Dictionnaire des rimes
Les rimes en : toison
Que signifie "toison" ?
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- Ensemble de la laine qui recouvre une brebis, un mouton.
- […], et l’on y voit de grands troupeaux de mérinos, remarquables par leur bonne conformation et l’abondance et la finesse de leurs toisons […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 103)
- La laine est une matière textile fournie par la toison du mouton. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Par analogie) Abondante et épaisse chevelure.
- Je voyais de loin sa toison glorieuse déborder de son chapeau.
- (Par analogie) (Anatomie) Ensemble des poils pubiens, chez la femme.
- Rien de très précis, mais un peu comme ces effluves électriques qui vous chatouillent le cuir, avant l’orage, et font se redresser à rebrousse-poil la toison intime des ménesses. — (Marcel-Étienne Grancher, Ce mec est contagieux, Éditions Champs fleuris, Lyon, 1951, chapitre 1)
- Au sujet de la toison sexuelle, je suis tentée de croire que le sieur de Brantôme a voulu faire de la fantaisie dans son livre : Des dames galantes. S'attacher les poils pubiques autour des cuisses me paraît absolument invraisemblable. — (Marcelle Gauvreau, Lettre à Marie-Victorin, 24 mai 1940, dans Lettres au frère Marie-Victorin, éditions Boréal, Montréal, 2019, page 196)
- Je n’en avais pas moins l’impression bizarre que c’était sa toison intime que Thérèse exhibait aussi ostensiblement aux yeux du promeneur ! — (José Pierre, Qu’est-ce que Thérèse ?, Har/Po, 1985, page 78)
- (Par analogie) Poils du torse, chez l’homme.
- Abondante, sa toison pileuse bouffe jusqu'à mi-cou, faisant comme un col roulé. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, page 403)
- (Par analogie) Poils sous les aisselles.
- À intervalle régulier, le mouvement saccadé de ses bras découvrait la fine toison sous ses aisselles et des effluves capiteux remontaient jusqu’à Gabriel. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, page 8, 2018)
- Madonna avait, elle aussi, déjà choqué bon nombre d'âmes sensibles en posant en 2014 avec une toison dorée sous les aisselles. — (Magazine Madame Figaro, Lourdes Leon et ses aisselles au naturel, invitées "au poil" du gala du Met à New York, 2021)
- (Sens figuré) Ce qui ressemble à une fourrure fournie.
- Sur la terre grise des champs, dans la toison verte des prés, ensemble nous avons couru en nous tenant par la main. — (Marguerite Burnat-Provins, Le Livre pour toi dans la bibliothèque Wikisource , LXV. « Sur la terre grise des champs », E. Sansot et Cie, 1907, page 133)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "toison".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
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leçon
?- (Éducation) Petite portion d’une discipline enseignée à un groupe de personnes ou à une seule personne.
- — C’te veine, monologuait-il ! Une classe de gouappée, et moi que j’savais justement pas ma leçon de système métrique. Les mesures de volume, c’est ça qu’est emm… bêtant ! — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ce cabinet était la demeure favorite du roi ; c’était là qu’il prenait ses leçons d’escrime avec Pompée, et ses leçons de poésie avec Ronsard. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- (Éducation) Ce que le maître donne à l’écolier à apprendre et que celui-ci doit répéter, généralement par cœur.
- Arsène André étend ce mépris aux méthodes scolaires. […], une pédagogie qui refuse par système le bénéfice éprouvé des leçons sues par cœur. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Par extension) Instructions ou conseils donnés à une personne relativement à sa conduite dans la vie ou dans quelque affaire.
- Cette dépravée, cette aventurière qui vient nous narguer et a le toupet de nous donner des leçons ! — (Ferdinand Déléris, Le Vazaha, l'étranger, page 161, 1995)
- Place Charles-Surugue, des feldgendarmes apprennent aux Auxerrois à traverser dans les passages cloutés qu'ils semblaient ignorer. C'est une leçon de prévention routière avant la lettre. — (Robert Bailly, Les feuilles tombèrent en avril, Paris, Éditions sociales, 1977, page 69)
- Avant de l’envoyer traiter pour moi de cette affaire, je lui ai fait la leçon.
- (Sens figuré) Avertissement salutaire ou correction qu’on reçoit des personnes ou des choses.
