Dictionnaire des rimes
Les rimes en : souci
Que signifie "souci" ?
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- (Psychologie) Soin, préoccupation, inquiétude.
- Parmi les louanges qu’on donne à Bacchus, la plus glorieuse sans doute, c’est qu’il dissipe les soucis, les inquiétudes et les peines. Mais ce n’est pas pour longtemps : l’ivrogne cuve son vin, et les chagrins reviennent en poste. — (Érasme; Éloge de la folie, 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- L’industrie moderne est caractérisée par un souci toujours plus grand de l’exactitude ; au fur et à mesure que l’outillage devient plus scientifique, on exige que le produit présente moins de défauts cachés. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, page 356)
- Le Danemark, avec le souci le plus louable de la santé physique et morale de ses sujets, interdit absolument l’importation de l’alcool au Groenland. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Nous volions depuis vingt-six heures et demie. Malgré les soucis et les préoccupations et les efforts successifs, nous étions l’un et l’autre d’attaque. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Il m’est dit à chaque instant que l’un des grands soucis des autorités départementales, c’est l’entretien des routes, souvent emportées par des torrents, par les coulées de boue, par les éboulements, par des chutes de blocs. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- La gelée de mai avait compromis la récolte des sorbes et depuis déjà longtemps c’était le souci numéro un des griveleux. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Problème.
- Tu as un souci, dit mon fils. — (Genevieve Brisac, Moi, j'attends de voir passer un pingouin, 2006, page 45)
- J'ai pensé à te téléphoner, mais je ne suis pas du genre à sauter sur le téléphone dès que j'ai un souci. — (Anthony Horowitz, Déclic mortel, 2015, page 45)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "souci".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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aplanie
?- Participe passé féminin singulier de aplanir.
-
analogie
?- Association dans l'esprit de deux choses ou idées possédant des propriétés, une structure, un mode de fonctionnement communs (mais qui sont de types différents).
- Toute métaphore est fondée sur une analogie.
- C'est par analogie qu'on dit qu'une route sinueuse serpente.
- Sorte de rapport, de ressemblance dans l’ordre physique, intellectuel ou moral qui existe à certains égards entre deux ou plusieurs choses différentes.
- Les Naïs ont quelque analogie avec les Lombrics; leur sang est rouge et leur circulation très-facile à observer. — (Dictionnaire Pittoresque d'Histoire Naturelle & des Phénomènes de la Nature, sous la direction de F.E. Guérin, t.5, 1837, p.581)
- Les philologues qui affirment l'identé du slovaque et du tchèque, se sont laissé tromper par les analogies superficielles , parce qu'ils ont eu le tort de n'étudier que la langue écrite qui, depuis le XVe siècle, est le tchèque […]. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.97)
- Le climat arctique n'est pas le même que le climat alpin malgré certaines analogies qui sont indiscutables (enneigement, courte période de végétation, température moyenne basse). — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.143)
- J'ouvris la fenêtre et attrapai l'insecte en vol. Il offrait avec un scarabée d’or l’analogie la plus proche qu'il soit possible de trouver sous nos latitudes : c'était un scarabéidé de la famille des lamellicornes, hôte ordinaire des rosiers : une cétoine dorée, […]. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, n° 56, printemps 2005, page 29)
- On peut signaler une analogie entre la mer Noire et la mer Baltique, c’est la faible salure des eaux. — (Paul Vidal de La Blache, États et nations de l'Europe autour de la France, 1891, page 13)
- Dans sa typologie des modes de comparaison, Gentner décrit l’analogie comme une comparaison dans laquelle ce sont essentiellement les relations qui sont mises en correspondance entre la source et la cible, et pas (ou peu) les attributs des objets. — (Dehon, Jérémy, et Philippe Snauwaert. « L’analogie entre la langue française et la chimie : analyse linguistique et didactique », Éducation & didactique, vol. 12, no. 2, 2018, pages 9-27.)
- (Grammaire) Rapport qu’ont entre eux certains mots ou certaines lettres.
- Il y a de l’analogie entre le B et le P, consonnes labiales, le D et le T, consonnes dentales, etc.
