Dictionnaire des rimes
Les rimes en : tenaille
Que signifie "tenaille" ?
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- Tout Instrument ou dispositif qui sert à tenir quelqu'un ou quelque chose (Cette acception première, gommée par l'outil de torture ou de travail, subsiste encore dans l'action de nature technologique ou militaire)
- Instrument de supplice, pour tenir le supplicié, parfois le serrer et l'écraser.
- Tenaille à vis : étau à main de serrurier
- (Fortification) Ouvrage composé de deux faces qui présentent un angle rentrant vers la campagne et qui sert à couvrir une courtine. Ouvrage présentant un angle rentrant face à l'ennemi et souvent destiné à cacher ou couvrir, donc tenir, une porte, une issue ou un passage. → voir bonnet à prêtre
- Vauban était un spécialiste de l'implantation de tenaille en fortification permanente.
- Outil de métal, souvent à base de fer, composé de deux pièces longues assemblées et articulées en croix, dont les deux extrémités longues nommée branches servent de manches ou une fois rassemblées de poignées, et les deux autres plus petites forment un bec ou une tête avec une mâchoire, en principe faciale avec un taillant. L'articulation peut être assurée par une goupille ou un simple rivet. Le bec s’ouvre et se resserre de manière à saisir et à serrer quelque objet, pièces ou fils métalliques, et éventuellement les transporter, les tordre, les ligaturer ou encore les couper ou arracher avec un effort à peine plus grand. — Note : S’emploie le plus souvent au pluriel.
- Tenailles souvent rougies au feu ou tenailles ardentes, pour torturer les malfrats, en leur arrachant les chairs, la peau et les muscles à chaud.
- Tenailles de maréchal ferrant, nommées parfois tricoises, pour porter le fer au rouge et lui donner sa forme précise sur l'enclume.
- Tenaille de forgeron ou de charron : tenaille goulue, tenaille juste.
- (métallurgie) Tenaille à écrevisse, tenaille à réchauffer, tenaille à coquille
- Tenaille ordinaire de menuisier ou de serrurier, tenaille russe, tenaille spécifique de verrier, de treillageur, d’emballeur. — Apportez la tenaille.
- Le serrurier apporta ses tenailles. — Arracher un clou avec des tenailles.
- Ah ! ce sourire ! Quel masque abominable ! On voudrait vous l’arracher avec des tenailles rougies au feu. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Prendre (quelqu'un) en tenaille : le saisir, le saisir, le prendre entre deux ou plusieurs forces qui l'écrasent ou l'étreignent. Le mouvement en pince ou mouvement en tenaille des corps d'armée n'apparaît dans les écoles de guerre européennes qu'après 1929.
- (Sens figuré) Ce qui contraint ; ce qui enserre. Impressions à l'origine similaires à ce qu'éprouve un Homme captif, immobilisé ou soumis au supplice des tenailles (ardentes).
- Elle le savait, qu’en lui la jalousie était une torture physique, une plaie avivée, élargie par toutes les tenailles de l’imagination. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 363)
- Depuis les Hervieu, les Bernstein, les Marguerite[sic], les Paul Adam, les Pierre Louys et leur séquelle de journalistes caudataires, prêchèrent l’émancipation sexuelle, le bris des tenailles et le culte d’Aphrodite. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L’Église de Jésus, 1926, page 188)
- De plus, ils voisinaient au sud avec les Hermondures. Si l’Empire obtenait l’aide de ces derniers, une tenaille redoutable pouvait être envisagée. — (Pierre Renucci, Claude, Perrin, Paris, 2012, page 205)
- (Pêche) Pièce qui compose la charpente de la plate-forme couverte ou chafaud que les pêcheurs construisent sur le bord de la mer.
