Dictionnaire des rimes
Les rimes en : sertissure
Que signifie "sertissure" ?
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- (Bijouterie) Manière dont une pierre est sertie.
- Sertissure à griffe, à filet, etc.
- (Bijouterie) Partie du chaton qui retient la pierre.
- Je n’accorde qu’une mention aux bijoux achetés « pour les femmes », broche en mosaïque représentant le Colisée sous une pleine lune romantique, camée offrant aux yeux un profil de modèle pour Canova ou pour Thorvaldsen, camaïeu où s’ébattent des nymphes, le tout encadré de massives sertissures d’or. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 151)
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "sertissure".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
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mixture
?- Mélange, homogène ou non, de plusieurs substances, plus particulièrement de substances liquides.
- Ils changèrent de sujet en buvant un avant-dernier godet de la fameuse mixture régionale, car dans cette contrée verdoyante on ne disait jamais le dernier godet, il paraît que cela porte malheur. — (Bernard Freda, Jean-Guy de Brabant : Saga brabançonne, tome 1 (XI-XIIème siècle), Éditions Publibook, p. 127)
- Quel ne fut pas mon étonnement de reconnaître, après avoir goûté à cette boisson, que non seulement l'illusion était possible, mais encore que le café d'orge était vingt fois préférable aux horribles mixtures où règne la chicorée que l'on nous sert à Paris dans les établissements de second ordre. — (Louis Jacolliot, Voyage aux pays mystérieux, 1876)
- (Familier) (Péjoratif) Mélange quelconque.
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injure
?- Insulte, outrage, ou de fait, ou de parole, ou par écrit.
- Louer les princes des vertus qu’ils n’ont pas, c’est leur dire impunément des injures. — (François de La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales (320), 1664)
- La veille du jour où il arrêta Eugène sur le cours Sauvaire, il avait publié, dans l’Indépendant, un article terrible sur les menées du clergé, en réponse à un entrefilet de Vuillet, qui accusait les républicains de vouloir démolir les églises. Vuillet était la bête noire d’Aristide. Il ne se passait pas de semaine sans que les deux journalistes échangeassent les plus grossières injures. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
- Il cracha une injure, s’élança et réempoigna la jeune femme qui, cette fois, se débattit en vain. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre V)
- J'aurais voulu qu'ils se missent en colère, qu'ils me dissent des injures ou qu'ils me montrassent le poing, car c'était leur impassibilité qui me rendait fou. — (Jacques Boucher de Perthes, Voyage a Constantinople par l'Italie, la Sicile et la Grèce, 1855, vol.2, chap.68, p.494)
- (En particulier) Parole offensante, outrageante.
- […] les discussions avec les camarades se réglaient toujours à la manière antique, par des bordées d’injures qui précédaient le crêpage en règle des tignasses. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Et elle me bombarde, d’une voix mauvaise, avec un accent crapuleux, d’une bordée d’injures grasses. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 159)
- Ainsi, lorsque l’injurieur (celui qui prononce l’injure) s'adresse à un injuriaire (celui à qui s'adresse l’injurieur) à propos d'un injurié (celui dont parle l’injure) : c'est l’injure référentielle, car l’injurié dans le discours est le référent, et l’injurieur ne s'adresse pas directement à lui mais à l’injuriaire. La relation est, schématiquement de type triangulaire.Ou bien , lorsqu'un injurieur s'adresse à un injuriaire qui est en même temps l’injurié : c'est l’injure interpellative. La relation est ici duelle. — (Évelyne Larguèche, L’injure, la société, l’islam. Une anthropologie de l’injure, dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, Aix-en-Provence : Édisud, 2004, n° 103-104, page 31)
- (Sens figuré) Dégradation, la ruine, la perte de certaines choses par l’effet des intempéries, de la durée, de l’âge.
- Ces monuments, ces édifices ont éprouvé, ont ressenti l’injure du temps.
- Cette statue est exposée aux injures de l’air, du temps.
- L’injure de l’âge.
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meurtrissure
?- Contusion avec tache livide.
- Les meurtrissures des coups qu’il a reçus.
