Dictionnaire des rimes
Les rimes en : théâtre
Que signifie "théâtre" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Antiquité) Construction à ciel ouvert comprenant une scène et des gradins en hémicycle, destiné à la représentation de spectacles.
- Quand on voit au théâtre de Dionysos les fauteuils de marbre qui entourent l’orchestre portant tous le nom du sacerdoce dont le titulaire devait y siéger, on dirait que ce fut ici une ville de prêtres ; et pourtant ce fut avant tout la ville des libres penseurs. — (Ernest Renan, Saint Paul, Michel Lévy, 1869, page 188)
- Il est à peu près impossible de comprendre à fond l’art dramatique des Grecs sans avoir vu ce qui subsiste de leurs théâtres. D’abord on est disposé à croire que la voix devait se perdre dans une enceinte sans toit ; mais quand on a essayé de lire des vers sur la scène, presque entièrement conservée, de Taormine, ou en se plaçant au sommet des nombreux gradins du théâtre de Syracuse, on ne peut plus nourrir aucun doute à cet égard. — (Jean-Jacques Ampère, « La poésie grecque en Grèce. — Première partie », Revue des Deux Mondes, période initiale, tome 6, 1844, page 1012)
- Mais de tout temps, même aux époques les plus reculées, un théâtre s’est composé, chez les Romains, des mêmes parties essentielles ; il y a toujours eu, sur un terrain en pente, et qui formait généralement un demi-cercle, des places pour les spectateurs assis ou debout ; au centre, un espace vide, qui est devenu l’orchestre ; en face, fermant le cercle et disposée pour être vue de tous les côtés, la scène, qui s’élevait à une certaine hauteur au-dessus de l’orchestre. — (Gaston Boissier, « À propos d’un théâtre antique », Revue des Deux Mondes, 4e période, tome 152, 1899, pages 304−305)
- (Construction) Lieu où l’on donne des spectacles (œuvres dramatiques, lyriques, musicales, chorégraphiques, etc.), comprenant diverses installations destinées aux spectacles ou au public.
- Il n’avait pas dormi, cette nuit-là, car au sortir d’une soirée chez un agent de change, il était allé souper avec un ami et deux femmes, ramassées dans les coulisses d’un petit théâtre. — (Émile Zola, Au bonheur des dames, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1883, page 37)
- L’État, dispensateur de tous les privilèges, obligeait les théâtres à s’ouvrir en tout temps, de peur que les internés de Paris ne fussent privés de récréation pendant les soirées de juillet. — (Edmond About, Causeries, série 1, 1865, page 102 → lire en ligne)
- Nous avons dit que l’absence de la plupart des artistes qui avaient quitté Paris avant les événements du 18 mars, en même temps que l’impossibilité de réaliser des recettes en présence des désordres révolutionnaires, obligèrent une fois de plus les théâtres à fermer leurs portes. — (Gustave Labarthe, Le Théâtre pendant les jours du Siège et de la Commune, 1910, page 116)
- On arrivait de suite aux gradins supérieurs du théâtre par un escalier extérieur compris entre deux murs. — (Gustave Flaubert, Notes de voyages, Louis Conard, 1910, page 234)
- Je dois aller dîner chez mon oncle et ma tante Garoutte. De là, selon le programme de ma soirée, j’ai à me rendre au théâtre du Gymnase pour voir jouer la Fille Tambour-Major. — (Léo Taxil, Les trois cocus, Librairie populaire, 1884, page 28)
- (Arts de la scène) Lieu où des représentations théâtrales sont jouées ; spectacle représenté dans ce lieu.
- Alors, il comprit que c’était fini, bien fini, qu’il n’était pas assez malin pour aller au théâtre, et que ce plaisir était réservé à d’autres que lui. — (Georges Ista, Contes et nouvelles, tome 3, Imprimerie Bénard, 1917, page 70)
- À la fin, resté seul sans le sou et sans aucune protection, il dut s’engager dans le misérable orchestre d’un petit théâtre ambulant, en qualité de premier et peut-être unique violon. — (Fiodor Dostoïevski, Niétotchka Nezvanova, 1917, page 10)
- Et les places de théâtre que tu nous as promises, mon oncle ? — (Eugène de Mirecourt, Balzac, Gustave Havard, 1856, page 53)
- Un jour, mes yeux furent frappés d’une grande affiche de théâtre posée sur les murs, et qui annonçait l’ouverture de la saison théâtrale. — (Gérard de Nerval, Voyage en Orient, Calmann Lévy, 1884, page 40)
- (En particulier) (Désuet) Scène, partie élevée où les acteurs, vus de tous les points de la salle, exécutent les représentations dramatiques.