- L’établissement de pêche consiste dans le chaufaud, ses orgages et les tenailles¹, les cabanes et leurs portes, les étaux, lavoirs et garde-poisson ; ce sont les parties immobilières par destination de la place de pêche, sur lesquelles, par conséquent, s’étend le droit de propriété du concessionnaire, restreint comme il vient d’être dit. […] ¹ Le chaufaud, ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus, est une espèce de plateforme couverte, construite sur le bord de la mer, les orgages sont les montants en bois qui soutiennent la charpente du toit, dont les piéces portent le nom de tenaille ou tonailles. Le toit n’est pas couvert ; pendant la saison de pêche on étend sur les tonailles des toiles, souvent les voiles du navire sont employées à cet usage. Le chaufaud est alors une espèce de tente dont la carcasse est construite en bois. — (Laurent-Basile Hautefeuille, Code de la pêche maritime, Au comptoir des imprimeurs unis, Paris, 1844, page 248–249)
- (Héraldique) Meuble représentant l’outil du même nom dans les armoiries. Suivant les auteurs, on utilise le singulier ou le pluriel. Dans sa position ordinaire, les mâchoires sont orientées vers le chef, dans le cas contraire, on dit qu’elle est renversée.
- D’azur, à des tenailles ouvertes en forme de chevron d’argent, accompagnées de trois fleurs de lis d’or, deux en chef et une en pointe, qui est de la commune de Thenailles de l’Aisne (armes parlantes) → voir illustration « armoiries avec une tenaille »
- (Jeu de dames) Type d’enchaînement, immobilisation d’un ensemble de pièces adverses.
- En général, le caractère inévitable de combinaisons qui détruisent le centre adverse constitue l’avantage caractéristique des tenailles. — (Michael Kats, traduction Nicolas Guibert, La boussole de la stratégie, 1999, tome 1, page 6)
- (marine ancienne) Tenailles de poupe : pièces en forme d'arceau surbaissé, placées à l'entrée ou à l'extrémité de la poupe. Elles tenaient la poupe.
Mots qui riment avec "aille"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "tenaille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aille , ailles , ail , ails et aï .
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portail
?- Grande porte.
- Il faut ouvrir le portail pour faire entrer la voiture.
- (En particulier) La grande porte d’une église avec tout son appareil architectural.
- La statue du saint est placée sur un meneau divisant en deux parties la porte du portail principal. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Porte d’entrée d’un terrain ou d'une cour fermée.
- En descendant pour ouvrir le portail, Patrice remarqua même un pochon de Super U envolé de chez lui qui pendait à la gouttière, juste au-dessus d'une fenêtre basse. — (Simon Liberati, Nada exist, Éditions Flammarion, 2007, p. 52)
- (Ironique) — Pour l’Europe, New York représentait l’Amérique ; pour l’Amérique, elle était le portail de la terre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 210 de l’édition de 1921)
- Porte permettant le passage d’un véhicule, pour entrer dans un garage.
- (Internet) Page d’accueil d’un site permettant à l’internaute d'accéder à des ressources et services propres et extérieurs au site.
- De plus, la plupart des journaux se présentent en ligne sous la forme de portails, alors que la majorité des accès à leurs informations se fait désormais à travers les moteurs de recherche, qui cannibalisent encore un peu plus la publicité. — (Bernard Poulet, La fin des journaux et l’avenir de l’information, Gallimard, 2009, page 50)
- (Internet) Site web qui est une ouverture, un point d’entrée, vers d’autres sites internets, ou intranets.
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tenaille
?- Instrument de fer composé de deux branches croisées, tenant l’une à l’autre par une goupille, et terminées par des mâchoires qui s’ouvrent et se resserrent de manière à saisir et à serrer quelque objet, ou à le couper avec un effort plus grand. — Note : S’emploie le plus souvent au pluriel.
- Tenaille de menuisier, de forgeron, d’emballeur. — Apportez la tenaille.
- Le serrurier apporta ses tenailles. — Arracher un clou avec des tenailles.
- Ah ! ce sourire ! Quel masque abominable ! On voudrait vous l’arracher avec des tenailles rougies au feu. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Sens figuré) Ce qui contraint ; ce qui enserre.
- Elle le savait, qu’en lui la jalousie était une torture physique, une plaie avivée, élargie par toutes les tenailles de l’imagination. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 363)
- Depuis les Hervieu, les Bernstein, les Marguerite[sic], les Paul Adam, les Pierre Louys et leur séquelle de journalistes caudataires, prêchèrent l’émancipation sexuelle, le bris des tenailles et le culte d’Aphrodite. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L’Église de Jésus, 1926, page 188)
- De plus, ils voisinaient au sud avec les Hermondures. Si l’Empire obtenait l’aide de ces derniers, une tenaille redoutable pouvait être envisagée. — (Pierre Renucci, Claude, Perrin, Paris, 2012, page 205)
- (Fortification) Ouvrage composé de deux faces qui présentent un angle rentrant vers la campagne et qui sert à couvrir une courtine.
