Dictionnaire des rimes
Les rimes en : sourcil
Que signifie "sourcil" ?
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- (Anatomie) Saillie en forme d’arc, garnie de poils, qui se trouve au-dessus de chaque œil.
- Elle […] se rejeta au fond de la voiture après avoir laissé échapper un léger mouvement de sourcils comme pour approuver son mari. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Sa barbe et ses cheveux dérobaient son visage ;Mais, sous l’épais sourcil, et luisant à travers,Ses yeux, hantés d’un songe unique, et grands ouverts,Contemplaient par delà l’horizon, d’âge en âge,Les jours évanouis et le jeune univers. — (Leconte de Lisle, Poèmes barbares dans la bibliothèque Wikisource , « Qaïn », Librairie Alphonse Lemerre, 1900 (1re éd. 1862), page 9)
- Je ne revois que l’expression presque triste déjà de son sourire et que la ligne de ses sourcils, si extraordinairement relevés au-dessus des yeux, écartés de l’œil en grand cercle. Je n’ai vu les pareils nulle part… si pourtant : dans une statuette florentine de l’époque de Dante ; et je me figure volontiers que Béatrix enfant avait des sourcils très largement arqués comme ceux-là. — (André Gide, La porte étroite, 1909, réédition Le Livre de Poche, pages 15-16)
- (Anatomie) Ces poils eux-mêmes.
- Les sourcils restèrent noirs et rappelèrent vaguement le bel Hulot, comme dans quelques pans de murs féodaux un léger détail de sculpture demeure pour faire apercevoir ce que fut le château dans son beau temps. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- Cet homme, sans chaperon et sans veste, au regard abruti, à la barbe et aux sourcils tachetés de plâtre, c’était son père ! — (Saintine, Une maîtresse de Louis XIII, Paris : Librairie de L. Hachette & Cie, 1858, page 78)
- 10 mai 1940 – Il a le regard aussi noir que les cheveux et enfoncé sous d’épais sourcils en coup de fouet. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 12)
- […] : le chapeau melon noir, le maillot de corps sous un paletot d’une tout autre saison, et les yeux en boules de loto sous des sourcils très minces au-dessus d’un nez tout en glissade, qui s’avançait moins comme un organe olfactif, qu’en instrument de tâtonnement précautionneux et de flair presque canin, […]. — (Romain Gary, Europa, Paris : Gallimard, 1972, page 348)
- Suivirent des frimeuses téléphonant, des cadres sportifs, des exhibeurs de pectoraux, des enfants aux sourcils froncés d’inquiétude que leurs pères tenaient par la main, […]. — (Charles Dantzig, Nos vies hâtives, éditions Grasset, 2001)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "sourcil".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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tétrastyle
?- (Architecture) Qui a quatre colonnes de front.
- Temple tétrastyle.
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émorfile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe émorfiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe émorfiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe émorfiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe émorfiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe émorfiler.
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aréostyle
?- (Antiquité) Ordonnance d’architecture suivant laquelle l’entrecolonnement est au moins de quatre diamètres ou huit modules.
- Le pycnostyle et le systyle, à moins qu’il ne s’agît de monuments à proportions colossales, étaient si resserrés, qu’ils ne permettaient pas à deux personnes de passer à la fois ; le diastyle et surtout l’aréostyle offraient, au contraire, un tel écartement, que l’architrave, fléchissant sous son propre poids, était en danger de se rompre, ce qui forçait à renoncer à l’emploi de la pierre pour le faire dès lors en bois. — (Article Entre-colonnement dans l’Encyclopédie du dix-neuvième siècle, tome XI, Paris, 1858)
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puéril
?- Qui appartient à l’enfance.
- Âge puéril.
- L’instruction puérile.
- « La Civilité puérile et honnête » est le titre d’un vieux livre fait pour apprendre la civilité aux enfants.
- Montréal n’a pas changé. Mais après Londres, la ville te semble rajeunie. Puérile, inachevée. — (Anaïs Barbeau-Lavalette, La Femme qui fuit, éditions Marchand de feuilles, Montréal, 2015, page 263)
- (Par extension) Frivole et qui conviendrait à un enfant, soit dans le raisonnement, soit dans les actions.