- Or, certainement, les acteurs qui représentaient les pièces de Térence, de Varus, de Sénèque, n’étaient ni des mimes, ni des danseuses de corde qui recevaient des soufflets sur le théâtre pour de l’argent, comme Théodora, femme de Justinien, qui fit ce beau métier avant que d’être impératrice. — (Voltaire, « 6259. — À M. Jabineau de La Voute », Œuvres complètes de Voltaire, Garnier, 1881, tome 44, pages 209)
- Il sera curieux de la voir monter sur le théâtre ! Quant à moi, je ne suis bonne qu’à me tenir dans ma loge. — (Marivaux, Les Acteurs de bonne foi, Haut Cœur et Gayet jeune, 1825)
- Bien que l’action du poëme dramatique doive avoir son unité, il y faut considérer deux parties : le nœud et le dénouement. Le nœud est composé, selon Aristote, en partie de ce qui s’est passé hors du théâtre avant le commencement de l’action qu’on y décrit et en partie de ce qui s’y passe ; le reste appartient au dénouement. — (Pierre Corneille, Corneille − Œuvres critiques, Hachette, 1862, page 104)
- (En particulier) (Vieilli) Décor.
- Le théâtre change et représente une place publique ; à gauche, l’entrée d’une prison ; à droite, une chapelle ; dans le fond, un fleuve traversé par un pont. — (Jean-Guillaume-Augustin Cuvelier, La Pauvre fille ou La victime de la séduction, 1813, acte II, page 14 → lire en ligne)
- Le théâtre représente une berge à la pointe d’une île sur la Marne et faisant face à la maison de Charenton. — (Charles Dupeuty et Ernest Bourget, Les Deux Pêcheurs, Michel Lévy, 1858, page 1)
- (Archaïsme) (Mobilier) Banc autrefois disposé des deux côtés de la scène pour des gens privilégiés.
- J’étois sur le théâtre, en humeur d’écouterLa pièce, qu’à plusieurs j’avois ouï vanter. — (Molière, Les Fâcheux, 1661)
- (Par métonymie) (Nom collectif) Ensemble des spectateurs et spectatrices assistant à une représentation théâtrale.
- Tout le théâtre se lève ; nous quatre restons assises et ne chantons pas. — (Yvette Renaud, Mathilde Mir en Charente, 1996, page 31 → lire en ligne)
- Selon le témoignage d’Hérodote, tout le théâtre se répandit en larmes et la représentation de la pièce fut interdite à jamais. — (Catherine Collobert, Parier sur le temps, Les Belles Lettres, 2011, page 196 → lire en ligne)
- Il est vrai que cet acte retire Éraste de folie, qu’il le réconcilie avec les deux amants, et fait son mariage avec Cloris ; mais tout cela ne regarde plus qu’une action épisodique, qui ne doit pas amuser le théâtre quand la principale est finie ; et surtout ce mariage a si peu d’apparence, qu’il est aisé de voir qu’on ne le propose que pour satisfaire à la coutume de ce temps-là, qui étoit de marier tout ce qu’on introduisoit sur la scène. — (Pierre Corneille, Mélite, Édition Marty-Laveaux, 1910, page 140)
- (Par métonymie) (Commerce) Entreprise, en général liée à une salle de spectacle, qui se consacre à la représentation de spectacles dramatiques, et regroupant des artistes, du personnel technique et administratif.
- En revanche le théâtre partit en tournée dans les pays occidentaux où l’accueil fut triomphal. — (Alexandre Zinoviev, Katastroïka, L’Âge d’Homme, 1990, page 107 → lire en ligne)
- Mon oncle, c’est-à-dire mon père […], était parvenu, à force de chanter dans les rues les opéras de M. Cimarosa et de M. Mercadante, à captiver la faveur du public et à se faire engager, par le directeur du théâtre royal de Florence, comme premier sujet. — (George Sand et Jules Sandeau, Rose et Blanche, 1831)
- Peu de temps avant la fin du spectacle, les employés du théâtre, en rouvrant toutes les portes, avaient trouvé le baron de Trenck évanoui au bas de l’escalier et baigné dans son sang. — (George Sand, Consuelo, J. Hetzel, 1855, page 271)
- (Par analogie) Petite construction où l’on donne un spectacle sans acteurs ou actrices.