- (Pêche) Pièce qui compose la charpente de la plate-forme couverte ou chafaud que les pêcheurs construisent sur le bord de la mer.
- L’établissement de pêche consiste dans le chaufaud, ses orgages et les tenailles¹, les cabanes et leurs portes, les étaux, lavoirs et garde-poisson ; ce sont les parties immobilières par destination de la place de pêche, sur lesquelles, par conséquent, s’étend le droit de propriété du concessionnaire, restreint comme il vient d’être dit. […] ¹ Le chaufaud, ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus, est une espèce de plateforme couverte, construite sur le bord de la mer, les orgages sont les montants en bois qui soutiennent la charpente du toit, dont les piéces portent le nom de tenaille ou tonailles. Le toit n’est pas couvert ; pendant la saison de pêche on étend sur les tonailles des toiles, souvent les voiles du navire sont employées à cet usage. Le chaufaud est alors une espèce de tente dont la carcasse est construite en bois. — (Laurent-Basile Hautefeuille, Code de la pêche maritime, Au comptoir des imprimeurs unis, Paris, 1844, page 248–249)
- (Héraldique) Meuble représentant l’outil du même nom dans les armoiries. Suivant les auteurs, on utilise le singulier ou le pluriel. Dans sa position ordinaire, les mâchoires sont orientées vers le chef, dans le cas contraire, on dit qu’elle est renversée.
- D’azur, à des tenailles ouvertes en forme de chevron d’argent, accompagnées de trois fleurs de lis d’or, deux en chef et une en pointe, qui est de la commune de Thenailles de l’Aisne (armes parlantes) → voir illustration « armoiries avec une tenaille »
- (Jeu de dames) Type d’enchaînement, immobilisation d’un ensemble de pièces adverses.
- En général, le caractère inévitable de combinaisons qui détruisent le centre adverse constitue l’avantage caractéristique des tenailles. — (Michael Kats, traduction Nicolas Guibert, La boussole de la stratégie, 1999, tome 1, page 6)
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fiançailles
?- Engagement de se marier que prennent deux personnes, généralement en présence de témoins.
- Faire part des fiançailles.
- Bague de fiançailles.
- Inviter aux fiançailles.
- Les fiançailles sont en somme dans le mariage ce qu’est la salle d’attente dans une gare. On prend ses dispositions pour le voyage prochain. Si on est terre à terre, on songe aux bagages à enregistrer. Si on a de l’imagination, on évoque à l’avance les sites prestigieux que l’on visitera… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 284)
- Liane aimait raconter. Par exemple comment, à l’âge de vingt-deux ans, elle avait rompu ses fiançailles après que sa mère lui eut expliqué, à quelques jours de la date fatidique, en quoi consistait son futur rôle d’épouse. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Période qui s’écoule entre cet engagement et la cérémonie du mariage.
- Et elle prenait en pitié Elhamy en songeant aux désillusions qu’il avait dû subir depuis les semaines insouciantes de ses fiançailles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Pendant toute la période des fiançailles, le futur gendre va, pour manifester sa bonne volonté au travail et rendre service à sa belle-mère, régulièrement approvisionner la maison de ses beaux-parents en bois de feu. — (Paulette Roulon-Doko, Cuisine et nourriture chez les Gbaya de Centrafrique, L'Harmattan, 2001, page 40)
- (Sens figuré) Moment particulièrement agréable.
- Ce soir aussi, j’avais mon spleen : il avait fait un après-midi splendide, avec un soleil de fiançailles et des souffles d’air moite ensorcelants, et l’école sentait la prison, le local étranger à la vie… — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
-
sonnaille
?- (Élevage) Clochette (moins lourde qu’une clarine) attachée au cou des bêtes, lorsqu’elles paissent ou qu’elles voyagent.
