Dictionnaire des rimes
Les rimes en : roustir
Que signifie "roustir" ?
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- (Vieilli) Griller.
- De cette bonne graille roustie à la sauvageonne qui n’en finit pas de régaler l’homo, qu’il soit erectus ou sapiens. — (France Mutuelle Magazine, no 177, juillet-août-septembre 2023, page 53)
- (Populaire) Voler quelqu’un.
- On l’avait prévenu qu’il se ferait roustir !
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "roustir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
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moisir
?- Se couvrir de moisissure.
- On a gardé trop longtemps ce pâté, il a moisi. (Pronominal) il s’est moisi.
- (Sens figuré) Rester longtemps dans la même situation, au même endroit, en parlant d'une personne.
- Voyez-vous, madame, reprit-il, un peu embarrassé, vous ne pouvez pas éternellement moisir dans cette turne. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 61)
- Je n'ai pas l'intention de moisir ici. J'ai autre chose à faire, moi. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 208)
- Si tu crois que je veux moisir sur la plume de Beauce, en dégustant des oranges à cochons ! — (Willy de Spens, Pierre Coignard le forçat-colonel, 1959)
- Altérer, dénaturer par la moisissure.
- L’humidité a moisi ces confitures.
- Du pain, du fromage, un sirop moisi.
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déconfire
?- (Vieilli) Défaire entièrement dans une bataille.
- Car enfin, M. Drumont entrait en héros dans Babylone, après avoir déconfit toutes les nations sémitiques, et les admirateurs de ce conquérant reniflaient sur lui la poussière du saint roi Midas. — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs , Joseph Victorion et Cie, 1906)
- (Sens figuré) Réduire à ne plus savoir que dire et quelle contenance tenir.
- Ce discours l’embarrassa, il fut tout déconfit.
- Un air déconfit.
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proscrire
?- (Histoire romaine) Condamner à mort sans forme judiciaire et en publiant simplement par une affiche le nom des condamnés.
- Sylla proscrivit trois ou quatre mille citoyens romains. Les triumvirs proscrivirent tous leurs ennemis.
- (Par extension) Prendre certaines mesures violentes contre les personnes dans les temps de troubles civils, et spécialement, condamner au bannissement.
- (Familier) Éloigner, chasser, bannir.
- Un grand nombre d’écrivains vertueux ont cherché à faire proscrire cette abomination, et l’espèce de tolérance accordée à ces êtres corrompus indigne les citoyens honnêtes. — (Comte de Sanois, Questions proposées à toutes les assemblées, par un membre de la noblesse de celle de Meaux, 13 mars 1789)
- Le pape Urbain VIII proscrivit, en 1649, l’Augustinus de Corneille Jansénius, comme renouvelant les erreurs du bayanisme. — (« Jansénisme », dans le Dictionnaire encyclopédique , réédité dans les Œuvres complètes de Diderot: revues sur les éditions originales, tome 15, Paris : chez Garnier frères, 1876, page 257)
- Elles n’étaient pas de ces désœuvrées qui proscrivent, comme déshonorant, le saint calus du travail, et n’en rougissaient point. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, vol. 1, p. 5)
- (Sens figuré) Rejeter, abolir, supprimer.
- À qui pouvait-elle dire : Je souffre ! Ses larmes auraient offensé son mari, cause première de la catastrophe. Les lois, les mœurs proscrivaient ses plaintes. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Les jésuites excitèrent la Sorbonne contre Descartes, et l'on demanda la proscription de sa philosophie, d'abord au parlement, qui refusa d'intervenir; ensuite au conseil du roi, qui la proscrivit en effet. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Le balayage est impitoyablement proscrit, les poussières pouvant être mortelles pour les vers à soie. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Enfin, pour conserver les berges et la ripisylve en bon état, les plantations à moins de 5 mètres de la rivière sont à proscrire. — (Vincent Thècle, Peupliers : comment réussir les nouvelles plantations., dans La France agricole, n° 3361 du 26 novembre 2010)
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maigrir
?- Devenir maigre.
