Dictionnaire des rimes
Les rimes en : tambouille
Que signifie "tambouille" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Populaire) Cuisine médiocre, nourriture grossièrement préparée.
- Je vais veiller à ce qu’on prépare ma tambouille, afin d’être prêt à repartir dès que ce damné soleil sera un peu plus bas sur l’horizon. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, réédition Cercle du Bibliophile, page 230)
- — Tambouille… Ça ne se conserve même pas une nuit… Saloperie… — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 68, Robert Laffont, 1968)
- À Tours, un jour de l’hiver 39-40, dans le froid glacial de cette saison-là (je me rappelle avoir été la nuit précédente garde d'écurie, à grelotter, à surveiller les chevaux qui s’embarraient et à balayer le crottin), le colonel vint goûter la tambouille. — (Jean Ferniot, La Petite Légume, Mercure de France, collection Roue libre, 1974)
- Il faut dire que c’est bien pratique pour rehausser vite fait le goût d’une tambouille maison. — (Des ronds dans le bouillon cube, Le Canard Enchaîné, 6 septembre 2017, page 5)
- (Populaire) Toute cuisine, nourriture.
- Ils ne donneront leur plein rendement sportif, que s'ils ont vie régulière, bonne tambouille, femme attentive et chaste, et aussi l'air de la campagne. — (G-A Gonnet, in La Vie parisienne, 13 janvier 1934, page 815)
- Il paraît qu’autour de la maison de ce curé, c’est plein de gens qui campent, qui dorment, qui font leur tambouille, qui attendent. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 251)
- Dans l’embrasure d’un mâchicoulis ouvert on faisait du feu à même les dalles pour de petites tambouilles particulières : du thé, du café, du chocolat pour ceux qui possédaient encore un peu de ces denrées. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 375)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "tambouille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
-
fil
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du filipino.
-
crouille
?- (Suisse) De mauvaise qualité, décevant. Mais aussi coquin, d'un enfant qui a l’œil qui brille de malice "avoir l'air (d'une) crouille".
- Ce fut une crouille soirée.
-
coquille
?- Enveloppe protectrice, dure et calcaire des œufs et de la plupart des mollusques.
- Coquille d’œuf.
- Enveloppe protectrice de l’homme, protégeant la personnalité.
- Ah! pourquoi ne peut-on pas briser cette transparente et dure coquille qui nous enferme chacun seul avec soi? — (Beauvoir, Tous hommes, 1946, page 57)
- Se renfermer, se retirer dans sa coquille.
- On sent, lorsqu’il en laisse échapper quelque chose, avec quelle joie il se renfermait dans sa coquille, comme ces insectes qui se cachent à l’approche de l’homme. — (Musset, Le Temps, 1831, page 143)
- Fossile d’une coquille de mollusque.
- Les fossiles mêmes […] que l’on trouve par couches au dessous de la terre végétale, tels que […] les bancs de coquilles. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814)
- On voit dès lors qu'il n'est point indifférent de représenter une coquille d'une manière ou d'une autre, et qu'il importe au zoologiste ou au paléontologue de donner aux géologues des points de comparaison sur lesquels ceux-ci puissent s'appuyer pour reconnaître l'état des couches à l'instant où les êtres qui y sont enfermés ont été recouvert de nouveaux dépôts. — (« Quelques considérations sur la station normale comparative des coquilles bivalves », par Alcide d’Orbigny, séance du 6 mars 1843 de la Société géologique de France, dans le Bulletin de la Société Géologique de France, Paris, 1843, page 296)
- La fromentelle est un calcaire jaunâtre, très-dur, coquillier, passant presque à la lumachelle. Les coquilles y sont tellement agrégées qu’il n’est guère possible d’en déterminer même le genre. — (Nicolas-Armand Buvignier, Statistique géologique, minéralogique, minérallurgique et paléontologique du département de la Meuse, Paris : J.-B. Baillière, 1852, page 390)
- Coque de noix, d’amandes, etc.
