Dictionnaire des rimes
Les rimes en : rocade
Que signifie "rocade" ?
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- (Militaire) Ligne parallèle au front de combat, reliant les divers secteurs et sur laquelle les troupes peuvent se transporter d’un point à un autre.
- Ligne, route, voie de rocade.
- (Transport) Boulevard périphérique partiel.
- Il fallait, aussi, substituer aux grandes percées, rocades ou radiales, la continuation du réseau viaire parisien, en abandonnant la multitude d’alignements nouveaux envisagés à la période précédente et dont le résultat le plus tangible avait été la création de ces « dents creuses » qui déparent tant de rues parisiennes, sans espoir de voir l’alignement général de la voie réalisé dans un délai raisonnable. — (Bernard Rocher, Un nouvel urbanisme pour Paris, dans la Revue des Deux Mondes, juillet-août 1988, Paris, p. 131)
- Dans le quartier étudié dans le centre d'Aix-en-Provence, la circulation est rendue compliquée par le sens obligatoire de la rocade et l'étroitesse des rues ; […]. — (Vincent Kaufmann, Christophe Jemelin & Jean-Marie Guidez, Automobile et modes de vie urbains: quel degré de liberté?, Documentation française, 2001, page 48)
- (Informatique) Câble multipaire utilisé pour relier les répartiteurs et les sous-répartiteurs dans les systèmes de pré-câblage.
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "rocade".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
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grillade
?- (Cuisine) Action de griller, manière d’apprêter certains morceaux de viande ou de poisson en les grillant.
- Mettre des tranches de filet de bœuf à la grillade.
- Se dit aussi de personnes.
- Non, non, j’ai pris sur-le-champ la résolution d’aider à quelque bonne œuvre, comme à la grillade d’une sorcière, à un combat judiciaire ou à quelque service pareil, et voilà pourquoi je suis ici. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
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sérénade
?- Concert de voix ou d’instruments, que l’on donne le soir, la nuit, dans la rue sous les fenêtres de quelqu’un.
- À quoi pouvait-il s’attendre, si ce n’est à trouver sa maîtresse agréablement engagée avec un rival à son retour, et à voir sa sérénade, comme on l’appelle, aussi mal reçue que le miaulement d’un chat dans la gouttière ? — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Musique) Composition musicale, le plus souvent instrumentale, de forme libre.
- Les sérénades de Mozart, de Beethoven.
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promenade
?- Action de se promener.
- Ni les Persans ni tous les Orientaux ne savent ce que c’est que des promenades comme nous les faisons, et ils ne peuvent assez s’étonner de nous voir marcher dans une allée de jardin, puis revenir sur nos pas, et ainsi continuer deux ou trois heures. — (Jean-Baptiste Tavernier, Voyages en Perse (1679), Club des Libraires de France, 1964, p. 274)
- Que faire donc ? je ne fume jamais ; la fidélité matrimoniale est bien ennuyeuse ; dans une intrigue où le cœur n’est que chatouillé on ne vise qu’au dénoûment : la promenade est mon unique plaisir ; triste plaisir à vingt ans ! — (Évariste de Parny, « Lettre à Bertin, du Cap de Bonne-Espérance, octobre 1777 », dans le recueil Œuvres d'Évariste Parny, tome 1, Paris : chez Debray, impr. Didot l’aîné, 1808, p. 219)
- Le jardin des Pamplemousses est souvent pour elle et ses enfants un but de promenade matinale ; quelquefois même, pendant l’ardente saison, elle y va avec sa petite famille passer des journées entières. — (Auguste Lacaussade, Note sur la promenade du Port-Louis aux Pamplemousses dans Poèmes et Paysages, 1852)
- Tous allaient tranquillement, bienheureusement, d’un pas qui voulait s’attarder, avec le dandinement allègre et la paresse heureuse de la promenade. — (Edmond et Jules de Goncourt, Germinie Lacerteux, 1865, chap. 12)
- Donc tous les jours, de midi à deux heures, il passait devant la boutique un monsieur âgé qui s’en allait flânotant sur le trottoir comme un bon bourgeois qui fait sa petite promenade de digestion après déjeuner. — (Eugène Chavette, L’Appétit vient en mangeant dans Les Petites Comédies du vice, 1875)
- (Militaire) Exercice de marche pour les troupes.
- Promenade coutumière des clairons et tambours, qui ne savent où se placer et que chaque capitaine expédie au bout opposé du village. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- (Sens figuré) Itinéraire parcouru en imagination.