- Tu maigris à vue d’œil, tu ne te nourris plus assez. — (Chantal Chawaf, Issa, Éditions Flammarion, 1999, page 30)
- (Transitif) Faire paraître maigre.
- Ce costume et cette coiffure vous maigrissent.
- Je l’ai trouvé bien maigri à la suite de cette maladie.
- (Transitif) (Désuet) Faire maigrir.
- Et pourquoi la maigrissez-vous ? — (Honoré de Balzac, Maître Cornélius, 1831)
- De trop fortes pluies pourrissaient les semences, des coups de grêle hachaient le blé en herbe, un vent de foudre versait les tiges, deux mois de sécheresse maigrissaient les épis ; et c’étaient encore les insectes qui rongent, les froids qui tuent, des maladies sur le bétail, des lèpres de mauvaises plantes mangeant le sol : tout devenait une cause de ruine, la lutte restait quotidienne, au hasard de l’ignorance, en continuelle alerte. — (Émile Zola, La Terre, première partie, chapitre V)
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polir
?- Rendre uni et luisant par le frottement, en parlant particulièrement des choses dures.
- À Seki, une petite ville du centre du Japon autrefois réputée pour ses sabres de samouraïs, des artisans affûtent et polissent des couteaux de cuisine à tour de bras. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 11 janvier 2023, page 15)
- Un corps qui se polit par le frottement.
- (Sens figuré) Cultiver, orner, adoucir l’esprit et les mœurs, rendre plus propre au commerce du monde.
- La fréquentation des personnes bien élevées polit l’esprit, polit les mœurs.
- L’étude des belles-lettres polit les esprits.
- (Sens figuré) Mettre la dernière main, corriger tout ce qui peut être contraire à l’exactitude, à la pureté et à l’élégance, en parlant de ce qui regarde la forme, le style dans les ouvrages de l’esprit.
- Polir un discours, un écrit.
- Il n’a pas assez poli son style dans cet ouvrage.
- Donner plus d’élégance et de régularité, en parlant d'une langue.
- Les écrivains qui ont poli et perfectionné notre langue.
- Une langue correcte et polie.
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loisir
?- Temps dont on peut disposer en dehors de ses occupations habituelles (emploi, gestion de la maison, éducation des enfants, etc.) et des contraintes qu’elles imposent (transports par exemple).
- « Le loisir ? fit-il. Mais, ma petite demoiselle, c’est l’état naturel de l’homme ; c’est l’instant des jours fuyants où il ne travaille point pour les autres, où il a le temps devant lui, l’espace autour de lui et pour seul souci le choix du plaisir qu’il va prendre. » — (Maurice Bedel, La nouvelle Arcadie, 1934)
- Ces éminentes personnalités ont toutes été d’accord pour admettre que, dans vingt ans, l’homme consacrera le tiers de sa vie à son éducation, un deuxième tiers à travailler, et le troisième à profiter des fruits de son travail. D’où l’avertissement tiré des conclusions : « Les loisirs vont s’abattre sur l’homme non préparé comme une peste morale. Notre civilisation doit faire face à trois dangers graves : la guerre nucléaire, la surpopulation et le loisir. » — (André Brincourt, André Malraux ou le temps du silence, 1966)
- Espace de temps suffisant pour faire quelque chose commodément.