- Louis XVIII […] avait appris et retenu cette leçon : ce qui bouge trop meurt vite, et s'était enfermé dans l'étiquette, les usages râpés et les habitudes hiératiques d'antan. — (François Mitterrand, Le coup d'État permanent, 1965)
- Il me parlait malhonnêtement ; mais je lui ai bien fait sa leçon.
- Recevoir une leçon.
- Les leçons de l’expérience sont perdues pour la plupart des hommes.
- Cet événement a été pour moi une bonne leçon.
- Le théâtre peut offrir des leçons profitables.
- (Sens figuré) Réciter sa leçon, Répéter fidèlement ce qu’on vous a recommandé de dire.
- (Paléographie) Texte d’un auteur, par comparaison à une ou plusieurs autres copies du même texte.
- Il y a deux leçons différentes de ce texte. Voici la bonne leçon. Confronter les diverses leçons d’un passage.
- la leçon de Reiffenberg, dous feiz, est sûrement la bonne — (Romania ; recueil trimestriel consacré à l’étude des langues et des littératures romanes., page 379, 1876. Compte-rendu de Gaston Paris)
- leçon : variante textuelle. Les diverses leçons, ou variantes, ornant quasiment chaque verset (grec) du Nouveau Testament sont une aide précieuse pour qui entend rétrovertir le texte vers son hébreu originel. — (Bernard Dubourg, L’invention de Jésus, tome I, « L’hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 258)
- Une fois le collationnement refait, le problème qui se posait était celui de l’interprétation des leçons variantes. — (Madeleine Alcover, « Critique textuelle », dans Savinien Cyrano de Bergerac, Les États et empires de la lune et du soleil, Honoré Champion, Paris, 2004, ISBN 2-7453-1079-8, page CXXX)
- (Littérature) Récit qui diffère d’un autre relatif au même fait.
- Vous racontez ainsi l’aventure ; mais il y a une autre leçon, une leçon différente.
- (Catholicisme) Petit chapitre de l’écriture ou des pères, qui fait partie du bréviaire, et que l’on récite ou que l’on chante à matines.
- Il y a trois leçons à chaque nocturne.
- (Musique) Genre musical créé pour accompagner les leçons (au sens de « textes religieux ») pendant la semaine sainte.
- Les leçons de Ténèbres.
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domination
?- Action de dominer par la puissance ou l’autorité. — Note : Il se dit tant au propre qu’au figuré.
- D’origine berbère ou carthaginoise, elle passa successivement sous la domination romaine, vandale, byzantine et arabe. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 145)
- Dès qu’on le regarde mieux, on retrouve vite chez lui la tare habsbourgeoise qui, comme la lèvre proéminente de la famille se transmet de génération en génération : l’orgueil impérial, la volonté implacable de domination et le fanatisme de l’Allemagne. — (Ernest Denis, La Question d’Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 60)
- Encore plus que les armes, la force physique et les lois, l’idéologie assure la domination notamment en s’assurant la complicité forcée des dominés. — (Katherine Roussos, Décoloniser l'imaginaire, L'Harmattan, 2007, page 74)
- Dans cette structure bureaucratique, voire bureaupathologique (Thompson, 1969), la domination de la rationalité légale fait primer le formalisme juridique sur le contenu des productions ou services, autrement dit, systématiquement la forme sur le fond. — (Christophe Bounamous, « La pratique de la psychodynamique du travail en institution, entre domination et résistance », dans Travailler 2019/1, n° 41, pages 97 à 109)
- (Spécialement) (Sexualité) Jeu où un partenaire domine l’autre.
- D'ordinaire, les donjuans, êtres de vanité, êtres de chair et de sang, n'ont pas conscience de grand chose, de sorte qu'ils ne connaissent même point toute l'étendue de leur bonheur ou de leur domination. — (Louis Bertrand, Une destinée, tome 5 : Mes années d'apprentissage, Paris : chez Arthème Fayard, 1938, page 206)
- (Au pluriel) (Religion) Un des ordres de la hiérarchie des anges.
- Je sais que vous gardez une place au PoèteDans les rangs bienheureux des saintes Légions,Et que vous l'invitez à l'éternelle fête,Des Trônes, des Vertus, des Dominations. — (Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857, extrait du poème Bénédiction)
- Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d’Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. — (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, page 484)
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reprenons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe reprendre.
- Cependant, si nous reprenons la description du chapite IV, nous pouvons affirmer qu’une collision a pour effet principal de décollimater un faisceau, car elle introduit une déflexion des particules. — (Jean Lilensten, Pierre-Louis Blelly, Du soleil à la terre, Presses universitaires de Grenoble, 1999, page 278)
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe reprendre.
