Dictionnaire des rimes
Les rimes en : tette
Que signifie "tette" ?
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- Bout de la mamelle des animaux (pour les êtres humains, on emploie tétin).
- Tette de chèvre, de truie.
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "tette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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complète
?- Féminin singulier de complet.
- Du point de vue articulatoire, la différence fondamentale entre voyelles et consonnes est la suivante : alors que, pour les voyelles, l’air laryngé ne rencontre aucun obstacle, pour les consonnes, il y a toujours un obstacle, que ce soit un rétrécissement du canal buccal ou une obstruction complète, mais momentanée. — (Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, 1994)
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conquête
?- Action de conquérir ; la chose conquise elle-même.
- Avant la conquête française, la Kabylie ne connaissait pas d'autre mode de répression que la vengeance privée et les Kabyles n'étaient pas de mauvaises gens. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.256)
- Depuis sa conquête par César et jusqu'à la fin du Ve siècle, la Gaule n'a été qu'une terre romaine, entièrement latinisée et son histoire se confond avec celle de Rome. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours - Avant-propos, 1937)
- Je tirai sur la manette des gaz; le moteur répondit avec une docilité touchante, et nous voici partis à la conquête du ciel. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- À l'état naturel, les résineux comme les feuillus ont une grande puissance de conquête et une grande longévité. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.16)
- En mai 1925, Amundsen était parti en avion à la conquête du Pôle Nord, et la plus grande inquiétude régnait sur son sort. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Avant que le califat omeyyade de Damas n'eût cédé la place aux Abbassides de Bagdad, en 750, les conquêtes arabes avaient unifié politiquement une grande partie du monde, de l'Espagne à l'Inde. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- (Sens figuré) — D'abord réservées aux scientifiques, les Pyrénées ont ensuite accueilli un tourisme prudent en attendant les pyrénéistes, ivres de conquêtes. — (André Lasserre, Petite histoire de la Bigorre, Éditions Cairn, 2015)
- Alors, vous, monsieur Antoine, que pensez-vous de la conquête de l'espace ? Antoine, la bouche pleine de croissant : — Conquête de l'espace... quézaco ? — Comment ça quézaco ? Vous n'ignorez tout de même pas que des hommes se sont baladés en jeep sur la lune ! — (Pierre Dudan, Antoine et Robert: Saint-Exupéry, Brasillach, Éditions Antagnes, 1981, p. 38)
- (Spécialement) (Histoire) (Canada) Prise de possession, par les armes (1759-1760) puis par traité (1763), du territoire de la Nouvelle-France par l'Empire britannique. → voir Conquête
- Doit-on parler d'une « conquête » pour décrire les événements de 1754-1760 ou encore de 1763?Dans la perspective des Canadiens, le terme conquête n'est pas trop fort. Les Français ne l'aiment pas. Je ne sais pas quel mot ils préfèrent, d'ailleurs. Je pense qu'ils n'aiment tout simplement pas le souvenir du traité de Paris de 1763. — (Denis Vaugeois et Stéphane Savard, Entretiens, Boréal, Montréal, 2019, page 133)
- (En particulier) Action de séduire, en parlant de l’amour, de la sympathie, voire, comme dans le sens 1, la personne séduite elle-même.
- […] ; mais vous avez certainement fait sa conquête, car ce n'est probablement pas pour moi qu'il passe sous nos fenêtres deux fois par jour depuis que vous êtes ici... Certes, il vous aime. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Certes Casanova n'est pas impie, n'est pas un démon, ne provoque ni Dieu ni les hommes. […]. Enfin il se contente de conquêtes faciles. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, note n°1, p.114)
- Décidément, on s’y perdait avec les conquêtes de ce Don Juan de l’opérette. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XIX, Série noire, Gallimard, 1956, page 174)
- Le coureur de jupons ne sait plus se tenir : En sa ligne de mire, une femme, messires ! Courant comme un heureux vers sa douce conquête On le soupçonne d’être un as de la quéquette ! Un mythe qui pourrait bien vite s’écrouler […]. — (Cassiopée M.D., Profilage (Portraits professionnels): Sociologie du monde du travail, Mon Petit Éditeur, 2013, page 26)
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oeillette
?- Mauvaise orthographe de œillette.
