Dictionnaire des rimes
Les rimes en : session
Que signifie "session" ?
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- Temps pendant lequel un corps délibérant est assemblé.
- Session ordinaire, extraordinaire.
- La session des deux chambres.
- L’ouverture, la clôture de la session.
- La session d’un conseil général de département, d’un conseil municipal.
- On a jugé vingt causes à la dernière session de la Cour d’assises.
- Une des périodes durant lesquelles se tiennent les examens, auditions, entretiens ou sélections auxquels un élève ou étudiant est convoqué, en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat sanctionnant sa formation, ou pour l’admission d’un candidat à un concours, et qui se concluent par la délibération d’un jury réuni dans la même période.
- J’ai eu mon baccalauréat lors de la session de septembre.
- Les sessions d’admission aux concours d’entrée à la fonction publique sont organisées deux fois par an.
- Séance d’un concile.
- La première session.
- La seconde session.
- (Par extension) Article qui renferme les décisions publiées dans la séance du concile.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Québec) (Université) Semestre.
- (Musique) Séance d'enregistrement.
- En cinq ans et sept sessions (les trois premières réparties sur deux mois seulement), Monk va enregistrer en effet pour Alfred et Lorraine Lion trente-trois morceaux qui paraissent à l’époque sous la forme de quinze 78 tours et trois recueils sur disques de 25 cm. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, pages 104-105)
- (Informatique) Séquence ordonnée des interactions entre un utilisateur et une application sur un ordinateur (ou un service sur un serveur dans un réseau).
- La session commence généralement par l’identification de l’utilisateur et le chargement de son profil personnel (que soit l’utilisateur lui-même, soit l’administrateur de l’application peut éventuellement modifier et sauvegarder durant sa propre session afin qu’il puisse être restauré lors des sessions ultérieures) ou par l’initialisation d’un profil par défaut ; elle prend généralement fin lors de la déconnexion de l’utilisateur (soit à sa demande, soit par suite de la rupture de la liaison de communication utilisée) ou à l’issue de l’expiration d’un délai maximum d’inactivité.
- Une session utilisateur peut enregistrer temporairement des données persistantes entre les différentes étapes de la session et un même utilisateur (ou plusieurs utilisateurs distincts) peut parfois initier plusieurs sessions simultanées permettant à l’utilisateur et à l’application d’effectuer leurs échanges selon des scénarios distincts.
- Si différentes sessions peuvent interagir entre elles en s’échangeant des données, un processus transactionnel du serveur se charger de coordonner les différentes requêtes et de gérer les éventuels conflits et éventuellement proposer aux utilisateurs différentes solutions pour les régler (selon l’état, les contraintes et les priorités propres à chaque session ou selon les droits associés aux profils des utilisateurs), soit en annulant les modifications conflictuelles sur les données partagées effectuées par certaines sessions, soit en tentant une nouvelle validation (après confirmation éventuelle par l’utilisateur) sur les données modifiées par les autres sessions simultanées et dont les actions n’ont pas été annulées, afin de maintenir la cohérence des données stockées et partagées pour chaque application par le serveur.
- Dans des applications plus complexes, plusieurs serveurs (ou plusieurs services distincts sur le même ordinateur ou serveur) peuvent participer à la même application utilisateur, chacun étant chargé de maintenir et une partie des données éventuellement partagées pour des applications utilisateur différentes ; ces applications et services doivent alors eux-mêmes se coordonner au moyen de sessions internes qui peuvent être ouvertes et fermées, soit automatiquement avec la session principale de l’utilisateur, soit à la demande en fonction des besoins, soit de façon quasi permanente par l’application principale qui utilise sa propre coordination interne (pour l’accès non concurrent par les sessions utilisateur aux sessions internes partagées vers les services utilisés, notamment lorsque ces derniers sont eux-mêmes dépourvus de fonctions de gestion et de coordination et de sessions simultanées).
- Dans ce cas, une session initiée par l’utilisateur sur un serveur d’accès rassemble dans son profil les états de plusieurs sessions parallèles initiées par les applications et services entre eux, au nom de l’utilisateur. Parfois, un moniteur transactionnel (indépendant des applications utilisateur et services) permet alors de coordonner les différentes sessions concurrentes pouvant exister entre les différents services, applications, et utilisateurs du système.
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "session".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
façon
?- Action de faire ; usité en ce sens seulement avec la préposition de, dans le style familier, et signifiant « par le fait de quelqu’un, par son œuvre ».
- Il doit lancer contre elle un trait de ma façon. — (François Tristan L’Hermite, La Mariane, II, 3)
- Ce héros de ma façon sort un peu des règles de la tragédie […] — (Pierre Corneille, Examen de Nicomède)
- Je disais, en voyant des vers de sa façon […] — (Molière, Le Misanthrope, I, 2)
- Les uns ne voulaient point de Dieu ; les autres nous en donnaient un de leur façon […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le jeudi après les Cendres sur la vérité de la religion, 3)
- […] mais les œuvres de notre choix, nous nous y prêtons avec complaisance ; c’est un joug de notre façon, qui ne nous blesse jamais […] — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le mercredi de la troisième semaine de Carême : Du véritable culte, 2)
- Ce n’est pas là une imagination qui se joue, et qui substitue à la véritable idée des choses un fantôme de sa façon […] — (Jean-Baptiste Massillon, Oraison funèbre de messire de Villeroy, archevêque de Lyon, 1)
- Oui, mon père est comme tous les pères, ce que je n’avais pas su voir jusqu’ici ; avec infiniment plus d’esprit et même de sentiment qu’un autre, il n’en veut pas moins me rendre heureux à sa façon et non à la mienne. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Il ne put pas résister à l’envie de leur jouer une comédie de sa façon qui lui donnerait quelques instants d’agrément. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Manière ; sorte.
