Dictionnaire des rimes
Les rimes en : tette
Que signifie "tette" ?
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- Bout de la mamelle des animaux (pour les êtres humains, on emploie tétin).
- Tette de chèvre, de truie.
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "tette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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cigarette
?- Petit cylindre de tabac finement haché entouré d'une feuille de papier fin, que l'on fume.
- […] elle atteignit une cigarette sur la cheminée et l’alluma. — (Guy de Maupassant, Bel-Ami)
- En attendant que le moment fût venu, ils n’hésitèrent pas à rouler une cigarette. Ils l’allumèrent avec certaines précautions, en tenant l’allumette entre leurs doigts, pour que n’on ne vît pas trop sa flamme ; puis, lorsqu’ils avaient tiré une bouffée, ils entouraient de leur main la cigarette, dont le bout brillant les eût dénoncés. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 160)
- Bernard sourit, hocha la tête et, glorieux de son vêtement coupé dans une étoffe cannelle de mauvais goût, m'offrit une cigarette. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Elle alluma une cigarette, croisa les jambes et se renversa, languissante, dans son fauteuil. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 79)
- À travers les vitres des brasseries et des cafés, on distinguait confusément, un peu partout, la foule des consommateurs gesticulant parmi la fumée des cigarettes. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- « Tu veux une cigarette ? me dit-il changeant brusquement de tactique.— Non, je ne fume pas et je vous demande de me vouvoyer. » — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- La vente de cigarettes à l'unité ainsi que la vente par paquets de moins de 20 pièces est, en effet, très dangereuse car elle permet à des jeunes âgés parfois de 12 à 14 ans seulement de commencer à fumer. — (Berberat Didier, 02.3247 – Postulat: Vente de cigarettes aux jeunes. Restrictions, parlement suisse, juin 2002)
- (Par extension) Tout objet qui peut rappeler la forme d’une cigarette.
- Il paraît que la nouvelle génération de hors-bord, appelés « cigarettes », a un moteur trop puissant pour la coque du bateau. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 81)
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cuvette
?- Récipient large et peu profond dont on se sert pour se laver, ou destiné à des usages domestiques.
- Il poussait ma porte, et je le voyais tout gris, tout chauve, en manches de chemise, le cou nu, qui se lavait la figure dans la cuvette. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Elle remontait de jour en jour jusqu’à l’origine du mal, par besoin d’en connaître l’auteur. Il faut quarante jours, lui avait-on dit. Alors elle remontait d’homme en homme, suivant les circonstances, et de cuvette en cuvette. Tout le défilé d’amour avec ses mots et ses gestes parcourait les chambres d’hôtels […]. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, pages 94-95)
- Récipient ou sorte d’entonnoir de plomb disposé pour recevoir les eaux d’un tuyau de descente ou les eaux d’une source, d’un aqueduc.
- La cuvette d’un baromètre, L’espèce de petit vase qui est à la partie inférieure du tube d’un baromètre.
- (Horlogerie) Plaque de métal qui couvre en arrière le mouvement de certaines montres.
- Parmi les montres qui pendaient à la devanture de M. Goulden, il s’en trouvait une toute petite, quelque chose de tout à fait joli, la cuvette en argent, rayée de petits cercles qui la faisaient reluire comme une étoile. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Forme concave, creusée ou déprimée.
- Pour faire une cressonnière, il faut donc organiser l’irrigation régulière d'une cuvette où le cresson, constamment baigné d’eau renouvelée, pourra pousser : les praticiens appellent cette cuvette une fosse, […]. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, page 28, éditions La Terre nationale)
- (Par analogie) (Géographie) Configuration de terrain en forme d’entonnoir.
- […] la multitude de tourbières et d’étangs, qui parsèment ce plateau à hydrographie indécise, représente autant de cuvettes d’origine glaciaire donnant à cette région l’aspect triste et désolé d’un paysage finlandais. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 17)
- Le conflit en Indochine s’était éteint pratiquement le 8 mai de la même année, dans le grand silence de la cuvette de Dien Bien Phu […]. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 21)
- (Chimie) Petit tube de section carrée utilisé pour l'analyse d’échantillons par spectroscopie.
