Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ti
Que signifie "ti" ?
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- (Linguistique) Code ISO 639-1 (alpha-2) du tigrigna.
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ti".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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agui
?- (Marine) Nœud appelé aussi nœud de chaise, aisé à défaire ; il forme une boucle qui ne peut se resserrer et s’utilise par exemple pour lier deux aussières.
- Le procédé est des plus simple : deux bouts de filin, munis d’un nœud d’agui, sont passées sous l'avant et l'arrière de la frêle embarcation. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
-
amaigri
?- Qui est devenu maigre.
- Qualifie une plante peu fournie.
- Qualifie un sol épuisé, rendu stérile.
-
ralenti
?- Mouvement à vitesse plus basse.
- Et puis, si aucun cataclysme soudain n’a décisivement transformé l’aspect naturel des choses, d’un seul coup, depuis un siècle, il est cependant vrai qu’au ralenti une catastrophe inéluctable impose à cette partie de la France, cette fatale loi d’impermanence. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Cinéma) Déroulement d’un film, à vitesse plus basse que la norme.
- La scène de la chute est présentée au ralenti.
- (Technique) Régime de ralenti d'un moteur à combustion interne.
- Les gaz poussèrent des bulles dans le naphte, une sorte de glouglou régulier qui couvrait le bruit du moteur au ralenti. — (Georges Arnaud, Le Salaire de la Peur, 1950)
- Je viens pour le réglage du ralenti de ma voiture.
-
acholie
?- (Médecine) Arrêt ou diminution notable de la sécrétion biliaire.
- Quand la bile est sécrétée en trop grande abondance, cet état se nomme polycholie. Le mot acholie désigne une disposition contraire, mais qui n’est pas moins nuisible à la conservation de la santé. — (Journal universel des sciences médicales, tome 1, 1816)
- L’acholie totale peut également survenir en cas d’hépatite, surtout au cours des premiers jours ou lors d’une récidive, et s’observe dans 1/5ème des cas. — (Walter Hess, Maladies des voies biliaires et du pancréas, 1993)
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fini
?- Qui a une fin, limité.
- Ce signal a une durée finie.
- (Philosophie) Qualifie un être qui est limité dans sa nature.
- (Vieilli) (Grammaire) Déterminé, défini.
- L’indicatif, le subjonctif sont des modes finis.
- Achevé, fait, terminé.
- Cette partie est finie, je peux passer à la suite.
- Enfin ! n…i…ni, c’est fini… Je n’y pense plus… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- (En particulier) Qui a été soigneusement terminé.
- Cet auteur travaille vite et pourtant ses ouvrages sont assez finis.
- (Par extension) Accompli, supérieur en son genre.
- Éric B., cela semble acquis, s'est comporté avec Sandra Muller comme un gougnafier fini lors d'une soirée professionnelle où l'on se doute qu'il n'a pas carburé qu'à l'eau de Vittel. — (Maître Eolas, La condamnation de Sandra Muller dans l'affaire #BalanceTonPorc, 25 septembre 2019 → lire en ligne)
- — C’est le père de la petite. Un con fini à ce qu’il paraît.— La connerie, ça finit jamais. — (Isabelle Mergault, dialogues du film Meilleur espoir féminin, de Gérard Jugnot, 2000)
- Dont la réputation est entachée ; foutu, perdu.
- Qualifie un homme affaibli, usé par l’âge, par les maladies, par les malheurs et dont il n’y a plus rien à attendre.
- C’est un homme fini.
- Condamnée à perpétuité à ses enfants. Elle en souffrait. « Une femme finie… je suis une femme finie… » — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 30)
- Désuet, démodé.
- C'est fini, les cassettes.
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abonnie
?- Participe passé féminin singulier du verbe abonnir.
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acidalie
?- (Zoologie) Petit papillon peu coloré, commun en France, de l’ordre des Lépidoptères, appartenant au genre Idaea dans la famille des géométridés et la tribu des Sterrhini.
