Dictionnaire des rimes
Les rimes en : savoir
Que signifie "savoir" ?
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- Appréhender par l’esprit ou la connaissance ; connaître de façon certaine.
- Vatelin.– Un monsieur suit ma femme, je me dis : il peut savoir qui elle est ; il me rencontre, il pense : "Tiens, voilà le mari de la dame que j’ai suivie", j’ai l’air d’un serin, mais vous, n’est-ce pas, vous savez que je sais ; je sais que vous savez que je sais ; nous savons que nous savons que nous savons ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- […] ils n'ignorent rien de tout cela et savent notamment fort bien que c'est en l’affirmant qu'ils créeront cette éternité de barbarie nécessaire au maintien des institutions qui leur sont chères. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, page 194)
- Le jour où un homme se rend compte qu’il ne pourra jamais tout savoir est un jour de deuil. Puis vient le jour où le soupçon l’effleure qu’il ne pourra même pas savoir beaucoup de choses, et enfin l’après-midi automnale où il lui apparaît qu’il n’a jamais très bien su ce peu qu’il croyait savoir. — (Julien Green, Journal 1946-1950 - Le Revenant, Plon, 1951 ; réédition Le Livre de Poche, 1975, page 50)
- Les potamologues savent que les levées de la Loire ne tiendront pas si des crues comme celles de 1854 et 1864 se reproduisent. Les renforcer coûterait cher et obligerait à déplacer des gens. — (Daniel Zajdenweber, Regard sur l'assurance des catastrophes, Propos recueillis par Margueritte Laforce et Guillaume Maujean, Les Échos (www.lesechos.fr), le 18/04/2006)
- J'ignore quel est le crétin qui est arrivé à la conclusion qu’une image vaut mille mots, et si je le savais, je trouverais le moyen de lui régler son compte en chambre noire. — (Ofir Touché Gafla, Le Monde de la fin, Éditions Actes Sud, 2015, chapitre 5)
- Tu sais, ô mon seigneur, que je sais que tu saisQue je viens pour jouir plus près de ta présence,Et tu sais que je sais que tu sais qui je suis :Lors à nous saluer pourquoi donc tant tarder ? — (Michel-Ange, Poésies, traduction de Michel Orcel, XIX)
- Même si beaucoup d'agglomérations ont déjà passé des secteurs à 30 km/h, Régis Muller insiste sur l'enjeu de "lisibilité" : "Nous avons des départementales qui sont à 80 km/h, c'est la règle, avec des dérogations à 90 km/h et du coup on est un peu perdu [...] En ville, c'est un peu la même chose, malgré le marquage, les panneaux de signalisation, on ne sait plus." — (Théo Boscher, 30km/h en ville : l'association Prévention routière demande "une clarté sur la vitesse en ville", France Bleu, 29 mai 2024)
- Avoir dans la mémoire.
- Arsène André étend ce mépris aux méthodes scolaires. […] une pédagogie qui refuse par système le bénéfice éprouvé des leçons sues par cœur. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- L’écolier sait sa leçon. L’actrice sait mal son rôle. — L’orateur savait son discours par cœur.
- Posséder quelque science, quelque art, être instruit, habile en quelque profession, en quelque exercice.
- Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. — (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, page 18)
- L’éducation moyenne atteignait un niveau extraordinaire, et, à l’aube du XXe siècle, on trouvait relativement peu de gens, dans l’Europe occidentale, qui ne sussent lire et écrire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 407 de l’édition de 1921)
- On ne peut tout savoir. — Savoir jouer du violon. — Savoir danser. — Savoir se battre.
- (Absolument) Avoir l’esprit orné et rempli de choses utiles.
- C’est un homme qui sait. — Il a un grand désir de savoir.
- Être accoutumé ou exercé à une chose, la bien faire.
- La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c'est la forme de la langue : […]. — (Nimet Arzık, Anthologie des poètes turcs contemporains, Gallimard (NRF), 1953, page 10)
- Savoir parler aux foules. — Il sait persuader. — Il sait plaire.
- Il sait plaisanter. — Il sait vaincre ses passions. — Il sait se modérer, se contenter de peu.
- Avoir le pouvoir, la force, le moyen, l’adresse, l’habileté de faire quelque chose.
- Celui qui l'avait faite en était à ce moment psychologique où l'homme qui a su s'enrichir sans se déconsidérer essaie de prendre pied dans le monde aristocratique, […]. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, page 60)
- Je saurai bien le faire obéir. — Je saurai bien me défendre.
- Je n’y sais, je n’y saurais que faire. — Il n’a su en venir à bout.
- Pouvoir. — Note : Dans ce sens, il s’emploie surtout avec le conditionnel et avec la négation ne.
- Mais si la beauté impressionne les sens, elle ne saurait obtenir d’empire durable et puissant qu’autant qu’elle les subjugue. — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans la Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Alors, Madame Cordier, parce que Bastien m’a lâché, parce que Bastien ne part plus au Canada, moi je ne saurais plus y partir ? — (Charles Vildrac, Le Paquebot Tenacity, 1920, acte III, scène 2)
- Je ne saurais faire ce que vous me dites. — Ne sauriez-vous aller jusque-là ? — On ne saurait avoir plus d’esprit.
