Dictionnaire des rimes
Les rimes en : théâtre
Que signifie "théâtre" ?
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- (Antiquité) Construction à ciel ouvert comprenant une scène et des gradins en hémicycle, destiné à la représentation de spectacles.
- Quand on voit au théâtre de Dionysos les fauteuils de marbre qui entourent l’orchestre portant tous le nom du sacerdoce dont le titulaire devait y siéger, on dirait que ce fut ici une ville de prêtres ; et pourtant ce fut avant tout la ville des libres penseurs. — (Ernest Renan, Saint Paul, Michel Lévy, 1869, page 188)
- Il est à peu près impossible de comprendre à fond l’art dramatique des Grecs sans avoir vu ce qui subsiste de leurs théâtres. D’abord on est disposé à croire que la voix devait se perdre dans une enceinte sans toit ; mais quand on a essayé de lire des vers sur la scène, presque entièrement conservée, de Taormine, ou en se plaçant au sommet des nombreux gradins du théâtre de Syracuse, on ne peut plus nourrir aucun doute à cet égard. — (Jean-Jacques Ampère, « La poésie grecque en Grèce. — Première partie », Revue des Deux Mondes, période initiale, tome 6, 1844, page 1012)
- Mais de tout temps, même aux époques les plus reculées, un théâtre s’est composé, chez les Romains, des mêmes parties essentielles ; il y a toujours eu, sur un terrain en pente, et qui formait généralement un demi-cercle, des places pour les spectateurs assis ou debout ; au centre, un espace vide, qui est devenu l’orchestre ; en face, fermant le cercle et disposée pour être vue de tous les côtés, la scène, qui s’élevait à une certaine hauteur au-dessus de l’orchestre. — (Gaston Boissier, « À propos d’un théâtre antique », Revue des Deux Mondes, 4e période, tome 152, 1899, pages 304−305)
- (Construction) Lieu où l’on donne des spectacles (œuvres dramatiques, lyriques, musicales, chorégraphiques, etc.), comprenant diverses installations destinées aux spectacles ou au public.
- Il n’avait pas dormi, cette nuit-là, car au sortir d’une soirée chez un agent de change, il était allé souper avec un ami et deux femmes, ramassées dans les coulisses d’un petit théâtre. — (Émile Zola, Au bonheur des dames, G. Charpentier et E. Fasquelle, 1883, page 37)
- L’État, dispensateur de tous les privilèges, obligeait les théâtres à s’ouvrir en tout temps, de peur que les internés de Paris ne fussent privés de récréation pendant les soirées de juillet. — (Edmond About, Causeries, série 1, 1865, page 102 → lire en ligne)
- Nous avons dit que l’absence de la plupart des artistes qui avaient quitté Paris avant les événements du 18 mars, en même temps que l’impossibilité de réaliser des recettes en présence des désordres révolutionnaires, obligèrent une fois de plus les théâtres à fermer leurs portes. — (Gustave Labarthe, Le Théâtre pendant les jours du Siège et de la Commune, 1910, page 116)
- On arrivait de suite aux gradins supérieurs du théâtre par un escalier extérieur compris entre deux murs. — (Gustave Flaubert, Notes de voyages, Louis Conard, 1910, page 234)
- Je dois aller dîner chez mon oncle et ma tante Garoutte. De là, selon le programme de ma soirée, j’ai à me rendre au théâtre du Gymnase pour voir jouer la Fille Tambour-Major. — (Léo Taxil, Les trois cocus, Librairie populaire, 1884, page 28)
- (Arts de la scène) Lieu où des représentations théâtrales sont jouées ; spectacle représenté dans ce lieu.
- Alors, il comprit que c’était fini, bien fini, qu’il n’était pas assez malin pour aller au théâtre, et que ce plaisir était réservé à d’autres que lui. — (Georges Ista, Contes et nouvelles, tome 3, Imprimerie Bénard, 1917, page 70)
- À la fin, resté seul sans le sou et sans aucune protection, il dut s’engager dans le misérable orchestre d’un petit théâtre ambulant, en qualité de premier et peut-être unique violon. — (Fiodor Dostoïevski, Niétotchka Nezvanova, 1917, page 10)
- Et les places de théâtre que tu nous as promises, mon oncle ? — (Eugène de Mirecourt, Balzac, Gustave Havard, 1856, page 53)
- Un jour, mes yeux furent frappés d’une grande affiche de théâtre posée sur les murs, et qui annonçait l’ouverture de la saison théâtrale. — (Gérard de Nerval, Voyage en Orient, Calmann Lévy, 1884, page 40)
- (En particulier) (Désuet) Scène, partie élevée où les acteurs, vus de tous les points de la salle, exécutent les représentations dramatiques.
- Or, certainement, les acteurs qui représentaient les pièces de Térence, de Varus, de Sénèque, n’étaient ni des mimes, ni des danseuses de corde qui recevaient des soufflets sur le théâtre pour de l’argent, comme Théodora, femme de Justinien, qui fit ce beau métier avant que d’être impératrice. — (Voltaire, « 6259. — À M. Jabineau de La Voute », Œuvres complètes de Voltaire, Garnier, 1881, tome 44, pages 209)
- Il sera curieux de la voir monter sur le théâtre ! Quant à moi, je ne suis bonne qu’à me tenir dans ma loge. — (Marivaux, Les Acteurs de bonne foi, Haut Cœur et Gayet jeune, 1825)
- Bien que l’action du poëme dramatique doive avoir son unité, il y faut considérer deux parties : le nœud et le dénouement. Le nœud est composé, selon Aristote, en partie de ce qui s’est passé hors du théâtre avant le commencement de l’action qu’on y décrit et en partie de ce qui s’y passe ; le reste appartient au dénouement. — (Pierre Corneille, Corneille − Œuvres critiques, Hachette, 1862, page 104)
- (En particulier) (Vieilli) Décor.