- Quant aux fruits qui viennent au sommet des grands arbres, ils sont, pour l’ordinaire, revêtus de coques dures et d’enveloppes molles ou élastiques, dont l’épaisseur est proportionnée à leur volume. Ainsi, la noix est revêtue de ses coquilles et de son brou. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814, page 95)
- (En référence au poussin sortant de l’œuf) Enfance.
- Un lycéen, qui sort de sa coquille,Tout triomphant,Dans ses bras m’étouffant,De me faire un enfantMe proteste qu’il grille. — (Béranger, Chans., t. 1, Bonne fille ou Mœurs du temps, 1829, page 41)
- Oh ! ce sera une excellente élève, maintenant qu’elle est sortie de sa coquille ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 267)
- (Ornithologie) Ensemble de plumes dressées en forme de coquille chez des pigeons.
- (Par extension) (Art) Objet en forme de coquille ou de conque marine.
- Paire de flambeaux portant une coquille sur le binet, un ornement rocaille sur le fût, et des canaux tournants sur la cloche. — (Exposition rétrospective de l'art français au Trocadéro (catalogue), Paris : Impr. L. Danel, 1889, page 217)
- (Papeterie) Sorte de papier collé, dont la marque est une coquille.
- David essaya de fabriquer une cuvée de pâte collée pour coquille, et il obtint un papier rêche comme une brosse, et où la colle se mit en grumeleaux. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, troisième partie : Les Souffrances de l’Inventeur)
- (Typographie) Erreur de typographie ; bourdon ; mastic.
- […] ; partant, un bon compositeur fait rarement des bourdons, et le meilleur est sans contredit celui qui, outre qu’il ne laisse que peu de coquilles ou de fautes légères à corriger, n’est pas du tout bourdonniste. — (A. Frey, Nouveau manuel complet de Typographie, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée par M. E. Bouchez, Manuels-Roret, 1857, part. 1, page 108)
- Une revue parisienne venait de publier un de ses poèmes avec des fautes d’impression, coquilles aussi larges que des bénitiers, vastes comme la conque d’Aphrodite. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 127)
- Un jour il y eut un affreux scandale. Un typographe facétieux et spirituel — comme il n’en manque pas chez les Parigots — remplaça ce cadeau, un serpent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent, par cet autre : un sergent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent. Le numéro du Gaulois fit prime, à cause de cette incomparable coquille. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 287)
- (Escrime) Élément concave d'une épée séparant la lame du manche.
- C’est toujours au nom de la loyauté, de la foi conjugale, du respect des aïeux, de l’intégrité du blason, qu’il tire du fourreau sa grande épée à coquille de fer, souvent contre ceux qu’il aime de toute son âme, et qu’une nécessité impérieuse l’oblige d’immoler. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- —Les coquilles tintent, ding-don ! — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897, acte 1, scène IVTexte sur Wikisource)
- (Sport) Accessoire servant à protéger des coups l’organe génital masculin.
- (Technique) Portion indivisible du cylindre d’impression des timbres-poste par rotative.
- En France, le cylindre porte quatre coquilles en typographie ou trois en taille-douce. — (Glossaire sur Leportaildutimbre.fr)
- (Cuisine) (Vieilli) Fourneau vertical qui sert à rôtir la viande.
- (Cuisine) (Bourgogne) Marmite en fonte.
- (Cuisine) (Nord de la France) Nom donné, par analogie de forme, à une brioche recouverte de grains de sucre, censée représenté l'enfant Jésus emmailloté et que l'on mange à Noël.
- (Métallurgie) Moule autour duquel passe de l’eau pour refroidir le métal en fusion après une coulée.
- (Bijouterie) Outil qu’utilisent les lapidaires pour maintenir les pierres pendant la taille.
- (Héraldique) Meuble représentant une coquille Saint-Jacques dans les armoiries. Elle est généralement vue de dessus et le pied tourné vers le chef. À rapprocher de conque, coquille Saint-Jacques, huître et vannet.
- De gueules à une coquille d’argent, qui est d’Artzenheim → voir illustration « armoiries avec une coquille »
- (Christianisme) Ornement en forme de coquillage sur une tombe destiné à recevoir de l’eau bénite ou du lait.