- Couvrez ce sein que je ne saurais voir. — (Molière, Tartuffe, acte III, scène II, 1664)
- Valeri Lobanovski n’est peut-être pas le premier nom qui nous viendrait à l’esprit, mais cet entraîneur ne saurait être absent de la liste des meilleurs entraîneurs de football au monde. — (P1travel → lire en ligne)
- (Belgique) Pouvoir — Note : Dans le sens « avoir la capacité de ». Il peut être à l’indicatif, dans une phrase positive.
- Sais-tu me passer le sel ?
- Je ne sais pas venir au rendez-vous, j’ai un empêchement.
- Apprendre, être instruit ou être informé de quelque chose.
- […] je ne sache pas qu’ils aient jamais rompu des lances contre les espérances insensées que les utopistes ont continué de faire miroiter aux yeux éblouis du peuple. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 169)
- Elle ne salait les mets qu’après la cuisson, bien qu’elle sût à quel point la fadeur lui en était désagréable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
- — Qu’est-ce que tu en sais, mon pauvre drôle ? — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 284)
- Désormais, pour continuer de se voir, il faut aux amants user de subterfuges. Après tout, il est prêtre, elle est mariée, tous deux savent ou devraient savoir que cela finira mal. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690–1750) , Communications, volume 46, no 46, 1987, page 119)
- Je sais fort bien qui est Mr Kipling, bien que vous ayez cru bon dans votre "Étude en rouge" de me faire passer pour un béotien en décrivant ma culture littéraire comme nulle ! — (Philippe Chanoinat (scénario) & Frédéric Marniquet (dessin), Les Archives secrètes de Sherlock Holmes, volume 3 : Les adorateurs de Kâli, éd. Glénat BD, 2017, page 23)
- (En parlant d’une personne ou d’une chose) Être informé qu’une personne ou qu’une chose existe ou peut être trouvée.
- Je sais un habile horloger qui demeure près d’ici.
- Connaître, reconnaître, distinguer.
- Derrière l’objectif de l’appareil photo, derrière les phrases rituelles […], on est quelqu’un que les autres ne savent pas.Laurence me savait. Je l’avais cru, du moins. — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 4)
- (Archaïsme) À savoir ; précède une explicitation par une énumération.
- Différents effets à l'usage des dits appartements lesquels sont chez le concierge. Sçavoir, : 29 chandelliers argent, 30 paires de cuivre, mouchettes argent haché, 62 bougeoirs ferblanc. — (Cordier, « Inventaire général des meubles du château roïal de Commercy », 1764 ; dans le recueil d’Albert Jacquot, Le mobilier, les objets d’art des châteaux du roi Stanislas, duc de Lorraine, 1907, page 75 → lire en ligne)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "savoir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
dilatoire
?- (Droit) Qui tend à prolonger.
- (Droit, Politique) Qualifie un acte qui tend à retarder l’issue d’un procès ou l’adoption d’un texte de loi, ou encore à repousser un paiement.
- Seulement, cinq ans plus tard, ce même projet était en souffrance au Sénat où une Commission, mettant en œuvre les procédés dilatoires trop souvent en honneur au Luxembourg, étudiait, réétudiait, approuvait, désapprouvait... atermoyait. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- La Russie soutient les manœuvres dilatoires de Téhéran. — (site www.iran-resist.org)
- Dans l’entretien qu’il nous a accordé, l’ambassadeur de France à Berne, dont le pays assurera la présidence tournante de l’UE à partir du 1er janvier, le redit avec fermeté: «copropriétaires» du marché unique, les Vingt-Sept en ont assez des manœuvres dilatoires. Puisque la Suisse a rejeté unilatéralement le projet d’accord-cadre, c’est à elle de formuler des propositions. — (Richard Werly, En 2022, la Suisse ne pourra pas ignorer l’UE, 27 décembre 2021 sur letemps.ch → lire en ligne)
-
banlieusard
?- Relatif à la banlieue ou à ses habitants.
-
dinar
?- (Numismatique) Monnaie d’or arabe copiée à partir du denier d’or de l’empire romain d’orient.
- Monnaie de divers pays.
- Le dinar algérien.
- Centième partie du rial, en Iran.
- (Métrologie) Ancienne unité de poids en usage dans divers pays arabe et qui équivalait à une drachme et demi, soit approximativement 5,8 grammes.
- (Argot), (Au singulier) Argent.
- Tu viens manger avec nous ? -Non désolé j’ai pas de dinar sur moi.
-
croire
?- Tenir pour véritable.
- Je crois que les disputes théologiques sont à la fois la farce la plus ridicule et le fléau le plus affreux de la terre, immédiatement après la guerre, la peste, la famine et la vérole. — (Abbé de Saint-Pierre, cité par Voltaire, Dictionnaire philosophique ; article Credo)
- Le plus souvent des observations ultérieures permettent de rectifier les erreurs d'un premier résultat : c'est ainsi qu'on avait cru d'abord que Nysa devait couper l'orbite de Mars, tandis qu elle est toujours à 15 millions de lieues au moins au-dessus de cette planète. — (G. Lespiault, « Note sur les petites planètes situées entre Mars et Jupiter », dans les Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, tome 2, 1861, page 180)
- — J’hallucine, dit Colette. [—]. Quand je raconterai ça aux copines, elles ne voudront jamais me croire. — Portenawaque, estima Coline en son obscur langage. — (Bernard Suisse, Motus et babouches cousues, Éditions Le Manuscrit, 2005, page 147)
- (En particulier) (Absolument) (Religion) Avoir la foi et recevoir avec soumission d’esprit tout ce que la religion enseigne.
