien considérer qu’en l’imaginant, qui est une façon de penser particulière pour les choses matérielles, que tout ce qui n’est pas imaginable leur semble n’être pas intelligible. — (René Descartes, Discours de la méthode, IV, 6)
- Et de quelle façon punissez-vous l’offense,si vous traitez ainsi les vœux de l’innocence ? — (Pierre Corneille, Horace, III, 1)
- […] sans dessein de justifier la façon dont je l’ai fait parler [Chimène] français. — (Pierre Corneille, Le Cid, Avertissement)
- La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne. — (Pierre Corneille, Le Menteur, I, 1)
- Et, de quelque façon que l’on me considère. — (Pierre Corneille, Cinna, I, 2)
- De la façon enfin qu’avec toi j’ai vécu. — (Pierre Corneille, Cinna, V, 1)
- Et de quelle façon est-ce écouter des vœuxQu’obliger un amant à travailler contre eux ? — (Pierre Corneille, Pertharite II, 2)
- Monsieur le mort, laissez-nous faire ; on vous en donnera de toutes les façons ; il ne s’agit que du salaire. — (Jean de la Fontaine, Fables, livre VII, 11 (Le Curé et le mort))
- On obtient tout de moi quand on s’y prend de la bonne façon. — (Molière, Les Précieuses ridicules, 8)
- […] Et qu’enfin tout le mal, quoique le monde glose,n’est que dans la façon de recevoir la chose […] — (Molière, L’École des femmes, IV, 8)
- La vilaine façon de parler que voilà ! — (Molière, Le Mariage forcé, 16)
- Hélas ! De la façon qu’il parle, serait-il bien possible qu’il ne dît pas vrai ? — (Molière, Le Malade imaginaire, I, 4)
- Il semble, de la façon que vous parlez, que la vérité dépende de notre volonté. — (Blaise Pascal, Les Provinciales, 8 (Maximes corrompues des casuistes…), 28 mai 1656)
- Ma santé est détestable, mais je suis heureux autant qu’un vieux malade peut l’être. Votre façon d’être heureux est d’une espèce toute différente. — (Voltaire, Correspondance, année 1767 : À M. de Chabanon, 20 novembre)
- […] car, quand il s’agit de faire parler les passions, tous les hommes ont presque les mêmes idées ; mais la façon de les exprimer distingue l’homme d’esprit d’avec celui qui n’en a point […] — (Voltaire, Marianne, Préface)
- Si c’était pour négocier la paix, il viendrait ici faire une bonne œuvre ; car nous en avons grand besoin, à la façon dont nous faisons la guerre. — (Jean le Rond D’Alembert, Correspondance de Frédéric [le Grand] avec d’Alembert, 30 juillet 1781)
- Que tous ces impôts qu’on lève sur nous en tant de façons vont en leur poche [des courtisans] et non pas dans celle du roi. — (Paul-Louis Courier, Aux âmes dévotes de la paroisse de Véretz, 1821)
- La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne : (Proverbial) On ajoute au prix de ce qu’on donne par l’amabilité avec laquelle on le donne.
- C’était une façon de parler : Ce que je dis, ce qu’il dit ne doit pas être pris à la lettre, à la rigueur.
- Travail de l’artisan qui a fait quelque chose.
- Il peut y ajouter [à une matière] des couleurs et de la façon par le dessus, mais non pas lui donner aucune bonté intérieure. — (Jean-Louis Guez de Balzac, De la cour, 2e discours)
- Tout montre combien la façon de l’ouvrier surpasse la vile matière qu’il a mise en œuvre […] — (Fénelon, Démonstration de l’existence de Dieu, 1712, page 29)
- […] il finit en m’assurant qu’il en connaissait un [tailleur] qui avait des mœurs, qui se contentait de ses façons, sans escamoter le moindre morceau de drap, et qui me servirait bien. — (Alain René Lesage, Histoire de Guzman d’Alfarache, VI, 1)
- Nos têtes seraient mal de la façon de l’Auteur de notre être : il nous les faut façonner au dehors par les sages-femmes, et au dedans par les philosophes. — (Jean-Jacques Rousseau, Émile, I)
- Venu à sa dernière façon : Achevé.
- Un livre parvenu à sa dernière façon. — (Desfontaines, Mémoires de Trévoux)
- Manière propre d’un écrivain, d’un artiste.