- Le théâtre change et représente une place publique ; à gauche, l’entrée d’une prison ; à droite, une chapelle ; dans le fond, un fleuve traversé par un pont. — (Jean-Guillaume-Augustin Cuvelier, La Pauvre fille ou La victime de la séduction, 1813, acte II, page 14 → lire en ligne)
- Le théâtre représente une berge à la pointe d’une île sur la Marne et faisant face à la maison de Charenton. — (Charles Dupeuty et Ernest Bourget, Les Deux Pêcheurs, Michel Lévy, 1858, page 1)
- (Archaïsme) (Mobilier) Banc autrefois disposé des deux côtés de la scène pour des gens privilégiés.
- J’étois sur le théâtre, en humeur d’écouterLa pièce, qu’à plusieurs j’avois ouï vanter. — (Molière, Les Fâcheux, 1661)
- (Par métonymie) (Nom collectif) Ensemble des spectateurs et spectatrices assistant à une représentation théâtrale.
- Tout le théâtre se lève ; nous quatre restons assises et ne chantons pas. — (Yvette Renaud, Mathilde Mir en Charente, 1996, page 31 → lire en ligne)
- Selon le témoignage d’Hérodote, tout le théâtre se répandit en larmes et la représentation de la pièce fut interdite à jamais. — (Catherine Collobert, Parier sur le temps, Les Belles Lettres, 2011, page 196 → lire en ligne)
- Il est vrai que cet acte retire Éraste de folie, qu’il le réconcilie avec les deux amants, et fait son mariage avec Cloris ; mais tout cela ne regarde plus qu’une action épisodique, qui ne doit pas amuser le théâtre quand la principale est finie ; et surtout ce mariage a si peu d’apparence, qu’il est aisé de voir qu’on ne le propose que pour satisfaire à la coutume de ce temps-là, qui étoit de marier tout ce qu’on introduisoit sur la scène. — (Pierre Corneille, Mélite, Édition Marty-Laveaux, 1910, page 140)
- (Par métonymie) (Commerce) Entreprise, en général liée à une salle de spectacle, qui se consacre à la représentation de spectacles dramatiques, et regroupant des artistes, du personnel technique et administratif.
- En revanche le théâtre partit en tournée dans les pays occidentaux où l’accueil fut triomphal. — (Alexandre Zinoviev, Katastroïka, L’Âge d’Homme, 1990, page 107 → lire en ligne)
- Mon oncle, c’est-à-dire mon père […], était parvenu, à force de chanter dans les rues les opéras de M. Cimarosa et de M. Mercadante, à captiver la faveur du public et à se faire engager, par le directeur du théâtre royal de Florence, comme premier sujet. — (George Sand et Jules Sandeau, Rose et Blanche, 1831)
- Peu de temps avant la fin du spectacle, les employés du théâtre, en rouvrant toutes les portes, avaient trouvé le baron de Trenck évanoui au bas de l’escalier et baigné dans son sang. — (George Sand, Consuelo, J. Hetzel, 1855, page 271)
- (Par analogie) Petite construction où l’on donne un spectacle sans acteurs ou actrices.
- La Larme du Diable a été représentée sur un théâtre de marionnettes, chez Judith Gautier, la fille aînée du poète, il y a quelques années, par des comédiens de bois et de carton, et les privilégiés qui ont pu l’entendre en ont gardé un souvenir d’art ineffaçable. — (Émile Bergerat, Souvenirs d’un enfant de Paris — Volume 1 : Les Années de bohème, Éditions Fasquelle, 1911, page 390)
- Plus près de nous, parmi les impresario des théâtres de marionnettes, nous ne pouvons oublier Basté, qui, après avoir été quelque temps décrotteur, rue Sainte-Croix-des-Pelletiers, ouvrit dans la rue des Capucins un théâtre d’ombres chinoises. — (Amédée Fraigneau, Rouen Bizarre, 1888, page 336)
- (Sens figuré) Lieu où se déroulent des actions remarquables, des évènement graves ou importants.
- Tous les ambitieux qui ont paru jusqu’ici sur le théâtre de la Révolution ont eu cela de commun, qu’ils ont défendu les droits du peuple, aussi long-temps qu’ils ont cru en avoir besoin. — (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
- Ces deux anges faisaient pâlir par les vives couleurs de leurs yeux humides, […], les fleurs du tapis moelleux, ce théâtre de leurs ébats, … — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Quelques minutes lui suffirent à franchir la distance qui la séparait du théâtre du combat. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Si […] je me suis décidé à ajouter ces pages à la vaste littérature marocaine, c’est que je crois sincèrement qu’elles pourront contribuer à mieux faire connaître le Maroc et à faciliter l’appréciation des événements dont ce pays est en ce moment le théâtre. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 8)
- Quoi qu’il en soit, à 8 heures, infanterie et chars géorgiens pénètrent dans Tskhinvali, qui devient dès lors le théâtre de violents combats entre les troupes de Tbilissi, les miliciens ossètes et les soldats russes de la JPFK (force de maintien de la paix). — (« 8 août 2008 : la bataille de Tskhinvali », Courrier international, 8 août 2009 → lire en ligne)
- Dans les semaines qui suivent, la place de la République à Paris et d’autres places dans d’autres villes de France deviennent le théâtre d’une occupation citoyenne. — (Catherine Vincent, « Un an après, Nuit (toujours) debout ? », dans Le Monde, 30 mars 2017 [texte intégral]. Consulté le 2 avril 2017)
- (Théâtre) Art, régit par différentes conventions, ayant pour objet la représentation d’une suite d’évènements par des comédiens, devant un public.
- Un chariot comique contient tout un monde. En effet, le théâtre n’est-il pas la vie en raccourci, le véritable microcosme que cherchent les philosophes en leurs rêvasseries hermétiques ? — (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863)
- Durant cette vie animée par les fêtes, par les angoisses de l’amour, par ses colères et par ses fleurs que tu me dépeins, et à laquelle j’assiste comme à une pièce de théâtre bien jouée, je mène une vie monotone et réglée à la manière d’une vie de couvent. — (Honoré de Balzac, Mémoires de deux jeunes mariées, A. Houssiaux, 1855, chapitre 25)
- Voilà il me semble ce qui plus que toute autre chose est une vérité première : c’est que le théâtre, art indépendant et autonome, se doit pour ressusciter, ou simplement pour vivre, de bien marquer ce qui le différencie d’avec le texte, d’avec la parole pure, d’avec la littérature, et tous autres moyens écrits et fixés. — (Antonin Artaud, Le théâtre et son double, Gallimard, 1938, page 113)
- (Littérature) Genre littéraire regroupant les œuvres destinées à être jouées devant un public.
