Dictionnaire des rimes
Les rimes en : sœur
Que signifie "sœur" ?
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- Femme ou fille, ayant le même père et la même mère que la personne considérée. Si un seul des parents est commun, c’est une demi-sœur.
- Elle désire une sœur, une grande, une petite, peu importe, elle désire parler avec Sa Sœur, jouer avec elle, se disputer avec elle, dormir dans la même chambre qu'elle, faire les bazarettes le soir au lieu de dormir, […]. — (Claudine Galea, Les choses comme elles sont, Éditions Verticales (Gallimard), 2018)
- Seule sa sœur venait de temps en temps la voir ; lorsque la grossesse devint apparente, elle partit pour l’Espagne afin d’y faire ses couches dans le secret. — (Madeleine Pelletier, « L’Enfant (Histoire vraie) », II, Œuvres diverses, 1933, page 19)
- Membre féminin d’une adelphie.
- La femme d’un frère mort sans enfants, si elle est reçue sœur, jouit de l’usufruit entier des biens du défunt, à l’exception des bagues et joyaux, qui doivent être remis à l’association. — (Archives parlementaires de 1787 à 1860: recueil complet des débats législatifs & politiques des chambres françaises imprimé par ordre du Sénat et de la Chambre des députés, Première série (1787 à 1799), tome 22, Librairie administrative de Paul Dupont, 1885, page 393)
- (En particulier) (Religion) Membre féminin d’une fraternité religieuse qui a prononcé des vœux.
- Je quitte le lieutenant licencié et regagne le couvent, où la sœur converse m'annonce qu'un ami est venu me demander. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Ne me raccompagnez pas, je trouverai bien le chemin. Il le trouva, en effet, grâce à l’obligeance d’une sœur souriante et muette qui l’extrayit des cuisines, où il s’était fourvoyé, pour le conduire jusqu’à la lourde porte bardée de ferrures. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- Moins l'habit et la cornette, c'est une sœur de la charité qui pose des ventouses, des cataplasmes, applique des sinapismes, masse les rhumatisants, ensevelit les morts. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Réplique issue d’un original, d’importance égale ou moindre, parfois supérieure. Utilisé seulement pour les noms féminins.
- M. Ferdinand Poise a écrit, sur cette jolie scénette en deux actes, une partition fine, élégante et distinguée, la sœur des Surprises de l'amour et de l’Amour médecin dont elle retrouvera sans doute le succès. — (L'Artiste, vol. 2, Paris : Aux bureaux de L'Artiste, 1884, page 317)
- La multiplication des bureaucraties fait ressembler l’Europe capitaliste à sa sœur soviétisée. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 167)
- L'Italie reste encore pour la France, la patrie de la Rome antique, et je dirais volontiers, malgré l'anachronisme de la formule à cette date, une sœur latine — (Joseph Reinach, La France et l'Italie devant l'Histoire, 1893)
- (Sens figuré) Élément (féminin) d’un ensemble.
- (Par apposition) — En remontant jusqu'au XIXe siècle, époque de la formation de la « nation » française, je démontrerai que la France est, quintessentiellement, un pays de l'Europe du Nord-Ouest, et que sa nation-sœur, si elle en a une, est l'Allemagne plutôt que l'Italie. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 34)
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "sœur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
- écoeure
-
berceur
?- Qui berce.
- Air berceur, rythmes berceurs.
- Quelles voix berceuses possèdent ces cloches de province qui sonnent encore le couvre-feu dans certaines petites villes ! Cette musique familière clôt doucement la journée de travail, et endort les enfants dans leur lit d'osier mieux qu'une chanson de nourrice. — (Theuriet, Le Mariage de Gérard, 1875, page 1)
- Je cherchais d’immenses paroles consolatrices, des phrases berceuses, des dormeuses enlaçantes, et je ne trouvai rien que ces mots balbutiés entre des silences :– Du courage !… Ah ! ma pauvre amie !… Il ne faut pas se laisser aller… Il faut réagir… Quel affreux malheur !… Du courage ! — (Octave Mirbeau, Contes et nouvelles – Veuve, réédition Arcadia, 2002, page 66)
-
soeur
?- Orthographe erronée de sœur.
-
collectionneur
?- Personne qui collectionne quelque chose ; celui qui fait des collections.