- La coquille creusée parfois dans la pierre tombale sert à recevoir de l’eau bénite le jour des Trépassés, ou du lait qui, mieux l’eau, doit blanchir le défunt. — (Michel de Mauny, Le Pays de Léon : Son histoire, ses monuments, Éditions Régionales de l’Ouest, Mayenne, 1993, 2e édition, page 362)
-
résille
?- Sorte de filet, de réseau, qui enveloppe les cheveux.
- Une épaisse chevelure châtain, dont les boucles étaient retenues par une légère résille d’argent, ondoyait sur ses épaules. — (Clark Ashton Smith, L’Enchanteresse de Sylaire, traduit par Dominique Mols, dans Fées, sorcières et diablesses, 2002, Librio, page 28)
- En Espagne, les femmes portent la résille.
- Filet, réseau.
- La fine résille de traboules s’étend sous les maisons, compliquée comme un système d’égouts et à peu de chose près aussi sale et puante. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 167)
- Deux cents ans dʼabandon avaient peint ses façades de cette couleur blonde que mûrissait le soleil. On savait, par les grands marronniers noirs qui le masquaient de leur résille, quʼil sʼagissait dʼune maison à secrets. — (Pierre Magnan, Le tombeau dʼHélios. Paris : Gallimard, coll. « Folio policier » n° 198, 2001)
- Au-dessous de lui, s’étendait une vallée comblée par des cheminées et des toits fumants qui couvraient d’une résille bleuâtre ce sommet de ville. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- C’était l’automne, par où s’accomplissaient cinq mois de sécheresse. Et bien que le matin fût tout jeune encore, la poussière des roues, des pieds, des sabots, des pattes sans nombre, flottait déjà en trames fines, voiles mobiles et légers, tourbillons ténus où le soleil jouait comme il le fait ailleurs, à son réveil, avec la résille des brumes. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré) (Poétique) Réseau constitué des plombs d’un vitrail.
- Les vitraux poussiéreux qui grelottent dans leur résille de plomb. — (Georges Bernanos, Sous le soleil de Satan, 1926)
- (Antiquité) Parures de perles tubulaires funéraires.
- Certaines résilles, apparues entre les VIIe et Ve siècles a.C., renforcent la signification en adjoignant à hauteur de l’abdomen les figures des quatre "Fils d’Horus". — (Jean-Claude Goyon, Les voies d’Osiris en Rê : Collections du musée des beaux-arts et du museum d’histoire naturelle de Lyon, Lyon, EMCC, collection « Des objets qui racontent l’histoire », 2002, page 50)
- (Beaux-arts) Ensemble de l’armature en plomb servant à maintenir ensemble les verres d’un vitrail.
- Lors d’une restauration des vitraux de la cathédrale de Sens en 1942, on a conservé les plombs anciens en «dépiquant» les verres et on s’est aperçu que cette résille toute ténue constituait par elle-même une œuvre d'art de grande valeur. — (Les Dossiers de l’archéologie, Éditions Archéologia, 1978)
-
ouille
?- Interjection exprimant la douleur.
- Ouille, je me suis fait mal !
- − Non, madame, les grandes douleurs sont muettes.− Eh bien moi quand je me brûle je ne suis pas muette, j'en pousse des « ouille !! » — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, 1944)
-
hydrophile
?- Qui aime l’eau.
- Qui absorbe facilement l’eau.
- Le coton ou la ouate hydrophile utilisé en médecine, pour l’hygiène ou la toilette.
- (Chimie) Se dit d’une substance, ou d’un groupement moléculaire, ayant une affinité pour l’eau et les solvants polaires.
- On peut en conclure que les perméants hydrophiles utilisés ne donnent pas lieu à une adsorption sensible sur les structures musculaires (auquel cas R aurait une tendance à augmenter dans le domaine des concentrations faibles). — (Archives des sciences physiologiques, 1960, volumes 14 à 15, page 307)
- Sur une surface hydrophile comme le verre ordinaire, l’eau s’étale ; on dit qu’elle mouille la surface. — (Jean-Louis Chaussade, et Maryvonne Pellay. « Physique, chimie et biologie », Jean-Louis Chaussade éd., Les 100 mots de l’eau. Presses Universitaires de France, 2012, pp. 3-22.)