- La Larme du Diable a été représentée sur un théâtre de marionnettes, chez Judith Gautier, la fille aînée du poète, il y a quelques années, par des comédiens de bois et de carton, et les privilégiés qui ont pu l’entendre en ont gardé un souvenir d’art ineffaçable. — (Émile Bergerat, Souvenirs d’un enfant de Paris — Volume 1 : Les Années de bohème, Éditions Fasquelle, 1911, page 390)
- Plus près de nous, parmi les impresario des théâtres de marionnettes, nous ne pouvons oublier Basté, qui, après avoir été quelque temps décrotteur, rue Sainte-Croix-des-Pelletiers, ouvrit dans la rue des Capucins un théâtre d’ombres chinoises. — (Amédée Fraigneau, Rouen Bizarre, 1888, page 336)
- (Sens figuré) Lieu où se déroulent des actions remarquables, des évènement graves ou importants.
- Tous les ambitieux qui ont paru jusqu’ici sur le théâtre de la Révolution ont eu cela de commun, qu’ils ont défendu les droits du peuple, aussi long-temps qu’ils ont cru en avoir besoin. — (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
- Ces deux anges faisaient pâlir par les vives couleurs de leurs yeux humides, […], les fleurs du tapis moelleux, ce théâtre de leurs ébats, … — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Quelques minutes lui suffirent à franchir la distance qui la séparait du théâtre du combat. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Si […] je me suis décidé à ajouter ces pages à la vaste littérature marocaine, c’est que je crois sincèrement qu’elles pourront contribuer à mieux faire connaître le Maroc et à faciliter l’appréciation des événements dont ce pays est en ce moment le théâtre. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 8)
- Quoi qu’il en soit, à 8 heures, infanterie et chars géorgiens pénètrent dans Tskhinvali, qui devient dès lors le théâtre de violents combats entre les troupes de Tbilissi, les miliciens ossètes et les soldats russes de la JPFK (force de maintien de la paix). — (« 8 août 2008 : la bataille de Tskhinvali », Courrier international, 8 août 2009 → lire en ligne)
- Dans les semaines qui suivent, la place de la République à Paris et d’autres places dans d’autres villes de France deviennent le théâtre d’une occupation citoyenne. — (Catherine Vincent, « Un an après, Nuit (toujours) debout ? », dans Le Monde, 30 mars 2017 [texte intégral]. Consulté le 2 avril 2017)
- (Théâtre) Art, régit par différentes conventions, ayant pour objet la représentation d’une suite d’évènements par des comédiens, devant un public.
- Un chariot comique contient tout un monde. En effet, le théâtre n’est-il pas la vie en raccourci, le véritable microcosme que cherchent les philosophes en leurs rêvasseries hermétiques ? — (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863)
- Durant cette vie animée par les fêtes, par les angoisses de l’amour, par ses colères et par ses fleurs que tu me dépeins, et à laquelle j’assiste comme à une pièce de théâtre bien jouée, je mène une vie monotone et réglée à la manière d’une vie de couvent. — (Honoré de Balzac, Mémoires de deux jeunes mariées, A. Houssiaux, 1855, chapitre 25)
- Voilà il me semble ce qui plus que toute autre chose est une vérité première : c’est que le théâtre, art indépendant et autonome, se doit pour ressusciter, ou simplement pour vivre, de bien marquer ce qui le différencie d’avec le texte, d’avec la parole pure, d’avec la littérature, et tous autres moyens écrits et fixés. — (Antonin Artaud, Le théâtre et son double, Gallimard, 1938, page 113)
- (Littérature) Genre littéraire regroupant les œuvres destinées à être jouées devant un public.
- Il n’est point de poète qui ne se soit essayé au théâtre et qui, malgré l’opinion reçue, n’y ait réussi. — (Émile Bergerat, Souvenirs d’un enfant de Paris — Volume 1 : Les Années de bohème, Éditions Fasquelle, 1911)
- Il faut donc, on l’a ressassé, que toute œuvre de théâtre valable se réduise en pages à peu de chose et tienne, pour ainsi dire, dans le creux de la main. — (Henry Bataille, Théâtre complet, tome 1, Ernest Flammarion, 1922)
- Le théâtre peut paraître un genre littéraire inférieur, un genre mineur. Il fait toujours un peu gros. — (Eugène Ionesco, Notes et contre-notes, Gallimard, collection « Folio Théâtre », 1966, page 57)
- (Littérature) Ensemble d’œuvres dramatiques ayant des caractères ou une origine en commun, issu d’un même courant, ou encore de la même époque.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Il y a dans le théâtre de Shakespeare tant de bouffonnerie et de batailles, le drôle en longue cotte bigarrée galonnée de jaune y paraît si souvent, que je ne crois pas vraisemblable qu’il ait pu se critiquer si sévèrement lui-même. — (William Shakespeare, traduction par François-Victor Hugo, Œuvres complètes de Shakespeare, tome XIII, Pagnerre, 1873)
- Corneille lui-même avait donné le Menteur, pièce de caractère et d’intrigue, prise du théâtre espagnol, comme le Cid ; et Molière n’avait encore fait paraître que deux de ses chefs-d’œuvre, lorsque le public avait la Mère coquette de Quinault, pièce à la fois de caractère et d’intrigue, et même modèle d’intrigue. — (Voltaire, Le Siècle de Louis XIV, Garnier, 1878, page 549)
- (Sens figuré) (Désuet) Livre, recueil didactique, visant à présenter une vue d’ensemble d’un sujet. Note : Se rencontre dans les titres d’ouvrages.