- Je sens les chaînes des passions se désappesantir, les vues de l’éternité devenir plus consolantes de jour en jour, et les petites tracasseries de la vie humaine me paraissent tous les jours plus puériles. — (Pierre André Sayous, Le dix-huitième siècle à l’étranger, tome second, 1861)
- Je concevrais, dit-elle un soir après avoir longtemps cravaché les chevaux de ses plaisanteries, que les princes et les gens riches prissent à cœur l’hippiatrique ; mais pour faire le bien du pays, et non pour les satisfactions puériles d’un amour-propre de joueur. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, troisième partie)
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hydrocotyle
?- (Botanique) Genre de plantes de la famille des Apiacées, dont plusieurs espèces croissent dans les lieux humides ou marécageux.
- Hydrocotyle vulgaris. — (Flore forestière française, 1989)
- L’hydrocotyle, le gotu kola, Centella asiatica de son nom latin, est de la famille des apiacées (ex-ombellifères). — (Bernard Chemouny, Soigner le stress par l’homéopathie et la phytothérapie, 2012)
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babille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe babiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe babiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe babiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe babiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe babiller.
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faucille
?- (Agriculture) (Technique) Instrument dont on se sert pour couper de l’herbe, du fourrage et qui consiste en une lame d’acier courbée en demi-cercle, dentelée ou non et qui est emmanchée dans une poignée de bois.
- […] ; c'est le « fauchage » qui a succédé au procédé plus ancien du « soyage », alors que les blés étaient « sciés » à la faucille ou « voulan » (Bourbonnais), dont la lame en demi-cercle a de 40 à 50 centimètres d'ouverture. — (Pierre-Louis Menon & Roger Lecotté, Des moissons à la Noël, collection Au village de France, Éditions Bourrelier, 1954, page 8)
- Il y a très peu d'années encore, la faux, la faucille, la binette et la houe constituaient l'essentiel de l’outillage du paysan, qui possédait également et généralement une sulfateuse à main pour traiter sa vigne en limite de parcelles. — (Fabienne Wateau, Partager l'eau: Irrigation et conflits au nord-ouest du Portugal, Éditions de la Maison des sciences de l’homme/CNRS éditions, 2013, page 192)
- Comme elle était courbée sur son balai, le riz se précipita avec fracas dans la maison. Elle le frappa d’un coup de balai et il fut réduit en petits fragments. Grain de riz irrité dit : "À partir de ce moment, je ne viendrai que si l’on me coupe avec un manche de bois et une lame de fer (la faucille)". — (Le Courrier du Vietnam, Contes du temps d’avant, lecourrier.vn, 27 décembre 2020)
- (Ornithologie) Chacune des deux grandes plumes recourbées de la queue du coq.
- Les plumes de la queue du coq sont de deux types : les primaires, les faucilles, sont les deux grandes plumes recourbées ; les secondaires, les lancettes, sont les plumes tombantes.
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tiercefeuille
?- (Héraldique) Représentation de fleur ou de feuille à trois pétales ou à trois folioles
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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famille
?- (Nom collectif) (Désuet) Ensemble formé par les parents, les enfants et les serviteurs d’une maisonnée.
- Jusqu’au XVIIe siècle d’ailleurs, la famille, comme l’indique son étymologie, puisque le mot vient du terme latin famulus, le serviteur, englobe l’ensemble des parents et serviteurs. Et c’est dans ce sens qu’en parle La Fontaine lorsqu’il écrit : « il déjeune très bien, ainsi fait sa famille, chiens, chevaux et valets, tous gens bien endentés. » — (Simone Veil, discours à la Conférence internationale de la famille à l’UNESCO, Paris, 8 janvier 1979, dans Simone Veil, Mes combats, Bayard, 2016, page 383)
- (Nom collectif) (Strictement) Ensemble formé par les parents et leurs enfants.
- La famille, monsieur, existe-t elle ? Je nie la famille dans une société qui, à la mort du père ou de la mère partage les biens et dit à chacun d’aller de son côté. La famille est une association temporaire et fortuite que dissout promptement la mort. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Il avait grandi dans le giron de la famille, entouré de la tendresse de tous […] — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- En outre, l’organisation de la famille française s’est achevée sous l’influence du droit canon et du droit romain qui revêtaient hier encore un aspect d’éternité et qui nous surprennent aujourd’hui par l’imminence de leur déclin. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l’amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Il n’y a point d’amour durable, partant point de bonheur, en dehors de la famille. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 233.)