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gorgerette
?- (Vieilli) Espèce de collerette servant à couvrir la gorge des femmes.
- Leur fine gorgerette blanche, leur jupe de tiretaine rayée rouge et bleue. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831, page 257, édition de Pocket (1989), ISBN 978-2-266-24000-0)
- Par la guimpe entrebâillée, je voyais de petites médailles d’argent qui reluisaient au fond de la gorgerette. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 178)
- C'est ton sein dont la gorgeretteMe dévoile la blanche chair. — (Albert Glatigny, Poésies, Les flèches d'or, Paresse ; Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1870, page 115)
- — Une lettre pour Michel Corbier ! Il tint un moment la lettre haut en humant l’air. — Bigre ! celle-ci ne sent pas le tabac à priser... Une belle fille pourrait la mettre dans sa gorgerette. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Bride destinée à nouer, les bonnets d'enfants.
- (Ornithologie) Fauvette à tête noire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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époussette
?- (Vieilli) Brosse dont on se sert pour nettoyer des habits, des étoffes, etc. En ce sens, il s’emploie presque toujours au pluriel, comme une sorte de nom collectif.
- Morceau d’étoffe avec lequel on nettoie un cheval après l’avoir étrillé.
- Il y a en Turquie des chevaux arabes, des chevaux tartares, des chevaux hongrois et des chevaux de race du pays ; ceux-ci sont beaux et très fins, ils ont beaucoup de feu, de vitesse, et même d'agrément, mais ils sont trop délicats, ils ne peuvent supporter la fatigue, ils mangent peu, ils s'échauffent aisément, et ont la peau si sensible, qu'ils ne peuvent supporter le frottement de l'étrille ; on se contente de les frotter avec l'époussette et de les laver. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 544.)
- Chez lui, il enlevait les quinze centimètres de vertèbres pour les remplacer par un manche de bois sur quoi la peau était clouée et se fabriquait ainsi une époussette de crins pour ôter la poussière sur les chevaux après les avoir étrillés puis brossés, car il était essentiel que tous les chevaux fussent tenus propres, le commis de ferme s’y employait tôt le matin. — (Jean-Loup Trassard, Neige sur la forge, 2015)
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anisette
?- (Boisson) Liqueur spiritueuse, composée avec de l’essence d’anis.
- Avec trois ou quatre sous par jour, un Andalou peut vivre splendidement ; pour cette somme, il aura du pain très blanc, une énorme tranche de pastèque et un petit verre d’anisette ; son logement ne lui coûtera que la peine d’étendre son manteau par terre sous quelque portique ou quelque arche de pont. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Pour se consoler, elle achetait un litre d’anisette, elle buvait le soir des petits verres avec sa fille, tandis qu’Antoine retournait au café. C’était là leur débauche. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- Bibi-la-Grillade se leva pour aller lui chercher un verre d’anisette. — (Émile Zola, L'assommoir, 1876)
- Tenez, la semaine dernière, rue de Puteaux, on m’appelle, j’accours ; je trouve le malade trépassé et, auprès du lit, la famille qui finissait tranquillement une bouteille d’anisette achetée la veille pour satisfaire un caprice du moribond. — (Guy de Maupassant, En famille, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 142)
- L’affaire fit beaucoup de bruit. À l’heure de l’anisette, les officiers de l’état-major en discutaient ! — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 47)
- Henri Seroka nous offrit l’apéritif, et dans une odeur d’anisette, nous tirâmes des plans pour la nuit. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 142)
- (Par extension) Verre de cette boisson.
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escampette
?- Action de s’escamper, de s’enfuir discrètement.
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gentillette
?- Féminin singulier de gentillet.
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paillette
?- Lamelle de métal, brillante, mince, percée au milieu, ordinairement ronde, et qu’on applique sur une étoffe pour l’orner.