- Je vis une foule prodigieuse de morts qui disaient : "J'ai cru, j'ai cru" ; mais sur leur front il était écrit : "J'ai fait" ; et ils étaient condamnés. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique ; article Dogmes.)
- Le Christianisme romain tend alors à n'être qu'un formalisme rituel, pour lequel l'idéal du fidèle devient le bon paroissien qui pratique et qui croit sans discussion. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, édition 1966)
- Ai-je cru vraiment, à cette époque ? Il me semble que j’ai marché dans la chose de la sainte religion, comme dans les images d’Épinal, ou dans mes bouquins de contes de fées à tranches dorées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 247)
- En sixième, quand on a fait la mythologie grecque, je me suis dit que c’était normal que les gouers, ils croyaient que Jésus était le fils de Dieu parce que leurs ancêtres, ils croyaient bien qu’Héraclès était le fils de Zeus. — (Houda Rouane, Pieds-blancs, Éditions Philippe Rey, 2006, page 128)
- Vivre comme un dieu exige que l’on cesse de croire aux dieux. Ainsi, la leçon des épicuriens est que la philosophie change les hommes en dieux en leur enseignant qu’il n'y a pas sur cette terre d’autres dieux qu’eux-mêmes dès lors qu’ils auront cessé de croire et vainement d’espérer. — (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, pages 72-73)
- Tenir pour sincère ou véridique.
- Mais jamais, à aucune époque, on n’a cru à tant de billevesées, de bourdes, de mensonges, de sottises, d’absurdités qu’aujourd’hui. — (John Ruskin, Notes du chapitre I de La Bible d’Amiens, traduction par Marcel Proust, Mercure de France, 1904, page 142)
- S’en rapporter à quelqu’un, à quelque chose.
- A l'en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Si vous m’en croyez, vous ne ferez pas cela.
- Tenir pour vraisemblable, réel ou possible.
- Pour un peu, on aurait cru être sur le plancher des vaches. Un seul coup d'œil par-dessus la rambarde remettait les pendules à l'heure. Il y avait déjà deux jours que le bateau filait vers le grand Nord, à la vitesse maintenue de vingt nœuds. — (Jean Lhassa, Dernières nouvelles d'ailleurs, Éditions Publibook, 2009, page 209)
- Aucune trace d’effraction, rien de forcé, pas d’empreintes digitales ni d'ADN étranger au personnel. Rien ! À croire que les types ont opéré en scaphandre. — (Jérémie Lebrunet, Alice et le Crédit solidaire, Éditions Destination Futur, 2013, partie 2)
- Penser, estimer, s'imaginer, présumer.
- Il était entièrement vêtu de casimir noir, ainsi qu’il convient à un notaire. Mais comme on se trouvait au plus fort de l’été, M. Bernard avait cru pouvoir égayer sa tenue sévère d’une ombrelle d’alpaga blanc. — (Octave Mirbeau, « La Mort du chien » dans Lettres de ma chaumière, 1886)
- Parce que l’astronomie parvenait à calculer les tables de la lune, on a cru que le but de toute science était de prévoir avec exactitude l’avenir; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La grève prolétarienne, 1908, page 190)
- Une heure auparavant, j’avais cru que Mauricette serait l’héroïne de mon aventure... Sa mère m’enflammait dix fois davantage. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre II)
- Recule vite, cherche le dur, le sec, ou tu es perdu. Tu croiras t’échapper en avançant […]. Tu t’enfonces davantage […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Les feuilles éparses autour des crottes m'incitèrent à croire qu'il avait même pris le soin de se torcher l’oignon. — (Jean Delou, Le safari sanglant, Éditions du Scorpion, 1961, page 99)
- (Populaire) Croire naïvement, être trop optimiste.
- Tu pensais qu'il allait t'écouter ? T'as cru ou quoi ?
- Nan mais le mec il a trop cru que j'allais le laisser copier sur moi...
- (Intransitif) Ajouter foi à quelqu’un ou à quelque chose ; s’y fier.
- A moins, peut-être, que l’écroulement de leur rêve ne vînt à les ramener l’une vers l'autre. Mais elles croyaient toutes deux à leur but, les désabusées et les meurtries; elles y croyaient avec la même ferveur, la même volonté. — (Béatrix Rodès, Les errantes, Édition Revue Helvétique, 1902, page 210)
- Qu’un musulman croie la viande de porc immangeable, l’alcool imbuvable, la chevelure d’une femme obscène par définition, blasphématoire la représentation du visage d'un prophète qui fut un homme, libre à lui. — (Michel Onfray, La philosophie féroce, II : Traces de feux furieux, éditions Galilée, 2006, page 114)
- Il proteste de son innocence, mais je n’y crois pas.
- J’avais à voir un ami à Angers ; bon et brave jeune homme à la tête ardente et au cœur pur, qui a encore des années à croire à tout, puis qui finira comme les autres, mais seulement plus tard que les autres, par ne plus croire à rien. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Avoir confiance en quelqu’un, en ses talents, en sa parole.
- On dit qu’en politique, quand t’es pas cru, t’es cuit. — (Thomas Mulcair, Est-ce que c'est toujours le même Denis Coderre?, Le Journal de Québec, 5 novembre 2021)
- (Pronominal) S’imaginer.