- La petite coupure de la veille était encore rouge et irritée, mais une meurtrissure violacée s’étendait à présent à toute ma pommette. — (Anne O’Brien, Le lys et le léopard, 2014)
- Le logis de l’impasse Saint-Mittre resta hermétiquement clos et garda ses secrets. On devina seulement que Macquart devait battre Adélaïde, bien que jamais le bruit d’une querelle ne sortît de la maison. À plusieurs reprises, elle reparut, la face meurtrie, les cheveux arrachés. D’ailleurs, pas le moindre accablement de souffrance ni même de tristesse, pas le moindre souci de cacher ses meurtrissures. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre II ; réédition 1879, page 53)
- Les rides creusées au coin de la bouche et le long des ailes du nez, les lèvres sèches de fièvre, le pli des sourcils contractés, les meurtrissures des paupières, l’énervement des mains gantées de noir qui maniaient un rouleau de papier, sans doute quelque mémoire justificatif, tous les détails enfin de celle physionomie révélaient les tortures de l’idée fixe ; […] — (Paul Bourget, Le Disciple, 1899, page 84)
- L’âge de ces cavaliers, le dessin de leurs traits, la forme de leurs corps, ne comptaient pas pour le batcha. Ce qui mettait chacun d’eux au-dessus des mortels ordinaires, c’étaient les meurtrissures, les cicatrices qu’il portait. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Tache sur les fruits, causée par leur chute ou par leur froissement.
- Ces fruits sont pleins de meurtrissures.
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pure
?- (Par ellipse) (En particulier) La boisson en elle-même, plutôt fortement alcoolisée qui n’est pas coupé avec une autre plus légère ou sans alcool.
- — Qu’est-ce que tu t’enfiles: une pure, une amazone, une tomate, une hussarde ou une mominette ?— Un guindal de pivois sans lance. — (Napoléon Hayard, Dictionnaire Argot-Français, Paris, La Maison Hayard, 1907, page 39)
- — T’as pris quoi ? Une vodka ?— Ouais, une pure.
- — Rofl. Je ne trouve plus mon absynthe…— Ce ne serait pas la pure, là-bas ?
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encolure
?- (Hippologie) Partie du corps qui s’étend, chez un animal, depuis la tête jusqu’aux épaules et au poitrail.
- Bientôt le Sultan arrive; les tambours battent, les clairons sonnent aux champs; les fantassins présentent les armes et les cavaliers s’inclinent sur l’encolure de leurs chevaux en criant. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 119)
- Les femmes « youyoutèrent » à gorge déployée, et nous échangeâmes congratulations et compliments, l’un flattant l’encolure du mulet, notre héros, l’autre exagérant les mérites du conducteur bédouin. — (Évelyne Berriot-Salvadore, La Méditerranée et ses cultures, éditions du Cerf, 1992, page 184)
- (Sens figuré)
- On sait que Geffroy a publié une sorte d’encyclopédie des musées d’Europe, qui est le plus beau, le plus complet et le meilleur des cicérones de notre temps, battant, à cent encolures, tous les ouvrages similaires. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Au temps de Judas, Grasset, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 361)
- (Anatomie) Même partie chez l’humain.
- C’est un bel homme bien en chair, élégant en effet, quoique de massive encolure, avec de larges épaules, des joues pleines, de beaux yeux noirs caressans. — (Ernest Duvergier de Hauranne, Huit mois en Amérique, Revue des deux mondes, Vol. 2005, 1866, page 495)
- (Par extension) (Couture) Partie d’un vêtement qui entoure le cou.
- L’encolure d’une chemise, d’un pardessus.
- (Sens figuré) (Familier) Air, apparence.
- Il a l’encolure d’un sot.
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occlure
?- Fermer, pratiquer une occlusion médicale.
- Cette veine s’est occluse.
- Renfermer, contenir
- Le nickel pur est très poreux pour les gaz, et il peut en occlure de grandes quantités. — (Henri Moissan et Léon Victor René Ouvrard, Le Nickel, p. 10, Gauthier-Villars et fils, Paris, 1896)
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nitrure
?- (Chimie) Combinaison de l’azote avec un corps simple.
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rainure
?- (Mécanique) Petite entaille faite en long sur l’épaisseur d’une pièce mécanique, pour y assembler une autre pièce, ou pour servir à une coulisse.
- La lame du kinjal porte sur chaque face une rainure pour permettre l’écoulement du sang de la victime. — (Henri Dorion & Arkadi Tcherkassov, Le Russionnaire : petite encyclopédie de toutes les Russies, Éditions MultiMondes, 2001, p. 138)
- Assembler à languettes et rainures des cloisons, des planchers.