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ennemie
?- Femme qui nous est hostile, ou à qui l’on est hostile.
- Chacun finit par se moquer effrontément des prétendues grandes qualités de celle qui devint ainsi l’ennemie des Sancerroises. — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- On remarqua beaucoup, à Plassans, une série d’attaques dirigées par le fils contre les personnes que le père recevait chaque soir dans le fameux salon jaune. La richesse des Roudier et des Granoux exaspérait Aristide au point de lui faire perdre toute prudence. Poussé par ses aigreurs jalouses d’affamé, il s’était fait de la bourgeoisie une ennemie irréconciliable, lorsque l’arrivée d’Eugène et la façon dont il se comporta à Plassans vinrent le consterner. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 98)
- Rô, qui faisait de la chair des pauvres gens qu’elle surprenait chaque jour, de coutumières ripailles, n’était pas seulement une redoutable ennemie, mais, douée par surcroît d’une subtile intelligence et d’une perversion inexplicable, elle savait tendre aux riverains de la côte, pièges et trébuchets, afin qu’y tombassent les imprudents égarés loin du bourg, les indigentes glaneuses de coquilles revenant de la marée, le bissac rempli de palourdes, sourdons, crabes, pétoncles et autres menues proies que leur dispensait à son reflux l’éternelle nourricière des besogneux pour qui le pain est toujours amer. — (Henri Mériot, Les Belles Légendes de Saintonge, La Découvrance éditions, page 72)
-
affadit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de affadir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de affadir.
-
définit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe définir.
- M. Magritte, architecte DPLG, par ailleurs titulaire d’un CEAA, environ 40 ans, se définit comme « architecte-urbaniste ». — (Olivier Chadoin, Être architecte, 2006, page 231)
- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe définir.
-
anémie
?- (Médecine) Affaiblissement du corps produit par la baisse du nombre de globules rouges du sang, du taux en hémoglobine ou de l’hématocrite au-dessous de leur valeur normale.
- Les animaux qui souffrent d’anémie ont les muqueuses de couleur pâle ou blanche… L’anémie correspond à un manque de globules rouges dans le sang ou bien à leur détérioration. — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 285)
- (Figuré) — Le pays de Bray, écrit textuellement Cauchois, « se dessèche par anémie pernicieuse, c’est-à-dire par le suicide lent d’une sous-natalité systématique ». Mais n’est-ce point là un verdict très sévère ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
-
agit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de agir.
- L’acide arsénieux est un des poisons les plus violents ; il agit comme tel sur toutes les classes des animaux et sur les plantes. — (Ad. Würtz et al., Dictionnaire de chimie pure et appliquée, volume 1 (A–B), L. Hachette & Cie, Paris, 1869, page 411)
- Pas de blague, les copains ! s’agit de se dégrouiller et de regarder où le pante s’en va… — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Le train perdu, 1912, chapitre I)
- Troisième personne du singulier du passé simple de agir.
-
albuminurie
?- (Médecine) Maladie dans laquelle on émet des urines qui contiennent de l’albumine.
- Si les reins sont plus insuffisants encore, l'influence de l'orthostatisme se traduit en outre par l'apparition d'albumine, ou l'exagération d'une albuminurie déjà existante. — (Georges Dieulafoy, Manuel de pathologie interne: Volume 3, 1904)
- Quand le malade ne succombe pas, la convalescence est ordinairement longue. […]. L’albuminurie peut continuer pendant des mois. — (Charles-Albert Vibert, Précis de toxicologie clinique et médico-légale, Paris, Baillière, 1907, p.225)
- Décédé à Paris le 11 novembre 1872, des suites d’une albuminurie, son corps a été transporté le soir même pour être inhumé dans un caveau de famille, à Sedan. — (Eugène Dupont, Notice nécrologique de François Clément Sauvage, dans La vie rémoise, vol.4, 1869-1872)
- Quand il est amené dans notre clinique, on constate mouvement subfébrile à 37,8 ; albuminurie légère. Au point de vue psychique, dépression avec anxiété et préoccupations hypocondriaques. — (C. I. Urechia, « Les psychoses grippales », dans les Annales médico-psychologiques, 14e série/91e année, tome 1 (janvier-mai 1933), Paris : chez Masson & Cie, 1933, p. 460)
-
blanchit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de blanchir.