- Des landes, des rocs stériles, çà et là une bande de pâturage aromatique et dru, quelques champs pierreux, partout des oliviers : on se croirait dans notre Provence. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, volume 2, 1866)
- (Pronominal) (Familier) Être vaniteux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
abattoir
?- (Élevage) Bâtiment où l’on tue les bestiaux pour les boucheries.
- Après l’abattage d’urgence, le cadavre dépouillé, éviscéré en en quartiers pourra être transporté à l’abattoir pour y être inspecté à condition qu’il soit accompagné de la totalité des viscères. — (Journal officiel de l’Afrique équatoriale française, volume 55, numéros 1 à 12, 1958)
- Dans son autobiographie, Henry Ford révèle que sa chaîne d’assemblage a été pensée et créée sur le modèle des abattoirs de Chicago dont l’efficacité lui faisait forte impression.— (Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale, 2008, page 42)
- Chaque semaine, l’Ontario produit 125 000 porcs de boucherie, dont près de 25 000, ou 20 % sont envoyés dans les abattoirs du Québec, selon des chiffres du ministère de l’Agriculture de l’Ontario obtenus par Le Journal. — (Francis Halin, Ça joue cochon dans l’industrie du porc, Le Journal de Montréal, 15 novembre 2020)
- Cet abattoir est vaste, bien aéré.
- Les abattoirs de Paris.
- (Argot) (Désuet) Guillotine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Argot) (Désuet) Lieu où la santé, la liberté ou la vie est menacée (tribunal, cachot).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
manoir
?- (Vieilli) Demeure, lieu où l’on habite.
- L'idée seule du domicile présuppose une attention singulière sur soi-même ; ensuite le choix du lieu, l'art de faire son manoir, de le rendre commode, d'en dérober l'entrée, sont autant d'indices d'un sentiment supérieur. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Le Renard », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 779.)
- Petit château ; petite maison ancienne, de style, surtout à la campagne.
- Front-de-Bœuf, répliqua Jean, est plutôt homme à avaler trois manoirs comme celui d’Ivanhoé que d’en dégorger un seul. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Combien durent être rapportées sous le toit natal et redites au foyer rustique ou sous la cheminée du manoir, qui avaient été contées la première fois au désert, sous les tentes, près des fontaines ! — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française dans ses rapports avec les littératures étrangères au Moyen Âge, Revue des Deux Mondes, 1833, tome 1)
- Selon Viollet-Le-Duc il s’agissait autrefois de la demeure d'un propriétaire de fief qui toutefois n'avait pas les droits nécessaires pour faire construire des tours et un donjon fortifié.
- (Par extension) Aristocrate qui dirige un fief ; propriétaire d’un manoir.
- Les réformes de Henry II, en affaiblissant les nobles, les avaient rapprochés de leurs tenants. Entre le manoir et le village, les conflits devenaient plus rares. — (André Maurois, Histoire d'Angleterre, A. Fayard & Cie, 1937, p.158)
-
étendoir
?- Ce qui sert à étendre.
- Corde tendue entre deux points d’attache, ou système comprenant de fines baguettes, sur laquelle on fait sécher le linge.
- La machine à laver le linge, le séchoir, la planche à repasser, l’étendoir sont autant d'éléments parfois bruyants, volumineux, qu'il faut ranger dans l'appartement. — (Monique Eleb & al., L'Habitation en projets: de la France à l'Europe : Europan France 1989, Éditions Mardaga, 1989, page 90)
- J’ai horreur d’étendre du linge car il n’y a jamais assez de place sur l’étendoir. — (David Abiker, Le musée de l’homme, 2005)
- Pour la première fois depuis sa prestation de serment, une impression de solitude le glaça : celle d’être un aveugle tâtonnant parmi les voyants, si cordiaux, si prévenants, alors que, tout autour de lui, s’exhibaient ironiquement les letchis maraudés, les tourterelles braconnées, les chars en surcharge, les bœufs en divagation, les bébélés cueillis sur l’étendoir de la voisine, les cacas déposés en lieux interdits. — (Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 40)
- Endroit où l’on étend.
- Enfin le grenier à claire-voie constitue le séchoir ou étendoir où seul l'air est utilisé au séchage du papier, sans jamais aucun apport de chauffage quelconque, qui briserait, dit-on, la fibre du papier. — (Arts et métiers graphiques Paris, n° 51 à 55, 1936, page 64)
- Il entendit un bruit curieux. C’était comme un claquement de draps à l’étendoir. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, pages 312-313)
- Dans notre usine, l’étendoir des cuirs ne se trouvait pas dans un bâtiment séparé : « Le contremaître avait bien déjeuné ; la chaleur le suffoquait. Il alla prendre l'air à l’étendoir des cuirs. C'était comme une immense volière perchée tout en haut de l'usine. […]. » — (Rémy Cazals, Les révolutions industrielles à Mazamet: 1750-1900, Éditions La Découverte-Maspéro/Privat, 1983)
- (Typographie) (Vieilli) Espèce de petite pelle à long manche, qui servait à placer sur l’étendage les feuilles imprimées ; ferlet.