- Mal éclairée d’un quinquet nu, la famille veillait autour du poêle triangulaire. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Nom collectif) (Au sens large) Ensemble des personnes ayant des liens de parenté par le sang ou par alliance.
- Un faire-part imprimé, collé sur une vitre, annonçait la mort d’un client. Aucun nom sous le sien. Nulle mention d’ami ni de famille. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- […] je vis toute la famille de mon hôte, une vingtaine de personnes, dont une dizaine d’enfants, qui dormaient, serrés les uns contre les autres, sur des nattes de pandanus. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Dans ma famille, j’ai un oncle et deux cousins.
- (Nom collectif) (Spécialement) Suite des individus nés d’une même souche.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- Toutes les personnes qui vivent sous la protection d’un chef.
- Les Corleone sont une des cinq familles mafieuses de la ville de New York.
- La famille de l’ambassadeur désignait les domestiques et officiers qui sont sous ses ordres.
- Groupe, catégorie de choses ou d’êtres partageant des caractères communs.
- Nous faisons tous partie de l'unique famille humaine. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 139)
- Il est classique de diviser les molécules limitant l’œdème en deux familles, les imperméants et les colloïdes. — (Christophe Legendre, La transplantation rénale, 2011)
- (Mathématiques) Collection indexée d’élément(s) d’un ensemble E. Rigoureusement, application d’un ensemble d’indices I dans E, notée formellement
- (
- x
- i
- )
- i
- ∈
- I
- {displaystyle (x_{i})_{iin I}}
- .
- On appelle base d'un espace vectoriel E, toute famille de vecteurs libre et génératrice de E : (définition)
- (En particulier) (Biologie) Taxon qui regroupe les genres qui présentent le plus de similitudes entre eux.
- La Girafe dans son pays natal, broute la sommité des arbres, préférant les plantes de la famille des mimosa qui y abondent […] — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- Les Aroïdées habitent généralement les lieux humides, marécageux, et les bois très-ombragés; elles sont presque toutes âcres, même vésicantes. On distingue dans cette famille le Gouet ou Pied-de-veau (Arum L.), le Calla et l’Acorus. — (J.-P. Lamouroux, Précis de Phytographie ou d'Histoire Naturelle des plantes, Paris, 1828, page 333)
- Dans la nuit du 27 au 28 décembre, le patron du bateau le Saint-André, de Nice, a capturé, au moyen du palangre, quatre moines ou monges, squales de la famille des requins : deux de 3m,50 de long, et deux de 2m,50. — (Revue maritime et coloniale, 1895, volume 124, page 469)
- Dans l’hypothèse de la sinistralité ontogénétique du fossile, celui-ci pourrait être théoriquement classé dans la famille des Cynoglossidae, si sa morphologie tout entière ne s’inscrivait en faux contre pareille proposition : […]. — (Paul Chabanaud, « Étude complémentaire de la morphologie du Téléostéen pleuronectoïde solèiforme Eobuglossus eocenicus », dans le Bulletin de la Société géologique de France, 1941, page 21)
- (Typographie) Ensemble homogène de polices apparentées, de style identique, ne différant que par la largeur, la graisse ou le caractère romain ou italique[1] (information à préciser ou à vérifier).
- Helvetica est une police de la famille des linéales, où l'on retrouve notamment les polices Arial, Univers et Geneva. — (Wikipédia → lire en ligne)
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couille
?- (Vulgaire) Testicule.
- Tu nous casses les couilles ! Tu nous casses les pieds, tu nous importunes.
- La tête perdue, ne périt que la personne ; les couilles perdues, périrait toute nature humaine. — (François Rabelais, Le tiers livre)
- Ne prenez pas deux mandarines pour faire des couilles à une banane. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926.)