- Les journaux et les magazines qui alimentaient les cerveaux américains (car les livres, sur ce continent impatient, n’intéressaient plus que les collectionneurs) devinrent instantanément un feu d’artifice. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- J’aime la nature telle que les dieux l’on faite, et j’aime tant à la voir que je ne trouve pas le temps de la regarder par les yeux des autres, comme font les collectionneurs de tableaux. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- (Par apposition) — Il publia, en 1706, un recueil, Cent Vues de Venise, aux planches incisées avec une maestria qui lui fait le plus grand honneur et lui assure, aujourd'hui encore, l'admiration des iconophiles collectionneurs. — (Octave Uzanne, Canaletto, Parkstone International, 2015)
- Un cartophile est un collectionneur de cartes postales.
-
clabaudeur
?- Au sujet d’un chien : qui clabaude, qui aboie fort, fréquemment et sans raison.
- (Sens figuré) Qui clabaude, qui crie, qui fait du bruit.
- Presque île, ballottant sur mes bords les querellesEt les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêlesDes noyés descendaient dormir, à reculons ! — (Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre)
- Elle, de son côté, l'assourdissait d’un verbe qu’elle avait abondant et clabaudeur, au point d’obtenir de sa part, par lassitude, une approbation muette sur toute question. — (Olivier Delacrétaz, La Mariée du Bout du Lac)
- Point de mire d’une cour par définition clabaudeuse, il concentre plus encore l’attention depuis que la maladie du présomptif laisse peu d’espoir de guérison. — (Jean-François Chiappe, Louis XVI)
-
accapareur
?- Personne qui accapare.
- Vous avez multiplié les articles pour assurer la plus grande liberté à l'exercice de la propriété, et vous n'avez pas dit un seul mot pour en déterminer le caractère légitime; de manière que votre Déclaration parait faite, non pour les hommes, mais pour les riches, pour les accapareurs, pour les agioteurs et pour les tyrans. — (Robespierre, Propositions d’articles additionnels à la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, le 24 avril 1793 à la Convention)
- Le tigre de Lyon est devenu un parfait accapareur, un capitaliste habile et économe, un maître usurier. — (Stefan Zweig, Joseph Fouché, Grasset, 1969, page 147)
-
accusateur
?- Qui accuse.
- Un langage accusateur.
- Des traces accusatrices.
- Il me lança un regard accusateur.
- Avant de devenir à son tour triomphateur et souverain, il doit subir le regard accusateur et impersonnel d'un œil étranger et omniprésent. — (Maurice Émond, La femme à la fenêtre, 1984)
-
monsieur
?- Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).
- Bonjour, monsieur !
- On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 154)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l'hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).
- Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Il n’y a plus rienQue les pères et les mèresQue ceux qui t’ont faitQue ceux qui ont fait tous les autresQue les « monsieur »Que les « madame » — (Léo Ferré, « Il n’y a plus rien »)
- Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).
- Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé. — (William Rejault, Tous ces jours sans toi, Plon, 2010)
- Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.
- Vous demandez monsieur, il est sorti.
- Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. » — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.
- Il est venu un monsieur vous demander.
- — moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi ! — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- LE VALET DE CHAMBRE, frappe et entre. – Je demande pardon à Madame ; mais c’est un Monsieur, ou plutôt un homme, qui demande Madame la duchesse. Vu sa tenue, je dois dire à Madame que je n’ai pas osé l’introduire. — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).
- Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, page 145)
- Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là. — (Molière Dom Juan ou Le Festin de pierre acte 2, scène première)
- (Ancien patois normand) Nom donné, par antiphrase, au cochon.
- Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.
- Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ». — (A. Angot, Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, 1889)
- (Péjoratif) (Mépris ironique) Un homme quelconque.
- Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu. — (Patrick Drevet, Le Corps du monde, Seuil, 1997, page 173, ISBN 2020323117)
- On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo. — (Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, 1950, Folioplus classiques, page 77, ISBN 207030728X)
-
cavaleur
?- Celui qui mène une vie de débauche, qui recherche les aventures amoureuses.
- Oui, c’est un cavaleur… C’est-à-dire qu’il profite de toutes les occasions qui lui tombent dans les bras. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XIX, Série noire, Gallimard, 1956, page 165)
-
odeur
?- Sensation que produisent sur l’odorat les émanations des corps.
