Dictionnaire des rimes
Les rimes en : sait
Que signifie "sait" ?
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- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de savoir.
- Par avance, il sait ce qu’il trouvera d’imparfait, de médiocre, de mal, d’immuable, en dépit des conseils, des admonestations ou reproches qu’il prodigue et ressasse à chaque inspection. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, 1958)
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "sait".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
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rajouter
?- Ajouter de nouveau.
- Vous en rajoutez !
- Pour certains groupes, comme les enseignants et les infirmières, le gouvernement acceptait d’en rajouter dans le cadre de négociations ciblées. — (Marion Dumont, « La réalité a changé », Le journal de Montréal, 13 novembre 2020)
- Ajouter.
- Oui, oui… Quand un homme parle à une femme de ses péchés, c'est généralement pour en rajouter un. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
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enfer
?- (Antiquité) (Au pluriel) Séjour des morts, avant le christianisme.
- Teutatès, Tut-tat, père des hommes. […] César a cru reconnaître en lui, Dis, dieu des enfers ou Pluton ; mais César ne savait pas que les Gaulois n’avaient point d’enfer, et, par conséquent, pas de dieux infernaux. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, page 61)
- Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ, […], est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, […]. — (Prière catholique dite « Je crois en Dieu »)
- (En particulier) (Au pluriel) Lieux souterrains où les Grecs et les Romains croyaient que les âmes allaient après la mort.
- Orphée alla chercher Eurydice aux Enfers.
- Héraclès descendit aux Enfers.
- Je l’aime, non point tel que l’ont vu les Enfers, volage adorateur de mille objets divers — (Jean Racine, Phèdre, 1661)
- (Religion) Lieu destiné au supplice des damnés.
- Les prêtres, ses confrères, déposèrent ce juge indulgent ; l’un d’eux lui dit : « Mon ami, je ne crois pas plus l’enfer éternel que vous ; mais il est bon que votre servante, votre tailleur, et même votre procureur, le croient. » — ( Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1764)
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière!Les maux les plus affreux sont amassés sur toi ;Le noir enfer, séjour rempli d’effroi,T’attend au bout de la carrière. — (Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d’éducation chrétienne : Mort du pécheur, 1844, 2e édition, page 106)
- L’église chrétienne va transformer les fantômes et les revenants en âmes en peine en même temps qu’elle met en place le Purgatoire entre l’Enfer et le Paradis. Les morts ont besoin des vivants et les moines de Cluny mettent en place la fête des morts. — (Claude Nachin, Les fantômes de l’âme : à propos des héritages psychiques, 1993, page 21)
- [Selon le recueil de superstitions Yü-Li], les méchants sont tués par le tonnerre, ou tourmentés de diverses façons dans l’enfer : plongés dans un trou à fumier ; jetés sur des sabres et des couteaux ; condamnés à la faim et à la soif, à suer leur sang, à revêtir des habits de fer rougi au feu, à être jetés dans la chaux, à être hachés et mis en pièces, à être gelés… — (Émile Bard, Les Chinois chez eux, A. Colin et Cie, Paris, 1899)
- (Sens figuré) (Familier) Lieu où l’on souffre, où l’on est au supplice, où l’on est extrêmement gêné, tourmenté, où il y a beaucoup de confusion et de désordre.
- Rien n’a pu effacer le souvenir de la sauvagerie de la pointe du Raz et de la Baie des Trépassés, et l’horreur fascinante de la mer mugissant dans l’enfer de Plogoff. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, De New-York à Tahiti, tome 1, 1929)
- C'était l’enfer quand je devais débarquer tout seul des frigos américains, et il y en avait beaucoup. Ils faisaient au moins dans les 40 kilos. C’était très dur aussi quand il fallait se mettre à deux pour superposer tout un stock de lave-linge très lourds aussi. — (Anonyme, Moi, Anthony, ouvrier d’aujourd’hui, Raconter la Vie, « 3 », Éditions du Seuil, 2014)
- Avoir l’enfer dans le cœur se dit d’une personne tourmentée de remords, ou agitée par la haine.
- Je suis une pauvre rateMa vie est un enfer.Mon frère est un banditMa mère une sorcière. — (Les Enquêtes de Chlorophylle, 1992–1995)
- (Par métonymie) Démons ; puissances de l’enfer.
- L’enfer en gémit.
- L’enfer se déchaîne contre lui.
- (Sens figuré) Partie réservée d’une bibliothèque où sont conservés les ouvrages dont la communication est jugée dangereuse, considérés comme licencieux ou « contraires aux bonnes mœurs ». Créé au début du XIXe siècle, il s’agissait au départ d’une simple pièce dans laquelle on enfermait ou cadenassait toutes les œuvres (livres, médailles, etc.) ou objets le plus souvent à caractère érotique et qui étaient interdits au grand public, mais accessible uniquement sur recommandation.
- Citerne où se recueillent les eaux mêlées au marc d’olive dans les huileries. On en tire une huile de basse qualité dite « huile d’enfer ».
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maturité
?- État de développement complet des forces intellectuelles et physiques.
- Le stéréotype de l'immaturité de la prostituée sera, on le sait, promis à un long avenir; il provient de la confusion, délibérément opérée, entre maturité et acceptation des valeurs de la société globale. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- (Biologie) État où sont les fruits, les grains, les légumes quand ils ont muri.
- Le fruit nommé cul-de-chien, nèfle d'Allemagne, est astringent avant sa maturité ; lorsqu'il a molli sur la paille c'est un aliment fort agréable ; […]. — (Édouard Adolphe Duchesne, Répertoire des plantes utiles et des plantes vénéneuses du globe, Paris, Jules Renouard, 1836, page 249)
- Cet arbuste donne des fruits qui sont cueillis avant maturité, séchés sur des claies puis distillés. — (Marcel Hégelbacher; La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, page 29)
- La fenaison commence généralement dès les premiers jours de juin, époque à laquelle, dans les années sèches, beaucoup des Graminées sont arrivées à maturité ; […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 84)
- Cueillie avant sa complète maturité, la baie s'y conservera sans moisir, […], affinant la saveur de sa pulpe qui affriande merles et grives mieux que cenelles d'épine blanche. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Par analogie) État des abcès lorsque la matière qu’ils contiennent va suppurer.
- Cet abcès est ou n’est pas à son point de maturité.
- (Par extension) (Plus rare) Femme mûre.
- Je n'ai jamais été de ces adolescents qui dépérissent pour les maturités : mais une pécheresse de trente-six ans, quand elle est belle de la tête aux pieds, c'est un « morceau », disent les sculpteurs ; c'est une femme, disent les amants. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre II)
- (Suisse) (Belgique) Baccalauréat, certificat attribué à la fin des études secondaires.
- Jeunes gens et jeunes filles participent ensemble aux cours car les classes sont mixtes depuis 1969 ; 824 élèves de quatrième année ont obtenu leur certificat de maturité. — (André Petitat, La Sociologie de l’éducation en Suisse romande, Revue européenne des sciences sociales, 1982)
- Les garçons font leur maturité, les trois filles arrêteront l’école juste avant cette échéance, l’une pour commencer la physiothérapie, l’autre pour faire sa BA, la troisième travailler et se payer le Conservatoire à Paris. — (Danièle Mermoud, Les heures tardives, 2015)
- (Suisse) (Belgique) (Par ellipse) Ce diplôme lui-même.
- Natif de Carouge dans le canton de Genève, c'est dans cette ville que ce petit fils d'horloger fait son collège, passe sa maturité et commence des études de lettres classiques.— (Sébastien Maillard, Georges Cottier, l’exigence du « penser juste », journal La Croix, 4 avril 2016, page 17)
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quitter
?- Laisser quelqu’un quelque part ; se séparer de lui.
- […], et, songeant qu’il faudrait bientôt nous quitter, nous nous assîmes tristement près de l’âtre où dansait la flamme rouge. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Après deux jours d'absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- — Eh bien, tu vois, moi aussi, tout de suite après t’avoir quitté hier, j'ai fait une faute de carre, en pleine vitesse, je ne sais pas comment c'est arrivé, je me suis un peu foulé le poignet. — (Isabelle Tonarelli, Jeunes femmes, Éditions B. Valiquette, 1943, page 106)
- Lorsque celui-ci avertissait la Banque d'Algérie que les otages avaient quitté l'Iran sains et saufs, la Banque d'Algérie donnait à la Banque d'Angleterre les instructions prévues aux différents accords, soit la remise de l'or et des titres à la à la Banque Markazi […]. — (« Règlement des différends entre les États-Unis et l'Iran : Les accords d'Alger du 19 janvier 1981 », dans le Journal du droit international, volume 108, Libraire générale de droit et de jurisprudence, 1981, page 748)
- Il vient un âge où nos facultés nous quittent l’une après l’autre.
- Son portrait ne me quitte pas, Je le porte toujours sur moi.
- Se retirer de quelque part.
- Mais les Prussiens, qui, au nombre de 1.200, occupaient Sainte-Sabine, l’avaient déjà quittée et avaient rejoint le gros de leurs forces à Vandenesse. — (A.-C. de Saint-Auvent, Histoire de la guerre franco-prussienne (1870-1871), Paris : chez A. Tramblay, 1875, page 243)
- C'est les Jésuites qui ont fait assassiner Henri IV ; c'est encore eux qui ont fait révoquer l’Édit de Nantes, à la suite de quoi tous les protestants ont été obligés de quitter la France; […]. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 120)
- Swann refusa, ayant prévenu M. de Charlus qu’en quittant de chez Mme de Saint-Euverte, il rentrerait directement chez lui […] — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 200)
- La nuit est chaude. Vous remontez en flânant la Canebière et vous la quittez au boulevard Dugommier. Vous arriver vite au bel escalier monumental, tout battant neuf, qui monte à la gare. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il ne leur donna qu'un délai d'un mois pour quitter le pays. Les retardataires étaient menacés d'être mis à mort. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- L'homme au carnet avait quitté sa place et lestement escaladé les marches du praticable qui reliait le plateau à la salle. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Quitter la chambre, sortir.