- Après la Coupe du monde de 2022, l’humanité entière fut gagnée par la fièvre du ballon rond et ce sport s’imposa comme la meilleure façon de régler les problèmes internationaux. — (Bernard Werber, « Du pain et des jeux », dans L'Arbre des possibles et autres histoires, Éditions Albin Michel, 2002)
- […] au lieu que, revenant à examiner l’idée que j’avais d’un Être parfait, je trouvais que l’existence y était comprise en même façon qu’il est compris en celle d’un triangle que ses trois angles sont égaux à deux droits, ou […] — (René Descartes, Discours de la méthode, IV, 5)
- […] et qu’ils sont tellement accoutumés à ne rien considérer qu’en l’imaginant, qui est une façon de penser particulière pour les choses matérielles, que tout ce qui n’est pas imaginable leur semble n’être pas intelligible. — (René Descartes, Discours de la méthode, IV, 6)
- Et de quelle façon punissez-vous l’offense,si vous traitez ainsi les vœux de l’innocence ? — (Pierre Corneille, Horace, III, 1)
- […] sans dessein de justifier la façon dont je l’ai fait parler [Chimène] français. — (Pierre Corneille, Le Cid, Avertissement)
- La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne. — (Pierre Corneille, Le Menteur, I, 1)
- Et, de quelque façon que l’on me considère. — (Pierre Corneille, Cinna, I, 2)
- De la façon enfin qu’avec toi j’ai vécu. — (Pierre Corneille, Cinna, V, 1)
- Et de quelle façon est-ce écouter des vœuxQu’obliger un amant à travailler contre eux ? — (Pierre Corneille, Pertharite II, 2)
- Monsieur le mort, laissez-nous faire ; on vous en donnera de toutes les façons ; il ne s’agit que du salaire. — (Jean de la Fontaine, Fables, livre VII, 11 (Le Curé et le mort))
- On obtient tout de moi quand on s’y prend de la bonne façon. — (Molière, Les Précieuses ridicules, 8)
- […] Et qu’enfin tout le mal, quoique le monde glose,n’est que dans la façon de recevoir la chose […] — (Molière, L’École des femmes, IV, 8)
- La vilaine façon de parler que voilà ! — (Molière, Le Mariage forcé, 16)
- Hélas ! De la façon qu’il parle, serait-il bien possible qu’il ne dît pas vrai ? — (Molière, Le Malade imaginaire, I, 4)
- Il semble, de la façon que vous parlez, que la vérité dépende de notre volonté. — (Blaise Pascal, Les Provinciales, 8 (Maximes corrompues des casuistes…), 28 mai 1656)
- Ma santé est détestable, mais je suis heureux autant qu’un vieux malade peut l’être. Votre façon d’être heureux est d’une espèce toute différente. — (Voltaire, Correspondance, année 1767 : À M. de Chabanon, 20 novembre)
- […] car, quand il s’agit de faire parler les passions, tous les hommes ont presque les mêmes idées ; mais la façon de les exprimer distingue l’homme d’esprit d’avec celui qui n’en a point […] — (Voltaire, Marianne, Préface)
- Si c’était pour négocier la paix, il viendrait ici faire une bonne œuvre ; car nous en avons grand besoin, à la façon dont nous faisons la guerre. — (Jean le Rond D’Alembert, Correspondance de Frédéric [le Grand] avec d’Alembert, 30 juillet 1781)
- Que tous ces impôts qu’on lève sur nous en tant de façons vont en leur poche [des courtisans] et non pas dans celle du roi. — (Paul-Louis Courier, Aux âmes dévotes de la paroisse de Véretz, 1821)
- La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne : (Proverbial) On ajoute au prix de ce qu’on donne par l’amabilité avec laquelle on le donne.
- C’était une façon de parler : Ce que je dis, ce qu’il dit ne doit pas être pris à la lettre, à la rigueur.
- Travail de l’artisan qui a fait quelque chose.
- Il peut y ajouter [à une matière] des couleurs et de la façon par le dessus, mais non pas lui donner aucune bonté intérieure. — (Jean-Louis Guez de Balzac, De la cour, 2e discours)
- Tout montre combien la façon de l’ouvrier surpasse la vile matière qu’il a mise en œuvre […] — (Fénelon, Démonstration de l’existence de Dieu, 1712, page 29)
- […] il finit en m’assurant qu’il en connaissait un [tailleur] qui avait des mœurs, qui se contentait de ses façons, sans escamoter le moindre morceau de drap, et qui me servirait bien. — (Alain René Lesage, Histoire de Guzman d’Alfarache, VI, 1)
- Nos têtes seraient mal de la façon de l’Auteur de notre être : il nous les faut façonner au dehors par les sages-femmes, et au dedans par les philosophes. — (Jean-Jacques Rousseau, Émile, I)
- Venu à sa dernière façon : Achevé.
- Un livre parvenu à sa dernière façon. — (Desfontaines, Mémoires de Trévoux)
- Manière propre d’un écrivain, d’un artiste.
- La seconde façon d’un auteur est la critique de la première […] — (Olivet, Histoire de l’Académie françoise, tome II, XIV (Olivier Patru))
- On dit dans le même sens façon de faire.
- Eh bien ! Un jeune-homme doit-il être le copiste de la façon de faire de ces Auteurs ? — (Pierre de Marivaux, Le Spectateur françois, VII)
- (Familier) Air, mine, maintien, port d’une personne.
- Un homme, une femme de bonne façon.
- Avoir bonne façon, mauvaise façon.
- Monsieur un tel a fort bonne façon.