- L’étendoir ou ferlet sert à placer les feuilles sur des tringles en bois, ou des cordes tendues vers le haut de l'atelier et aussi près que possible du plafond, pour les faire sécher. — (Émile Bosquet, Guide manuel théorique et pratique de l'ouvrier ou praticien doreur sur cuir et sur tissus à la main et au balancier Librairie polytechnique Ch. Béranger éditeur, 1903, page 227)
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chevillard
?- Grossiste en viande de boucherie, commissionnaire vendant la viande aux détaillants.
- Les bouchers grossistes ou chevillards : ils s’occupent de l’achat du bétail, de sa transformation et de la commercialisation de la viande en gros. — (Cirad/Gret/MAE, Mémento de l’Agronome, 1 692 p., page 1 443, 2002, Paris, France, Cirad/Gret/Ministère des Affaires Étrangères (+ 2 CD-ROM))
- Les chevillards font la pluie et le beau temps, rares sont les bouchers qui traitent encore directement avec les éleveurs.
- Ce circuit peut être extrêmement long : c’est le cas dans l’industrie alimentaire : entre l’éleveur et le consommateur, il n’existe pas moins de 7 intermédiaires : chevillard, abatteur, conditionneur, grossiste, demi grossiste, boucher détaillant et acheteur. — (Marc Vandercammen, Nelly Jospin-Pernet, La distribution, Éditeur De Boeck Université, 2004)
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nard
?- (Botanique) Nardus, genre de plantes herbacées aromatiques des prés de la famille des Poacées (ou graminées) qui comprend une unique espèce, le nard raide (Nardus stricta).
- Le Nard, espèce de grande plasticité écologique, se développe indifféremment sur les sols acides de nos tourbières à Sphaignes et sur les terrains peu humifères ; il semble toutefois rechercher une atmosphère humide ; […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 130)
- (Botanique) Nardostachys, genre de plantes herbacées de la famille des valérianacées comportant plusieurs espèces dont le très odoriférant Nardostachys jatamansi.
- La valériane celtique (Valeriana celtica) est une plante alpestre au parfum capiteux, appelée également nard celtique.
- (Botanique) Synonyme de lavande aspic.
- (Par métonymie) Huile ambrée parfumée que les anciens tiraient de certaines racines, en particulier de la valériane celtique.
- […], si vous vous sentez au cœur un nard céleste à répandre, comme fit Madeleine aux pieds de Jésus ; laissez-vous apprécier par un homme digne de vous, et devenez ce que doit être toute bonne jeune fille : une excellente femme, […]. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Leur lèvre rouge, leurs yeux humides et brillant dans l’ombre, leurs longs regards, me pénétraient jusqu’aux moelles. Fardées et peintes, sentant le nard et la myrrhe, macérées dans les aromates, leur chair est d’un goût rare et délicieux. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 22)
- Ainsi, t’emportes-tu aujourd’hui contre cette femme qui vient d’arroser mes pieds d’un nard payé très cher, comme si mes pauvres ne devaient jamais profiter de l’industrie des parfumeurs. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, pages 58-59)
- Le nard des pinèdes peut être utilisé dans des tisanes ou pour devenir des épices à viande. — (Radio-Canada, À la découverte du nard des pinèdes, site radio-canada.ca, 10 avril 2021)
- Et je me soûlerai de nard, d'encens, de myrrhe... — (Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857)
- gravatar
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dînatoire
?- Relatif au dîner.
- et cette table s’étendait jusqu’au bout de la salle ; le tout ensemble avait la forme d’un T, ou bien celle de ces anciennes tables dînatoires qui, rangées d’après le même principe, se rencontrent encore dans les vieux collèges d’Oxford et de Cambridge. — (Ivanhoé de Walter Scott, traduction d'Alexandre Dumas, 1820)
- Qui tient lieu de dîner en présentant la nourriture sous forme simplifiée (canapé - verrine - amuse-bouche).
- Il est à peu près certain qu’Arthur assista à ce service funèbre, avec ceux de ses enfants en âge et en état de l’accompagner, et qu’il prit part, la cérémonie faite, au déjeuner dînatoire d’usage, que le long trajet accompli par les plupart des invités rendait d’ailleurs nécessaire. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, pages 207-208)
- Le coquetel dînatoire, voilà une formule plaisante ! Pas d'interminables stations assises à table comme pour les dîners mais de grands plateaux remplis de délicieuses petites choses qui circulent entre des personnes vite allégées de leurs soucis par une coupe de champagne. — (Amélie Plume, Chronique de la Côte des Neiges, Éditions Zoé, 2006, p. 92)
- « Des traiteurs qui font des mariages, de l’événementiel et des cocktails dînatoires, il y en a beaucoup qui vont disparaître. (...). » — (Simon Baillargeon, Une institution de Québec met la clé sous la porte, Le Journal de Québec, 20 novembre 2020)
- Qui est abondant et long comme un dîner.
- Déjeuner dînatoire.
- Goûter dînatoire.
- Non ! rien ne resta de ce déjeuner dînatoire, ni des trois services, ni du dessert, bien que le plum-pudding au riz fût énorme, et qu’il y eût une tarte aux groseilles par personne avec des bottes de céleris crus. — (Jules Verne, P’tit Bonhomme, chapitre 13, J. Hetzel et Cie, Paris, Illustrations par Léon Benett, 1891)
- Les mots « cortège nuptial », « frac de soirée », « déjeuner dînatoire », « défilé », tombèrent sur les deux sauvages comme des gouttes de poix bouillante… — (Colette, Sido, 1930, Fayard, pages 111-112)
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cellular
?- (Anglicisme) (Vieilli) Type de tissu souple à grandes mailles, utilisé notamment pour des chemisettes et des vêtements de sport jusqu’aux années 1950.