- Des teintes diverses, des nuances d'une extrême délicatesse en coloraient les parois glacées. On la voyait par longues places, tantôt irisée, tantôt jaspée, et partout niellée d’arabesques ou piquetée de paillettes lumineuses. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Elle avait fini par trouver du travail et cousait des paillettes. Mon cher ami, elle en cousait le jour, puis elle en cousait la nuit. Elle n’avait pas seize ans. Elle ne put jamais gagner cinquante sous par jour. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 116)
- Veste courte en cuir et cette nouvelle sorte de pantalon, d'un blanc immaculé. Souliers à talons aiguilles recouverts de paillettes, genre fantaisie, qu'on peut voir aux pieds des filles dans les bars à champagne. Cette apparition m’anesthésia. — (Antonin Moeri, « Capriccio », dans Allegro amoroso: nouvelles, L’Age d’Homme, 1993, page 65)
- (Par extension) Petites parcelles d’or qu’on trouve dans le sable de quelques rivières.
- Là, il avait d’abord acquis une petite concession, et avec l’aide d’une dizaine d’indigènes il s’était mis à retourner la terre. Ses premières paillettes lui avaient permis d’entrevoir le succès, et puis le filon s’était vite asséché, tout comme le veld en hiver. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
- (Par analogie) Petits points lumineux.
- Les tons fauves et chauds de l’antique dorure font ressortir splendidement les filets et les paillettes de lumière accrochés au passage par les nervures et les saillies des ornements, et produisent des effets admirables de la plus grande opulence pittoresque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Par analogie) Particule minérale ou organique en lamelles très minces.
- L’acide palmitique forme des cristaux blancs en forme de paillettes, très ténus, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'éther. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, page 5)
- Le mica se sépare en paillettes.
- « Tu as vu ton pull, je l’ai lavé au savon en paillettes, comme neuf. » — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 367)
- (Élevage) (Par ellipse) (Familier) Dose de semence d’insémination artificielle.
- On les utilise avec un pistolet inséminateur ([…]). Il existe deux types de paillettes : danoise et française.La paillette danoise est en cellophane ; elle est paraffinée intérieurement et fermée à une extrémité par un tampon de coton. Elle est destinée à recevoir du sperme qui a été dilué avec un milieu gélatiné ; à la température de conservation de + 40, le sperme est donc solide ce qui permet de ne pas boucher très hermétiquement la paillette. — (Edmond Quittet, L’insémination artificielle dans l'espèce bovine, éditions Hachette, 1959, page 102)
- — Une inséminatrice, chuchota-t-il. Elles sont une demi-douzaine. Elles règnent sur la chèvrerie et inoculent nos paillettes aux femelles en automne, durant les mois de fécondité. — (Chantal Attané, Le propre du bouc, Éditions J'ai Lu, 1992)
- La durée de mon intervention est fixée par la convention collective : six minutes trente par vache pour arriver dans l’élevage, prendre les consignes que j'ai anticipées au planning d’accouplement, décongeler la paillette, inséminer, laver les bottes, rédiger les documents que je dois laisser à l’éleveur. — (Bruno Béchamel, « Conseil en génétique », dans Choisir ses techniques, coordonné par Christine Depigny-Huet, Educagri, 2018, page 15)
- (Militaire, Télédétection spatiale) Type de réflecteur léger utilisé en grand nombre pour former des nuages destinés à leurrer les radars et les autodirecteurs de missiles.
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barbette
?- Femelle de barbet.
- (Religion) Guimpe qui couvre le sein d’une religieuse.
- (Militaire) (Désuet) Plate-forme d’où l’on tirait le canon à découvert.
- (Par extension) (Désuet) Ce canon lui-même.
- (Argot militaire) (1840 ou avant) Soldat du génie.
- Durant les causeries autour de la soupe, il avait appris du capitaine les choses « indispensables au métier » , que les cavaliers étaient des cavalos, […], le génie des barbettes […] — (Georges d'Esparbès, La folie de l'épée, Albin Michel, Paris 1927, page 50)
- (Marine) (Désuet) Grelin d’une galère.
- (Marine) (Désuet) Batterie d’un navire sans encaissement.
- (Ichtyologie) Synonyme de loche franche (poisson).
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
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brevette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe breveter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe breveter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe breveter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe breveter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe breveter.
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esthète
?- Celui, celle qui professe le culte du beau, qui aime la beauté. — Note : S'emploie parfois de manière péjorative.