- Certes, ou je me trompe, ou déjà la victoire, qui son plus grand honneur de tes palmes attend, est aux bords de Charente en son habit de gloire pour te rendre content ; que sa façon est brave et sa mine assurée ! — (François de Malherbe, II, 12)
- Comme il continuoit cette vieille chanson,Voici venir quelqu’un d’assez pauvre façon. — (Mathurin Régnier, Satires, VIII (L’Importun, ou le Fâcheux))
- Sa mine, ses façons, tout me le rend suspect. — (Hauteroche, Les Bourgeoises de qualité, IV, 9)
- Bien fait et beau, d’agréable façon. — (Jean de la Fontaine, Aveux)
- Étonné d’un tel discours, selon lequel tous les péchés de surprise, et ceux qu’on fait dans un entier oubli de Dieu, ne pourraient être imputés, je me tournai vers mon janséniste, et je connus bien, à sa façon, qu’il n’en croyait rien. — (Blaise Pascal, Les Provinciales, 4 (De la grâce actuelle))
- (En particulier) Pour manière cérémonieuse et gênante de témoigner ses égards, sa politesse, sa circonspection, sa retenue.
- Recevoir, traiter quelqu’un sans façon.
- J’en use sans façon avec vous.
- Il m’a accordé cela sans façons.
- Assieds-toi, Camille. Tu sais bien qu'il n'est pas besoin de façons entre nous ... — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VII, Gallimard, 1937)
- À force de façons il assomme le monde. — (Molière, Le Misanthrope, II, 5)
- Mon Dieu, que de façons ! Gardez la bague puisque monsieur le veut. — (Molière, L’Avare, III, 12)
- Familièrement.
- Ne faites point tant de façons, ou, simplement, point tant de façons : Faites, sans plus de cérémonies, la chose dont il s’agit.
- Point de façon, je vous conjure ;Entrons vite dans la maison. — (Molière, Amphitryon, III, 6)
- (Au pluriel) Manières propres à une personne, de ses actions, de ses procédés.
- […], je vénère Faulkner et je ne peux oublier qu’en vérité c’est un pochetron, un pochetron honteux qui se cachait sous des façons collet monté. — (Pierre Michon, Le Roi vient quand il veut : Propos sur la littérature, Albin Michel, 2007)
- Cette femme a des façons fort engageantes.
- Vos façons ne me conviennent point.
- Peu d’amis la regrettèrent, ses façons étant d’une hauteur qui éloignait. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Avec vos façons de juges et de tortionnaires, et malgré l’intérêt que chacun de vous peut avoir dans la réussite de l’entreprise commune, vous êtes au fond des braves gens qui n’oseriez jamais me faire mourir. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Au pluriel) Manières affectées ; ton.
- C’est une femme pleine de façons.
- Croyez-moi, celles qui font tant de façons n’en sont pas estimées plus femmes de bien […] — (Molière, La Critique de l’École des femmes, 3)
- Je pourrais vous demander encore si ce ne sont pas ici les façons du rang et de la naissance, plutôt que des besoins réels et effectifs ? — (Jean-Baptiste Massillon, Premier sermon pour le mercredi des Cendres : Sur le jeûne)
- Se dit également quelquefois des difficultés qu’une personne fait de se déterminer à quelque chose.
- Il fait des façons pour accepter ce présent.
- Il y fit d’abord quelques façons, puis il céda.
- Que signifient toutes ces façons ?
- Qu’elle y fait de façons ! — (Pierre Corneille, Le Menteur IV, 6)
- Votre plus court sera, madame la mutine,D’accepter sans façon l’époux qu’on vous destine. — (Molière, Sganarelle, ou le Cocu imaginaire, 1)
- Ah ! Je vous entends, voilà l’affaire, que diable, pourquoi tant de façons ? Monsieur, le mystère est découvert, et… — (Molière, L’Amour médecin, I, 3)
- Que de sottes façons et que de badinages ! — (Molière, Mélicerte, I, 3)
- Sa femme fit quelque peu de façons,N’ayant le temps d’en faire davantage. — (Jean de la Fontaine, Contes, III, 3 (Les Rémois))
- Ils ne font point tant de façons pour se marier. — (Marquise de Sévigné, 126)
- On dit que cette dernière [une dame] est repoussée [n’est pas faite dame d’honneur de la Dauphine], parce qu’elle a fait trop de façons et trop de propositions. — (Marquise de Sévigné, 397)
- Hé ! Faut-il tant tourner autour du pot ? […] Pour moi, je ne sais point tant faire de façon […] — (Jean Racine, Les Plaideurs, III, 3)
- Ce ne fut pas sans beaucoup de façons qu’il y consentit […] — (Antoine Hamilton, Mémoires de Grammont, 3)
- Mon cher capitaine, vous qui êtes jeune, riez des barbons qui font des façons à la porte du néant. — (Voltaire, Lettres en vers et en prose, 160 (À M. Dupuits), 23 décembre 1768)
- (Au pluriel) Se dit des manières, des procédés dont on use.
- Madame de Monaco mène cette affaire ; est est très bien chez Monsieur et chez Madame, dont elle est également aimée ; on est seulement un peu fâché de lui voir faire quelquefois à cette Madame-ci les mêmes petites façons qu’elle faisait à l’autre : il y a encore eu quelque petite chose, mais cela ne s’écrit point. — (Marquise de Sévigné, Lettre 163, À la même, 21 octobre 1673)
- On dit que voilà comme il faudrait vivre dans le monde et non pas comme tels et telles à qui la dévotion a gâté l’esprit, et qui décrient la véritable piété par des façons sauvages et des singularités indiscrètes. — (Jean-Baptiste Massillon, Sermon pour le jeudi de la deuxième semaine de Carême: Le Mauvais Riche)
- J’avais des grâces et de petites façons qui n’étaient point ordinaires. — (Pierre de Marivaux, Marianne, 1ère part)
- […] Thaïs, vous êtes un insolent, je ne suis point faite à ces façons-là. — (Claude Henri de Fusée, abbé de Voisenon, Le Sultan Misapouf et la princesse Grisemine : Histoire de la sultane Grisemine)
- Soin, attention, circonspection.
- Cela ne mérite pas qu’on apporte tant de façons.