- Tout à coup elle s’arrêta dans l’escalier : une suave odeur de fricot venait de saisir son odorat. — (Alphonse Karr, Voyage autour de mon jardin, 1857)
- L’odeur du riz chaud lui parvient et lui met l’eau à la bouche. — (Claudine Jacques, Le cri de l’acacia, 2013)
- J’ai bu du Nes pendant quatre ans… cette odeur me porte au cœur, il suffit que je ferme les yeux pour revoir les quatre murs de ma cellule… — (Laurent Bénégui, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, Julliard, 2012, chapitre 19)
- À mesure que le rhum vieillit, il se colore, se brunit ; il prend, avec une odeur piquante, une saveur acre & desséchante, dont la nuance empyreumatique huileuse fait dire, à ceux qui n’y sont point accoutumés, que cette liqueur sent le vieux cuir. — (Antoine-François Fourcroy et Louis-Nicolas Vauquelin, Encyclopédie méthodique : Chimie et métallurgie, volume 6, 1815, page 51)
- Les odeurs forestières, senteurs adorées par les âmes friandes de poésie à qui plaisent les mousses les plus innocentes, les cryptogames les plus vénéneux, les terres mouillées, les saules, les baumes, le serpolet, les eaux vertes d’une mare, l’étoile arrondie des nénuphars jaunes ; toutes ces vigoureuses fécondations se livrent à vos narines en vous livrant toute une pensée, leur âme peut-être. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre premier)
- Il n’y avait plus d’air dans la cour, rien que des odeurs. C’est celle du chou-fleur qui l’emporte facilement sur toutes les autres. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Moi aussi, les soirs trop chauds m’ont terrassée ; moi aussi, l’odeur musquée des foins, les roulades du rossignol m’ont livré à la folie, à la faute. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 10)
- (Plus rare) Parfum ; cosmétique parfumé.
- Elle achetait les onguents, des pots de fard, des crayons, qui traînaient sur tous les meubles, avec des houppettes de poudre de riz et des flacons d’odeur. Ses journées, elle les passait, devant sa glace, à se maquiller, à se contempler […] — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- (Au pluriel) Parfums ; toutes sortes de bonnes senteurs.
- Enfin, comme à dessein de le rendre plus complexe, des odeurs de caroube, de denrées coloniales, de goudron, d’air marin arrivaient puissamment du port et se mêlaient à celles qui montaient des pavés et des caves. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 42)
-
adducteur
?- (Technique) Qui amène.
- Tube adducteur.
- (Anatomie) Différents muscles dont la fonction est de rapprocher de l’axe du corps les parties auxquelles ils sont attachés.
- Muscles adducteurs.
-
autorégulateur
?- Qui s'autorégule, qui est autorégulé.
- I faut en finir avec l'utopie du marché autorégulateur.
-
cylindreur
?- Ouvrier qui fait passer au rouleau, au cylindre.
- Cylindreur d’étoffes. (Tarif des patentes.)
- Mon mari est un malheureux ouvrier, sans fortune, ne sachant ni lire ni écrire, n’ayant d’autre ressource pour faire vivre et subsister ses trois enfants et sa femme que le métier de cylindreur de rubans, état précaire et subordonné aux caprices du goût et à l’inconstance du commerce. — (Colin Lucas, La structure de la Terreur: L’exemple de Javogues et du département de la Loire, 1990)
-
cracheur
?- Celui qui crache souvent.
-
consolateur
?- Consolatoire.
- J’avais voulu essayer de rendre des forces à Solange, qui pleurait, renversée dans mes bras, et les paroles consolatrices m’avaient manqué, parce que la consolation n’était pas dans mon cœur. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
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crieur
?- Celui qui crie.
- Faites taire ce crieur, cette crieuse. - C’est un crieur perpétuel.
- Gens qui courent habituellement les rues en annonçant ce qu’ils vendent.
- — Le langage du Père Duchesne... Ces ordures que, de sa cellule de l’Abbaye, Manon Roland entendait crier à son sujet. Et les crieurs en remettaient ! C'est impardonnable. Impardonnable. Je ne le pardonne pas. — (Claude Mauriac, Le temps immobile, tome 7 : Signes, rencontres et rendez-vous, Paris : Éditions Bernard Grasset, 1982)
- Celui qui proclame, qui annonce quelque chose.