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serrure
?- (Serrurerie) Mécanisme permettant d'ouvrir ou de fermer une porte, un panneau, un vantail, etc., au moyen d’une clé.
- La clef introduite dans la serrure refusa de tourner et comme le secrétaire la retirait, la porte s’ouvrit toute seule. Voilà qui était bizarre : elle n’était pas verrouillée alors qu’elle aurait dû l’être à double tour. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ruisselant de sueur, Jimmy tourna la clef dans la serrure, ouvrit la porte, fit entrer Jim et la referma derrière lui. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ouvre, que je te parle, intima Percebois, […]. La serrure claqua deux fois, suivie d'un bruit métallique : une targette que l'on tirait, peut-être une barre de porte enlevée à force. — (Patrick Breuze, La Malpeur, Presses de la Cité, 2010, chap. 4)
- (Chemin de fer) (1897) Serrure « Bouré » : Serrure de sécurité disposée sur les leviers de manœuvre (signaux, aiguilles, etc.) et rendant impossible une fausse manipulation. Du nom de son inventeur.
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luxure
?- Recherche des plaisirs sexuels pour soi-seul.
- Il marchait vers elle, trébuchant, haletant, défiguré par la luxure. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Trois sortes de péchés en chaire : le blasphème, l’intempérance et la luxure; trois catégories de péchés que les prédicateurs traduisaient plus familièrement par la sacrure, la champlure et la créature. Pendant la retraite du carême des hommes, on laissait tomber les fioritures pour aller droit au fait : les péchés secs, les péchés mouillés et les péchés poilus. — (Jean-Claude Germain, L’aut’journal, mars 2000)
- Mais Taxis, désarmé contre cette intrépide et sereine luxure dont la flamme léchait à chaque mot toutes les âmes de la multitude, n’en pu souffrir davantage. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Au catéchisme, si le jeune vicaire vous demande ce que c’est que la luxure, ne lui répondez pas en rigolant : « Nous le savons mieux que vous ! » — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926)
- Honni par le Talmud et le Coran, diabolisé par les chrétiens comme symbole de luxure et de gourmandise, le cochon est tout aussi triquard dans la société laïque, obligatoire, gonadoclaste et de surcroît xyloglotte. — (Gérard Oberlé, Émilie, une aventure épistolaire, Éditions Grasset, 2012, chapitre 17)
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râpure
?- Ce qu’on enlève en râpant.
- Râpure d’ivoire.
- Râpure de buis.
- — Qu’on me donne de la râpure de marbre, du schiste de Naxos, de l’eau de mer, n’importe quoi ! — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1897)
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léonure
?- (Botanique) Queue-de-lion.
- Elle avait déjà mis sur le feu un mélange de primevères séchées et de léonure, qui commençaient à bouillir. — (Nora Roberts, Un château en Irlande: Le clan des Donovan, 2006)
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palmature
?- (Médecine) Nom donné à la difformité qui confère aux mains un aspect palmé. Les phalanges des doigts sont reliées par une membrane qui s'apparente à la palmure des palmipèdes.
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piqûre
?- Petite blessure que fait une chose ou un animal qui pique.
- Une piqûre d’épingle.
- La piqûre d’une abeille, d’un scorpion.
- Il y a des piqûres ou des morsures d’insectes (abeilles, guêpes, frelons, scorpions) qui donnent des réactions graves, avec des gonflements importants. Les chevaux réagissent souvent fortement. — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 327)
- Piqûre anatomique : Blessure légère reçue en disséquant ou en faisant une opération chirurgicale, et qui produit souvent les accidents les plus graves et même la mort, par infection ou empoisonnement sanguin.
- (Médecine) Injection sous-cutanée intraveineuse ou intramusculaire d’un médicament à l’aide d’une seringue.
- M. D…, à Jarville; paralysie de la paupière supérieure gauche. — Se rend à l’hôpital, où on lui fait des piqûres à la suite desquelles la paupière se soulève, mais l’œil gauche était dévié de 45° vers l’extérieur. — (Émile Coué, La Maîtrise de Soi-même par l’autosuggestion consciente, 1922, édition 1935, page 41)
- On nous a fait à tous deux des piqûres antitétaniques, qui nous donneront, paraît-il, de l’urticaire dans deux ou trois jours. Pierre, très abattu, est resté à la clinique. — (Claude Lévi-Strauss, « Chers tous deux » : Lettres à ses parents 1931-1942, Éditions du Seuil, 2015)
- Avez-vous été obligée de pratiquer à nouveau des piqûres de palfium sur le conseiller Baudet ? — (Bernard de Fligny, Le tiercé de la mort, Librairie des Champs-Élysées, 1981, chapitre I)
- Blessure que le maréchal fait accidentellement au pied d’un cheval qu’il ferre, en enfonçant un clou jusqu’au vif.