- J’en savais assez déjà pour juger qu’on ne fait pas tant de façons à la réception d’un laquais. — (Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, 1782-1789, Livre III)
- La comtesse : Quoi ! Suzon, il voulait te séduire ? - Suzanne : Oh que non ; monseigneur n’y met pas tant de façon avec sa servante ; il voulait m’acheter. — (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Le Mariage de Figaro, II, 1)
- (Par analogie) Apparence de certaines choses.
- Pour le faumage façon « ricotta », mixez les ingrédients jusqu'à obtenir une consistance relativement lisse. Goûtez afin d'ajuster l'assaisonnement. — (Lloyd Lang, Une journée dans mon assiette Vegan, Éditions Hachette Cuisine, 2019, page 170)
- Ce rôti, cet habit a bonne façon, mauvaise façon.
- C’est une façon de bel esprit, c’est une façon de brave, etc. : (Familier) Se dit de quelqu’un qui a quelque chose du bel esprit, du brave, etc., et qui n’en a guère que l’apparence.
- (Droit, Histoire) Travail d’un greffier pour dresser un arrêt.
- La façon d’un arrêt.
- (Économie, Politique) Chacune des opérations destinées à créer ou à accroître l’utilité d’un produit ; ou chaque degré d’élaboration d’un produit accompli par un producteur différent.
- Toutes les fois qu’une façon ne contribue pas à créer, ou bien à augmenter la valeur d’un produit, elle n’est pas productive. — (Jean-Baptiste Say, Épitome des principes fondamentaux de l’économie politique : façons productives)
- Toutes ces différentes ventes, tous ces achats […] ont été nécessaires pour que le coton du Brésil fût porté en robes de toile peinte ; ce sont autant de façons productives données à ce produit ; et plus ces façons auront été rapides, plus cette production se sera faite avec avantage ; mais si, dans une même ville, on achetait et vendait, plusieurs fois, une année durant, la même marchandise sans lui donner une nouvelle façon, cette circulation serait funeste au lieu d’être avantageuse, et augmenterait les frais au lieu de les épargner. — (Jean-Baptiste Say, Traité d’économie politique, livre I, chapitre 16, 1819)
- (Agriculture) Opération qui a pour but le travail, l’ameublissement de la terre.
- […] ce qui le portera non seulement à bien cultiver ses possessions et à les mettre en état de rendre tout ce qu’on en peut attendre quand elles ont eu toutes les façons nécessaires […] — (Vauban, Les Oisivetés de Monsieur de Vauban : Projet de dîme royale)
- Après le déchaussage, il a été créé une cuvette de la profondeur du labour ou du sillon de même profondeur sur toute la ligne. Cette façon est donnée à la main, à la sape (houe pleine) ou à la picole (houe triangulaire), ou avec des râteaux spéciaux à dents courtes et triangulaires. — (Le Progrès agricole et viticole, volume 119, n° 1-26, 1943, page 28)
- Donner une façon à la vigne du Seigneur : (Sens figuré) Travailler à la propagation de doctrines qu’on juge bonnes.
- Il [le patriarche de Ferney : Voltaire] est mieux, et j’espère qu’il pourra encore, comme il le dit, donner quelque façon à la vigne du Seigneur. — (Jean le Rond D’Alembert, Correspondance avec le roi de Prusse, 9 avril 1773)
- (Désuet) L’enfant fait à une femme. — Note : on utilisait la forme de la façon de.
- Mais, monsieur, entre nous, quand de votre façon,Vous aurez, s’il se peut encor, garçon ou fille […] — (Jean-François Regnard, Le Distrait, I, 4)
- […] la princesse Honoria, sœur de Valentinien III, lui proposa de l’épouser. Elle lui envoya son anneau pour gage de sa foi ; mais avant qu’elle eût réponse d’Attila, elle était déjà grosse de la façon d’un de ses domestiques. — (Voltaire, Essai sur les mœurs, 11)
- (Désuet) (Bijouterie) Ornement broché à l’extrémité des coins d’une paire de bas.
- (Au pluriel) Les apprêts que l’on fait subir à certains objets pour les employer.
- Les mets seraient servis sans ordre, l’appétit dispenserait des façons […] — (Jean-Jacques Rousseau, Émile, IV)
- […] la moitié des équipages reste à terre pour donner à la Morue les façons dont elle a besoin. L’autre moitié s’embarque sur les bateaux. — (Abbé Raynal, Histoire philosophique et politique des établissemens & du commerce des Européens dans les deux Indes, XVII, 13)
- (Au pluriel) (Marine) Les courbes données à la carène, à l’avant, à l’arrière d’un bâtiment.
- Les façons d’un bâtiment.
-
adossons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adosser.
- Première personne du pluriel de l’impératif présent du verbe adosser.
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adaptons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adapter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adapter.
-
accourons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de accourir.
- Première personne du pluriel de l’impératif présent de accourir.
-
combattrons
?- Première personne du pluriel du futur de combattre.
-
législation
?- Droit de faire les lois.
- Dans les gouvernements constitutionnels, la législation n’appartient qu’au Parlement.
- Corps même de ces lois.
- C'est à l'idéologie, à cette ténébreuse métaphysique qui, en recherchant avec subtilité les causes premières , veut sur ses bases fonder la législation des peuples, au lieu d'approprier les lois à la connaissance du cœur humain et aux leçons de l'histoire, qu'il faut attribuer tous les malheurs qu'a éprouvés notre belle France. — (Procès du général Malet, dans Causes célèbres du XIXe siècle: rédigées par une société d'avocats et de publicistes, Paris : H. Langlois fils & Cie, 1827 & Paris : P. Pourrat frères et Bazouge-Pigoreau, 1834, vol.2, p.70)
- […], la charte de 1814 avait incorporé définitivement à la tradition nationale le système parlementaire, la législation napoléonienne et l’Église concordataire ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908)
- En Franche-Comté, les réfugiés trouvèrent une législation à peu près aussi tracassière que celle qu'ils avaient connu en France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Mais cette Novelle marque une régression dans la voie de la répression de l’eunuchat. Estimant l'ancienne législation trop draconienne, Léon VI abolissait la peine du talion contre les opérateurs et adoucissait les autres pénalités. — (Études byzantines, Institut français d'études byzantines, 1943, vol.1-2, p.200)
- En dépit du morcellement législatif des coutumes, nous avons une unité remarquable de législation en cette matière, car c'est l’Église qui seule légifère et juge. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.126)
- Science, de la connaissance des lois.