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chemisette
?- (Vieilli) (Désuet) Vêtement qui se portait sur la chemise.
- (Vieilli) Sorte de corsage ou de guimpe que portent les femmes et les jeunes filles.
- L’enfant s’assit patiemment. Là était le petit fauteuil d’osier, marqué de son corps, et le tabouret qu’elle aimait, et la petite glace plus chérie parce qu’elle était cassée, et la dernière chemisette qu’elle avait cousue, la chemisette « qui s’appelait Monelle », dressée, un peu gonflée, attendant sa maîtresse. — (Marcel Schwob, Le Livre de Monelle, Mercure de France, 1895)
- Et Pausole observait debout les révélations successives d’un corps teinté, ferme, vivace, tandis qu’elle ouvrait tour à tour la chemisette bossue, la jupe monastique, le difforme pantalon blanc. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Mimi Pinson chante. Sa romance jolie est sentimentale. En son cœur fleurit la fleur bleue. Et sa chemisette a des faveurs roses qu’on la supplie d’accorder. Qu’elle les accorde ou qu’elle les refuse, elle éclate de rire. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 342)
- Elle ôte sa robe et va en chercher une autre : une jupe sombre et une chemisette. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- La jeune personne de quinze ans […] portait des cheveux très noirs noués en catogan, une chemisette agitée, une jupe de son âge, une ceinture de cuir. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre I)
- Chemise à manches courtes.
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l'allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- (Belgique) (Suisse) Vêtement ou sous-vêtement sans col ni manches.
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baronnette
?- (Noblesse) Petite baronne, fille d’un baron.
- Le plus beau des châteaux qui renfermait la plus belle des baronnettes. — (Voltaire, Candide, ou l’Optimisme)
- (Noblesse) Épouse d’un baronnet.
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passerinette
?- (Ornithologie) Espèce de fauvette, la fauvette passerinette.
- Nous adoptons pour cet oiseau le nom de passerinette, qu’il porte en Provence ; c’est une petite fauvette qui diffère de la grande non-seulement par la taille, mais aussi par la couleur du plumage et par son refrain monotone tip, tip. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Oiseaux, tome IX, page 179)
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burette
?- Petit vase à goulot et à anse, propre à contenir du vinaigre, de l’huile, etc.
- Burette de cristal, de porcelaine, de faïence.
- Burette à huile.
- […] Mme Paquet dont la porte entrouverte – pour les commodités d’une bonne écoute – laissait voir le profil plat, absorbé dans la préparation d’une vinaigrette que lui fournissait, goutte à goutte, une paire de burettes transformée en huilier. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 252)
- C'est la fée des machines : à laver, à repasser, à tricoter, à coudre, à mixer, à mouliner, à souffler, à battre, comme à écrire ou à photocopier : elle sait tout des boutons, des recharges, des durées de fonctionnement, des endroits où donner le coup de burette. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 92)
- (Religion) Petit vase où l’on met le vin et l’eau qui servent à la messe.
- À l’aide d’un de ces instruments, il ouvrit le tabernacle, en tirant d’abord le saint-ciboire, […], puis un ostensoir massif, […], puis enfin deux burettes de vermeil. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Et la messe continuait devant Durtal, émerveillé par l’enfant qui baisait, les yeux presque fermés, dans le petit recul d’un discret émoi, les burettes de vin et d’eau, avant que de les offrir au prêtre. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- C’est une messe. […]. Il achève l’offertoire, et je le vois, debout, qui saisit la patène plaquée contre sa poitrine. Un enfant de chœur lui tend, l’une après l’autre, les burettes, cependant que le prêtre dépose l’hostie sur le corporal. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 249)
- Instrument de laboratoire permettant d'ajouter au goutte-à-goutte un réactif dont le dosage doit être précis.Une burette de laboratoire.
