Dictionnaire des rimes
Les rimes en : sérail
Que signifie "sérail" ?
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- (Construction) Vaste demeure luxueuse, palais dans les pays de culture ottomane et arabe.
- Tu ne m'as pas fait une seule caresse, depuis une heure que tu es ici, et tu as reçu les miennes avec la majesté du Grand Turc au Sérail. — (Abbé Prévost, Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut, 1731, réédition Garnier Flammarion, 1967, page 83)
- – Les représentants des Puissances […] n’ont pu qu’exprimer toutefois leur désappointement à l’égard du soutien apporté par votre sérail à entreprise du vice-roi d’Égypte. — (Amin Maalouf, Le Rocher de Tanios, Grasset, 1993, collection Le Livre de Poche, page 269)
- Le sérail de Constantinople.
- Le Grand Seigneur a des sérails dans plusieurs villes.
- (Par métonymie) Partie du palais où les femmes sont enfermées, harem.
- Moi qui ai un sérail au Caire, un à Smyrne et un à Constantinople, présider à un mariage ! jamais. — (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, édition de G. Sigaux, 1981 (date de l’édition), volume 2, page 1170)
- Burma éprouve à peine moins d’agacement envers la colonie de professionnelles beautés groupées par affinité dans un élégant immeuble qu’on aurait appelé au XVIIIe siècle : sérail, abbaye ou bagno. — (Léo Malet, L’envahissant cadavre de la plaine Monceau, 1959, chapitre premier)
- (Par extension) Cercle ou groupe fermé, clique.
- La presse du monde entier nous appelle et nos résultats sortent du sérail scientifique. — (Nathaniel Herzberg, Jean Jouzel : « L’effondrement n’est pas imminent. Je nous vois griller à petit feu », Le Monde. Mis en ligne le 2 juin 2019)
- Pierre est un cinéaste très estimé dans le sérail. — (Amélie Nothomb, Attentat, Éditions Albin Michel, Paris, 1997, p. 30)
- Comme en 2016, Donald Trump se pose en candidat qui n’appartient pas au sérail et qui se bat pour les Américains, loin des intrigues de Washington. — (AFP, Trump durcit ses attaques contre Biden à l’approche du dernier débat, Le journal de Montréal, 21 octobre 2020)
- (Construction) (Liban) Prestigieux immeuble administratif de Tripoli.
- De jeunes casseurs, armés de cocktails Molotov et de grenades pour certains, ont incendié les sièges du conseil municipal et du tribunal religieux, tentant d’en faire de même avec le sérail et d’autres institutions emblématiques de la capitale du Nord. — (Anne-Marie El-Hage, Tripoli, une ville livrée à la pauvreté, site lorientlejour.com, 2 février 2021)
- (Zoologie) Lieu d'exhibition des bêtes sauvages, indigènes ou exotiques.
- La ménagerie de Vincennes portait le nom de sérail ; […] — (Victor Fournel, « Chapitre XIII : Combats d’animaux - Bêtes fauves et dompteurs », dans Le vieux Paris : Fêtes, jeux et spectacles, Alfred Mame et fils, éditeurs, Tours, 1887, page 445)
- Pour cela, il existait des sérails d’animaux « féroces » plus ou moins temporaires, servant de dépôts avant les jeux ou de lieux de vente aux particuliers, ainsi que des parcs pour les herbivores. — (Éric Baratay et Élisabeth Hardouin-Fugier, Zoos : histoire des jardins zoologiques en occident (XVIe-XXe), La Découverte, Paris, 1998, page 17)
Mots qui riment avec "aille"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "sérail".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aille , ailles , ail , ails et aï .
-
valetaille
?- (Péjoratif) Multitude de valets.
- Le fils du sacristain Léonard avait fait récemment partie de la nouvelle levée de serviteurs campagnards que, pour raison d’économie, madame de Boussac avait substituée à sa valetaille parisienne. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Tel que je te connais, toi, je suis sûr qu’à ma place tu n’aurais jamais osé retourner dans ces maisons et affronter les regards moqueurs de la valetaille. — (Alphonse Daudet, Le Petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 131)
- Je déteste la valetaille : toujours vautrés dans l’antichambre, ces gens-là ne daignent même pas vous faire un signe de tête. — (Nicolas Gogol, Le journal d’un fou, 1834 ; traduit du russe par Boris de Schlœzer, 1968 ; page 10)
- À Paris, tu aurais dû liquider aussi la valetaille. Dans leur résidence secondaire, ces gens-là font la dînette eux-mêmes. — (Amélie Nothomb, Journal d’Hirondelle, Éditions Albin Michel, Paris, 2006, page 47)
- Un spectacle poignant, ces morceaux de grands d’Espagne dans le lustre et le ciel de lit. C’est aussi pour cela que j’ai congédié toute la domesticité. Comment voulez-vous obtenir le respect d’une valetaille qui a ramassé les débris de votre ascendance ? — (Amélie Nothomb, Barbe bleue, Albin Michel, Paris, 2012, p. 87)
- L’essentiel des trafics cantonné dans les salons VIP pour gros joueurs venus de toute la Chine, la valetaille comme nous versait son obole dans la grande salle ovale qui nous accueillit sous ses lustres étincelants. — (Christophe Masson, L’Empereur de Macao, 2016, Éditions Revoir)
-
mézail
?- (Histoire) Partie mobile du milieu et devant du heaume, puis de l'armet, qui protège le visage.
- Le mézail, également nommé ventaille, carnet ou viaire est la partie mobile qui se rabat sur le visage à l'avant du casque. Les trous permettant la vision sont appelées perçures ou vues. Dans certains casques, le mézail se dira à vue coupée lorsque celle-ci est découpée en pleine pièce et à vidaille lorsque la vue se fait entre le haut du mézail descendu complètement et le frontal du casque.