- Il n’est point de poète qui ne se soit essayé au théâtre et qui, malgré l’opinion reçue, n’y ait réussi. — (Émile Bergerat, Souvenirs d’un enfant de Paris — Volume 1 : Les Années de bohème, Éditions Fasquelle, 1911)
- Il faut donc, on l’a ressassé, que toute œuvre de théâtre valable se réduise en pages à peu de chose et tienne, pour ainsi dire, dans le creux de la main. — (Henry Bataille, Théâtre complet, tome 1, Ernest Flammarion, 1922)
- Le théâtre peut paraître un genre littéraire inférieur, un genre mineur. Il fait toujours un peu gros. — (Eugène Ionesco, Notes et contre-notes, Gallimard, collection « Folio Théâtre », 1966, page 57)
- (Littérature) Ensemble d’œuvres dramatiques ayant des caractères ou une origine en commun, issu d’un même courant, ou encore de la même époque.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Il y a dans le théâtre de Shakespeare tant de bouffonnerie et de batailles, le drôle en longue cotte bigarrée galonnée de jaune y paraît si souvent, que je ne crois pas vraisemblable qu’il ait pu se critiquer si sévèrement lui-même. — (William Shakespeare, traduction par François-Victor Hugo, Œuvres complètes de Shakespeare, tome XIII, Pagnerre, 1873)
- Corneille lui-même avait donné le Menteur, pièce de caractère et d’intrigue, prise du théâtre espagnol, comme le Cid ; et Molière n’avait encore fait paraître que deux de ses chefs-d’œuvre, lorsque le public avait la Mère coquette de Quinault, pièce à la fois de caractère et d’intrigue, et même modèle d’intrigue. — (Voltaire, Le Siècle de Louis XIV, Garnier, 1878, page 549)
- (Sens figuré) (Désuet) Livre, recueil didactique, visant à présenter une vue d’ensemble d’un sujet. Note : Se rencontre dans les titres d’ouvrages.
- Le Theatre d’Agriculture et mesnage des champs — (Olivier de Serres, 1600)
- (Métier) Activité de comédien, de comédienne ; profession d’actrice, d’acteur.
- Un artiste comme lui, ayant du feu, du tempérament, capable de jouer d’une façon personnelle et supérieure tous les grands rôles du répertoire, on ne lui avait jamais distribué, depuis cinq ans qu’il faisait du théâtre, un seul rôle de plus de vingt lignes. — (Georges Ista, Contes et nouvelles, tome 3, Imprimerie Bénard, 1917)
- Elle me raconta qu’après la chute de son frère, elle avait suivi un jeune négociant hollandais qui lui avait proposé de quitter le théâtre pour l’épouser. — (Dorvigny, Ma tante Geneviève, ou Je l’ai échappé belle, volume II, tome 3, 1800, page 91)
- Tremblante, hors d’elle-même, n’ayant qu’un ſouffle, Lucette promet publiquement de renoncer au Théâtre ; chacun ſe réjouit de ſa ſoumiſſion : on l’aſſure qu’elle peut mourir en repos, qu’elle doit être certaine maintenant d’être comblée de la gloire des élus. — (Pierre-Jean-Baptiste Nougaret, Lucette, ou les Progrès du libertinage, 1765-1766)
- Tremblante, hors d’elle-même, n’ayant qu’un souffle, Lucette promet publiquement de renoncer au théâtre ; chacun se réjouit de sa soumission : on l’assure qu’elle peut mourir en repos, qu’elle doit être certaine maintenant d’être comblée de la gloire des élus.
- (Sens figuré) (Péjoratif) Comportement artificiel, attitude peu naturelle, exagération.
- Cesse ton théâtre. Tu n’es pas maudit. Secoue-toi. Reprends-toi. — (Agnès Cattaneo, À perdre cœur, Gallimard, 1968 → lire en ligne)
- Arrête ton théâtre, petit, je connais ton numéro. Tu crois que c’est la première fois que j’en pique, des gamins comme vous ? — (Olivier Paquet, Le Melkine − L'Intégrale, Éditions L’Atalante, 2014 → lire en ligne)
- (Afrique) (Théâtre) Représentation théâtrale.
- La pratique de la bisexualité féminine est, aujourd’hui fréquente dans les établissements scolaires des grandes villes du Bénin notamment à Cotonou. L’évoquer dans un théâtre adapté aux adolescents est la chose la mieux souhaitée pour le redressement de la société. — (Esckil Agbo, Cahier d’histoires #3: Un théâtre tout simplement, 24 septembre 2015 → lire en ligne)
- (Missouri) (Louisiane) (Construction) (Cinéma) Lieu où l’on projette et regarde collectivement des films (sous l’influence de l’anglais américain movie theater).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Argot) (Désuet) (Sens figuré) (Mort) Échafaud, guillotine.
- Si ta larcque n’est pas franche, elle nous conduira droit au théâtre. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Marine) (Désuet) Emplacement dans la cale ou sur le faux-pont d’un bateau de guerre, près de la grande écoutille, destiné à recevoir et soigner les blessés lors d’un combat.
- Le théâtre ou poste de chirurgien est compris entre les cloisons de la cambuse et de la fosse aux câbles, dans tout l’espace qui est au-dessus de la grande cale ou cale à l’eau ; il doit être absolument vide de tout ce qui pourrait gêner les malades ou blessés, et contenir ce qui regarde les médicamens et les choses propres aux pansemens. — (Jacques-Pierre Bourdé de La Villehuet, Le Manœuvrier, 1814, pages 329−330)
- (Marine) (Désuet) Ancien nom du gaillard d’avant, partie surélevée à l’avant du pont supérieur d’un bateau.