- "Tu es un esthète et un anarchiste, me dit Médéric, et je lui rétorque : "Tu es un militaire et un prêtre". Nous devons avoir raison tous les deux. — (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
- Il avait deux raisons de mépriser la foule : d’abord comme aristocrate, ensuite comme esthète. — (Henryk Sienkiewicz, Quo vadis, Chapitre II)
- Ce fut une époque de beuveries à décarcasser un veau, parmi les vapeurs des pipes et les proclamations d’esthètes crasseux, toutes lavallières dehors. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 28)
- Il fallait voir, le jeudi 10 décembre 1896, tous ces pauvres petits bonhommes et toutes ces pauvres petites bonnes femmes, esthètes infortunés des deux sexes qui, l’œil noyé, tendaient le cou et ouvraient à demi la bouche pour communier en l'honneur d’Ubu. — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., p.34)
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lorette
?- (Vieilli) Nom qu’on donne à certaines femmes de plaisir, qui tiennent le milieu entre la grisette et la femme entretenue, n’ayant pas un état comme la grisette, et n’étant pas attachées à un homme comme la femme entretenue.
- — Le tiers des lorettes, le quart des hommes d’État, la moitié des artistes consulte madame Fontaine, et l’on connaît un ministre à qui elle sert d’Egérie. — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Quant à elle, elle engraisse tous les jours ; elle est devenue une beauté grasse, propre, lustrée et rusée, une espèce de lorette ministérielle. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; réédition Gallimard, 2012, collection Folio, pages 71-72)
- Cette toilette, cette lorgnette, tout cela m’inquiète. Il n’a regardé que les lorettes dans la salle. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847, chapitre XVIII, page 69 de l'édition Garnier)
- Phryné, riche du bien de plus de vingt amants,Et le cou ruisselant d’or et de diamants,S’irrite à tout propos du luxe des lorettes,Et demande un décret qui borne leurs toilettes. — (Auguste Barbier, Revue des Deux-Mondes, mai 1865, page 499)
- Chez P… le soir. Il est depuis quatre ans ici ; sa femme est fine et noble.Leur impression, c’est que le Marseillais est grossier. La première fois qu’ils sont allés sur le Cours, ils ont pris toutes les femmes pour des lorettes. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
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arpète
?- Apprenti, jeune ouvrier en apprentissage et chargé des petits travaux[2].
- […] pur produit maison, entré comme arpète à l’âge de 16 ans dans les ateliers et qui a gravi les échelons à force de cours du soir pour devenir technicien. — (Jean-François Fournel, « Entre Peugeot et le FC de Sochaux, une amère déchirure », journal La Croix, 27 avril 2015, page 21)
- Jeune apprentie couturière chargée de menus travaux dans l’atelier.
- Ce que j’en ai vu quand j’étais gosse, des écolières et des arpètes qui me disaient en confidence. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Victor parvint à trouver une place sur la terrasse du Jeu de paume, à l’ombre d’un marronnier, près de deux arpètes qui se penchèrent en gloussant pour mieux le dévisager puis échangèrent des commentaires à voix basse. — (Claude Izner, Mystère rue des Saints-Pères, chapitre IV, page 76. Éditions 10/18, collection « Grands détectives » no 3505, 2003.)
- (Par extension) Élève technicien de l’École d’enseignement technique de l’Armée de l'air[3].
- L’investissement des arpètes dans ce don de soi a été marqué par plusieurs temps forts. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 15)
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baguette
?- Petit bâton mince, plus ou moins long et flexible.
- On coupa des baguettes et l’on chercha des perches légères, mais aucune ne se trouva être assez grande pour atteindre la grenouille, qui bâillait toujours, la gueule ouverte, sur sa feuille de nénuphar. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Pyrotechnique) Tige de bois que l’on attache au corps d’une fusée volante.