- Le Theatre d’Agriculture et mesnage des champs — (Olivier de Serres, 1600)
- (Métier) Activité de comédien, de comédienne ; profession d’actrice, d’acteur.
- Un artiste comme lui, ayant du feu, du tempérament, capable de jouer d’une façon personnelle et supérieure tous les grands rôles du répertoire, on ne lui avait jamais distribué, depuis cinq ans qu’il faisait du théâtre, un seul rôle de plus de vingt lignes. — (Georges Ista, Contes et nouvelles, tome 3, Imprimerie Bénard, 1917)
- Elle me raconta qu’après la chute de son frère, elle avait suivi un jeune négociant hollandais qui lui avait proposé de quitter le théâtre pour l’épouser. — (Dorvigny, Ma tante Geneviève, ou Je l’ai échappé belle, volume II, tome 3, 1800, page 91)
- Tremblante, hors d’elle-même, n’ayant qu’un ſouffle, Lucette promet publiquement de renoncer au Théâtre ; chacun ſe réjouit de ſa ſoumiſſion : on l’aſſure qu’elle peut mourir en repos, qu’elle doit être certaine maintenant d’être comblée de la gloire des élus. — (Pierre-Jean-Baptiste Nougaret, Lucette, ou les Progrès du libertinage, 1765-1766)
- Tremblante, hors d’elle-même, n’ayant qu’un souffle, Lucette promet publiquement de renoncer au théâtre ; chacun se réjouit de sa soumission : on l’assure qu’elle peut mourir en repos, qu’elle doit être certaine maintenant d’être comblée de la gloire des élus.
- (Sens figuré) (Péjoratif) Comportement artificiel, attitude peu naturelle, exagération.
- Cesse ton théâtre. Tu n’es pas maudit. Secoue-toi. Reprends-toi. — (Agnès Cattaneo, À perdre cœur, Gallimard, 1968 → lire en ligne)
- Arrête ton théâtre, petit, je connais ton numéro. Tu crois que c’est la première fois que j’en pique, des gamins comme vous ? — (Olivier Paquet, Le Melkine − L'Intégrale, Éditions L’Atalante, 2014 → lire en ligne)
- (Afrique) (Théâtre) Représentation théâtrale.
- La pratique de la bisexualité féminine est, aujourd’hui fréquente dans les établissements scolaires des grandes villes du Bénin notamment à Cotonou. L’évoquer dans un théâtre adapté aux adolescents est la chose la mieux souhaitée pour le redressement de la société. — (Esckil Agbo, Cahier d’histoires #3: Un théâtre tout simplement, 24 septembre 2015 → lire en ligne)
- (Missouri) (Louisiane) (Construction) (Cinéma) Lieu où l’on projette et regarde collectivement des films (sous l’influence de l’anglais américain movie theater).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Argot) (Désuet) (Sens figuré) (Mort) Échafaud, guillotine.
- Si ta larcque n’est pas franche, elle nous conduira droit au théâtre. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Marine) (Désuet) Emplacement dans la cale ou sur le faux-pont d’un bateau de guerre, près de la grande écoutille, destiné à recevoir et soigner les blessés lors d’un combat.
- Le théâtre ou poste de chirurgien est compris entre les cloisons de la cambuse et de la fosse aux câbles, dans tout l’espace qui est au-dessus de la grande cale ou cale à l’eau ; il doit être absolument vide de tout ce qui pourrait gêner les malades ou blessés, et contenir ce qui regarde les médicamens et les choses propres aux pansemens. — (Jacques-Pierre Bourdé de La Villehuet, Le Manœuvrier, 1814, pages 329−330)
- (Marine) (Désuet) Ancien nom du gaillard d’avant, partie surélevée à l’avant du pont supérieur d’un bateau.
- Le château de proue ou château d’avant, le gaillard d’avant ou le théâtre, eſt l’exhauſſement qui eſt à la proue des grands vaiſſeaux au deſſus du dernier pont vers la miſaine ; c’eſt le lieu où ſont les cuiſines. — (« CHÂTEAU », dans [Jésuites de] Trévoux, Dictionnaire universel françois et latin, 1704–1771 → consulter cet ouvrage)
- Le château de proue ou château d’avant, le gaillard d’avant ou le théâtre, est l’exhaussement qui est à la proue des grands vaisseaux au dessus du dernier pont vers la misaine ; c’est le lieu où sont les cuisines.