- Le mézail était quelquefois d'une seule pièce et se relevait pour découvrir la figure ; d'autres fois il se composait de deux ou plusieurs parties, les unes s'élevant vers le front, les autres s'abaissant sur la mentonnière ensemble ou séparément. — (Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, Paris, 1838, vol.3, page 654)
- Le mézail, à soufflet, présente cette particularité, que le ventail et le nasal sont également percés d'ouvertures et semblent, quoique séparés, ne faire qu'une seule pièce. — (Octave Penguilly-L'Haridon, Catalogue des collections du Cabinet d'armes de Sa Majesté l'empereur, Paris : Imprimerie impériale, 1864, page 56)
- L’armet est le casque le plus perfectionné; il est composé du timbre surmonté de la crête, de la vue, du nasal et du ventail, dont l'ensemble se nommait mézail, et du gorgerin. — (Auguste Demmin, Guide des amateurs d'armes et armures anciennes, Paris : Veuve Jules Renouard, 1869, page 297)
-
saï
?- Nom vernaculaire de certains singes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud appartenant à la famille des cébidés, également nommés capucins, sajous ou sapajous.
- pellouaille
-
ripaille
?- Grande chère, débauche de table.
- Il est triste de penser, qu’alors que l’on apporte tant de soin à mener à bien les boutures de géranium ou les greffes d’arbres, fruitiers, un très grand nombre de citoyens sont conçus suite à de crapuleuses ripailles dont on se croit obligé d’assaisonner l’anniversaire de la naissance du Christ, ou celle de la prise de la Bastille. — (Jean Marestan, L’Éducation sexuelle, Éditions de la « Guerre Sociale », 1910)
- Bordeaux, le forgeron, lui-même, qui ce jour-là était en ripaille, s’arracha aux délices de l’auberge du Petit-Salé dans laquelle il buvait. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 52)
- Cette année, la campagne de battage s’achevait chez eux. À cause de cette date tardive, l’entrepreneur leur avait consenti un marché doux, mais ils n’y gagneraient point à cause des ripailles inévitables. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Porcelaine d’Arras ! argenterie ancienne ! comment pouvez-vous supporter sans révolte la médiocrité de ce repas, qui vous outrage ? Où sont les festins d’antan, les ripailles somptueuses où de galants chevaliers lançaient de hardis propos à de grandes dames, plantureuses et festonnées ? Vous ne connaissez plus que le jambon et le gigot aux haricots ! Vanité des vanités ! Grandeur et décadence !… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 314)
- Mais, deux semaines plus tard, Raoul, qui s’amusait fort auprès de ce funèbre fantoche, profita d’une ripaille plus complète pour lui arracher des aveux. — (Maurice Leblanc, La Barre-y-va, chapitre 7)
-
éventail
?- Petit dispositif demi-circulaire, composé de lames légères d’ivoire, de nacre, de bois, etc., qui se replient les unes sur les autres, dont la partie supérieure est ordinairement recouverte de papier, de taffetas ou de plumes, et dont on se sert pour s’éventer.
- Manœuvrer l’éventail est un art totalement inconnu en France. Les Espagnoles y excellent ; l’éventail s’ouvre, se ferme, se retourne dans leurs doigts si vivement, si légèrement, qu’un prestidigitateur ne ferait pas mieux. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- De l’autre côté de la corbeille, la comtesse Martin, ayant à ses côtés le général Larivière et M. Schmoll, de l’Académie des inscriptions, caressait des souffles de son éventail ses épaules fines et pures. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 47)
- Elle prit à la main son éventail de plumes, et sortit nonchalamment. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Et les tablettes de bal à feuillets de nacre, attachées à l’inutile éventail d’une jeune fille qui ne va jamais au bal… — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 68)
- Pourtant, le combat de pets est un des grands classiques de la culture populaire nippone depuis plus de dix siècles. Tout abbé qu’il soit, c’est à Sôjô Toba qu’est attribué un rouleau du XIe siècle dans lequel les pétomanes combattants utilisent de gigantesques éventails pour pousser les gaz toxiques vers le camp adverse. — (Jean-Marie Bouissou, Manga : Histoire et univers de la bande dessinée japonaise, chapitre 1, Arles : Éditions Philippe Picquier, 2010, 2e édition, 2014)
- (Par analogie) Ensemble d'êtres ou de choses disposés comme en demi-cercle.
- Tenir ses cartes en éventail, en parlant d’un joueur de cartes.
- Se déplacer en éventail, en parlant d’une troupe.
- C’était l’océan, l’océan immense, infini, et son odeur fraîche et salée, et ce grand coup d’éventail que la marée montante dégage de chaque vague dans son élan. — (Alphonse Daudet, « La Moisson au bord de la mer », dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 213)
- Elle s’obstine à regarder le rayon de lune, qui tombe en éventail d’argent sur son couvre-lit. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 337)
- Près d’un carrefour où nous attendaient nos groupes de guides, les compagnies se séparèrent pour progresser en éventail. — (Ernst Jünger, Orages d’acier, 1961 ; traduit de l’allemand par Henri Plard, 1970, page 294)
- (En particulier) (Jardinage) Façon de tailler un arbre fruitier pour lui donner la forme d’un éventail ouvert.
- Allées de tilleuls, de charmilles en éventail.
- Il eut beau chercher, il n’aperçut d’autre promenade qu’une place longue, traversée aux deux bouts par des fossés puants charriant les immondices de la ville ; à l’entour végétaient pauvrement un millier de petits tilleuls rabougris, soigneusement taillés en éventail. — (Stendhal [Henri Beyle], Lucien Leuwen, 1834)
- Gamme, large choix, palette ; par analogie avec le nuancier qui se déplie et replie comme un éventail.