- Ce malade n’est pas encore assez bien pour quitter la chambre.
- Quitter le lit, se lever.
- Depuis un mois, il n’a pas quitté le lit.
- Quitter le grand chemin, s’écarter, se détourner du grand chemin.
- Abandonner une chose, y renoncer, cesser de s’y appliquer, de s’y adonner. (Sens figuré) Se désister de quelque chose, y renoncer.
- La veuve de Henri II était vêtue de ce deuil qu’elle n’avait point quitté depuis la mort de son mari. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Il y a déjà quelque temps que cet officier a quitté le service.
- Il a quitté la religion de ses pères.
- Quitter une charge, un emploi, une profession, un métier.
- Quitter la partie, convenir que celui contre qui l’on joue a gagné.
- Quitter ses mauvaises habitudes, y renoncer, s’en défaire.
- Quitter le commerce du monde, se priver du commerce du monde.
- Quitter le barreau, renoncer à la profession d’avocat.
- Quitter le monde, embrasser la vie religieuse ; aller vivre dans la retraite.
- Vous ne voulez pas entendre raison, je quitte la partie.
- Sortir ; s'éloigner.
- Peu avant de parvenir au village de Champion, la grande route de Namur à Louvain gravit, en quittant la ferme dite de Ponty ou des Pauvres, une éminence dont le sommet se trouve à quelques pas de la borne kilométrique n° 4. — (Eugène de Marmol, « Découvertes d'antiquités dans les tumulus de Champion et dans les localités voisines », dans les Annales de la Société archéologique de Namur, vol. 2, Namur : typographie de A. Wesmael-Legros, 1851, page 57)
- Ôter quelque chose de dessus soi, s’en dépouiller, s’en débarrasser.
- Quitter ses vêtements.
- Quitter les étriers, ôter ses pieds des étriers, volontairement ou involontairement.
- Quitter le deuil, cesser de porter des vêtements de deuil.
- Quitter la robe, quitter l’épée, quitter la soutane, quitter le froc, Renoncer à la profession de la robe, de l’épée, à l’état ecclésiastique, à la vie religieuse.
- (Vieilli) Céder, délaisser.
- Quitter tous ses droits.
- Il lui vend, quitte et délaisse tous ses droits à ce domaine.
- Quitter sa place à quelqu’un.
- Je vous quitte la place, je vous laisse, je me retire.
- (Vieilli) Exempter, affranchir, décharger, tenir quitte, dispenser.
- Je vous quitte de tout ce que vous me devez.
- Je vous quitte des intérêts et du principal.
- Je vous quitte du reste.
- Je vous quitte de vos compliments, de vos remerciements, etc., Je ne veux point de vos compliments, je n’ai que faire de vos remerciements, je vous en dispense.
- (Intransitif) S’en aller, se retirer de quelque travail, de quelque engagement.
- Tout le monde quittait.
- Tous les employés de l’établissement quittèrent à la fois.
- Ne quittez pas : on va vous parler.
- (Ivoirisme) (Intransitif) S'éloigner, cesser, abandonner une position, partir, venir de, être originaire de
- Encore un embouteillage parce qu'un taxi ne veut pas quitter sur la route pour laisser passer.
- Tous ces politiciens-là qui veulent nous blaguer, nous-mêmes on n'a qu'à quitter dans ça.
- Toi le chat ! Quitte couché devant ma porte, je dois passer !
- On a quitté Abidjan à 7 h ce matin et on est arrivés à Gagnoa à 11 h.
- Donc c'est à l'heure-là vous arrivez ? Mais vous avez quitté où et puis vous êtes en retard comme cela ?
- Moi je suis ivoirien mais ma maman a quitté au Bénin.
- (Sens figuré) (Par euphémisme) Mourir, partir
- Il nous a quittés hier matin.
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souffler
?- Pousser de l’air hors de la bouche.
- La messe finie, on rentrait vite à la maison sous les étoiles, on s’embarrait soigneusement, on soufflait sur la braise pour rallumer le feu et, à la lueur du calel, on mangeait les « bougnettes » arrosées de vin chaud, parfumé à la cannelle, au laurier et aux clous de girofle. — (Raoul Stéphan, Bécagrun, Paris : chez Albin Michel, 1935, 1re partie)
- C’est comme pour appeauter un tétras, rien de plus simple. Tu tends une feuille de chiendent entre tes deux pouces et tu souffles dans l’intervalle. Tu vois arriver le coq, la crête droite, écarlate et le collet ébouriffé. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- En arrivant à Normée le berger souffle dans sa corne pour annoncer son retour. Les chiens aboient. — (Mariel J.- Brunhes Delamarre, Le berger dans la France des villages, Éditions du CNRS, 1970, page 164)
- (Par extension) Faire une pause pour reprendre haleine ; respirer avec effort.
- Laissez-moi souffler.
- Prendre le temps de souffler un peu.
- — Comme vous soufflez ! Est-ce que vous venez de monter six étages ? » — (Marcel Proust, La Prisonnière, Gallimard, 1923)
- Parfois les rênes s’échappent de nos doigts engourdis, et nos montures aveuglées, tournant le dos à la tempête, refusent d’avancer. Nous les laissons souffler un instant, puis reprenons notre course muette et aveugle. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 36)
- Dieu consent enfin à interrompre la tâche pénitente de ses maux ; Il lui accorde de souffler et le Démon profite de cette accalmie pour entrer en scène. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Pousser, agiter l’air.
- Toute la journée, un vent aigre a soufflé de l’Ouest ; le ciel est resté bas et triste, et j’ai vu passer des vols de corbeaux… — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Il ventait dur, sans que l’atmosphère en fût rafraichie, car le vent soufflait du sud. — (Charles Le Goffic, ’'Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 112)
- Le très expérimenté explorateur revint dans avoir atteint son but ; il nous raconta qu’un terrible « blizzard » soufflait dans le Sund et que les glaces étaient dangereusement en mouvement. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- […] et dans la mer des Antilles je faisais une bonne moyenne de marche poussé par les alizés qui soufflaient frais et réguliers du Nord-Est. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Ce soufflet est percé, il ne souffle plus.
- L’esprit souffle où il veut : (Sens figuré) (Théologie) Dieu communique ses grâces à qui il lui plaît. Cette phrase signifie, par extension, dans le langage courant : L’inspiration vient sans qu’on sache d’où, ni comment ; le génie a ses voies qui n’appartiennent qu’à lui.
- Envoyer de l’air sur quelque chose, dans quelque chose.
- Lors des vents de tempête, le reg graveleux est soufflé par le vent qui édifie ainsi ces rides de quelques centimètres de hauteur ; […]. — (Nicole Petit-Maire, Jean Riser et L. Blanc-Vernet, Sahara ou Sahel?: quaternaire récent du bassin de Taoudenni (Mali), Centre national de la recherche scientifique, 1983, page 99)
- Ils vont changer l’huile et souffler mes pneus. (Québec)
- Souffler le feu : Y envoyer de l’air pour l’activer.
- Souffler une bougie : Souffler sur la flamme d’une bougie pour l’éteindre.
- Souffler l’orgue : Envoyer de l’air dans les tuyaux d’un orgue par le moyen de la soufflerie.
- Souffler le verre, l’émail : Façonner quelque ouvrage de verre, d’émail, en soufflant dans un tube de fer à l’extrémité duquel est la matière que l’on travaille.
- Déplacer ou détruire par un mouvement violent d’air ou de gaz.
- Selon les témoignages publiés sur les réseaux sociaux, un bâtiment de l’université de Makiïvka servant de dortoir pour les mobilisés et les réservistes russes aurait été atteint par plusieurs projectiles dans la nuit du Nouvel An, soufflant littéralement les trois niveaux de l’immeuble. — (Cédric Pietralunga, Guerre en Ukraine : à Makiïvka, dans le Donbass, des dizaines de soldats russes tués dans le bombardement de leur base, Le Monde. Mis en ligne le 2 janvier 2023)
- (Hippologie) Renifler, flairer une jument.
- Un étalonnier amène un entier afin qu'il la flaire de façon perpendiculaire à la barre. On dit qu'il souffle la jument, d'où son nom de souffleur.
- (Sens figuré) (Familier) Parler, par ellipse de « souffler mot ».
- N’oser souffler, ne pas souffler : Ne pas oser ouvrir la bouche pour faire des plaintes, des remontrances.
- (Sens figuré) Faire naître, exciter.
- Mais le diable a soufflé là-dessus, de son haleine fiévreuse et empestée, et les pires billevesées ont pris leur vol. L’homme a inventé les dieux et il a créé l’amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)
- Souffler la discorde, le feu de la discorde.
- Souffler la haine, la division, la révolte.
- (Sens figuré) Dire à quelqu’un sa leçon, son rôle, à voix basse, de façon à n’être entendu que de lui, les endroits de sa leçon, de son rôle dont il ne se souvient plus.
- Souffler un acteur.