- Le manque de loisir nous prive de parler plus au long de cet excellent écrit; […]. — (Anonyme, Revue littéraire, 1830, Revue des deux Mondes, 1830, tome 1)
- Pour être cultivé, il fallait des loisirs : une classe de gens peinait pour permettre à un très petit nombre de jouir de la vie, de s’instruire, et le jardin de la culture, des belles-lettres et des arts, restait une propriété privée où seuls pouvaient avoir accès non les plus intelligents, les plus aptes, mais ceux qui, depuis leur enfance, s’étaient trouvés à l’abri du besoin. — (André Gide, Discours sur Maxime Gorki, en annexe de Retour de l’U.R.S.S. -1936)
- Seuls les professionnels ont tout loisir, du prime matin au soir tombant, d’inspecter cinq mille — voire dix mille crins. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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élire
?- Choisir entre plusieurs personnes ou plusieurs choses.
- (En particulier) (Politique) Nommer à une dignité, à une fonction, à une place par la voie des suffrages.
- Quelque peu disposé que vous parussiez à accepter la place d’académicien, il a cru vraisemblablement entrevoir dans vos yeux une envie d'y être forcé, et s'est persuadé qu'au moment que vous seriez élu vous ne vous feriez plus prier pour occuper une place qu'on ne pourrait plus vous soupçonner d'avoir recherchée : il s'est trompé et vous l'avez refusée. — (« Lettre XXV de Boileau à M. de Lamoignon, Auteuil, le 7 juillet 1703 », dans les Œuvres complètes de Boileau, tome 4, Paris : chez Philippe, 1837, page 108)
- Mais alors, les électeurs en élisant un anti-roi, se jetèrent de nouveau dans les bras du pape, qui ne manqua pas de renouveler ses anciennes prétentions. — (Johann Christian Pfister, Histoire d’Allemagne: depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, traduit par M. Paquis, vol.5, page 322, 1837)
- Aux élections générales de 1837, Cobden se porta candidat à Stockport. Il lui manqua une centaine de voix pour être élu. — (C. Lavollée, Richard Cobden, Revue des Deux Mondes, tome 58, 1883)
- Les députés des corporés et des non corporés se réunissent en assemblée générale pour y rédiger le cahier de doléances de la ville et élire les députés devant les représenter à l’assemblée de bailliage. — (Philippe Marchand, Florilège des cahiers de doléances du Nord, Université Charles de Gaulle - Lille III, 1989, page 122)
- C’est sur sa tête qu’a été posée — de traviole comme il se doit — la couronne : Flora Coquerel , 19 ans, a été élue Miss France 2014, samedi soir. — (Flora Coquerel élue Miss France, dans Libération du 9 décembre 2013, page 30)
- (Religion) Prédestiner à la vie éternelle.
- Ceux que Dieu a élus jouiront de la béatitude éternelle.
- (Droit) Assigner un lieu où tous les actes de justice puissent être signifiés.
- Élire domicile,
- Il a élu domicile chez son avoué.
- Domicile élu.
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frémir
?- Faire entendre une succession de petits bruits, de tremblements.
- Le vent frémit dans le feuillage. La mer frémit.
- Tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient. - Flaubert
- (Cuisine) En parlant d’un liquide, être presque en ébullition, et produire un son léger.
- L’eau frémit dans la bouilloire.
- Faire entendre des vibrations.
- Une cloche qui frémit.
- Être pris d’une sorte de tremblement causé par la surprise, la peur, le froid.
- Un cheval qui frémit au bruit du canon.
- Buckingham demeura une minute haletant. Pendant cette minute, on vit ses lèvres trembler, ses joues frémir, ses yeux vaciller, comme dans le délire. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, 1847, Michel Lévy frères, page 251)
- (Sens figuré) Être en proie à une vive agitation, sous l’effet de quelque sentiment, de quelque passion.
- Ce n'est qu’en frémissant qu'il posait le pied dans un bateau, ce véhicule nautique fût-il assuré par une traille à roulettes. — (Castil-Blaze, Étienne Nicolas Méhul, dans la Revue de Paris, 1834, vol.1, p.22)
- J’ai frémi plus d’une fois en lisant dans un magazine féminin la version « métropolitaine » d’une recette créole. On croirait qu’il suffit de mêler lait de coco, tomates et piment pour obtenir un curry ! Il faut aussi du temps, beaucoup de temps. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, p. 321)
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redevenir
?- Devenir de nouveau, recommencer à être ce qu’on était auparavant.