- Son incertitude ne fut pas longue, car la voix glapissante du crieur des édits s’éleva tout à coup, religieusement écoutée par la petite foule des habitants d’Oëlmœ. — (Victor Hugo, Han d'Islande, texte de 1833, chap. 19)
- Il n’aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu’au soir fauve,Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourgOù les crieurs, en trois roulements de tambour,Font autour des édits rire et gronder les foules. — (Arthur Rimbaud; Les poètes de sept ans, 26 mai 1871)
-
contacteur
?- Appareil électromécanique permettant d’établir à distance un contact électrique.
- Les contacts sont formés par un contacteur à ressort fixé à un bras radial qui, en tournant, amène le contacteur sur une bague à surfaces alternantes, conductrices et isolantes, fermant ainsi ou interrompant le circuit [...]. — (Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris sous le régime de la loi du 5 Juillet 1844, Imprimerie nationale, 1890)
- Contacteur : interrupteur capable de nombreuses manœuvres et télécommandable. — (Mini-centrales hydroélectriques - Page 87, Pierre Lavy - 2011)
- Un contacteur défectueux ne faisait plus correctement son boulot et laissait passer le courant au gré de ses caprices, même lorsque le levier était basculé sur off. — (Jean-Paul Didierlaurent, Le liseur de 6h27, Au Diable Vauvert, 2014, p. 63)
- (Marketing) Dans le commerce de rue, la brocante, personne chargée par un contactable de repérer tel ou tel objet à acquérir.
- Le lien entre contacteur et contactable est mutuel, c’est-à-dire implicitement moral, et porte sur des opérations éventuelles. — (Hervé Sciardet, Les marchands de l’aube: ethnographie et théorie du commerce aux puces de Saint-Ouen, Economica, 2003, page 149)
- Une part essentielle des transactions se déroule dans un cadre de relations personnelles entre contacteur et contactable. Le contactable, au travers de ces conversations répétées ou de transactions commentées, fournit à son contacteur une image du type d’objet qu’il serait susceptible de lui acheter. — (Jeanne Brody, La Rue, Presses universitaires du Mirail, 2005, page 230)
-
amuseur
?- (Péjoratif) Celui qui amuse.
- Pour eux, tout artiste n’est qu’un amuseur, tout comédien ou chanteur, un guignol à leur solde, qu’ils admettent ou rejettent, le geste las. — (Maurice Chevalier, Bravo, Maurice !, 1968, page 160)
- En revanche, un amuseur involontaire n'a aucune raison d'espérer une récompense, et si l'on rit à ses dépens, il se voit même infliger une sorte de punition (déshonneur, dégradation morale). — (Institut français de Damas, Bulletin d'études orientales: Volumes 49 à 51,1997)
-
vigueur
?- Force ; plénitude ; énergie ; fougue.
- […], l’acheteur, le plus souvent, est séduit par le poil lustré, onctueux et cette ardeur factice qui fait cabrioler, se cabrer, ou croupionner les chevaux, comme s’ils étaient doués d’une vigueur hors ligne […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Quelle qu’ait été l’importance pratique de la surexcitation populaire, il est indéniable que le gouvernement des États-Unis a agi avec vigueur, avec science et intelligence en face de cette invasion tout à fait inattendue. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 215 de l’édition de 1921)
- Le pape Innocent III (1193-1216) devait rompre avec cette tradition de tolérance et se faire l'inspirateur d'une politique hostile, qu'il mena avec une vigueur exceptionnelle. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Mais à lui-même aussi, cette mort serrait le cœur qui, d'un coup, anéantissait un homme en pleine vigueur, dans la fleur de l'âge, sans l'avertir par les prodromes les plus légers, un homme sobre comme il l'était, et cela à quelque temps de la retraite. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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buteur
?- (Sport) Personne qui marque un but, ou a l’habitude de marquer des buts.
- C’est le meilleur buteur français de l’année.
- En outre, Tondo Judith (FC GHK) et Nzuzi Vumungo (FC FT) ont été sacrées meilleures buteuses, avec chacune huit réalisations. — (« Coupe du Congo (F) : GHK sacré champion », Radio Okapi, 27 aout 2011)
- Le directeur sportif du Napoli - qui suit aussi le Rennais Yann M’vila - a également confirmé l’intérêt du club italien pour le meilleur buteur du Championnat de France (16 réalisations) : «on le suit avec des scouts parce que c’est un bon joueur». — (« Dans « Foot-Transferts, Giroud sous l’oeil des scouts » », site L’Equipe, 20 février 2012 → lire en ligne)
- Les Cityzens, qui ont commencé sans leur buteur vedette, Erling Haaland, resté sur le banc, ne se sont pas rendus la tâche facile, avec l’expulsion, dès le 30e minute, de Sergio Gomez. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 octobre 2022, page 18 (Haalang corrigé en Haaland))
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bambocheur
?- (Vieilli) (Désuet) Marionnettiste.