- (Pêche) (Désuet) Sorte de chantier utilisé pour faire égoutter les morues qu’on vient de laver.
- Ce théâre eſt donc deſtiné à mettre les Morues s’égoutter, & voici comme on les arrange ſur les membrures. — (Henri Louis Duhamel du Monceau, Traité général des pesches, seconde partie, 1772, page 75 → lire en ligne)
- Ce théâtre est donc destiné à mettre les morues s’égoutter, et voici comme on les arrange sur les membrures.
- (Artillerie) (Technique) (Désuet) Sorte de séchoir pour la poudre à canon.
- Derrière l’ouvrier placé devant la table de pesage, sont trois vaisseaux contenant chacun l’une des trois matières ; et à mesure que les boisseaux sont garnis, ils sont portés et rangés sur un théâtre destiné à les recevoir, de manière à séparer la composition de chaque moulin à poudre. — (Jean-Joseph-Auguste Bottée de Toulmon, Jean René Denis Riffault, Traité de l’art de fabriquer la poudre à canon, 1811, page 417 → lire en ligne)
- (Bois) (Désuet) Pile de bois à brûler dans un chantier.
- Si on élevoit les piles ſimples à 30, 40, 50, 60 pieds de hauteur, elles courroient riſque de s’écrouler ou d’être renverſées par le vent ; les Marchands évitent cet inconvénient en joignant pluſieurs piles enſemble pour en former un théâtre. — (Henri Louis Duhamel du Monceau, Du transport, de la conservation et de la force des bois, 1767, page 28 → lire en ligne)
- Si on élevait les piles simples à 30, 40, 50, 60 pieds de hauteur, elles courraient risque de s’écrouer ou d’être renversées par le vent ; les marchands évitent cet inconvénient en joignant plusieurs piles ensemble pour en former un théâtre.
- (Couture) (Technique) (Désuet) Petit plancher sur lequel travaillent les tailleurs.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "atre"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "théâtre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : atre , atres , âtre , âtres , attre , attres , oitre , oitres , oître et oîtres .
- nouatre
-
saumâtre
?- Qui a goût de sel.
- Ils étaient donc réduits à se servir de l'eau saumâtre de l'oued où piétinaient, matin et soir, les troupeaux. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Comme type biologique, les Palétuviers, peuplant les eaux saumâtres à salinité variable au cours de la journée, sont exactement comparables à l’hélophytie, ou hélostadion des eaux douces. — (Jean-Louis Trochain, Contribution à l'étude de la végétation du Sénégal, p.111, Larose, 1940)
- (Sens figuré) Désagréable ; déplaisant.
- Et c’était l’impression qui persistait, d’une atmosphère saumâtre, tout en reprises, d’un firmament et d’une terre rattachés, comme un bâti, par de grands points : […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Si le temps est très beau, il advient que j’en sois légèrement angoissé : c’est mauvais signe qu’il fasse si beau, quel saumâtre événement cela peut-il bien présager ? — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 112.)
- Je n'ai aucun regret que nous ayons fait l'euro et je me suis battu pour que l'Irlande en fasse partie, même si je juge saumâtre que ce pays ait répondu d'une singulière manière à cet effort de solidarité en pratiquant un dumping fiscal. — (Jacques Delors, Le Monde, 8 décembre 2010)
- Après tout, n'importe qui pouvait prévoir que M. Hollande ne tiendrait pas ses promesses, et qu'il réserverait à ses électeurs quelques surprises saumâtres en sus. Trahir ceux qui l'ont élu fait partir de l'arsenal stratégique de l'homme politique depuis toujours. — (Politiques culturelles : 40 intellectuels dénoncent le bilan de François Hollande dans un livre, propos recueillis par Laurent Nunez pour Marianne.net 10 Septembre 2016)
-
noirâtre
?- Qui tire sur le noir.
- Au-dessus de la porte, Lucien lut en lettres d’or sur un marbre noirâtre : Hôtel de Pontlevé. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Cerclée d’une triple enceinte de murailles noirâtres à créneaux, cette ville est bâtie près du cap Apchéron, sur les extrêmes ramifications de la chaîne du Caucase. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- On a remarqué que chez les saturnins la peau prend une teinte noirâtre quand elle est badigeonnée avec une solution de sulfure de potassium à 5 pour 100, […]. — (Charles-Albert Vibert, Précis de toxicologie clinique et médico-légale, Paris, Baillière, 1907, page 257)
- Il s’appliquait à retourner une terre noirâtre dans laquelle son chien, un jeune setter anglais, enfouissait déjà un os avant de recommencer à tournailler autour de son maître. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre I)
-
marâtre
?- (Vieilli) Belle-mère, épouse du père par rapport aux enfants qu’il a eus d’un précédent mariage.