- Le large éventail parémiologique de cet ouvrage témoigne d'un fait évident : les proverbes coexistent avec d'autres énoncés et formules sentencieuses. — (Julia Sevilla Munoz, « Les proverbes et phrases proverbiales français, et leurs équivalences en espagnol », 2000, dans Langages, 34e année, n° 139, (2000), La parole proverbiale, page 100)
- (Cyclisme) Groupe de coureurs placés en diagonale pour se protéger du vent.
- Le peloton n’était qu’à cinquante-cinq secondes. Les sept mêmes hommes qu’au deuxième passage du col. Le vent poussait et ils avançaient en éventail, sur toute la largeur de la route, comme une voile gonflée. — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, pages 39-40)
-
taille
?- Coupe ; manière dont on coupe certaines choses, dont elles sont taillées.
- Le même vieillard goutteux allait procéder à la taille des cheveux. — (Ivan Tourgueniev, L'Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Sur les tiges élevées, inabordables à la main ou à l'échelle, exécuter la taille en vert avec l’échenilloir ou le sécateur attaché au bout d'une perche. — (Charles Baltet, La Pépinière, fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et coloniale, Masson & cie, 1903, page 53)
- – Viens, Mélie, ramasser les « tailles » de l’abricotier, Milien est après les espaliers… — (Colette, Printemps passé, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 152)
- (En particulier) Bois, pierre ou marbre que l’on coupe avec art et selon certaines dimensions, pour les employer dans une construction.
- La taille des pierres.
- Une maison en pierre de taille.
- Manière dont on travaille les pierres précieuses.
- La taille des pierreries est différente, selon les différents pays.
- (Gravure) Incision qui se fait avec le burin dans le cuivre ou toute autre matière.
- Des tailles profondes, légères, bien nettes.
- (Cartes à jouer) Étape d'un jeu de cartes où le banquier achève de retourner toutes les cartes.
- Je commence à ponter à dix ducats sur une seule carte, elle perd quatre fois de suite, et il m'arrive la même chose dans la taille suivante. À la troisième taille personne ne veut couper. — (Giacomo Casanova, Histoire de ma vie, tome II, La Pléiade, 2015, page 242)
- (Chirurgie) Opération qu’on pratique pour extraire les calculs qui se sont formés dans la vessie.
- Tranchant de l’épée.
- Ils frappent de pointe et de taille, à droite, à gauche, sur la tête, sur la poitrine. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XVII. Les combats, 1748)
- Il fut donc défendu aux champions de se servir de l’estoc ; il ne devait frapper que de taille. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- De plus, avec leurs épées, ils ne pouvaient donner que des coups de taille, puisque le plus généralement elles n'étaient pas pointues. — (Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882, page 261)
- Longueur du corps humain, de la plante des pieds au sommet de la tête.
- M. de Paris, avec lequel je fis connaissance cette même nuit, est aussi chenu et de la même taille que moi. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- […], et deux pages parurent, portant des flambeaux et éclairant une femme d’une taille imposante, d’un maintien majestueux, et surtout d’une admirable beauté. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- Personne de vraiment grand, sentait-on, n’aurait eu une expression si virulente et si agressive, bien qu’en réalité Butteridge eût une taille de six pieds deux pouces (1m88) et un poids exactement proportionnel. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 34 de l’édition de 1921)
- Kinkin, vers la quarantaine, était un gaillard de taille moyenne qui dissimulait sous des dehors chétifs et une allure pataude une force herculéenne et une agilité de singe. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Hauteur et grosseur des animaux.
- Le canard de Rouen est des plus recommandables par sa taille, sa rusticité, sa précocité et son aptitude à l'engraissement. Il est aussi le plus répandu. — (L’Élevage des Canards, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 106)
- Le développement de cette espèce est de type hétérométabole : l’accroissement de la taille se fait progressivement au cours de quatre mues juvéniles et d’une mue imaginale et s’accompagne de changements dans les proportions du corps. — (Archives de zoologie expérimentale et générale, volume 116, page 175, CNRS, 1975)
- Conformation du corps humain depuis les épaules jusqu’aux hanches.
- Ce qui venait de tomber sur le lit, en un mince lambeau soyeux, léger et lent, c’était le corsage qui la serrait doucement au cou, et fort à la taille… — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- C'était une grande femme qui avec moins d'embonpoint eût eu la taille belle, et une beauté romaine que bien des gens préféraient à celle de sa sœur. — (Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon, Paris : A. Sautelet & Cie ; Alexandre Mesnier, 1829, volume 11, page 206)
- Cette femme n’a point de taille, elle est grosse et courte.
- Un vêtement à taille, vêtement qui dessine, qui souligne la taille.
- (En particulier) La partie la plus étroite de l'abdomen humain.
- Prendre une femme par la taille.
- De joyeuse humeur, le mari cause avec force gestes, prend parfois les mains de sa femme, la taille aussi ; […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Elle était avec une amie, peut-être qu’elles se tenaient par la taille, qu’elles regardaient d’autres femmes, qu’elles avaient en effet un « genre » que je n’avais jamais vu à Albertine en ma présence. — (Marcel Proust, La Prisonnière, Gallimard, 1923)
- Là où, par exemple, on tient à mettre en valeur les caractères gynoïdes de la taille et du bassin (comme dans la littérature au tournant du XXe siècle), on va privilégier les vertugadins, les crinolines, les tournures et les corsets, lesquels vont finir par reconfigurer les corps en retour. — (Gaétan Brulotte, Œuvres de chair: figures du discours érotique, Presses de l’Université Laval, Québec (QC), 1998, page 453)
- Bois qui commence à repousser après avoir été taillé, coupé ; taillis.