- Trous que font des insectes dans les fruits, le bois, les étoffes, le papier, etc.
- Piqûre de vers.
- Cette boiserie, cette robe est pleine de piqûres.
- Petites taches d’humidité sur le papier.
- Ce livre, cette gravure a des piqûres.
- Coutures visibles, habituellement faites aujourd’hui à la machine, soit pour unir deux ou plusieurs étoffes mises l’une sur l’autre, soit pour orner certaines parties d’un vêtement.
- La piqûre d’une jupe, d’une couverture, d’un matelas.
- (Sens figuré) Légère offense que l’on reçoit.
- Il s’irritait à la moindre piqûre.
- Soudain enthousiasme pour quelque chose.
- «Un peu plus tard, il m'a dit "si t'es si bon que ça, pourquoi tu ne te pars pas un groupe de débutants?" C'est ce que j'ai fait et dans ces débutants-là, il y avait un petit gars qui s'appelle Stéphane Ouellet qui est devenu assez bon rapidement, a-t-il expliqué. Ça m'a aussi donné la piqûre. [...].» — (TVA Sports, De Jonquière au sommet du monde de la boxe, Le Journal de Québec, 19 février 2021)
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penture
?- Bande de fer clouée ou rivée transversalement sur une porte ou une fenêtre pour la soutenir sur le gond.
- Il y a de fortes pentures à cette porte.
- Il tira d’un grand coffre à pentures un des livres nouvellement venus de Constantinople. — (Anatole France, Messer Guido Cavalcanti, dans Le Puits de Sainte Claire, 1895)
- Il avait fait du bois, il avait bouché des gouttières, il avait cloué les pentures du volet qui brandouillait toute la nuit. — (Joseph Zobel, La Brocante de poésie, dans le recueil Le Soleil partagé, 1964, page 172)
- Le premier défi qu’il a eu à surmonter fut de créer une penture à pivot double qui permettrait à la porte [d’automobile] de conserver une certaine rigidité lorsqu’elle serait ouverte. — (Le Soleil, 17 octobre 2005)
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magistrature
?- Dignité, charge de magistrat.
- Il est nécessaire de dire quelques mots de deux magistratures qui, bien moins importantes, quant à l’étendue réelle de leurs attributions, le sont cependant beaucoup par l’influence et la considération qu’elles donnent à ceux qui en sont revêtus. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Vieilli dans la magistrature, où il avait pris une roideur et une sévérité de profession, il donna sa démission de président de chambre, en 1851. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Corps des magistrats de l’ordre judiciaire.
- Cet homme fait honneur à la magistrature.
- Entrer dans la magistrature.
- Magistrature assise, les juges et conseillers.
- Magistrature debout, les membres du parquet.
- Magistrature suprême.
- Temps durant lequel un magistrat exerce ses fonctions.
- Le fait a eu lieu durant sa magistrature.
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conjure
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de conjurer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de conjurer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de conjurer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de conjurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de conjurer.
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grivelure
?- Coloration en gris et en blanc.
- Si ce n’est que la grivelure de la pénombre se déplace subtilement, à la manière d’un voile, ce qui permet à la voyageuse de supposer que la femme est obnubilée par ces impondérables fluctuations. — (Silvia Baron Supervielle, Le livre du retour, 1993)
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jodhpurs
?- (Habillement) Pantalon d’équitation ajusté du genou à la cheville et qui se porte sans bottes.
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démesure
?- Perte du sens de la mesure, exagération excessive.
- Comme jadis la noblesse, la plèbe aujourd’hui prenait dans le succès le goût de la démesure. — (Salluste, Guerre de Jugurtha)
- S’il fallait en définitive reconnaître la grandeur de l’humanité européenne, c’est qu’elle pouvait à tout moment compenser la démesure de ses actions par la mesure de ses critiques. — (Jean-François Mattéi, Le Procès de l’Europe: Grandeur et misère de la culture européenne, 2011)
- Folie, hybris, orgueil qui s’empare d’un héros de fiction.
- Dimension excédant la mesure ordinaire.