- Enfin, une baguette en bois sec et léger , ayant la forme d’une pyramide à quatre pans, est fixée à la fusée, dont elle sert à diriger le vol. — (J. Upmann, Ernst von Meyer, Traité sur la poudre : les corps explosives et la pyrotechnic, Dunod, 1878, page 801)
- (Musique) Bâton terminé par un bout arrondi servant à la percussion. → voir baguette de tambour
- […] le second avec une espèce de crochet qui fait rendre à la peau tendue un son légèrement différent de celui que produit la percussion de la baguette ordinaire. — (Eugène Burnouf, L’Inde Française, Bertrand, 1835)
- (Musique) Instrument servant au chef d’orchestre pour diriger les musiciens.
- Plusieurs coups de baguette assénés sèchement par le chef d'orchestre sur son pupitre interrompirent le colloque. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Lutherie) Élément composite d’un archet.
- L’archet, tel qu’on le fabrique de nos jours, se compose d’une baguette en bois dur et assez souple à la fois ; c’est le bois de Fernambouc qui est généralement préféré. — (Dictionnaire de l’académie des beaux-arts, Volume 2, Firmin Didot frères, 1868, page 96)
- (Histoire, Militaire) Tige qui servait à bourrer une arme à feu.
- Il est vrai que c’est une arme réellement très commode ; à part le surcroît de dépense des douilles, le fusil Lefaucheux a de grands avantages sur l’arme à baguette ; avec lui on est toujours sur de bien charger son arme […] — (Traité de la fabrication des canons de fusils, 1864, page 3)
- (Par extension) Châtiment exercé en frappant avec un bâton.
- Qui épargne la baguette hait son fils, celui qui l’aime le corrige soigneusement. — (Sydney H. Aufrere, Michel Mazoyer, Clémence et Châtiment, Éditions L’Harmattan, 2009, page 45)
- (Contes de fée) Instrument servant à réaliser des tours de magie ou des enchantements. → voir baguette magique
- Au secours ! Un voleur très très bête a kidnappé Fifolette pour lui voler sa baguette ! — (Mimi Zagarriga, Alice A. Morentorn, La fée Fifolette et le voleur de baguette, Bayard Jeunesse, 2020)
- (Cuisine) Ustensile permettant de prendre la nourriture pour manger, couramment utilisé en Extrême-Orient. Note : souvent utilisé au pluriel.
- Comme chacun le sait, il faut deux baguettes pour manger du riz. — (Jacques Philipp, UNIX : les mécanismes internes : notions de base, Presses de l’École nationale des ponts et chaussées, 1991, page 17)
- (Travail du cuir) Verge servant à étendre les peaux pour le séchage.
- […] à l’étuve les peaux y sont suspendues par des baguettes de cornouiller, comme cela se pratique dans le corroyage. — (Charles Laboulaye, Dictionnaire des arts et manufactures, de l’agriculture, des mines etc.: A - F, Volume 1, Comon, 1853)
- (Divination) Bâton grâce auquel on résout un problème. → voir baguette divinatoire
- La Baguette y conduit le Devin ; & fait connoitre que les meurtriers y sont entrez (sic). — (Pierre Le Brun, Histoire Critique Des Pratiques Superstitieuses, Bernard, 1733, page 149)
- (Radiesthésie) (Hydrologie) Bâton fourchu en bois flexible que le sourcier tient dans ses mains pour découvrir une veine d’eau. → voir baguette de coudrier et baguette de sourcier
- Dans la Nouvelle—Angleterre, où les sources sont très abondantes et toujours pures, l’usage de la baguette est moins fréquent. — (Louis Christin Emmanuel Apollinaire, Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche, Libraire Encyclopédique de Roret, 1853, page 47)
- (Mythologie) En rhabdomancie, verge en bois de tamaris servant à deviner les événements.
- Les insulaires de Mélélin se servaient d’une baguette de tamaris, et croyaient qu’Apollon avait donné à cette plante la vertu de deviner. — (Jacques-Paul Migne, Dictionnaire universel de mythologie, 1855, page 1187)
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becquette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe becqueter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe becqueter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe becqueter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe becqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe becqueter.
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épuisette
?- Filet de pêche monté sur un cerceau adapté à un manche.