- La seconde façon d’un auteur est la critique de la première […] — (Olivet, Histoire de l’Académie françoise, tome II, XIV (Olivier Patru))
- On dit dans le même sens façon de faire.
- Eh bien ! Un jeune-homme doit-il être le copiste de la façon de faire de ces Auteurs ? — (Pierre de Marivaux, Le Spectateur françois, VII)
- (Familier) Air, mine, maintien, port d’une personne.
- Un homme, une femme de bonne façon.
- Avoir bonne façon, mauvaise façon.
- Monsieur un tel a fort bonne façon.
- Certes, ou je me trompe, ou déjà la victoire, qui son plus grand honneur de tes palmes attend, est aux bords de Charente en son habit de gloire pour te rendre content ; que sa façon est brave et sa mine assurée ! — (François de Malherbe, II, 12)
- Comme il continuoit cette vieille chanson,Voici venir quelqu’un d’assez pauvre façon. — (Mathurin Régnier, Satires, VIII (L’Importun, ou le Fâcheux))
- Sa mine, ses façons, tout me le rend suspect. — (Hauteroche, Les Bourgeoises de qualité, IV, 9)
- Bien fait et beau, d’agréable façon. — (Jean de la Fontaine, Aveux)
- Étonné d’un tel discours, selon lequel tous les péchés de surprise, et ceux qu’on fait dans un entier oubli de Dieu, ne pourraient être imputés, je me tournai vers mon janséniste, et je connus bien, à sa façon, qu’il n’en croyait rien. — (Blaise Pascal, Les Provinciales, 4 (De la grâce actuelle))
- (En particulier) Pour manière cérémonieuse et gênante de témoigner ses égards, sa politesse, sa circonspection, sa retenue.
- Recevoir, traiter quelqu’un sans façon.
- J’en use sans façon avec vous.
- Il m’a accordé cela sans façons.
- Assieds-toi, Camille. Tu sais bien qu'il n'est pas besoin de façons entre nous ... — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VII, Gallimard, 1937)
- À force de façons il assomme le monde. — (Molière, Le Misanthrope, II, 5)
- Mon Dieu, que de façons ! Gardez la bague puisque monsieur le veut. — (Molière, L’Avare, III, 12)
- Familièrement.
- Ne faites point tant de façons, ou, simplement, point tant de façons : Faites, sans plus de cérémonies, la chose dont il s’agit.
- Point de façon, je vous conjure ;Entrons vite dans la maison. — (Molière, Amphitryon, III, 6)
- (Au pluriel) Manières propres à une personne, de ses actions, de ses procédés.
- […], je vénère Faulkner et je ne peux oublier qu’en vérité c’est un pochetron, un pochetron honteux qui se cachait sous des façons collet monté. — (Pierre Michon, Le Roi vient quand il veut : Propos sur la littérature, Albin Michel, 2007)
- Cette femme a des façons fort engageantes.
- Vos façons ne me conviennent point.
- Peu d’amis la regrettèrent, ses façons étant d’une hauteur qui éloignait. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Avec vos façons de juges et de tortionnaires, et malgré l’intérêt que chacun de vous peut avoir dans la réussite de l’entreprise commune, vous êtes au fond des braves gens qui n’oseriez jamais me faire mourir. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Au pluriel) Manières affectées ; ton.
- C’est une femme pleine de façons.
- Croyez-moi, celles qui font tant de façons n’en sont pas estimées plus femmes de bien […] — (Molière, La Critique de l’École des femmes, 3)
- Je pourrais vous demander encore si ce ne sont pas ici les façons du rang et de la naissance, plutôt que des besoins réels et effectifs ? — (Jean-Baptiste Massillon, Premier sermon pour le mercredi des Cendres : Sur le jeûne)
- Se dit également quelquefois des difficultés qu’une personne fait de se déterminer à quelque chose.
- Il fait des façons pour accepter ce présent.
- Il y fit d’abord quelques façons, puis il céda.
- Que signifient toutes ces façons ?