- Camille et Pierre, un peu embarrassés de leurs grandeurs, s’embrouillèrent en disant le Credo ; le curé fut obligé de les souffler. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
- Il a été puni pour avoir soufflé la leçon à son camarade.
- (Sens figuré) Dire quelque chose à quelqu’un à voix basse.
- Un certain pressentiment me soufflait tout bas que c’était une imprudence de m’en aller après la scène qui venait d’avoir lieu. — (François Auguste Biard (1799-1882), Deux années au Brésil, 1862)
- (Jeu de dames) Ôter un pion à celui contre qui l’on joue, parce qu’il ne s’en est pas servi pour prendre un autre pion qui était en prise. Note : Règle abolie au début du XXe siècle.
- Je vous souffle, souffler n’est pas jouer
- — Honneur aux blanches ! C’est à vous de jouer.— Est-ce que vous soufflez ? Telle est la réponse de sa partenaire...— Un peu... quand je marche trop vite...Pauvre M. Hyacinthe ! sa compréhension est toujours pénible. Un autre le trouverait ridicule. Marie, qui croit ses erreurs conscientes, le trouve spirituel.— Quel enfant vous êtes ! il n’y a pas moyen de parler cinq minutes sérieusement avec vous !— Comment ?— Oui, oui, faites l’innocent... Vous aviez très bien entendu ce que je voulais dire... Lorsqu’on néglige de prendre, est-ce que vous « soufflez » le pion ?— J’agirai selon votre convenance.— Alors soufflons, soufflons….— A la pensée de « souffler », Marie s’esclaffe. Les vieilles demoiselles s’amusent aussi facilement que les petits enfants ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 281-282)
- Nous disposons des autres comme s’ils étaient des pions, afin de ne laisser aucune case vide ; mais eux aussi jouent leur jeu secret, nous poussent du doigt, nous écartent ; nous pouvons être soufflés, mis de côté. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 182)
- (Sens figuré) Enlever, prendre, voler.
- Souffler une maîtresse à son ami, c’est une rouerie trop commune pour moi. — (Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 17, 1833)
- Éditorialiste au « Point », cet ex-directeur de cabinet adjoint de Gilles de Robien avait ses entrées chez Sarkozy, est un intime de Baroin, avec lequel il traînait sur les bancs du très chic Collège Stanislas, était apprécié chez Juppé et Fillon pendant la primaire, dialoguait fort civilement avec Jean-Christophe Lagarde, le patron de l’UDI, tout en entretenant les meilleures relations avec Macron, auquel il a soufflé une bonne partie de son programme. — (Anne-Sophie Mercier, Le score enseignant, Le Canard enchaîné, 17 mai 2017, page 7)
- (Sens figuré) Dire, et spécialement dire dans un souffle.
- Oui, souffla-t-il. — (Blandine {Boisset, Vincent Herrouin, Amélie Tupenot, Le Doigt sanglant, in Nouvelles policières, éditions Balthazar, avril 2003)
- Il n’en soufflera rien, je vous le garantis.
- (Familier) Causer une grande surprise, provoquer l'étonnement.
- En compétition hier à Cannes, "The Last face" a été sifflé et a soufflé tous les journalistes présents à la projection pour la presse. — (Rires et sifflets pour Sean Penn, Vosges Matin, 21 mai 2016)
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prêter
?- Fournir, donner.
- Elle s'était levée et prêtait l'oreille à des bruits imaginaires. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Tous les hommes, […], écoutaient nonchalamment, sans y prêter grande attention, un mauvais phonographe, aux accents métalliques. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 385 de l’édition de 1921)
- Historiquement, la « tête gouvernante » de l'impérialisme nord-américain prête une attention supérieure au contrôle militaire, tandis que sa « tête privée » se consacre au contrôle économique. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
- La nuit lui prêtait son ombre.
- Prêter secours, aide, faveur, etc., secourir, aider, favoriser quelqu’un en quelque chose.
- Prêter la main à quelque chose, aider à faire quelque chose, être complice de quelque chose.
- Il a prêté la main à ce vol, à ce meurtre.
- Prêter la main à quelqu’un, l’aider à porter quelque chose de pesant, à remuer, à soulever quelque fardeau ; et, figurément, l’aider à réussir dans une entreprise.
- Prêtez-moi un peu la main.
- Prêter l’épaule.
- Prêter serment, faire serment devant témoins.
- Prêter serment devant un tribunal.
- Il fut admis à prêter serment.
- Prêter foi et hommage se disait d’un vassal qui rendait foi et hommage au seigneur duquel il relevait.
- Prêter son nom, laisser faire en son nom un acte où l’on n’a point d’intérêt, dont un autre a les avantages et les charges. Il se dit aussi de celui qui autorise un autre à se servir de son nom en quelque occasion → voir prête-nom.
- Prêter sa voix, prêter son ministère à quelqu’un, parler pour lui, s’employer pour lui.
- Fournir une chose sous condition que celui qui la reçoit la rendra ; permettre l’usage temporaire d’une chose. Il s’emploie absolument dans ce sens; c’est alors le plus souvent d’argent qu’il s’agit.
- Les machines seront toutes prêtées par l’entreprise Caterpillar, qui en profitera pour proposer des démonstrations. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 septembre 2022, page 23)
- Prêter sa voiture.
- Prêter des meubles.
- Il nous a prêté sa maison.
- Prêtez-moi cette brochure.
- Il ne rend jamais les livres qu’on lui prête.
- C’est un homme qui n’aime pas à prêter.
- Prêter à intérêt.
- Prêter à la petite semaine, prêter pour un temps très court et à un intérêt très élevé.
- Attribuer, imputer.
- Prêter à quelqu’un des propos, des opinions, des projets, des intentions, une action, un ouvrage, une chanson, une plaisanterie.
- Prêter à une personne des torts, un ridicule, un travers.
- (Intransitif) Fournir matière à ; donner lieu à.
- Envisagé du bord, un débarquement semblait d’autant plus difficile qu’outre les remous et les brisants qui encerclaient l’îlot, la configuration du rocher ne s’y prête guère. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Sa présence à Sagra ne prêtait pas moins à cent explications banales. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- Mais à cette réunion, j’eus le tort de présenter mes idées sous une forme édulcorée (la théorie de l’onde-pilote) qui prêtait à de nombreuses objections. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
- Nul ne sait si l'histoire d'un automobiliste faisant marche arrière pour « confisquer » le « barbecue » (le surnom du radar mobile) qui venait de le griller» est vraie. Ou juste imaginaire parce que prêtant à sourire. — (Denis Boulard, Radar Business, Éditions First-Gründ, 2012 chapitre 7)
- Ce que vous me dites prête à penser.
- S’étendre aisément quand on les tire, en parlant du cuir, des étoffes, et autres choses de même nature.
- Du cuir qui prête.
- Un bas qui prête.
- Une étoffe qui prête.
- C’est un sujet qui prête, se dit, en parlant des ouvrages de l’esprit, d’un sujet qui peut fournir des développements brillants, suggérer des idées intéressantes.
- J’ai fait de la poésie, de l’éloquence là-dessus. Le sujet prêtait : Guillaume amoureux d’une paysanne !… son père pouvait bien l’avoir été. Guillaume cédant à sa passion !… son père y avait cédé. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- (Pronominal) S’adonner, se laisser aller momentanément à quelque chose.
- Se prêter à l’espérance, à l’illusion.
- (Pronominal) Consentir par complaisance à quelque chose ; se plier à.
- Notons que le terme association a été très mal choisi. Il n'implique pas que les plantes se prêtent une aide quelconque. En général, elles sont concurrentes. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 114)
- On n'a jamais très bien compris ce qu'on reprochait aux poses très prudes et un rien mélancolique de l'étudiante génépiste qui s’y était prêtée. — (Louis Perego, Le coup de grâce, Les Éditions de l'Atelier/Éditions ouvrières, 1995, p. 88)
- Convenir à ; être utilisable pour.
- Ces lignes pures, ce ton fauve et doré, prêteraient merveilleusement à la peinture, et il est fâcheux que Léopold Robert, ce Raphaël des paysans, soit mort si jeune et n’ait pas fait le voyage d’Espagne. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Pronominal) Convenir à ; être utilisable pour.
- Grâce à la nature du sol (tirs et hamri) et à l’abondance des précipitations, une grande partie de la zone côtière se prête admirablement à l’exploitation agricole. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 219)
- Le sol argilo-calcaire, parfois décalcifié en surface — devenant argilo-siliceux au contact des grès bigarrés — se prête bien à la culture des céréales. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 13)
- Un sandwich enroulé (wrap en anglais) dans une tortilla de blé, voilà l'idée toute simple née en Californie dans les années 1990. Digne descendant du burrito, le wrap n'a pas tardé à conquérir le monde, tant il se prête à toutes les variations. — (Estérelle Payany, Wraps, éditions Variations gourmandes/Solar éditions, 2012, introduction)
-
travailler
?- Tourmenter ; soumettre à une gêne ; causer de la peine ; torturer psychologiquement.
- Notre existence est double, mon amie : notre vie intérieure, celle de nos sentiments, nous travaille avec violence, tandis que la vie extérieure nous domine malgré nous. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXIII, 1826)
- Dans l’armée française tous les esprits étaient travaillés par cette secrète inquiétude qui annonce les grands événements. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXIV, 1826)
- Elle disait très souvent qu’il lui suffisait de le voir entrer dans une pièce pour qu’elle fût travaillée du désir de le gifler, et qu’elle se contraignait alors à réciter mentalement les actes d’amour et de charité. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, Le Livre de Poche, page 28)
- Mais Loïse, sa fille, insiste pour demeurer : elle aime la forêt, paraît-il, […], le père cède. Non qu’il ne pressente pas qu’autre chose travaille cette jeunesse. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Vieilli) Agiter, exciter au mécontentement, à la révolte.
