Dictionnaire des rimes
Les rimes en : synecdoque
Que signifie "synecdoque" ?
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- (Rhétorique) Figure de style par laquelle on fait entendre le plus en disant le moins, ou le moins en disant le plus ; on prend le genre pour l’espèce ou l’espèce pour le genre, le tout par la partie ou la partie par le tout. C’est un cas particulier de métonymie.
- Un facteur particulier intervient ici : la synecdoque est dès l'antiquité sentie comme une figure "en liberté surveillée". C'est dans ce cadre qu'il convient d'apprécier la création et l'utilisation par d'Aubigné des synecdoques des parties du corps. — (Marie-Hélène Prat, Les mots du corps: un imaginaire lexical dans Les tragiques d’Agrippa d'Aubigné, Librairie Droz, 1996, p. 100)
- Une ou plusieurs synecdoques rassemblent et unissent nos croyances sur nous-mêmes pour en faire une identité. On remarquera au passage que les parties alcoolique et sobre qui représentent le conflit central chez le sujet alcoolique sont deux synecdoques. — (Michel Facon Face aux dépendances, le savoir-faire de la PNL, Lulu.com, 2011, p. 87)
- Si l’on dit : « j’ai mal à la tête », ce n’est pas une synecdoque ni une métonymie, c’est une migraine. Le signifiant tête n’a pas d’autre signifié ni d’autre référent que ce qu’on trouve dans le dictionnaire. Mais si l’on dit d’un éleveur de bétail qu’il possède deux cents têtes, il s’agit réellement d’une synecdoque. — (Suhamy, Henri. « Chapitre II. Les tropes », Henri Suhamy éd., Les Figures de style. Presses Universitaires de France, 2023, pp. 18-52.)
- Dans « ce livre pèse trois kilos », c’est l’objet physique qui est mis en avant, alors que dans « ce livre a influencé Paul », c’est son contenu qui est désigné. Est-ce que pour autant le mot « livre » change d'interprétation, voire de sens ? Non, il s'agit simplement d'une figure métonymique en l’occurrence une synecdoque. — (Kleiber, Georges. « D’où vient le sens des mots ? », Sciences Humaines, vol. 246, no. 3, 2013, pp. 11-11.)
- La synecdoque (signifier le tout par l’une de ses parties) qui désigne le gouvernement de l’Europe par le nom de sa capitale, Bruxelles, rejoue la confusion très française entre « Paris » et l’État français, manière de prétendre que d’innombrables bureaucrates hors sol géreraient l’Europe dans leur petit coin. — (Kahn, Sylvain, et Jacques Lévy. « Chapitre 1. L’Europe est une société », , Le Pays des Européens. sous la direction de Kahn Sylvain, Lévy Jacques. Odile Jacob, 2019, pp. 11-19.)
- Étant donné que ces deux villes [Amsterdam et La Haie] portent les grandes institutions de l’ensemble du pays, [la Hollande du Nord et la Hollande du Sud] désignaient jusqu’en 2019 les Pays-Bas par une formule rhétorique qui est la synecdoque particularisante. — (Koffi Serge N'Guessan, Quelle est la différence entre la Hollande et les Pays-Bas ?, Ça m'intéresse, 22 mai 2023)
Mots qui riment avec "oque"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "synecdoque".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : oque , oques , oc , ocs , ock , ocks , och et ok .
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entrechoc
?- Action de s’entrechoquer (au sens propre ou au figuré).
- C’est seulement par la suite que je connus l’entrechoc, le combat qui culmine dans l’apparition des vagues d’assaut, en terrain découvert, peuplant pour quelques minutes décisives et mortelles le vide chaotique du champ de bataille. — (Ernst Jünger, Orages d’acier, 1961 ; traduit de l’allemand par Henri Plard, 1970, page 46)
- Pour Baudelaire, le rire naît du choc entre deux infinis, celui qui sépare l’homme de Dieu et celui qui le sépare de l’animal. Mais l’homme est lui-même l’entrechoc fugace de ces deux infinis. — (Daniel Sibony, Les Sens du rire et de l’humour, Odile Jacob, 2010, page 12)
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ploc
?- (Marine) Composition de poil de vache et de verre pilé, ou mélange de feutre et de goudron qu’on met entre le doublage et le bordage d’un navire pour le calfater.
- (Technique) Duvet provenant de la fabrication du drap.
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stock
?- (Logistique) Quantité de marchandise qui se trouve en magasin, dans des entrepôts ou sur les marchés d’une place de commerce.
- Ces stocks qui étaient de moins d'un million de tonnes en 1929, se sont élevés jusqu'à 5 millions de t. en septembre 1935 et 4 millions fin juin 1936 ont progressivement décru jusqu'à 1,5 million de t. fin septembre 1937, diminuant d'environ 175 000 t. par mois. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 365)
- Favier, à demi voix, fit alors remarquer que le stock serait joli : la direction allait être contente. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Mais avec votre papelard à dix sacs la rame, vous pourrez toujours vous établir marchand de papier, ou vous en servir à ce que je pense, comme ça vous liquiderez votre stock ! — (Michel Audiard, Le cave se rebiffe, 1962)
- (Par métonymie) Entrepôt, réserve.
- Est-ce que j'ai cela en stock ?