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acquittons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acquitter.
- Première personne du pluriel de l’impératif présent du verbe acquitter.
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retournons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de retourner.
- Première personne du pluriel de l’impératif de retourner.
- Retournons au Moyen Âge pour écouter le concert du trio de la Carité de Guingamor qui proposera une représentation dimanche 12 février à 17 h, en l’église Saint-Clodoald avec Gaëlle Durand (vièle à archet et chant), Maxime Fiorani (percussions et chant), Emmanuel Plard (instruments à vent et chant) et Pascal Mélis à l’orgue. — (Saint-Cloud magazine, n° 403, février 2023, page 22)
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aboieront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe aboyer.
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advection
?- (Météorologie, Physique) Transport d’une propriété, telle que l’humidité, la température, la pollution, par un fluide, tel que l’eau ou l’air, en général (en météorologie) selon un mouvement à dominante horizontale.
- Le brouillard d’advection se forme lorsqu'une masse d’air chaud et humide se déplace au-dessus d'une surface froide. — (Richard Leduc, Raymond Gervais, Connaître la météorologie, 1985)
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acérons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acérer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acérer.
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adjurons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjurer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjurer.
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pardon
?- Action de pardonner une faute, une offense.
- Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaineDe pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,Épargne-toi du moins le tourment de la haine,À défaut de pardon, laisse venir l'oubli. — (Alfred de Musset, Nuit d’octobre, 1837)
- Jésus n'a pas été le seul à annoncer le pardon. Çakya-Mouni disait avant lui : "Sois comme le bois de santal qui parfume même la hache qui le coupe". — (Adrien Bertrand, Eugène Brieux (1910).)
- Mais au moment où l’auguste pardon descendait sur elle, un sourire céleste illumina ses traits innocents : le prêtre pensa qu’elle se sentait sauvée et que d’obscures visions séraphiques transparaissaient pour elle sur les mortelles ténèbres de la dernière heure. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éditions J. Corti, 1954, volume 1, page 12)
- Le pardon, c'est donner « par delà », dans la relation. C'est rétablir une relation aimante et valorisante. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, page 123)
- Il n’est pas question de pardon. « Seules errances d’amour sont dignes d’un pardon », comme l’écrivait Cervantès. — (Alexandre Duyck et Soazig Quéméner, L'irrésistible ascension : Les dessous d’une présidentielle insensée, Éditions Flammarion, 2017, chapitre 2)
- (Familier) Action de demander le pardon.
- Monsieur Orgon.— Mon cher monsieur, je vous demande mille pardons de vous avoir fait attendre ; mais ce n’est que de cet instant que j’apprends que vous êtes ici.Arlequin.— Monsieur, mille pardons ! c’est beaucoup trop ; il n’en faut qu’un, quand on n’a fait qu’une faute. Au surplus tous mes pardons sont à votre service.Monsieur Orgon.— Je tâcherai de n’en avoir pas besoin. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Une autre fois, ce confrère (de moins en moins ami) me dit sans rire : « Si Hitler s'était allié aux Juifs, il aurait gagné la guerre. » Ouais, et si ma tante en avait - pardon pour la trivialité -, on l'appellerait mon oncle. — (Portrait(s) de Victor Zigelman, textes et documents réunis et édités par Isabelle Pleskoff, L'Harmattan, 2009, page 128)
- (Droit) (Désuet) Remise de peine.
- Lettres de pardon, lettres que le prince accordait en petite chancellerie, pour remettre la peine de certains délits moins graves que ceux pour lesquels les lettres de grâce étaient nécessaires.
- (Religion) Rémission des péchés, des offenses, indulgence, acte de miséricorde.
- Le Grand Pardon, le jour du Pardon, Yom Kippour, fête que les Juifs célèbrent le 10 du mois tisri, qui correspond à notre mois de septembre ; ils s'abstiennent du travail, comme le jour du sabbat, jeûnent jusqu'au soir, et font profession ce jour-là de pardonner toutes les injures qu'ils ont reçues[2].
- (Histoire) (Au pluriel) Indulgences que l’Église catholique accorde aux fidèles.
- Il est allé gagner les pardons.
- Il a rapporté de son pèlerinage beaucoup de pardons et peu de vertus.
- (Régionalisme) Pèlerinage religieux, surtout en Bretagne ; fête à cette occasion.