- Si l'on organisait, en 1930, un plébiscite pour demander aux Alsaciens s'ils veulent redevenir Allemands, les neuf dixièmes voteraient négativement. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le lendemain, à l'aube, nous nous mettons en marche — en marche est ici une façon de parler — car nous nous faisons tout bourgeoisement transporter en chemin de fer jusqu'à La Neuveville, où nous redeviendrons piétons. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895, 1923)
- Pitié pour nous, forçats de guerre qui n’avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes et qui désespérons de jamais le redevenir. — (Maurice Genevoix, La Boue, Flammarion, 1921)
- Tu veux que je te dise ma coquine, déjà quand tu avais dix ans, tu étais la plus rigolote des mistinguettes ! Ch'suis si heureuse que tu redeviennes comme ça ! — (Ch. Prat, Bruissements d’ailes, Éditions Publibook, 2006, p. 221)
- Ce soir, le bas-ventre en feu dans son lit, il redevenait le petit scout hypocrite et libidineux hanté par l'envie de se tirer sur la nouille. — (Raphaël Somal, Le crépuscule des cadres, Publishroom, 2019, chap. 5, §. 5)
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enquérir
?- S’informer ; faire des recherches.
- Je n’ai besoin de personne pour pleurer mes fils avec moi. Adieu, ne vous enquérez plus de moi. Mon sort à venir n’appartient plus qu’à moi et à Dieu. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Sa première idée fut de s'enquérir au premier passant du logis du maréchal d'Ancre. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Et les deux hommes, s’étant enquis cordialement de leur santé respective, parlèrent de la pluie et du beau temps, puis transportèrent la conversation sur divers autres sujets […]. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Au XVIIIe siècle, un Européen en voyage au Mozambique s’enquiert auprès d’un groupe d’esclaves qu’on s’apprête à charger dans la cale d’un bateau de ce qui, à leur avis, les attend : « Ils nous ont achetés et nous embarquent pour nous manger », répondent les esclaves. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, p. 320)
- (Transitif) (Procédure civile) (Absolument) Interroger.
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ire
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’iresim.
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képhir
?- Variante orthographique de kéfir, un lait fermenté d’Asie centrale.
- Depuis quelques années, cependant, l’yoghourt fait au képhir une sérieuse concurrence. Il se recommande aux estomacs délicats par sa très faible teneur en alcool, et, à la suite de l'identification de l'agent microbien qui le produit, on est arrivé à le préparer très facilement. — (« La préparation de l’yoghourt », dans La nature: revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie, vol. 47, pat. 2, éd. G. Masson, 1919, p. 206)
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étrécir
?- Rendre étroit, rendre plus étroit.
- Étrécir un chemin, une rue.
- Il a fait étrécir son veston.
- Devenir plus étroit.
- Cette toile étrécira au blanchissage.
- (Manège) Ramener graduellement un cheval sur un terrain moins étendu que celui qu’il parcourait.
- Étrécir un cheval
- (Pronominal) Devenir plus étroit.
- Mokkhi regarda la bande céleste étirée entre l’astre rouge et les cimes. La piste du firmament s’étrécissait à l’extrême. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Ses yeux se sont étrécis de ruse. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- Après le second verre de raki, ses yeux s’étrécirent, se firent plus perçants. — (Ismail Kadare, Le Dossier H., 1981 ; traduit de l’albanais par Jusuf Vrioni, 1989, page 151)
- Le cuir s’étrécit à la pluie.
- Dans cet endroit, le chemin va en s’étrécissant.
- (Pronominal) (Sens figuré)
- Ses idées s’étrécissent.
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asservir
?- Réduire, un être, un peuple ou une nation à la servitude.
- Coriolan conçut le projet d’asservir son propre pays.