- Travailler les esprits, le peuple, l’armée.
- Contraindre à certains exercices.
- […] ; c'était une semaine après cette nuit alcoolisée, et Camila était en train de travailler son art funambulesque, vêtue d'un bermuda marron qui laissait voir la blancheur presque transparente de ses mollets. — (Joao Tordo, Le Domaine du Temps, traduit du portugais par Dominique Nédellec, éditions Actes Sud, 2010)
- Ce cheval a été trop travaillé.
- Soumettre une matière à un travail, la façonner.
- Il fut reconnu, plus tard, que les tabacs de Morlaix étaient mal travaillés et qu’aux ateliers royaux de cette ville, la mouillade des feuilles était faite avec de l’eau de mer très sale, puisée dans le port vaseux. — (Étienne Dupont, Le Vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, page 121)
- Soigner, exécuter avec soin.
- Vous n’avez pas assez travaillé ce mémoire.
- (Familier) Étudier.
- Travailler le piano, le violon.
- (Intransitif) Se donner de la peine ou faire un effort soutenu pour exécuter quelque chose ; faire un travail, un ouvrage.
- Depuis deux heures Rabalan travaillait avec acharnement. Son casse-pierres se levait et s’abaissait en un mouvement rythmique, sur les cailloux. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Tous les bras disponibles travaillaient à la confection d’un mât, auquel les électriciens du Vaterland accrocheraient les longues antennes de l’appareil de télégraphie sans fil […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 270 de l’édition de 1921)
- À part ça, n’importe comment, qu’on ait des tarares ou qu’on n’en ait point, la vie de tous les jours, c’est quand même de travailler. On travaille pour gagner sa vie, oui, et puis on travaille pour travailler, parce que c’est tout ce qu’on sait faire. Moi, je ne me plains pas. J’aime de travailler et je suis servi pour longtemps. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 150)
- Rien dans ses agissements, ses relations, n'était douteux. Plusieurs heures durant, vingt limiers du Bureau Central avaient travaillé d'arrache-pied sur cette matière, cherchant la faille par où pourrait s'insinuer le soupçon. Pour aboutir à délivrer vingt certificats de bonne vie et mœurs... — (Léo Malet, Johnny Metal et le dé de jade, Paris : G. Ventillard, 1947 & Paris : Fleuve Noir, 1984, chapitre 17)
- Comme une sentinelle du plaisir, la « chandelle » attend, jusqu'au bout de la nuit, l’éventuel client dans une encoignure de porte, où travaillaient l'après-midi des occasionnelles ou prétendues telles en tailleur de ville. — (Patrice Bollon, Pigalle, le roman noir de Paris, éditions Hoëbeke, 2004, page 158)
- Pourquoi travailler ? Parce qu’on n’éprouve plus, tant qu’on travaille, le sentiment, toujours tapi à l’arrière-plan de la conscience, qu’on mourra tôt ou tard. — (Paul Veyne, Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas. Souvenirs, Albin Michel, 2014, pages 259-260)
- (Spécialement) (Éducation) Apprendre, fournir un effort pour l’école.
- J’ai travaillé toute cette matinée pour préparer mes examens.
- Avoir de l’occupation, de l’ouvrage, en parlant de ceux qui exercent quelque profession ; et par extension, en parlant de l'établissement dans lequel se déroule cette activité.
- Après avoir signalé (8, 9) les résultats de nos premiers essais de chloration du kerdane et de l’heptane normal, nous avons poursuivi ces essais en travaillant soit à des températures plus élevées, soit sous pression. — (Bulletin de la Société chimique de France, Masson et Cie, 1963, page 306)
- Siwa était très attaché aux conquêtes syndicales et aux fêtes chrétiennes. Il n’aurait pas travaillé un Premier Mai ou un jeudi de l'Ascension, lui eût-on fait un pont d'or. Cet arrangement convenait à Chapotot : […]. — (Jean Dutourd , Portraits de femmes, éditions Flammarion, 2013)
- Dans le langage de la pègre, « travailler » a toujours eu pour signification « voler ». — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, La Guêpe rouge, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 684)
- Être en mouvement et produire un effet utile.
- Cette machine travaille.
- Fructifier, produire intérêt, en parlant des richesses.
- Son argent travaille sans cesse,car il est continuellement replacé, il produit toujours un nouvel intérêt.
- Fermenter, en parlant du vin, de la bière, du cidre, etc.
- Ce vin a travaillé.
- (Sens figuré) Être dans une sorte d’agitation causée par quelque projet, par quelque ouvrage, en parlant de la pensée.
- Vous aurez alors les terres pour rien, comme les a eues Rigou ; tandis que si vous les mettez dans la gueule des bourgeois, les bourgeois vous les recracheront bien amaigries et renchéries, vous travaillerez pour eux, comme tous ceux qui travaillent pour Rigou. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre douzième)
- (Par analogie) — Si je passais des nuits blanches, pleines de cauchemards que j'avais attribués jusqu'alors à une mauvaise digestion, j'en connaissais enfin la raison. C'était « mon cancer » qui travaillait. — (Sophie Vax, Perverse Marie-Thé, Éditions SEDICO, 1958, chapitre 1)
- Son esprit travaille, sa tête travaille.
- Subir un effort, se déformer sous l’action de l’humidité, de la chaleur, etc., en parlant des matériaux de construction.
- « L’horloge est toujours en retard les hivers, dit-il, à cause du fer qui travaille. » — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- En plusieurs endroits, en effet, la marqueterie avait éclaté. Mais de quoi me plaindrais-je ? S’il est une chose qu’un écrivain porté au farniente ne saurait regretter, c’est d’avoir un bureau qui travaille. — (Pierre Daninos, Objet sincère, in Daninoscope, 1963)
-
énerver
?- Agacer en produisant une irritation nerveuse.
- Elle m’horripilait avec ses airs supérieurs, elle nous prenait pour des incultes tout ça parce qu'elle avait fait hypocagne. Même sa façon de rejeter ses cheveux en arrière lorsqu'elle riait m’énervait. — (Marie Feyt, Encolie, Éditions Publibook, 2008, page 19)
- À 41 ans, Cyril Hanouna est le roi du bac à sable. Un saltimbanque populaire qui fait rire autant qu'il énerve. Une vraie tête à clashs. — (Maxime Biermé, « Cyril Hanouna, tête à clashs », le 16 octobre 2015, sur le site du journal Le Soir (https:/plus.lesoir.be))
- (Vieilli) Affaiblir en endommageant le système nerveux.
- Dans un coin, la buvette accueillait, toujours ceux qui avaient essuyé quelques refus et les consolait par une ou deux tournées de « blanc-limé », du vin blanc avec un peu de limonade, ce qui finissait par énerver, et transformait la piste de danse, en ring de pugilat, il fallait bien que jeunesse se passe. — (Allan Georges, Hymne à la Bresse, 2017)
- (Sens figuré) (Vieilli) Amollir, efféminer.
- …, et nous nous sommes laissé énerver par le luxe des Normands longtemps avant de tomber sous leurs armes. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) Défaire de son élasticité une chose.
- Il est évident que les hautes pressions énervent plus le chiffon, amènent un plus fort déchet au moment du vidage de la lessive, et occasionnent des détériorations parfois graves dans les lessiveurs cylindriques. — (« Appareils de lessivage : Lessiveurs sphériques rotatifs, construits par MM. Séraphin Frères, à Paris », dans la Publication industrielle des machines, outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récents […], par Armengaud Aîné, texte, tome 17, Paris : Imprimerie de J. Claye, 1867, page 267)
- Il se peut en effet, que le frottement du fil dans le bobinot et le curseur énerve la fibre et que le foulage en soit rendu plus difficile. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Et ceci se comprend aisément étant donné qu’une jeune peau se laisse épuiser par un bouillon à 65° C., tandis qu’il faut 90 ou 80° pour dégélatiniser certaines vieilles peaux : or nous savons que la chaleur énerve la gélatine. — (François Margival, Les colles, 1913)
- (Par extension) Rendre le style, le langage faible et lâche.
- Le trop d’ornement énerve le style. - Une délicatesse excessive énerverait la langue. - Leur langage s’énervait en se polissant.
- (Par extension) Ôter leur force à l’autorité, la religion, les lois.
- (Histoire) Priver de l’usage des nerfs en brûlant ou en coupant les tendons des muscles des jarrets.
- Les énervés de Jumièges
- (Médecine vétérinaire) Enlever les tendons des muscles de la lèvre supérieure, d'un cheval.
- (Pronominal) Être dans une agitation nerveuse qui va en s’augmentant.
- Mais dans les milieux grainiers de la betterave sucrière, on s'énerve à qui mieux mieux en vue de produire la graine monogerme génétique. Celle-ci existe aux États-Unis et en U.R.S.S. — (Journal de la Société centrale d'agriculture de Belgique, 1965, vol.112, page 7)
- — Mais me regardez pas comme ça ! s'énerva-t-elle. J'suis pas une gogole, je retrouve un disparu sur quatre avec mon pendule ! — (Didier Van Cauwelaert, Attirance, Éditions Albin Michel, 2015)
-
messager
?- Celui qui est chargé de porter un message.
- Messager fidèle.
- Je lui ai envoyé messager sur messager.
- Donnez-moi cette lettre, je serai votre messagère.