- Le savon est obtenu à partir d’un mélange d’acide gras et d’une base forte (hydroxyde de sodium ou de potassium). Les molécules le composant sont amphiphiles et leur structure peut être comparée à celle d’une épingle. La tête de l’épingle est hydrophile alors que la tige est composée d’une longue chaîne d’acide gras, hydrophobe. — (Julie Kern, Pourquoi le savon est-il efficace contre le coronavirus ?, Futura, 29 mars 2021)
- (Botanique, Écologie) Se dit d’une plante qui croit dans des milieux inondés durant plusieurs mois de l’année (voir aussi : amphibie). Intermédiaire entre hygrophile et amphibie puis aquatique.
- Les végétations hydrophiles et halophiles se retrouvent dans les trois zones pratiquement sans changement. Parmi les plantes hydrophiles, les joncs, les typhas, les phragmites, se retrouvent partout, de même que les halophiles : Cressa cretica, Cyperus divers, Atriplex et des Salsola, Suaeda, Salicornia, Halocnemon et Arthocnemon. — (Jacques Henry Durand, Arrêter le désert, 1988)
- La complexité naturelle culmine près des voies d’eau où la forêt de terra firme s’enrichit des espèces hydrophiles de la forêt de várzea. — (Gilles Maréchal, Le Brésil et les Brésiliens: guide de découverte, 1995, page 14)
- (Botanique) Se dit d’une pollinisation qui a lieu dans l’eau.
- La pollinisation est le plus souvent entomophile [chez les Asterides]. Mais le disque nectarifère ─ manque chez le genre Plantago où la pollinisation est anémophile, et le genre Callitriche chez lequel la pollinisation est hydrophile. — (Michel Botineau, Botanique systématique et appliquée des plantes à fleurs, 2010, page 1059)
-
papille
?- (Anatomie) Certaines petites saillies coniques formées, vers la surface de la peau ou des membranes muqueuses, par des ramifications nerveuses et vasculaires.
- Les papilles de la langue.
- Les papilles des mamelles.
- La papille optique est la saillie du nerf optique sur la rétine.
- On distinguait parfaitement leur gorge pelée tendue sous l’effort de leurs cris, leur crête cartilagineuse, garnie de papilles violettes. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, J. Hetzel et Cie, Paris, 1863)
- Le plaisir des yeux précède celui des papilles. — (Antoine Bello, Les Éclaireurs, 2009 ; édition Folio, 2010, p. 322)
- (Botanique) Petites éminences coniques que l’on observe sur divers organes des végétaux.
-
scille
?- (Botanique) Plante bulbeuse dont l’espèce la plus connue, la scille maritime, a un bulbe épais et était employée comme diurétique et tonicardiaque.
- Quels parterres auront pu ainsi être établis artificiellement dans les bois d’agrément avec les pervenches, les primevères, les scilles, les cyclamens, les sceaux de Salomon, les galanthes, les nivéoles, le saxifrage ombreux, etc... : […]. — (G. Plaisance, Demain la forêt, Paris : SEDES, 1964, chap. 2)
-
goupil
?- (Désuet) Renard.
- Ce qui détermina la chute de gros Zidore et de gros Léon ce fut tout simplement une petite jalousie de chasseurs provoquée par un malheureux renard, un vulgaire goupil, un vieux charbonnier à museau chafouin, à queue pelée [...]. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il se blasonne comme le renard. À rapprocher de chien, levrette, lévrier, loup et renard.
- Parti : en 1) coupé, de gueules à une croix de Malte alésée d’argent et d’azur à un épi de blé d’or posé en bande ; et en 2) d’argent à un goupil ravissant au naturel, qui est de La Croix-en-Brie → voir illustration « armoiries avec un goupil »
-
grappille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe grappiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe grappiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe grappiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe grappiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe grappiller.