- - T'es un pédé, a dit César. Tu m'as eu parce que je pensais à autre chose. Attends qu'on se retrouve. Je te reprends quand tu veux, comme tu veux, où tu veux. Je te la ferai bouffer, ta couille unique. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, Réédition Quarto Gallimard, 1973, chapitre 6, page 490)
- L’image qui surnage pour moi de ce désastre du temps de Louis-Philippe n’en est pas moins celle d’un garçon de vingt ans fonçant la tête la première à travers une brèche, aveugle et sanglant comme au jour de sa naissance, portant dans ses couilles sa lignée. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 114)
- (Vulgaire) Connerie, mensonge, élucubration, fumisterie.
- Il ne raconte que des couilles.
- Et tout ce qu’il m’a dégoisé, cette histoire d’Henrietta trouvant les lettres dans le bureau de Granworth et les emmenant, c’est de la couille en barre. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 91)
- (Vulgaire) (Sens figuré) Problème.
- Alors là, chef, il y a une grosse couille, plus rien ne marche !
- (Vulgaire) Symbole du courage, de la hardiesse.
- Lui, au moins, il a des couilles, il ne s’est pas dégonflé.
- Descends, si t’as des couilles !
- (Populaire) Bouchon doseur.
- Vas-y, mets-moi une couille de Pastis !
- (Argot) Pote.
- Ça va, ma couille ?
- Hé, Momo, tu promènes tes couilles ?!
- (Argot) Bon gars.
- Vous vous promenez dans la rue comme une bonne couille, quand soudain quelqu'un vient vous menacer.
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barbouille
?- (Populaire) (Au singulier) La peinture, en tant qu’ art.
- Y'a qu'les tableaux, m'exposa Bob. Voilà. Lesquels qu'on peut accrocher d'sur les murs, j'en sais rien. Alors, tu vois, j'm'en passe. Tu t'y connais toi, en barbouille? — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Je regardais les vitraux — barbouille sur verre du siècle dernier — payés par la famille au temps de sa splendeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 268)
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resquille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe resquiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe resquiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe resquiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe resquiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe resquiller.
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gerbille
?- (Zoologie) Petit rongeur appartenant à la sous-famille des Gerbilles, se distinguant facilement des souris et des rats par sa queue poilue.
- La gerbille est docile et facile à apprivoiser. — (Manon Tremblay, La gerbille, 2003)
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sessile
?- (Didactique) (Botanique) Qui ne possède pas d’attache apparente et semble donc directement fixé au support sans l’intermédiaire d’un pied, d’un stipe, d’un pétiole ou d’un pédicelle.
- (Botanique) Se dit d’une feuille ou d’une fleur ayant une implantation fixe dépourvue de pétiole ou de pédoncule.
- […], et dans ce cas, elles offrent tellement toutes les particularités propres aux feuilles, qu'on peut dire qu'elles ne sont que de petites feuilles accessoires, tantôt pétiolées, plus souvent sessiles, tantôt entières, tantôt dentées ou lobées, à nervures pennées ou palmées, etc. ; mais on n'en trouve aucune qui soit ni composée, ni peltinerve, ni pédalinerve. — (Augustin Pyrame de Candolle, Organographie végétale, ou description raisonnée des organes des Plantes, Paris : Deterville, 1827, vol.1, p.335)
- (Zoologie) Se dit d’un organe inséré directement sur le corps.
- Cornes sessiles.
- (Zoologie) Se dit d’un animal fixé au sol de manière permanente, comme le corail.
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bouille
?- (Pêche) Longue perche dont les pêcheurs (bouilleurs) se servent pour battre les herbiers, remuer la vase et troubler l’eau, afin que le poisson entre plus facilement dans les filets.
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persil
?- (Botanique) Plante potagère aromatique de la famille des apiacées qui ressemble au cerfeuil et qui sert à divers usages pour la cuisine.
- Hachez du persil et des cornichons pour accompagner votre steak frites.
- En Charente-Maritime, deux spécialités locales subliment ce coquillage : la mouclade, avec une sauce au vin blanc, du pineau, du persil, de l’ail et, selon les recettes, du curry et du jaune d’œuf ; et l’éclade - ou églade -, où les moules sont disposées en spirale sur une planche en bois avant d’être recouvertes d’aiguilles de pin auxquelles on met le feu, ce qui donne un goût fumé à ce plat typique de l’île d’Oléron et des alentours de Royan. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 70)
- Le persil, un persil fraîchement cueilli et haché menu, faisait de ce mets comme un paysage succulent, aromatique et fumant. — (Alphonse Allais, Pas de bile ! : Pauvre Césarine !, Flammarion, 1893, page 73)
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souquenille
?- (Désuet) (Habillement) Long vêtement fait de grosse toile, que prenaient les cochers et les palefreniers pour s’en couvrir quand ils pansaient les chevaux.