- C’étaient nos vers grecs et latins traduits par Dieu lui-même en images grandioses et vivantes, une promenade à travers la poésie de sa création. — (Alphonse de Lamartine, Les Confidences, Perrotin, 1849, p. 135)
- Or le vrai rêve, cette promenade de notre pensée à travers des visions charmantes, est assurément ce qu’il y a de plus délicieux au monde ; mais il faut qu’il vienne naturellement, qu’il ne soit pas péniblement provoqué et qu’il soit accompagné d’un bien-être absolu du corps — (Guy de Maupassant, Rêves, Le Gaulois, 8 juin 1882)
- Le siècle où j’ai vécu n’aura probablement pas été le plus grand, mais il sera tenu sans doute pour le plus amusant des siècles. à moins que mes dernières années ne me réservent des peines bien cruelles, je n’aurai, en disant adieu à la vie, qu’à remercier la cause de tout bien de la charmante promenade qu’il m’a été donné d’accomplir à travers la réalité. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Calmann-Lévy, 1883, 6e partie, chap. 5)
- (Familier) (Par hyperbole) Trajet aisé à accomplir.
- Quant à la distance à parcourir, c’était une promenade en comparaison des courses que j’avais faites, et trois heures de marche nous suffirent pour atteindre le plateau. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, Revue des deux Mondes, t. 1, 1833)
- Une quinzaine de kilomètres de Dal aux célèbres chutes, autant pour en revenir, ce n’eût été qu’une promenade pour Joël, mais il fallait ménager les forces de Hulda. — (Jules Verne, Un billet de loterie, 1886, chap. 8)
- Lieu où l’on se promène.
- À cinq heures et demie, cette foule nombreuse, équipages, cavaliers, piétons, sillonnait dans toute les directions le bois de Boulogne. Cette promenade unique venait d’ajouter un nouveau prestige à toutes les merveilles qui depuis quelques années en ont fait le plus beau parc du monde. — (Fulgence Girard, Courses du bois de Boulogne, Le Monde illustré, 2 mai 1857)
- Estelle regardait la ville silencieuse, entourée des grands arbres de ses promenades ; et, dans l’eau dormante de ses yeux, une rêverie souriait. — (Émile Zola, Les Coquillages de M. Chabre dans Naïs Micoulin, 1884)
- La promenade fut aménagée pour le bonheur des promeneurs : piste cyclable, crottoirs pour toutous à sa mémère, bancs nombreux et propres permettant de s'extasier devant l’ire des marées. — (José Herbert, Signé la grande faucheuse: Un roman déjanté !, éd. Delambre, 2016)
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ferrade
?- (Languedoc-Roussillon) Action de marquer au fer rouge les taureaux ou les chevaux, spécialement en Camargue et en Petite Camargue.
- Pour un taureau qui manque, la ferrade ne chôme pas. — (Alphonse Daudet, Journal officiel 3 août 1874, p. 5513, 2e colonne)
- Le moment de la ferrade est enfin venu… il ne s’agit plus d’écarter le taureau à la landaise, ou de le raser à la provençale ; il faut le renverser… l’animal terrassé beugle en sentant la brûlure du fer chaud qui le marque. — (Alphonse Daudet, Journal officiel 3 août 1874, p. 5513, 1re colonne)
- Par extension, le mot désigne également les festivités données à cette occasion.
- Nos méridionaux se contentent de leurs ferrades… en somme les ferrades sont de véritables courses de taureaux, moins la pompe, le clinquant, le brio des fêtes espagnoles. — (Alphonse Daudet, Journal Officiel 3 août 1874, page 5513, 1re colonne)
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roucoulade
?- Bruit que font les pigeons et les tourterelles en roucoulant.
- Un pigeon ne passe pas inaperçu [...] ; mais je ne perçois pas plus de roucoulades que de symphonie de Beethoven dans les couloirs du métro. En fait de volaille, je ne perçois qu’un rossignol qui s’égosille sous les frais ombrages... — (Frédéric Dard (San-Antonio), Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 79)
- Il nous fait signe de rester immobiles, arrondit les lèvres, puis imite la roucoulade d’un oiseau chanteur. — (Jean Rolland, Une mission pour Florian, 1992)
- (Sens figuré) Parole douce, souvent répétitive ou peu nuancée.