- Dans le passage de l’oral à l’écrit, la spécificité du messager s’efface derrière celle du message. Peut-être y perd-on en spontanéité, mais on y gagne en cohérence, celle précisément d’une forme littéraire. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750) , Communications, 1987, vol. 46, no 46, p. 120)
- Celui qui se charge de transporter les colis d’une localité à une autre.
- Apparemment conçu pour que personne ne s’y attarde, sauf les chauffeurs-gardes du corps venus déposer et attendre leurs ministres qui assistent au Conseil ou à diverses autres réunions, ce hall ne comporte aucun véritable endroit pour s’asseoir, à l’exception de deux longues banquettes de bois peu invitantes et sur lesquelles traînent invariablement colis et enveloppes en attente d’un messager ou d'un taxi. — (Martine Tremblay, Derrière les portes closes, 2013)'
- (Poétique) Le messager des dieux : Mercure, Hermès.
- (Sens figuré) Messager de malheur : Celui qui apporte, ou qui est dans l’habitude d’apporter de mauvaises nouvelles.
- (Sens figuré) Dans le style élevé, annonciateur, avant-coureur.
- Les hirondelles sont les messagères du printemps.
- (Marine) Fin cordage servant à guider une drisse à l'intérieur d'un mât.
- (Biochimie) Molécule qui intervient dans la régulation des processus physiologiques en véhiculant une information, notamment en participant à la signalisation cellulaire.
-
lancé
?- (Tissage) Trame supplémentaire, passée d’une lisière à l’autre d’un tissu façonné, servant à colorer un motif.
- (Chasse) Moment de la chasse où l’animal chassé se lève et sort de l’endroit où il se terrait.
- On appelle lancé l’instant où les chiens mettent la bête debout et, pour l’annoncer, on sonne le ton suivant, qui est un ton pour chiens ; mais, avant de le sonner, il faut être sûr de sa bête, car il peut arriver, par exemple, qu’en cherchant un lièvre dans un bois, vos chiens y lancent un renard ou quelque autre mauvaise bête, sur laquelle on ferait une grande faute de les appuyer pour les rompre aussitôt à coups de fouet. — (Jean-Baptiste-Jacques Le Verrier de La Conterie, L’École de la chasse aux chiens courants; ou; Vénerie normande, 1763)
- (Chasse, Musique) Ton de chasse que l’on sonne lorsque l’animal chassé est debout.
- La bête est debout; on sonne le lancé ; mais il ne faut sonner qu’à coup sûr; il faut savoir si l’animal qui se trouve devant les chiens est bien celui que l’on veut chasser. Le lancé ne doit par conséquent être sonné que par le valet de limier qui a fait le bois, ou par le chef de la chasse. — (Elzéar Blaze, La Musique de chasse, La France musicale, 1842)
- Les chevreuils attaqués sautent à une ligne. Un veneur sonne « le lancé », « la vue », « les animaux de compagnie » ; pas la tête ni la fanfare de l’animal : cela ne se fait que pour le loup et le sanglier. — (La Chasse moderne. Encyclopédie du chasseur, Larousse, 1912)
- Du moment que la bête est debout, on sonne le lancé; mais on ne doit sonner qu’à coup sûr, c'est-à-dire qu'il faut savoir si c’est bien l’animal que l’on veut chasser qui court devant les chiens ; dans ce dernier cas, loin de les appuyer en sonnant, il faudrait les rompre le plus tôt possible. — (Elzéar Blaze, Le Chasseur au chien courant : contenant les habitudes, les ruses des bêtes ; l’art de les quêter, de les juger et de les détourner ; de les attaquer, de les tirer ou de les prendre à force ; l’éducation du limier ; des chiens courants, leurs maladies, etc ; formant, avec le Chasseur au chien d’arrêt, un cours complet de chasse à tir et à courre, Volume 1, 1838)
-
varier
?- Diversifier.
- Dans la peinture, il faut varier les airs de tête et l’attitude des figures.
- Varier les mets, les ornements.
- Varier ses expressions.
- Varier son style.
- Varier ses plaisirs, ses occupations.
- (Musique) Varier un air : le changer en y ajoutant des notes et des ornements qui en laissent subsister le motif, la mélodie.
- (Intransitif) Changer, se modifier, présenter des changements successifs.
- L’effectif de la brigade n’avait pas varié : il s'était maintenu au chiffre de 6.000 hommes, grâce à l'apport régulier des dépôts. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.90)
- L’amplitude ou marnage est un caractère essentiel des marées qui varie dans le temps (pendant les mortes-eaux le marnage est plus faible que pendant les vives-eaux) et dans l’espace (côtes microtidales avec un marnage moyen inférieur à 2 m, côtes mésotidales avec un marnage moyen compris entre 2 et 4 m, côtes macrotidales avec un marnage moyen supérieur à 4 m). — (Roland Paskoff, Les littoraux : Impact des aménagements sur leur évolution, 2010)
- Être d’avis différent, rapporter diversement le même fait.
- Les historiens varient sur ce point.
- On varie sur le lieu de la naissance d’Homère.
- Avoir des formes, des qualités différentes, suivant les diverses circonstances.
- Les mœurs varient selon les pays, les époques.
- Ce plan, qui devra être transmis à Québec d'ici mardi midi, devra prévoir le report ou l'abandon progressif de rendez-vous et d'opérations non urgentes afin d'atteindre le 17 décembre un certain nombre de "lits désignés COVID", qui varie d'un établissement à l'autre.— (Jérôme Labbé, « Québec demande aux hôpitaux de mettre en branle leur plan de délestage », radio-canada.ca, 8 décembre 2020)
- (Marine) S’écarte du nord, en parlant de l’aiguille aimantée de la boussole, soit du côté de l’est, soit du côté de l’ouest.
- À telle hauteur, l’aiguille varie de tant de degrés.
-
approcher
?- (Transitif) Mettre proche, mettre près.
- Approchez cet enfant de la table.
- (Transitif) (Sens figuré) Faire voir comme plus proche.
- Cette lunette approche les objets.
- (Transitif) (Sens figuré) Admettre dans sa familiarité, dans sa proximité.
- Ce prince l’a approché de lui, de sa personne.
- Memnon, puis-je à mon tour être admise aujourd'huiParmi les courtisans qu'il approche de lui ? — (Voltaire, Irène, acte I, scène II)
- (Transitif) Se placer, se trouver auprès de quelqu’un.
- Empêchez cet homme de m’approcher. Il fait le bonheur de tous ceux qui l’approchent.
- (Transitif) (Sens figuré) Avoir un accès libre et facile auprès de quelqu’un.
- Il résume ses deux grandes difficultés actuelles: « J'ai de la difficulté à m’intégrer. J'ai de la misère à approcher les filles. […] J'ai appris une façon de les approcher, mais je ne sais pas si c'est la meilleure. » — (Danielle Laberge, L'errance urbaine, Éditions MultiMondes, 2000, page 154)
- (Transitif) (Spécialement) Prendre langue, en parlant de quelqu'un.
- C’est un homme qu’on ne saurait approcher.
- (Transitif) (En particulier) Déterminer approximativement.
- A condition de cuber l'épandeur en multipliant la longueur par la largeur et par la hauteur du chargement pour connaître le volume de fumier qu'il contient, il est possible d’approcher le poids de fumier chargé de 2 façons. — (Comment régler son épandeur d'engrais ou de produits organiques ?, ARVALIS, 2004)
- (Intransitif) Devenir proche.
- Le temps approche où le grand commerce va, plus que les guerres de chevalerie, tenter les jeunes Anglais aventureux. — (André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, p.236)
- (Intransitif) Avancer (vers), arriver à proximité (de).
- Empêchez qu’il n’approche. Approchez, que je vous parle. L’ennemi approche.
- J’ai vu qu’il approchait de moi et j’ai évité sa rencontre.
- À mesure qu’il approchait de ses antagonistes, des craquements, des soupirs et des han ! l’aidaient à se diriger. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 349 de l’édition de 1921)
- Accompagné de trois cavaliers, il approchait de Troyes : avec sa monture, il y avait donc quatre chevaux. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Intransitif) (Absolument) Approcher du but.
- Ce n’est pas tout à fait ce que vous dites, mais vous approchez.
- Approcher toujours, n’arriver jamais ; telle est la loi. La civilisation est une asymptote. — (Victor Hugo, Actes et paroles — Avant l’exil, chapitre Le Droit et la Loi, 1875, page 30)
- (Intransitif) Avoir quelque convenance, quelque rapport, quelque parité, quelque ressemblance.
- Ces deux couleurs approchent beaucoup l’une de l’autre. Son style approche de celui de Cicéron.
- Il fait des vers qui approchent de ceux d’Horace et de Virgile. Rien n’approche de la grandeur, de la magnificence de ce prince.
- La beauté de la fille n’approche pas de celle de la mère. Ces imaginations-là approchent fort de la folie.
- (Pronominal) Devenir proche.
- La partie repart, les clients sadiques s’approchent, soudain intéressés de voir un froggy en situation délicate, et arrive mon tour. — (Bruno Léandri, C’est curieux ce truc…, 2016)
- Tout en parlant, mon compagnon s'était approché du comptoir, où je le rejoignis, et l'on nous servit nos grogs. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Et, laissant échapper le rideau, il s'approcha du lit. Flossie continuait de ronfler, la bouche ouverte. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 57)
- Les parcs sont pour le moment bondés. Je m’inquiète pour mes enfants : ne vais-je pas en faire des sociopathes, au sens littéral, si je les gronde dès lors qu’ils s’approchent d’autres personnes ? — (Svenja Flaßpöhler, traduction Octave Larmagnac-Matheron, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 30/03/220 de Philosophie Magazine)
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casser
?- Briser ; rompre.