- […] et l’espace environnant pouvait se mesurer aux sonnailles des troupeaux de chevaux et de bœufs, tantôt retentissantes et sonores, tantôt diminuées dans l’éloignement et n’arrivant plus que comme des notes perdues, enlevées dans un coup de mistral. — (Alphonse Daudet, Paysages gastronomiques, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, pages 210-211)
- Une diligence tirée par deux mulets aux colliers pleins de sonnailles nous déposa à Nîmes. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 244)
- Un Américain prend en photo le guerrab, ce vendeur d'eau […], circulant dans la foule des oiseliers, il secouait des petites sonnailles de cuivre. — (Amin Zaoui, Haras de femmes, éditions e-plumes.net, 2016)
- (Par analogie)
- Par là-haut résonne la sonnaille cadencée du piolet. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 69)
- (Musique) Un type d’instrument, dérivé de la forme de sonnailles utilisés dans l’élevage, donc sans battant.
- La texture des sons elle-même ne ressemblait à rien. Elle n'avait pas, comme le violon, les gémissements de la voix humaine, ne bôombait pas à la manière des profonds tambours qui s'apparentent aux cloches ni ne tintait, même dans les aigus, comme les sonnailles. — (Bruno Nassim Aboudrar, Ici-bas, Éditions Gallimard, 2009, page 256)
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bail
?- (Droit de propriété) Contrat par lequel on donne à quelqu’un la jouissance d’une chose, moyennant un prix convenu et pour un temps déterminé.
- Le bail de la caserne de gendarmerie de Saint-Nicolas-du-Pélem expire le 31 décembre 1880, celui de Mûr le 30 avril 1881, et ceux de Bégard et Quintin le 30 septembre 1881.M. de Boisboissel, propriétaire de la caserne actuelle de Saint-Nicolas-du-Pélem, consent à renouveler le bail, mais moyennant une augmentation de 600 fr., ce qui élèverait le prix du loyer de 600 fr. à 1,200 fr. — (« Rapport du Préfet », Département des Côtes-du-Nord : Procès-verbaux des séances du Conseil Général, session d'août 1880, page 101)
- L’étude de l’évolution contemporaine du statut des baux immobiliers d’exploitation a consisté à soumettre les législations sur les baux commerciaux, ruraux et les baux professionnels à un examen d’actualité. — (Fabien Kendérian, L’évolution contemporaine du statut des baux professionnels immobiliers d'exploitation: baux commerciaux, ruraux, professionnels, 2011)
- (Par extension) — Les noces de diamant, d’or et même d’argent, sont trop loin du mariage dans les pays à divorce ; en conséquence, New-York, où l'on fait vite, pratique les noces d’étain au bout de dix ans — et les noces de bois au bout de cinq ans, ce bail parait long. — (« Noces », dans Le Pèlerin du 20e siècle, Maison de la Bonne Presse, 1894, p. 605)
- (En particulier) Contrat portant sur la location des propriétés foncières ou immobilières.
- Lorsque le locataire se marie en cours de bail, le conjoint qui n'a pas signé le contrat peut quand même se prévaloir du bail. Il faudra donc que le renon donné par les locataires soit signé par les deux époux et si l'un ne le fait pas, le bailleur pourra considérer que le congé est nul. — (Pierre Jammar, Guide du propriétaire bailleur et de ses conseillers, EdiPro, 2e éd., 2016)
- S'il s'agit d'une location pour une durée déterminée et qu'il reste moins de douze mois à courir à la location, le nouveau locateur ne peut mettre fin au bail et le locataire ne perdra aucun droit. — (Bernard Clermont & Benoît Yaccarini, Initiation au droit des affaires du Québec, Presses de l'Université Laval, 4e édition, 1986, p. 265)
- Faire rapporter les baux précédents.
- (Familier) Longue durée.