- Le champ était très vaste mais sans démesure. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
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biffure
?- Texte rayé, barré ou effacé.
- Voici un exemple : ce texte est une biffure sur Wikipédia.
- Une page d’épreuves corrigées par Balzac, où presque chaque phrase est déchiquetée, chaque ligne labourée, la marge blanche rongée de noir avec des biffures, des signes, des mots, me rend palpable l’éruption d’un Vésuve humain ; […] — (Stefan Zweig, traduit par Dominique Tassel, Le Monde d’hier, Gallimard, 2013, page 224)
- Ces quelques taches de crayon à papier, ces arrondis d’écolier, les harmonieuses ondulations de la biffure, que nous contemplons inlassablement, voyant presque courir, tremblante, la main du vieillard consciencieux, suffisent à resserrer le malheur sur des milliers d’êtres. — (Daniel Schneidermann, Statut des juifs de 1940 : Pétain, d’un trait de plume, rue89.com, 8 octobre 2010)
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stature
?- Hauteur du corps d’une personne ou d’un animal (dressé sur ses pattes postérieures).
- Bakounine était d’une colossale stature, encore que son embonpoint fût évidemment dû à sa maladie. — (Debagori-Mokrievitch, Souvenirs sur Bakounine, traduits par Marie Stromberg, La Revue blanche, 1895)
- La haute stature de ces hommes, leurs épaules arrondies, leur démarche lourde, leurs énormes favoris, les longues redingotes qui les couvraient, tout attirait l’attention de Julien. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830, chapitre XXIV)
- (Rare) Capacité à se tenir droit, debout.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) (Par analogie) Dimension et élévation morale d’une personne, d’un groupe.
- Si des centaines d’officiers jouent un rôle majeur au sein de forces armées ukrainiennes, tant les commandants du front sont incités à faire preuve d’esprit d’initiative, trois hommes se sont forgés en l’espace d’un an une stature de héros aussi respectés dans l’armée que dans la société ukrainienne. — (Rémy Ourdan, Un an de guerre raconté par les généraux ukrainiens, Le Monde. Mis en ligne le 24 février 2023)
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sursature
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe sursaturer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe sursaturer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe sursaturer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe sursaturer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe sursaturer.
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bure
?- (Textile) Étoffe grossière faite de laine rousse.
- Son manteau blanc était d’un modèle régulier et sévère, […]. Il était fait de ce qu’on appelait alors drap de bure, et collait exactement sur sa taille. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Un rayon de soleil vif et joyeux … venait tomber sur la jeune fille parée, vermeille et mignonne, si différente de sa mère, replète, hâlée, vêtue de bure. — (George Sand, Valentine, 1832)
- Jamais plus surhumaine beauté n'avait paru dans le champ d'un appareil photographique : un visage d'une régularité classique, des yeux sombres démesurément longs, un corps de déesse sous la robe de simple bure qui l'habillait. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Ile de la terreur, 1933)
- (Par métonymie) (Habillement) Vêtement fait de cette étoffe, notamment la robe de bure des moines.
- Elle portait un capuchon de bure marron qu’elle rabattit sur ses épaules et elle avança sur son front le voile impalpable qui ne quittait jamais ses cheveux, et qu’elle arrangeait comme la Vierge de Bernardino Luini. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Je ne prétends nullement honorer la Vertu, ni me vêtir d’une robe de bure quand Patou invente de si jolis drapés et Guerlain des parfums si savoureux… — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 227)
- Et quand une procession entre ou sort de la basilique St-Pierre, les cappa magna surmontés de mitres de leurs Eminentissimes Frivolités, les ceintures violettes, les bures noires, les bures brunes, les bures blanches qui défilent au pas d'une fanfare pontificale me semblent un remake de Fellini. — (Michel Bavaud, Dieu, ce beau mirage: Confessions d'un ancien croyant, Éditions de l'Aire, 2015, chapitre 5)
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écriture
?- Procédé qui permet de représenter un langage avec des symboles ou des lettres.