- La burette est composée d'un tube en verre d'environ 1 cm de diamètre, gradué (généralement en dixième de millilitres), munie à son embouchure d'un robinet permettant de faire varier le débit du liquide, et ouvert à son autre extrémité.
- Testicule.
- Je ne lisais pas le journal dans les burettes de mon père. — (Marc Levy, Un sentiment plus fort que la peur, chapitre 7)
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aiguillette
?- (Habillement) Cordon, ruban, etc., ferré par les deux bouts, pour servir à attacher, mais qui ne sert quelquefois que d’ornement.
- Abraham Knupfer distingue son chapeau à trois cornes, ses aiguillettes de laine rouge, sa cocarde traversée d’une ganse, et sa queue nouée d’un ruban. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Ces vieilles bandes, muettes et brillantes, offraient mille contrastes de couleurs dus à la diversité des uniformes, des parements, des armes et des aiguillettes. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Quand je m’ennuyais par trop dans cette ville sans mouvement, sans intérêt et sans vie, je me mettais en grande tenue, — toutes aiguillettes dehors, — et l’ennui fuyait devant mon hausse-col ! — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 41)
- En un clin d’œil La Mole écarta les aiguillettes de son pourpoint, et tira de sa poitrine une lettre enfermée dans une enveloppe de soie. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- (Sens figuré) Morceaux de la peau ou de la chair coupés en long, en parlant d’une volaille.
- Couper un canard par aiguillettes. - Découper adroitement en faisant des aiguillettes.
- Viande de bœuf de première catégorie.
- (Marine) Petit cordage d’une certaine longueur, servant à aiguilleter.
- Aiguillettes de bouées. - Aiguillettes d’amarrage. - Aiguillettes de culasse, etc.Une aiguillette (poisson)
- (Ichtyologie) Synonyme de bélonidé ou orphie (poisson).
- On pêche aussi anchois, maquereau, rouget, aiguillette et dorade en été. — (Denis Binet, Les Pêches côtières de la baie du Mont-Saint-Michel à la baie de Bourgneuf, 1999)
- Petite aiguille.
- À l'instant où je me penche à la fenêtre de cette chambre d'hôtel sous les toits, face à la cathédrale de Strasbourg et à ses aiguillettes vieux rose qui se haussent du col, je vois une souris courir dans la gouttière. — (Christian Bobin, Le Muguet Rouge, Gallimard, 2022)
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courette
?- (Architecture) Petite cour entourée de bâtiments.
- Un des comparses de la bande à Bonnot (il s’appelait quelque chose comme Lacombe, mais je ne réponds pas du nom) arriva à s’échapper de sa cellule, sise au troisième étage, et à descendre, par les tuyaux, dans une courette, d’où il regagna la toiture. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, pages 568-569)
- Léonora entra dans sa chambre à coucher, puis dans sa chambre de toilette et, par un escalier dérobé connu peut-être d'elle seule, gagna cette petite cour isolée dont nous avons déjà parlé — une courette large à peine de trois toises et séparée des autres cours par une haute muraille. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- De l’autre côté de ce puits de courette, la paroi s’alluma par une, puis par deux chambres, puis des dizaines. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 248)
- À l'extrémité du corridor, une porte coulissante s'ouvrit sur une courette inondée de soleil. — (Pierre Bordage, Wang – I. Les portes d'Occident, « J'ai Lu », 1997, page 161)
- Pour mon regard neuf, chaque détail de mon univers était source d'étonnements, de l'intensité du bleu du ciel aux herbes de notre courette deux fois plus hautes que moi. — (Monique Cluzeau, Paysanne dans une autre vie, Editions des Souvenirs d'antan, 2011, page 51)
- (Argot) Course-poursuite.
- Pendant la guerre, la Gestapo leur a fait une sacrée courette, aux gitans — (Joseph Joffo, Baby-foot, 1977)
- Ensuite, je ne lui ai donné que trois ou quatre litres de coco, et sa bagnole bouffe dix-douze litres aux cent, c'est-à-dire que dans cinquante bornes nous serons aussi débarrassés de lui s'il s'avisait de nous faire la courette. — (Michel Lebrun, Autoroute, Éditions French Pulp, 2014, chap. 15)
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fortraite
?- Féminin singulier de fortrait.