- C’est le vieux mythe du bandeau de l’amour qui se blanchit tous les dix ans et que les mœurs rebrodent, mais qui depuis la Grèce est toujours le même. — (Honoré de Balzac, Petites misères de la vie conjugale)
- Troisième personne du singulier du passé simple de blanchir.
-
assis
?- Placé sur son séant.
- Il est assis.
- Un vestibule étroit séparait la cuisine de la salle où Mme Aubain se tenait tout le long du jour, assise près de la croisée dans un fauteuil de paille. — (Gustave Flaubert, Trois Contes, 1877)
- Destiné à faire asseoir.
- Une place assise.
- Solidement établi.
- Une réputation assise.
- « On se croirait chez Barnum.– Gérard ! Vous êtes cruel !… Vous ne respectez pas les situations les plus assises.– Surtout quand elle sont assises sur une chaise percée. » — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 12)
- (Héraldique) Se dit d'un quadrupède représenté le postérieur à terre, les pattes arrière repliées, les antérieures éventuellement posées au sol.
- Écartelé : au premier et au quatrième de sinople à l’étoile d’or accompagnée de trois gerbes de blé du même, au deuxième d’azur aux deux colombes affrontées d’argent, membrées de gueules, posées sur un mont d’or et surmontées d’une étoile du même, au troisième de gueules au bièvre assis d’or, la queue d'argent, qui est de Housséville → voir illustration « bièvre assis »
-
agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
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apologie
?- Paroles ou écrits destinés à justifier ou à défendre quelqu’un ou quelque chose.
- Mme Surville n’a laissé sur son frère que quelques pages insignifiantes, une apologie froide, banale, où nous n'avons pas une seule note à prendre, pas un seul document à retenir. — (Octave Mirbeau, La Mort de Balzac, 1907)
- Quelques jours plus tard, en réponse à une longue apologie du célibat et de la chasteté due à la plume de notre « Sphinx ariégeois » de plus en plus dégoûté de la vie, je répliquais : Toute femme est faite pour rivancher comme dit l'argot des barrières, et ensuite pour reproduire. — (Françoise d’Eaubonne, Mémoires irréductibles : de l’entre-deux-guerres à l’an 2000, éditions Dagorno, 2001, page 233)
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abri
?- Lieu où l'on peut se mettre à couvert, se protéger des intempéries ou d'un danger.
- Pourquoi construire d’inconfortables maisons en planches et en tôle ondulée quand le feuillage des cocotiers peut vous fournir des abris toujours frais? — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Si misérable que soit l’abri dont on dispose, il est encore préférable à la bise glacée. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le bruit du bombardement au-dessus de l’abri devient formidable. Les obus tombent sur la Chancellerie avec une précision inquiétante. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p.319)
- Construction équipée d’un toit qui protège les utilisateurs de transports en commun, le matériel sensible…
- Rejoignons l’abri pour attendre l’autobus.
- (Sens figuré) Ce qui préserve de l’adversité.
- Ce coin perdu de Jan-Mayen n’est pas à l’abri des cancans, des mystères, des intrigues et même des complications diplomatiques. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Chaque semaine, des paquebots arrivaient de New-York et débarquaient des touristes américains qui venaient se reposer de leurs affaires, à l’abri des lois de la prohibition. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Se mettre à l’abri. — Être à l’abri du besoin. — Nul n’est à l’abri d’un accident.
- (Agriculture, Sylviculture) Tout ce qui sert à garantir, soit de l’action désastreuse des vents, soit de la trop grande ardeur du soleil, soit du gel.