- Une jeune taille.
- Une taille de deux ans.
- (Commerce, Droit, Histoire) Bûchette fendue sur sa longueur puis séparée en deux parties, sur laquelle sont entaillées des coches qui comptabilisent soit une quantité de marchandise fournie, soit des paiements d’impôt.
- La taille était constituée de deux planchettes s’encastrant exactement l’une dans l’autre. Le client en possédait une, le boulanger conservait l’autre. Lorsque je prenais deux kilos de pain, je donnais ma planchette à la boulangère qui l’appliquait contre la sienne et, de son grand couteau, faisait deux entailles, une par kilo, dans le bois des deux tailles accolées, ainsi chacun d’elles conservait autant d’entailles que nous avions consommé de kilos de pain. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 27)
- Prendre à la taille le pain chez le boulanger.
- Ils prennent à leurs gages un fromager qu’ils appellent le grurin ; — le grurin reçoit le lait des associés trois fois par jour et marque les quantités sur une taille double. — (Victor Hugo, Les Misérables, Le Livre de poche, 1862, page 124)
- (Histoire) Impôt direct féodal qu’on levait sur toutes les personnes qui n’étaient pas nobles ou ecclésiastiques, ou qui ne jouissaient pas de quelque exemption, sous l’Ancien Régime.
- Bourgeois et manants acquittaient la taille, la capitation, les vingtièmes, les aides. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- C'est un fait très caractéristique, nous l'avons vu, que, ni dans les listes électorales de 1790, ni dans les rôles des tailles, ni dans les registres d’état-civil antérieur à la Révolution, on ne trouve le terme de « cultivateur ». — (Paul Bois, Paysans de l'Ouest, Flammarion (collection Champs), 1971, page 189)
- Le rôle des tailles de Barques pour 1719 porte 41 feux, dont 33 masculins ; celui de Marques : 66 feux, dont 56 masculins. — (Jacques Dupâquier, Statistiques démographiques du bassin parisien, 1636-1720, éd. Gauthier-Villars, 1977, page 530)
- (Industrie minière) Chantier d’abattage de la mine où travaillent en commun plusieurs ouvriers à veine.
- Dans les gîtes puissants, on pratique souvent l’exploitation par tranches horizontales, et les mineurs travaillent debout dans la taille, en soutenant le toit du chantier au moyen de bois, et en remblayant ensuite les vides, si l’on veut éviter la dislocation des terrains. — (Louis Gruner, Cours d’exploitation des mines, volume 1, 1921, page 225)
- (Musique) (Désuet) Voix d’homme qu’on appelle aujourd’hui ténor.
-
travail
?- Labeur, application à une tâche, effort soutenu pour faire quelque chose, en parlant de l’esprit comme du corps.
- L’homme qui vendait son travail, qui recevait un salaire, se dégradait au rang des esclaves, il se vendait comme esclave, il perdait sa dignité d’homme libre. Cette action dégradante est commise quotidiennement par les hommes libres de la société capitaliste. Les prolétaires de la main comme ceux de l’intelligence, n'ont qu’une unique préoccupation : se vendre, vendre leur travail manuel, vendre leur travail intellectuel, vendre la pensée, cette chose sacrée. — (Paul Lafargue, L’idéalisme et le matérialisme dans la conception de l’histoire. Réponse à la Conférence du citoyen Jean Jaurès, dans La Jeunesse socialiste, janvier 1895, page 1)
- L’Écosse l’attendait bouche bée. Il arriva à Glasgow vers une heure, et l’on raconte que le travail ne fut pas repris avant deux heures et demie dans les docks et les manufactures de cette ruche industrielle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 30 de l’édition de 1921)
- Il s’acharnera au travail, il ne ménagera ni son temps, ni ses forces, à une époque où le radium et la radiothérapie profonde était encore inconnue. — (Bulletin de la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris, 1924, volume 3, page 403)
- (Par extension) Activité professionnelle ; emploi.
- Lui avait trouvé deux travails : l’un dans une forge où il aidait à décharger les matériaux et à transporter diverses choses, l’autre dans un moulin où il jouait les mules. — (site feleth.superforum.fr, 13 mars 2014)
- Elle avait deux travails. Deux fatigues. Deux épuisements. Mais ça, elle savait faire et, la plupart du temps appréciait. Elle aimait travailler. — (Vincent Jolit, Clichy, Éditions La Martinière, 2013)
- Mais on ne vous en voudra hélas pas si vous devez révéler que la crise vous force à avoir deux travails, oh que non. — (Fabian Bouleau, Chienne de langue française !, 2014)
- Il faisait un froid de gueux. Dans la ville, sous un ciel plus que sombre les rares passants se pressaient de rentrer au plus tôt chez eux ou à leur travail, pour ceux qui en avaient. — (A. M. Ivankov-Diaz, Moi, Jean Thomas Collot, fils de gueux, Lyon : L’encre et le grattoir, 2017, page 126)
- Manière dont on travaille habituellement.
- Il a le travail difficile, lent.
- Ouvrage même, de quelque nature qu’il soit, qui est produit par le labeur.
- L’oxydation relativement rapide du fer n’a pas permis de retrouver aisément, parmi les restes des travaux métalliques que l’antiquité a laissés derrière elle, un grand nombre d’objets fabriqués avec ce métal ; […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 179)
- Et alors on fera juger leurs deux travails. — (M. Lockroy, Jules de Wailly, Deux compagnons du tour de France, 1845)
- Monsieur Saito lut mon travail, poussa un petit cri méprisant et le déchira: […]. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, page 10)
- (Spécialement) Ouvrage de l’esprit, étude historique, philosophique ou scientifique. — Note : Il est alors souvent au pluriel.