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patinette
?- Jouet d’enfant muni d’un guidon et composé d’une planche portée par deux ou trois roues sur laquelle on pose un pied, l’autre étant utilisé pour la propulsion.
- Cette cour, aux larges pavés qui avaient, jadis, retenti sous les sabots des chevaux de race et où, maintenant, cahotait une patinette montée par un moutard glapissant, nous la traversâmes sans mot dire. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre VIII)
- Tout près, quelques enfants pas encore couchés faisaient des tours de patinette. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 157)
- Engin de déplacement et de sport de conception identique au précédent mais prévu pour adultes. Spécifiquement conçue pour la vitesse, la patinette se caractérise par une roue avant de grande taille (650 à 700 mm). Certains modèles permettent d’atteler un chien de traîneau.
- En août 2003, Alpo Kuusisto a parcouru Paris-Brest-Paris en quatre-vingt-cinq heures en patinette.
- Skis très courts.
- (Sport) Sport pratiqué à l’aide de ces skis.
- (Lorraine) (Populaire) Carré de tissu à mettre sous ses pieds pour ne pas salir, ou, plus particulièrement, pour ne pas rayer le parquet.
- Te penseras à mettre tes patinettes, je ne veux pas que te me rayes le parquet !
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alouette
?- (Ornithologie) Petit oiseau passereau terrestre brunâtre et au bec mince qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines.
- Le soleil, vif et chaud, faisait chanter les alouettes et semblait les attirer plus près du ciel, tant elles pointaient en ligne droite et volaient haut. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 71)
- C’est l’heure charmante où l’alouette s’élève dans le ciel, salue de ses trilles et de ses roulades le matin jeune, virginal et triomphant. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- En Sologne, on attrape les alouettes à l’hameçon ; autre part, on les fusille au miroir. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pernette était comme l’alouette que fascine le miroir et, pour Gilles, l'église, en cette nuit de Noël, était le plus beau des théâtres. — (Jacqueline Mirande, Le cavalier, Nathan, 1990, Univers Poche, 1999)
- On disait qu'elle s’élevait vers les nuées sept fois par jour pour chanter les louanges du Créateur. Aussi, quelques étymologistes de fantaisie ont prétendu que alouette, du nom gaulois alauda, venait du latin a lauda, qui signifie louange. — (Gérard Oberlé, chronique du 18 mars 2004 sur France Musique, reproduite dans La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, page 252)
- La gentille alouette avec son tire-lireTire l’ire à l'iré, et tire lirant tireVers la voûte du Ciel ; puis son vol vers ce lieuVire et désire dire : adieu Dieu, adieu Dieu. — (Guillaume de Salluste, seigneur du Bartas)
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abstraite
?- Féminin singulier de abstrait.
- Cette approche, qui a «désabstractisé» la phonologie par rapport aux démarches pragoises, a par ailleurs permis de poser une autre unité très abstraite, fondée sur une vue quelque peu distributionaliste, avec le concept de «diaphone», entité qui traverse les frontières d’un corpus donné et constitue en effet — du moins dans notre optique — la base réelle de toute communication à l’intérieur d’une société ou même entre individus appartenant à des communautés différentes de locuteurs. — (Haiim B. Rosén, Un demi-siècle de linguistique européenne, 2001, page 50)
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historiette
?- Court récit de quelque aventure galante ou plaisante, ou d’autres choses de peu d’importance.