- Qu’elle y fait de façons ! — (Pierre Corneille, Le Menteur IV, 6)
- Votre plus court sera, madame la mutine,D’accepter sans façon l’époux qu’on vous destine. — (Molière, Sganarelle, ou le Cocu imaginaire, 1)
- Ah ! Je vous entends, voilà l’affaire, que diable, pourquoi tant de façons ? Monsieur, le mystère est découvert, et… — (Molière, L’Amour médecin, I, 3)
- Que de sottes façons et que de badinages ! — (Molière, Mélicerte, I, 3)
- Sa femme fit quelque peu de façons,N’ayant le temps d’en faire davantage. — (Jean de la Fontaine, Contes, III, 3 (Les Rémois))
- Ils ne font point tant de façons pour se marier. — (Marquise de Sévigné, 126)
- On dit que cette dernière [une dame] est repoussée [n’est pas faite dame d’honneur de la Dauphine], parce qu’elle a fait trop de façons et trop de propositions. — (Marquise de Sévigné, 397)
- Hé ! Faut-il tant tourner autour du pot ? […] Pour moi, je ne sais point tant faire de façon […] — (Jean Racine, Les Plaideurs, III, 3)
- Ce ne fut pas sans beaucoup de façons qu’il y consentit […] — (Antoine Hamilton, Mémoires de Grammont, 3)
- Mon cher capitaine, vous qui êtes jeune, riez des barbons qui font des façons à la porte du néant. — (Voltaire, Lettres en vers et en prose, 160 (À M. Dupuits), 23 décembre 1768)
- (Au pluriel) Se dit des manières, des procédés dont on use.
- Madame de Monaco mène cette affaire ; est est très bien chez Monsieur et chez Madame, dont elle est également aimée ; on est seulement un peu fâché de lui voir faire quelquefois à cette Madame-ci les mêmes petites façons qu’elle faisait à l’autre : il y a encore eu quelque petite chose, mais cela ne s’écrit point. — (Marquise de Sévigné, Lettre 163, À la même, 21 octobre 1673)
- On dit que voilà comme il faudrait vivre dans le monde et non pas comme tels et telles à qui la dévotion a gâté l’esprit, et qui décrient la véritable piété par des façons sauvages et des singularités indiscrètes. — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le jeudi de la deuxième semaine de Carême: Le Mauvais Riche)
- J’avais des grâces et de petites façons qui n’étaient point ordinaires. — (Pierre de Marivaux, Marianne, 1ère part)
- […] Thaïs, vous êtes un insolent, je ne suis point faite à ces façons-là. — (Claude Henri de Fusée, abbé de Voisenon, Le Sultan Misapouf et la princesse Grisemine : Histoire de la sultane Grisemine)
- Soin, attention, circonspection.
- Cela ne mérite pas qu’on apporte tant de façons.
- J’en savais assez déjà pour juger qu’on ne fait pas tant de façons à la réception d’un laquais. — (Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782-1789, Livre III)
- La comtesse : Quoi ! Suzon, il voulait te séduire ? - Suzanne : Oh que non ; monseigneur n’y met pas tant de façon avec sa servante ; il voulait m’acheter. — (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, II, 1)
- (Par analogie) Apparence de certaines choses.
- Pour le faumage façon « ricotta », mixez les ingrédients jusqu'à obtenir une consistance relativement lisse. Goûtez afin d'ajuster l'assaisonnement. — (Lloyd Lang, Une journée dans mon assiette Vegan, Éditions Hachette Cuisine, 2019, page 170)
- Ce rôti, cet habit a bonne façon, mauvaise façon.
- C’est une façon de bel esprit, c’est une façon de brave, etc. : (Familier) Se dit de quelqu’un qui a quelque chose du bel esprit, du brave, etc., et qui n’en a guère que l’apparence.
- (Droit, Histoire) Travail d’un greffier pour dresser un arrêt.
- La façon d’un arrêt.
- (Économie, Politique) Chacune des opérations destinées à créer ou à accroître l’utilité d’un produit ; ou chaque degré d’élaboration d’un produit accompli par un producteur différent.
- Toutes les fois qu’une façon ne contribue pas à créer, ou bien à augmenter la valeur d’un produit, elle n’est pas productive. — (Jean-Baptiste Say, Épitome des principes fondamentaux de l’économie politique : façons productives)
- Toutes ces différentes ventes, tous ces achats […] ont été nécessaires pour que le coton du Brésil fût porté en robes de toile peinte ; ce sont autant de façons productives données à ce produit ; et plus ces façons auront été rapides, plus cette production se sera faite avec avantage ; mais si, dans une même ville, on achetait et vendait, plusieurs fois, une année durant, la même marchandise sans lui donner une nouvelle façon, cette circulation serait funeste au lieu d’être avantageuse, et augmenterait les frais au lieu de les épargner. — (Jean-Baptiste Say, Traité d’économie politique, livre I, chapitre 16, 1819)
- (Agriculture) Opération qui a pour but le travail, l’ameublissement de la terre.
