Dictionnaire des rimes
Les rimes en : soigner
Que signifie "soigner" ?
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- Avoir soin de quelqu’un ou de quelque chose.
- Gasbieha et sa mère passaient le printemps au Caire, l’été à Alexandrie, et suivaient fréquemment le Pacha à Hélouan, où il soignait ses rhumatismes. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Gravement blessés, tombés au pouvoir de l'adversaire, ils craignent pour leur vie mais sont soignés par des mains qui se révèlent fraternelles. — (Ennemis fraternels, 1914-1915: Hans Rodewald, Antoine Bieisse, Fernand Tailhades : carnets de guerre et de captivité, édité par Eckart Birnstiel et Rémy Cazals, Presses universitaires du Mirail, 2002, quatrième de couverture.)
- Les abords désobstrués et sablés étaient soignés par l’homme chargé d’entretenir les allées du parc. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre dixième)
- (Familier) Apporter de l’intérêt à quelqu’un, dans l’espoir d’une contrepartie.
- Il aura bientôt besoin de lui, alors il le soigne.
- Apporter de l’attention, du soin à quelque chose.
- Il soigne beaucoup son style.
- Ce peintre ne soigne pas assez les accessoires, les détails.
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "soigner".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
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chevalier
?- Noble, chevaleresque.
- Avoir une âme chevalière.
- cette race de grâce, cette race de sainteté si particulière, si chevalière, si généreuse, si libérale, si française. — (Charles Péguy, Victor-Marie, Comte Hugo, 1910)
- Cavalier.
- Au fond, Gringoire, comme M. Despréaux, était « très peu voluptueux ». Il n’était pas de cette espèce chevalière et mousquetaire qui prend les jeunes filles d’assaut. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, Librairie Ollendorff, 1904 (1re édition 1832), page 79)
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enfer
?- (Antiquité) (Au pluriel) Séjour des morts, avant le christianisme.
- Teutatès, Tut-tat, père des hommes. […] César a cru reconnaître en lui, Dis, dieu des enfers ou Pluton ; mais César ne savait pas que les Gaulois n’avaient point d’enfer, et, par conséquent, pas de dieux infernaux. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, page 61)
- Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ, […], est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, […]. — (Prière catholique dite « Je crois en Dieu »)
- (En particulier) (Au pluriel) Lieux souterrains où les Grecs et les Romains croyaient que les âmes allaient après la mort.
- Orphée alla chercher Eurydice aux Enfers.
- Héraclès descendit aux Enfers.
- Je l’aime, non point tel que l’ont vu les Enfers, volage adorateur de mille objets divers — (Jean Racine, Phèdre, 1661)
- (Religion) Lieu destiné au supplice des damnés.
- Les prêtres, ses confrères, déposèrent ce juge indulgent ; l’un d’eux lui dit : « Mon ami, je ne crois pas plus l’enfer éternel que vous ; mais il est bon que votre servante, votre tailleur, et même votre procureur, le croient. » — ( Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1764)
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière!Les maux les plus affreux sont amassés sur toi ;Le noir enfer, séjour rempli d’effroi,T’attend au bout de la carrière. — (Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d’éducation chrétienne : Mort du pécheur, 1844, 2e édition, page 106)
- L’église chrétienne va transformer les fantômes et les revenants en âmes en peine en même temps qu’elle met en place le Purgatoire entre l’Enfer et le Paradis. Les morts ont besoin des vivants et les moines de Cluny mettent en place la fête des morts. — (Claude Nachin, Les fantômes de l’âme : à propos des héritages psychiques, 1993, page 21)
- [Selon le recueil de superstitions Yü-Li], les méchants sont tués par le tonnerre, ou tourmentés de diverses façons dans l’enfer : plongés dans un trou à fumier ; jetés sur des sabres et des couteaux ; condamnés à la faim et à la soif, à suer leur sang, à revêtir des habits de fer rougi au feu, à être jetés dans la chaux, à être hachés et mis en pièces, à être gelés… — (Émile Bard, Les Chinois chez eux, A. Colin et Cie, Paris, 1899)
- (Sens figuré) (Familier) Lieu où l’on souffre, où l’on est au supplice, où l’on est extrêmement gêné, tourmenté, où il y a beaucoup de confusion et de désordre.
- Rien n’a pu effacer le souvenir de la sauvagerie de la pointe du Raz et de la Baie des Trépassés, et l’horreur fascinante de la mer mugissant dans l’enfer de Plogoff. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, De New-York à Tahiti, tome 1, 1929)
- C'était l’enfer quand je devais débarquer tout seul des frigos américains, et il y en avait beaucoup. Ils faisaient au moins dans les 40 kilos. C’était très dur aussi quand il fallait se mettre à deux pour superposer tout un stock de lave-linge très lourds aussi. — (Anonyme, Moi, Anthony, ouvrier d’aujourd’hui, Raconter la Vie, « 3 », Éditions du Seuil, 2014)
- Avoir l’enfer dans le cœur se dit d’une personne tourmentée de remords, ou agitée par la haine.
- Je suis une pauvre rateMa vie est un enfer.Mon frère est un banditMa mère une sorcière. — (Les Enquêtes de Chlorophylle, 1992–1995)
- (Par métonymie) Démons ; puissances de l’enfer.
- L’enfer en gémit.
- L’enfer se déchaîne contre lui.
- (Sens figuré) Partie réservée d’une bibliothèque où sont conservés les ouvrages dont la communication est jugée dangereuse, considérés comme licencieux ou « contraires aux bonnes mœurs ». Créé au début du XIXe siècle, il s’agissait au départ d’une simple pièce dans laquelle on enfermait ou cadenassait toutes les œuvres (livres, médailles, etc.) ou objets le plus souvent à caractère érotique et qui étaient interdits au grand public, mais accessible uniquement sur recommandation.
- Citerne où se recueillent les eaux mêlées au marc d’olive dans les huileries. On en tire une huile de basse qualité dite « huile d’enfer ».
-
disculper
?- Justifier quelqu’un d’une faute imputée.
- Ses amis le disculpèrent de ce qu’on lui reprochait.
- Cette dernière action l’a pleinement disculpé dans le public.
- (Pronominal) Se justifier soi-même, à tort ou à raison, d’une accusation.
- En face l’agresseur ne cherche pas à comprendre mais à se disculper et à rationaliser son comportement ; ayant commis les violences intentionnellement et souvent de façon préméditée, il ne se culpabilise pas et méprise la victime, puisqu’il estime en son for intérieur que sa position de supériorité lui a donné le privilège de l’instrumentaliser. — (Muriel Salmona, Le Livre noir des violences sexuelles, chap. 4 « Les victimes dans tous leurs états : Un discours falsificateur sur les victimes », Dunod, 2013 (1re édition), pages 203-204)
- Elle s’en est disculpée.
- Je veux me disculper à ses yeux.
-
garder
?- Veiller ou surveiller étroitement.
- Contrairement à ses frères, […], qui marchaient dans les pas de leur géniteur, Michele ne se voyait pas toute sa vie garder les chèvres et les mulets, […]. — (Gérard de Cortanze, Banditi, page 33, Albin Michel, 2004)
- Garder un retranchement, une position.
- La police garde la maison depuis quelques jours.
- Garder les troupeaux, les vaches, les oies.
- On l’a chargée de garder les enfants.
- Un peloton de cavaliers gardaient la personne du roi.
- Garder des prisonniers.
- Que Dieu te garde !
- Garder un malade, une femme en couches, se tenir assidûment auprès d’eux pour les soigner et les servir.
- (En particulier) Préserver de toute atteinte, de tout danger.
- Certains prétendaient déjà que les casques leur feraient tomber les cheveux. D’autres entrevoyaient qu’ils les garderaient au contraire des rhumes de cerveau. — (Léonce Bourliaguet, Les aventures du petit rat Justin, Société universitaire d’Éditions et de Librairie, 1935, pages 14-15)
- Il ne suffit pas de se laver les mains avant chaque repas et de respecter le Sabbat pour se garder du péché. — (Eric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
- Retenir en sa possession.
- Ces gens là, quelque pitoyables que nous nous montrions pour eux, nous garderont jusqu'au bout la même haine inexpiable ; […]. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.59)
- Ne les trouvant pas, ils en concluraient qu’il les avait gardés et ils le pourchasseraient. Il n’avait donc qu’à rester tranquillement à l’affût… Est-ce que rien ne clochait dans ce plan ? — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 361 de l’édition de 1921)
- Garder ses habitudes.