- Les mots nouveaux ne s’introduisent d’ordinaire qu’à l’aide de l’analogie.
- (Biologie) Dans la science de l'évolution, ensemble des organes apparentés présentant des éléments structuraux communs mais n’ayant pas nécessairement la même fonction, ainsi que les organes de différents êtres vivants, hérités d’un ancêtre commun qui ont subi une modification et une spécialisation au cours du temps.
- Une autre interprétation possible des homologies, ainsi que l’a proposé Darwin, est de les inscrire dans une histoire. Chaque espèce de Tétrapode descend d’un ancêtre commun et hypothétique. Cet ancêtre possède un membre de type chiridien. Au cours de nombreuses générations, un processus d’évolution entraîne une transformation des organismes qui se spécialisent dans un mode de vie. Les membres se différencient petit à petit, s’adaptant ainsi. — (Francine Brondex, Évolution : Synthèse des faits et théories Cours et questions de révision, Dunod, 2003)
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anglophobie
?- Aversion pour le peuple anglais et tout ce qui s’y rattache.
- En juin 1898, Delcassé entre au Quai d'Orsay. […]. Il y a contracté une maladie qui sévit dans la maison : l'anglophobie. Il n'en est pas guéri quand il prend la direction des Affaires extérieures. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (En particulier) Aversion pour l'anglais en tant que langue.
- On les accusait d’alarmisme linguistique et certains commentateurs les présentaient comme des ayatollahs de la langue française. On les suspectait d’anglophobie. — (Mathieu Bock-Côté, Le cégep français: c’est urgent!, journaldemontreal.com, 12 mars 2020)
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équarrit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe équarrir.
- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe équarrir.
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poésie
?- Art de faire des ouvrages en vers.
- La poésie de la renaissance ne peut pas se contenter de cette simplicité biblique, et, pour célébrer cette nuit de réparation, elle appelle la Joie, personnage allégorique… — (Saint-Marc Girardin, L'Épopée chrétienne, dans la Revue des deux mondes, V.6, 1850, page 156)
- Ce cabinet était la demeure favorite du roi; c’était là qu’il prenait ses leçons d’escrime avec Pompée, et ses leçons de poésie avec Ronsard. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- Mais il était poète aussi et la poésie, à cette époque d’absolutisme et de barbarie, était chose dangereuse lorsqu’on avait l’esprit aussi caustique que Thierrat; […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c’est la forme de la langue : la poésie du Divan emploie le vers métrique, la poésie populaire le vers syllabique. — (Nimet Arzık, Anthologie des poètes turcs contemporains, Gallimard (NRF), 1953, page 10)
- (Spécialement) Différentes matières que l’on traite en vers et des différents styles qu’on y emploie.
- Poésie sacrée.
- Mais le seul nom qui ait été sauvé de l’oubli, dans la poésie profane, est celui de ce médiocre rimeur de Mathieu-le-Juif, d’Arras, qui vivait au XIIIe siècle […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Poésie noble, élevée, poésie burlesque.
- Poésie familière.
- Art et manière de faire des vers, de la simple versification.
- Il a choisi un genre de poésie convenable à son sujet.
- Qualités essentielles au genre poétique.
- La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n’être que lue, est enfermée dans sa typographie n’est pas finie, elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche. — (Léo Férré)
- Ouvrage en prose qui tient de l’élévation et du sentiment poétiques.
- Il y a de la poésie dans Pascal, dans Bossuet.
- Les écrits de Platon sont pleins de poésie.
- Liberté, richesse particulière aux pensées, aux expressions, aux tours que l’on emploie dans la poésie.
- La poésie du style
- C’est la poésie du style qui a fait le succès de l’œuvre de Chateaubriand.
- Ce qu’il y a d’élevé, de touchant dans une œuvre, dans le caractère ou la beauté d’une personne, dans les aspects de la nature ou dans une situation.
- Il y a de la poésie dans ses regards, dans sa manière de s’exprimer.
- La poésie d’un paysage.
- La poésie d’un tableau.