- Lettres de Jacques, maître bambocheur, à l’auteur du mémoire présenté au bureau économique. — (Réponse à la Lettre de Jacques, maître bambocheur à Saint-Cyprien, par un membre du bureau -1778)
- (Familier) Celui qui a l’habitude de faire bamboche, de faire la fête.
- Ramasse des confetti et jette-les nous : on aura l’air d'un groupe de bambocheurs. — (Albert Londres, L’Homme qui s’évada, Les éditions de France, 1928, page 167)
- 4 Heures du matin… Yvonne dort. Lucien, son bambocheur de mari rentre sur la pointe des pieds du bal des Quat’zarts, déguisé en Roi Soleil. Malheureusement pour lui, il a oublié ses clés. — (Fiche spectacle de « Feu la mère de Madame » de Georges Feydeau, août 2007)
- Par deux fois, des bambocheurs arrêtèrent la litière et ouvrirent le rideau pour regarder à l’intérieur, déçus sans doute de n’y pas trouver quelque belle dame à effaroucher. — (Marguerite Yourcenar, L’Œuvre au Noir, Troisième Partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 352)
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brocanteur
?- Celui qui brocante.
- C’est un fin brocanteur.
- C’est cher, mais c’est beau, dit le brocanteur. — (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père, 1957)
- (En particulier) Commerçant en objets, meubles et bibelots anciens.
- Andréa fouillait dans sa coiffeuse. Elle l'avait trouvée dans une salle des ventes à Saumur et arrachée de haute lutte à une équipe de brocanteurs rapaces pour la somme de trois cent cinquante francs. — (Patrick Cauvin, Haute-Pierre, éditions Albin Michel, 1985)
- Vous pouvez, par exemple, acheter un article chez Emmaüs, une antiquité chez un brocanteur, ou même hériter d’un biblot, et soudain, lorsque vous le déballez chez vous, vous éprouvez quelque chose d’étrange. — (Torsten A. Lange, Le reiki pour tous, 2022)
- Lundi, un agent du fisc a été tué après avoir été séquestré avec une collègue, chez un brocanteur de Bullecourt (Pas-de-Calais), qui s’est ensuite donné la mort. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 novembre 2022, page 10)
-
anticasseur
?- (Didactique) Qui s’oppose aux casseurs.
- « Quand je dis on ira au contact, c’est aller physiquement à la dispersion », avait explicité le secrétaire d’État Laurent Nuñez, le 20 mars, en détaillant la feuille de route du nouveau préfet de police de Paris Didier Lallement et celle des unités « anticasseurs » créées par le ministre de l’intérieur Christophe Castaner. — (Karl Laske, Sur fond d’impunité, les unités «anticasseurs» de Castaner font de nombreux blessés à Paris, www.mediapart.fr, 27 avril 2019)
-
nageur
?- Qui nage ; qui sait nager.
- L’époque de l’incubation est un temps de persécution pour une foule d’Oiseaux échassiers et nageurs. — (Jean Charles Chenu, Encyclopédie d'histoire naturelle ou Traité complet de cette science, tome 4: Oiseaux, Paris : chez Marescq & Cie & chez Gustave Havard, 1860, page 184)
- Les leurres se classent du haut vers le bas, plus précisément par rapport à leurs paliers d’utilisation, c’est-à-dire suivant les différentes couches d’eau (ou strates) où ils évoluent. On obtient de la sorte trois grands groupes de poissons nageurs. — (revue Pêche en mer, mai 2005, page 72)
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bâtisseur
?- Celui qui a l’habitude de faire bâtir.
- Dagobert était un grand bâtisseur d'églises et exerçait même la fonction d'aumônier. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Celui qui essaie de bâtir de nouvelles choses pour le bien collectif.
- Ce n’était pas un spécialiste de la chose, c’était plutôt un socioprofessionnel, un bâtisseur. — (Jean-Pierre Raffarin, La dernière marche, 2007)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.