- Mettre dans une extrême dépendance.
- Il n'y a pas de corporation ecclésiastique qui ait plus asservi aux circonstances ses doctrines et sa conduite que le haut clergé anglican. — (Ferdinand Goldschmidt, Histoire politique de Guillaume III, Paris : chez Adolphe Blondeau & au Comptoir des Imprimeurs-Unis, 1847, page 21)
- Soumettre autrui à sa volonté.
- Repaire de fanatiques fascistes dont le seul mot d’ordre est de tuer tous ceux qui ne sont pas de leur avis, voire de ceux qui se foutent de leur gueule et d’asservir les autres… — (Jean Pierre Bonnavion, Métaphysique de mes deux, Société des Écrivains, 2012, page 330)
- (Technique) Réguler ; contrôler.
- Lorsque le local n’est pas occupé, l’installation d’éclairage doit permettre soit l’abaissement à un niveau déterminé, soit l’extinction de l’éclairage si aucune règlementation n’impose un niveau minimum. Il faut donc une détection de présence qui asservit la commande d’éclairage. — (Pascal Poggi, « A quoi sert la RT Existant par élément ? », batirama.com, article du 20 février 2020, consulté le 21 février 2020)
- (Pronominal) Se mettre dans une extrême dépendance.
- S’asservir aux caprices de quelqu’un.
- S’asservir à l’étiquette.
- Tu t’es servi de lui. Tu ne t’es pas asservi à lui. Il est temps aujourd’hui d’écrire avec ta propre tête. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, pages 96-97)
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cinétir
?- Procédé d’entraînement au tir pour la chasse par lequel on tire sur un écran projetant des scènes de chasse filmées en conditions réelles.
- Calvet est en outre un véritable inventeur qui mit au point le cinétir consistant à projeter sur une cible des images que le tireur s’entraîne à atteindre. — (Françoise Lemaire, Établissement cinématographique et photographique des armées (France), Les films militaires français de la première guerre mondiale: catalogue des films muets d’actualité réalisés par le Service cinématographique de l’Armée, 1997)
- Local permettant de s’adonner à cette activité.
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regrossir
?- Élargir les tailles et les hachures de la gravure.
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endormir
?- Faire dormir.
- Endormez cet enfant.
- Il est difficile à endormir.
- Commencer à dormir, s’assoupir.
- La lumière, dans cet air humide et épais, colorait les objets de teintes un peu pâles et en émoussait les angles, comme il arrive quand on s'endort et que rien ne se voit plus distinctement. — (Jules Michelet, Journal, 1820)
- (Sens figuré) Ennuyer, fatiguer jusqu’à provoquer le sommeil.
- Cette pièce est si ennuyeuse qu’elle endort.
- Ce livre endort.
- La conversation de cet homme m’endormait.
- Amuser quelqu’un, afin de le tromper et de l’empêcher d’agir.
- Les terribles prêcheurs de Seize, les moines qui portaient le mousquet aux processions de la Ligue, s'humanisent tout à coup ; les voilà devenus bénins. C'est qu'il faut bien essayer d’endormir ceux qu'on n'a pas pu tuer. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e édition), page 17)
- (Par analogie) Engourdir.
- Cette attitude forcée m’a endormi la jambe.
- Endormir la douleur.
- (Par euphémisme) Euthanasier.
- Il n’y avait plus rien à faire, nous avons dû faire le choix de l’endormir.
- (Populaire) Dérober, voler, chourer.
- Je me suis fait endormir mon briquet !
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rôtir
?- Faire cuire de la viande à un feu vif, de manière que le dessus soit croustillant et que l’intérieur reste tendre.