- Aux pardons de Runan, de Plouëc, de Brélidy, de Coatascorn, de Trézelan, de Prat, partout où ils allaient, ils étaient les plus beaux, et faisaient crever de dépit les envieux et les jaloux. — (François-Marie Luzel, « Hénora Lestrézec, partie 2 : La folle », dans la Revue de Bretagne et de Vendée, éditée par Arthur La Broderie et Émile Grimaud, 8e année, 2e série, tome 5, Nantes, 1864, page 183)
- Aux fêtes, aux Pardons, ivrognerie générale ; alors on s’abandonne et vous voyez beaucoup de garçons et de filles dans les fossés… Le soir du marché, ils se font la reconduite, etc. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Qui n'a entendu parler des pardons bretons ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il nous engagea fort à nous détourner de notre direction et à faire une pointe d’un quart de lieue dans les terres pour voir le pardon de Saint-Eugen. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, réédition Le Livre de poche, 2012, page 152)
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abêtirons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe abêtir.
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aboutiront
?- Troisième personne du pluriel du futur de aboutir.
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union
?- (Mathématiques) Opérateur de la théorie des ensembles, qui regroupe au sein d'un même ensemble les éléments de deux ensembles. Désigne également l'opération (le fait d'unir deux ensembles) ainsi que le résultat de cette opération, c'est-à-dire l'ensemble contenant tous les éléments appartenant à deux autres ensembles.
- Liaison établie entre deux ou plusieurs choses de manière qu’elles ne forment qu’un seul tout.
- L’union de l’âme avec le corps. L’union des parties d’un même tout. L’union bizarre de certains mots.
- (Sens figuré) Concorde, bonne intelligence, liaison étroite, conformité d’efforts.
- Cette union, que cimente jusqu’à la mort un crime entre complices […] Jim tout à coup s’apercevait qu’elle existait, qu’elle formait l’élément primordial de sa vie. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Vous, vous venez d'avoir une vingtaine de morts, vous parlez d’union nationale, et déjà vous vous foutez sur la gueule. Remarque, c'est normal : la nation n'existe plus. Ici, on décide très vite, et on agit aussitôt. — (Pascal Louvrier, L’État du monde selon Sisco, Allary éditions, 2016, chap. 16)
- Cet incident a rompu l’union qui existait, qui régnait entre eux. Ils ont toujours vécu dans une étroite union.
- (Proverbial) L’union fait la force.
- (Absolument) Mariage.
- Je glissai tout doucement vers un mariage de résignation […]. J’étais loin de me douter que cette union pèserait lourdement, douloureusement sur ma vie. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Un capitulaire prescrit de ne contracter que des unions légitimes, car celles-là seules donnent des enfants capables de succéder. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.113)
- Alors la princesse Clémentine a écrit une longue lettre à l'impératrice Eugénie en lui demandant de consentir à cette union qui ferait son bonheur et patati et patata, toute la lyre. — (Éric Mension-Rigau, L'ami du prince: Journal inédit d'Alfred de Gramont (1892-1915), Fayard, 2011)
- (Par extension) Rapport sexuel.
- Elles s’enfuient ensuite vers leur demeure inexpugnable, portant dans leurs seins les fruits d’unions brutales et sans volupté. — (Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
- Jonction de deux ou de plusieurs choses qui de leur nature étaient séparées.
- L’union de deux terres, de deux fiefs. L’union de deux charges.
- (Économie, Politique) Groupement d’individus, de sociétés ou de collectivités qui s’associent en vue d’un certain but.
- On réhabilite juridiquement, on réintègre posthumément dans les Unions d’Écrivains ou autres qui ont jadis sonné l’hallali contre les victimes aujourd’hui encensées. — (Georges Michel Nivat, Russie-Europe La fin du schisme, 1993, page 51)
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acculturation
?- (Psychologie) Changement de la culture d’une population par le contact avec des personnes venant d’ailleurs ou avec d’autres cultures.
- Les consignes étaient probablement de consolider les positions militaires et de favoriser l'acculturation des peuplades conquises. — (Pierre Renucci, Claude, Perrin, Paris, 2012, page 181)
- L’identité [nationale] est aujourd’hui menacée de toutes parts par de puissants courants mondiaux de standardisation et d’acculturation radicale, et c’est contre ces courants que le printemps érable s’est dressé en bonne partie. — (Catherine Dorion, Le Devoir, 19 avril 2014)
- Nicolas Raisky reconnaît que ce programme en trois actes suppose une acculturation progressive entre élus et agents. — (Jean-Marc Joannès, « Économie circulaire et commande publique : l’œuf ou la poule ? », achatpublic.info, 4 janvier 2021 ; consulté le 4 janvier 2021)
- (Éthologie) Acquisition et transmission aux générations suivantes d’un trait de comportement.