- Debout au bord du marécage, les jambes enfouies jusqu’aux jarrets, ils avaient fini par interrompre leur besogne, par reposer leurs bras sur leurs épuisettes inutiles. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925, première partie, chapitre 1, page 22 de l’édition du Livre de Poche)
- Sur le fond, et autour de l’aquarium, des présentoirs exhibaient les attirails, des plus simples aux plus compliqués : gaules en bambou, cannes en fibre de verre, grandes cannes télescopiques pour moulinet à tambour tournant, boîtes de mouches et de cuillères, d’hameçons et de plombs, devons, moulinets de tous calibres, montures pour poissons morts, dégorgeoirs, bourriches, épuisettes, appâts réputés fantastiques ! fabuleux ! ou, plus prosaïquement, épatants ! — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- Une épuisette était plantée dans le porte-parapluies. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 166)
- Filet pour attraper les oiseaux dans une volière.
- Vite, un homme met une énorme épuisette sur le trajet de l’oiseau. — (Maurice Mimoun, L’Impossible Limite: Carnets d’un chirurgien, 1996)
- (Familier) (Marine) Synonyme de écope.
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proprette
?- Féminin singulier de propret.
- Lorenzo. – Proprette comme une Flamande ! — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1, 1834)
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moquette
?- Étoffe à chaîne et à trame de fil, veloutée en laine, dont on fait des tapis.
- Elle trouva une pile de plats d’argent qu’elle donna à La Corbinière, et, comme elle voulait en prendre d’autres, il lui dit : "N’en tirez plus dehors, car le sac de moquette est plein." — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Moquette unie, à dessins.
- Moquette rouge.
- Tapis de moquette.
- (Par extension) Revêtement décoratif en moquette qui a pour but de recouvrir les surfaces, généralement les sols.
- Puis il remarqua que le coin de la moquette rebiquait légèrement. Il s’agenouilla, tira et la moquette céda facilement. — (Peter James, Comme une tombe, Pocket-Univers Poche, 2012)
- Je pose les pieds sur la moquette tuftée bleu canard à la texture de plastique recyclé et me traîne jusqu'à la salle de bains. — (Élisabeth Elo, En eaux profondes, Place des Éditeurs, 2015, chap.16)
- (Familier) (Sens figuré) Pilosité fournie sur le torse de certains hommes.
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fauvette
?- (Ornithologie) Petit oiseau passereau insectivore et chanteur à bec court, tête souvent bombée et queue étroite, parfois redressée. Au sens strict, les fauvettes sont les 18 espèces du genre Sylvia.
- Soit pour des mésanges, des fauvettes, des becs fins comme les hirondelles : ça détruit la vermine! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Comme pour tous les passereaux insectivores, la migration des fauvettes se déroule de nuit, avec un départ environ une heure après le coucher du soleil et s’arrête peu avant l’aube, vers 5-6 heures du matin. — (LPO, La migration des fauvettes bat son plein ! [1])
- Avec elles, je me fais l'effet d'être dans une ménagerie, sauf que mes fauves sont des vieilles fauvettes ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 37)
- (Ornithologie) (Canada) Nom sous lequel ont été longtemps mais erronément désignées les parulines à cause de la ressemblance de leurs moeurs et de leur apparence générale, en dépit de leur appartenance à une famille complètement différente (i.e. celle des parulidés).
- Comme élément générique, paruline est attesté depuis Ouellet et Gosselin (1983), où il a été introduit pour remplacer fauvette dans la désignation de tous les Embérizidés de la sous-famille néarctique des Parulinés. — (Christiane Hageman. 2000. Histoire des noms techniques des oiseaux du Québec de l'ordre des passériformes évolution des éléments génériques (1861-1993), Mémoire présenté pour l'obtention de la maîtrise en études françaises, Université de Sherbrooke, Bibliothèque Nationale du Canada, page 131)
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obsolète
?- (Grammaire) Qui n’est plus utilisé, en parlant d’un mot, d’une locution.
- « Écornifleur » se compose du verbe « écorner » (dévaluer l’intégrité de) et du verbe obsolète « nifler », certes moins connu que son dérivé « renifler », mais de même sens. — (Bernie de Tours, Le Mauvais Tour de Babel : Pérégrinations ludiques au royaume des mots, Scali, 2007, page 263)
- (Par extension) Ancien ou suranné ; qui n’est plus utilisé, qui n’a plus cours.