- Il y avait un bail que Lucas ne s'était pas baladé dans le coin, mais Toreth l'avait emmené s'y promener autrefois, en lui expliquant que la seule différence entre les habitants de ce quartier et ceux qui vivaient comme eux de l'autre côté de la colline, c'était l'argent, une bagatelle sur l'échelle des qualités humaines. — (Diana Evans, Shango, traduit de l'anglais par Christine Bouchareine et Caroline Garnier, Éditions Robert Laffont (collection Pavillons) , 2012, chap. 6)
- Ça fait un bail que je n'ai pas parlé à une fille de mon âge, ai-je pensé. Et il fallait bien dire que ce n'était pas désagréable, même si l'interlocutrice en question était une mademoiselle Je-sais-tout à couettes. — (Kiko Amat, Tout ce qui fait BOUM, Asphalte Éditions, 2015, chap. 3)
- — Au début, je croyais qu'ils blaguaient, mais ça dure depuis un bail maintenant. Depuis, je me sens légèrement exilé du coup. — (E. L. Todd, Coup de Cœur Hawaïen, tome 3 : Liés par la marée, traduit de l'anglais [États-Unis), Hartwick Publishing, 2019, chap. 19)
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harpail
?- (Chasse) Troupeau d'animaux sauvages
- Harpail, m. acut. Est une harde de bestes sauvages. Le mot est ainsi formé de ce que tels animaux ne font que harper et endommager où elles se rencontrent. Et par metaphore on dit un harpail pour une compagnie de mauvais garnements. L’assemblée desquels on appelle aussi Harpaille, f. penac. De mesme terminaison que Canaille, Villenaille, Goujataille, Marmaille, Maraudaille, etc. — (L’Encyclopédie)
- (En particulier) (Chasse) Troupe de biches.
- La période du rut est caractérisée par différents moments. Il y a tout d’abord une phase de recherche des femelles avec constitution d’un harpail, sorte de harem. — (La vie sociale du daim)
- Après, quand ils sont retraits des biches, ils se mettent en harde et en compagnie avec le harpail et demeurent dans les landes et les bruyères plus souvent qu’au bois, pour avoir la chaleur du soleil. Ils sont pauvres et maigres à cause de la fatigue qu’ils ont eue avec les biches, à cause aussi de l’hiver et du peu d’aliments qu’ils trouvent.Après, ils laissent le harpail et se réunissent à deux, trois ou quatre cerfs jusqu'au mois de mars où ils ont accoutumé de mettre bas leurs têtes…. — (Gaston Phébus, Livre de chasse)
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grisaille
?- (Peinture) Peinture qui se fait avec deux couleurs, l’une claire, l’autre sombre, et qui représente des objets supposés blancs.
- Çà et là, sur les grisailles fauves des broussailles, un troupeau de chèvres jetait une tache noire à côté de celle, blanche, d’un troupeau de moutons. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- La montagne s’estompait en grisaille sous la buée chaude avec les taches d’ombre mouvante des nuages qui passaient. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 213)
- (Verrerie) Vitrail en tons gris, réalisé par ajout d’oxydes métalliques avant la cuisson du verre.
- Mais dans le sanctuaire, il existe deux fenêtres garnies, au xvie siècle, de vitraux d’une grande valeur […] Les grisailles sont modernes et ont été fabriquées à l’aide des fragments anciens qui existaient encore. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Météorologie) Temps gris et couvert.
- Le confinement et la détresse se pointent chez bien des Québécois, conséquences du confinement rallongé et du spleen bien québécois du dehors novembre. Grisaille et noirceur à l’extérieur comme à l’intérieur. — (Philippe Léger, « Accommodements raisonnables », dans Le journal de Montréal, 28 octobre 2020)
- (Botanique) Un des noms vernaculaire du peuplier blanc.
- Le peuplier blanc a larges feuilles, que l’on nomme aussi grisaille d’Hollande, ou ypreau, ou franc picard, & en Angleterre abele […] — (http://www.lesarbres.fr/texte-encyclopedie-peuplier,,.html)
- Mélange de cheveux blancs et de cheveux noirs, destiné à confectionner des perruques.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Textile) Tissu mélangé de blanc et de noir, ou à petits carreaux blancs et noirs.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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braille
?- Système d’alphabet en relief permettant aux aveugles et aux malvoyants de lire et d’écrire.
- Ce texte est écrit en braille.
- Contrairement aux écritures visuelles, le braille se lit avec les doigts.