- Un peu de poésie est introduite par le biais du soleil couchant. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, p. 100)
- Ensemble des ouvrages en vers composés dans une langue, ou selon leurs caractères communs les plus généraux, ou des traits auxquels se reconnaît la manière d’un poète.
- Si les pièces qu’on y insère n’ont pas toutes le même mérite, au moins est-on sûr de n’y jamais rencontrer de ces fades et plattes rimailles qui, tant de fois on servi de prétexte à calomnier la Poésie. — (Journal de Paris, no 1, 1er janvier 1777, page 1)
- La poésie française.
- La poésie anglaise.
- La poésie de Victor Hugo, de Lamartine.
- La poésie grecque nous charme par son naturel.
- Tableau de la poésie française au XVIe siècle, par Sainte-Beuve.
- Une histoire de la poésie anglaise.
- Ouvrage en vers ; il ne se dit guère que des Ouvrages de peu d’étendue et s’emploie surtout en parlant des modernes.
- Les poésies de Malherbe, de Racan.
- Recueil de poésies satiriques, de poésies morales, de poésies fugitives.
- (Éducation) (Belgique) (Plus rare) Classe de cinquième secondaire, équivalente à la première française, où l’on enseigne la poésie.
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rit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du ritarungo.
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agonit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de agonir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de agonir.
- Pris d’un zèle soudain, il redéposa son fardeau dans la camionnette, bondit à son volant, et dégagea le véhicule avec une telle brusquerie, qu’un conducteur, trop serré, freina brutalement, et l’agonit d'insultes. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre VIII)
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desservie
?- Participe passé féminin singulier de desservir.
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folâtrerie
?- (Rare) Manière d’agir et de parler en folâtrant.
- Je taquinais par folâtrerie. — (Frédéric Valabrègue, Grant’Autre, 2015)
- Il fit mille folâtreries.
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amortie
?- Féminin singulier de amorti.
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aplanit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de aplanir.
- Et ça y est, on a démarré, on vire sur tribord, à petits coups de piston, la mer est bleue, bleue, elle passe du bleu de roi au bleu d’agate, elle se défrissonne, elle s’aplanit, elle s’éclaire comme prévu, les derniers petits strato-cumulus là-haut s’effilochent et disparaissent comme prévu, lever de rideau, le spectacle commence, je ne voudrais pas manquer le show. — (Armand Hoog, Les deux côtés de la mer, 1967, page 108)
- Troisième personne du singulier du passé simple de aplanir.
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honnie
?- Féminin singulier de honni.
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apophonie
?- (Linguistique) Modification phonétique du timbre d'une voyelle dans un mot.
- L'apophonie a joué un grand rôle en latin ; elle explique que de con + facio, forme composée du verbe facio (« faire » d'où notre faire), on passe à conficio (d'où confire), par apophonie de /a/ en /i/ en syllabe ouverte, tandis que le participe passé passif est confectus (d'où confection), où l'apophonie se fait de /a/ vers /e/ en syllabe fermée.
- L’apophonie, en revanche, est un phénomène phonétique combinatoire qui a lieu ou non suivant l’environnement phonétique de la voyelle concernée. — (Marco Rühl, Linguistique pour germanistes: Une tentative de médiation entre la tradition française et la tradition allemande de l’étude de la langue allemande, 2000)
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abonni
?- Participe passé masculin singulier du verbe abonnir.
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anéantit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de anéantir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de anéantir.
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anglomanie
?- Mode qui consiste à admirer ou imiter avec excès tout ce qui appartient à l’Angleterre.