- M. Eyssette hausse les épaules :— Si c’est Jacques qui y va, dit-il, la cruche est cassée, c’est sûr.— Tu entends, Jacques, — c’est madame Eyssette qui parle avec sa voix tranquille, — tu entends, ne la casse pas, fais bien attention. M. Eyssette reprend : — Oh ! tu as beau lui dire de ne pas la casser, il la cassera tout de même. Ici, la voix éplorée de Jacques : — Mais enfin, pourquoi voulez-vous que je la casse ? — Je ne veux pas que tu la casses, je te dis que tu la casseras, répond M. Eyssette, et d’un ton qui n’admet pas de réplique. — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 20)
- Il y a des engueulades qui rougissent les yeux, bleuissent les joues, crispent les poings, arrachent les cheveux, cassent les œufs, renversent les éventaires, dépoitraillent les matrones, et me remplissent d'une joie pure. — (Jules Vallès, L’Enfant, chapitre 8, Le Siècle, 1878 & Éditions Charpentier, 1879)
- Le thermomètre est descendu à -6° ; tout le gréement était couvert de givre et de glace que je dus casser en montant dans la mâture. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Soudain, la chaîne du vélo casse alors que je suis tout près du village de Voves en Eure-et-Loir, à une vingtaine de kilomètres de Chartres. — (Josette Lassalle, Une Bordelaise dans la Résistance: entretiens avec Jacques Balié, Imprimerie Fanlac, 1996, page 41)
- (Par extension) (Cuisine) Se dit lorsqu’une mousse retombe après avoir été battue ou remuée trop énergiquement, ce qui la liquéfie en brisant les bulles d’air qu’elle contient et en chassant l’air de l’émulsion.
- Mais ne fouette pas tant les blancs en neige, malheureux ! Tu vas les casser !
- (Sens figuré) Imprimer un angle à une ligne ou un objet droit.
- Lorsqu’on manie un fusil il existe quelques règles primordiales. Ainsi, lorsqu’on se déplace il faut toujours casser le fusil, voire le décharger. Lors d’un rassemblement entre chasseurs, casser et décharger sont nécessaires. Ces mesures s’imposent aussi lorsque le chasseur franchit un obstacle. — (Jean-Louis Barrère, Chasseurs, « cassez vos fusils », La Dépêche du Midi, 21 avril 1999 → lire en ligne)
- (Sens figuré) Affaiblir.
- Abdu et Hamid font partie des chanceux ; d’autres le sont moins. Les plus fragiles se sont « clochardisés », trop abîmés, cassés au terme de leur périple par l’ultime épreuve de la rue, témoigne une habitante du quartier Jaurès. — (Solène Cordier, Paroles de migrants : « Je ne pensais pas vivre un jour comme ça » sur LeMonde.fr. Mis en ligne le 6 avril 2017, consulté le 7 avril 2017)
- Les fatigues de la guerre, les débauches l’ont bien cassé.
- Il a la voix cassée.
- Après cette séance de musculation, j’étais cassé.
- (En particulier) (Vêtement) Assouplir une chaussure, souvent par un usage modéré après leur acquisition.
- Si vous songez à vous lancer dans un trek au long cours juste après avoir acheté ces Chameleon, renoncez tout de suite à cette idée. Prenez le temps de les casser lors de petites marches. — (Trek Magazine, Test chaussures de randonnée : 16 tiges basses et mid au banc d'essai)
- (Droit) Annuler, déclarer nul.
- Afin d'obtenir la révision du procès, Voltaire publie, en 1763, l’ouvrage Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas, tandis que la famille obtient un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Après deux ans d’instruction, le Conseil du roi casse l’arrêt du parlement de Toulouse le 4 juin 1764 pour vice de procédure et renvoie l’affaire devant le tribunal des Requêtes pour qu’il soit statué au fond. — (Affaire Calas sur l’encyclopédie Wikipédia )
- Casser un mariage.
- Casser un testament, un contrat.
- Rétrograder ; renvoyer.
- À bout de patience, Bïin de Bourdon se rendit chez l'alcade, et le somma de s'occuper immédiatement de cette affaire, criant, tapant sur la table et le menaçant, s'il ne se dépêchait, de le faire casser par son ministre. — (Alexis de Gabriac, Promenade à travers l'Amérique-du-Sud, 1868)
- Ancien sous-off’ de la Légion, il avait d’abord été cassé de son grade, puis ayant « passé au falot », il s’était vu condamner à trente ans. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 50)
- (Argot) Humilier, brocarder quelqu’un par des paroles.
- J’t’ai cassé. — (Brice de Nice)
- (Argot) (Vieilli) Dire, parler.(Voir casser le morceau)
- Depuis dix secondes qu’il savait, il en cassait plus une, Léo s’inquiétait. — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 112)
- (Argot) Cambrioler, faire un casse.
- Ils vont toujours par trois, soit pour serrer, soit pour casser…— Casser ?— J’veux dire cambrioler. Comprenez-vous, C’est l’terme. Un casseur, ça signifie un cambrio et son boulot s’appelle un cassement. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Familier) Faire la monnaie d’un billet de banque.
- Dix mille francs, c’était donc plus que son butin habituel, mais ce n’était pas assez. Ce n’était rien. Il avait deux cent mille francs de dettes, d’abord ; et puis sa faculté de dépenser, sa brusquerie à casser un billet dans une soirée avait crû d’année en année. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
- Pourrais-tu me casser ce vingt ?
- (Intransitif) ou (Pronominal) Se briser, se rompre.
- La mer est dure et houleuse, le remorquage pénible. À midi, la remorque casse et le motor yacht me quitte fort vite en me saluant, car il désire rentrer avant l’arrivée du grain. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Finalement, les cornes du bouc se cassèrent net et elles restèrent fichées dans la caboche du malin. — (Damien Tracqui, Les contes de la Lombarde, 2005)
- (Intransitif) (Familier) Rompre une relation amoureuse.
- — Qui gage qu'ils vont casser samedi soir, vers 17h34? — (Camille Beaumier & Sylviane Beauregard, Ouate de phoque, éditions de Mortagne, Ottawa, 2012, page 60)
- Je pleure parce que je viens de casser avec mon mec.
- (Pronominal) (Familier) Partir, s’en aller.
- Casse-toi, pauv’ con ! — (Nicolas Sarkozy, à une personne qui refuse de lui serrer la main au Salon international de l’agriculture le 23 février 2008)
- On se casse, les gars ! Les flics se pointent !'
- (Équitation) Débourrer un cheval.
- Pour l’ébahissement de cette famille fermière, nous débourrâmes, ou – pour employer l’argot du cow-boy – nous « cassâmes » les deux rouans. — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 46)
- (Billard) Faire la casse, débuter une partie en envoyant la boule blanche dans les autres disposées en triangle.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
meubler
?- Garnir de meubles.
- Cette pièce était meublée d’un petit lit de fer, muni de rideaux en calicot blanc, avec embrasses de cretonne rouge ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Absolument) Faire bon effet en tant que meuble.
- Cette étoffe meuble bien.
- (Par extension) (Droit) Garnir de ce qui est nécessaire pour faire valoir un bien.
- Meubler une usine de machines-outils
- Meubler une ferme de bestiaux.
- (Familier) (Par extension) Garnir de biens.
- Mais le couteau, plus étroit que la masse qui sert à en assurer la chute, offre l'apparence dérisoire d'un taille-crayons; mieux, d'un chicot tranchant qui meublerait à lui seul la mâchoire d'un requin. — (Georges Arnaud, Prisons 53, Paris : Éditions R. Julliard, 1953, p. 57)
- Une cave qui est bien meublée de vins de différentes espèces.
- (Familier) (Sens figuré) Parler pour éviter le silence dans une conversation, ajouter des éléments superflus pour combler un vide dans un scénario, un spectacle, un discours.
- Il passait l’essentiel de son temps à lui faire la conversation pour meubler l’attente. — (Pierre Lemaître, Au revoir là-haut, Albin Michel, Paris, 2013, page 86)
- Ce qui est certain, c’est que le temps est long, dans ces conditions, et nous pousse à le meubler d’agissements qui, comment dire, qui peuvent à première vue paraître raisonnables, mais dont nous avons l’habitude. — (Samuel Beckett, En attendant Godot, Les Éditions de Minuit, 1952, acte II, page 104)
- Meubler la conversation.
- On sent que les auteurs de la série ont eu besoin de meubler un peu pendant cette saison, ça aurait pu être beaucoup plus court !
- (Pronominal) Acquérir des meubles, s’installer, en parlant des personnes.
- Être bien, être mal meublé.
-
graver
?- Tracer quelque trait, quelque figure avec le burin, avec le ciseau, sur du bois, sur du cuivre, sur du marbre, etc.
- Rétoil, qui est marbrier au cimetière de Volvic et nous a promis à chacun sa meilleure inscription, grave en attendant dans le marbre de la cheminée: …. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- (En particulier) Tracer, sur une planche de cuivre ou d’autre matière, la copie d’un tableau, d’un dessin, pour la reproduire ensuite plusieurs fois sur le papier, sur la toile, etc., par le moyen de l’impression.
- Graver un tableau, un dessin. — graver de la musique, des exemples d’écriture, des adresses, etc.
- Graver sur bois. — graver à l’eau-forte. — graver à la manière noire.
