Dictionnaire des rimes
Les rimes en : survie
Que signifie "survie" ?
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- (Droit) État de celui qui survit.
- En cas de survie, l’un des contractants s’oblige….
- Gains de survie.
- Prolongement de l’existence après la mort.
- Croire à la survie.
- Fait de se maintenir en vie dans un environnement défavorable ou mortifère.
- La survie dans ce milieu hostile nécessite de bien connaître quelles plantes sont comestibles.
- Une telle situation rend la survie du sarde plus difficile que jamais et condamne les sardophones a un statut de diglossie, loin du bilinguisme souhaité, dans lequel leur langue apparait cantonnée, plus que jamais, à des situations de communication limitées. — (Michel Contini, « Un sarde unitaire ? La parole est aux isophones… » dans Јужнословенски филолог, LVI/1-2, Belgrade, 2000, page 530)
- Une décision justifiée par les limites de la survie en mer dans cette zone à environ dix miles nautiques (soit 18 kilomètres) à l’ouest de Faial. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 7)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "survie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
-
péri
?- Génie féminin qui, dans les contes persans, joue un rôle analogue à celui des fées dans les contes occidentaux.
- Le premier nom, La Péri, semble inspiré sans plus par l’orientalisme factice des musiciens de l’époque, d’un Massenet ou d’un Léo Delibes, ou plutôt par une ode du jeune Hugo. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 345)
- Tout, chez elle, était en harmonie avec ces caractères de la péri des sables ardents. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
-
agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
-
acabit
?- Albert Dauzat déduit ce mot de l’occitan acabir ; Oscar Bloch et Walther von Wartburg le déduisent de l’occitan cabir ; tous deux du latin capere, acabit rejoignant ainsi acheter par son étymologie lointaine ; mais l’ancien occitan acabir n’offre aucune acception relevant de capere et cabir, bien attesté aux sens de « contenir », « être contenu, demeurer », fait difficulté pour expliquer le sens de acabit ;
- Ernst Gamillscheg (Etymologisches Wörterbuch der französischen Sprache) déduit l’ancien occitan acabir du latin caput ; de là acabir au sens de « mener à bonne fin, réussir » (→ voir acabar), mais il fait difficulté pour expliquer le sens de acabit. Remarquons que acabit n’est attesté dans aucune autre langue romane ; un emprunt fait au quinzième siècle d’un mot occitan attesté ni à cette époque ni en occitan moderne est peu vraisemblable, un hiatus chronologique et sémantique les sépare.
-
ameubli
?- Participe passé masculin singulier du verbe ameublir.
-
ahuri
?- Qui est pantois, stupéfait, déconcerté.
- La société [de M. Genès] nous était devenue tout à fait intolérable. […] la mesure était comble, nous en étions ahuris, abrutis. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 186)
- (Familier) Qui est ou paraît stupide.
- Il est complètement ahuri.
- Ce roi ahuri représente le potentat africain cupide et sanguinaire, livrant ses sujets aux négriers venus du Nord. — (René Hénane, Aimé Césaire, le chant brisé, 1999)
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accueillie
?- Participe passé féminin singulier de accueillir.
- Arrivée dans la soirée à bord d’un avion militaire américain, la dirigeante a été accueillie à son arrivée par Joseph Wu, le ministre taïwanais des Affaires étrangères. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, page 4)
-
survie
?- (Droit) État de celui qui survit.
- En cas de survie, l’un des contractants s’oblige….
- Gains de survie.
- Prolongement de l’existence après la mort.
- Croire à la survie.
- Fait de se maintenir en vie dans un environnement défavorable ou mortifère.
- La survie dans ce milieu hostile nécessite de bien connaître quelles plantes sont comestibles.
- Une telle situation rend la survie du sarde plus difficile que jamais et condamne les sardophones a un statut de diglossie, loin du bilinguisme souhaité, dans lequel leur langue apparait cantonnée, plus que jamais, à des situations de communication limitées. — (Michel Contini, « Un sarde unitaire ? La parole est aux isophones… » dans Јужнословенски филолог, LVI/1-2, Belgrade, 2000, page 530)
- Une décision justifiée par les limites de la survie en mer dans cette zone à environ dix miles nautiques (soit 18 kilomètres) à l’ouest de Faial. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 7)
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aérologie
?- Science qui s’occupe des mouvements et variations barométriques et thermiques de l’atmosphère.