- Petite et misérable gargote de la rue Sainte-Geneviève où je me nourrissais jadis si mal […], je ne vous oublie pas, […], ni vous cinquième étage de Montmartre où sur le papillon du gaz de l’escalier je rôtissais un bifteck sans épaisseur. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Cette masse d’hommes nous offrait alors un spectacle révoltant. On allumait des feux et l’on chauffait des fours pour faire rôtir les membres de nos infortunés compagnons. — (Dillon, Voyage dans la mer du Sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
- Le mouton, […], est rôti en entier dans un four ad hoc chauffé à blanc et dont on a soin de boucher hermétiquement toutes les ouvertures avec de la terre glaise. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 49)
- Faire griller, saisir et dorer à la chaleur du feu.
- Rôtir du pain, des marrons.
- (Sens figuré) Subir l’effet que cause la trop grande chaleur du soleil.
- Il a gelé cette nuit ; si le soleil vient à donner maintenant, il rôtira tous les bourgeons, toutes les fleurs.
- Il vaut mieux rôtir au soleil de l’indépendance que de goûter la fraîcheur au sein des cachots du despotisme et de la tyrannie. — (Alphonse Allais, Pour cause de fin de bail : Le Droit de bouchon, Éditions de la Revue blanche, 1899, pages 59-60)
- (Intransitif) (Sens figuré) Bronzer.
- (Pronominal) (Par hyperbole) (Familier) Se chauffer de trop près, ou être toujours auprès du feu.
- Mettez-vous à l’ombre, vous vous rôtissez.
- (Pronominal) (Familier) Se faire bronzer.
- Il se rôtit au soleil.
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pâlir
?- Devenir pâle.
- Le soleil pâlit au milieu de son cours, et l'azur du ciel, traversé de bandes verdâtres, semble se décomposer dans une lumière louche et troublée. — (François-René de Chateaubriand, Les Martyrs, livre dix-neuvième, volume 2, éditions Le Normant, 1809, page 239)
- Pour sonder son frère, Aristide, qui n’osait paraître inquiet ouvertement, se contenta de lui demander :— As-tu lu mon article d’hier ? Qu’en penses-tu ?Eugène eut un léger mouvement d’épaules.— Vous êtes un niais, mon frère, répondit-il simplement.— Alors, s’écria le journaliste en pâlissant, tu donnes raison à Vuillet, tu crois au triomphe de Vuillet.— Moi !… Vuillet… — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
- Les révoltés du Moyen-ÂgeL’ont arboré sur maints beffrois.Emblème éclatant du courage,Toujours il fit pâlir les rois. — (Paul Brousse, Le drapeau Rouge, 1877)
- La moindre émotion le fait pâlir.
- Il pâlit de colère.
- Arlette inconsciemment regarde Marie. Celle-ci était très rouge d’avoir collaboré au nettoyage. Elle ne peut pas rougir davantage. Alors elle pâlit… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 133.)
- Il ne fit point part de ses craintes à sa femme, mais elle les avait devinées et, à chaque coup de sonnette, se cachait pour pâlir. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, page 116.)
- La couleur de cette étoffe a pâli.
- (Sens figuré) Briller faiblement, éclipser, perdre en force, faiblir.
- Son prestige fait pâlir celui de tous ses rivaux.
- Son mérite pâlit auprès du vôtre.
- Inspirer des émotions qui rendent pâles, de la crainte, de l'envie, du dépit, etc.
- En Algérie, le brigandage est une des principales ressources de l'indigène. […] Les voleurs s’approchent, tenant une branche d’arbre devant eux, ou se couvrent de broussailles : des ruses à faire pâlir un Mohican. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
- Il y a vraiment lieu d'espérer que je vais être riche, oh ! follement ! à faire pâlir les sots et les gensses d'esprit. — (Auguste de Villiers de L’Islie-Adam, Correspondance générale, 1866, page 84)
- Ce qui remontait à la surface, du fond de sa jeunesse effrénée [de Racine], avait de quoi le faire pâlir, lui qui avait appris dès l’enfance qu’il n’est point d’acte célé aux yeux de l’être infini. — (François Mauriac, La Vie de Jean Racine, 1928, page 129)
- Fouché pâlit, il a compris. En lui-même il tremble de fureur, songeant avec quelle astuce et quelle adresse le vieux renard lui a, devant tout le monde, devant toute la cour, ôté son fauteuil ministériel. — (Stefan Zweig, Joseph Fouché, Grasset, 1969, page 268)
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défaillir
?- Perdre momentanément ses forces physiques ou morales, s’évanouir.