- Thérèse voit encore le gilet de cellular, les bras nus musculeux ; cette peau blême et soudain le rouge cru du cou et de la face. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Après une telle journée, après les heures délicieuses passées à côté d’elle, sentant à chaque mouvement du bateau la chair chaude de ses bras nus le pénétrer à travers la manche de cellular de sa chemise, il était décidé à tenter une démarche. — (Félix Léonnec, Le rayon dans la nuit, Midinette, 09/11/1934, page 13)
- Toutes les dames connaissent bien le cellular dont on fait des chemises d’hommes. Une lectrice, jeune encore, a eu l’idée de se tailler une blouse sportive, très seyante, dans une de ces chemises un peu fatiguée. Des points d’épine ornent l’encolure et les poignets. Imitez donc ce geste, mesdemoiselles. — (Le cellular, La Croix, 16/04/1938, page 4)
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nageoire
?- Organe extérieur, formé d’une membrane soutenue par des rayons osseux, des poissons et des animaux marins, qui leur sert d’appareil propulseur et stabilisateur.
- Les nageoires d’un phoque.
- (Par analogie) Objet dont on se sert pour se maintenir sur l’eau quand on apprend à nager.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Aéronautique) Flotteurs latéraux qui empêchent l’appareil de chavirer.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Familier) Bras.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Technologie) Rondelle de bois très plate, que les manœuvres font flotter sur les seaux pleins, pour empêcher l’eau balancée par leur marche, de jaillir au dehors.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Barbe qui garnit les joues.
- Visage ovale et plein ; teint basané, portant des nageoires brunes. — (Gilbert Augustin-Thierry, Conspirateurs et Gens de police : Le Complot des libelles (1802), A. Colin, 1903, p. 286)
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aiguisoir
?- Instrument servant à aiguiser.
- Le vent le flagelle, siffle à ses oreilles avec la stridence du couteau sur l’aiguisoir. — (Roger Martin du Gard, Les Thibault)
- Selon les traces de travail visibles, les objets polis se présentaient probablement sous une forme rectangulaire, la lame d'un ciseau droit par exemple. Dans ce cas, le tranchant du ciseau devait encore être affûté à l'aide d'un aiguisoir. — (Bulletin de l'Association Pro-Aventico, n°41, 1999, page 129)
- Le temps de courir à la ferme, et de mettre en sûreté ses outils, sa faux, son aiguisoir, d'éponger son torse trempé de sueur, de changer de chemise et de boire un grand coup d'eau fraîche, il était près de six heures lorsqu'il arriva tout essoufflé […]. — (Jean Mauduit, Tant de feuilles emportées par les jours, Flammarion, 2010)
- (Canada) Taille-crayon.
- Aiguisoir à crayon.
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fossoir
?- (Vieilli) Houe ou hoyau pour cultiver la vigne.
- La fousserée (ou fosserée, ou fessorée), c’est la surface de vigne qui peut être fossoyée, c'est à dire travaillée avec un fossoir par un homme en une journée.
- (Par extension) Outil symbolique.
- Mais lorsque la confiance s'établit entre partenaires, alors là on peut vraiment construire et se mettre d'accord ; en bons vaudois, "retrousser nos manches et saisir le fossoir". Je me sens cette énergie de poursuivre mon travail avec conviction, attention et réalisme. — (Jean-Claude Mermoud, conseiller d'Etat)
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bavoir
?- (Puériculture) Petite pièce de tissu qu’on attache sous le menton des jeunes enfants pour recevoir la bave, la salive qui coule souvent de leur bouche.
- Vaut-il mieux, pour cadeau de baptême du petit Landry, offrir un bavoir ou une timbale ? — (Les Œuvres libres, n° 181, éditions A. Fayard, 1936, p. 13)
- […] et l'enfant raconta que, lorsque sa maman l'avait chargée de laver les petits vêtements qui habillaient Blanche-Neige le jour où on l'avait trouvée, elle avait remarqué que cette petite broche était épinglée au bavoir du bébé — (Noël Aubled, Blanche-Neige, Paris : éditions A. Lahure, 1939)
- Alors elle sortit les brassières, les bas, les bavoirs du petit, les sarraus de Lalie et ses rubans de cheveux. Puis, toutes ces choses étendues sur la table, elle vida son flacon, goutte à goutte comme elle eût jeté de l’eau bénite.— Mignons, que cela vous porte bonheur ! — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- C’est un bavoir d’enfant, blanc et brodé de points bleus comme ceux que portait Philippe quand il était petit. — (Jean Freustié, Marthe, ou, Les amants tristes, 1958)
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javart
?- (Médecine vétérinaire) Sorte de furoncle dur et douloureux, qui vient au pied du cheval et du bœuf, entre le paturon et la couronne.
- Car notre jeune homme avait une monture, et cette monture était même si remarquable qu’elle fut remarquée : c’était un bidet du Béarn, âgé de 12 ou 14 ans, jaune de robe, sans crins à la queue, mais non pas sans javarts aux jambes, et qui, tout en marchant la tête plus bas que les genoux, ce qui rendait inutile l’application de la martingale, faisait encore galamment ses huit lieues par jour. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, J.-B. Fellens et L.-P. Dufour, 1849, p. 6)
- (Phytopathologie) Nom vulgaire d'un champignon ascomycète parasite des châtaigniers, nommé Diplodina castanea. Il donne une nécrose du cambium.