-
dactyle
?- (Versification) Pied qui est formé d’une syllabe longue suivie de deux brèves, comme le doigt qui comporte une phalange longue et deux courtes.
- Le vers hexamètre est composé de dactyles et de spondées.
- Quant aux groupes quadrisyllabes impairs (premier et troisième), des seize pieds quadrisyllabes, à priori, treize peuvent commencer le vers, onze ou douze peuvent commencer le second pâda ; en d’autres termes, 3 seulement sont interdits au commencement du 1er pâda, 4 ou 5 le sont au commencement du second. Quels sont ces trois et ces cinq ? Les trois sont le procéleusmatique, le dactyle et le choriambe ; les mêmes, plus le diïambe, voilà les 4, plus l’épitrite 3e, voilà les 5. — (« Spécimen d’une traduction française complète du Râmâyana », in Bulletin mensuel de l’Académie delphinale, tome 3me, Imprimerie de Prudhomme, Grenoble, 1851)
- LES VARIÉTÉS DE L’HEXAMÈTREPartagé en deux hémistiches ce vers devient le priapéen ; Le buccolique, quand il l’est en deux, et une dipodie, séparées par une pause. Les deux premières dipodies forment le vers alcmanien ; Les deux dernières le phalisque ; La dernière l’adonique ; Le dernier hémistiche forme le phérécratien ; Une fraction d’un spondée et de deux dactyles forme un glyconique ; Et une fraction impaire forme le dactylique tétramètre catalectique. C’est un composé de trois pieds et demi ou une epthémimérie. Le miurus ou téliambe, mentionné dans le même tableau, n’est que le résultat d’un accident prosodique. Mais chacune de ces variétés a sa valeur mimique. — (Émile-Jacques Pérès, Noologie : ou, Philosophie de l’intelligence humaine, troisième volume, A. Durand, Éditeur, Paris, 1865)
-
nitrophile
?- (Agriculture, Écologie) Qualifie les plantes qui croissent de préférence dans les terrains riches en azote.
-
escarbille
?- Morceau de braise incomplètement brûlé et que l’on retrouve dans les fumées.
- Des escarbilles sortaient de la cheminée de la locomotive.
- Plus près, entourant la chaire, débordant de la nef sur les bas-côtés, une couche de vieilles filles, noires, dures et biscornues comme des escarbilles, vraiment une charretée de résidus, un dépotoir de boîtes à cendre comme on en voit autour des gares. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 152)
- Je ne pensais qu'à cette insolite rue de Tombouctou, qui tourne tout de suite à la gauche d'un pont aux grilles noires encrassées d'escarbilles […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Michel-Charles aide galamment Blanchette à sortir de dessous sa paupière une escarbille, à vrai dire invisible, mais qui, dit-elle, lui fait mal. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 107)
- Une bûche s’écroula dans la cheminée, projetant une volée d’escarbilles. « J’aurais dû acheter un pare-feu… » grommela Houellebecq avant de tremper les lèvres dans son verre d’alcool. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 254)
- Fraisil ; cendres incomplètement brûlées.
- […] ; les villages traversés, sans perdre beaucoup de leur rusticité primitive, montrent cependant ces traces noirâtres, ces tas d'escarbilles que crée toujours la consommation fréquente de la houille. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
-
bile
?- (Biologie) Humeur sécrétée par le foie et stockée dans la vésicule biliaire.
- Les branches les plus volumineuses de ces deux vaisseaux cheminent côte à côte dans des tractus fibreux, appelés espaces portes, accompagnés par les canaux biliaires qui véhiculent la bile dans la direction opposée, […]. — (Paul Richard Wheater, Barbara Young & John W. Heath, Histologie fonctionnelle, page 274, De Boeck Supérieur, 2004)
- La bile est un liquide vert foncé à jaune qui se mélange aux aliments dans l’intestin et qui aide à digérer les graisses. — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 36)
- (Sens figuré) Colère
- Émouvoir, échauffer la bile.