- (Pêche) Ensemble d'individus qui, du fait de caractéristiques biologiques homogènes, peut constituer une unité de gestion (stock) ou une unité d'évaluation biologique.
- Il faut préserver les stocks.
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joch
?- (Archaïsme) Variante orthographique de joc.
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bock
?- Verre à bière de la capacité d’un quart de litre environ dont on se sert dans les brasseries et les cafés.
- En France, dans un café ou un restaurant, quand on entend parler allemand, le garçon louche en apportant son bock, les voisins grimacent et modèrent leurs épanchements... c'est la vision de l'espion. — (Jules de Cuverville, Armée, marine, colonies, volume 1, 1902)
- On s’enguirlande, on se confettise, on s’assied pour boire un bock, on se lève pour danser le « black botton ». — (Philippe Démotier, Recherche auteur désespérément, 2010, page 71)
- Son contenu.
- Liénard demandait des choses chères, tandis que Deloche se contentait d’un bock, qu’il mettait quatre heures à boire. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Dès qu’ils furent assis devant la table du café, Forestier cria : « Deux bocks », et il avala le sien d’un seul trait. — (Guy de Maupassant, Bel-Ami, première partie, chapitre I, 1901)
- Ils quittèrent le groupe de curieux et, comme la jeune femme n’avait pas l’air effarouchée, il lui offrit un bock. Il avait grand’peur qu’elle ne l’acceptât pas.C’est ainsi que Pierre rencontra Berthe, le soir du quinze juillet. Il souriait à cause de sa gentillesse et de ses bandeaux. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 65)
- Des provinciaux effrayés se hâtaient d’achever leur café ou leur bock. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 338)
- S’il arrive un jour à jouir de sa pension de retraite, le fils de ma mère consent bien à payer un bock à tous ceux qui réussiront à le voir avant midi hors de son petit lit blanc. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 316)
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toc
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du totonaque de Coyutla.
- asperjoc
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défroque
?- Pauvre mobilier et argent qu’un religieux laisse en mourant.
- Et, à une plus humble distance, venait leur guide, dont la personne n’avait de remarquable que ce qu’elle empruntait à la défroque misérable d’un pèlerin. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Par analogie) — Hum ! hum ! fis-je, il me semble que toute la défroque du pendu appartient au bourreau. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- (Par extension) (Familier) Vieux vêtements qu’on abandonne parce qu’on ne veut plus les porter.
- La nuit venue, je vole à la mansarde de mes complices. J'endosse, par-dessus mes habits, la défroque du joueur d'orgue : veste amadou, gilet en ratine couleur de suie, culotte idem ajustée avec des ficelles sur de gros bas de laine chinés. — (Hippolyte de Villemessant, Mémoires d'un journaliste, 1967, tome 1)
- Saisissant avec joie cette occasion de me travestir en dehors du carnaval, et de quitter pour quelque temps l’affreuse défroque française, j’avais revêtu mon habit de majo. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- (Sens figuré) Tout ce qui structurait une chose et qui n’a plus de valeur.
- Cavalerie, ma mie, à vous de donner l’exemple. Quittez vos vieilles fanfreluches, soutaches, brandebourgs ou plastrons ; pelisses engonçantes, habits vestes étranglant la taille ; tresses et torsades gênant les mouvements. Renoncez à ces couleurs éclatantes, cibles niaisement glorieuses, devant le tir certain des armes d’aujourd’hui. Disons ensemble ici, un dernier adieu à ces héroïques défroques, symboles encore si vivaces des sublimes chimères pour lesquelles nos pères versèrent le plus pur de leur sang ; cela fait, endossez gaiement votre nouvelle tunique qui, pour si sombre et si prussienne qu’elle soit, est aussi plus saine, plus commode, moins coûteuse, vous couvrant mieux les reins et vous tenant plus chaud au ventre. — (Émile-Marcelin-Isidore Planat dit « Marcelin », « Vieux Uniformes », in La Vie parisienne : magazine mensuel artistique et littéraire, 19 décembre 1868)
- A. Comte avait fabriqué une caricature du catholicisme, dans laquelle il n’avait conservé que la défroque administrative, policière et hiérarchique de cette Église. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 194)
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schnoque
?- (Familier) Variante orthographique de schnock.
- Elle bégaie et radote comme une vieille schnoque. — (Pierre Ferin, Madeleine n’aimerait pas ça !, Le Manuscrit, p. 57)
- Peut-être ne suis-je là que pour me prouver qu’à trente ans et quelques plumes on n’est quand même pas un schnoque. — (Christian Dedet, La Casse, La Table Ronde, 1973, p. 14)
- Ni la vieille schnoque au chignon grisaillant entortillé par-dessus son austère visage rebutant de gouvernante acariâtre, ni la jeune écervelée qui se prenait pour le nombril du monde, n'entendait lâcher prise, jamais. — (Pierre Ferin, Tout en part, tout y revient, Éditions Publibook, 2010, p.57)
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étoc
?- (Marine) Crête de rochers n'apparaissant qu'à marée basse dans la mer et dangereuse pour la navigation. → voir écueil, récif
- La côte est pleine d'étocs dans ce secteur.
- Du haut de la tour, nous vîmes la mer profonde, verte, livide sous les nuages du ciel, se briser sur le banc des étocs. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 144, 2012)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.