- L’acculturation demande du temps, plusieurs générations pour être efficace, par l’adhésion que suscite une culture jugée plus gratifiante, séduisante par son exemple patent. — (Gérard Zwang, Les Comportements humains : Éthologie humaine, chez elsevier Masson, 2000)
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horizon
?- Ligne circulaire dont l’observateur est le centre et où le ciel et la terre semblent se joindre.
- Le soleil s’abaissait rapidement à l’horizon, la nuit n’allait pas tarder à venir, les cavaliers envoyés aux environs étaient tous de retour. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858, page 121)
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/58)
- L'arbre, destiné à transmettre le mouvement aux meules, n'est pas tout-à-fait horizontal, et il fait avec l’horizon un angle d'environ 15°. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 114)
- Un solarigraphe Volochine occupait le sommet d’un monticule à 150 m à l’Est de la baraque. De ce point l’horizon était dégagé dans tous les secteurs. Le même support servait à la mise en station de l’actinomètre de Linke. — (Météorologie, Année géophysique internationale ; participation française, 1961, pages 1-27)
- Partie de la surface terrestre où se termine notre vue ; et souvent la partie du ciel qui en est voisine.
- Un joli bois de pins tout étincelant de lumière dégringole devant moi jusqu’au bas de la côte. À l’horizon, les Alpilles découpent leurs crêtes fines… Pas de bruit… — (Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, 1866)
- Il pleuvait presque sans discontinuer depuis la Toussaint et quand, d’aventure, l’horizon se décrassait, les vents du large opprimaient tout l’espace […]. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916)
- Ces crêtes barrant l’horizon ressemblaient à d’anciennes falaises marines ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910)
- […] mais on voyait assez clair pour découvrir, à l’horizon — […] — la ligne ocre des sables. Elle se silhouettait sur le ciel rose, avec une précision, une netteté de morsure à l’eau-forte, […]. — (Francis Carco, Palace-Égypte, Éditions Albin Michel, Paris, 1933)
- (Sens figuré) Limite subjective (spatiale, temporelle ou morale), depuis un point de vue particulier.
- […] Tous les gueux se réconcilient à la gamelle. Ce maudit Observateur littéraire. Que le diable l'eût emporté, lui et ses feuilles. C'est ce chien de petit prêtre avare, puant et usurier qui est la cause de mon désastre. Il parut sur notre horizon, hier, pour la première fois. Il arriva à l'heure qui nous chasse tous de nos repaires, l'heure du dîner. — (Denis Diderot, Le Neveu de Rameau, édition 1891)
- – Je dis que les pires gens trouvent toujours quelque personnage à mettre en mouvement, et que ce M. Deplot a cherché jusqu’au fond de son horizon ce qu’il avait de meilleur, de plus riche, de plus fort… — (Léon Frapié, La solliciteuse, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 212)
- Peu préparé à la politique, mais d’opinions légitimistes, il se révèle politicien sans horizon. Les de Broglie et Cie n'ont pas de peine à le circonvenir. — (Alexandre Zévaès, Histoire de la Troisième République 1870 à 1926, Éditions Georges-Anquetil, 1926, page 108)
- Nous laissons beaucoup trop les Alsaciens « cuire dans leur jus », nous les abandonnons trop à l’horizon confiné de ce couloir d’entre Vosges et Rhin où la fermentation d’un particularisme fanatique finit par exhaler une agressive odeur de renfermé. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Une des manières d’assumer le fait qu’elle est mal intégrée à la société, c’est d’en dépasser les horizons bornés. — (Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, 1949) [1]
- (Littéraire) La diva, dans la grande tradition, se situe toujours aux abords de l'abîme ; elle se tient au plus près des zones non tempérées par l'ordre phallique de la loi du père, aux frontières qui ouvrent sur le royaume des divinités maternelles toutes-puissantes. […] À l’horizon du ravissement esthétique poussé à son acmè, il y a le risque de la bascule dans l'horreur du cri. — (Anne Juranville, La « défaite des femmes » dans l’opéra, Insistance, 2006/1 (no 2))
- (Astronomie) Cercle de la sphère qui divise sa partie visible de sa partie invisible.