- Les abris sont ou naturels, comme les montagnes, les forêts, les plantations en lignes et les haies; ou artificiels, comme les murs et les paillassons.
- Depuis fort longtemps, on recommande le maintien d’un abri […] lors des toutes premières années d’installation du jeune hêtre, prenant appui sur son comportement d’essence d’ombre, et sur les « classiques » difficultés de renouvellement rencontrées en plein découvert (coups de chaleur estivale, gels tardifs, forme défavorable). En régénération naturelle comme en plantation sous abri, la mise en pleine lumière intervient ensuite souvent rapidement, dans un délai proche d’une dizaine d’années, parfois moins. — (Isabelle Vinkler, François Ningre et Catherine Collet, Comportement du hêtre sous abri : les intérêts d’une bonne gestion du couvert in RDV techniques, hors-série n°2, Office national des forêts, 2007 → lire en ligne)
- (Militaire) Installation destinée à protéger des projectiles ennemis.
- Vers 15 heures, alors que le défilé de la débâcle continuait, un bruit d'avions inquiéta la population. Trois ou quatre chasseurs bombardiers survolaient la ville, et les habitants gagnèrent en hâte les abris. — (Jeanne Pautrat, La Vallée de Nohain : ses villages, ses moulins, son patrimoine au fil de l'eau, Éditions du Terroir, 1998)
- (Météorologie) Enceinte en forme de caissette montée sur socle, exposée au nord, et contenant divers appareils de mesure.
- Le 29 avril, j'ai installé un second poste d’ozonoscopie à la rampe de notre belvédère, à 20 mètres au-dessus du poste établi dans l’abri des thermomètres qui servent aux observations météorologiques. — (P. Bruno, L'ozone et la prévisions du temps, dans Ciel et Terre, volume 14, 1894, page 207)
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sorti
?- Participe passé masculin singulier de sortir.
- Ah ! si nous avions été là, nous autres, de tous ces Allemands qui sont entrés en France pas un ne serait sorti vivant. Nos draks, nos feux follets les auraient conduits dans des fondrières. — (Alphonse Daudet, Les fées de France, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 150)
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amati
?- (Orfèvrerie) Rainurage fin d'une surface métallique.
- Le décor de ces cinq timbales se distingue par l’absence d’un jonc gravé ou en relief délimitant la coupe à mi-hauteur et l’absence totale d’amatis que l’on observe en général sur les timbales gravées. — (Lise Moor, Orfèvrerie civile de la Jurande de Tours et ses poinçons sous l’Ancien Régime, 2011)
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mûri
?- Participe passé masculin singulier de mûrir.
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anaphrodisie
?- (Sexualité, Psychologie) Perte ou diminution du désir, ou désintérêt à l’égard des choses du sexe. → voir anorgasmie, impossibilité d'éprouver l’orgasme.
- Anaphrodisie ne signifie pas forcément frigidité, qui associe absence de désir et absence de plaisir, la femme anaphrodisiaque peut éprouver du plaisir sexuel.
- Dans deux cas cependant l’anaphrodisie semblait consécutive à une dyspareunie : la souffrance avait, semble-t-il, inhibé tout désir. — (Thérapie: revue de thérapeutique et de pharmacologie clinique, volume 18, numéros 1 à 3, 1963)
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aguerrie
?- Féminin singulier de aguerri.
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apagogie
?- (Littéraire) Raisonnement philosophique consistant à démontrer la vérité d’une proposition en prouvant l’absurdité de la proposition contraire.
- L’apagogie est aussi appelée raisonnement par l’absurde.
- Ce qui est donné pour accompli, dans la forme et le style, est rendu stérile par sa perfection même; la chance d’énoncer une vérité réside dans l’ironie, le détour, l’analogie et jusqu’à l’apagogie. — (La Nouvelle revue française, numéros 448 à 451, 1990)
-
économie
?- Épargne dans la dépense.