- Garder le silence.
- Avoir de la peine à garder son sérieux.
- Garder rancune à quelqu’un, lui garder de la haine.
- Garder une consigne.
- Ces chiens gardent la bonne voie signifie qu’ils gardent la bonne route, sans se laisser égarer et sans prendre le change.
- Garder un secret. Ne pas le révéler.
- Gardez cela pour vous. Ne le répétez pas.
- C’est bon, gardez la monnaie. (Le pourboire).
- (En particulier) Retenir quelqu’un auprès de soi.
- Je l’ai gardé huit jours à la campagne.
- Je vous garde à dîner !
- Accordez-moi un moment d’entretien, je ne vous garderai pas longtemps.
- Cet industriel a gardé tout son personnel.
- J’ai gardé ce domestique douze ans.
- Ne pas quitter.
- Le chien, qui se faisait vieux et n'aimait point à découcher, était, comme d'habitude, rentré dès le premier soir et gardait le coin du feu, car on était en hiver. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Garder la chambre. — Garder le lit.
- (Militaire) Garder les rangs, rester à l’alignement.
- Garder son rang, soutenir avec dignité son rang, son état.
- Garder son chapeau sur la tête.
- Garder son pardessus, ses gants.
- Mettre de côté, en réserve, conserver.
- Vous ne savez pas ce que Dieu vous garde, ce que la Fortune vous garde, se dit à une personne qui est dans l’affliction, dans le malheur, pour faire entendre qu’il peut lui arriver des consolations, que sa condition peut devenir meilleure.
- On se sert aussi de la même locution pour mettre en garde contre les chances mauvaises que peut réserver l’avenir.
- — Est-ce raisonnable d’être heureux ainsi ? Qui sait ce que demain nous garde ? — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre X)
- Gardez ces restes pour demain.
- On lui gardera quelque chose pour dîner.
- Je garde cet argent pour mon voyage.
- Je garde ce trait pour la fin.
- Il garde ses faveurs pour ceux qui lui sont dévoués.
- On ne peut pas garder plus longtemps ce gibier, il faut le manger.
- Ce vin ne se gardera pas.
- Gardez soigneusement ces papiers, ils pourront vous être utiles.
-
comptabilité
?- Tenue des comptes, la manière, l’action de rendre et d’établir des comptes.
- Si Ripoil tombe, je risque gros. On va enquêter, fouiller dans la comptabilité. Et le bougre est capable de manger le morceau. Nous avons touché Barnold et moi. L'extorsion de fonds est indéniable. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 230)
- Après un gigot flageolets avalé chez belle-maman, qu'il appelle « ma mère », monsieur met à profit l'après-midi dominical pour s'immerger dans la comptabilité familiale. — (Patrick de Funès, Médecin malgré moi, 2008)
- Il a mis beaucoup d’ordre dans sa comptabilité.
- Il aime bien la comptabilité.
- Être chargé de la comptabilité.
- Bureau de la comptabilité.
- Le chef de la comptabilité va comptabiliser cette facture.
- liré
-
risquer
?- Hasarder, exposer à un danger possible, à une chance douteuse.
- Risquer sa vie, son honneur, sa réputation, son argent.
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 95-96)
- Courir le risque, oser le hasard de.
- J’avais dénoué cent fois ce sophisme, en montrant que le ressort des guerres n’était pas tant l’intérêt que l’honneur ; chose bien aisée à comprendre pour des hommes qui présentement risquaient tout, avec une faible chance de gagner, et de gagner fort peu. — (Alain, Souvenirs de guerre, p. 215, Hartmann, 1937)
- Ils se sentaient en sécurité comme les spectateurs d’une course de taureaux : ils risquaient peut-être leur argent sur le résultat, mais c’était tout. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 211 de l’édition de 1921)
- (Absolument) — Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Oser une parole.
- Et l’air, mon Claudin, l’air reniflable, risquais-je avec rusticité ? — Tu renifles ? Et les microbes ! Prends garde ! — (Émile Bergerat, Souvenirs d’un enfant de Paris, 1912, p. 218)
- (Pronominal) S’aventurer ; se hasarder.
- C'était la première fois qu'il se risquait au Montparnasse. Ses regards inspectèrent la salle et, finalement, se fixèrent sur la grosse nuque puissante de Feempje. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 143)
- (Québec) Pouvoir, avoir une possibilité ou une occasion de.
- Tôt ou tard, sur la patinoire comme à l'extérieur, Perry risque d'être très utile au Canadien, lui qui compte 1045 matchs d'expérience en saison régulière et 145 autres en séries éliminatoires. — (Benoit Rioux, Corey Perry veut faire sa place, Le Journal de Montréal, 9 janvier 2021)
-
télé
?- (Familier) Téléviseur.
- Xavier Flactif, agent immobilier douteux, achète en 2003 au Grand-Bornand un chalet qu'il meuble avec un luxe ostentatoire aux yeux de certains : “fauteuil en cuir, télé grand écran, frigo américain”, objets qu'un couple de ses voisins passablement obtus nomme et convoite jusqu'à l'obsession. — (Armand Farrachi, Le triomphe de la bêtise, Actes Sud Littérature, 2018)
- Lorsque les télés s'allumentPauvre fantôme des brumesS’en revient succès posthumeNous hanter au fond des cours. — (Jean-Roger Caussimon, Paris jadis, 1977)
- Quand on a repositionné l’abominable lit médicalisé droit devant la télé, mon frère a dit, tu veux regarder la télé maman ? — (Yasmina Reza, Serge, 2021)
- (Familier) Télévision.
- Car tous ces groupements : motards, agriculteurs, Bretons, « ératépistes », enseignants, catholiques ou boulangers... veulent une télé inconditionnelle pour défendre leurs intérêts. — (François de Closets, Le système E.P.M, Grasset, 1980)
- La télé s'en mêla, vous pensez bien, et filma, en gros plan, un rectangle de carton scotché sur une porte, et qui affirmait que derrière le vantail se trouvait bien un « Laboratoire de Parapsychologie ». Cette preuve irréfutable devait faire taire les médisants. — (René Cavanhie, Les esprits frappeurs de Vailhauquès, dans Le Québec sceptique, n°24, p.28, décembre 1992)
- Quand on a repositionné l’abominable lit médicalisé droit devant la télé, mon frère a dit, tu veux regarder la télé maman ? — (Yasmina Reza, Serge, 2021)
- Sur les écrans plats, un match de foot est retransmis par la chaîne Eurosport. Estelle déteste le sport à la télé mais elle ne peut rien contre le phénomène des écrans plats qui grignotent chaque jour un peu plus les espaces publics. — (Stéphanie Glénat Cassan, SDF, sans difficulté financière, Éditions Publibook, 2009, page 169)
- (Familier) Entreprise de production et de télédiffusion de programmes audiovisuels.
- Le budget est colossal pour un film de cul : 10 millions d’Euros ! Un truc inimaginable. On s'est mis à cinq maisons de prod’ pour arriver à boucler les crédits, quelques télés nous ont suivi aussi, par je ne sais quel miracle... — (Thibaut Amant, Sexworkers, Éditions Le Manuscrit, 2003, page 58)
- « On reprochait à Silvio Berlusconi de mettre ses télés au service de sa carrière politique, mais maintenant, il y a un groupe privé, celui de Bolloré, qui a choisi Zemmour comme porte-parole de ses intérêts, enchaîne l’ancien locataire de l'Élysée— (Alexis Boisselier, Présidentielle : Vincent Bolloré roule-t-il pour Éric Zemmour ?, Ouest France, 28 décembre 2021)
-
responsabilité
?- Obligation de répondre de ses actions ou de celles des autres, d’être garant de quelque chose.