- Les entreprises, en particulier, risquent aujourd’hui de conserver une organisation obsolète si elles n’investissent pas sur la capacité de chacun à se poser comme porteur à part entière des projets qu’elles défendent. — (Denis Pansu, « Les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs, nouveau modèle de communication en France ? », dans L’Idiot du village mondial : les citoyens de la planète face à l’explosion des outils de communication : subir ou maîtriser ?, Paris: Charles Léopold Mayer & Bruxelles : Luc Pire, 2004, page 191)
- Et elle repose, selon le père Émile Shoufani, grec catholique, sur un concept erroné ou tout au moins obsolète : les chrétiens de Terre sainte. Un mythe. — (Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre sainte : Disparition ou mutation, chap. 2, Albin Michel, 2007)
- Il est toujours possible, aujourd’hui, de dessiner et de produire des plans corrects avec une version 2000, c’est plus l’évolution de l’informatique (matériels et systèmes d’exploitation) qui rend le logiciel obsolète. — (Patrick Diver, Les Secrets du dessinateur AutoCAD, Paris : Pearson Education France, 2010, page 294)
- Formé sur le participe présent du latin obsolescere, le substantif obsolescence et son dérivé adjectival obsolescent sont des néologismes créés d’après l’anglais. Ils désignent tout ce qui est tombé en désuétude. Leur emprunt s’explique par le fait que l’adjectif obsolète, ayant le même sens et venu lui aussi de l’anglais d’après le latin obsoletus, a un champ d’application sémantique limité. Terme littéraire et vieilli, il se dit, non exclusivement mais surtout, de ce qui se rapporte à la langue, au vocabulaire, à la grammaire. Est obsolète ce qui est dépassé, suranné, désuet, vieillot, bref, ce qui ne fait plus partie des normes actuelles du langage. — (« obsolescence / obsolescent, ente / obsolète », Juridictionnaire, Centre de traduction et de terminologie juridiques (CTTJ), Faculté de droit, Université de Moncton & Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada, 2015)
- (Histoire naturelle) Peu apparent ; presque effacé.
- Sur ces sillons descendent obliquement de petites côtes longitudinales obsolètes, presque effacées, et dont plusieurs individus manquent tout-à-fait. — (Gérard Paul Deshayes, Description des coquilles fossiles des environs de Paris, vol. 2 : Mollusques, Paris : Béchet jeune, Baudouin frères & Treuttel et Wurtz, 1824, p. 652)
- Dessous des inférieures d’un jaune-ochracé plus ou moins pâle, avec la bordure d’un brun pâle, précédée de deux raies maculaires plus ou moins obsolètes, de la même couleur […] — (Jean-Baptiste Alphonse Dechauffour de Boisduval, Species Général des Lépidoptères, volume 1 (volume 9 de l’Histoire naturelle des insectes), Paris : Roret, 1836, page 496)
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palmette
?- (Ornement) Ornement en forme de palme, employé en architecture, en peinture ou en broderie.
- Les maçons, eux, gâchaient le mortier, regréaient, jointoyaient. Ils déposaient ici ou là les pierres rongées par le temps et il fallait choisir celles qui les remplaceraient, les mettre au gabarit, et, avec les documents fournis par les Monuments historiques, reconstituer le prodigieux décor de tiges perlées, de palmettes, de roses, d’acanthes grotesques, de guillochures qui couraient sur les archivoltes, ou s’entremêlaient sur les chapiteaux. — (Henri Vincenot, Le Pape des escargots, 1972, page 204)
- (Arboriculture) Arbres fruitiers en espalier, taillés de manière à en étaler les branches symétriquement.
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échauguette
?- (Fortification) Petit ouvrage d'un château-fort médiéval, en bois ou en maçonnerie qui couronne le décrochement d’un mur de fortification ou les coins d’une tour carrée et permettant de surveiller les abords.