- D’après M. l’ingénieur Renaud, auteur du projet du canal du Havre à Tancarville, l’exécution de cet ouvrage permettrait de réduire de 2 francs par tonne le prix du fret de Paris au Havre, et cette simple économie suffirait pour assurer à ce dernier port la clientèle de tout le bassin de la Seine au détriment d’Anvers. — (L. Simonin, « Les grands ports de commerce de la France : Le Havre et le bassin de la Seine », dans Revue des Deux Mondes, 1878, tome 25, page 856)
- Il se fichait même de savoir pourquoi De Lavarice préconisait un désherbement à la main plutôt que l'application de produit herbicide. Il se fichait de savoir si c'était par souci de pollution ou d’économie. — (Ernest Bavarin, L'habitation de la nouvelle chance, L'Harmattan, 2001, page 264)
- (Au pluriel) Épargne mise en réserve.
- Ses économies sombraient, son ventre poussait, mais il ne s'en préoccupait guère; il buvait à longueur de temps avec ceux qui voulaient bien le suivre. — (Michaël Perruchoud, Poil au temps, Éditions L'Âge d’Homme, 2002, page 99)
- (Sens figuré) Réduction (de quelque chose assimilable à un effort, un cout) obtenue par une façon différente de procéder.
- Ce nouveau logiciel permet une économie de temps substantielle.
- Dès lors que je tente de m’approcher de Lucile, je ne peux faire l’économie des relations qu’elle a eues avec son père, ou plutôt qu’il a eues avec elle. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Le formalisme mathématique est une économie de pensée. — (Jean-Pierre Kahane (dir.), L’enseignement des sciences mathématiques : rapport au ministre de l’Éducation nationale, 2002)
- Il s’agit cependant plus d’une rivalité de personnes que de programmes – au RN, on en fait toujours l’économie. — (Le Monde, "Elections régionales 2021 : Marine Le Pen et le RN incapables de briser le plafond de verre", 2021 → lire en ligne)
- L’ordre, la règle que l’on apporte dans la conduite d’un ménage, dans la dépense d’une maison, dans l’administration d’un bien.
- Note : Se dit aussi quelquefois des usages domestiques en général.
- On voit régner chez lui une économie admirable. - L’économie domestique. - Traité d’économie rurale.
- (Par extension) Ensemble cohérent des flux de biens, de services, de finances au sein d’un groupe humain.
- […] ; mais aujourd'hui nous voyons des puissances considérables se coaliser pour essayer de réformer l’économie capitaliste dans le sens médiéval, au moyen de lois. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, Les préjugés contre la violence, 1908)
- L’anarchisme s’est surtout manifesté par des grèves dures, conduites dans les secteurs les plus sensibles de l’économie d’exportation : bananeraies de Colombie, compagnies pétrolières du Mexique, […]. — (Pierre Vayssière, Les révolutions d'Amérique latine, Éditions du Seuil, 1991, page 105)
- Sans les camionneurs, l’économie brésilienne serait paralysée. Sur les routes en bon état de Rio, de Sâo Paulo ou de Belo Horizonte, les camions circulent par milliers, tous les jours ; […]. — (Marcos Vinícios Vilaça, Sociologie du camion: le camion et son chauffeur au Brésil, L'Harmattan, 2003, page 45)
- Ce serait un comble que pour sortir de la crise financière, on oriente l'épargne vers les dettes souveraines. Je préfère qu'on stimule l’économie par la production. — (François Hollande, « Si je suis élu, je passerai un contrat avec l'industrie », dans L'Usine nouvelle, n°3246, 30 juin 2011, page 32)
- Décembre 1891. […]. Et, dans cette France de la IIIe République, l’avenir de l’économie s'écrit en grande partie dans les Ardennes. Les start-up de l’époque se dénichent dans la sidérurgie ou la forge. — (Thibaut de Jeagher, L'Usine nouvelle a 120 ans, dans L'Usine nouvelle, n°3266, 15 décembre 2011, page 8)
- Ainsi la culture badarienne, installée principalement en Moyenne-Égypte, pratiquait un mode de subsistance mixte, où l’économie de prédation jouait encore un rôle important. — (Sophie Desplancques, « Que sais-je ? » n° 24 : L'Égypte ancienne, 2016, chapitre 2, § 2)
- Discipline des sciences sociales qui étudie l'allocation des ressources rares à des fins alternatives.