- C’est pourquoi il [Jules Marie Charles Jaumotte] est considéré, à juste titre, comme l’un des fondateurs de l’aérologie synoptique. — (Ciel et terre, volume 87, Société belge d’astronomie, météorologie et de physique du globe, Bruxelles, 1971)
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myasthénie
?- Affection neurologique grave, caractérisée par une faiblesse musculaire excessive, rapidement augmentée par l'exercice, survenant souvent par poussées, qui sont parfois séparées par des rémissions prolongées.
- Le début de la myasthénie peut être insidieux ou brutal. — (Quillet Méd.1965, p.372)
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acrophobie
?- (Psychiatrie) Peur, phobie de ce qui est élevé, de ce qui est en hauteur.
- Par ailleurs, la plupart des volontaires étaient atteints d’acrophobie depuis au moins une trentaine d’années ! — (Yohan Demeure, La réalité virtuelle réduirait de moitié la peur du vide !, SciencePost.fr, 10 septembre 2018 → lire en ligne)
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insulinothérapie
?- (Médecine) Traitement à l’insuline.
- Il faut des mesures diététiques éventuellement assorties d’une insulinothérapie, maintien d’une activité physique compatible avec la grossesse. — (« Médicament : pour guérir, soulager ou prévenir », L’Essor, 6 septembre 2011)
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acidifie
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe acidifier.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe acidifier.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe acidifier.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe acidifier.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe acidifier.
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amodie
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe amodier.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe amodier.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe amodier.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe amodier.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe amodier.
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ouvris
?- Première personne du singulier du passé simple de ouvrir.
- J’ouvris discrètement le guichet de ma porte et je fis passer, par l’orifice, une glace de poche pivotant au bout de mes doigts. — (René Biard, Maffia en taule, 1969, page 225)
- Deuxième personne du singulier du passé simple de ouvrir.
-
alopécie
?- (Médecine) Chute des cheveux, et quelquefois des sourcils, de la barbe, etc., avec dénudation de la peau.
- Lʼalopécie peut s’accompagner parallèlement dʼasthénie, dʼanémie. — (Société française de dermatologie et de syphiligraphie, Bulletin de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie : Volume 81, 1974)
- Mais lorsque la chute de cheveux aboutit à une diminution de la densité de capillaire et que le cuir chevelu devient visible, on parle alors d'alopécie. — (Le Monde, 13 mai 2008)
- «Ma barbe est devenue blanche, elle tombe un peu, les cheveux aussi. La moustache est partie, je ne sais pas si elle reviendra, mais ça m'étonnerait», a-t-il dit. «Je suis atteint de ce qu'on appelle l’alopécie», a poursuivi M. Philippe. — (AFP, L'ex-premier ministre français Édouard Philippe commente son changement d'apparence, Le Journal de Québec, 3 février 2023)
-
honnit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de honnir.
- Elle honnit le carton-pâte et l’ornement en staff, l’orviétan des charlatans littéraires, le tarabiscotage des épithètes, qui sont trop souvent l’essentiel d’un livre consacré aux splendeurs factices d’un climat africain. — (Pierre Mannoni, Les Français d’Algérie : vie, mœurs, mentalité, 1993)
- Troisième personne du singulier du passé simple de honnir.
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adipopexie
?- (Physiologie) Fixation de graisses dans l'organisme d'un mammifère.
- Les auteurs en conclurent que le fœtus forme ses réserves en grande partie aux dépens de la graisse maternelle (adipopexie), la quantité de graisse qu’il fabrique lui-même étant minime. — (Acta Anatomica, volume 12, 1951)
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aporie
?- (Soutenu) Problème ou contradiction logique insoluble.