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 95-96)
- Si quelque malheur arrivait, la responsabilité en retomberait justement sur nous. Nous devons donc rester à notre poste tant que le devoir nous y obligera. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- Le cabotinage était poussé par Murat jusqu’au grotesque, et les historiens n’ont pas assez remarqué quelle responsabilité incombe à Napoléon dans cette dégénérescence du véritable esprit guerrier. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, p.359)
- Pourtant je tiens jalousement à l’avertissement lancé par Homère aux Grecs dans L’Iliade et par Tyrtée dans les Élégies : « C’est une faiblesse déraisonnable que de se décharger sur la divinité de la responsabilité d’une morale et d’un ordre public » — Dieu, Allah ou quel qu’il soit. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Le non-paiement des cotisations sociales est constitutif d'infraction pénale dans le chef de l’employeur, ou de ses préposés et mandataires qui ont la responsabilité du paiement des cotisations. — (Jean-François Funck, Droit de la sécurité sociale, Larcier, 2006, page 167)
- Les harkis furent répartis entre un G.M.C., avec Dourdan comme chef de bord, et un half-track, véhicule blindé dont Fabrice aurait la responsabilité. — (Pierre Bouissou, Fabrice et les harkis, Edilivre, 2007, page 12)
-
concilier
?- Accorder ensemble des personnes divisées d’opinion, d’intérêt.
- Le juge de paix s’est vainement efforcé de concilier les parties.
- Relier de manière cohérente des choses qui sont ou semblent être contraires.
- Il s’agit, aussi, pour des professeurs de droit et des écoliers frais émoulus des jésuitières ou de la Sorbonne, de concilier en une nouvelle doctrine ce qu’ils appellent la liberté politique et les nécessités de l’organisation économique. — (Pierre Hervé, La Libération trahie, éd. Grasset, 1945, p. 63)
- Cette réserve cachait un compliment : au XXe siècle, le poète n’est pas ce distrait, ce tête en l’air cher aux clichés, mais un homme qui sait concilier vie de travail et vie de poésie. — (Robert Sabatier, Histoire de la poésie française, volume 6, La poésie du XXe siècle — III — Métamorphoses et modernité, 1975, ISBN 9782226033987)
- De héros épique, Mémed devient bandit d’honneur: c’est sa manière d’entrer dans la légende, en conciliant son impossible retour avec son aura […]. — (Jean-Pierre Deléage, Yachar Kémal: forgeron obligé d’écriture, 1998, p. 197)
- Votre système ne peut se concilier avec les principes établis.
- Cet écrivain sait toujours concilier la grandeur des images avec la simplicité de l’expression.
- Disposer favorablement, gagner.
- Se concilier quelqu’un.
- Il lui concilia la faveur du ministre.
- Sa douceur lui a concilié la bienveillance de tous.
- Se concilier les bonnes grâces de quelqu’un.
- Se concilier l’amitié des honnêtes gens.
- Se concilier l’attention des auditeurs.
- Parfois, quand tous ces grotesques tapaient à bras raccourcis sur la République, on voyait ses yeux rire sans que ses lèvres perdissent leur moue d’homme grave. Sa façon recueillie d’écouter, sa complaisance inaltérable lui avaient concilié toutes les sympathies. On le jugeait nul, mais bon enfant. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 97)
-
connecter
?- Joindre ou attacher ensemble deux objets (machines, personne et macine ou serveur distant, concepts, etc.).
- J’ai spoofé ton IP pour la cacher, et j'ai rebondi sur plusieurs bécanes et serveurs avant de me connecter à l’ordi de l'autre con, là. Avec ça, il ne serait jamais remonté jusqu'à toi, mais... — (Dominique Manotti & DOA, L'honorable société, Éditions Gallimard, 2013, chap. 1)
- Elle brancha son ordinateur, se connecta sur Internet et commença par chercher un lieu d'hébergement réservable et payable en ligne, où on ne lui demanderait ni carte de crédit ni papiers d'identité. — (Michelle Gagnon, Expérience Noa Torson #1 : Ne t'arrête pas, éd. Nathan, 2015, chap. 5)
- L’oniroscope. Il avait acheté ce fameux appareil au succès grandissant, qui enregistrait les rêves des gens. On pouvait, en le connectant avec un téléviseur ou un ordinateur, regarder ce qu'on avait rêvé pendant la nuit. — (Gyrdir Eliasson, Entre les arbres, traduit de l'islandais par Robert Guillemette, Paris : Books éd., 2012)
- Mais ils permettaient aussi de surfer anonymement sur Internet car ils s'appuyaient sur des serveurs proxy qui cryptaient les données. Peter pouvait ainsi se connecter facilement, et seul serait visible son accès au serveur VPN – et non à celui de l'AMRF. — (Michelle Gagnon, Expérience Noa Torson, tome 1 : Ne t'arrête pas, traduit de l'américain par Julien Chèvre, Paris : Éditions de Noyelles, 2015, chap. 6)
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confier
?- Commettre quelqu’un ou quelque chose à la probité, au soin, à l’habileté de quelqu’un.
- Les troupeaux transhumants appartiennent tantôt à de riches propriétaires ou capitalistes, tantôt à de petits cultivateurs de Provence, qui les confient à un bayle ou berger chef qui, à ses risques et périls, conduit les troupeaux, loue les pâturages, etc., en un mot se charge de l'estivage moyennant une redevance. — (Marchand (Garde général des forêts), « Le pâturage dans les Alpes », dans la Revue des eaux et forêts: annales forestières, tome 11, Paris, 1872, p. 14)
- Les affaires courantes de la Caisse, en tant qu’elles ne sont pas expédiées par les employés de la Caisse, pourront, par décision du Conseil d’administration, être confiées à des commissions spéciales. — (Statut de la Caisse locale générale de secours en cas de maladie pour l'arrondissement de Metz-campagne - Valable à partir du 1er janvier 1914, § 90, imp. H. Jauch, Metz, 1914, page 44)
- Dire en confidence.
- Confier son secret à un ami.
- Je vous confie mes craintes.
- Il me confia ses peines.
- À qui te confieras-tu ? — (Honoré de Balzac, Le Contrat de Mariage, écrit en 1835 sous le titre de La Fleur-des-pois)
- (Sens figuré) Se dit, dans les deux sens, en parlant des choses physiques ou morales, considérées comme dépositaires, agents ou confidents.
- Confier des semences à la terre.
- Confier sa destinée au hasard.
- Rien de ce qu’il confie à sa mémoire ne s’en efface.
- Il serait dangereux de confier ce secret au papier.
- (Pronominal) S’en remettre à quelqu’un de ce à quoi on s’intéresse.
- Il s’est confié en ses amis.
- Se confier en soi- même.
- Se confier en ses forces, en la bonté de quelqu’un.
- Se confier au hasard.
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alerter
?- Avertir d’un danger en donnant l’alerte.
- Mettre en éveil.
- Le bruit, les allées et venues des gens m'alertèrent. J'accourus avec un funèbre pressentiment, sans toutefois penser à un malheur aussi terrible. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Cette crise porte indubitablement la marque de l’activité humaine et se traduit concrètement par la multiplication de catastrophes naturelles et d’événements climatiques exceptionnels qui ont alerté les opinions dans nos pays et ont fortement accru la mobilisation citoyenne à l’égard des questions environnementales. — (Charte Urbaine Européenne II, Manifeste pour une nouvelle urbanité)
- (Internet) Signaler un commentaire hors charte au modérateur.
- Alerter : sur les sites internet ayant une tribune d'expression libre pour les internautes, action qui consiste à signaler un commentaire hors charte au modérateur. L'amalgame fréquent des internautes consiste en un abus de clic sur cette option, à savoir qu'ils alertent un post conforme à la charte mais non conforme à leur façon de penser, faisant ainsi fi de la liberté d'expression et de pensée. — (nilslof, sur www.20minutes.fr/article/332219/commentaires/1)
-
brasier
?- Feu de charbons ardents.
- Il déposa le guide auprès d’un brasier à demi éteint dans lequel il jeta quelques brassées de bois sec pour le raviver. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il y a en elle quelque chose d’ardent, de concentré qui attire : on dirait un brasier de charbon qui n’attend qu’un souffle pour flamber. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Mon père l'avait installé commodément dans notre fauteuil Voltaire, et ma mère avait jeté une charpagnée de souches dans le brasier, qui pétillait gaîment. — (André Theuriet, L’Écureuil, dans La Revue des deux Mondes, vol. 42, 1880, page 344 ; puis dans Les enchantements de la forêt ..., Hachette, 1901, page 111)
- (Par extension) Grand feu ; incendie.