- Prendre la hauteur d’un astre sur l’horizon.
- Il doit y avoir une éclipse sur notre horizon.
- (Peinture) Endroit d’un tableau où, selon l’ordre des plans, le ciel succède à la terre.
- (Par extension) Hauteur à laquelle le peintre a placé le point de vue.
- L’horizon est trop haut, est trop bas, etc.
- (Pédologie) Couche du sol, homogène et parallèle à la surface.
- Les horizons. Ce sont des volumes pédologiques plus ou moins parallèles à la surface du terrain. Chaque horizon se décrit en terme d’un ou plusieurs types d’assemblages et de leurs relations. Son épaisseur varie de quelques centimètres à plusieurs mètres. — (Cirad/Gret/MAE, Mémento de l’Agronome, page 450, 2002, Paris, France, Cirad/Gret/Ministère des Affaires étrangères)
- Pour un premier boisement derrière prairie par exemple, il est impératif de décompacter l’horizon de surface. — (Vincent Thècle, Peupliers : comment réussir les nouvelles plantations, dans La France agricole, no 3361 du 26 novembre 2010)
- Les solonetz vertiques brun ont un horizon Ah, Ahe ou Ap dont la luminosité de couleur est supérieure à 4,5, à l’état sec, […]. — (Le Système canadien de classification des sols, 3e éd., NRC Research Press, 2002, p. 135)
- Par conséquent, le substratum (horizon C des pédologues) n'est pas la craie, sauf dans les rendzines blanches, qui sont l'exception. — (Joseph Garnotel, L'ascension d'une grande agriculture: Champagne pouilleuse, Champagne crayeuse, éditions Economica, 1985, page 26)
- Des revêtements organo-argileux sont présents dans les horizons BAg et B21L. Les caractères d’accumulation d’argile semblent donc mieux exprimés dans ces horizons que dans ceux du planosol vertique. — (Cahiers O.R.S.T.O.M.: Série pédologie, vol.21-22, 1986, page 63)
- Le sarclage de prélevée à plat, et dans une moindre mesure l'enfouissement de matière organique par le sarclobuttage de prélevée accélèrent le dessèchement par évaporation de l’horizon de surface, comparés au sarclobuttage de prélevée seul. — (Modou Sène, Adaptation des techniques culturales paysannes pour l'amélioration de l'implantation de l'arachide dans le bassin arachidier du Sénégal, dans Le travail du sol dans les systèmes mécanisés tropicaux : actes du colloque du 11 & 12 septembre 1996 à Montpellier, CIRAD, 1997, p. 72)
- (Astronomie) Horizon des événements. Pour un trou noir, désigne la distance limite à partir de laquelle toute matière ou rayonnement est irrémédiablement absorbé par son champ gravitationnel.
- Un hypothétique observateur situé au voisinage de l’horizon remarquera que le temps s’écoule différemment pour lui et pour un observateur situé loin du trou noir. — (Materne Pendoué, La mutation Des 6 Religions à L’Unique Croyance: Comprendre le basculement d’une organisation du statut de personne morale au statut de personne physique, Lulu.com, 2019, page 183)
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aboutissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aboutir.
- Nous avons un univers à la Salvador Dali. Nous aboutissons à une logique « délogifiée », au moins alogique et peut-être pré-logique. — (revue Présence francophone, 1970, n° 1 à 3, page 66)
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aboutir.
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abstrairont
?- Troisième personne du pluriel du futur de abstraire.
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conservation
?- Action de conserver ou résultat de cette action.
- Tout homme est chargé de sa conservation sous peine de souffrance, et il souffre seul quand il manque à ce devoir envers lui même, ce qui l’oblige à le remplir préalablement à tout autre. — (François Quesnay, Observations sur le Droit naturel des hommes réunis en société, 1765)
- Une conservation prolongée exigera la congélation, qui s'opère à des températures allant jusqu'à - 12 °. C'est une opération qui ne pourra se faire qu'au frigo même. — (Bulletin trimestriel de l'enseignement professionnel et technique des pêches maritimes, vol. 19, n° 2, 1914, page 574)
- Vous me répondez : « Je ne fais de mal à personne. » Attention : la haine n’est pas le contraire de l’amour ; c’est l’égoïsme qui s’oppose à l’amour, ou plus exactement, monsieur, un sentiment dont vous entendrez désormais beaucoup parler en bien et en mal : l’esprit de conservation. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 338)
- …deux ouvriers recouvrent les poissons d'une pelletée de sel avant de les précipiter dans une fosse de conservation. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30-31)
- On parle généralement de conservation lorsqu’il s’agit de maintenir des races dont les effectifs sont en déclin et sont susceptibles de continuer à décroître jusqu’à extinction si aucune mesure de sauvegarde n’est prise. — (Wiener Gerald, Rouvier Roger, Amélioration génétique animale, 2009, 280 pages, page 231)
- (En particulier) (Beaux-arts) Qualité de ce qui est bien entier, bien conservé, en bon état.