- J’avais comme une barre à l’estomac, et dans le cerveau quelque chose qui me brûlait. Je fus près de défaillir. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Zaheira se sentit défaillir. Elle s’appuya à un meuble, et baissa les yeux pour ne rien laisser deviner de son trouble. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- S’affaiblir, diminuer.
- Ses forces défaillent tous les jours, commencent à défaillir. — Il se sent défaillir de jour en jour.
- La seconde qui suivit fut pour Capestang l’effroyable seconde d’épouvante où le cœur défaille. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Vieilli) Faire défaut, manquer.
- À qui le désir manque aucun bien ne défaut. — (Jean Rotrou, Saint-Genest, XVIIe siècle)
- Petit, de teint assez cuivré, la mâchoire, les pommettes et le front solides, l’œil aigu et rapide, recourant à l’espagnol et à l’anglais quand son français défaillait, le grand explorateur [Henry Stanley] apportait avec lui l’autorité, cette plénitude de l’air, de l’ambiance qui émanent des personnalités irrésistibles. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 243)
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jaillir
?- Sortir impétueusement, en parlant surtout de l’eau ou de tout autre fluide.
- Une fontaine qui ne jaillissait, de mémoire d’homme, qu’à la fonte des neiges, avait coulé sans interruption depuis. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Les ruines […] sont enfouies dans un bocage de figuiers, d'oliviers et de grenadiers, à l’ombre desquels jaillissent de nombreuses sources fraîches et limpides. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 125)
- (Sens figuré) Apparaitre soudainement ; fuser.
- L'industrie des corps gras est arrivée à un tel degré de développement qu'elle se place au même rang que les diverses industries chimiques qui pendant les cinquante dernières années, ont jailli du laboratoire avec la prodigieuse vitalité qu'on leur connaît. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905)
- Ensuite, il contracte les muscles protracteurs de son système génioglosse; la langue jaillit alors de la bouche, les muscles rétracteurs se laissant étirer jusqu'à l'extrême distension des fibres. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- Aussitôt, comme par enchantement, tout l'établissement s’illumine. L’électricité jaillit de tous côtés. — (Jacques Mortane, La guerre des airs : Traqués par l'ennemi, Baudinière, 1929, page 69)
- Le tout resplendit, enlaçant des rocs datant de la préhistoire et en jaillissent des herbes de la pampa qui se terminent par de majestueux plumeaux blancs. — (Auguste Le Breton, Monsieur Crabe, Editions du Rocher, 1995, p. 32)
- Les bougies comportant deux électrodes séparées par un espacement de 0,5 à 1 mm environ ; l'étincelle jaillit entre les électrodes pour une tension de 12 000 à 40000 V. — (Jean-Claude Guibet, Carburants et moteurs, tome 1, Éditions Technip, 1997, page 136)
- Il y a un an, en pleine mobilisation contre la loi travail portée par Myriam El Khomri, le mot d’ordre jaillit soudain d’un petit groupe de militants : « Ce soir après la manifestation, on ne rentre pas chez nous, on occupe une place ! » — (Catherine Vincent, Un an après, Nuit (toujours) debout ? sur LeMonde.fr. Mis en ligne le 30 mars 2017, consulté le 2 avril 2017)
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fleurir
?- Produire des fleurs, se couvrir de fleurs, ou être en fleurs.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’était un soir de mai. Les marronniers venaient de fleurir devant la mairie. On guettait les asperges dans les jardins. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- (Sens figuré) Être dans un état de prospérité, de splendeur ; être en crédit, en honneur, en réputation.