- […] ce qui le portera non seulement à bien cultiver ses possessions et à les mettre en état de rendre tout ce qu’on en peut attendre quand elles ont eu toutes les façons nécessaires […] — (Vauban, Les Oisivetés de Monsieur de Vauban : Projet de dîme royale)
- Après le déchaussage, il a été créé une cuvette de la profondeur du labour ou du sillon de même profondeur sur toute la ligne. Cette façon est donnée à la main, à la sape (houe pleine) ou à la picole (houe triangulaire), ou avec des râteaux spéciaux à dents courtes et triangulaires. — (Le Progrès agricole et viticole, volume 119, n° 1-26, 1943, page 28)
- Donner une façon à la vigne du Seigneur : (Sens figuré) Travailler à la propagation de doctrines qu’on juge bonnes.
- Il [le patriarche de Ferney : Voltaire] est mieux, et j’espère qu’il pourra encore, comme il le dit, donner quelque façon à la vigne du Seigneur. — (Jean le Rond D’Alembert, Correspondance avec le roi de Prusse, 9 avril 1773)
- (Désuet) L’enfant fait à une femme. — Note : on utilisait la forme de la façon de.
- Mais, monsieur, entre nous, quand de votre façon,Vous aurez, s’il se peut encor, garçon ou fille […] — (Jean-François Regnard, Le Distrait, I, 4)
- […] la princesse Honoria, sœur de Valentinien III, lui proposa de l’épouser. Elle lui envoya son anneau pour gage de sa foi ; mais avant qu’elle eût réponse d’Attila, elle était déjà grosse de la façon d’un de ses domestiques. — (Voltaire, Essai sur les mœurs, 11)
- (Désuet) (Bijouterie) Ornement broché à l’extrémité des coins d’une paire de bas.
- (Au pluriel) Les apprêts que l’on fait subir à certains objets pour les employer.
- Les mets seraient servis sans ordre, l’appétit dispenserait des façons […] — (Jean-Jacques Rousseau, Émile, IV)
- […] la moitié des équipages reste à terre pour donner à la Morue les façons dont elle a besoin. L’autre moitié s’embarque sur les bateaux. — (Abbé Raynal, Histoire philosophique et politique des établissemens & du commerce des Européens dans les deux Indes, XVII, 13)
- (Au pluriel) (Marine) Les courbes données à la carène, à l’avant, à l’arrière d’un bâtiment.
- Les façons d’un bâtiment.
-
affalons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe affaler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe affaler.
-
pardon
?- Action de pardonner une faute, une offense.
- Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaineDe pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,Épargne-toi du moins le tourment de la haine,À défaut de pardon, laisse venir l'oubli. — (Alfred de Musset, Nuit d’octobre, 1837)
- Jésus n'a pas été le seul à annoncer le pardon. Çakya-Mouni disait avant lui : "Sois comme le bois de santal qui parfume même la hache qui le coupe". — (Adrien Bertrand, Eugène Brieux (1910).)
- Mais au moment où l’auguste pardon descendait sur elle, un sourire céleste illumina ses traits innocents : le prêtre pensa qu’elle se sentait sauvée et que d’obscures visions séraphiques transparaissaient pour elle sur les mortelles ténèbres de la dernière heure. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éditions J. Corti, 1954, volume 1, page 12)
- Le pardon, c'est donner « par delà », dans la relation. C'est rétablir une relation aimante et valorisante. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, page 123)
- Il n’est pas question de pardon. « Seules errances d’amour sont dignes d’un pardon », comme l’écrivait Cervantès. — (Alexandre Duyck et Soazig Quéméner, L'irrésistible ascension : Les dessous d’une présidentielle insensée, Éditions Flammarion, 2017, chapitre 2)
- (Familier) Action de demander le pardon.