- Lorsqu’il taillait un gros bloc, ou le sciait en long, il commençait toujours une petite chanson dans laquelle il y avait toute une historiette qu’il bâtissait à mesure qu’il allait, en vingt ou trente couplets, plus ou moins. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Quand la directrice racontait de gentilles historiettes : « Vos parents sont bons — ils n’agissent que pour votre bien — votre papa et votre maman se donnent beaucoup de peine pour que vous ne manquiez de rien… » je me suis souvent demandé comment elle n’était pas fascinée par le poche-œil de Gaston Fondant irradiant vert, jaune, noir, à la rencontre de ses paroles. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- S’il entend son métier [de conteur], il doit entremêler habilement ses historiettes, et entre deux vertes avoir soin d’en faire passer une mûre. — (Du Convoiteux et de l’Envieux, dans Fabliaux et Contes du Moyen Âge, Louis Tarsot (trad.) et Albert Robida (illustr.), éd. Heath, 1913, pages 55-56)
- À ce propos, une historiette : Au premier voyage qu’elles firent […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Je me suis moi-même diverti, moins des calembredaines qui ont traîné les rues et dont beaucoup furent inventées, que des historiettes qui me furent contées par des témoins auriculaires. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, page 38)
- Une historiette très significative exprime parfaitement cet état de fait. — (Frédéric Lenoir, Petit traité d’histoire des religions, 2008, page 259, ISBN 978-2-7578-4176-1)
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houlette
?- Bâton que porte un berger et au bout duquel est une plaque de fer faite en forme de gouttière, pour jeter des mottes de terre aux moutons qui s’écartent et les faire revenir.
- En parlant ainsi, il fit tourner sa lourde hallebarde pardessus sa tête, avec autant de facilité que l’eût fait un berger avec sa houlette. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il lui semblait voir et entendre la Pucelle dans toute la rudesse du langage rustique qu’elle devait avoir avant de quitter la houlette pour le glaive. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La Guerliche, qui ramassa prestement chapeau, panetière, houlette et manteau, s’en affubla, rassembla les moutons et revint au village. — (Charles Deulin, Les Muscades de la Guerliche)
- Mademoiselle, rondelette et nantie d'une houlette à rubans, ne sort jamais qu’avec son père par les sentiers où les précèdent l'âne, la chèvre et les chiens, tandis que la mère ivre morte dort dans la cuisine où se tiennent les maîtres. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 338)
- (Sens figuré) Symbole de l’état de berger, de pasteur.
- Vous vous promenez dans le monde avec votre pauvre humble sourire, qui demande grâce, une torche au poing, que vous semblez prendre pour une houlette. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 161)
- Si elle a bien compris monsieur le Curé, il faut agir auprès des âmes comme un chien de berger, regrouper les brebis égarées sous la houlette du Bon Pasteur, et sans tarder. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Jardinage) Ustensile dont on se sert pour lever de terre les oignons de fleurs.
- (Par analogie) (Art) Instrument en forme de pelle ou de spatule.
- (Vieilli) (Liturgie) Crosse d'un évêque[3].
- (Prestidigitation) Tour de prestidigitation où une carte semble se lever seule d’un paquet de cartes égalisées.
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helvète
?- Relatif à l’Helvétie ; suisse.
- L'équipe helvète. — (Super-G de Lake-Louise: victoire du Suisse Gruenenfelder, LesEchos.fr, 28 novembre 2010)
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cornette
?- (Habillement) Coiffure de certaines religieuses.
- Comme l’auvent de sa cornette maintenait la fumée devant son visage, elle amenuisa ses yeux ; avec son nez de lion et sa bouche très gourmande, elle apparut alors à travers le brouillard bleu comme la personnification d’une très vieille sagesse. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 198)
- Moins l’habit et la cornette, c’est une sœur de la charité qui pose des ventouses, des cataplasmes, applique des sinapismes, masse les rhumatisants, ensevelit les morts. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Tous les cœurs se rallient à sa blanche cornette […] — (Georges Brassens, La Religieuse, 1969)
- Dans une allée, je croise une femme aux cheveux cachés sous un voile noir d’où dépasse une bande blanche, analogue aux cornettes des religieuses de ma jeunesse, les bonnes sœurs qui suscitaient nos moqueries, moins par leur costume que par leur vœu de chasteté perpétuelle, lequel nous paraissait insensé – jamais un homme, comment était-ce possible ! — (Annie Ernaux, « Regarde les lumières mon amour », Seuil, 2014, page 58)
- (Habillement)(Par extension) Coiffe folklorique de femme.