- Dans un siècle où fleurissent les arts.
- Les peintres et les poètes qui fleurissent à cette époque.
- Les sciences et les beaux-arts fleurissaient.
- (Sens figuré) Se développer, apparaître.
- Il se gratte le front qu’un prurit tenace ne cesse de taquiner, et où fleurissent des taches rougeâtres. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 257)
- Joseph le vit disparaître avec une certaine irritation et il le jugea un peu dur, malgré ce sourire de pasteur qui fleurissait à tout moment sur sa bouche. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 194)
- Et si, aujourd’hui, il devient possible de tendre la perche, ce n’est pas comme une invitation à l’échange, au dialogue ou au débat d’idées… C’est un selfie stick uniquement destiné à prendre un reflet de soi-même qui fleurit sur les lieux touristiques. — (Elsa Godart, Je selfie donc je suis: Les métamorphoses du moi à l'ère du virtuel, éd. Albin Michel, 2016, chapitre 1)
- [Les grelots] ont d’abord chanté dans mon cœur, puis ils ont fleuri à mon chaperon— (Farce enfantine de la tête du dragon, in Tréteau de marionnettes, traduction de Robert Marrast et Pierre Darmangeat, 1971)
- (Transitif) Parer d’une fleur, d’un bouquet.
- Qui vous a fleuri de la sorte ? — Cette année, on ne fleurira pas la tombe du soldat inconnu.
- (Par extension) (Sens figuré) Orner.
- Les Palmes académiques, dont le Quatorze Juillet va fleurir tant de boutonnières, m'ont laissé toute une suite d'impressions désastreuses. — (Maurice Talmeyr, « Causerie », dans la La Revue hebdomadaire, 1re année, tome 2, Paris : Librairie Plon, 1892, page 153)
- (Pronominal) Prendre des fleurs pour en faire un bouquet ou pour s’en parer.
- – Madame, Monsieur, en voulez-vous de nos belles violettes, de nos jonquilles ? C’est deux sous. Fleurissez-vous ! Fleurissez-vous ! — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 17)
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retranscrire
?- Transcrire de nouveau.
- Cette page a été mal copiée, il faut la retranscrire.
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recueillir
?- (Vieilli) Rassembler les fruits d’une terre, en faire la récolte ; on dit plutôt « récolter ».
- On a recueilli beaucoup de blé, beaucoup de vin, beaucoup de fruits cette année.
- C’est un pays où l’on ne recueille ni blé ni vin.
- (Sens figuré) Récolter, tirer du profit de quelque chose.
- Il n’a recueilli aucun fruit de ses travaux.
- Le fruit qu’il a recueilli de ses lectures.
- Vous faites bien des sacrifices, mais un jour vous en recueillerez le fruit.
- (Sens figuré) Il a recueilli ce qu’il avait semé, ses actes ont produit leurs justes conséquences, ont eu leurs effets naturels.
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soupir
?- Expiration prolongée qu’on laisse échapper sous l’influence d’un sentiment de tristesse, d’une émotion, d’une souffrance.
- À mesure qu’il approchait de ses antagonistes, des craquements, des soupirs et des han ! l’aidaient à se diriger. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
- Il secoua la tête, jeta un soupir puis essuya son front avec le revers de sa manche de chemise : […]. — (Franz-Olivier Giesbert, L'immortel : 22 balles pour un seul homme, Éditions Flammarion, 2011, chap. 44)
- Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité. — (Stendhal, De l'Amour, chap. 9, dans la collection Œuvres complètes de Stendhal), Paris : chez Michel Lévy frères, 1843, p. 21)
- (Musique) Signe qui marque l’endroit où l’on doit observer un silence équivalent à une noire.
- Il y a un soupir marqué en cet endroit-là.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.