- (En particulier) Façonner le poinçon avec lequel on frappe le coin d’une médaille, d’une monnaie.
- (En particulier) (Désuet) Façonner les poinçons avec lesquels on frappait les matrices qui servaient à fondre des caractères d’imprimerie.
- (Sens figuré) Imprimer fortement quelque chose dans l’esprit, dans la mémoire, etc.
- Je restai silencieux, et le regardai pour bien graver ses traits dans ma mémoire. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Nous nous arrêtons dans ces citations si incomplètes, si difficiles à faire comprendre sans la musique et sans la poésie des lieux et des hasards, qui font que tel ou tel de ces chants populaires se grave ineffaçablement dans l'esprit. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Chansons et légendes du Valois, 1854)
- La beauté cachée de la capitale millénaire est une source d’inspiration intarissable pour les poètes et les écrivains et reste gravée à jamais dans la mémoire des Hanoïens émigrés loin de leur pays natal… — (My Anh, Le charme de l'automne hanoïen, lecourrier.vn, 10 octobre 2020)
- Graver profondément un bienfait, une injure dans sa mémoire.
- Vos bontés resteront à jamais gravées dans nos cœurs.
- (Informatique) Écrire des données sur un disque optique tel qu’un CD, un DVD ou un blu-ray.
-
laver
?- Nettoyer avec de l’eau, pure ou savonneuse ou de lessive, ou, avec tout autre liquide.
- Il poussait ma porte, et je le voyais tout gris, tout chauve, en manches de chemise, le cou nu, qui se lavait la figure dans la cuvette. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Moi, des micropes (sic), j’en ai pas. Je sais même pas comment ça se dit en patois ! Je me lave que le dimanche, comme tout le monde ! Et même Baptistin dit que c’est pas naturel et que ça donne des maladies ! Et Mond de Parpaillouns, il s’est jamais lavé de sa vie, il a plus de septante, et regarde comme il est gaillard ! — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, pages 161-162)
- Les betteraves, après avoir été lavées, sont découpées en cossettes très minces par un coupe-racines. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 144)
- Arsène André avait commencé de laver quelques pommes de terres qu’il cuirait sans les peler - à la baïenne - à l’étouffée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On me lavait les cheveux avec du shampoing Dop. On l’achetait en berlingots. J’aimais bien. — (Béatrice Courraud, Non, je n’ai rien oublié, mes années 60, 2011, page 15)
- (En particulier) Enlever une tache, une salissure, au moyen d’un lavage ou en la frottant au moyen d’un produit chimique ou autre.
- (Sens figuré) Enlever, en parlant de choses qui flétrissent l’honneur, qui ternissent la réputation.
- Le patron de Roscosmos, l’agence spatiale russe, caresse un rêve, celui d’envoyer des astronautes russes laver l’affront de 1969, quand Neil Armstrong a posé pour la première fois le pied sur la Lune, « visitée » par la suite par onze autres astronautes, tous Américains, dans le cadre du programme Apollo. — (Isabelle Mandraud, La Lune, nouveau Graal de Roscosmos ?, Le Monde. Mis en ligne le 3 décembre 2018)
- Yohanân se tient au bord du Jourdain et lave de leurs péchés les hommes qui viennent le voir en leur mettant la tête sous l’eau. — (Eric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, Prologue)
- (Sens figuré) Débarrasser.
- Son visage était comme lavé de toute expression. — (Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre, II, 1942)
- (Art) Ombrer, colorier un dessin en étendant une ou plusieurs teintes d’encre de Chine, de bistre ou d’autre couleur délayée dans de l’eau de gomme.
- Elle savait laver une sépia, peindre à la gouache et à l’aquarelle. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
- Laver, dans un plan, les masses de construction en rouge et les masses de verdure en vert.
- (Sens figuré) Vendre ou revendre, généralement à perte, quelque chose dont on veut se débarrasser.
- Cependant, j’ai là quelques bouquins que vous pourriez aller laver. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème)
- Un poëme ? — Merci, mais j’ai lavé ma lyre. — (Tristan Corbière, « Ça », in Les Amours jaunes, 1873)
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deviner
?- Prédire ce qui doit arriver, découvrir, par des sortilèges, ce qui est caché.
- Il prétendait deviner où était caché le trésor.
- L’art de deviner est une chimère.
- Parvenir à connaître, à découvrir par voie de conjecture.
- Au fracas grinçant des roues, se devinait le cheminement des camions. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 41)
- Une expression matoise parcourut le visage de l’homme aux lunettes noires sans qu’il me fût possible d’en deviner la cause. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 79)
- Depuis leur retour à Paris, Jim devinait et flairait dans l'air une espèce de coalition redoutable, dirigée de toute évidence contre eux. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Il ne devinait pas encore combien l'âme de la jeune fille, déjà, lui appartenait. Il habitait chaque seconde de ses heures, chaque rêve de ses nuits. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
- On ne sait pas qui elle est ; nul ne peut se douter qu’elle a des diplômes, ni qu’elle est issue d’une famille bourgeoise. Et voilà son bien le plus cher : elle ne sera devinée par personne. — (Léon Frapié, La conquête de Rose, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 8)
- Tandis que Louis Fronsac se faisait secouer comme un bouchon dans un torrent sur les chemins de France, Gaston de Tilly tentait de deviner comment des voleurs avaient pu pénétrer dans la nonciature. — (Jean d'Aillon, La conjecture de Fermat, éd. J.-C. Lattès, 2006, chapitre 14)
- (Par extension) Trouver le mot, la solution, en parlant d'une énigme, d'un logogriphe, d'une charade
- Il n’y a là rien à deviner, c’est une chose claire par elle-même.
- Je vous le donne à deviner en dix, en cent, se dit en parlant d’une chose dont on suppose que celui à qui l’on parle ne se douterait jamais.
- Vous devinez le reste.
- Comprendre la personnalité, les pensées, les intentions ou les desseins de quelqu'un
- Fouché, dans ses Mémoires, avoue que ses plans ne réussirent pas; Talleyrand fut plus heureux, il contribua grandement à la restauration des Bourbons ; mais tous deux jouèrent gros jeu en conspirant contre un homme tel que Napoléon , qui les devina, et qui fut tenté plus d'une fois de les faire tout simplement fusiller. — (François-Cécile Drujon de Beaulieu, Napoléon jugé par l'histoire, ou précis historique et critique de la vie de cet empereur, Paris : chez Maison, 1844, page 133)
- Il se rappela la fille Desroches et son cousin, qui avaient convenu, lorsqu’ils ne seraient pas seuls et s’embrasseraient en pensée, de porter leur main droite à leur front ; mais une amie les avait devinés et toutes les apprenties se poussaient du coude, quand Berthe saluait l’amour de son salut militaire. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 99)
- Distinguer, voir, confusément par la vue.
- Dans la pénombre des couchettes où dorment les matelots, on devine une photo de famille et une niche remplie de bondieuseries. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30-31)
-
déguiser
?- Travestir une personne de telle sorte qu’il soit difficile de la reconnaître.
- Le capitaine Mondelli part pour Bordeaux afin d'y chercher des ordres. Les Allemands ne lui donnant pas de sauf-conduit, l’intrépide officier est contraint de se déguiser […]. — (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), page 439, Bloud & Barral, 1883)
- Un jour pourtant, il revint tout heureux. Il avait trouvé une entremetteuse qui l'introduirait auprès de sa bien-aimée. Il se déguiserait en femme, et pénétrerait ainsi dans le harem. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
- (Par extension) — Déguiser sa voix, son écriture.
- (Sens figuré) Cacher quelque chose sous des apparences trompeuses.
- Les crins sont artistement faits, car il faut ou élargir le membre trop grêle ou déguiser l’arqure acquise ou innée ; […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Quand une femme dit la vérité, c’est pour déguiser un mensonge. — (Henri Jeanson, dialogues du film Fanfan la Tulipe, de Christian-Jaque, 1952)
- Cet homme fait toutes sortes de personnages, il se déguise de mille manières, en mille manières. - Déguiser son ambition sous des dehors modestes.
- Changer pour tromper.
- Déguiser son nom.
-
marcher
?- Déplacement par mouvements alternatifs des jambes ou des pattes ; démarche.
- Quel marcher !
- Mais la Grand’Gothe, survenant avec son marcher et son parler masculin, ne lui laissa pas le loisir de s’abandonner à sa douleur. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- (Spécifiquement) (Basket-ball) Faute d’un joueur qui fait plus de deux pas sans dribbler, sanctionnée par la récupération du ballon par l’équipe adverse.
- Sur une remise en jeu, le Marsupilami cale le ballon sous le bras et commence à marcher tranquillement comme à l'entraînement, pour signer l’un des marchers les plus fous de l’histoire de la NBA. Le pire étant que le numéro 0 et favori au titre de MVP cette saison s’étonne lui même de se faire sanctionner. — (Le Dauphiné, NBA : un marcher d'anthologie signé Russell Westbrook, ledauphine.com, 19/01/2017)
-
webmaster
?- (Anglicisme informatique) (Internet) Créateur ou responsable de site web.
- La preuve avec ces trois webmasters. Pendant trois ans pour l’un, cinq ans pour l’autre et sept ans pour le dernier, ils se démènent pour animer un site Internet du groupe Dépêche dédié au rugby (rugbyrama.fr). — (« La Dépêche » rugby sur l’ongle, Le Canard Enchaîné, 20 septembre 2017, page 5)
-
connais
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe connaître.