- Un cours de législation.
- Législation comparée, étude des lois des différents pays comparées entre elles.
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abdiquons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abdiquer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abdiquer.
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garçon
?- Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
- De ces cervelles fines, la plus fine était la petite Brulette, emmi les filles, et des plus épaisses, la plus épaisse paraissait celle de Joseph, emmi les garçons. — (George Sand, Les Maitres sonneurs, Londres : George Bell & Sons (Les Classiques Français Illustrés, publiés sous la direction de Daniel O’Connor), 1908, page 4)
- Ses deux premières femmes n’avaient pas su lui donner de garçon : tant pis pour elles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- Devant nous, sur la chaussée, une bande de jeunes garçons s’efforçaient de maîtriser un kérabau emballé. — (Kazuo Ishiguro, Quand nous étions orphelins, traduit par François Rosso, Éditions Gallimard, 2014)
- Madame, les garçons sont les soucis des mères. — (Victor Hugo)
- (Par extension) Jeune homme.
- Pendant la fête, elle ne quittait pas mon bras et refusait de danser avec les autres garçons du village. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Par extension) Homme de genre masculin.
- Je me rappelai la soirée et la nuit. Il y avait donc un garçon dans le lit. Quelle stratégie adopter ? — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 61)
- Je reçois bon nombre de messages me demandant d'expliquer la fin, et la quasi totalité en provenance de... GARÇONS ! — (Solange te parle, tweet du 17 octobre 2012)
- (Par extension) Homme célibataire.
- — Ainsi, vous êtes encore garçon ? reprit-elle lorsque l’Anglais lui eut fait observer que sa vie errante depuis trois ans eût été peu conciliable avec les liens de l’hyménée. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Si ce grand seigneur restait encore garçon, il y avait moins de sa faute que de celle de sa tante, qui ne connaissait pas les fables de La Fontaine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 252 de l’édition Houssiaux de 1855)
- […]; sans doute, ils ont, eux aussi, certains du moins, des ascendants névrosiques, mais la mysophobie atteint le plus souvent des gens minutieux ou méticuleux par tempérament, par exemple, des vieilles filles ou des garçons âgés, célibataires. — (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d’éditions scientifiques, 1894, page 92)
- Pinglet. — Toute réflexion faite, je ne dînerai pas ici… Tu vas chez ta sœur, je suis garçon… je vais m’offrir un petit repas fin au restaurant !… — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
- Être vieux garçon, ça a ses avantages et ses inconvénients. — (Jo Barnais , Mort aux ténors, ch. XIII, Série noire, Gallimard, 1956, page 113)
- (Travail) Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un chef.
- Bert effleura successivement un bon nombre de métiers : il fut groom dans un magasin de nouveautés et chez un médecin, garçon de pharmacie, apprenti plombier. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 11 de l’édition de 1921)
- (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.
- Nous nous mîmes à table. J’avais recommandé la carte au garçon : mes convives parurent contents. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Garçon!… garçon!… des pieds de mouton à la poulette, et servez chaud… Allons, vivement. — (J. Gabriel et Charles Dupeuty, Fanfan le batonniste, acte I, scène 5, représentée au théâtre du Vaudeville le 30 août 1845 ; dans La France dramatique au dix-neuvième siècle : choix de pièces modernes, volume 13, Paris : C. Tresse)
- Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il sollicita le garçon d’un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 11)
- Paresseusement, Colombe égoutta les trois verres dans le seau à glace, avec une indifférence de vieux garçon, et les emplit de café tiède. — (Colette, Le toutounier, 1939)
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validation
?- Action de valider, spécialement en termes de procédure.
- La validation d’une élection.
- Cette formalité est nécessaire pour la validation de l’acte.
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adjugeront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe adjuger.
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affamons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe affamer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe affamer.
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rayon
?- Ligne rectiligne qui part d’un centre et va en divergeant.
- (Géométrie) Segment de droite joignant le centre d’un cercle ou d'une sphère à tout point de la circonférence, représentant la moitié du diamètre.
- On appelle rayon, toute droite CA menée du centre à la circonférence, et diamètre, toute droite DB, qui passe par le centre et qui se termine de part et d'autre à la circonférence. On voit immédiatement par la génération du cercle que tous les rayons sont égaux. — (Cours de mathématiques, par Charles Bossut, membre de l'Institut National des Sciences et des Arts, etc., tome 2, Paris : chez Firmin Didot, an IX, page 7)
- Si l’on piquait la pointe d’un compas à l’emplacement de Rhages, Vezzano était, de tous les points du territoire d’Orsenna, celui qui s’inscrivait dans le cercle de rayon le plus court. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
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accessoirisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accessoiriser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accessoiriser.
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abonnons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abonner.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abonner.
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accommodation
?- Action d’accommoder ou de s’accommoder à quelque chose.
- Qu’il y ait divergence de l’idéal premier, voici qui ne peut être mis en doute. […] Y a-t-il faillite ? ou opportune et indiscutable accommodation à d’imprévues difficultés ? — (André Gide, Retour de l’U.R.S.S., 1936)
- (Vieilli) Action d’installer convenablement une personne[6].
- Dans chaque maison, même, on recommande de tenir autant que possible le malade en un appartement distinct. Les hôpitaux ne sont que des constructions exceptionnelles et restreintes, pour l’accommodation temporaire de quelques cas pressants. « Vingt, trente malades au plus, peuvent se trouver, − chacun ayant sa chambre particulière, − centralisés dans ces baraques légères… » — (Jules Verne, Les Cinq Cents Millions de la Bégum, 1879, page 163)
- (Médecine) Mécanisme de positionnement naturel du fœtus pour l’accouchement.