- Il y a par le monde certains charlatans soi-disant économistes, qui me donnent trop d’occupation. Ce n’est pas que je me rompe la tête à scruter les profondeurs de leur science occulte; je m’en tiens au titre qu’ils lui donnent : Économie, et je déclare, sans hésiter, qu’il y a là économie de sens commun. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T. 2, 4, 1833)
- (Par extension) Ensemble de doctrines de gestion des flux de biens, de services, de finances, que l'on applique à des groupes humains.
- Les historiens de la philosophie me paraissent avoir été très hostiles à Xénophon parce qu'il est trop vieux Grec; Platon leur convient mieux parce qu'il est plus aristocrate, et par suite plus détaché de l’économie. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, note en bas de page 344)
- Nous condamner au nom d'une économie qui a produit quatorze millions de chômeurs, fermé toutes les banques et réduit l'activité de l'industrie de l'acier à 9% de la normale, c'est tout de même une certaine audace. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- La doctrine mercantiliste, sur les relations entre économie et politique des nations, a pour point de départ, pour principe la formule célèbre : « L'argent est le nerf de la guerre. » — (Raymond Aron, Paix et Guerre entre les nations, Calman-Lévy, 1962, page 249)
- L’intérêt d’Hélène pour l’économie avait beaucoup décru au fil des ans. De plus en plus, les théories qui tentaient d’expliquer les phénomènes économiques, de prévoir leurs évolutions, lui apparaissaient à peu près également inconsistantes, hasardeuses, elle était de plus en plus tentée de les assimiler à du charlatanisme pur et simple ; il était même surprenant, se disait-elle parfois, qu’on attribue un prix Nobel d’économie, comme si cette discipline pouvait se prévaloir du même sérieux méthodologique, de la même rigueur intellectuelle que la chimie, ou que la physique. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 316)
- L’art, pour prendre un autre exemple, était relié à tout : aux zones sombres, aux zones lumineuses, aux zones intermédiaires. L’économie n’était reliée à presque rien, qu’à ce qu’il y avait de plus machinal, de plus prévisible, de plus mécanique chez l’être humain. Non seulement ce n’était pas une science, mais ce n’était pas un art, ce n’était en définitive à peu près rien du tout. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 320)
- (Sens figuré) Harmonie qui existe entre les différentes parties, les différentes qualités d’un corps organisé.
- Cela trouble toute l’économie du corps humain. - L’économie animale. - L’économie végétale.
- (Sens figuré) Disposition des parties d’un dessin, d’un tableau ; distribution ou plan d’un ouvrage d’esprit et, en général, toute coordination de parties, quel que soit l’ensemble qu’elles contribuent à former.
- L’économie d’un tableau, d’un discours, d’une pièce de théâtre. - Cela détruisait toute l’économie de son système. - C’est renverser toute l’économie d’un état. - L’économie du corps social.
- On évitera, dans toute la mesure possible, la formule consistant à procéder à une analyse article par article dans une collection de fiches distinctes, ce qui ne permet pas d’appréhender l’économie générale du texte et ses enjeux principaux. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Si l'impossibilité d'exécuter le contrat est seulement temporaire, et que son exécution peut reprendre à une date prévisible sans que l'économie du contrat initialement conclu en soit atteinte, le contrat peut alors être suspendu pour une durée déterminée par accord des parties, sans que cette durée puisse cependant excéder 6 mois. — (Office national des forêts, Clauses générales des ventes de bois en bloc et sur pied, en vigueur à compter du 1er juillet 2014 → lire en ligne)
- (Catholicisme) Étude de la manifestation et déroulement du dessein de Dieu.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.