- J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre. — (Jean Racine, Phèdre, 1677)
- Françoise de Plaix, la femme qu'il épousa, lui donna trois autres enfants : deux filles, Madeleine et Claude ; un fils , Nicolas. — Vous savez que , si rien au monde ne vaut une mère, rien n'est pire qu'une marâtre, — si ce n'est une belle-mère. — Donc Françoise de Plaix, comme une vraie marâtre qu'elle était, aimait peu les enfants de l'autre lit, et tâchait de favoriser les siens de tout ce qu'elle pouvait tirer de son côté et du leur. — (Théophile Gautier, « Paul Scarron », (1844, dans La Revue des deux Mondes), chap. 10 de Les grotesques part. 2 , Paris : chez Michel Lévy frères, 1856, page 342)
- En devenant sa belle-mère, j’avais espoir de gagner son cœur ; malgré mes avances, je n’ai point réussi. C’est ma faute, sans doute, ou plutôt c’est la faute de notre situation respective. Si je n’ai pas pu être une mère pour elle, comme je le désirais, je ne serai jamais une marâtre. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- (Péjoratif) Mauvaise belle-mère.
- Maintenant, Julie voulait vivre pour préserver son enfant du joug effroyable sous lequel une marâtre pouvait étouffer la vie de cette chère créature. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- S’il arrive de temps à autre que des enfants aient à se plaindre des traitements d’un parâtre ou d’une marâtre, ou seulement de certaines préférences, il n’en est pas moins vrai, […], les secondes noces, au lieu d’être un mal pour eux, leurs sont incontestablement avantageuses. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Quand je lui ai demandé si nous allions bientôt rentrer à la maison, elle m’a dit : « Ce n’est pas ta maison. »– Tout à fait ce que la méchante marâtre aurait pu répondre à la pauvre Cendrillon. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 130)
- (Afrique) Dans une situation de polygamie, coépouse de la mère.
- En terme de parenté, il est dit qu’un homme ne peut pas épouser la fille de sa sœur, ni la sœur d’une marâtre (coépouse de sa mère). — (Marc Pilon, Ménages et familles en Afrique sub-saharienne: du village à la capitale, entre permanence et changement : L'exemple de la société Moba-Gurma du Togo, Presses universitaires du septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2002, page 159)
- « Quand j'avais douze ans, un jeune est venu voir mes parents et a dit qu'il voulait m’épouser. J’étais d’accord et ma mère aussi, mais ma marâtre [coépouse de sa mère], qui avait une fille aussi, a convaincu mon père qu’il fallait marier ce jeune à sa [propre] fille, et me donner un autre mari. » — (Joëlle Kerl-Kochanski, Violences faites aux femmes : une anthropologue au Tchad, Évidence éditions, La Rochelle, 2018)
- Un destin à faire pâlir de jalousie toutes les coépouses de ma mère ! Il suffisait de se rappeler les lueurs de convoitise de mes marâtres et de mes demi-sœurs à la vue de la voiture flambant neuve que mon fiancé m’avait offerte un soir comme premier cadeau de mariage. — (Djaïli Amadou Amal, Les impatientes, éditions Emmanuelle Collas, Paris, 2020, pages 63-64)
- Mauvaise mère.
- Ce n’est pas une mère, c’est une marâtre.
- La nature a été une véritable marâtre envers cet homme.
- Et moi, jeté au dernier rang par une providence marâtre, moi à qui elle a donné un cœur noble et pas mille francs de rente, […] moi, refuser un plaisir qui s’offre ! — (Stendhal, Le Rouge et le noir, 1830)
-
gastrolâtre
?- (Vieilli) (Rare) Gourmand ; goinfre.