- Ce tombeau est un monument fort intéressant, bien que la figure du personnage, traitée en bas-relief, soit médiocre ; le simulacre du sarcophage qui la porte donne une série de figurines d’une conservation parfaite. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
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accroupirons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe accroupir.
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abîmons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abîmer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abîmer.
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prison
?- Endroit clos où sont enfermés les personnes condamnées à une peine de privation de liberté ou les prévenus en attente de jugement.
- Une insulte faite au baylon (syndic) est punie d’une amende de dix écus, et même de la prison, à la diligence du viguier ; le délinquant ne sortait de prison que sur l’intervention du syndic. — (Archives israélites de France, t. 4, 1843, page 685)
- Nos terroristes du quinzième et du seizième siècle ont été des moines. Les prisons monastiques furent toujours les plus cruelles. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, Préface de la 3e édition, page XVII)
- Tout s’est modernisé, et il y a de tout, sauf des gendarmes et des prisons, car le crime est encore inconnu. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La plupart de ces messieurs que tu vois là, autour de nous, s’enorgueillissent de casiers judiciaires confortables… Ils sortent de prison ou vont y entrer. Ce sont les risques du métier, Mais le métier a du bon. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 19-20)
- Il entre en prison pour vol de voiture et en sort pour bonne conduite. — (Michel Beaudry, Le vélo tricolore, Le Journal de Montréal, 29 mai 2021)
- (Par extension) Peine afflictive subie dans un tel lieu ; emprisonnement.
- Ces gens-là savent bien qu’ils sont exposés à des dommages-intérêts et même à la prison ; mais que leur importe ? ils ont changé d’habit, donné un faux nom et une fausse adresse et par-dessus tout ils sont insolvables. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Un travail conduit démocratiquement serait réglementé par des arrêtés, surveillé par une police et soumis à la sanction de tribunaux distribuant des amendes ou de la prison. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 347)
- Un jour, il « chroniqua » si fort que le Parquet lui réclama des comptes. Traduit en justice pour avoir injurié les « armées de terre et de mer » et prêché la guerre civile, il s’en tira avec deux mois de prison et quelques francs d’amende. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 28-29)
- (Sens figuré) Ce qui tient enfermé quelqu’un ou quelque chose.
- La chrysalide est sortie de sa prison pour se transformer en papillon.
- (Sens figuré) (Par hyperbole) Lieu sombre et triste.
- Cette maison est une prison.
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protection
?- Action de protéger, de défendre quelqu’un, de veiller à ce qu’il ne lui arrive pas de mal.
- Depuis que la Gaule est privée de la protection de Rome, sa tutrice, elle est ravagée par une série d’invasions, …. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Sous les Carolingiens, les Capitulaires recommandent au Comte de veiller à la protection des orphelins; il ne s'agit en somme que de l'exercice pratique de la mainbournie royale. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.237)
- Il serait bon encore d’invoquer la protection du grand thaumaturge vers qui des milliers et des milliers de pèlerins venaient de toutes les provinces, de toutes les nations. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Toute caravane qui entrait dans le territoire du sultan d'Ayar devait payer cette taxe, moyennant quoi elle était, théoriquement du moins, sous la protection du sultan jusqu'à ce qu'elle quitte le territoire placé sous son commandement. — (Djibo Hamani, Le sultanat touareg de l'Ayar: au carrefour du Soudan et de la Berbérie, L'Harmattan, 2006, page 290)
- Action de prendre soin de la fortune, des intérêts de quelqu’un, de favoriser l’accroissement, le progrès, la défense de quelque chose.