- Je n’insiste pas, car il existe des ouvrages sur ces questions, tels l’important mémoire de Candolle et les travaux de A. Chevalier. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 97)
- Le physiologiste hollandais Jordan écrivait que les travaux de Pavlov ont fait de Léningrad la Mecque des physiologistes du monde entier. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953, page 3)
- Manière dont l’ouvrage est fait.
- Travail exquis, délicat. - Ce bijou est d’un beau travail.
- Ouvrage qui est à faire ou auquel on travaille présentement.
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Distribuer le travail aux ouvriers.
- Je ne puis faire cela à ce prix, il y a trop de travail.
- Le travail en souffrira.
- Entreprendre des travaux.
- Un ouvrier sans travail.
- J’ai beaucoup de travail à faire.
- (Par extension) Action des forces de la nature.
- En longeant l’atoll, j’étais rempli d’admiration et d’étonnement pour l’extraordinaire travail des madrépores. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le travail de la fermentation.
- Le travail des eaux le long des rives d’un fleuve.
- (Sens figuré) Les esprits sont en travail.
- (Médecine) Première période de l’accouchement caractérisée par l’apparition de contractions douloureuses de l’utérus et l’effacement du col de l’utérus. Les douleurs de l’enfantement.
- La salle de travail de la maternité.
- Par moments, la tête qui sortait, semblait vouloir rentrer, repoussée par l’élasticité des tissus, tendus à se rompre ; et des crampes atroces l’étreignaient à chaque reprise du travail, les grandes douleurs la bouclaient d’une ceinture de fer. — (Émile Zola, Pot-Bouille, chapitre XVIII, 1882)
- (Sens figuré) — Rien ne voulait sortir de ses lèvres, toute sa face exprimait un travail de gésine intellectuelle horriblement douloureux : il lui semblait que son cerveau était muré. — (Louis Pergaud, La guerre des boutons, Paris : Mercure de France, 1912, chapitre 3)
- (Mécanique, Physique) Produit d’une force appliquée sur une distance. L’unité SI de travail (d’énergie) est le joule.
- Le travail d’une machine.
- (Économie, Politique) Labeur humain considéré comme facteur essentiel de la production.
- Un système complexe de taxes permettait au gouvernement, aux aristocrates et aux religieux de profiter du travail de la plus grande partie de la population. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n° 66, p. 5, été 2008)
- Le travail se rattache ainsi aujourd’hui moins à la nécessité économique de produire des marchandises qu’à la nécessité politique de produire des producteurs et des consommateurs. — (Catherine Dyja, L’Insurrection qui vient, dans la « Revue de la Défense nationale » de juillet 2009)
- (Droit) Labeur humain considéré sous le rapport des conflits qu’il soulève et des règlements qu’il y faut apporter.
- La réglementation du travail.
- Un contrat de travail.
- Les accidents du travail.
- Le Ministère du travail.
- (Équitation) Ensemble des exercices que l’on fait faire à un cheval, entraînement.
- Il dispose d'un engagement de choix et tout est parfait au travail selon son entourage. — (La dernière minute de Zone-Turf pour le Quinté du jour : le n° 8 Vison Fromentro, zone-turf.fr, 16/12/2016)
-
fiançailles
?- Engagement de se marier que prennent deux personnes, généralement en présence de témoins.
- Faire part des fiançailles.
- Bague de fiançailles.
- Inviter aux fiançailles.
- Les fiançailles sont en somme dans le mariage ce qu’est la salle d’attente dans une gare. On prend ses dispositions pour le voyage prochain. Si on est terre à terre, on songe aux bagages à enregistrer. Si on a de l’imagination, on évoque à l’avance les sites prestigieux que l’on visitera… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 284)
- Liane aimait raconter. Par exemple comment, à l’âge de vingt-deux ans, elle avait rompu ses fiançailles après que sa mère lui eut expliqué, à quelques jours de la date fatidique, en quoi consistait son futur rôle d’épouse. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Période qui s’écoule entre cet engagement et la cérémonie du mariage.
- Et elle prenait en pitié Elhamy en songeant aux désillusions qu’il avait dû subir depuis les semaines insouciantes de ses fiançailles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Pendant toute la période des fiançailles, le futur gendre va, pour manifester sa bonne volonté au travail et rendre service à sa belle-mère, régulièrement approvisionner la maison de ses beaux-parents en bois de feu. — (Paulette Roulon-Doko, Cuisine et nourriture chez les Gbaya de Centrafrique, L'Harmattan, 2001, page 40)
- (Sens figuré) Moment particulièrement agréable.
- Ce soir aussi, j’avais mon spleen : il avait fait un après-midi splendide, avec un soleil de fiançailles et des souffles d’air moite ensorcelants, et l’école sentait la prison, le local étranger à la vie… — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
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pierraille
?- Amas de petites pierres, de pierres concassées.
- La diligence enfila une série de canyons vertigineux, où le bruit des roues concassant la pierraille et le martèlement régulier des sabots s’entrechoquaient entre les remparts. Le guide était sur le qui-vive et chacun retenait son souffle, de peur d’un guet-apens. Ce fut une angoisse de chaque instant, une nouvelle version du calme plat avant la tempête, qui rappelait à Gabriel Morange le djebel et ses traquenards. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, p.106, 2018)
- On y montait par trois marches industrieusement faites avec des piquets, avec des planches et remplies de pierrailles. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre troisième)
- D'une très profonde cour intérieure monte l'odeur des peaux grillées au soleil des hauts plateaux abyssins, sur la pierraille des somalilands, […]. — (Paul Nizan, Aden Arabie, chapitre IX, Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960, p.98)
- Si le glacier disparaît, le phylum se continuerait par un stade de végétation des pierrailles. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 172)
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mangeaille
?- (Vieilli) Ce qu’on donne à manger à quelques animaux domestiques, à des oiseaux.