- Le château de proue ou château d’avant, le gaillard d’avant ou le théâtre, eſt l’exhauſſement qui eſt à la proue des grands vaiſſeaux au deſſus du dernier pont vers la miſaine ; c’eſt le lieu où ſont les cuiſines. — (« CHÂTEAU », dans [Jésuites de] Trévoux, Dictionnaire universel françois et latin, 1704–1771 → consulter cet ouvrage)
- Le château de proue ou château d’avant, le gaillard d’avant ou le théâtre, est l’exhaussement qui est à la proue des grands vaisseaux au dessus du dernier pont vers la misaine ; c’est le lieu où sont les cuisines.
- (Pêche) (Désuet) Sorte de chantier utilisé pour faire égoutter les morues qu’on vient de laver.
- Ce théâre eſt donc deſtiné à mettre les Morues s’égoutter, & voici comme on les arrange ſur les membrures. — (Henri Louis Duhamel du Monceau, Traité général des pesches, seconde partie, 1772, page 75 → lire en ligne)
- Ce théâtre est donc destiné à mettre les morues s’égoutter, et voici comme on les arrange sur les membrures.
- (Artillerie) (Technique) (Désuet) Sorte de séchoir pour la poudre à canon.
- Derrière l’ouvrier placé devant la table de pesage, sont trois vaisseaux contenant chacun l’une des trois matières ; et à mesure que les boisseaux sont garnis, ils sont portés et rangés sur un théâtre destiné à les recevoir, de manière à séparer la composition de chaque moulin à poudre. — (Jean-Joseph-Auguste Bottée de Toulmon, Jean René Denis Riffault, Traité de l’art de fabriquer la poudre à canon, 1811, page 417 → lire en ligne)
- (Bois) (Désuet) Pile de bois à brûler dans un chantier.
- Si on élevoit les piles ſimples à 30, 40, 50, 60 pieds de hauteur, elles courroient riſque de s’écrouler ou d’être renverſées par le vent ; les Marchands évitent cet inconvénient en joignant pluſieurs piles enſemble pour en former un théâtre. — (Henri Louis Duhamel du Monceau, Du transport, de la conservation et de la force des bois, 1767, page 28 → lire en ligne)
- Si on élevait les piles simples à 30, 40, 50, 60 pieds de hauteur, elles courraient risque de s’écrouer ou d’être renversées par le vent ; les marchands évitent cet inconvénient en joignant plusieurs piles ensemble pour en former un théâtre.
- (Couture) (Technique) (Désuet) Petit plancher sur lequel travaillent les tailleurs.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "atre"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "théâtre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : atre , atres , âtre , âtres , attre , attres , oitre , oitres , oître et oîtres .
- coquatre
-
croître
?- Se développer, en parlant des êtres humains, des animaux, des plantes.
- Croître très vite, en peu de temps, à vue d’œil, insensiblement.
- Croître à une certaine hauteur.
- Se laisser croître la barbe, les cheveux.
- Les herbes, les arbres croissent.
- Cette pluie a fait croître les blés.
- Ces animaux croissent jusqu’à tel âge.
- Bien plus commode à exploiter que le bois, le bambou croît très rapidement. — (Palissades en bambou: techniques traditionnelles de construction et d'assemblage de Isao Yoshikawa, Eyrolles, 2006, page 5)
- Pour croître, un arbre a besoin d'eau, d'oxygène, de lumière, d'éléments nutritifs tirés du sol, etc. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 173)
- Augmenter de quelque façon que ce soit, en parlant des choses.
- La vitesse de circulation de la monnaie croissait ainsi de jour en jour et sa répudiation définitive semblait devoir être prochaine. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- La rivière a crû, est crue. - Les pluies, les neiges l’ont fait croître.
- Naître, pousser, en parlant des herbes, des plantes, des fruits, etc.
- La laine apparait au mois de septembre, croît pendant l’hiver et tombe au printemps, au moment de la mue ; on peigne tous les deux jours, sur l’animal vivant, la toison avec un démêloir jusqu’à ce que celui-ci n’amène plus de duvet. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Cette stérilité contraste avec les nombreuses touffes de retems et de verdure qui croissent dans le lit de la vallée. — (Antonin Jaussen & Raphaël Savignac, Mission archéologique en Arabie: Les châteaux arabes de QueṣairʾAmra, Ḫarâneh et Ṭûba, E. Leroux, 1922, volume 1, page 25)
- Ce pays est bon, toutes sortes de plantes y croissent.
-
rougeâtre
?- Qui tire sur le rouge.
- Le front pointu, mal caché par des cheveux plats, rares, et qui tombaient comme des filaments de verre soufflé, couronnait par des rugosités rougeâtres une face grimaude. — (Honoré de Balzac, Massimilla Doni, 1839)
- La vigogne a une toison formée de poils laineux très fins et d’une grande douceur. La couleur est brun rougeâtre ou brun fauve. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Il se gratte le front qu’un prurit tenace ne cesse de taquiner, et où fleurissent des taches rougeâtres. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 257)
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rosâtre
?- Qui a une teinte rosée, d’un rose sale.
- Une table carrée, d’un merisier plus rosâtre que le reste de l’ameublement, à dessus de marbre gris, grillagée de cuivre, était en face du lit, contre le mur, entre la fenêtre et la porte d’un grand cabinet de toilette. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 67)
- Il portait un chandail rosâtre et ses joues trop fardées tournaient au lie de vin. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Quant à l'ambiance, elle est faite de visions terrifiantes, de hurlements de douleur, de dégueulis rosâtres, de vomissements d'injures, de transpirations gluantes, de gémissements épouvantables, de pourrissements vivants, de râles atroces, de décompositions lentes et de morts qui n'en finissent plus... — (Gabriel Domenech, Éloge de l'ivresse, éditions Albin Michel, 1981, page 24)
- Sa peau était rosâtre et si douce que tous les hommes rêvaient de la frôler ne fût-ce que du revers des doigts. — (Amin Maalouf, Le rocher de Tanios, Grasset, 1993, Le Livre de Poche, page 40)
- La sporée, abondante à la fin de maturité, paraît poudrer les lamelles d’une couleur crème rosâtre. — (« Nom usuel : lactaire tranquille », sur le Memento des champignons du site http:/mycorance.free.fr, mise à jour : 25 octobre 2015)
-
écolâtre
?- (Histoire) Ecclésiastique qui dirigeait l’école attachée à la cathédrale, et qui plus tard fut chargé d’exercer une surveillance sur les maîtres d’école du diocèse.