- La recherche de micro-polluants organiques dangereux s’inscrit dans le concept de développement durable conciliant la protection de l’environnement et le développement économique. — (Nathalie Gyuran-Humbert, Mise au point de méthodes pour l’analyse de micropolluants organiques dans des matrices liquides ou solides en provenance de la filière cuir, 2004)
- La protection accordée par des lois à l’industrie nationale s’oppose au système du libre-échange.
- (Par extension) Personne qui en protège, qui en favorise d’autres.
- Cet homme a de puissantes protections.
- Il compte sur ses protections.
- Il n’a aucune protection.
- (Par extension) Objet qui assure la sécurité des biens ou des personnes.
- Cette protection mobile doit recouvrir la partie extérieure de la fraise de désilage et doit rester solidaire de la machine. — (Pierre Clavel, Urbain Arconte, Mise en conformité des machines mobiles agricoles et forestières, page 150, CEMAGREF, 2000, Éditions Quae, 2007)
- (Religion) Emploi de protecteur à la cour papale de Rome.
- Le roi donna la protection de France à tel cardinal.
- Le pape donna la protection des jacobins à tel cardinal.
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abréviation
?- Action d’abréger ; résultat de cette action.
- Le marin payé au voyage […] ne subit aucune réduction de salaires en cas d’abréviation du voyage, quelle qu’en soit la cause. — (Article 36, Code du travail maritime, France, 2009)
- (En particulier) (Linguistique) Procédé graphique consistant généralement à retrancher des lettres d’un mot ou d’un syntagme afin de le raccourcir pour écrire plus vite ou économiser de l’espace.
- Les abréviations, à la différence des abrègements, sont un phénomène strictement graphique permettant de gagner du temps et de l’espace à l’écrit. Ce sont des groupes de lettres auxquels ne correspond aucune forme oralisée. Ainsi, pr (pour), tt (tout), ds (dans), qd (quand), bcp (beaucoup), stp ou svp (s’il te plaît ou s’il vous plaît), pcq (parce que), ss (sans, suis ou sous), rdv (rendez-vous), etc., comptent parmi les abréviations les plus fréquentes du corpus. — (Cédrick Fairon, Jean René Klein, Sébastien Paumier, Le Langage SMS : Étude d’un corpus informatisé à partir de l’enquête « Faites don de vos SMS à la science », Presses universitaires de Louvain, Louvain-la-neuve (Belgique), 2007)
- (Linguistique) Forme raccourcie du mot ou syntagme ayant subi ce procédé.
- Si bien que, gavé d'informations tant sur le patois taafien constitué d’abréviations reposantes, d’apocopes imprévisibles, d’aphérèses inattendues et de métonymies subtiles - OP pour opération portuaire, DZ pour drop zone, bib pour médecin, bout de bois pour menuisier, pimponker pour pompier, etc., j'en passe et des meilleures - que sur le décor de mon futur séjour, j'ai fini par me demander pourquoi diable me donner le mal (de mer) d'y aller, […]. — (Sébastien Sholt, Désolation, Éditions Publishroom, 2019, livre 1)
- Le mot cf. est une abréviation qui doit se lire « confer » et non pas « C.F. », tout comme etc. se lit « et caetera » et non « E.T.C. ».
- Les informations figurant sur la fiche de données de sécurité doivent être exprimées dans des termes simples, clairs et précis, et il convient d’éviter le langage spécialisé, les acronymes et les abréviations. — (Règlement (UE) N°453/2010 de la commission du 20 mai 2010, Journal officiel de l’Union européenne du 31 mai 2010).
- Dans certains cas, l'abus d'abréviations peut aussi donner l'impression qu'on ne veut pas consacrer de temps à son interlocuteur. — (Vincent Thibault, Un texto à la fois, Québec, 2016, page 21)
- (Linguistique) (Par extension) Abrègement. — Voir la note.
- (Musique) Signe destiné à représenter sous une forme abrégée plusieurs notes de musique.
- C’est surtout dans la musique instrumentale que l’on fait usage des abréviations.
-
aciérons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aciérer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aciérer.
-
proposition
?- Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
- Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
- Chose qui a été proposée.
- La proposition de ce député a été prise en considération.
- Il a retiré sa proposition.
- (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
- Faire des propositions à quelqu’un.
- Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
- Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
- […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
- proposition universelle, générale, particulière.
- proposition hasardée.
- proposition insoutenable.
- Soutenir une proposition.
- Condamner une proposition.
- Censurer une proposition.
- proposition en matière de foi.
- (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
- Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
- Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :Esclave, apporte-moi des roses !Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
- (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
- Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.