- — Pourriez-vous me dire comment elle est devenue si rondelette.— Pardi, en se crevant de mangeaille comme vous et moi. — (Denis Diderot, Mémoires, correspondance et ouvrages inédits, tome 1, Paulin, Paris, 1834, 2e édition, page 168)
- (Familier) Grande quantité de nourriture destinée à l’homme, presque toujours médiocre.
- Enfin le Roi rompit avec madame de Verneuil ; elle se mit à faire une vie de Sardanapale ou de Vitellius : elle ne songeoit qu’à la mangeaille, qu’à des ragoûts, et vouloit même avoir son pot dans sa chambre ; elle devint si grasse qu’elle en devint monstrueuse ; mais elle avoit toujours bien de l’esprit. — (Gédéon Tallemant des Réaux, « Henri IV », dans Les Historiettes, tome 1, texte établi par Louis Monmerqué, René-Charles-Hippolyte Le Prestre de Chateaugiron et Jules-Antoine Taschereau, Alphonse Levavasseur, Paris, 1834, page 11)
- — Au-dessous sont les fonctionnaires, puis les bourgeois, les enrichis, qui sont grossiers, bien moins polis que dans le Nord. Ils ne donnent pas trop dans la mangeaille, et ils ont une maison de campagne, une voiture. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- – Pas des tas de mangeaille solide, —observa-t-il,— mais bah ! il y en aura bien pour une quinzaine, et on ne sait pas ce qui peut arriver en quinze jours. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 338 de l’édition de 1921)
- Chansons, mangeaille, beuverie, la noce d’Adrienne est une bien jolie noce. Cinq plats de viande, trois entremets et le nougat monté où tremble une rose en plâtre. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 62)
- Des bistrots aux académies il est consternant d’écouter parler les gens dits sérieux devant un verre. Ce qu’ils vont se dire peut d’avance se décliner ainsi : je parle du temps, tu parles du fric, il parle de mangeaille, nous parlons de notre foie, vous parlez de bagnoles, ils parlent de cul. De ce dernier sujet il se peut que certains s’élancent, avec le fromage, vers les idées avancées. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 188)
- Le bel air oblige Monsieur et Madame à faire apprêter leur mangeaille par un cuisinier français ferré sur les sauces. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 90)
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faille
?- Le moyen néerlandais falie est probablement emprunté au français ;
- Il pourrait être dérivé du précédent avec la même dérivation sémantique qui donne fichu (« étoffe négligemment posée sur les épaules, la tête »).
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margaille
?- (Belgique) Grand désordre, pouvant aller jusqu’à l’échauffourée, la bagarre.
- On ne sait pas très bien si l’on se bat ou si l’on ne se bat plus à Shanghaï, si l’on fera la paix ou si l’on recommencera à s’éventrer : margaille, pagaille et funérailles sous la mitraille. — (Thirimont, extrait de L’avenir colonial belge dans L’Étoile de l’A.E.F., 5e année, no 16, Brazzaville, 16 avril 1932, page 4)
- Tous les pays « bougent » à la fois et c’est un vrai miracle que la guerre, les révolutions et les troubles divers qui sévissent en tant d’endroits n’aient pas encore jusqu’ici déclanché la « grande margaille ». — (Dantès, Le malaise politique mondial, dans Volonté, l’hebdomadaire économique & politique de Madagascar, 1ère année, no 40, Tamatave, 13 mai 1933, page 2)
- C’est plus encore la « margaille » morale. Il faut se défier des resquilleurs, des fripons, des voleurs ; les mœurs s’encanaillent ; les mécontentements préparent les révolutions. — (Gringoire, Le mal du siècle, dans Les bonnes soirées, 13e année, no 48, Paris, 2 décembre 1934, page 41)
- valailles
- fontenailles
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bonsaï
?- (Bonsaï) Arbre cultivé en pot auquel des soins particuliers sont apportés en vue de lui conserver des proportions considérablement réduites par rapport à celles qui résulteraient d’une croissance naturelle.
- La culture du bonsaï, dont la beauté et la valeur artistique sont louées par de nombreux amateurs aux quatre coins du monde, fait partie des arts traditionnels du Japon. — (Luis Vallejo, Matías Briansó, Bonsaï: la nature et le temps, 2001)
- Cultiver des bonsaïs signifie bien plus que s’occuper d’arbres miniatures. — (Werner M. Busch, Les bonsaïs, des merveilles miniatures, 2011)
- (Bonsaï) Art et pratique visant à faire pousser un bonsaï.
- Si l’art du bonsaï a été pendant longtemps réservé à la noblesse et au clergé, sa pratique se popularise au XIVè siècle. — (K.P., Le Bonsai, 28/05/2015, Vivre le Japon → lire en ligne)
- brousaille
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représaille
?- Traitement que l’on inflige à un ennemi pour s’indemniser d’un dommage qu’il a causé, ou pour se venger d’une violence qu’il a exercée contre le droit de la guerre. — Note d’usage : S’emploie plus ordinairement au pluriel.
- Redillon. — Vous avez à vous venger de vos maris respectifs,… alors, il faut, moi, que… Ah çà ! est-ce que vous me prenez pour un agent délégué aux représailles conjugales ?… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Ici, les gens parlaient d’incendies et de massacres, de cruautés et de représailles, du meurtre d’inoffensifs Asiatiques par des tourbes que déchaînait la haine de race, de villes mises à sac et complètement brûlées, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 392 de l’édition de 1921)
- – La bataille ? Je connais ça aussi bien que vous… Mais crever de misère dans les camps de représailles, vous faites-vous seulement une idée de ce que cela peut être ? Hein ?... Je vous dis que vous n’avez rien vu ! — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 287)
- On se propose de kidnapper le gestapiste, de le jeter dans la malle arrière de sa voiture et de sortir rapidement de la ville, afin d'éviter des représailles sur Megève. — (Michel Germain, Le sang de la barbarie, La Fontaine de Siloé, 1995, page 236)
- Il s’est saisi de cette terre par droit de représailles, par représailles.