- Cette vieille langue allemande, sœur jumelle des idiomes de l’Asie, cette langue orgueilleuse et rebelle reçut l’empreinte de la langue de Voltaire. Hélas ! elle a bien pris sa revanche ! N'avous-nous pas vu dans ces vingt dernières années l’anglomanie, la teutonontanie et l’hispanomanie encouragées et dirigées par ceux mêmes qui se prétendent les chefs de notre littérature? — (De la connaissance des langues étrangères, dans La Revue Indépendante, 1845, page 121)
- […], tout a été mal compris et mal entendu soit que l’on méconnût les lois physiologiques qui régissent l’organisme, […], soit enfin que l’on fût entiché d’une anglomanie inconcevable qui voulait tout ramener à l’unité de mesure anglaise. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Annie, gentille, prépare une chambre pour Marcel à côté de mon cabinet de toilette, une chambre qui plaira à mon beau-fils, car l’anglomanie d’Alain Samzun (« mon ancien mari », dit Annie) a décoré nos dortoirs de cet acajou criard et rouge, de ce citronnier argenté que Waring et Gillow déversèrent sur le continent. — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
- (Spécialement) (Péjoratif) (Désuet) (Canada) Attirance des Français pour les mots anglais.
- Sur la question des anglicismes, les Canadiens français n'ont pas tardé à se comparer aux Français et, à la fin du XIXe siècle déjà, ils se montrent scandalisés des nombreux emprunts que ces derniers font à la langue anglaise. C'est par le terme péjoratif d'« anglomanie » qu'ils qualifieront toujours cette pratique. — (Chantal Bouchard, La langue et le nombril, Presses de l'Université de Montréal (PUM), 2020, page 160)
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justifie
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de justifier.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de justifier.
- C’est là, justement, qu’intervient et que se justifie pleinement la recherche : elle seule permet de procéder aux recontextualisations indispensables à la compréhension d’un monde appelé, par la force des choses, à se babéliser chaque jour davantage, et non à se débabéliser au profit du « tout-à-l’anglais » – ce qui a profondément, soit dit au passage, radicalement transformé le rôle et les métiers de la traduction. — (Michaël Oustinoff, Traduction et mondialisation, 2019, pages 18-19)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de justifier.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de justifier.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de justifier.
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acquit
?- (Finance) Mention mise au bas ou au dos d’un acte portant obligation pour constater la libération du débiteur.
- À cet acquit dont nous parlons il manquait une chose : le sceau. — (Henry Guy, Histoire de la poésie française au XVIe siècle: Volume 2, 1998)
- (Finance) Quittance, décharge.
- Je fournirai des acquits bons et valables.
- (En particulier) (Fiscalité) Reçu constatant qu’on a payé les droits fiscaux de certaines marchandises.
- (Billard) Premier coup où l’on ne fait que placer sa bille, sur laquelle l’adversaire doit jouer.
- Donner un bon acquit, un mauvais acquit. Donnez votre acquit.
- (Québec) Bénéfice.
- Ce sont les termes employés par le poursuivant, Me Marc Gosselin, avant de demander à la juge Annie Trudel d’imposer une peine de 90 jours de prison discontinus à Bernard et Carl Huot, le tout assorti d’une ordonnance de dédommagement de 125 000$ à l’acquit de la jeune victime. — (Kathleen Frenette, Accident dans un hachoir à viande: ils suggèrent une peine «qui sort des sentiers battus», Le Journal de Québec, 17 novembre 2021)
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paradis
?- (Bible, Religion) Jardin de délices, d’éden.
- Dieu chassa Adam du paradis.
- (Bible, Religion) Selon certaines religions, lieu de bonheur éternel et de délices où vont les hommes bienheureux, les âmes des justes (parfois aussi les animaux), après leur mort.
- Les approches du bonheur sont, pour les vrais amants, comparables à ce que la poésie catholique a si bien nommé l’entrée du paradis, pour exprimer un lieu ténébreux, difficile, étroit, et où retentissent les derniers cris d’une suprême angoisse. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Les âmes de nos chastes fondateurs, […] et de ces sept saints qui se sont réunis les premiers pour le service du Temple sont troublées même dans les joies célestes du paradis. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sous la première République, au moment même où toute l’Europe nous tombait sur le dos, c'est les curés qui ont excités la guerre civile en Vendée, fanatisant les paysans, les menant au combat, et leur promettant le paradis s'ils étaient tués. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 203)
- Des associations d’idées s’étaient, là-dessus, faites en lui naturellement, et bien malin eût été celui qui l’aurait pu convaincre que l’église est le vestibule d’un lieu de délices appelé « Paradis ». — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Et sais-tu ce que je me disais à l’instant, en t’apercevant, si gracieuse, qui cueillais les fleurs parmi la rosée du matin ? Que les jeunes Parisiennes, et même que les houris qui nous attendent au paradis sont, à coup sûr, moins belles que toi […] — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par extension) Lieu merveilleux, qui apporte le bonheur ; séjour délicieux, charmant, orné par la nature ou par l’art.