- Il est à regretter également le retard pris dans la connaissance et la diffusion du braille pour les personnes non voyantes ou mal voyantes. — (Jacques Costils, Réflexions sur le handicap, 2005)
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éventail
?- Petit dispositif demi-circulaire, composé de lames légères d’ivoire, de nacre, de bois, etc., qui se replient les unes sur les autres, dont la partie supérieure est ordinairement recouverte de papier, de taffetas ou de plumes, et dont on se sert pour s’éventer.
- Manœuvrer l’éventail est un art totalement inconnu en France. Les Espagnoles y excellent ; l’éventail s’ouvre, se ferme, se retourne dans leurs doigts si vivement, si légèrement, qu’un prestidigitateur ne ferait pas mieux. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- De l’autre côté de la corbeille, la comtesse Martin, ayant à ses côtés le général Larivière et M. Schmoll, de l’Académie des inscriptions, caressait des souffles de son éventail ses épaules fines et pures. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 47)
- Elle prit à la main son éventail de plumes, et sortit nonchalamment. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Et les tablettes de bal à feuillets de nacre, attachées à l’inutile éventail d’une jeune fille qui ne va jamais au bal… — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 68)
- Pourtant, le combat de pets est un des grands classiques de la culture populaire nippone depuis plus de dix siècles. Tout abbé qu’il soit, c’est à Sôjô Toba qu’est attribué un rouleau du XIe siècle dans lequel les pétomanes combattants utilisent de gigantesques éventails pour pousser les gaz toxiques vers le camp adverse. — (Jean-Marie Bouissou, Manga : Histoire et univers de la bande dessinée japonaise, chapitre 1, Arles : Éditions Philippe Picquier, 2010, 2e édition, 2014)
- (Par analogie) Ensemble d'êtres ou de choses disposés comme en demi-cercle.
- Tenir ses cartes en éventail, en parlant d’un joueur de cartes.
- Se déplacer en éventail, en parlant d’une troupe.
- C’était l’océan, l’océan immense, infini, et son odeur fraîche et salée, et ce grand coup d’éventail que la marée montante dégage de chaque vague dans son élan. — (Alphonse Daudet, « La Moisson au bord de la mer », dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 213)
- Elle s’obstine à regarder le rayon de lune, qui tombe en éventail d’argent sur son couvre-lit. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 337)
- Près d’un carrefour où nous attendaient nos groupes de guides, les compagnies se séparèrent pour progresser en éventail. — (Ernst Jünger, Orages d’acier, 1961 ; traduit de l’allemand par Henri Plard, 1970, page 294)
- (En particulier) (Jardinage) Façon de tailler un arbre fruitier pour lui donner la forme d’un éventail ouvert.
- Allées de tilleuls, de charmilles en éventail.
- Il eut beau chercher, il n’aperçut d’autre promenade qu’une place longue, traversée aux deux bouts par des fossés puants charriant les immondices de la ville ; à l’entour végétaient pauvrement un millier de petits tilleuls rabougris, soigneusement taillés en éventail. — (Stendhal [Henri Beyle], Lucien Leuwen, 1834)
- Gamme, large choix, palette ; par analogie avec le nuancier qui se déplie et replie comme un éventail.
- Le large éventail parémiologique de cet ouvrage témoigne d'un fait évident : les proverbes coexistent avec d'autres énoncés et formules sentencieuses. — (Julia Sevilla Munoz, « Les proverbes et phrases proverbiales français, et leurs équivalences en espagnol », 2000, dans Langages, 34e année, n° 139, (2000), La parole proverbiale, page 100)
- (Cyclisme) Groupe de coureurs placés en diagonale pour se protéger du vent.
- Le peloton n’était qu’à cinquante-cinq secondes. Les sept mêmes hommes qu’au deuxième passage du col. Le vent poussait et ils avançaient en éventail, sur toute la largeur de la route, comme une voile gonflée. — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, pages 39-40)
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gradaille
?- (Argot) (Péjoratif) Ensemble des petits gradés de l’armée.
- Vautrés à terre entre deux fumiers, à coups de gueule, à coups de bottes, on se trouvait bientôt relevés par la gradaille et relancés encore un coup vers d’autres chargements du convoi, encore. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Les hommes commandés par leurs gradailles, occupaient les trois côtés du carré. — (Jean-Joseph Milhiet, Saint-Cyr, trois siècles d’histoire, 1998)
- La gradaille c'est mis sur la terre que pour faire crever les mirlitons! — (Louis-Ferdinand Céline, Casse-pipe, 1949)
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ventail
?- Battant d’une porte ou d’une fenêtre.