- (Sens figuré) Action de rendre injure pour injure, raillerie pour raillerie.
- […] ; exposons aux regards du peuple, non pas leurs portraits , […], mais leurs horribles faits et gestes.Ils finiront par en rougir; ils finiront par nous savoir gré de leur épargner l'innocente représaille de les personnaliser, de les montrer aux regards des passans dans leur hideuse nudité , […]. — (Bernard-François-Anne Fonvielle, La théorie des factieux dévoilée et jugée par ses résultats ou essai sur l'état actuel de la France, Paris : chez J. G.Dentu, août 1815, page 71)
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retrouvaille
?- Réunion avec des gens dont on était séparé.
- Force est de constater que le couple ultraglamour est très attendu pour leurs retrouvailles à l’écran dans ce qui s’annonce comme un grand film romantique d’aventures. — (Dominique Choulant, Marion Cotillard, 2016)
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aille
?- Première personne du singulier du subjonctif présent de aller.
- Non, répondit Cérizet, il est assez cuit par toi, sans que j’aille encore lui donner des coups de lardoire : il rendrait tout son jus. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
- « Quand je vous avertissais, madame, qu'il fallait que je m’en aille… » s’écrie l’étranger. « Eh ! monsieur, dites au moins : Que je m’en allasse ! » reprend l’académicien. — (Honoré de Balzac, Physiologie du mariage (méditation V))
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de aller.
- Nous avons, en tête de notre flotte, Un ministre qui point ne se bilotte : Que tout aille mal, que tout aille bien, Ça ne lui fait rien ! rien ! rien ! — (Henri Fursy, Essais rosses d’histoire contemporaine, 1905)
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camail
?- (Religion) Sorte de petit manteau qui couvre depuis les épaules jusqu’à la ceinture et que les évêques et autres ecclésiastiques privilégiés portent par-dessus le rochet dans les cérémonies. → voir mosette
- Il portait négligemment sur ses épaules courbées un long camail de velours rouge, et sa robe traînait sur ses pieds. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Il marmotta des oraisons tant que dura la nuit, sans décroiser un moment ses bras de son camail de soie violette, sans obliquer un regard vers moi, sa postérité, […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Mollement drapé d’un camail de nuées grises, le crépuscule déroulait ses brumeuses tentures sur la pourpre fondante d’un soleil couchant. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Elle avait bien changé, Mme Rezeau, depuis l'époque des précepteurs en camail et de la confession familiale. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 173)
- (Religion) Collet avec capuchon que le clergé porte en hiver.
- Le dos rond sous le camail, il me précède dans le couloir qui fait communiquer la cure et la sacristie. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 76)
- Camail d’armure : pièce d’armement protégeant le cou et le haut des épaules. Le terme camail est souvent utilisé à tort pour désigner la coiffe de maille qui protège également la tête.
- (Héraldique) Lambrequin, décoration de casque [2].
- Longues plumes du cou et de la poitrine, chez le coq.
- Si le Coq de Java diffère des autres Coqs par sa crête et par son fanon sous-mandibulaire, le Coq de Sonnerat ne s'en écarte pas moins par une singularité très curieuse des plumes de son camail. — (Pierre-Amédée Pichot, Le Coqs sauvages, dans le Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France, 1914, volume 61, page 103)
- (Ornithologie) (Vieilli) (Désuet) Espèce de tangara de Guyane [2].
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tenaille
?- Instrument de fer composé de deux branches croisées, tenant l’une à l’autre par une goupille, et terminées par des mâchoires qui s’ouvrent et se resserrent de manière à saisir et à serrer quelque objet, ou à le couper avec un effort plus grand. — Note : S’emploie le plus souvent au pluriel.
- Tenaille de menuisier, de forgeron, d’emballeur. — Apportez la tenaille.
- Le serrurier apporta ses tenailles. — Arracher un clou avec des tenailles.
- Ah ! ce sourire ! Quel masque abominable ! On voudrait vous l’arracher avec des tenailles rougies au feu. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Sens figuré) Ce qui contraint ; ce qui enserre.
- Elle le savait, qu’en lui la jalousie était une torture physique, une plaie avivée, élargie par toutes les tenailles de l’imagination. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 363)
- Depuis les Hervieu, les Bernstein, les Marguerite[sic], les Paul Adam, les Pierre Louys et leur séquelle de journalistes caudataires, prêchèrent l’émancipation sexuelle, le bris des tenailles et le culte d’Aphrodite. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L’Église de Jésus, 1926, page 188)
- De plus, ils voisinaient au sud avec les Hermondures. Si l’Empire obtenait l’aide de ces derniers, une tenaille redoutable pouvait être envisagée. — (Pierre Renucci, Claude, Perrin, Paris, 2012, page 205)
- (Fortification) Ouvrage composé de deux faces qui présentent un angle rentrant vers la campagne et qui sert à couvrir une courtine.
- (Pêche) Pièce qui compose la charpente de la plate-forme couverte ou chafaud que les pêcheurs construisent sur le bord de la mer.