- Obsédées par la crainte des « francs-tireurs », les troupes d'invasion ont déjà, le 24 août, incendié Haybes, […]; demain, elle vont pétroler Rethel, faire de la moitié des maisons de la ville un immense brasier… — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Une exemplarité qui n’a pas empêché d’autres brasiers dévastateurs, comme à Saint-Jean-d’Illac en juillet 2015 ou à Lacanau en juillet 2011. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 6)
- Bassin de métal pour la braise ardente.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Feu d'amour; corps brûlé de fièvre.
- Telle est la chair des femmes, un abîme où s'engloutir sans recours, et celle des vierges un brasier qui consume l'âme. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
-
rappeler
?- Appeler de nouveau.
- Je l’ai appelé et rappelé sans obtenir de réponse.
- Il ne vous a pas entendu, rappelez-le.
- Ne laissez pas les messages de vos interlocuteurs s'entasser sur votre bureau, rappelez-les sur-le-champ.
- Faire revenir une personne qui s’en va, une personne absente.
- La cloche venait de « piquer » 19 heures, et nous descendions dîner quand le cri « un ours! » nous rappela sur le pont. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Je m’en allais lorsqu’il m’a rappelé. — Rappeler quelqu’un en toute hâte.
- (En particulier) Faire revenir un acteur sur la scène pour l’applaudir.
- Les girls passaient la tête hors de la loge en se bousculant pour admirer les duettistes qu’elles avaient entendu si flatteusement rappeler. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Sens figuré) Presser, obliger.
- Mes affaires me rappellent à la ville et m’obligent d’y retourner.
- (Sens figuré) (Familier) (Vieilli) Inciter, exciter.
- Ce vin rappelle son buveur.
- Faire revenir quelqu’un d’un lieu où on l’avait envoyé pour y exercer certaines fonctions, pour y remplir un emploi ; en parlant tant de ceux qu’on révoque par des raisons de mécontentement que de ceux qu’on fait revenir par quelque autre motif.
- Les maladresses de cet ambassadeur l’ont fait rappeler.
- La guerre étant à la veille d’être déclarée, les deux puissances ont rappelé leurs ambassadeurs.
- Faire revenir ceux qui ont été disgraciés, chassés ou exilés.
- Après une injuste disgrâce, le roi l’a rappelé. — Il fut rappelé à la cour. — Il a été rappelé d’exil, de l’exil.
- (Sens figuré) Invoquer à nouveau.
- Rappelez votre vertu, votre courage. — Il rappela son ancienne audace.
- Rappeler ses esprits, ses sens, Reprendre ses esprits, ses sens.
- (Sens figuré) Faire revenir dans la mémoire.
- Il nous a semblé superflu, au début de ce chapitre, de rappeler la terminologie employée par l’École zuricho-montpelliéraine, […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 21)
- […] elle se contenta de regarder les adresses, comme si à l’inspection de ces seules adresses sa mémoire lui rappelait ce que contenaient ces lettres ; […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
- Il avait oublié cette affaire, je lui en ai rappelé la mémoire.
- Rappelez-vous, rappelez-lui le souvenir de notre ancienne amitié.
- Rappeler la mémoire, le souvenir de quelque chose se dit dans le même sens.
- C’est un souvenir qu’il ne faut pas rappeler.
- Rappeler sa mémoire, Tâcher de se ressouvenir.
- Il fit de vains efforts pour rappeler sa mémoire et ne put jamais retrouver ce nom.
- (Par extension) Indiquer pour information.
- […] ; ses variantes successives ont abouti à l'échelle MSK 64 (Medvelev, Sponheuer, Karnik) que l'on modifie de temps en temps, de sorte que l'on doit toujours rappeler l'année de la dernière mise à jour. — (Pierre Martin, Géotechnique : Ces risques que l'on dit naturels, Eyrolles, 2011, page 139 (§.1.5.4.2.2.1.1))
- (Par extension) Évoquer par une certaine ressemblance la pensée de quelqu’un ou de quelque chose.
- Cet écrivain rappelle Sénèque.
- Ce paysage provençal me rappelle la Grèce.
- (Marine) Tirer fortement.
- Cette amarre rappelle le navire sur bâbord. Intransitivement,
- Rappeler sur une amarre, sur son ancre.
- (Intransitif) (Militaire) (Vieilli) Battre le tambour d’une certaine manière, pour rassembler une troupe, pour faire revenir les soldats au drapeau, ou pour rendre honneur à certaines personnes.
- On a rappelé à telle heure.
-
suggérer
?- Insinuer ou faire entrer dans l’esprit de quelqu’un ; inspirer à une personne une opinion ou un dessein.
- La maison de production fournissait les choristes et les musiciens, suggérait fortement les chansons, déterminait les arrangements, et quelques choubidous plus tard, Françoise Deldick, Agnès Loti, Michèle et ses Wouaps sortaient de l'ombre. — (Luc Mercure, La mort de Blaise, Editions Leméac, 2008, p. 35)
- Laisser entendre ; donner à penser.
- Cependant, la croissance de L. pneumophila a été récemment décrite par nécrotrophie sur des bactéries, des amibes ou des biofilms tués par la chaleur, suggérant que L. pneumophila pourrait survivre et se répliquer extracellulairement en présence de bactéries mortes présentes par exemple au sein des biofilms ou dans les systèmes d'eau chauffée. — (Maëlle Molmeret, « Réplication intracellulaire de Legionella », dans Legionella, coordonné par Sophie Jarraud et Jean Freney, Éditions Tec & Doc, 2011, 2e éd. : 2012, p. 98)
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collecter
?- Récupérer, rassembler ou recueillir, en parlant de quelque chose.
- Les trois ripoux avaient ainsi collecté toutes les informations dont ils avaient besoin. — (Marilyn Pappano, Dans l'ombre du désir, Harlequin, 2011, chap.15)
- Un papyrologue est de ce rythme-là. Pouvant passer des années à déchiffrer un papyrus, accumulant patiemment le savoir comme on collecte la rosée dans le désert, il est le contrepoids indispensable à notre société productiviste dopée à l’Internet. — (Iegor Gran, Entretien avec Daniel Delattre, papyrologue : « Avec la technologie, on a l'impression de comprimer le temps », dans Charlie hebdo n°1240 du 27 avril 2016, p.15)
- Seul un emploi du temps trop chargé m'empêche d'aller collecter les distinctions que l'on me décerne un peu partout dans le monde — (Antoine Bello, Scherbius (et moi), Gallimard, p. 335)
-
pitié
?- Sentiment douloureux face aux souffrances d’autrui, que l'on ne connaît ou partage pas soi-même.
- Oscar Wilde n'inspire plus de colère, même aux sectaires de la vertu. Tous n'ont plus, pour lui et pour son martyre, que de la pitié douloureuse. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- Je contemple avec pitié le carton coloré qui emballait les yaourts aux fruits. Absurde, cette pitié. Ou peut-être pas. Elle répond par l'absurde à l'absurde de l'existence du carton coloré emballant les yaourts aux fruits.— (Roger-Pol Droit, Dernières nouvelles des choses. Paris, Odile Jacob, 2003, page 163)
- Mais qu'en est-il de la pitié? demande Isabella. Un bon juge doit en montrer un peu, n'est-ce pas? Angelo croit qu'il en montre en étant juste, car alors il a pitié des victimes. — (Mustafa Fahmi, La promesse de Juliette, éditions La Peuplade, Saguenay (Québec), 2021, page 133)
- (Par analogie) Compassion ; commisération.
- Rien dans son regard ne trahissait jamais la moindre pitié, c'était un pur soldat, dépourvu d’états d'âme. — (Arkan Simaan, L'écuyer d'Henri le Navigateur, éditions L'Harmattan, 2007, page 36)
- « On se fatigue de la pitié lorsque la pitié est inutile », écrivait Camus. La pitié impuissante et distante devient compassion, c'est-à-dire désir intense de libérer autrui de ses souffrances […]. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 45)
- (Par métonymie) Détresse, état misérable.
- La grande pitié qu’il y avait au royaume de France.
- La grande pitié de nos églises de campagne.
- (Par analogie) Sentiment de mépris, d'orgueil ou de supériorité face aux souffrances ou difficultés d’autrui que l'on ne connaît pas soi-même.
- Il raisonne à faire pitié (il raisonne de travers).
- Il chante à faire pitié (il chante mal).
- Vous me faites pitié de parler ainsi.
- Vos menaces me font pitié.
- Je vous ménage, j’ai pitié de vous.
- C’est une pitié de voir sa façon de travailler.