- […] le professeur Haug […] nous signala l’intérêt qu’il y avait à recueillir des ammonites et autres fossiles sur la Terre de Jameson ; ce paradis des géologues, côte Nord de L’Hurry Inlet, était à une vingtaine de milles de la station de Rosenving. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Cette île est un paradis perdu en pleine mer. - Ce magasin de jouets est un paradis pour les enfants. - Cette campagne, cette vallée, ce jardin est un paradis terrestre, est un vrai paradis, un petit paradis, un paradis.
- (Par extension) L’état le plus heureux dont on puisse jouir.
- Si je pouvais me réincarner, je serai plante, plus précisément coton. Car avec un peu de chance je finirai comme bonnet de sous-tif, le paradis quoi..... — (Erick Belot, Pensées, Passez....., BoD/Books on Demand France, 2010, page 37)
- (Architecture) Étage le plus élevé d’une salle de spectacle ou d’un théâtre.
- Les deux plus intrépides hurleurs qui se répondaient de l’orchestre au paradis, avaient cessé leurs cri. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- J’ouvrais les narines toutes larges pour humer l’odeur de gaz et d’oranges, de pommades et de bouquets, qui rendait l’air lourd et vous étouffait un peu. Comme j’aimais cette impression chaude, ces parfums, ce demi-silence !… ce froufrou de soie aux premières, ce bruit de sabots au paradis ! Les dames décolletées se penchaient nonchalamment sur le devant des loges ; les voyous jetaient des lazzis et lançaient des programmes. Les riches mangeaient des glaces ; les pauvres croquaient des pommes ; il y avait de la lumière à foison ! — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Trois rangées d’arcades superposées, et au-dessus un très haut mur avec les trous très nets où s’inséraient les poutres de la charpente qui faisaient le paradis, les septièmes loges. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Jeux) Dernière case du jeu de la marelle, celle où l'on a gagné.
- Quand j’arrivais au « paradis » , c’était vraiment le paradis. — (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Le Livre de Poche, page 76)
- (Antiquité) Jardin d'agrément.
- Arsame promit de nous conduire à la fête de Milyta, et nous invita à diner pour le lendemain à son paradis, avec une autre de ses maîtresses. — (Étienne-François de Lantier, Voyages d’Anténor en Grèce et en Asie avec des notions sur l’Égypte, Paris : Belin & Bernard, an VI, 2e édition, tome 3, pages 25-26)
- Les satrapes (gouverneurs des satrapies, régions de l'Empire perse) se sont mis à imiter le roi en bâtissant des jardins dans leur palais que les grecs ont nommé "paradeiso", qui veut dire "paradis". Un satrape de Babylone, entre l'époque d'Hérodote et celle d'Alexandre le Grand, aurait très bien pu bâtir un jardin dans le palais royal, en s'inspirant à la fois des paradis perses et des jardins assyriens. — (Les Jardins suspendus de Babylone, site http://lemondeantique.org, lu le 14-10-2014)
- (Beaujolais) Jus qui coule du pressoir avant même sa mise en action. Ce jus donne un vin de beaujolais particulièrement alcoolisé.
- On appelle “paradis”, en Beaujolais, le premier jus qui sort du pressoir. Le paradis est d'ailleurs un vin tout à fait délicieux. — (Édouard Brasey, L'effet pivot, Éd. Ramsay, 1986)
- (Marais poitevin) Jardin, verger planté d’arbres fruitiers.
- Elle savait un peu conduire, maintenant ; sans trop de peine, elle gagna la conche Saint-Jean, tourna au premier fossé et alla aborder dans un pré planté d’arbres fruitiers, dans un paradis pour appeler les choses par leur vrai nom. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 130)
- Et faible encore, la poitrine sifflante, le cœur défaillant, elle s’aventura jusqu’au pré paradis nouvellement acquis que les grandes eaux baignaient. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 173)
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actinie
?- Anémone de mer.