- Zeus Tonnerre-très-haut au fond du coeur senti une morsure et son coeur fut plein de bile, quand il vit parmi les hommes la lumière du feu – on la voit de loin. — (Hésiode, Théogonie, traduction de Jean-Louis Backès, Gallimard, 2001)
-
atrabile
?- (Histoire de la médecine) Bile noire et aduste, humeur âcre que l’on supposait secrétée par la rate et à laquelle on attribuait la cause de la mélancolie.
- Ces cellules, le Roi semble les avoir accrues, compliquées, entassées, comme des pièges à prendre l’ennui, des chausses-trappes où faire tomber le marasme, cette atrabile qui envahissait le Prince et le figeait. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, Paris, 1959, pages 243-244)
- L’atrabile. Quand elle coule de votre cœur, on dirait qu’elle attire le malheur, lequel accourt des quatre horizons. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 149)
- (Par extension) Maladie hypocondriaque.
-
jubile
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de jubiler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de jubiler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de jubiler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de jubiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de jubiler.
-
goupille
?- (Art, Mécanique) Petit cylindre, petite cheville métallique, dont on se sert dans l’horlogerie, dans l’armurerie, dans les constructions mécaniques ou métalliques, pour arrêter quelques parties d’un assemblage mécanique.
- Ce dispositif consiste essentiellement en une goupille animée d’un mouvement périodique qui, pressant périodiquement sur le spiral, impose au balancier sa cadence. — (Raymond Chaléat, Recherches sur la synchronisation, 1954)
-
codicille
?- (Droit) Disposition ajoutée à un testament, pour le compléter ou le modifier.
- Il s’allongea de nouveau, s’ingéniant à rédiger des clauses testamentaires en faveur d’Edna, pour la plupart, […] et à stipuler divers menus legs, avec des codicilles de plus en plus fantasques et extravagants. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 150 de l’édition de 1921)
- – […] Tout le monde dit qu'il laisse 25.000 francs aux Petites-Sœurs.– Mère Toupain, bien que vous disiez tout le temps que le Bon Dieu n'est pas dupe, qu'est-ce que vous pariez que le Gabely-Mossé l'a roulé, vot' Bon Dieu.À la fin de son testament, de la main de Gabely-Mossé en effet, on lisait un codicille qui, subordonnant le don susdit à la réussite d'une opération malheureuse, le supprimait : « En fait de 25.000 francs, zut pour les Petites-Sœurs ! Le Seigneur l'Évêque se sera dérangé pour rien. » — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, pages 330-331)
- Alors cerné de près par les enterrements,J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,De me payer un codicille. — (Georges Brassens, Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966)
- — Marcel, légataire universel, avec la maison et son contenu, par préciput ! Je n'ai droit qu'à ma réserve. Et qu'est-ce que vous dites du codicille ? Ne cherchez pas mes bijoux : j'en ai disposé.— ll ne reste sûrement que des bricoles, fait une voix. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 39)
-
reptile
?- Vertébré apode ou à pattes très courtes, qui avance en se traînant sur le ventre, mais qui n’est plus considéré aujourd’hui comme une classe scientifique.
- Certains des serpents se dressent pour l’attaquer, mais il les ravage de son talon pilonneur, impitoyable et précis. Bientôt, l’écheveau de reptiles n’a plus que des soubresauts agoniques. — (Frédéric Dard, San Antonio : Meurs pas, on a du monde, Éditions du Fleuve Noir, 1980)
- (Par extension) Viande d'un de ces animaux.
- L’iguane est un plat médiocre, disent les uns, cela sent le reptile. Mais si l'on peut vaincre sa répugnance, cela constitue un plat de résistance et qui vaut bien le singe rouge. Quant à moi, j'en suis très friand ; […]. — (Henri Anatole Coudreau, Chez nos indiens : quatre années dans la Guyane Française, 1887-1891, Librairie Hachette et Cie, 1895, p. 399)
- (Vieilli) Dinosaure (appellation aujourd’hui rejetée par les scientifiques).
- (Vieilli) Animal qui rampe ou semble ramper.
- […] dès que la femelle couve, elle ne chante plus, et vers la fin de juin le mâle se tait aussi, ou ne se fait entendre que par quelques sons rauques semblables au coassement d'un reptile, et si différents des premiers qu'on a de la peine à se persuader que ces sons viennent du rossignol, ni même d'un autre oiseau. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Discours sur la nature des oiseaux », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 1071.)