- Regarder quelqu’un en pitié (ne faire aucun cas de lui, le mépriser).
- C’est un homme follement orgueilleux, qui regarde en pitié tout le genre humain.
- Regarder, parler, traiter avec une pitié méprisante (avec une apparence de pitié mêlée à des marques de mépris).
-
manger
?- Mâcher et avaler un aliment dans le but de se nourrir.
- Mangez donc, lui dit la jeune fille en lui servant un morceau de la hure d’un sanglier. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Sylvius avait déjà fait observer que les bœufs qui, pendant l'hiver, sont affectés de concrétions biliaires, se guérissent au printemps en mangeant les feuilles et les tiges de chiendent dans les pâturages. — (Le Chiendent - Triticum repens, dans la Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, Paris : Dr Martin-Lauzer, 1865, page 17)
- Mangez légèrement. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 36)
- Il mange lentement, handicapé par une mastication pénible, ne dit pas un mot, rit niaisement de loin en loin. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 213)
- J’avais neuf ans et j’attrapais avec mon frère des sauterelles que nous faisions griller dans le jardin pour les manger. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Il mangea quelques mûres qu’il trouva dans les ronces de la lisière, après quoi il chercha à s’orienter. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- (Intransitif) (Par extension) Prendre un repas.
- Ils mangent et boivent, font ripaille, remuent leurs membres, embrassent les filles, sonnent les cloches, s’emplissent de bruit : rudes bacchanales où l’homme se débride, et qui sont la consécration de la vie naturelle : les puritains ne s’y sont pas trompés. — (Hippolyte Taine, Histoire de la littérature anglaise, volume 1, 1856, page 255)
- Aussi nous ne mangions pas tous les jours parce qu’il fallait d’abord que le père malade ne manquât de rien. — (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- Au bout d’une vingtaine de mètres, il s’arrêta devant un restaurant, une boite à bon marché, et nous invita à entrer avec lui, histoire de manger et de boire un peu. — (Henry Miller, L’Ancien Combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- Ma mère était extrêmement pudique. Elle ne prononçait jamais les mots du corps qu’elle renvoyait à leur vulgarité. Par exemple, elle ne disait pas « manger », mais « déjeuner » ou « dîner ». — (Emmanuel de Waresquiel, Voyage autour de mon enfance, Tallandier, 2022, page 65)
- (Sens figuré) Consumer, dissiper en folles dépenses.
- En quelques années il a mangé tout son patrimoine. - Il a mangé la dot de sa femme. - Il a mangé beaucoup d’argent.
- Ils vous annoncent d’abord qu’ils sont des « fils de famille » en train de se ruiner ; ils sont à la veille de se voir donner un conseil judiciaire et, quand ils auront « tout mangé », ils se feront sauter la cervelle. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 42)
- (Sens figuré) Consumer en absorbant, en rongeant, en minant, en détruisant d’autres choses, en parlant des choses.
- Ce poêle mange bien du charbon. Le soleil mange les couleurs. La rouille mange le fer.
- (Familier) Témoigner une vive hostilité envers quelqu'un.
- À l'en croire, il mangeait du prêtre sans remords. — (Camille de Cordemoy, Au Chili, 1896)
- (Par analogie) Occuper une grande partie de quelque chose.
- Sa bouille ronde mange la couverture. Lunettes rectangulaires sur yeux rieurs, cheveux poivre et sel brossés en arrière, costume gris pour le sérieux, Claude Allègre se tient le menton. — (Vanessa Schneider, Claude Allègre et le climat : retour sur un flagrant déni, Le Monde. Mis en ligne le 21 décembre 2018)
- Dans cette ville du cœur de l’Afrique du Sud, les restes de l’extraction minière mangent le paysage, stigmates d’une industrie en déliquescence. — (Adrien Barbier, En Afrique du Sud, l’industrie minière est un « dinosaure en voie d’extinction », Le Monde. Mis en ligne le 18 février 2019)
- Un muret éboulé, la rivière, trois planches mangées de mousse qui esquissent un pont, et c’est déjà la forêt. — (Florence Aubenas, Dans les Cévennes, sur les traces de la femme des bois, Le Monde. Mis en ligne le 30 avril 2021)
- (Pronominal) (Familier) Se faire du souci.
- Heureusement que la pauvre madame n’est plus là pour se faire du mauvais sang, elle se serait mangée… — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 204)
-
jouer
?- En parlant d'un enfant, se plonger dans un monde imaginé appuyé par des éléments de la réalités dans un but de divertissement, de développement ou d'apprentissage.
- L’enfant a besoin de jouer, et jouer ici n’est pas vide de sens et synonyme de perte de temps. Jouer, c’est développer son intelligence, son jugement, son imagination, sa créativité, son sens de l’organisation, son sens de la collaboration, son sens de l’entraide, du compromis et de l’empathie, c’est aussi être capable de faire des choix. — (Michelle Chamard, « Que voulons-nous pour nos enfants? », le 3 janvier 2015, sur le site du quotidien Le Devoir, (www.ledevoir.com))
- Je me replie dans ma chambre, après être redescendue dans le salon où j'ai trouvé Papa, Henri et Mayeul en plein fou-rire […], et après avoir tenté de m’insérer dans le jeu de Jean-Baptiste et Diane qui jouaient au papa et à la maman, mais qui voulaient que je fasse le chien. — (Élisabeth Lucas, Les tribulations d'Aliénor en milieu étudiant (et parfois hostile), Paris : Éditions Emmanuel, 2018)
- Les don Quichotte qui pourfendent la « théorie du genre » s’effraient en effet que des filles jouent avec des voiturettes ou que des garçons changent les couches d'un poupon ou jouent à la dînette. — (Thierry Hoquet, Des sexes innombrables. Le genre à l'épreuve de la biologie, Éditions du Seuil, 2016, introduction)
- (En particulier) S’adonner à un jeu particulier, identifié comme tel et comportant des règles précises.
- Comme j'aime les jeux d'exercice, j'y jouois deux heures le matin et autant l'après-dînée. Mon mail s'acheva, à quoi je jouai avec madame de Frontenac, qui me disputoit sans cesse, quoiqu'elle me gagnât toujours : car, quoique je jouasse avec plus d'adresse, sa force l'emportoit par-dessus. — (Mémoires de Mlle de Montpensier, petite-fille de Henri IV, collationnés sur le manuscrit autographe, par A. Chéruel, tome 2, Paris : chez Charpentier, 1858, page 250)
- On se marre comme des fous en jouant à chat, chat perché, et même chat-bite quand on a un peu trop picolé. — (Bérengère Krief, La prochaine fois je vous montre mon chat, Flammarion, 2015, prologue)
- À peine fûmes-nous dans le salon, qu'elle se mit au piano, répéta les airs qu'il préfère, chanta les chansons qu'il aime, voulut qu'il jouât aux échecs avec moi. Il céda à tous ses désirs, écouta la musique, joua aux échecs, mais fut pensif le reste de la soirée; […]. — (Adélaïde de Souza, Adèle de Sénange, Londres, 1792, Éditions Payot & Rivages, 2018, lettre XV)
- Ensemble, ils jouaient à la belote ou aux petits chevaux. Quand il y avait la foire aux Tuileries, ils y passaient des heures. — (Amélie Nothomb, Riquet à la houppe, Éditions Albin Michel, 2016)
- Durant l'après-midi, les jeunes jouèrent au badminton dehors. Les dames se balancèrent. — (Carole Thibault, Série policière : L' Horloge: Les Jumeaux, Osmora Incorporated, 2018, chapitre 8)
- Il n'y avait alors que les gens de l'aristocratie qui jouassent aux échecs en Angleterre, et ce noble jeu était fort à la mode parmi eux, grâce à Philidor, le plus habile et le plus célèbre joueur d’échecs du monde entier. — (« Le secret du fameux automate joueur d'échecs », dans Les Modes parisiennes illustrées, n° 1081 du 14 novembre 1863, page 548)
- Béru et Pinuche y jouent à la belote en buvant du vin rouge. Je m'amène en plein carré de dames. Il appartient au Gros, lequel ne se tient plus de joie. — (Frédéric Dard, San-Antonio : Le coup du père François, Paris : Éditions Fleuve noir, vers 1952, réédition 1972 & 1980, chapitre 3)
- (Absolument) Façon de pratiquer un jeu.