- L’archer qui tout le long du jour se promenait sur la courtine, dès que le soleil brillait trop fort, rentrait dans l’échauguette, et s’endormait comme un moine. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1877)
- La grosse traverse Z […], était couronnée par des mâchicoulis transversaux qui commandaient la porte H et par une échauguette crénelée qui permettait de voir ce qui se passait dans la caponnière, afin de prendre les dispositions intérieures nécessaires, ou de reconnaître les corps amis. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- La Louve avait été respectée, comme je l’ai dit, et il n’était point jusqu’à son échauguette, restaurée, bien entendu, qui ne dressât sa silhouette étrangement vieillotte au-dessus de l’azur méditerranéen. — (Gaston Leroux, Le parfum de la dame en noir, 1908)
- (Par extension) (Architecture) Petite tourelle placée au coin d’une maison d’habitation.
- La loge du concierge figure une tour carrée, avec une plate-forme à créneaux, garnie d’échauguettes. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
- Ces édicules, ces échauguettes, contenaient des tableaux et des objets d’art. — (Jean de La Varende, 'Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 23)
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bicyclette
?- (Cyclisme) Véhicule muni de deux roues, propulsé à la seule force des muscles à l’aide d’un pédalier relié à la roue arrière au moyen d’une chaîne.
- — Ce qui fait la beauté de la bicyclette, c’est sa sincérité. Elle ne cache rien, ses mouvements sont apparents, l’effort chez elle se voit et se comprend, elle proclame son but, elle dit qu’elle veut aller vite, silencieusement et légèrement. — (Maurice Leblanc, Voici des ailes, 1898, réédition Éditions François Bourin, collection Libretto, 1999, page 19)
- Pascal tenait sa bicyclette entre ses jambes. Madeleine s’amusa de le voir. Il n’y touchait plus comme naguère avec des gestes de sportsman, il ne la regardait plus avec des regards d’amateur qui apprécie la résistance, qui juge la conception, les formes, les détails. C’étaient d’autres gestes et d’autres regards, doux, affectueux, imprégnés de respect et de gratitude. Il devina la pensée de Madeleine et lui dit en confidence :— Ce n’est plus une chose, Madeleine, ce n’est plus une petite bête d’acier, non… écoutez… c’est une amie. — (Maurice Leblanc, Voici des ailes, 1898, réédition Éditions François Bourin, collection Libretto, 1999, page 84)
- Ayant réquisitionné une bicyclette dans une boutique abandonnée, Bert l’enfourcha, et, maintenant en équilibre son chargement pharmaceutique, il revint à l’hôtel-hôpital. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Je laisse à la garde d’un lieutenant d'artillerie quatre droguistes à bicyclette, d’allure allemande, qui prétendent aller à Mulhouse, leurs communes manquant d’aspirine. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Le cataphote rouge vacille et brille à l'arrière de la bicyclette et bouge suivant les zigzags et les mouvements que fait le cycliste invisible sur la selle. La bicyclette semble rester toujours à la même place. Monique Wittig, L'Opoponax, Éditions de Minuit, 1964
- Pierre Giffard est présenté de nos jours comme le vulgarisateur de la bicyclette. Il ne faut pourtant pas oublier le rôle capital de son prédécesseur, Marinoni, qui lui s’était donné pour mission de populariser et développer la bicyclette. — (Jacques Lablaine, L’auto-vélo: le journal précurseur du Tour de France, page 9, L’Harmattan, 2010)
- – Moi, je dis toujours « cyclisme », pas « vélo »...– Ah oui? – Oui, je pense qu'il y a un rayonnement supérieur dans le mot « cyclisme » qui convient mieux au sport en question.– Oui, c'est vrai, mais en même temps, le mot « vélo » fait un lien entre l'enfance émerveillée et le sport cycliste de haut niveau, si vous voulez...– Oui? Alors... c'est parce que moi...– C'est mieux « vélo » que « bicyclette », quand même. — (Philippe Brunel (premier intervenant) et Alain Finkielkraut, à l'émission « Répliques », France Culture, le 4 janvier 2020 (vers 4:00))
- (Football) Tir de volée en extension, tête en bas et dos au but, où l'impulsion et le tir sont réalisés avec la même jambe.
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admette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de admettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de admettre.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.