- Ventail, s. m. (Menuis.) c’est une piece de bois mobile, composée d’une ou de deux feuilles d’assemblage, qui sert à fermer une porte ou une croisée ; on le nomme aussi battant. — (L’Encyclopédie, Ventail, 1751)
- Cette horrible maison avait une fausse porte cochère. Le portier logeait dans un des ventaux condamné, percé d’un croisillon par où il surveillait dix-sept locataires. — (Honoré de Balzac, Un grand homme de province à Paris, 1839, deuxième partie)
- Ils entrent au 4 dans la même voiture, pour eux s’ouvrent tout grands les ventaux de la porte cochère, afin que personne ne les voie courir sans serviette. — (John Dubouchet, Personne ne connaît Julien, Robert Laffont, 1972)
- La nouvelle de son retour allait ricocher de ventail à fenêtre sous les abattants mi-clos des volets à la bonifacienne, avec la célérité d'une longue pratique de l'alerte à l'étranger. — (Charles Paolini, Le Ressac, Acropole, 1982, chapitre 4)
- (Moyen Âge) Partie inférieure de l’ouverture d’un casque, d’un heaume, par laquelle on respirait.
- Le mézail, à soufflet, présente cette particularité, que le ventail et le nasal sont également percés d'ouvertures et semblent, quoique séparés, ne faire qu'une seule pièce. — (Octave Penguilly-L'Haridon, Catalogue des collections du Cabinet d'armes de Sa Majesté l'empereur, Paris : Imprimerie impériale, 1864, page 56)
- L’armet est le casque le plus perfectionné; il est composé du timbre surmonté de la crête, de la vue, du nasal et du ventail, dont l'ensemble se nommait mézail, et du gorgerin. — (Auguste Demmin, Guide des amateurs d'armes et armures anciennes, Paris : Veuve Jules Renouard, 1869, page 297)
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pretintaille
?- (Désuet) Ornement en découpures qui se mettait sur les robes des femmes.
- Robe garnie de pretintaille.
- (Sens figuré) (Familier) (Au pluriel) Les légers accessoires qui accompagnent une chose, qui en dépendent.
- Nos peintres les surpassèrent en se servant d’eux, comme nos jardins de France font oublier les jardins d’Italie dont ils sortirent, et dont ils évitèrent la verbosité et les prétintailles. — (Jean de La Varende, Versailles, Paris, édition Henri Lefebvre, 1959, page 181)
- Cette charge coûte telle somme, sans compter les pretintailles.
- Il a gagné son procès avec les pretintailles.
- (Jeux) Au jeu de l'hombre, nom de chacune des 14 combinaisons qui compliquent ce jeu.
- Les pretintailles , qui d'abord se sont introduites dans les jupes et dans les écharpes, sont passées de là dans le jeu de l'Hombre. — (supplément au Dictionnaire universel françois et latin, Éd. Compagnie des libraires associés, Paris 1752)
- portbail
- pellouaille
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mézail
?- (Histoire) Partie mobile du milieu et devant du heaume, puis de l'armet, qui protège le visage.
- Le mézail, également nommé ventaille, carnet ou viaire est la partie mobile qui se rabat sur le visage à l'avant du casque. Les trous permettant la vision sont appelées perçures ou vues. Dans certains casques, le mézail se dira à vue coupée lorsque celle-ci est découpée en pleine pièce et à vidaille lorsque la vue se fait entre le haut du mézail descendu complètement et le frontal du casque.
- Le mézail était quelquefois d'une seule pièce et se relevait pour découvrir la figure ; d'autres fois il se composait de deux ou plusieurs parties, les unes s'élevant vers le front, les autres s'abaissant sur la mentonnière ensemble ou séparément. — (Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, Paris, 1838, vol.3, page 654)
- Le mézail, à soufflet, présente cette particularité, que le ventail et le nasal sont également percés d'ouvertures et semblent, quoique séparés, ne faire qu'une seule pièce. — (Octave Penguilly-L'Haridon, Catalogue des collections du Cabinet d'armes de Sa Majesté l'empereur, Paris : Imprimerie impériale, 1864, page 56)
- L’armet est le casque le plus perfectionné; il est composé du timbre surmonté de la crête, de la vue, du nasal et du ventail, dont l'ensemble se nommait mézail, et du gorgerin. — (Auguste Demmin, Guide des amateurs d'armes et armures anciennes, Paris : Veuve Jules Renouard, 1869, page 297)
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marmaille
?- (Familier) Groupe, ensemble de jeunes enfants.