- — Complètement épuisé, j’ai commencé à mal jouer. Et là, j’ai découvert un truc intéressant. Quand son adversaire jouait mal, Kučera prenait le pli, signant lui aussi une piètre performance. — (Gustavo Kuerten, Guga : Un Brésilien, une passion française, Éditions Talent Sport, Paris, 2015)
- (Transitif) Déplacer, mouvoir, faire bouger, en parlant d'un élément dans un jeu.
- Livka qui avait un temps d'avance dans le développement du jeu entama la partie en jouant le pion à d4. L'Arménien répliqua par un pion à e6. Livka sortit ensuite son Cavalier à f3 et son adversaire joua un pion à f5. — (Alain Pujol, Cocktail négus, Paris : Presses de la Cité (Collection Espionnage), 1960, chapitre 7)
- Quand les attaquants jouent le ballon dans la zone de danger, le défenseur a 50 pour cent de chances de pouvoir le dégager - ce qui signifie envoyer le ballon haut et loin des buts. — (« L'enseignement des techniques et tactiques défensives », chapitre 8 de Entraîner les jeunes footballeurs, ASEP, traduit de l'américain & révisé par Alexandre Dellal, Marion Derand & Pierre Barrieu, Éditions De Boeck, 2009, page 105)
- Ils allèrent ensemble sur le départ des femmes, Catherine, joua sa balle rapidement, le même claquement, la même direction qui me fit tourner la tête sur la gauche attendant le bruit caractéristique de la balle dans les branches, […]. — (Gilles Berlit, Été 60... Catherine Buckaert-Weiss, Le Petit-Quevilly : Éditions Gilbert Berrubé, 2010, page 32)
- Jouer un jeu, Le savoir bien jouer, le jouer par préférence, être dans l’usage, dans l’habitude de le jouer.
- (Transitif) Aux cartes, poser sur la table pour mettre en jeu conformément aux règles.
- Si, à la seconde levée, A avait joué son 7 de cœur au lieu de son roi d’atout, cette manière inattendue de jouer aurait dû mettre votre défiance en éveil, car elle aurait indiqué soit que A est un joueur extraordinaire, soit qu'il emploie certains moyens pour deviner votre jeu. — (« Les jeux de cartes », dans la Grande encyclopédie méthodique, universelle, illustrée des jeux et des divertissements de l'esprit et du corps, Librairie illustrée, 1888, page 545)
- (Dans une tournure ancienne et intransitive) — Il en est de même du Deux de Trèfle, quand on joue en trèfle. Quand on joue en rouge, le Sept de cœur ou le Sept de Carreau sont la seconde Triomphe : c'est-à-dire, le Sept de Cœur quand on joue en Cœur, & le Sept de Carreau quand on joue en Carreau, & pour lors s'apellent aussi Manille. — (« Le Jeu de l'Hombre à Trois », dans l’Académie universelle des jeux: avec des instructions faciles pour apprendre à les bien jouer, nouvelle édition, 1re partie, Amsterdam, 1763, page 148)
- (Par extension) Choisir la stratégie d'une action ; agir avec tactique.
- Si le RPR espérait consolider ses positions lors des élections sénatoriales de 1998, il ne pouvait gagner le « plateau » qu'avec l’appui des centristes. Or Jacques Chirac avait tout intérêt à jouer l’union des forces de droite plutôt que la division […]. — (René Monory, La Volonté d'agir, Éditions Odile Jacob, 2004)
- (Spécialement) (Sport) S’adonner à un sport d’équipe.
- À quelques mètres des grilles, le bus est stoppé par des « supporters » qui lancent des pierres et des bombes agricoles sur le véhicule. Bloqués pendant de longues minutes et traumatisés, les joueurs rentrent en Normandie sans avoir joué. — (Tony Chapron, en collaboration avec Patrick Lafayette, Enfin libre ! Itinéraire d'un arbitre intraitable, Arthaud/Flammarion, 2018)
- Passer le temps à des jeux de commerce ou de hasard.
- Jouons donc jusqu’à concurrence de vos six écus, et, si vous les perdiez par malheur et que vous voulussiez continuer le jeu, eh bien, vous êtes gentilhomme, et votre parole vaut de l’or. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VII)
- (Suivi de à et d’un substantif spécifiant le jeu) Engager de l’argent dans un jeu de hasard.
- Pierre Guyon tenta de ramener le débat à de justes proportions : « Chaque dimanche, plus de six millions de personnes jouent au tiercé dans le PMU de leur quartier ou de leur localité.[…]. » — (Paul Chantrel & Jean-Claude Hallé, Le marginal, Éditions Julliard, 1979, chapitre 58)
- La Reine était dans la plus grande détresse de voir son fils compromis dans une telle affaire. A elle, il donna l’assurance qu’il ne jouerai plus à des jeux de hasard, et qu’il ne permettrait pas en sa présence que l’on jouât au baccara. — (Léon Lemonnier, Édouard VII: le roi de l’Entente cordiale, Librairie Hachette, 1949, page 142)
- Il était d'un rat ! imaginez-vous, le soir, en se couchant, il cachait ses louis dans ses bottes, et quand nous jouions au bésigue, il mettait des haricots, parce qu'un jour j'avais fait la blague de sauter sur l'enjeu. — (Zola, Nana, 1880, page 1482)
- (Transitif) Hasarder des sommes ou des objets de valeur au jeu ou en bourse ; spéculer.
- J'allai trouver M. J. N., agent de change, qui voulait absolument que je jouasse à la baisse, mais je me gardai bien d'écouter ses conseils. J’opérai à 53, et un peu plus tard je réalisai à 62. — (Adélaïde Millo de Campestre, Mémoires de madame de Campestre, tome 1, Paris : chez M. Antenor de Campestre, 1827, page 325)
- Le marquis faisait des affaires avec sagacité ; à portée de savoir des nouvelles, il jouait à la rente avec bonheur. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830, page 264)
- Je suis un joueur, moi (...). Je joue sur les chevaux, je joue sur les cotons, je joue sur les cailloux et sur les perles... Je joue sur les jolies filles. — (Druon, Gdes fam., t. 1, 1948, page 83)
- Le ministre des finances, sans le vouloir, précipita les événements. En ce moment il jouait à la baisse : pour déterminer une panique, il fit courir à la bourse le bruit que la guerre était désormais inévitable. L’empereur voisin, trompé par cette manœuvre et s’attendant à voir son territoire envahi, mobilisa ses troupes en toute hâte. — (France, Île ping. ,1908, page 390)
- (Sens figuré) Le jeune homme qui courtise la fortune doit savoir jouer sur la vanité des salons qu'il fréquente. — (Stendhal, Mémoires d’un touriste, t. 2, 1838, page 358)
-
retourner
?- Aller de nouveau en un lieu.
- Mordi ! dit-il, j’espère qu’il est mort, ou sans cela je retournerais au Louvre pour l’achever. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IX)
- Il nous semble être retourné au collège, de nouveau nous marchons en rang, nous faisons des devoirs et surtout des pensums, et l’on nous astreint au silence… — (Jean Heimveh, Question d’Alsace, 1889)
- Revenir au lieu d’où l’on est venu.
- Rosebud se cherche toujours. Elle ne sait pas exactement ce qu’elle veut, mais elle sait très bien ce qu’elle refuse : retourner à Aix et devenir la parfaite épouse d'un pinardier. — (Michel Lebrun, Les ogres, French Pulp éditions, 2014, chapitre 21)
- (Sens figuré) — Dès qu'il s'éloigne du sol natal, sa pensée y retourne avec un charme douloureux et persistant. Dole, Dijon, Auxerre, Joigny, Sens, Fontainebleau, tous ces grands relais de poste, n'intéressaient que médiocrement les deux enfants. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 16)
- C'est au moment où les eaux retournent à la mer qu'on fait dans ces graux la singulière pêche du turbot, qui rappelle celle des Écossais, décrite dans le Redgauntlet de Walter-Scott. — (M. de Rivière, « Mémoire sur la Camargue », dans les Annales de l'agriculture française, 2e série, tome 34, Paris : chez Madame Huzard, avril 1826, page 74)
- En effet, mon arrière-arrière-grand-père avait fui la Chine, vers 1890, pour aller au Cambodge, à cause de la misère et de la pauvreté. Il n’est jamais retourné en Chine. — (David Lepoutre, avec Isabelle Cannoodt, Souvenirs de familles immigrées, Éditions Odile Jacob, 2005)
- Recommencer à faire les mêmes choses, les mêmes actions.