- Les professeurs portaient le nom de scolastiques ou d’écolâtres, dénomination qui devait servir à caractériser les méthodes et les doctrines qu’ils professaient. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
-
archiatre
?- (Antiquité) Premier médecin d’une cour, d’un district, etc.
- Émerveillé de la distinction subtile d’un fameux archiatre de nos jours entre l'assassinat positif et l'assassinat négatif. — (Diderot, Essai sur les règnes de Claude et de Néron et sur les moeurs et les écrits de Sénèque)
- Le médecin qui n’aurait pas été, je crois, fort émerveillé de la distinction subtile d’un fameux archiatre de nos jours entre l’assassinat positif et l’assassinat négatif, mais qui ne connaissait pas mieux que le facultatiste le péril auquel on s’expose en commençant un forfait et la récompense qu’on s’assure en le consommant. — (Diderot, Essai sur Claude)
- En 1715, à la mort de Louis XIV, le poste d’archiatre s’achevait ; mais Fagon conserva la surintendance du Jardin Royal, où il se retira et y vécut, jusqu’à sa mort, le 11 mars 1718. — (Fagon - Vie - Carrière - Œuvre, Urofrance)
-
débattre
?- Discuter entre plusieurs personnes dont chacune expose ses arguments.
- Il n’est pas de question zootechnique qui ait été plus débattue, plus controversée que celle de l’amélioration des races chevalines. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- (Sens figuré) Lutter pour surmonter une situation difficile.
- Il cracha une injure, s’élança et réempoigna la jeune femme qui, cette fois, se débattit en vain. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre V)
-
olivâtre
?- Qui se rapproche de la couleur de l’olive. Note d’usage : Surtout usité pour parler de la peau.
- Celle qui parlait était une femme de vingt-quatre ans environ, grande, belle, malgré des cheveux noirs très-crépus et un teint olivâtre. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XX, 1826)
- Enfin, sa blancheur avait je ne sais quelle nuance mate, olivâtre, symptôme d'un vigoureux caractère. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Le hâle, la misère, les rudes labeurs du bagne ont bronzé son teint de cette couleur sombre, olivâtre, pour ainsi dire, particulière aux forçats. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- D'où venaient-ils, tous, avec leurs fins visages olivâtres, leurs grands yeux noirs ou bruns, leur souplesse de félins en chasse ? — (Pierre-Henri Simon, Celle qui est née un dimanche, 1952)
- De part et d’autre de l’ile, malgré des reflets gris, j’observe la même eau olivâtre.
- [...] une lueur olivâtre et blafarde éclairait seule tous les objets de la mer et des cieux. — (Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, 1788)
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folâtres
?- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe folâtrer.
- Deuxième personne du singulier du subjonctif présent du verbe folâtrer.
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replâtre
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe replâtrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe replâtrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe replâtrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe replâtrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe replâtrer.
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jaunâtre
?- Qui tire sur le jaune.
- Mais tous ses soins furent pour le salon. Elle réussit presque à en faire un lieu habitable. Il était garni d’un meuble de velours jaunâtre, à fleurs satinées. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. II ; réédition 1879, p. 82)
- Une pâte de corozo, préparée d’après une recette qu’il avait inventée, lui permettait également de fabriquer des dés d’une nuance jaunâtre, comme si l’on s’en était longtemps servi. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Mais la terre jaunâtre et glaiseuse du Perche, désignée dans le pays sous le nom de gruette ou de bournais, exige périodiquement des marnages, en raison de son acidité. — (Jean Vassort, Une Société provinciale face à son devenir: le Vendômois aux XVIIIe et XIXe siècles, 1995, p.29)
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rebattre
?- Battre de nouveau.
- Il a été battu et rebattu.
- Rebattez ce tapis, il est encore plein de poussière.
- Rebattre un matelas, le refaire et battre la laine qu’il contient.
- Rebattre un tonneau, en resserrer les douves, en frappant sur les cerceaux pour les faire avancer du côté de la bonde.
- (Chasse) Ce chien rebat ses voies se dit d’un chien courant lorsqu’il revient à plusieurs reprises sur les mêmes voies.
- Originellement rebattre les oreilles, et par ellipse : répéter inutilement et d’une manière ennuyeuse.
- Il m’en a rebattu les oreilles.
- Cet avocat n’a fait que rebattre ce qu’il avait dit à la première audience.
- C’est un sujet rebattu.
- Être rebattu de quelque chose, en avoir les oreilles rebattues, être las d’en entendre parler.
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âtre
?- (Rare) Noir foncé et mat.
- La jusquiame y croissait aussi, avec ses couleurs âtres et ses fleurs meurtrières. — (Nodier)
- Et son voile brumeuxLes zigzags du tonnerreEt la sombre colèreDu flot âtre et spumeux. — (Amédée Pommier, Océanides et fantaisies, page 42)
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théâtre
?- (Vieilli) Édifice destiné à la représentation.
- En effet, le matin même, le cardinal de Bourbon avait uni les deux époux avec le cérémonial usité pour les noces des filles de France, sur un théâtre dressé à la porte de Notre-Dame. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- Lieu où l’on représente des ouvrages dramatiques, où l’on donne des spectacles.
- [Autrefois], l'État, dispensateur de tous les privilèges, obligeait les théâtres à s'ouvrir en tout temps, de peur que les internés de Paris ne fussent privés de récréation pendant les soirées de juillet. Mais comme l'autorité n'était pas assez forte pour contraindre le public à s'enfermer dans une étuve et à payer ce supplice-là, les théâtres mangeaient de l'argent depuis les lilas jusqu'aux vendanges, sauf à se rattraper sur les recettes d'hiver. — (Edmond About, Causeries, 1865)
- Le théâtre de Bacchus.
- Le théâtre de l’Opéra.
- Le Théâtre-Français.