- Monsieur Orgon.— Mon cher monsieur, je vous demande mille pardons de vous avoir fait attendre ; mais ce n’est que de cet instant que j’apprends que vous êtes ici.Arlequin.— Monsieur, mille pardons ! c’est beaucoup trop ; il n’en faut qu’un, quand on n’a fait qu’une faute. Au surplus tous mes pardons sont à votre service.Monsieur Orgon.— Je tâcherai de n’en avoir pas besoin. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Une autre fois, ce confrère (de moins en moins ami) me dit sans rire : « Si Hitler s'était allié aux Juifs, il aurait gagné la guerre. » Ouais, et si ma tante en avait - pardon pour la trivialité -, on l'appellerait mon oncle. — (Portrait(s) de Victor Zigelman, textes et documents réunis et édités par Isabelle Pleskoff, L'Harmattan, 2009, page 128)
- (Droit) (Désuet) Remise de peine.
- Lettres de pardon, lettres que le prince accordait en petite chancellerie, pour remettre la peine de certains délits moins graves que ceux pour lesquels les lettres de grâce étaient nécessaires.
- (Religion) Rémission des péchés, des offenses, indulgence, acte de miséricorde.
- Le Grand Pardon, le jour du Pardon, Yom Kippour, fête que les Juifs célèbrent le 10 du mois tisri, qui correspond à notre mois de septembre ; ils s'abstiennent du travail, comme le jour du sabbat, jeûnent jusqu'au soir, et font profession ce jour-là de pardonner toutes les injures qu'ils ont reçues[2].
- (Histoire) (Au pluriel) Indulgences que l’Église catholique accorde aux fidèles.
- Il est allé gagner les pardons.
- Il a rapporté de son pèlerinage beaucoup de pardons et peu de vertus.
- (Régionalisme) Pèlerinage religieux, surtout en Bretagne ; fête à cette occasion.
- Aux pardons de Runan, de Plouëc, de Brélidy, de Coatascorn, de Trézelan, de Prat, partout où ils allaient, ils étaient les plus beaux, et faisaient crever de dépit les envieux et les jaloux. — (François-Marie Luzel, « Hénora Lestrézec, partie 2 : La folle », dans la Revue de Bretagne et de Vendée, éditée par Arthur La Broderie et Émile Grimaud, 8e année, 2e série, tome 5, Nantes, 1864, page 183)
- Aux fêtes, aux Pardons, ivrognerie générale ; alors on s’abandonne et vous voyez beaucoup de garçons et de filles dans les fossés… Le soir du marché, ils se font la reconduite, etc. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Qui n'a entendu parler des pardons bretons ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il nous engagea fort à nous détourner de notre direction et à faire une pointe d’un quart de lieue dans les terres pour voir le pardon de Saint-Eugen. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, réédition Le Livre de poche, 2012, page 152)
-
accusons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accuser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accuser.
-
rentrons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de rentrer.
- Première personne du pluriel de l’impératif de rentrer.
- Rentrons sans tarder à la maison, ça mouillasse ! lui lança-t-elle. — (Alain Dubos, Les Tribus du roi, 2011)
-
advection
?- (Météorologie, Physique) Transport d’une propriété, telle que l’humidité, la température, la pollution, par un fluide, tel que l’eau ou l’air, en général (en météorologie) selon un mouvement à dominante horizontale.
- Le brouillard d’advection se forme lorsqu'une masse d’air chaud et humide se déplace au-dessus d'une surface froide. — (Richard Leduc, Raymond Gervais, Connaître la météorologie, 1985)
-
mont
?- (Géographie) Montagne. Il s’emploie surtout dans certaines expressions géographiques consacrées par l’usage. Au pluriel, le terme géographique est généralement suivi de la préposition de.
- Le mont Blanc.
- Le mont Dore.
- Le mont Athos.
- Le mont Sinaï.
- Les monts du Velay.
- Les monts du Rouergue.
- Les monts d’Auvergne.
- Les monts des Géants.
- Les monts Métallifères.
- Au pluriel et pris absolument, désigne ordinairement les Alpes.
- Passer, repasser les monts.
- Au-delà des monts.
- Deçà les monts.
- (Héraldique) Meuble représentant le relief du même nom dans les armoiries. Il est généralement mouvant de la pointe ou d’une partition. On doit blasonner le nombre de coupeaux quand il y en a plusieurs. Il se distingue de la montagne par sa forme arrondie au sommet. À rapprocher de colline et montagne.
- De gueules, à la tour d'or posée sur un mont de sinople, lui-même chargé d'un besant d'argent, surmontée d'un coucou en vol contourné d'or, surmonté d'une croix pattée du même accostée de deux fers de moulin d'argent, qui est de la commune de Mont-Roc du Tarn → voir illustration « armoiries avec un mont »
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.