- L’écriture transporte d’un sens à l’autre la pensée. La parole communique la pensée de la bouche à l’oreille par le son ; l’écriture saisit le son insaisissable au passage, le transforme en signes ou en lettres, et communique ainsi la pensée de la main aux yeux. — (Alphonse de Lamartine, Gutenberg)
- Sans croire en aucune manière à la divination des âmes par l’écriture, il était sensible à la forme des lettres comme à une sorte de dessin qui peut avoir aussi son élégance. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, pages 178-179)
- Il eut tort de citer le mot de Voltaire, qui est beaucoup trop décisif et immodéré : « L’écriture est la peinture de la voix ; plus elle est ressemblante, meilleure elle est », et qui conduirait à l’orthographe individuelle, c’est-à-dire à une confusion telle qu’on ne se comprendrait jamais quand on s’écrirait les uns aux autres. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
- L’écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation. — (Roland Barthes. L’empire des signes. Paris, Flammarion, 1980, page 22)
- Toute l'écriture est de la cochonnerie. — (Antonin Artaud, Le Pèse-nerfs, dans Oeuvres complètes, I, Paris, Gallimard, 1954, page 120)
- (Par extension) Manière dont on trace ces caractères.
- Ces textes funéraires sont tous d'une écriture négligée, maigre et anguleuse; et le papyrus trouvé sur la momie de Pétaménoph étant le plus récent, porte encore par cela même des traces plus marquées de la décadence de l’art graphique égyptien sous la domination gréco-romaine. — (Frédéric Cailliaud, Voyage à Méroé, au fleuve Blanc, au-delà de Fâzoql, t. 4, 1827, page 27)
- Il trouvait aux Archives, non pas seulement les papiers administratifs des derniers siècles, mais les chartes du moyen âge. Il les fallait lire, il en fallait déchiffrer l’écriture, distinguer les formules, déterminer les dates, […]. — (Henri Wallon, Notice sur la vie et les travaux de M. Joseph-Natalis de Wailly, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres , dans les Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1888, vol.32, n°6 , page 556)
- À propos de Modeste Mignon, il annonce joyeusement à son amie : « Encore soixante-dix feuillets de mon écriture… Ce sera fini demain. » — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- Il trouva des papiers d’un caractère absolument privé, et, entre autres, d’ardentes lettres d’amour tracées d’une grande écriture féminine. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 90 de l’édition de 1921)
- L’écriture retenait l’attention de nos maîtres. Ils nous apprenaient l’anglaise ou cursive, la fine bien sûr, la moyenne et la grosse, la ronde, la bâtarde et même la gothique. Ils voulaient que nous eussions d’abord une écriture régulière et lisible, puis belle et élégante sans fioritures. Nous avions tout un jeu de plumes dans un petit étui. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 50)
- (Par extension) Chose écrite.
- L’amîn est celui dont l’écriture, dans les contrats, actes et autres documents, fait foi. Il doit donc bénéficier de la confiance de toutes les parties. — (Paul Bonnenfant, Sanaa: Architecture domestique et société, CNRS Éditions, 2014, page 92)
- (Par extension) Marque ou une trace qui code une signification.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Philosophie) Ensemble des procédés et des systèmes signifiants par lesquels les hommes ont transcrit matériellement, à travers les âges, leurs paroles et leurs pensées.
- (Par extension) Système d’écriture.
- L’écriture latine, de même origine que la grecque, s’est géométrisée de manière analogue. — (Marcel Samuel Raphaël Cohen, La grande invention de l’écriture et son évolution, volume 1, 1958)
- Ainsi, en dépit du fait que le logogramme chinois est souvent peu informatif quant à sa prononciation, l’information phonologique contenue dans l’écriture est exploitée pour prononcer les caractères rares. — (Ronald Peereman, « La médiation phonologique dans la reconnaissance des mots écrits », dans La reconnaissance des mots dans les différentes modalités sensorielles, sous la direction de Régine Kolinsky, José Morais & Juan Segui, Presses Universitaires de France, 1991)
- (Au pluriel) (Religion) La Bible ; les Écritures.
- Les évangéliques et les catholiques, tout en étant différents, se retrouvent sur de nombreux points, comme les questions d'éthique. La principale différence est l'autorité de la Bible, les évangéliques ont un rapport très personnel aux écritures, ils s'y réfèrent, ils la lisent régulièrement, […]. — (Franck Poiraud, Les évangéliques dans la France du XXIe siècle, Edilivre/Editions APARIS, 2007, page 210 (différant corrigé en différents))
- Dessin et peinture, quand on parle d’une icône religieuse.
- L’écriture de l’icône me procure une telle joie que j’ai eu envie de la partager. — (Anne Truffert)
- L’écriture d’icônes, technique d’art sacré chrétien, a pour vocation de faire participer à la liturgie et à la vie de ’'Église dans la prière. — (Jérôme Lescure)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.