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césar
?- (Politique) (Péjoratif) Empereur ; autocrate ; dictateur.
- Le kaiser Joseph II et la tsarine Catherine II, les césars de l’Est, se rapprochaient l’un de l’autre. Le 30 avril, la flotte arriva à Krementchouk, retardée par des vents violents. — (Simon Sebag Montefiore, La Grande Catherine et Potemkine: Une histoire d’amour impériale, traduit de l’anglais par Raymond Clarinard, Calmann-Lévy, 2013, chapitre 24)
- Il n’est pas de sauveurs suprêmes : Ni Dieu, ni césar, ni tribun, Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes ! Décrétons le salut commun ! — (Eugène Pottier, « L’Internationale », 1871)
- (Moyen Âge) (Noblesse) Prince de l’empire byzantin. Titre notamment dévolu aux fils de l’empereur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Médecine) (Vieilli) Celui, celle qui est né par l’opération de la césarienne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cinéma) Récompense honorifique française destinée aux professionnels du cinéma.
- Cette œuvre apparut tellement réussie et ses acteurs tellement convaincants que Jean-Paul Belmondo reçut une nomination pour le césar du meilleur rôle. Depuis le création de cette récompense, en 1976, jamais il n’avait bénéficié d’un tel hommage. — (Philippe Durant, Belmondo, Robert Laffont, rééd. 2011)
- Et, consécration suprême, dans la version électronique du Petit Larousse illustré, les césars bénéficient d’une liste complète, introduite par un commentaire rappelant que « le césar du meilleur film récompense chaque année depuis 1975, le meilleur film français, […]. — (Jean Pruvost, Journal d’un amoureux des mots, Larousse, 2013, page 53)
- (Cuisine) Salade traditionnelle de brasserie composée essentiellement de croutons, de lardons, d’œuf et de parmesan, sur des feuilles de laitue romaine.
- Un personnel compétent sert dans l’élégante salle à manger, […], une cuisine classique allant du steak aux fruits de mer en passant par le canard à l’orange, la salade César préparée au guéridon, et les viandes flambées devant le client. — (Anne Teffo, Guide vert Québec, page 313, 2009, Michelin)
- (Cuisine) Tartare de bœuf assaisonné et poêlé. Note : Également attesté avec majuscule initiale.
- Des plats comme l’entrecôte épaisse ou le steak César (tartare poêlé) connaissent un vif succès. — (Stéphane Bessac, Sophie Da Costa et coll., Le Petit Futé Yvelines 2009, page 182, 2008)
- (Sauces) Sauce à base essentiellement d’œuf, d’huile, d’ail, d’anchois, de parmesan et de crème.
- Sa cuisine est créative, ludique et raffinée : tempura de gambas, sauce césar et jus de têtes […]. — (Petit futé Aquitaine 2009, page 89, Collectif, 2009)
- (Viticulture) Cépage donnant du raisin sphérique, noir, à peau épaisse. Il est destiné entre autre à produire du vin rouge qui est également appelé romain. Bien qu’autorisé, il n’y en avait que 10 hectares en France en 2008.
- À quelques kilomètres d’Irancy se trouve Escolives-Sainte-Camille. En 1955, des sépultures mérovingiennes en pierre ont été mises au jour, puis une importante villa gallo-romaine, des thermes très sophistiqués et enfin, dans les fondations, 350 sculptures exceptionnelles. Parmi ces dernières se trouvent des feuilles et des grappes de césar, un cépage méridional encore cultivé à Irancy où – c’est une particularité locale – il peut entrer jusqu’à 10 % dans les vins de l’appellation, au côté du pinot noir réservé aux vins rouges bourguignons depuis qu’en 1368, Philippe Le Hardi y a interdit le gamay. — (Paula Boyer, « Randonnée dans les vignes d’Irancy », Journal La Croix, page 19, 31 octobre 2015)
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fart
?- (Sports de glisse) Substance cireuse avec laquelle on enduit les semelles des skis ou des planches de glisse (snowboard, planche de surf…) afin de les rendre plus glissantes.
- Parfois avec une couche de bleu suffisamment épaisse, il n’est pas nécessaire d’employer du fart plus mou. — (Marc Ismaël, Le ski de fond, 1978)
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aratoire
?- (Agriculture) Qui a rapport au labourage, ou aux espaces agricoles labourables.
- Les instrumens aratoires manquent ; on devrait en distribuer. — (Anonyme, Grèce. - Administration intérieure, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Sarraut ne doutait pas en effet que l’attrait d’une concession gratuite, à laquelle s’ajouterait une avance du Gouvernement général pour les semences, les buffles et les instruments aratoires, déciderait la population revenue de France s’installer dans le Haut Tonkin : dès qu’il l’aurait mise en valeur, le concessionnaire deviendrait propriétaire de la terre qui lui aurait été attribuée. — (Mireille Le Van Ho, Des Vietnamiens dans la Grande Guerre : 50 000 recrues dans les usines françaises, 2014, p. 201)
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brancard
?- Chacune des deux pièces de bois longitudinales sur lesquelles repose la caisse d’une charrette ou de certaines voitures à quatre roues et qui se prolongent en avant pour permettre d’atteler un cheval entre elles.