- L’établissement de pêche consiste dans le chaufaud, ses orgages et les tenailles¹, les cabanes et leurs portes, les étaux, lavoirs et garde-poisson ; ce sont les parties immobilières par destination de la place de pêche, sur lesquelles, par conséquent, s’étend le droit de propriété du concessionnaire, restreint comme il vient d’être dit. […] ¹ Le chaufaud, ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus, est une espèce de plateforme couverte, construite sur le bord de la mer, les orgages sont les montants en bois qui soutiennent la charpente du toit, dont les piéces portent le nom de tenaille ou tonailles. Le toit n’est pas couvert ; pendant la saison de pêche on étend sur les tonailles des toiles, souvent les voiles du navire sont employées à cet usage. Le chaufaud est alors une espèce de tente dont la carcasse est construite en bois. — (Laurent-Basile Hautefeuille, Code de la pêche maritime, Au comptoir des imprimeurs unis, Paris, 1844, page 248–249)
- (Héraldique) Meuble représentant l’outil du même nom dans les armoiries. Suivant les auteurs, on utilise le singulier ou le pluriel. Dans sa position ordinaire, les mâchoires sont orientées vers le chef, dans le cas contraire, on dit qu’elle est renversée.
- D’azur, à des tenailles ouvertes en forme de chevron d’argent, accompagnées de trois fleurs de lis d’or, deux en chef et une en pointe, qui est de la commune de Thenailles de l’Aisne (armes parlantes) → voir illustration « armoiries avec une tenaille »
- (Jeu de dames) Type d’enchaînement, immobilisation d’un ensemble de pièces adverses.
- En général, le caractère inévitable de combinaisons qui détruisent le centre adverse constitue l’avantage caractéristique des tenailles. — (Michael Kats, traduction Nicolas Guibert, La boussole de la stratégie, 1999, tome 1, page 6)
- meailles
-
canaille
?- (Péjoratif) (Nom collectif) Vile populace.
- Le Philosophe Dumarsais, […] , donnait à un jeune Seigneur des leçons de Grammaire Française. Celui-ci n'entendant pas toute la fine Métaphysique de son Maître, s'impatiente & prononce avec une espèce de courroux: « Fichtre, je n'en viendrai jamais à bout ». Du Marsais lui répond du ton le plus phlegmatique: « Monsieur, ce mot n'est pas Français : on dit F .. mais il n'y a que la Canaille qui s'en sert ». — (« Traits Curieux », dans l’Almanach littéraire ou Étrennes d'Apollon, Paris, 1784, page 104)
- J’aurai aussi à vous parler du caractère singulier du peuple de ce pays. La canaille est ici intelligente, spirituelle, remplie d’imagination, et les classes élevées me paraissent au-dessous des habitués d’estaminet et de roulette de Paris. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, réédition Éditions Complexe, 1989, page 139)
- Je vois dans le naturalisme un synchronisme du suffrage universel, et le protagonisme antiesthétique de la canaille : l’écrivain fait sa cour à la rue, comme jadis au roi. — (Jules Huret, Enquête sur l’évolution littéraire, page 36, Bibliothèque-Charpentier, E. Fasquelle, 1913)
- C’est une des joies de la canaille que de voir un homme de quelque valeur réduit à partager son sort. Elle s’acharnera à lui maintenir la tête dans le purin où elle barbote. — (Lucien Rebatet, Les deux Étendards, chap. XX ; Éditions Gallimard, coll. Soleil, Paris, 1971, page 674)
- (Par extension) Gens de toutes conditions auxquels on veut témoigner du mépris. — Note : Dans ce cas il peut s’appliquer à une seule personne.
- Il s’est conduit comme une vile canaille.
- Vous n’êtes qu’une canaille.
- Ces canailles de domestiques me laissent toujours seul.
- Et j’y allais d’autant plus de bon cœur à l’appeler canaille, ce pauvre M. Guizot, que, dans ma tête, je le confondais avec un grand coquin de sergent de ville qui se tenait au coin de la rue de l’Orillon et me faisait toujours des misères, par rapport à ma charrette de copeaux… — (Alphonse Daudet, Les trois sommations, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 170)
- Elle se campa devant son homme et lui rugit à la face :— Brigand, canaille, gouilland, voleur, soulaud ! Tout le répertoire y passa. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- On te mettra dans une tombe, vieille canaille, Et moi j’irai faire la bombe, vieille canaille, À coup de petits verres d’eau de vie, la plus belle cuite de ma vie,Sera pour tes funérailles, vieille canaille. — (Serge Gainsbourg, Vieille canaille, Aux armes et cætera, 1979)
- (Sens figuré) (Familier) Enfant turbulent, remuant.
- Ces petites canailles m’en font voir de toutes les couleurs
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aiguail
?- Rosée qui demeure sur les feuilles, les herbes et les arbres.
- Chaque matin, dès que les ramées avaient bu l'aiguail, roulait sur ses gonds la porte de la Maladrerie, […]. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Tout autant que les cornioles, les fruits d'euryale épineuse, les feuilles et les racines de roseau, exhalent au souffle de la brise, sous l'aiguail de l'aube ou du soir, une odeur si délicieusement pure, qu'elle met aussitôt l'âme en joie et le cœur à l'aise. — (Cao Xueqin, Le Rêve dans le pavillon rouge, traduction de Li Tche-Houa, Paris, Gallimard, « La pléiade », 1981, t. II, p. 521)
- Vêtue pour la nuit, mais chaussée de gros sabots de jardinier, sa petite natte grise de septuagénaire retroussée en queue de scorpion sur sa nuque, un pied sur l’X de hêtre, le dos bombé dans l’attitude du tâcheron exercé, rajeunie par un air de délectation et de culpabilité indicibles, ma mère, au mépris de tous ses serments et de l’aiguail glacé, sciait des bûches dans sa cour. — (Colette, "Ma mère et le fruit défendu", in La maison de Claudine, 1922)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.