- J’essaie de déchiffrer son écriture en pattes de mouches pendant que l’autobus me mène dans un coin de la ville que je ne connais pas encore. — (Eza Paventi, Les souliers de Mandela, 2014)
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe connaître.
- Un Minimoy l’observe de longs instants à la dérobée puis, tandis que la maîtresse écrit au tableau, se penche vers lui et chuchote : « Tu ressembles à Jacques Chirac… Tu le connais ? » — (Patrice Romain, Inspecteurs casse-couilles : Les profs les détestent, voici pourquoi !, Éditions Opportun, 2020)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe connaître.
-
associer
?- Prendre quelqu’un pour compagnon, pour collègue dans une dignité, dans un emploi, dans une entreprise, etc.
- Dioclétien associa Maximien à l’Empire.
- Les entrepreneurs de cette manufacture l’ont associé à eux.
- Je commençai par voler deux chevaux ; je m'associai des camarades ; je me mis en état de voler de petites caravanes. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XIV. Le brigand, 1748)
- (Sens figuré) L’y faire participer, unir, joindre.
- Le pain perdu est un en-cas parfait, car il associe différents aliments rassasiants comme les œufs, le lait, mais aussi la cannelle. — (Gaëlle Van Ingelgem, Grignoter malin: 25 trucs et astuces de grand-mère, Lemaitre Publishing, 2015, page 27)
- Associer quelqu’un à son crime, à ses dangers, à son triomphe, etc.
- L’intérêt qui associe deux personnes.
- Associer des idées.
- (Pronominal) (En particulier) Hanter, fréquenter quelqu’un, avoir liaison, avoir commerce avec quelqu’un.
- Il ne faut pas qu’un jeune homme s’associe avec toute espèce de gens.
- (Pronominal) (Économie) Fonder une société commerciale avec d'autres sociétaires.
-
réinventer
?- Inventer de nouveau.
- Des procédés industriels oubliés depuis longtemps ont été réinventés de nos jours.
- Les réponses types évitent alors d’avoir à réinventer des finalités, des procédés et des significations à chaque cas qui se présente. Dès lors, le travailleur peut « suivre » le chemin tracé par l’expérience des autres et en bénéficier. — (Marie-Anne DUJARIER, Le management désincarné, Enquête sur les nouveaux cadres du travail, La Découverte, 2015.)
- Renouveler.
- Bientôt, il lui faudrait affronter la rentrée, commencer une nouvelle année. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Lucile détestait cette période. Chaque année, il fallait réinventer les horaires, redéfinir les itinéraires, tout recommencer. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Réinventer le passé, inventer le futur, se désappuyer du poteau « sens interdit ». — (Jacques Arnould, Lucienne D. Rousseau, Le parfum et les larmes, 1999)
- Mais cette série aime se réinventer. — (journal 20 minutes, 7 décembre 2018, page 28)
- Cette crise est l’occasion pour tout un secteur d’être créatif, de se réinventer. — (Catherine Rollot, Et si l’Oise était le nouveau Sri Lanka ? Le « staycation » ou les vacances près de chez soi, Le Monde. Mis en ligne le 15 mai 2020)
-
procéder
?- Provenir, tirer son origine.
- Ce n'est certes point par amitié pour le maître anglais ; mais l'Hindou est japonophile. La joie procède d'un vague sentiment panasiatique qui naît. Une multitude d'images représentant les récents faits de guerre se vendent dans les bazars. — (Questions diplomatiques et coloniales: revue de politique extérieure, dirigée par Henri Pensa & Raoul Thomasson , vol. 1-19, 1905, page 203)
- La salle où nous étions procédait à la fois de la cuisine, du salon, de la chambre à coucher, de l’atelier et du cellier. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1881 ; réédition Le Livre de Poche, 1967, page 57)
- Mes intuitions, qui procédaient d’une certaine connaissance de la nature humaine, devaient bientôt se changer en une certitude fondée sur des preuves irréfutables. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- Je procède de qui me précède et vivra de moi qui me suit. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 22)
- L’unilatéralisme américain et la mondialisation libérale procèdent d’une même logique. Ils refusent la suprématie du droit et de la délibération collective. — (Pour un autre monde ; Un autre chemin, motion pour le congrès socialiste de Dijon du 16 au 18 mai 2003)
- (Religion) Selon le catholicisme, le Fils est engendré par le Père, et le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.
- (Absolument) Agir, faire, exécuter un travail, conduire une opération.
- Il procédait par l’observation, analysant et classant des faits (instantiæ Naturæ, comme on les désignait assez pédantesquement), et les transformant en lois générales. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)
- Le même vieillard goutteux allait procéder à la taille des cheveux. — (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, […]. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Pour procéder méthodiquement, il commença par se rendre chez le maire et s’enquit de l’état des sources alimentant la commune. — (Louis Pergaud, Un petit logement, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Au retour, ils rencontrèrent un officier et deux hommes qui procédaient à un inventaire sommaire des marchandises utilisables que contenaient les magasins. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Se comporter d’une certaine manière envers les autres.
- Antoine et ma belle-sœur jouaient bien leur jeu ; ils se montraient, à mon égard, pitoyables, ils ne procédaient que par des allusions contristées. J'étais presque leur dupe, mais non pas entièrement ! — (Pierre Mille, Christine et lui, Librorium Éditions, 2019, page 123)
- Sa manière de procéder est étrange. — Il a procédé avec moi en homme d’honneur.
- (Suivi de à) (Justice) Agir judiciairement, faire des actes, des poursuites, des instructions dans un procès.
- Procéder en justice, juridiquement, par voies juridiques.
- Procéder à l’inventaire des papiers, des meubles, à un partage, à une adjudication.
- Procéder à l’audition des témoins, à l’instruction, au jugement d’un procès.
- (Suivi de à) Venir à, se mettre à.
- Très vite incriminés, les naturalistes ont procédé à une enquête visant à reconstituer la progression des loups depuis les Abruzzes jusqu'au Mercantour. — (Isabelle Mauz, Gens, cornes et crocs, page 221, Éditions Quae, 2005)
- Il faut procéder à l’examen, à la vérification de ces titres.
- Finissons ceci, et puis nous procéderons au reste.
- (Suivi de par) Employer des moyens pour parvenir à un certain résultat.
- Procéder par intimidation. — Procéder par raisonnement.
- L’art du Moyen âge procède par la multiplicité des formes et des personnages. L’impression est celle d’une scène entière, de tout un monde. Au contraire, l’art grec aristocratique ne prend qu’un ou deux personnages. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Littéraire) S'avancer vers.
- Tes pas, enfants de mon silence,Saintement, lentement placés,Vers le lit de ma vigilanceProcèdent muets et glacés.— (Paul Valéry, Charmes, extrait du poème Les Pas, 1922)
-
particulier
?- Qui présente une caractéristique spéciale, qui appartient, proprement et singulièrement, à certaines personnes ou à certaines choses ; qui n’est pas commun à d’autres personnes, à d’autres choses de même espèce.
- On emploie quelquefois d'autres grains ; ainsi la bière de Louvain, en Belgique, doit son goût particulier à l'avoine ; mais l'orge est le plus généralement préférée à cause de son prix peu élevé. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 138)
- D'ailleurs, ce qui est particulier à la politique de l’histoire sainte, c'est que, chaque fois qu'un personnage marquant fait quelque chose de mal, c'est toujours le pauvre peuple qui écope. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 131, Fischbacher, 1896)
- L'amour que le poète se plaît à chanter, revêt alors une particulière authenticité à laquelle l'auditeur ne saurait rester indifférent : le jeu grâce auquel cet amour s’exprime, le fait valoir en tant que sentiment et vie, […]. — (Robert Guiette, « D'une poésie formelle, note II », en préambule de Forme et senefiance : Études médiévales recueillies par J. Dufournet, M. De Grève & H. Braet, Genève : Librairie Droz, 1978, page 13)
- Par opposition à « général ».
- L’intérêt particulier doit céder à l’intérêt général.
- La volonté générale doit l’emporter sur les volontés particulières.
- Il faut séparer la question particulière de la question générale.
- Ce mot se prend tantôt dans un sens général, tantôt dans un sens particulier.
- Par opposition à « public ».
- Enfin, il faut ajouter qu'à la grande inquiétude de Richelieu et de Luynes, Louis XIII avait accordé une audience particulière à sa prisonnière, la duchesse d'Angoulême, et que cette audience avait duré près d'une heure. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Là, au croisement de son chemin particulier et de la grand-route, il avait accroché une boîte aux lettres à un arbre. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre IV, Gallimard, 1937)
- Beaucoup de fortunes particulières se sont faites aux dépens du bien public.
- Qui est séparé, distinct d’une autre chose de même nature, à part.
- Il a une habitation particulière.
- On lui a donné une chambre particulière.
- Il mange à une table particulière.
- Cabinet particulier, petite salle d’un restaurant, destinée à un ou plusieurs clients qui désirent ne pas prendre leur repas dans la salle commune.
- Qui est singulier, extraordinaire, peu commun.
- Le cas est fort particulier.
- Je vais vous apprendre une aventure très particulière.
- Il a un talent particulier, tout particulier.
- Un esprit particulier.
- Des opinions particulières.
- Des enfants élevés avec un soin particulier.
- Cette affaire exige une attention particulière.
- J’ai pour lui une affection toute particulière.
- J’en fais un cas tout particulier.
- (Vieilli) Qui est particularisé, détaillé, circonstancié.
- Il m’a fait un détail particulier de toute cette affaire.
- Il m’en a dit les circonstances les plus particulières.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.