- Quitterons-nous nos souquenilles, monsieur ? — (Molière, L'Avare, III, 2)
- Voulez-vous gager que je l'épouse avec la casaque sur le corps, avec une souquenille si vous me fâchez ? — (Marivaux, Les Jeux de l'amour et du hasard, III, 7)
- L’épicière le contemplait d’un œil sépulcral que recouvrait parfois sa paupière longue comme une souquenille. — (Kléber Haedens, L’été finit sous les tilleuls, Le Livre de Poche, 1966, page 108)
- Mauvais vêtement, guenille, loque.
- M'ayant revêtu d'une vieille souquenille, ils me mirent dehors par les épaules. — (Lesage, Gil Blas, I, 13)
- Presque tous étaient vêtus de longues souquenilles sordides en lambeaux. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Après deux mois passés à suer dans d’infâmes souquenilles kaki, quelle volupté de revêtir enfin un dolman de toile immaculée ! — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 202)
- La composition de sa souquenille défiait toute investigation : les manches et les pans étaient si graisseux, si luisants qu'on aurait dit du cuir de bottes ; par derrières ballottaient quatre basques d'où le coton s'échappait par touffes. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Au balcon armorié sont suspendues des souquenilles et derrière une descente de lit infâme se cache une mégère en camisole qui raccommode une chaussette ; çà et là, entre une casserole et un vieux pot une tête de peu apparaît dans une fenêtre. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 73)
- Vêtement du clown paillasse.
- Le matador était un vieux coquin vêtu d’une souquenille usée, chaussé de bas jaunes, trop à jour, ayant l’air d’un Jeannot d’opéra-comique, ou d’un queue-rouge de saltimbanque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Florissac, en jeune pitre, un papillon balancé à un fil de fer lui dansant devant le nez, le feutre posé à la Jeannot, la souquenille de paillasse au dos, ressemblait à l'Antinoüs dans une toile à matelas. — (Goncourt, Ch. Demailly, 1860)
- Lévite.
- Je revois encore un pieux pèlerin, vêtu de la souquenille des juifs polonais : il déchiffrait les inscriptions hébraïques. — (Vogüé, Morts, 1899)
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grésil
?- (Météorologie) Petite grêle fort menue et dure.
- Deux silhouettes se profilaient à travers le grésil. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- Ce n’est pas de la neige qui tombe, c’est du grésil.
- La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; la bise piquait, et un fin grésil, glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement la tradition des Noëls blancs de neige. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 197)
- Le grésil tambourine sur le granit, s’accumule déjà dans les fissures et sur les vestes. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 161)
- Des gerbes de grésil rayent l’air, s’éparpillent contre les parois, rejaillissent en feux d’artifice, accumulent un caviar blanchâtre dans les angles et les rainures. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 162)
- Granules formés de neige et de cristaux de glace.
- Une montagne de neige rose semblait avoir givré à même la verrière qu’elle boursouflait de son trouble grésil comme une vitre à laquelle il serait resté des flocons. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1987, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, page 59)
- (Par métonymie) Bruit semblable à celui d’une précipitation de ce météore.
- Mais rien de plus, rien d’autre encore. Ni ces longues rumeurs d’ailes qui s’endorment, ni ce grésil incessant de cisailles si ténu qu’il échappe à ceux dont l’ouïe n’est pas restée sauvage… — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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refile
?- Les toilettes, le petit coin.
- Il venait nous affranchir de ce qu’il fallait surtout pas se tortorer sous peine d’aller au refile ou de se retrouver couvert d’urticaire. — (Alphonse Boudard, Les Combattants du petit bonheur, La Table Ronde, 1977, réédition Le Livre de Poche, 1990, page 99.)
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bafouille
?- (Argot) (Populaire) Lettre, courrier, missive.
- J’ai reçu une petite bafouille de mon frangin.