- Sur les côtes de la Bretagne et de l’Anjou, Bernard de Jussieu et Guettard mirent en pièces à l’envi actinies et astéries. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856 (pp. 496-519))
- Le temps écoulé entre la dernière nourriture et la mort de l’actinie a varié entre 6 et 16 jours. — (Institut Pasteur (Paris, France), Centre national de la recherche scientifique (France), Annales de l’Institut Pasteur : Volume 15, 1904)
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acrocéphalie
?- (Anatomie) Déformation congénitale du crâne qui se termine en pointe. On désigne familièrement cette déformation par tête en pain de sucre ou en aspect en tour.
- Les fronts arrondis dans le sens transversal sont plus fréquents que les fronts bombés d’avant en arrière. Le front concave n’a été rencontré qu’une seule fois chez un Tobolskien. L’oxycéphalie, l’asymétrie, etc. sont plus fréquentes que l’acrocéphalie, la tête en besace et la scaphocéphalie. La proéminence des arcades sourcilières est relativement plus commune chez les Tomskiens (8,3 0/0), celle de la protubérance occipitale chez les Tobolskiens (11,4). — (Nicolas Seeland, « Le Paysan russe de la Sibérie occidentale sous le point de vue anthropologique », in L’Anthropologie, volume 13, Masson, 1902)
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aphonie
?- (Handicap, Médecine) Perte plus ou moins complète de la voix.
- La raucité ou lʼaphonie sont la conséquence de la paralysie des muscles principalement constricteurs de la glotte. — (Jean-Pierre Morat, Traité de physiologie: Volume 2, 1902)
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accessit
?- Distinction décernée dans les écoles, les collèges et les académies à ceux qui se sont le plus approchés du prix.
- J’ai été le quatrième à la dernière composition, et j’aurais peut-être bien eu un accessit à la distribution des prix si nous étions restés à la ville. — (Alphonse Karr, Feu Bressier, Revue des Deux Mondes, Période initiale, 4e série, tome 32, page 31, 1842)
- Lui-même n'avait obtenu qu'un deuxième prix en français et un accessit en gymnastique. — (Henri Troyat, Aliocha, Flammarion, 1991, page 131)
- Bien sûr, celle de l'an quaranteNe m'a pas tout à fait déçu :Elle fut longue et massacranteEt je ne crache pas dessus.Mais à mon sens, elle ne vaut guère,Guèr' plus qu'un premier accessit :Moi, mon colon, celle que j'préfèreC'est la guerr' de quatorz'-dix-huit — (Georges Brassens chanson « La guerre de 14-18 », 1962)
- À son décès, je retrouvai dans ses affaires toutes les cartes des prix qu'au fil des ans j'avais récoltés et que je lui avais remises sagement, toutes soigneusement empaquetées avec celles que lui avaient rapportées mes trois frères, même les accessit qui témoignaient d'une deuxième ou d'une troisième place. Ce terme latin, aujourd'hui bien oublié, faisait partie du système d'émulation des jésuites dans lequel nous étions formés : il signifiait que celui qui l'avait reçu s'était approché du premier rang, mais sans l'atteindre. Le lundi matin, notre professeur titulaire annonçait le résultat des examens du samedi et nous allions ensuite chercher les cartons de couleur rédigés à la plume au bureau du recteur, le bon père Réal Lebel, qui nous félicitait. — (Georges Leroux, Entretiens, propos rapportés par Christian Nadeau, Boréal, Montréal, 2017, page 21)
- (Sports hippiques) Dans une course hippique, place non gagnante rétribuée par une partie de l'allocation.
- il a une chance pour les accessits
- il vise un accessit
- premier accessit
- deuxième place
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nanti
?- Qui a reçu des gages.
- (Par extension) Qui est pourvu de.
- La chambre de Corbeau était la seule de l'étage encore nantie d'une porte. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- (Par extension) Qui est riche.
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lit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du lituanien.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.