- Mais, dupé par la langue grecque, qui, grâce à l’article, permet de transformer des verbes en substantifs, il n’échappe à l’aporie de Parménide « L’Être est, le non-être n’est pas, on ne sortira pas de cette pensée » que par cinq théories […]. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, édition 1966)
- Devrons-nous, comme Jonathan Barnes, retenir l’image d’une pensée campant résolument dans l’aporie qu’elle aurait osé formuler ? (« le scepticisme abdéritain est de type pyrrhonien », déclare expressément cet auteur). — (Jean Salem, Démocrite ; grains de poussière dans un rayon de soleil, 1996)
- L’aporie est une espèce d’énigme, mais considérée d’un point de vue logique plutôt que magique ou spirituel. C’est un problème qu’on renonce à résoudre, au moins provisoirement, ou un mystère qu’on refuse d’adorer. — (André Comte-Sponville, Dictionnaire philosophique, Presses universitaires de France, 2001)
- Aucun néo-humain, je le savais maintenant, ne serait en mesure de trouver une solution à l’aporie constitutive ; ceux qui l'avaient tenté, s'il y en avait eu, étaient probablement déjà morts. — (Michel Houellebecq, La possibilité d'une île, Fayard, 2005, page 484)
- L’équation semble une aporie. Elle l’est en logique. Elle cesse de l’être en démocratie. C’est l’éthique qui en offre l’issue. — (Christiane Taubira, tribune au journal Le Monde du 19 avril 2022, à propos du choix à faire entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron lors du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2022 en France)
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andrologie
?- Discipline de la physiologie et de la médecine relative à l’étude du mâle, comportant les maladies des hommes ou des animaux mâles. La gynécologie s’occupe des aspects médicaux de la femme.
- L’andrologie, invention française, lorsqu’elle fut en quelque sorte officialisée par la création de la Société française d’andrologie (Pr Gabriel Arvis), avait donc un certain retard historique. — (Igor Barrère, Jean-Marie Manus, Les guetteurs du futur, 1990)
-
agami
?- (Ornithologie) Oiseau de l’Amérique méridionale, de l’ordre des gruiformes, réputé très facile à apprivoiser.
- On apprend aux agamis à faire à peu près ce que font nos chiens — (Georges Louis Leclerc, Agami.)
- Les agamis sont aussi fidèles à leur maître que les chiens.
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prit
?- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe prendre.
- Je crois, on me l’assure, Que, douce, une pitié Te prit, non sans mesure, Puis désapitoyé, Ton cœur cria : c’est bien lui qu’il faut qu’on torture! — (Paul Verlaine, Féroce)
- L’hiver de 1799 à 1800 fut un des plus rudes dont le souvenir ait été gardé par les Européens ; la mer de Norvège se prit entièrement dans les Fiords, où la violence du ressac l’empêche ordinairement de geler. — (Honoré de Balzac, Séraphîta, 1835, chapitre premier)
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amoindri
?- Participe passé masculin singulier de amoindrir.
- On allait faire savoir au cavalier Rampin que s’il ne mettait pas fin à son attitude incompréhensible, inconcevable, on rendrait publiques ses origines et que lui, personnalité unanimement respectée, héros national en quelque sorte, en sortirait ridiculisé, à tout le moins amoindri, surtout « désexemplarisé », si j’ose ce néologisme. — (Yves Amiot, Le cavalier Rampin, 1991, page 235)
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ironie
?- (Rhétorique) Figure de rhétorique par laquelle on dit le contraire de ce qu’on veut faire entendre.
- Ce compliment n’est qu’une ironie.
- L’ironie abonde dans les lettres provinciales, dans les lettres persanes.
- Il a une grande facilité à manier l’ironie.
- Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la penſée ne doit pas être entendue littéralement comme elle eſt énoncée, mais qui laiſſe apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ſeulement plus ſenſible & plus intéreſſant par la Fiction même. De là naissent l’Hyperbole, la Litote, l’Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l’Interruption, le Dialogiſme, l’Épanorthoſe, l’Épitrope, & l’Ironie ; celle-ci ſe ſoudiviſe, à raison des points de vûe ou des tons, en ſix eſpèces ; ſavoir, la Mimèſe, le Chleuaſme ou Perſifflage, l’Aſtéiſme, le Charientiſme, le Diaſirme, & le Sarcaſme. — (Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)
- Le docteur Du Poirier lui avait dit que c’était un homme de plaisir et d’esprit, dominé par ce penchant infernal, le plus grand ennemi du trône et de l’autel : l’ironie. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Ces quatre sources sont 1° le besoin ; 2° le pléonasme ; 3° la métathèse ; 4° l’énallage. Parmi les figures de pensées, au nombre de dix-huit, il [Phœbammon] en distingue deux nées du besoin : l’aposiopèse et l’épitrochasmos ; six nées du pléonasme : la prodiorthose, l’épidiorthose, la procatalepse, la paralipse, la diotypose, l’épimone ; six nées de la métathèse : la prosopopée, l’éthopée, la figure appelée μιϰτόν, parce qu’elle tient de l’une et de l’autre, l’interrogation appelée έρώτησις, l’interrogation appelée πεύσις, et la prétérition ; quatre nées de l’énallage : l’ironie, la dubitation, l’allusion satirique, l’apostrophe. — (Étienne Gros, Étude sur l’état de la rhétorique chez les Grecs, Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1835)
- Quelque citation latine banale de ci, de là, un aphorisme philosophique ou pédagogique, une ironie forcée mais acerbe, rehaussent son prestige. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Des figures de style comme l’ironie introduisent la possibilité que l’orateur dise autre chose que ce qu’il pense, qu’il use de détours, qu’il cache le fond de sa pensée, voire qu’il mente. — (Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Éditions Robert Laffont, Paris, 2013, page 152)
- Attitude sarcastique par laquelle on regarde les autres de haut.
- Un malentendu existe entre lui et les simples mortels […] Il arbore superbement un scepticisme, un snobisme de décadence qui leur reste inaccessible et fermé. Son ironie naturelle les gêne et les déconcerte. Il est ennuyé, blasé […] — (Anatole Claveau, Le Tout-Paris, dans Sermons laïques, Paul Ollendorff, Paris, 1898, 3e édition, page 31)
- J’ai rêvé d’un ironiste qui, un beau jour, tout à coup, perdait son ironie. — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- Mon ironie, ce cynisme des eunuques volontaires, s'accompagne d'une fascination absolue pour les idées fixes des autres. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, page 15)
- Propos sarcastiques.
- Je serai là dans peu de temps. Quand je rallumerai ce feu, Arthur sera mort. C’est tout, c’est simple, ça se passe de vos ironies. — (Kaamelot, livre V, épisode 28, Exsecutor)
- Toutefois, dans son aveuglement judéophobique, il fait de cette ironie non pas un simple bon mot, fruit éphémère d'un jeu de manche rhétorique, mais une attaque en règle contre les Juifs de Rome. — (Philippe Borgeaud, À chacun sa religion, chapitre 11 de Exercices d’histoire des religions: Comparaisons, rites, mythes et émotions, textes réunis & édités par Daniel Barbu & Philippe Matthey, Boston : Brill, 2016, page 177)
- (Sens figuré) Ce qui, dans sa dérision ou sa contradiction, ressemble à une plaisanterie.
- Le lieutenant-colonel du Paty de Clam est en prison. Ô lendemains des jours de victoire. Du Paty de Clam est en prison, et dans la propre cellule de Dreyfus, pour comble d’ironie. — (Georges Clemenceau, Au Cherche-Midi dans L’Aurore, 3 juin 1899, en réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, page 96)
- Il y a une grande ironie : on cherche la perle rare et on tombe sur quelqu’un de banal. — (Iegor Gran, Entretien avec Daniel Delattre, papyrologue : « Avec la technologie, on a l'impression de comprimer le temps », dans Charlie hebdo n° 1240 du 27 avril 2016, page 15)
- Ironie de l’actualité, le procès de l’Union des banques suisses (UBS) s’est ouvert au début d’octobre à Paris, pour démarchage illicite de clients français. — (Mathilde Damgé, Comment la France a raté le coche de la fin du secret bancaire suisse, Le Monde. Mis en ligne le 18 octobre 2018)
- Les cinquante titres récupèrent et déroutent, avec un zeste d’ironie et, parfois, avec un léger effet captieux, le lexique sur la pandémie de COVID-19, le vocabulaire et les syntagmes titrés dans les journaux.— (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, page 8)
-
adoucit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de adoucir.
- Faut s’y faire, petite, faut s’y faire, pécaïre, l’huile ça adoucit tous les rouages du corps ». — (Marius Bailly, La Jarjille c'est la sœur du Piosou !, 1980)
- Troisième personne du singulier du passé simple de adoucir.
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naquit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de naître (ou naitre).
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.