- La ronde s’anime, les cornettes blanches tournoient, s’entrouvrant sur les côtés comme des ailes de papillon. — (Alphonse Daudet, La moisson au bord de la mer, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, page 217)
- (Habillement) Coiffure dont les femmes se servaient dans leur déshabillé.
- Les femmes arborent leurs plus beaux atours, « affutiaux, cornettes, calipettes », leurs châles les plus recherchés. — (Jean Revel, L'émondeur, dans les Contes normands, Paris : Éditions Fasquelle, 1901 & Éditions La Piterne, 2015)
- Outil servant à découper le cuir.
- (Vexillologie) (Marine) Sorte de long pavillon à deux pointes ou cornes, qui est la marque distinctive de l’officier qui commande une division de trois bâtiments au moins.
- La cornette se hisse à la tête d’un mât comme une flamme.
- (Vieilli) Étendard d’une compagnie de cavalerie ou de chevau-légers.
- La cornette blanche ou cornette de France était l’étendard du roi.
- (Suisse) Coquillette. (Ce terme est généralement utilisé au pluriel.)
- Les pâtes courtes comme les coudes, les bagues, les cornettes et les rigatoni sont aussi fabriquées par les filières. — (Germain Ménard , Le Blé, Éditions Presses Universitaires de Laval (Québec), 1992)
- (Construction) Protection métallique mise dans les angles en bas des murs pour éviter que les véhicules ne les dégradent.
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brochette
?- (Cuisine) Petite broche de fer, de bois, et quelquefois d’argent, dont on se sert, soit pour assujettir la viande à la broche, soit pour faire rôtir ou griller de petites pièces de gibier, des rognons de mouton et d’autres viandes.
- Mon oncle avait une longue canne, terminée par une brochette de fer, au moyen de laquelle il enfilait les limaces et les escargots, mangeurs de salades. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- (Par extension) (Cuisine) Petites pièces de gibier, des rognons de veau, des morceaux de foie, des petits poissons, etc., ainsi rôtis ou grillés.
- Pareil pour les yakitoris, des brochettes de légumes et de poulet. — (Françoise Bourdin, Dans les pas d’Ariane, Belfond, 2011, chapitre 3)
- Puis il envoya chercher une brochette de mouton, délicatement entourée de fines herbes, des confitures de rose et de gâteaux au miel. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Petite broche qui sert à porter ensemble plusieurs croix ou médailles.
- Une brochette de décorations.
- (Par extension) (Ironique) ou (Péjoratif) Ensemble de personnes ou de choses malfaisantes, inopportunes, fâcheuses, etc.
- Alors la causerie générale ressemblait étrangement, moins les poses et l'extériorité grossière, à un souper d'hommes. Jamais d'idée générale, des brochettes d'anecdotes et des discussions sur des riens : […]. — (Joséphin Peladan, La décadence latine (Éthopée), tome IX : La Gynandre, Paris : chez Dentu, 1891, page 237)
- Alignés en brochette, on était vraiment beaucoup sur la scène, dont une bonne moitié de resquilleurs. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 311)
- Lorsque le célèbre professeur prononce la brochette de mots « maladie orpheline, incurable, pour l'instant, et pas mortelle », j'ai l'impression qu'il fait un exposé à ses étudiants sans penser à l'impact de ses paroles sur l'être humain qui lui fait face. — (Sophie Bennarosh, Maladie de Lyme, empoisonnement aux métaux lourds : Non, ce n'est pas dans ma tête ..., ni dans la vôtre, Éditions Leduc.s, 2017, page 29)
- (Imprimerie) (Vieilli) (Désuet) Petite trigle de fer qui attachait la frisquette au châssis du tympan.
- (Fonderie) (Vieilli) (Désuet) Échelle campanaire.
- (Marine) (Vieilli) (Désuet) Baguette servant de mesure.
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pirouette
?- (Danse) Tour entier qu’on fait de tout le corps, en se tenant sur la pointe d’un seul pied.
- Faire une pirouette, des pirouettes.