- Théâtre de marionnettes.
- Théâtre en plein air.
- Ouvrir un théâtre.
- L’administration d’un théâtre.
- Le directeur d’un théâtre.
- La salle, la scène, les coulisses, le foyer d’un théâtre.
- Aller au théâtre.
- Pièce de théâtre se dit, en général, d’une tragédie, d’une comédie, d’un drame, d’un opéra, etc.
- Costumes de théâtre, vêtements servant dans les représentations théâtrales.
- Personnages de théâtre, personnages d’une pièce de théâtre.
- Gens de théâtre, acteurs et actrices de profession.
- C’est une femme de théâtre.
- Écrire, travailler pour le théâtre, Composer des tragédies ou des comédies.
- Mettre un sujet au théâtre, En faire une comédie, un drame, une tragédie.
- Mettre une pièce au théâtre, La donner aux acteurs, la faire représenter.
- Monter sur le théâtre, Choisir la profession d’acteur.
- Cet acteur a l’habitude, l’usage, l’expérience du théâtre, Il connaît son art, il en a la pratique.
- Fermer un théâtre, Cesser les représentations pendant quelque temps.
- Rouvrir un théâtre, Recommencer à jouer.
- Scène, partie élevée où les acteurs, vus de tous les points de la salle, exécutent les représentations dramatiques.
- Les décors du théâtre.
- Le devant du théâtre.
- Le fond du théâtre. Il vieillit en ce sens ; on dit plutôt aujourd’hui « scène ».
- (Sens figuré) Profession d’acteur.
- Se destiner au théâtre.
- Renoncer au théâtre.
- Quitter le théâtre.
- (Par extension) Art dramatique, de l’œuvre dramatique.
- Cet auteur est sans doute un poète, mais il n’entend rien au théâtre.
- Corneille et Molière ont fondé le théâtre en France.
- La pratique du théâtre.
- L’influence du théâtre sur les mœurs.
- Ensemble des pièces d’un auteur, d’un peuple.
- Euripide a laissé entendre dans son théâtre qu’il ne faut pas croire aux mensonges de la fable et trahit parfois dans ses vers un agnosticisme complet. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Le théâtre de Corneille.
- Le théâtre de Molière.
- Le théâtre de Shakespeare.
- Le théâtre grec.
- Le théâtre français, italien, espagnol.
- (Sens figuré) Lieu où se passent des actions remarquables, où des hommes figurent et sont, pour ainsi dire, en spectacle.
- Tous les ambitieux qui ont paru jusqu’ici sur le théâtre de la Révolution ont eu cela de commun, qu’ils ont défendu les droits du peuple, aussi long-temps qu’ils ont cru en avoir besoin. — (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
- Ces deux anges faisaient pâlir par les vives couleurs de leurs yeux humides, […], les fleurs du tapis moelleux, ce théâtre de leurs ébats, …. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Quelques minutes lui suffirent à franchir la distance qui la séparait du théâtre du combat. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Si […] je me suis décidé à ajouter ces pages à la vaste littérature marocaine, c’est que je crois sincèrement qu’elles pourront contribuer à mieux faire connaître le Maroc et à faciliter l’appréciation des événements dont ce pays est en ce moment le théâtre. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 8)
- Dans les semaines qui suivent, la place de la République à Paris et d’autres places dans d’autres villes de France deviennent le théâtre d’une occupation citoyenne. — (Catherine Vincent, Un an après, Nuit (toujours) debout ? sur LeMonde.fr. Mis en ligne le 30 mars 2017, consulté le 2 avril 2017)
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entrebattre
?- Se battre l’un contre l’autre ou les uns contre les autres.
- Je sais que vous vous êtes entrebattus, et que, par deux fois, vous l’avez emporté sur lui. — (Paul-Loup Sulitzer, Fortune, Denoël, 1982, prologue)
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accroître
?- Augmenter ; rendre plus grand ou plus étendu.
- Au cœur du modèle néolibéral, le libre-échange sans précaution a accru le phénomène des délocalisations. — (Contribution générale « Réaliser le changement », pour le congrès de 2012 du Parti socialiste (France))
- … l'assassinat de la duchesse de Praslin, par son mari, pair de France, accrurent l'irritation publique. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Autrefois, nos écorces se vendaient à vil prix, et nos cuirs n’avaient pas une grande valeur ; mais nos écorces et nos cuirs, une fois bonifiés, la rivière nous permit de construire des moulins à tan, il nous vint des tanneurs dont le commerce s’accrut rapidement. — (Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, édition de 1845, chapitre premier)
- Il était alors composé de soixante-douze chanoines et le nombre s’accrut encore, car lorsque la Révolution survint, il s’élevait au chiffre de soixante-seize. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- La chèvre belge, quoique abâtardie, pouvait fournir de 4 à 8 pintes de lait (2 à 4 litres et plus) par jour, rendement qui pourrait, par la sélection, être encore accru. — (Paul Diffloth, Zootechnie : Chèvres, porcs, lapins , Encyclopédie agricole J. B. Baillière, & fils, 4e édition, 1918, page 63)
- Aller en augmentant, devenir plus grand.
- Son bien, son revenu accroît tous les jours.
- (Droit) (Intransitif) Revenir au profit de quelqu’un par la renonciation ou l’empêchement d’une autre personne, en parlant d'une chose.
- Entre colégataires, la portion de l’un accroît à l’autre ; la part de l’héritier renonçant accroît à ses cohéritiers.
- (Par extension) Cette portion de terre est accrue à son champ, à son héritage par alluvion, par atterrissement.
- (Pronominal) Aller en augmentant, devenir plus grand.
- Dès avant l'hibernation, les ovaires s'étaient considérablement accrus et remplissaient la cavité générale ; ils ont encore un peu grossi pendant l'hibernation aux dépens des réserves nutritives accumulées dans l'organisme. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- Depuis 1870 le nombre des insulteurs du Dieu des chrétiens s’est accru d'une dizaine de millions ; vous le constatiez vous-même l'an dernier. — (Henri Louatron, À la messe noire ou le Luciférisme existe, Mamers (Sarthe) : à compte d'auteur, s.d. (vers 1918-1920), page 39)
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parâtre
?- (Famille) (Vieilli) Beau-père.