- L’essentiel est la concordance des axes de poussée utérine et de franchissement du détroit supérieur. L’accommodation de la tête fœtale au détroit supérieur se fait dans le même temps, grâce à son orientation en oblique et à sa flexion. — (Cours de gynécologie, l’Engagement, Paris 5)
- (Rare) Fait d’adapter un lieu.
- La nécessité de s’unir pour l’aménagement des eaux, la construction de puits, l’entretien de certains travaux, l’accommodation d’un milieu favorable aux cultures, resserre la cohabitation.— (Paul Vidal de La Blache et Emmanuel de Martonne, Principes de géographie humaine, 1921, page 186)
- Charles V. Aubrun l’appelle « l’accommodation des lieux, la mise en scène ». Je ne m’attacherai pas ici au décor, dont je reconnais que c’est un élément essentiel dans la création de l’espace scénique, mais qui n’est pas spécifique du théâtre. — (Jean-Jacques Alcandre, Enjeux de l’espace littéraire, scénique et filmique : actes du colloque interdisciplinaire 6 et 7 mai 1987, 1988, page 21)
- (Cuisine) Fait d’arranger des aliments entre eux.
- La cuisine française est réputée, car, depuis Vatel (1631-1671), on a prêté attention à la présentation et à l’accommodation des plats. Je pense que les Anglais faisaient une très bonne cuisine à la même époque. D'ailleurs, ils mangeaient encore leur rosbif cru. Avant de le faire bouillir plus tard… — (Antoine de Tournemire, Depardieu, citoyen d’honneur belge, se met à table, 22 août 2013)
- Chaque candidat peut se faire assister par un coach. Le coach [sic : l’entraîneur] se positionnera en face du coin cuisine de son candidat, afin de le soutenir. Pendant la compétition il sera strictement défendu au coach de se rendre dans ou derrière le coin cuisine pour y effectuer des activités d’accommodation ou d’assaisonnement des plats et des assiettes. — (Sélection du Bocuse d’Or)
- (Par extension) (Rare) Formation musicale.
- Après son dernier album « Simple » sorti en 2011 sous une formation en trio acoustique, c’est à nouveau sous cette accommodation que Daan nous revenait cette fin d’année sur scène dans plusieurs villes wallonnes. — (Marine Clément, Nouvelle Tournée pour Daan, www.wallonight.be, 19 décembre 2012)
- (Physique) Dans le domaine de la fatigue des matériaux, désigne un chargement cyclique formant une courbe d'hystérésis, par effet Bauschinger.
- Les comportements asymptotiques des structures élasto-visco-plastiques soumises à des chargements mécaniques cycliques sont : élasticité, adaptation, accommodation et rochet. — (Habibou Maitournam, [www.nafems.org/events/nafems/2011/page1/03_maitournam_nafems8juin11.pdf/ Simulation des structures sous chargements cycliques], Département de Mécanique de l’école polytechnique, Palaiseau, planche 13)
- (Droit) (Désuet) Prêt sans intérêt. Note : ce premier sens du mot est encore existant au XVIIe siècle, mais disparaît ensuite.
- […] & à chacun d’eux en ſon égard, & en ce que leſdites difficultez les touchent & regardent, decider & terminer tous les différends qui ſont et pourront eſtre à cauſe deſdites terres de ſurſeance, villages mipartis & tripartis, circonstances, appartenances & dépendances, meſme par échange, accommodation, recompene ou autrement, ainſi que beſoin ſera […] — (Pierre Dupuy, Traitez touchant les droits du Roy, 1670, page 352)
- […] et à chacun d’eux en son égard, et en ce que lesdites difficultés les touchent et regardent, décider et terminer tous les différends qui sont et pourront être à cause desdites terres et surséances, villages mipartis et tripartis, circonstances, appartenances et dépendances, même par échange, accommodation, récompense ou autrement, ainsi que besoin sera […]
- Ce qui monſtre, qu’auant cette donation, il eſtoit Seigneur de la Melleraye, à la reſerue de la iuſtice, & qu’alors icelle Seigneurie releuoit de Vouuent, ce qui n’eſt pas auiourd’huy. Car elle eſt tenuë de Fontenay le Comte ainſi que i’ay deſia dit : poſſible par acommodation d’vn droit de vente, que le Seigneur de Fontenay leuoit ſur les foires de Vouuent. — (André Duchesne, Histoire généalogique de la maison des Chasteigners, seigneurs de la Chasteigneraye, de la Rochepozay, de Saint Georges de Rexe, de Lindoys, de la Rochefaton, et autres lieux, 1634, page 64)
- Ce qui montre, qu’avant cette donation, il était Seigneur de la Melleraye, à la réserve de la justice, et qu’alors cette Seigneurie relevait de Vouvent, ce qui n’est pas aujourd’hui. Car elle est tenue de Fontenay le Comte ainsi que j’ai déjà dit : possible par accommodation d’un droit de vente, que le Seigneur de Fontenay levait sur les foires de Vouvent.
- (Religion) Fait d’accommoder individuellement les paroles de l’Écriture à sa propre pensée en profitant à cet effet d’une ressemblance réelle ou accidentelle.
- Ceux-ci prétendent que Jésus-Christ et ses apôtres ne se sont pas toujours expliqués clairement sur quelques points d’une discussion dangereuse, afin d’éviter les attaques auxquelles aurait pu les exposer cette discussion même, et qu’ils ont professé parfois une doctrine moins élevée, moins céleste que la leur, mais plus propre à frapper les esprits grossiers de leurs contemporains. C’est là, selon les rationalistes, le système d’accommodation. — (Bescherelle, 1845)
- (Par extension) (Philosophie) Procédé par lequel on accommode une doctrine aux opinions, aux connaissances ou aux préjugés de ceux à qui on l’enseigne.