- Certes , voilà bien de quoi humilier les gens de table de Paris, qui se donnent les noms ambitieux de gourmands, de gastronomes, de gastrolâtres, etc. — (Pierre Louis de Rigaud comte de Vaudreuil, Tableau des mœurs françaises aux temps de la chevalerie : tiré du roman de Sire Roland et de la belle Ermeline, Paris : chez Adrien Egron, 1825, volume 3, page 284, note bas de page)
- Supposons que le malheur conjugal soit tombé sur un gastrolâtre ! Il demande naturellement des consolations à son goût. Son plaisir, réfugié en d'autres qualités sensibles de son être, prend d'autres habitudes. — (Honoré de Balzac, Physiologie du mariage, ou, Méditations de philosophie éclectique: sur le bonheur et le malheur conjugal : méditation XXVIII, 1829, Paris : chez Charpentier, 1838, page 368)
- Au surplus, qu'on examine sans prévention l'effet social que produirait nécessairement l'épicurisme phalanstérien : l'homme habitué à ne marcher que sur des tapis moelleux, […], peut-il être doué du moindre courage? Le gastrolâtre n'est-il pas naturellement enclin à l'égoïsme? L'homme adonné aux voluptés érotiques n'est-il pas étranger aux élans de la piété? — (Louis Rousseau, Exposition critique des théories phalanstériennes, dans Croisade du XIXe siècle, Paris : chez Debécourt, 1841, page 472)
- On notera ainsi avec bonne humeur « débrouillamini » (action de débrouiller un embrouillamini), « bonenfantise » (qualité d’une personne bon enfant), « gastrolâtre » (personne qui ne vit que pour les plaisirs de la table), « métromanie » (manie de composer des vers), « merdoie » (d’une couleur jaune verdâtre), « bisbrouille » (fâcherie, petite brouille), « ignivome » (qui vomit du feu). — (Alain Rey, l’amoureux des mots, Le Devoir.com, 6 janvier 2014)
- La digestion, en employant les forces humaines, constitue un combat intérieur qui, chez les gastrolâtres, équivaut aux plus hautes jouissances de l’amour. On sent un si vaste déploiement de la capacité vitale, que le cerveau s’annule au profit du second cerveau, placé dans le diaphragme, et l’ivresse arrive par l’inertie même de toutes les facultés. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847, chapitre IV, page 19 de l'édition Garnier)
- Adorateur du ventre, celui dont le dieu est le ventre.
-
battre
?- Frapper de coups répétés.
- Soit un être animé :
- Battre quelqu’un jusqu’au sang.
- Battre un chien.
- Soit un être inanimé (par extension, s’applique aussi au vent, à la pluie, aux vagues, aux flots…) :
- Le forgeron qui doit battre le fer a la partie supérieure de son corps et les muscles des bras très-développés. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- […] et l’on voyait déjà quelques embarcations filer doucement sur l’eau que battaient les grands avirons, pareils à des vols de goélands lents et bas. — (Octave Mirbeau, Les Eaux muettes )
- Battre le fer sur l’enclume : utiliser un marteau pour le déformer (dérivés : battre le fer à chaud, battre le fer à froid).
-
écolâtre
?- (Histoire) Ecclésiastique qui dirigeait l’école attachée à la cathédrale, et qui plus tard fut chargé d’exercer une surveillance sur les maîtres d’école du diocèse.
- Les professeurs portaient le nom de scolastiques ou d’écolâtres, dénomination qui devait servir à caractériser les méthodes et les doctrines qu’ils professaient. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
-
embattre
?- Cercler une roue avec une bande de fer.
- Retoucher un outil en métal avec un marteau.
- Je les trouve assis par terre à l’ombre, la petite enclume plantée entre les jambes écartées, travaillant la faux à petits coups précis du « marteau à embattre ». — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 184)
- Quand la bonne femme y vint, vers les huit heures, avec un copieux déjeuner, elle le trouva assis qui embattait mélancoliquement sa faux. — (Revue littéraire de Franche-Comté, 1866, in Contes populaires et légendes de Franche-Comté, Presses de la Renaissance, 1978, page 108)
-
ranatre
?- Genre d’insecte fin et allongé de l’ordre des hémiptères.
-
neuropsychiatre
?- Spécialiste en neuropsychiatrie.
- En espérant la “résilience” prochaine. Popularisée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, cette notion, qui désignait à l’origine la propriété d’un métal pouvant retrouver sa forme initiale après un choc, décrit aujourd’hui la capacité de rebond d’un individu après un traumatisme. — (Anne-Sophie Moreau, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 27/03/220 de Philosophie Magazine.)
- « Quelque chose d’anodin pour un adulte sera vécu très différemment par un enfant qui n’a pas appris à gérer ses émotions », explique le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, interrogé lundi par Le Parisien. — (Johanna Zilberstein, « Après le suicide de Matteo, ses parents portent plainte », le 18 février 2013, sur le site du journal Le Figaro (www.lefigaro.fr))
-
rabattre
?- Rabaisser, faire descendre.