- S’il arrive de temps à autre que des enfants aient à se plaindre des traitements d’un parâtre ou d’une marâtre, ou seulement de certaines préférences, il n’en est pas moins vrai, […], les secondes noces, au lieu d’être un mal pour eux, leurs sont incontestablement avantageuses. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Pour reparler du conseil, je vais vous dire : ceux qui en seront vont vite se demander pourquoi vous voilà, vous, le parâtre, si fort incrusté auprès de jeunes filles qui ne vous sont rien. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956. p. 258)
- (Famille) Mauvais père.
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contrebattre
?- (Militaire) Battre une position d’où l’on est battu par l’artillerie ennemie ; tirer contre cette artillerie.
- Au bout d’un mois de cette propagande enragée, que pas plus au Soviet qu’au Gouvernement nul ne songeait à contrebattre autrement qu’avec les vaines armes de l’éloquence, les résultats « encourageants » qu’avaient prévus Lénine se faisaient déjà sentir. — (Louis Dumur, Les fourriers de Lénine, Albin Michel, 1932, page 158)
- Pendant ce temps les arbalétriers, dont la présence eût été indispensable pour contrebattre les archers mamelouks, étaient restés au nord du canal qui, à peine guéable pour la cavalerie, restait infranchissable pour les piétons. — (René Grousset, L’Epopée des croisades, Perrin, 1995, 2017, page 340)
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opiniâtre
?- Qui est trop fortement attaché à son opinion, à sa volonté, en parlant des personnes.
- Tous les sots sont opiniâtres, et tous les opiniâtres sont des sots. — (Baltasar Gracián, L'homme de cour, traduction de Amelot de la Houssaie, 1702)
- Celui-là est défendu contre les quémandeurs trop opiniâtres par une sorte de femelle revêche, bourrue, grimaçante, qui s'entend à merveille à décourager les volontés les plus obstinées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 183)
- Un esprit opiniâtre.
- Un enfant opiniâtre.
- La nature envers moi moins mère que marâtreM'a formé très rétif, et très opiniâtreSurtout lorsque quelqu'un veut m'imposer la loi. — (Philippe Néricault Destouches, Le Glorieux, Philinte, Acte III, sc.7)
- (Par extension) Se dit des choses où l’on met de la persévérance, de l’obstination, de l’acharnement.
- Le combat fut opiniâtre.
- Une défense opiniâtre.
- Un travail opiniâtre vient à bout de tout.
- Il a gardé un silence opiniâtre.
- (Par extension) La nature opiniâtre de Cédric dut fléchir devant de tels obstacles. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Médecine) Qui dure longtemps, qui résiste aux remèdes.
- Bien qu'il fût Islandais pur sang , il semblait supporter difficilement le climat de son pays : il était affligé d'une toux opiniâtre. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 78)
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marâtre
?- (Vieilli) Belle-mère, épouse du père par rapport aux enfants qu’il a eus d’un précédent mariage.
- J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre. — (Jean Racine, Phèdre, 1677)
- Françoise de Plaix, la femme qu'il épousa, lui donna trois autres enfants : deux filles, Madeleine et Claude ; un fils , Nicolas. — Vous savez que , si rien au monde ne vaut une mère, rien n'est pire qu'une marâtre, — si ce n'est une belle-mère. — Donc Françoise de Plaix, comme une vraie marâtre qu'elle était, aimait peu les enfants de l'autre lit, et tâchait de favoriser les siens de tout ce qu'elle pouvait tirer de son côté et du leur. — (Théophile Gautier, « Paul Scarron », (1844, dans La Revue des deux Mondes), chap. 10 de Les grotesques part. 2 , Paris : chez Michel Lévy frères, 1856, page 342)
- En devenant sa belle-mère, j’avais espoir de gagner son cœur ; malgré mes avances, je n’ai point réussi. C’est ma faute, sans doute, ou plutôt c’est la faute de notre situation respective. Si je n’ai pas pu être une mère pour elle, comme je le désirais, je ne serai jamais une marâtre. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- (Péjoratif) Mauvaise belle-mère.
- Maintenant, Julie voulait vivre pour préserver son enfant du joug effroyable sous lequel une marâtre pouvait étouffer la vie de cette chère créature. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- S’il arrive de temps à autre que des enfants aient à se plaindre des traitements d’un parâtre ou d’une marâtre, ou seulement de certaines préférences, il n’en est pas moins vrai, […], les secondes noces, au lieu d’être un mal pour eux, leurs sont incontestablement avantageuses. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Quand je lui ai demandé si nous allions bientôt rentrer à la maison, elle m’a dit : « Ce n’est pas ta maison. »– Tout à fait ce que la méchante marâtre aurait pu répondre à la pauvre Cendrillon. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 130)
- (Afrique) Dans une situation de polygamie, coépouse de la mère.
- En terme de parenté, il est dit qu’un homme ne peut pas épouser la fille de sa sœur, ni la sœur d’une marâtre (coépouse de sa mère). — (Marc Pilon, Ménages et familles en Afrique sub-saharienne: du village à la capitale, entre permanence et changement : L'exemple de la société Moba-Gurma du Togo, Presses universitaires du septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2002, page 159)
- « Quand j'avais douze ans, un jeune est venu voir mes parents et a dit qu'il voulait m’épouser. J’étais d’accord et ma mère aussi, mais ma marâtre [coépouse de sa mère], qui avait une fille aussi, a convaincu mon père qu’il fallait marier ce jeune à sa [propre] fille, et me donner un autre mari. » — (Joëlle Kerl-Kochanski, Violences faites aux femmes : une anthropologue au Tchad, Évidence éditions, La Rochelle, 2018)
- Un destin à faire pâlir de jalousie toutes les coépouses de ma mère ! Il suffisait de se rappeler les lueurs de convoitise de mes marâtres et de mes demi-sœurs à la vue de la voiture flambant neuve que mon fiancé m’avait offerte un soir comme premier cadeau de mariage. — (Djaïli Amadou Amal, Les impatientes, éditions Emmanuelle Collas, Paris, 2020, pages 63-64)
- Mauvaise mère.