- Le communisme soviétique a compris la gravité du problème ; et c’est justement pourquoi il a entrepris de créer une humanité nouvelle. Comme je l’indiquais plus haut, il s’agit pour lui (je parle des exigences idéales du système, quoi qu’il en soit des atténuations et accommodations que la vie concrète pourra ou a pu déjà introduire), il s’agit pour lui de changer l’homme afin d’évincer le Dieu transcendant dont il est l’image... — (Jacques Maritain, Humanisme intégral, 1936, page 71)
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maison
?- (Architecture) Bâtiment servant de logis, d’habitation, de demeure.
- Les maisons peuvent brûler, les fortunes sombrer, les pères revenir de voyage, les empires crouler, le choléra ravager la cité, l’amour d’une jeune fille poursuit son vol, comme la nature sa marche […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Ils avaient une maison à eux. […] Oh ! une vraie cabane ! couverte de chaume, bâtie en pisé, fermée par des volets qui claquaient au vent […] — (Émile-Ambroise Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 324)
- Cheikh Gaafar possédait une maison, toute neuve, en bordure des champs, à l’écart du village. C’était une maison en briques, entourée d’un jardin, avec de grandes fenêtres et des balcons. Une vraie maison d’homme riche. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Pas de fermes isolées, rien que des bourgs formés de maisons les plus dissemblables, qu’une lézarde de géraniums essaye en vain d’appareiller […]— (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- J’avais laissé Reykjavik, un grand village ; les maisons en bois étaient toiturées de tôle ondulée ; les plus importantes s’enorgueillissaient d’un étage surmontant l’entresol […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- À la campagne, les maisons très éloignées les unes des autres, et en général rudimentairement installées, rendent difficiles et souvent inefficaces les soins médicaux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ménage ; foyer ; tout ce qui a rapport aux affaires domestiques (qu’il s’agisse réellement d’une maison ou d’une autre forme d’habitation).
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, « La Vengeance du père Jourgeot », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toutes les clés de la maison, des armoires et des coffres, cliquetaient autour de sa taille en un trousseau noué à sa ceinture. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 22–23)
- Quitter la maison paternelle ou maternelle.
- Faire ses devoirs à la maison.
- (Par métonymie) Maisonnée ; famille.
- Toute la maison dormait encore. — (Léon Tolstoï, Souvenirs, 1851-1857, traduction d’Ardève Barine, édition 1922, page 199)
- […] mais à Mervale les dix maisons, comme dix vieilles filles revêches, continueraient à s’épier, à s’envier, à s’enfoncer de plus en plus secrètes et solitaires, chaque mois davantage […] — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 16)
- Pendant les trois semaines précédant le Carême 1667, la maison de la princesse Palatine aura ainsi englouti 200 unités vendues par le marchand de volailles, dont une quinzaine de chapons et autant de chapons gras. — (Jérôme Fehrenbach, La princesse Palatine : L’égérie de la Fronde, Éditions du Cerf, 2016)
- (Sens figuré) Lignée ; famille, en parlant des familles nobles et illustres. → voir Maison d’Autriche
- L’armée et la flotte furent remplies de nobles qui n’avaient vu ni un camp ni la mer depuis vingt-cinq ans ; on refit la maison du roi telle qu’elle était sous Louis XVI […] — (Théophile Lavallée, Histoire des français : depuis le temps des Gaulois jusqu’en 1830, volume 4, Paris : J. Hetzel & Paulin, 1841, 3e édition, page 535)
- Pour lui faire épouser l’héritier d’une des plus illustres maisons de France, la marquise avait tout sacrifié. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Souvent même, forcée de reculer devant la pression française devenue trop forte, la maison de Savoie a dû chercher en Allemagne son point d’appui et a trouvé un refuge dans la maison de Habsbourg. — (« La Maison de Savoie, ses origines et sa politique », Revue des deux Mondes, deuxième période, tome 66 : novembre et décembre 1866)
- Dans les seuls évêchés de Dol, Saint-Malo et Saint-Brieuc, quatorze feudataires dont les revenus nobles propres allaient de 1500 à 40 livres monnaie appartenaient à la maison du vicomte de Rohan. — (Michel Nassiet, Parenté, noblesse et états dynastiques: XVe-XVIe siècles, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2000, page 121)
- Entreprise ; fonds de commerce ; artisan.
- Les expéditeurs sont à leur poste ; les courtiers des grandes maisons étrangères sont sur pied. Sans beaucoup de bruit, des cours s’établissent, des transactions s’effectuent, des chargements s’accomplissent. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Offrir cinq cents flacons de vinaigre des quatre-voleurs comme produit désinfectant au bureau de bienfaisance du XIe arrondissement, c’est un acte généreux ; faire savoir qu’il provient de la maison Maille, Robillard, Segond et Cie, cela devient de la réclame […] — (Ange-Pierre Leca, Et le choléra s’abattit sur Paris - 1832, Albin Michel, 1982, page 199)
- 1929 : Delteil devient représentant en blanquette de Limoux, plus précisément de la bien nommée maison Génie. — (Joseph Delteil, Les dossiers H, L’Âge d’Homme, 1998, page 353)
- D’une dissidence à l’autre, Touly s’émeut également de ce que Mme Messier, épouse du plénipotentiaire PDG de Vivendi, puisse toucher quelques subsides de l’auguste maison. — (Renaud Lecadre, « À l’eau de rosse », dans Libération du jeudi 23 septembre 2010)
- (Histoire, Religion) (Vers 1175) Établissement d’une communauté religieuse.
- Les maisons provinciales d’un ordre.
- Maison de chartreux (Chartreuse), de capucins, de clarisses…
- (Astrologie) Un des fuseaux obtenu après division du ciel par les astrologues afin d’établir un thème astral.