- Certains coins, les coins d’ombre humide, grouillaient d’un pullulement de reptiles, noirs, jaunes, violacés, zébrés, tigrés. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
-
épile
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de épiler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de épiler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de épiler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de épiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de épiler.
-
émorfile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe émorfiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe émorfiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe émorfiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe émorfiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe émorfiler.
-
argile
?- (Minéralogie) Minéral se présentant sous la forme d'une poudre souvent très fine. Avec de l'eau elle forme un terre douce au toucher, malléable et plastique. Elle est composée principalement de silicates et d’aluminosilicates. Elle est généralement blanchâtre, mais peut être teintée par des sels métalliques (rouge, orange, vert, etc.)
- Elle contient alors assez de sable pour être perméable et chaude ; assez d’argile pour être aérable, humide, tenace, conservatrice des engrais et favorable à la nitrification. — (Stanislas Meunier & Achille Ernest Oscar Joseph Delesse, La Terre végétale de quoi elle est faite : comment elle se forme, comment on l’améliore, J. Rothschild, 1875)
- Les grès à Woltzia […] forment dans leur niveau inférieur des bancs compacts et fossilifères où « les couches gréseuses alternent avec des argiles diversement nuancées ». — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 12)
- Les milieux secs correspondant aux vertisols sont aussi favorables à l’apparition de la palygorskite, alias attapulgite, une argile de formule (Mg,Al,Fe3+)5[Si8O20](OH)2 (OH2)4,4H2O qui peut précipiter dans les pores du sol [Long et al., 1997]. — (Jean-Paul Legros, Les Grands Sols du monde, PPUR presses polytechniques, 2007, page 238)
- L’humus qui, lié aux argiles, contribue à la qualité de la structure des sols et à leur fertilité, résulte de la transformation de la matière organique. — (Pierre Davet, Vie microbienne du sol et production végétale, Éditions Quae, 1996, page 143)
- C’est ce magot à la peau verte qui bedonne et grimace en pure perte. Il fut une poignée d’argile arrachée au Xinjiang, camionnée vers l’usine, pétrie, moulée, qui a pris forme humaine et qu’on a enfournée une fois vernissée. — (Jean-Yves Cendrey, Honecker 21, Éditions Actes Sud, 2013, chapitre 3)
- (Par extension) Cette terre cuite, utilisée en poterie.
- Vase d’argile.
- Statue d’argile.
- (Pétrographie) Roche clastique meuble composée d’au moins 50 % de ces minéraux.
- Argile réfractaire.
-
rempile
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de rempiler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de rempiler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de rempiler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de rempiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de rempiler.
-
persille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe persiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe persiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe persiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe persiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe persiller.
-
babil
?- Bavardage enfantin où le plaisir passe avant la volonté d’être compris.
- Abondance de paroles inutiles.
- […] il excitait par ses questions le babil de son guide. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Pour faire honneur à son hôte, le maître du logis avait convié quelques amis intimes, capitalistes ou commerçants, plusieurs femmes aimables, jolies, dont le gracieux babil et les manières franches étaient en harmonie avec la cordialité germanique. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Quoique l’on vendangeât les clos, l’on n’entendait ni bruit ni babil. Les vignes semblaient inhabitées, tant le silence était profond. Nous allions comme des gens dont la douleur repousse des paroles banales, et nous écoutions le comte, le seul de nous qui parlât. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le babil de l'enfant chéri se mêla aux derniers baisers que lui donna le jeune homme. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, ch. IV, Paris, 1832 ; p. 102)
- Écoutez son babil, acceptez les musiques qu’elle n’a encore chantées que pour elle ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 180 de l’édition Houssiaux de 1855)
- … je me mis dès lors à le contempler avec une certaine dose de pitié et à prêter l’oreille, d’abord avec indulgence, puis, en fin de compte, non sans plaisir, à son babil incohérent. — (Robert Louis Stevenson, Olalla, 1884, Traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.