- Qu’à cela ne tienne, fieu. Je m’engagerai, s’il le faut, à respecter la marmaille. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
- Imposer pour premier devoir à la femme d’être une machine à engendrer de la marmaille, aux dépens de sa jeunesse et de sa beauté, ce n’est pas la considérer comme un être humain cultivé et intelligent, […]. — (Jean Marestan, L'Éducation Sexuelle, Éditions de la "Guerre Sociale", 1910)
- Un matin de mars, ce fut parmi la marmaille de Longeverne une émotion profonde lorsqu’on vit le grand Bati revenir de la forêt […]. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- On ne tient pas à fabriquer de la marmaille et l'on se fout, contrefout, archifout de l'avenir de la race. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 78)
- Ses rues, dans le silence d'un lieu désert, attendent le claquement des volets, l'ouverture des portes, le hennissement des chevaux, l'essor d'une marmaille. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L'autobus était bourré de paysans chargés de lourds paniers, de sacs de victuailles et accompagnés d'une marmaille d'enfant. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
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gouaille
?- Attitude impertinente, moqueuse, insolente.
- Pas de baronnes, allez, répondit sur un air de gouaille l’homme aux renseignements. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Avec un coup dans le nez, le Capitaine Eustrate Zilremer ne rendait pas le même son. Franchement sinistre quand il voulait planter ses idées comme des étouffe-pourtant, il prenait une gouaille après quelques bulles tout à fait formidable. — (Julien Capron, Match retour, Éditions Flammarion, 2011)
- La difficulté, avec Céline, c’est de ne pas céder à la tentation de le surjouer, de ne pas l’oraliser, précisément. S’en tenir à la langue écrite. Ne pas plaquer sur lui une gouaille surfaite. Il n'y a rien de moins célinien que la gouaille populaire. Céline n’est pas Michel Audiard. — (Fabrice Luchini, Comédie française, Flammarion, J’ai lu, 2016, page 54)
- escorailles
- availles
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enraille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enrailler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enrailler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe enrailler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe enrailler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe enrailler.
- montgradail
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ripaille
?- Grande chère, débauche de table.
- Il est triste de penser, qu’alors que l’on apporte tant de soin à mener à bien les boutures de géranium ou les greffes d’arbres, fruitiers, un très grand nombre de citoyens sont conçus suite à de crapuleuses ripailles dont on se croit obligé d’assaisonner l’anniversaire de la naissance du Christ, ou celle de la prise de la Bastille. — (Jean Marestan, L’Éducation sexuelle, Éditions de la « Guerre Sociale », 1910)
- Bordeaux, le forgeron, lui-même, qui ce jour-là était en ripaille, s’arracha aux délices de l’auberge du Petit-Salé dans laquelle il buvait. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 52)
- Cette année, la campagne de battage s’achevait chez eux. À cause de cette date tardive, l’entrepreneur leur avait consenti un marché doux, mais ils n’y gagneraient point à cause des ripailles inévitables. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Porcelaine d’Arras ! argenterie ancienne ! comment pouvez-vous supporter sans révolte la médiocrité de ce repas, qui vous outrage ? Où sont les festins d’antan, les ripailles somptueuses où de galants chevaliers lançaient de hardis propos à de grandes dames, plantureuses et festonnées ? Vous ne connaissez plus que le jambon et le gigot aux haricots ! Vanité des vanités ! Grandeur et décadence !… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 314)
- Mais, deux semaines plus tard, Raoul, qui s’amusait fort auprès de ce funèbre fantoche, profita d’une ripaille plus complète pour lui arracher des aveux. — (Maurice Leblanc, La Barre-y-va, chapitre 7)
- versailles
- xaintrailles
- domptail
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.