- J’ai été surprise et ravie : moi qui pensais m’échiner pendant deux jours pour rédiger une bafouille à quelqu’un de si important, je n’y ai passé que deux heures, au « bureau », pendant les temps morts. — (Pascale Chouffot, Nitro, 2008)
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étrille
?- Instrument de fer avec lequel on gratte et nettoie la peau et le poil des chevaux, des mulets, etc.
- Les bons effets du pansage sont parfaitement démontrés par la physiologie. Cette science nous apprend que la répercussion produite par l’étrille sur la peau, a des effets marqués sur les animaux. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Ce n’était point une linition douce, une fomentation onctueuse, mais un massage vigoureux, pratiqué à bras raccourcis, et qui rappelait plutôt les éraillures de l’étrille que les caresses de la main. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- Une femme ne se rase pas, tandis que cet hybride avait recours au rasoir, et assez rarement sans doute, car son menton ressemblait à une étrille. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
- Le cheval de la jeune femme était également très robuste quoique plus fin. Il allait aussi plus au fond des choses. Il se pavana un peu sous l’étrille et fit quelques bonnes manières à la main qui le soignait. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 325)
- (Zoologie) (Cuisine) Espèce de crabe de la famille des macropipidés, à pattes postérieures aplaties en palettes.
- L’étrille est très commune dans la zone de balancement des marées mais peut se rencontrer jusqu’à 50 mètres de profondeur. — (L’Étrille, dielette.fr, 20 septembre 2014)
- L’étrille doit son nom courant à sa carapace qui se termine au-dessus de ses yeux par une ligne de piquants rappelant l’outil avec lequel on carde la laine ou on soigne la robe des chevaux. — (Georges Fleury, La Pêche à pied, Grasset, 1997)
- On privilégiera les abords de la Cotinière, sur Oléron, pour les étrilles, les oursins, les bigorneaux et les patelles. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 24)
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photopile
?- (Technologie) Appareil transformant un rayonnement lumineux en électricité.
- La jonction de semi-conducteurs de deux types peut […] constituer une photopile transformant l’énergie lumineuse en énergie électrique. — (Hist. gén. sc., tome 3, volume 2, 1964, page 194)
- Les photopiles sont couramment utilisées pour actionner des relais mettant en marche un système lorsque se trouve intercepté un faisceau lumineux atteignant l’appareil (mise en marche automatique d’escaliers mécaniques, de portes, d’un signal d’alarme, d’appareils de comptage). — (Laitier, 1969)
- (Anatomie) Organe qui transforme la lumière en signal électrique.
- La vitamine A est une vitamine importante pour la vision, grâce à ses différentes formes (rétinol/rétinal all-trans/9-cis/11-cis ; correspondant à une isomérie de la chaîne isoprénique) aussi appelés vitamères, elle intervient pour former une photopile dans les cellules nerveuses de l’œil. — (Wikipédia, Vitamine A)
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peccadille
?- Petit péché ; faute légère.
- Sa peccadille fut jugée un cas pendable.Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable ! — (Jean de La Fontaine, « Les Animaux malades de la peste », Fables, 1678)
- La peccadille du soldat est un crime chez le général ; et réciproquement. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Lui qui ne tolérait pas une peccadille à ses vendeuses, qui les jetait sur le pavé au moindre caprice, se trouvait réduit à supplier une d’elles de ne pas partir — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Dans un moment comme celui-là, il ne s'amuse pas à cacher un seul de ses péchés, cela est évident. — Au surplus, cacherait-il la moindre peccadille, cela ne lui servirait qu'à transformer sa confession en sacrilège, et alors, patatras ! dans l'enfer! c'est-à-dire messes inutiles. — (Léo Taxil, Calotte et calotins: histoire illustrée du clergé et des congrégations, tome 1 & 2, Librairie Anti-cléricale, 1880, p. 94)
- Lancer l'idée de l’impôt sur le revenu est ici forfait bien plus grand qu'un simple vol à la tire ; « dégringoler un pante » est peccadille auprès de l'exhortation à la grève. — (Séverine, Sous clef, en préface de Histoire d'un Complot, par Henry Torrès, Paris : Éditions Clarté, 1921, p.8)
- (Par extension) Chose sans valeur.