- Retourner à l’ouvrage.
- Retourner au travail.
- Retourner au combat.
- Retourner à la charge.
- (Droit) Faire retour.
- Les biens, en certains cas, retournent au propriétaire qui en a disposé.
- Tourner d’un autre côté.
- Les hommes, y disait-on, ne valent pas mieux que la pâte que tourne et retourne dans le pétrin, la main de la ménagère. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Alors les retournant et les soupesant : « Charcot, me dit-il, y a-t-il de l’or ou de l’argent là-dedans ? » et devant ma négation, il me les rendit avec mépris. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le donneur distribue 7 cartes à chaque joueur et retourne la première carte de la pioche, qui constitue l’entame. — (Yann Caudal, Le grand guide des jeux de cartes, Éditions Eyrolles, 2011, page 71)
- Dans « Remarques sur le rapport de D. Lagache », Lacan donne à penser le corps comme un gant que l'on pourrait retourner, ce qui donne à la peau cette réversibilité à partir des anneaux orificiels : […]. — (Bernard Andrieu, La Nouvelle Philosophie du corps, Toulouse : éditions Erès, 2002, chapitre 5)
- (Par analogie) Imputer à autrui ses propres turpitudes.
- Lorsque a commencé en Afrique la colonisation à proprement parler, la métaphore du cannibalisme a été adoptée par les Européens, qui l’ont retournée contre les Africains. C’étaient maintenant les Africains qui étaient les cannibales, mangeurs de missionnaires. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 320)
- (Vieilli) (Couture) Refaire, réparer, un vêtement, en mettant en dehors l’envers du tissu quand l’endroit est usé.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) Remuer en tous sens pour lui faire prendre l’assaisonnement, en parlant d’une salade.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Agriculture) Bêcher, labourer, pour implanter une culture.
- Il s’appliquait à retourner une terre noirâtre dans laquelle son chien, un jeune setter anglais, enfouissait déjà un os avant de recommencer à tournailler autour de son maître. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre I)
- (Sens figuré) (Familier) Faire changer d’avis ou de parti à quelqu’un.
- J’ai su depuis qu’elle m’accusait d’avoir, pendant ces quelques secondes, « retourné » Janine et de m’être amusé « à lui mettre un tas d’idées en tête ». — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 154)
- Il fallait l'entendre ! En trois coups de cuiller à pot, il les a tous retournés. Il leur a boni un coup de sentiment à faire renifler le diable et l’enfer ! — (Marcel Aymé, Vogue la galère, Éditions Bernard Grasset, 1944, page 117)
- En quarante-huit heures la môme le retourne comme un vieux pardessus et depuis il n’a plus jamais été le même. — (Peter Cheyney, La Môme vert-de-gris, chapitre V, traduction de Marcel Duhamel, Gallimard, 1945)
- S’il a peu d’affinités avec l’impénétrable Robespierre que tous ces jeunes queutards traitent d’eunuque, il est fasciné en revanche par l’éloquence de l’avocat Danton qui n’a pas son pareil pour retourner un auditoire hostile. — (Alain Bouzy, La loi de la guillotine: La véritable histoire de la bande d’Orgères, Le Cherche-Midi, 2016, part. 4, chap. 1)
- (Sens figuré) Remuer pour chercher.
- Il a dû retourner son appartement de fond en comble pour trouver cette lettre.
- (Anglicisme) (Informatique) Renvoyer une information, une valeur après l’exécution d’une commande ou d’une instruction dans le cadre d’une fonction. (anglicisme : à préciser ou à vérifier)
- Cette option retourne VRAI si la commande exécutée retourne un code retour (exit code) valant 0. — (Martial Bornet, Expressions régulières, Éditions ENI, 2015, page 75)
- (Sens figuré) Renvoyer.
- Retourner un envoi, un compliment.
- (Sens figuré) (Familier) Émouvoir.
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Impersonnel) De quoi il retourne équivaut à de quoi il s’agit, ce dont il est question.
- le consentement de l’enfant est maintenant nécessaire si l’enfant comprend suffisamment de quoi il retourne. — (fiche d’information sur l’adoption du Conseil de l’Europe)
- Je m’étais dit : « Je vais faire un tour du côté des coulisses, pour savoir ce qui en retourne. » (au lieu de : ce qu’il en est) — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre II, Série noire, Gallimard, 1956, page 16)
- (Anjou) Ressembler à l’un de ses parents.
- Eh bien le petit Édouard, je trouve qu’il retourne sur sa mère.
- (Pronominal) Se tourner dans un autre sens.
- J’arrêtai mon geste en pleine course et me retournai avec un air soupçonneux. — (Alain Demouzon, Mes crimes imparfaits, 1978)
- Durant ces années, tu t'imagines, j'ai vécu tous les cas de figure possibles. Les louloutes qui s'éloignent sans un mot, celles qui se retournent brusquement et vous fusillent du regard. Celles qui vous traitent calmement de vieux salaud. — (Marc Bressant, Assurez-vous de n'avoir rien oublié, éd. de Fallois, 2010, page 128)
- (Pronominal) (Sens figuré) (Familier) Prendre d’autres moyens, prendre d’autres arrangements en rapport avec des circonstances, des conditions nouvelles.
- Ses affaires traversent une crise ; mais il saura bien se retourner.
- Laissez- lui le temps de se retourner.
- — Mauvaise nouvelle, mauvaise nouvelle ! répéta-t-il plusieurs fois. Et comment comptes-tu te retourner ? — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- (Familier) Donner un coup.
- Léodagan : Sans blague ? Et vous avez rien d'autre à foutre, à part retourner le pain ? Arthur : Si… j’peux vous retourner une tarte si le cœur vous en dit… — (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre III, épisode Le Porte-bonheur)
-
croiser
?- Disposer en forme de croix.
- Des branches qui se croisent. — Deux routes qui se croisent.
- (En particulier) Disposer l’un sur l’autre.
- Le paysan avait croisé les bras, et ses mains étaient à plat sous ses aisselles. — (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- Elle alluma une cigarette, croisa les jambes et se renversa, languissante, dans son fauteuil. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 79)
- Il chevaucha une chaise, s’approcha du poêle et se croisa les bras sur le dossier. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Croiser les épées. ou croiser le fer.
- Disposer un vêtement de manière que les côtés passent l’un sur l’autre.
- Croiser son habit, son châle.
- (Militaire) Placer ou tenir une arme de manière qu'elle soit dirigée en avant.
- Croiser les baïonnettes.
- (Textile) Tordre légèrement avec un moulin.
- Croiser les soies, les fils. — Étoffe croisée. — Serge croisée.
- (Par extension) Traverser ; aller ; passer en travers de.
- Nous en avons assez de ce jeu de cache-cache. Depuis des mois que nous grenouillons sur les pistes et dans les marais en croisant sans arrêt les traces d’une bande de fellouzes insaisissables […]. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, p. 165, France-Empire, 1963)
- Je le vis devant moi qui croisait le chemin.
- Cette route croise celle qui va de paris à Lyon.
- Le point où deux lignes, deux chemins, deux allées se croisent.
- Leurs directions se croisent.
- Le fleuve était couvert de barques qui se croisaient dans tous les sens.
- Rimes croisées : (Poésie) Rimes masculines et féminines entrelacées.
- Feux croisés, tir croisé : (Militaire) Feux qui partent de différents côtés et dirigés vers un même point.
- Faire le même trajet, mais en sens contraire, c’est-à-dire l’une allant, et l’autre venant, en parlant de deux personnes ou de deux choses.
- Nous croisons une charrette qui porte huit paysans entassés; ils chantent en parties un air noble et grave comme un choral. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol. 2, 1866)
- En route, ils croisaient, près de Plappeville, des officiers de l’état-major de Bourbaki. Le maréchal les questionna. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, p. 231, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie)
- Dans les rues se croisaient des Panamaniens bronzés de pure descendance espagnole, des nègres de la Jamaïque, de pittoresques Mexicains avec leur immense sombreros de paille multicolore, […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- L’ancien chef croix-de-feu se promenait en compagnie d’Armand Vivolin, vétéran clopineux de 1914 et président des anciens combattants, quand ils croisèrent le député […]. — (P. V. Berthier, Le député d’Igrée-sur-Thiache, page 224, Éditions Chapitre Douze, 1993)
- Se croiser avec quelqu'un : le rencontrer alors qu'il chemine en sens contraire.