- Ce n’est pas une mère, c’est une marâtre.
- La nature a été une véritable marâtre envers cet homme.
- Et moi, jeté au dernier rang par une providence marâtre, moi à qui elle a donné un cœur noble et pas mille francs de rente, […] moi, refuser un plaisir qui s’offre ! — (Stendhal, Le Rouge et le noir, 1830)
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idolâtre
?- (Religion) Qui adore les idoles et leur rend des honneurs.
- Les nations idolâtres.
- Les peuples idolâtres.
- Rendre un culte idolâtre.
- Les Juifs ne voulaient plus de ses mœurs idolâtres, tous les autres de sa domination. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1897)
- (Religion) Qui rend un culte divin à des êtres vivants ou à des choses autres que des idoles.
- Les Perses, qui adoraient le feu, les égyptiens, qui adoraient les crocodiles, étaient idolâtres.
- (Sens figuré) Qui aime quelqu’un avec excès, ou qui estime trop une chose, qui en raffole.
- Cette femme l’a subjugué, il en est idolâtre.
- Cette mère est idolâtre de ses enfants.
- Cette femme est idolâtre de sa beauté.
- Madame de Chasteller, bien dirigée par un mari idolâtre des petits moyens qui font tant d’effet à la cour, fut bien reçue des princesses, et jouit bientôt d’une position fort agréable. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
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amphithéâtre
?- (Antiquité) Édifice de forme ronde ou ovale, où les anciens donnaient des jeux et dont le pourtour était formé de plusieurs rangs de gradins.
- Un amphithéâtre aux gradins récemment déblayés, un forum silencieux, des voies désertes, tout un squelette de grande cité défunte, toute la gloire triomphante des Césars vaincue par le temps et résorbée par les entrailles jalouses de cette terre d’Afrique qui dévore lentement, mais sûrement, toutes les civilisations étrangères ou hostiles à son âme… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Dans un théâtre, lieu élevé par degrés vis-à-vis de la scène, au-dessus du parterre et au-dessous des loges ou à l’étage supérieur.
- L’amphithéâtre était plein de monde. Un billet d’amphithéâtre.
- Salle garnie de gradins où un professeur fait ses cours ou donne ses leçons.
- L’amphithéâtre de l’école de Médecine. Le grand amphithéâtre de la Sorbonne.
- (Par analogie) Endroit d’aspect circulaire ou semi-circulaire dont les pentes s’élèvent en gradins.
- Cet arbre était situé au centre d’un amphithéâtre boisé, à un demi-mille du château détruit de Torquilstone. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Les montagnes s’élevant à des hauteurs majestueuses formaient une espèce de cirque, d’immense amphithéâtre naturel autour du bassin qu’était la rade […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
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verdâtre
?- Qui tire sur le vert.
- Le soleil pâlit au milieu de son cours, et l'azur du ciel, traversé de bandes verdâtres, semble se décomposer dans une lumière louche et troublée. — (François-René de Chateaubriand, Les Martyrs, livre dix-neuvième, volume 2, éd. Le Normant, 1809, page 239)
- Quand on voit le résultat, on n’a pas envie de se taper des générations de mous de la cuisse au teint verdâtre de poireau bouilli ! — (Maëster, Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, La Guère Sainte, Drugstore, 2008, ISBN 978-2226175601)
- Le Choin, au contraire, garde toute l'année une teinte terne, gris-verdâtre, qui s'anime à peine au printemps , […]. — (Pierre Allorge , Les Associations végétales du Vexin français, thèse de doctorat, faculté des sciences de Paris, 24 novembre 1922, page 129)
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violâtre
?- Qui est d’une couleur tirant sur le violet.
- Le chrysobéril se trouve le plus souvent en masses arrondies, de la grosseur d’un pois, et parfois en cristaux prismatiques octaèdres, terminés par des sommets hexaèdres ; couleur vert d’asperge, passant tantôt au gris jaunâtre et tantôt au gris verdâtre ; cette nuance peu agréable est revelée par un globule lumineux d’un blanc violâtre qui se promène dans les divers points de la pierre au fur et à mesure qu’on la fait changer de position. — (Charles Félix Blondeau, Manuel de minéralogie, Société belge de librairie, etc., Hauman, Cattoir et compagnie, Bruxelles, 1838, 4e édition, page 113)
- Une pluie cinglante, presque horizontale, tant le vent de la mer courait impétueusement sur cette campagne désolée, rayait en travers, au lieu de les hacher diagonalement de ses milliers de fils, les fonds d’un gris violâtre ; Rembrandt lui-même, voulant rendre un orage, n’eût pas griffé plus furieusement le vernis d’une de ses planches. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 139)
- Par l’entre-bâillement, un jet d’ardente lumière, un flot de braises dansantes pénétra. Et l’on aperçut, sous le ciel d’un bleu violâtre d’incendie, la vaste campagne brûlée, comme endormie et morte dans cet anéantissement de fournaise. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893)
- Le long des murs s’alignent des tabourets au point de croix où repose soit l’horrible chat dont les yeux sont faits de quatre points verts, un noir au milieu, soit le chien, à dos rouge et à pattes violâtres, qui laisse pendre une langue couleur d’andrinople. — (Willy [Henry Gauthier-Villars] et Colette, Claudine à l’école, 1900, réédition Le Livre de Poche, page 197)
- Le colchique couleur de cerne et de lilasY fleurit tes yeux sont comme cette fleur-làViolâtres comme leur cerne et comme cet automneEt ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne. — (Guillaume Apollinaire « Les Colchiques » in Alcools, 1913)
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douceâtre
?- Qui est d’une douceur fade.
- Un goût douceâtre.
- Un sirop douceâtre.
- (Par extension) Une façon de parler douceâtre.
- (Par extension) Je lui sais presque gré de ne pas se laisser leurrer, comme un peu plus tard un de mes grands-oncles maternels, par des images douceâtres d’ouvriers au grand cœur : ces chromos sont aussi une offense au peuple. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 126)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.