- Faire une double pirouette.
- Comme il sortait du bain, un camarade lui conseilla par manière de plaisanterie de rentrer à l’hôtel en dansant. L’autre accepte le défi, exécute une pirouette et tombe mort sur la route, aux côtés de son compagnon épouvanté. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 168)
- (Équitation) Sorte de volte que fait le cheval sur sa longueur dans une seule et même place.
- La passade consiste à mener un cheval au galop sur une ligne droite et à exécuter une demi-volte ou une demi-pirouette ordinaire à chaque extrémité de cette ligne, de manière à la parcourir plusieurs fois de suite, en passant et repassant. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l’écuyer et de l’homme de cheval, page 245, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
- (Sens figuré) Dérobade.
- À tout ce que j’ai pu lui dire, dans ces graves circonstances, il n’a répondu que par des pirouettes.
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belette
?- (Zoologie) Petit mammifère carnassier, de forme effilée et de couleur rousse, qui a le museau pointu et les pattes courtes (Mustela nivalis).
- Autour de la chambre, le long de la plinthe, des belettes courent, bondissent, se poursuivent... — (Octave Mirbeau, La tête coupée)
- (Affectueux) Jeune fille ou jeune femme charmante.
- « Lorsqu'un chef entre dans un bureau où il y a des femmes, il nous lance : “Salut les belettes !” Dirait-il “Bonjour les blaireaux !” à des hommes ? » — (Dalila Kerchouche , Espionnes., Éd. Arthaud, 2016)
- Salut, jolie belette.
- (Argot) Fille naïve et idiote, féminin argotique de « blaireau ».
- Quelle belette celle-là !
- (Québec) Curieux, personne curieuse.
- Elle veut tout savoir ; c'est une vraie belette !
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odelette
?- Petite ode du genre gracieux.
- Et, du samedi soir au dimanche matin, il enfouissait sa grosse tête dans la généreuse chevelure mordorée de celle qu’il avait dans la peau, et lui susurrait de odelettes galantes comme si jamais les nuages algériens n’étaient venus voiler le pur soleil de son amour. — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 36.)
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follettes
?- Pluriel de follette.
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musagète
?- (Mythologie) Qui conduit les muses.
- Entre Apollon Musagètes (« conducteur des Muses »), et notre HU KARDAN celtique, il y a d’autres analogies. — (Robert Ambelain, Au pied des menhirs. Essai sur le celtisme, Paris, Niclaus, 1945, page 40)
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épuisette
?- Filet de pêche monté sur un cerceau adapté à un manche.
- Debout au bord du marécage, les jambes enfouies jusqu’aux jarrets, ils avaient fini par interrompre leur besogne, par reposer leurs bras sur leurs épuisettes inutiles. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925, première partie, chapitre 1, page 22 de l’édition du Livre de Poche)
- Sur le fond, et autour de l’aquarium, des présentoirs exhibaient les attirails, des plus simples aux plus compliqués : gaules en bambou, cannes en fibre de verre, grandes cannes télescopiques pour moulinet à tambour tournant, boîtes de mouches et de cuillères, d’hameçons et de plombs, devons, moulinets de tous calibres, montures pour poissons morts, dégorgeoirs, bourriches, épuisettes, appâts réputés fantastiques ! fabuleux ! ou, plus prosaïquement, épatants ! — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- Une épuisette était plantée dans le porte-parapluies. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 166)
- Filet pour attraper les oiseaux dans une volière.
- Vite, un homme met une énorme épuisette sur le trajet de l’oiseau. — (Maurice Mimoun, L’Impossible Limite: Carnets d’un chirurgien, 1996)
- (Familier) (Marine) Synonyme de écope.
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nette
?- Féminin singulier de net.
- L’éventail des styles travaillés, comme le dit encore A. Crépin, allant de la prose rythmée à la prose allitérée et à la poésie allitérée, montre que la dichotomie de la prose et de la poésie n’est pas toujours aussi nette que l’on peut le croire. — (Danielle Buschinger, Chroniques nationales et chroniques universelles, 1990, page 33)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.