- Dans les cours, faucheuses, herseuses aux métalliques roues crantées, l’air de mantes religieuses sur la défensive, levaient haut leurs brancards de fer. — (Pierre Tisserand, L’arbre au pendu, L'Archipel, 2007, chapitre 6)
- Deux pièces de bois cintrées qui s’adaptent à l’avant-train d’une voiture à deux roues et entre lesquelles on attelle une bête de somme pour la tirer.
- Nous la parcourions au petit trot dans un cabriolet paisible qu'un enfant conduisait, assis dans le brancard. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, réédition Le Livre de poche, 2012, page 207)
- — C’est à nous d’aller assez loin pour qu’on ne découvre jamais rien. Et d’ailleurs, c’est un vieux brancard hors d’usage depuis vingt ans, et que j’ai sorti d’une grange abandonnée. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Les hommes de garde causaient derrière un tombereau, qui implorait la nuit de ses deux brancards vides. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 200)
- Voilà du cheval solide, bien sûr, mais ce n’est pas le trotteur qu’il fallait dans les brancards d’un cabriolet. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 41)
- (Vieilli) Bras entre lesquels se plaçaient les porteurs d’une civière.
- Derrière eux vient une litière fermée recouverte de maroquin et pourvue, devant et derrière, de brancards entre lesquels marchent des mules richement harnachées. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 118)
- Telcide est encastrée dans les brancards capitonnés d’une statue. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 239)
- (Courant) (Par métonymie) (Secourisme) Civière.
- Lors du brancardage, réalisé après l'installation de la victime sur le brancard par des techniques de relevage adaptées et son arrimage ([…]), le brancard doit être maintenu le plus à l'horizontale possible. — (Joël François, Michel Philbert et Thierry Marquetty, Réussite Concours Sapeur-pompier professionnel/caporal, Éditions Foucher, 2019, fiche 33)
- Il est indiqué lorsqu’on ne peut pas accéder à la victime avec un brancard. — (Fidèle Binam, Les premiers secours en milieu africain: Pratiques conventionnelles et pratiques traditionnelles, 2011)
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brûloir
?- (Vieilli) Réchaud sur lequel tourne un cylindre ou une sphère en tôle pour griller le café en grains.
- Ces fragments, qui portent le nom de cossettes, sont torréfiés dans de grands brûloirs à café, […] ; on les pulvérise entre des cylindres, puis, après un blutage, la poudre grossière est mise en paquets. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 131)
- (Liturgie) Meuble sur lequel sont disposés des cierges ou des veilleuses.
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ringard
?- (Familier) Démodé ; suranné.
- À l’obsolescence technique s’adjoint donc une obsolescence psychologique : un téléphone de deux ans est ringard, un vêtement de six mois est démodé, un écran plat est déjà bien triste face à une télévision 3D. — (Christophe Sempels et Jonas Hoffmann, Les Business models du futur : créer de la valeur dans un monde aux ressources limitées, Pearson Education France, 2012, page 120)
- Je trouvais ces concours un peu ringards, comico-désuets et puis hypermysogynes, aliénants. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 16 décembre 2022, page 10)
- Oui, le timide n’a jamais osé danser, du coup, il a eu le temps d’affûter son sens de la répartie pendant que ses petits camarades galochaient des nanas au look douteux et au maquillage ringard. — (Pandora Reggiani, L'histoire d'amour dont vous êtes le héros , Michalon Éditeur, 2014, page 18)
- (Familier) Médiocre intellectuellement ou moralement.
- Gros plan sur tes yeux quand ils me disent « je t’aime »Nos scènes de jalousie qui fatiguent tout le monde […]Nos crises de fou rire juste au mauvais momentEt nos jeux de mots ringards qui ne font rire que nous. — (Jakie Quartz, Mise au point)
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camisard
?- (Histoire, Protestantisme) Calviniste insurgé dans la région des Cévennes après la Révocation de l’Édit de Nantes en 1685.
- […], combien de camisards entêtés dans leur foi, combien de magnarelles diligentes n’ont pas vécu ici sans prévoir cette mort prochaine de leur petite patrie ! — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le pasteur-historien devait avoir bien des continuateurs, notamment Napoléon Peyrat (Histoire des pasteurs du Désert, 1842), qui réhabilite les camisards et le phénomène du prophétisme, […]. — (Chantal Bordes-Benayoun, Patrick Cabanel & Colette Zytnicki, Les musées protestants et juifs dans le midi de la France, dans Une histoire à soi: Figurations du passé et localités, sous la direction de Alban Bensa & Daniel Fabre, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015)
- (Par extension) Protestant trop zélé.
- Regardez-moi ce camisard qui veut tout révolutionner !
- (fin XIXe siècle – début XXe siècle) (Populaire) Soldat de compagnie de discipline, et qui portait la chemise blanche.
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brunissoir
?- (Cartographie) Outil à main arrondi et lisse utilisé pour polir une surface, appliquer un support adhésif ou pour le décalquage[1].
- Les brunissoirs sont en acier, en agate, ou en silex.
- Par contre la partie haute possède toujours un décor de croisillons ou d’ondes appliquées à l’aide d’un brunissoir sur des surfaces non polies. — (Aquitania, Volumes 7 à 8, 1990)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.