- Lettré, théologien, juriste et philosophe, il est le type parfait, très rare aujourd’hui, du savant arabe : véritable encyclopédie vivante de la science d’il y a un demi-millénaire. Il croit fermement aux horoscopes, à l’influence des planètes et des constellations, des « douze maisons » du soleil, à la pierre philosophale et à la possibilité de transformer les métaux vils en métaux précieux. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 122)
- Le pôle nord de l’écliptique se trouve à 23°5' du pôle nord céleste. Les points de la Terre qui sont situés sur le cercle polaire ont leur zénith à 23°5' du pôle céleste. Donc, au cours du mouvement diurne, le pôle de l’écliptique passe chaque jour au zénith de tous ces lieux terrestres. Alors, l’écliptique coïncide avec l’horizon et ne traverse plus aucune maison. Il n’y a plus d’horoscope pour les malheureux qui naissent à ce moment-là. — (Paul Couderc, L’Astrologie, 1974)
- (Argot) Maison close ; lupanar.
- J’ai été en maison, répondit Véra, jusqu’à ce que Cramoisi, mon second homme, m’en ait sortie pour m’affranchir des taules et des taulières. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le soir du crime, Pedro a prétendu avoir passé la soirée dans une maison spécialisée : chez Mme Arthur. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, ch. IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 88)
- Il était maquereau dans le civil et sa femme préférée était en maison à Bordeaux. — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
- (Argot) (Péjoratif) Maison poulaga ; police.
- Quand on a une fortune de trente millions, on est toujours honorable… [...] On n’a aucun intérêt à commettre un crime, parce que, avec son argent, on peut avoir tout ce qu’un crime pourrait vous donner, et avec moins de risques. Croyez-moi, mes enfants, depuis bientôt trente ans que je suis de la maison, j’en ai vu de tous poils et de toutes couleurs, et je sais ce que je dis. — (Régis Messac, Cinis in cinerem [1936], éditions de la Grange Batelière, 2022, p. 148)
- (Droit féodal) Redevance sur le transport des vins par voie fluviale.
- (Curling) Cible circulaire dessinée sur la glace ; là où la pierre doit être lancée.
- Vient ensuite l’essence du curling, le curl, cette manière imperceptible d’imprimer une rotation à la pierre pour que celle-ci décrive une courbe l’amenant tranquillement, ou vigoureusement, c’est selon, jusqu’à la maison, le nom de la cible dont le centre s’appelle le tee ou le dolly. — (Jean-Baptiste Duchenne, Non, le curling n’est pas le pire sport du monde (et je vous le prouve), telerama.fr, 27 octobre 2019)
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utilisons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de utiliser.
- Première personne du pluriel de l’impératif de utiliser.
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adjectivisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjectiviser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjectiviser.
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acérons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acérer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acérer.
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adjectivons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjectiver.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjectiver.
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résurrection
?- Retour de la mort à la vie.
- (Religion) — Prévoyante, la religion chrétienne garantit la résurrection des corps, postulant ainsi l’affectation ad aeternam d’une âme à un corps, mais avant ? Où sommes-nous ? — (Paul Guimard, L'Age de Pierre, Grasset, page 125)
- (Religion) — Le Père Malebranche prouve la résurrection par les chenilles qui deviennent papillons. Cette preuve, comme on voit, est aussi légère que les ailes des insectes dont il l'emprunte. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1765)
- La résurrection d’Athelstane a été souvent critiquée comme outrepassant les règles de la vraisemblance, même dans un ouvrage aussi romanesque. — (Walter Scott, Ivanhoé, ch. XLII, note de l’auteur, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Par extension) — […] et là, quand tout espoir sera détruit pour la résurrection de leur patrie, les uns seront forcés de suivre en Étrurie et à Naples la fortune de leurs nouveaux rois; les autres, plus malheureux, iront, sous le ciel brûlant des tropiques, lutter contre un climat pestilentiel. — (Anonyme, Légions polonaises en Italie, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Commune à ces divers récits, la résurrection par Jésus d'un coq rôti, placé sur la table lors du dernier repas : revenu à la vie, le coq annonce la Passion du Seigneur. — (François Bovon, L’Évangile selon saint Luc: texte imprimé; vol. 4, page 225, Labor et Fides, 2009)
- Mais les cryobiologistes espèrent qu'une nouvelle technique, appelée nanotechnologie, fera bientôt de la résurrection une réalité. […]. Certains cryobiologistes prédisent que le premier réveil suite à une cryogénisation pourrait se produire vers 2040. — (Mark Brake & Jon Chase, Congeler les gens pose quelques soucis, dans La science dans Star Wars : Ce qui se cache derrière la Force, le sabre laser, les voyages intergalactiques..., traduit de l'anglais par Marion McGuinness, éd. De Boeck Supérieur, 2019)
- (Sens figuré) — Nous nous levons à demi habillés, des inconnus autour de nous surgissant du foin, à la vitesse et avec les ennuis d'une résurrection, se plaignant du bras, d'une fluxion, de la jambe. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- (Par hyperbole) (Familier) Guérison surprenante, inopinée. Dans ce cas, on peut dire aussi résuscitation.
- L'état physique du malade était des plus piteux : […]. Le malade vint en septembre 1915, sur le conseil d'un de mes clients. À partir de ce moment, les progrès ont été très rapides et actuellement (1925), ce monsieur se porte parfaitement bien. C'est une vraie résurrection. — (Émile Coué, La Maîtrise de Soi-même par l'autosuggestion consciente, 1922, éd. 1935, p.40)
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actionnons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe actionner.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe actionner.
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correspond
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de correspondre.
- Au-delà de ce domaine de tension, le nombre d’impulsions recommence à croître, mais cela correspond à des impulsions parasites dont nous étudierons la cause dans le paragraphe suivant, consacré au compteur de Geiger. — (Jacques Franeau, Physique, 1963)
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accoudons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accouder.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accouder.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.