- Madame Fusellier la conduisit dans le salon où elle alluma le feu. Et, comme le bois fumait et ne flambait pas, elle restait penchée, les deux mains sur les cuisses.— C’est la pluie, dit-elle, qui rabat la fumée. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 365)
- Les aéronats roulaient, tanguaient, dérivaient ; des rafales de grêle les rabattaient vers la terre […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 246 de l’édition de 1921)
- […] il s'enlumina la trogne à la manière d'un clown ou plutôt d'un ivrogne, avant de rabattre sur son front une longue mèche de cheveux. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Il saisit Héloïse, l'enlève entre ses bras […], et la transporte doucement, parmi les couvertures qu'il rabat sur elle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Sens figuré) Abaisser, réprimer.
- Rabattre l’orgueil, la hauteur, le ton, la fierté de quelqu’un.
- Le froid, la grippe, les difficultés d’un voyage en diligence vinrent rabattre beaucoup de leur enthousiasme. — (Julien Green, Nathaniel Hawthorne, dans Suite anglaise, 1927, Le Livre de Poche, page 123)
- Diminuer, retrancher de la valeur d’une chose, du prix qu’on en demande.
- La consommation de stout, au lieu de saint-émilion, m’aurait rabattu environ quatre shillings et demi, soit vingt-six francs. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 511)
- Ces chiffres sont à rabattre, tenu compte de l'entrecroisement des sangs, le même aïeul se retrouvant fréquemment à l'intersection de plusieurs lignées, comme un même nœud à l'entrecroisement de plusieurs fils. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, pages 45-46)
- Il faut rabattre beaucoup du prix que vous demandez.
- Un marchand qui vend sa marchandise sans en rien rabattre.
- Il n’en rabattrait pas un sou.
- Rabattre de l’estime qu’on avait pour quelqu’un.
- Il y a beaucoup à rabattre de ce qu’il dit.
- Il faut en rabattre de moitié.
- Ramener vivement vers un endroit.
- Le général rabattit l’ennemi sur ses positions.
- L’armée ennemie se rabattit sur telle place.
- — Moi, la première fois que j’ai donné un baiser à une femme, c’était sous un noyer, où nous avions été rabattus par une de ces averses de printemps… — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- (Chasse) Battre la campagne pour pousser (le gibier) vers des filets ou des panneaux tendus, ou vers la ligne des chasseurs.
- On fait du bruit pour rabattre le gibier.
- Fermer, clore.
- Peu avant d'arriver à l'angle de l'aile, non loin du perron, ils remarquèrent une croisée sur laquelle étaient rabattus les contrevents tout de guingois et que l'on pouvait ouvrir facilement. — (André Dhôtel, Le Pays où l'on n'arrive jamais, 1955)
- Penchée au-dessus du guéridon, elle choisit une cigarette dans le coffret dont elle rabattit le couvercle d'un coup sec [...]. — (Angelo Rinaldi, L'éducation de l'oubli, Denoël, 1974, page 281)
- (En parlant des plis d’une robe) Aplatir.
- (Escrime) Détourner (un coup), le rompre en rabaissant le fer de son ennemi.
- (Agriculture) Faire passer le rouleau sur les avoines déjà levées, pour aplanir la terre.
- Remplir (les ornières, les sillons) de la terre qui s’est élevée au bord.
- Tailler (un arbre, une branche) de manière qu’il ne soit plus aussi élevé ou que ce qui reste soit plus vigoureux.
- Devant la façade s’étendait une étroite terrasse, que d’antiques mûriers, rabattus en forme de treille, allongeant et tordant leurs grosses branches, ombrageaient. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre III)
- (Pour le juge, à l’audience) Révoquer (le défaut qu’il avait donné contre une des parties, faute par elle d’avoir comparu).
- (Intransitif) Quitter un chemin et se détourner tout d’un coup pour passer dans un autre.
- Quand vous serez en tel lieu, vous rabattrez à main droite. Il faut rabattre par tel endroit.
- (Intransitif) (Argot) Arriver, revenir, rentrer.
- Tous les locataires ont vite rabattu dans ma piaule. — (Alexandre Breffort, Mon taxi et moi, Éditions de la Corne d'or, Nice, 1951)
- D'ici que les flics rabattent dans le cirque, y’a pas des kilomètres. — (Robert Tachet, Alors, pommadé, tu jactes ?, Éditions le Condor, Paris, 1953)
- Une femme mariée, sans doute, car certains jours le dab rabattait vers deux du mat’ ; […]. — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 147)
- (Sens figuré) (Péjoratif) Amener, par divers moyens de propagande, des clients à une entreprise financière, des adhérents à un parti, des recrues à une armée, etc.
- (En particulier) Celui qui recrute des prostituées.
- — Il raccrochait des types chics dans les relations de sa famille et, n’osant pas tarifer ses propres faveurs, rabattait pour le petit truqueur et partageait la galette avec lui. — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
- galfatre
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.