- Et il ne s’agit pas de peccadilles : la guerre en Irak aura coûté, fin 2005, 200 milliars de dollars aux États-Unis. — (Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean, Le plein s'il vous plaît ! : La solution au problème de l'énergie, Seuil, 2006, page 144)
- De ce jour, Clémence est devenue une peccadille, un petit rien qu'on enlève de son épaule d'une pichenette, elle est restée à la marge des autres et à la marge du monde, tout le temps, diluée, inconsistante. — (Sandrine Collette, Ces orages-là, J-C Lattès, 2021)
-
apostille
?- Addition faite à la marge d’un écrit ou au bas d’une lettre.
- Il y avait deux lignes en apostille.
- Après sa lettre écrite, il manda cette nouvelle par apostille.
- Lʼauteur anonyme de lʼapostille au rapport Salvatierra cité plus haut et Alonso Gutiérrez se disputent la palme de cette sinistre idée. — (Jean-Paul Duviols, Annie Molinié-Bertrand, Bartolomé Bennassar, La violence en Espagne et en Amérique (XVe-XIXe siècles), 1997)
- (En particulier) Recommandations quʼon écrit à la marge ou au bas d’un mémoire, d’une pétition.
- Demander une apostille à quelqu’un.
- Donner, refuser une apostille.
- Une apostille insignifiante.
- En marge de cette pétition était une apostille signée De Moirod, et qui commençait par cette ligne : « J’ai eu l’honneur de parler yert du bon sujet qui fait cette demande, etc. » — (Stendhal, Le Rouge et le Noir, chapitre XIX, 1830)
- (Administration) Cachet officiel prouvant à destination d’une autorité étrangère qu’un autre cachet apposé sur un document a un caractère officiel.
- (Belgique) Instruction écrite d’enquête judiciaire envoyée par le parquet ou un juge d’instruction à la police (par exemple à un apostilleur) ou à un autre service d’enquête.
- On appelle apostille, l’écrit qu’adressent les magistrats du ministère public et les juges d’instruction aux services de police et aux autres services d’enquête de l’État, telle l’inspection du travail, leur enjoignant d’accomplir un acte d’enquête appelé également devoir d’enquête. — (site Justice en ligne)
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subtil
?- (Désuet) Qui est délié, fin, menu.
- […] on les fait sécher, mais non au soleil, puis on les met en poudre bien subtile, & on en donne une dragme dans un peu de vin tous les matins à jeun. — (L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
- (Par extension) Qualifie les choses qui sont de nature à pénétrer, à s’insinuer promptement.
- Il fait doux, il fait clair. L'hiver commence à peine et je ne sais quoi de printanier flotte dans l'air subtil. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.205)
- La cause du choléra, dit-on encore, agit à la manière d'un poison subtil. Nous partageons cette opinion. La rapidité avec laquelle marchent ses conséquences meurtrières prouve la justesse de cette comparaison. — (M. Graux, Du choléra-morbus, dans Mémoires des concours et des savants étrangers, Académie royale de médecine de Belgique, 1854, page 15)
- Le mercure, métal subtil, d'un grand usage dans les opérations chimiques, médicales, métalliques et aérométriques, doit contenir beaucoup de feu ou calorique, puisqu'il faut un froid énorme pour le rendre solide; […]. — (Urbain-Firmin Piault, De l'existence universelle, de celle de l'homme en société et de ses fins, Paris : Firmin Didot, 1848, page 171)
- Qui perçoit finement, qui distingue les choses les plus fines à saisir.
- Aussi quelle patience ils mettaient à prendre le vent pour échapper au subtil odorat de ces animaux! — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- (Sens figuré) Qui est plein de finesse, d’ingéniosité, de pénétration.
- Nous voici devisant avec des Montalbanais de toutes sortes, gens fins et subtils, très avertis du fléau dont nous recherchons les causes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Qualifie les choses où l’on montre de la finesse, de l’ingéniosité, de la pénétration.
- Pensée subtile.
- Argument subtil.
- Interprétation subtile.
- Réponse subtile.
- Qui est trop raffiné, qui échappe à l’intelligence par un excès de finesse.
- Ce que vous dites là est trop subtil pour moi.
- Cela est bien subtil, je crains que vos auditeurs n’aient de la peine à le bien comprendre.
- Ce raisonnement est plus subtil que solide.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.