- Jamais il n'avait franchi le seuil de l'habitation; mais le majordome se souvint que chaque fois qu'il se rendait à la ville en compagnie de sa filleule, il ne manquait guère de se croiser avec le nouvel adorateur. — (Lucien Biart, Le Bizco : une passion au mexique, chapitre V ; G. Charpentier & Cie éditeur, Paris, 1890, p.104)
- En revenant de Pontoise,Département Seine-et-Oise,Sur le chemin je me croiseavec une villageoise. — (Charles Tabourier, Impressions — Premières poésies, quatrième partie : poésies légères, « Monorime » ; Léon Vanier éditeur, Paris, 1894, page 161)
- En traversant Je jardin, il se croise avec madame de Lépilly. — (Jules Mary, La belle ténébreuse [supplément au Journal du dimanche], première partie, chapitre IV ; Librairie illustrée, Paris, 1888, p. 31)
- Il dut s'en aller. Dans l'antichambre, il se croisa avec Engrand qui entrait rapidement. — (André Mellerio, Jacques Mérane, chapitre VI ; Alphonse Lemerre éditeur, Paris, 1891, page 134)
- (Sens figuré) Rencontrer dans ses desseins ou dans ses actes.
- Une longue fréquentation des ouvrages ésotériques m’a souvent fait croiser des ouvrages bourrés d’affirmations non vérifiées et contraires à toute démarche scientifique, garnis de citations introuvables, […]. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, nº 56, p. 29, printemps 2005)
- Ça me change de tous ces connards qui font des livres sur moi, qui mythonnent trois cents pages sur notre relation alors que je les ai croisés deux minutes à tout casser. — (David Foenkinos, Lennon, Éditions Plon, 2010, 10e séance)
- (Biologie, Élevage) Accoupler des spécimens de races différentes.
- Il vaut toujours mieux croiser avec une race dont la fixité est reconnue, qu’avec des types artificiels dont les caractères finissent souvent par se perdre. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- - J’ai croisé un pigeon voyageur et un perroquet.- Pour quoi faire ?- Pour pouvoir envoyer des messages oraux. — (Gérard Jugnot, Sans peur et sans reproche, 1988)
- Recouper des informations ; en étudier les corrélations.
- Désirant ainsi croiser lectures, rencontres, et dépouillages d'archives, ce livre n'aurait pu exister sans les témoignages, les conseils, les appuis, l'aide et l'amitié d'un certain nombre de personnes. — (Antoine de Baecque, Les Cahiers du cinéma: histoire d'une revue, tome 1, 1991, page 11)
- Les données de l'étude reposent sur l'observation de personnes. Elles peuvent être disposées dans un tableau de contingence 2 x 2 ([…]) où la distribution de l’exposition X est croisée avec celle de la maladie Y. — (Paul-Marie Bernard, Analyse des tableaux de contingence en épidémiologie, Presses de l'Université du Québec, 2004, page 121)
- Lorsqu’Apple nous demande les coordonnées du client, c’est également pour croiser ses propres données : le propriétaire signalé par le réparateur est-il le même que celui enregistré ? — (M. Mackie, www.macg.co, Chroniques du SAV : Apple et ses Centres de Services Agréés, 2013)
- (Pronominal) S’engager par un vœu solennel dans une croisade, et, pour marque de ce vœu, porter une croix sur ses habits → voir croisé.
- La plupart des princes se croisèrent, lorsque saint Louis se croisa.
- Ceux qui se croisèrent contre les Albigeois.
- (Intransitif) Se dit des vêtements dont les côtés passent l’un sur l’autre.
- Cette redingote ne croise pas assez.
- Cet habit croise trop.
- (Intransitif) (Marine) Aller et venir dans quelque parage, pour attendre des bâtiments ennemis, pour bloquer un port et en éloigner les navires étrangers, en parlant de vaisseaux de guerre.
- Des vaisseaux croisent dans la Manche, croisent à l’entrée de telle rivière, devant tel port, sur telles côtes.
- Croiser à vue de terre. — Croiser au large.
- C'est ainsi que nous quittons Washington pour Bahreïn, d'où on va nous transporter à bord du porte-avions USS John C. Stennis qui croise dans le golfe persique à 200 km du Pakistan. — (Christine St-Pierre, Ici Christine St-Pierre, Septentrion, Québec, 2020, p. 115.)
- (Intransitif) (Par extension) Aller et venir en mer, pour des bâtiments à usage civil ou commercial.
- Deux embarcations croisaient, prouvant que la maison et le bateau étaient en liaison. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
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fragilité
?- Disposition à être cassé, être brisé facilement.
- Cette fragilité est-elle propre aux os des cancéreux, ou tient-elle au développement des cancers multiples dans le système osseux ? — (Eugène Follin, Traité élémentaire de pathologie externe, Paris : Victor Masson & fils, 1869, vol.1, page 299)
- La fragilité des aciers carburés trempés, comparable à celle du verre, semble, elle aussi, une propriété caractéristique du carbure trempant du fer β plutôt que du fer β lui—même. — (Bulletin de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, 1896, vol.95, page 266)
- La connaissance de ce fait que l'inflammation aiguë augmente la fragilité ou frangibilité des tissus est féconde eu applications pratiques. — (Jean Cruveilhier, Traité d'anatomie pathologique générale, Paris : Baillière & fils, 1862, vol.4, page 285)
- (Physique) Propriété d'un matériau qui lors d'une contrainte ou d'un choc se fissure facilement ; dont la fissuration ne demande que peu d'énergie.
- En physique l'inverse de la fragilité est la ténacité.
- (Sens figuré) Facilité à être détérioré.
- La fragilité des choses humaines.
- La fragilité de sa fortune.
- (Sens figuré) (Religion) Facilité à tomber en faute.
- L'occasion prochaine se divise en occasion prochaine per se, et en occasion prochaine per accidens. La première est celle qui, vu la fragilité humaine, entraîne, pour tous les hommes, un danger probable de pécher. — (Jacques Valentin, Le Prêtre juge et médecin au tribunal de la pénitence, ou Méthode pour bien diriger les âmes, Bruxelles : M. Vanderborght, 1845, page 46)
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renverser
?- Mettre à l’envers ; inverser.
- Un long baiser rescella leur pacte. Aïssa, lourde de langueur, avait renversé sa tête sur l’épaule de son amant. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921 p. 61)
- L’image d’un objet est renversée sur la rétine.
- (Pronominal) (Médecine) Être à l’envers de la position normale, en parlant d’un organe.
- Cet organe se renverse, il est renversé.
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vanter
?- Louer, exalter.
- Ce fut un événement parisien du plus haut chic. Les gazettes vantèrent, sur le mode pindarique, la richesse de la mariée, l’élégance entraînante du marié, l’extraordinaire probité, l’inépuisable bienfaisance et les goûts artistiques d’Alexandre de Gavinard. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
- La moindre photographie nous apprend cent fois plus sur le Parthénon qu’un volume consacré à vanter les merveilles de ce monument. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- Ainsi nous entraîne-t-on à la découverte de ces petits restaurants inconnus, dont on nous vante telle « spécialité » mystérieuse, simplement pour que nous puissions être les premiers à nous rengorger devant nos amis. — (Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- (Pronominal) S’attribuer des qualités, des mérites que l’on n’a pas.
- (Pronominal) (Avec de) Se glorifier, se faire honneur de.
- Après s’être vanté d’avoir travaillé à éteindre les lampions célestes par un geste magnifique, il se donne les allures d’un matador aux pieds duquel va tomber le taureau furieux. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Il affirme ainsi sa puissance, un peu par défi contre ceux de Vencimont ou de Vinemme, des Belges qui viennent se vanter en France de leurs forces pour enjôler les filles. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Quel pensez-vous que soit l'objet de ces gens qui jouent à la paume avec tant d'application d'esprit et d'agitation du corps? Celui de se vanter le lendemain avec leurs amis qu'ils ont mieux joué qu'un autre. — (Blaise Pascal, Pensées)
- Il m’a rendu des services, mais il s’en vante trop.
- (Avec de) Se faire fort de, prétendre être capable de.
- Il s’était vanté de le faire consentir.
- Il se vante d’en venir à bout.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.