- Est-ce sa faute ou celle de l’auteur ? comment passer si vite d’une diction large et sentie à une roucoulade sans expression ? — (Revue de Rouen et de Normandie, Société des émules, 1833)
- Enfin, depuis les Maures, la musique copte ou égyptienne s’est rangée au niveau de celle des races sémitiques et tatares : ce n’est plus qu’une sorte de roucoulade incertaine de motif, chargée de fioritures, sans modulation régulière, mais semée d’intonation dystoniques, qui, roulant au hasard sur une basse invariable, ressemble à part l’exagération des termes, aux divers bruits de la foudre, mêlés au sourd mugissement des vents. — (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, tome 13, 1834)
- Vous comprenez, ma petite vieille, je vous ai fait des roucoulades comme ça, mais au fond je n’en pense pas un mot. C’était pour mon coup. — (Jean Anouilh, Le Bal des voleurs, 1938)
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guignolades
?- Pluriel de guignolade.
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journade
?- (Histoire) (Extrêmement rare) Vêtement flottant du XVe siècle, ouvert sous les bras, pourvu de manches courtes, avec ou sans ceinture, souvent utilisé pour la chevauchée et par les hérauts.
- Il y avait des journades ornées d’orfèvrerie, doublées de martre ou d’hermine. Il y en avait de bure pour le peuple : ces dernières journades étaient plus longues que celles portées par la noblesse, et quelquefois alors retenues à la taille par une ceinture. — (Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné du mobilier français de l’époque carlovingienne à la Renaissance, Veuve A. Morel & Cie, 1873, tome 4, page 5)
- Elle avait une cotte de maille sous sa journade de cuir lacé. Sa minceur disparaissait sous les plis de la cape de chevauchée. — (Suzanne Chantal, Les anneaux d’or, O. Orban, 1984, page 150)
- Leur tenue était disparate : certains portaient les journades flottantes à manches fendues du temps du Téméraire, ou des huques chamarrées ; d’autres plastronnaient dans des mantelines de velours ou de soie, des pourpoints hauts en couleur ; sur les têtes, chapeaux d’armes fastueusement emplumés ou cabassets d’acier poli, morions étincelants, bourguignottes à triple crête. — (Philippe Ragueneau, Les Marloupins du roy, Le Pré aux clercs, 1989, page 75)
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djihad
?- (Islam, Religion) Effort sur soi-même que tout musulman doit accomplir contre ses passions. (Il est qualifié de « djihad majeur »)
- Il arrive fréquemment que nos jeunes soient pollués intellectuellement. [...] Quand nous sommes confrontés à cela, nous cherchons à les faire revenir au sens réel des termes. Il y a un besoin de clarification. Certaines notions sont extrêmement complexes et nuancées, comme le djihad qui est un « effort dans le chemin vers Dieu » mais dont certains ne retiennent que le sens de la lutte armée pour l'Islam. — (Franck Amin Hensch (Imam de la mosquée Assahaba à Verviers (Belgique), « Face aux jeunes pollués intellectuellement, clarifier les concepts », La Croix, 1er décembre 2015, page 3)
- [...], la notion de djihad doit être prise comme un effort au service de Dieu, immense au demeurant, mais qui ne nécessite pas forcément le recours aux armes, et ne doit en aucun cas se terminer par des morts. — (Malek Chebel, Dictionnaire encyclopédique du Coran, 2009, page 185)
- (Islam) Combat pour défendre le domaine de l'Islam. (Il est qualifié de « djihad mineur ».)
- Il existe une activité politique évidente pour les membres de la communauté : le djihad, ou guerre sainte, contre les impies qui sont en dehors d'elle. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.39)
- D’autres l’intitulent djihad, que nous traduirons par guerre sainte ; le djihad n’est, en effet, qu’une guerre de religion, dont les musulmans ont pris l’initiative contre les non-musulmans, et dont les croisades ont ensuite été les représailles. — (M. du Caurroy, Législation musulmane sunnite, rite hanéfi, Paris : Imprimerie nationale, 1848, page 131)
- (Sens figuré) Croisade, guerre ou lutte à connotation religieuse.
- Bush lance son djihad pour faire suite aux attaques du 11 septembre.
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persillade
?- (Cuisine) Préparation à base de persil.
- Du bœuf à la persillade.
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pintade
?- (Ornithologie) Nom donné à quatre genres totalisant six espèces d’oiseaux gallinacés coureurs originaires d’Afrique, appartenant à la famille des numididés, dont le plumage gris-bleuâtre ou noir est souvent semé de taches blanches plus ou moins arrondies et dont la tête est munie d’une sorte de casque de corne, d’une huppe ou d’une crête.
- Il existe aujourd'hui six espèces de pintades, dont la pintade de Numidie (Numida meleagris) ou pintade commune est celle dont sont dérivées les différentes races de pintades domestiques.
- Les oies, les dindes, les pintades, les pigeons fraternisant en compagnie de trois chats. — (Émile Zola, La Faute de l'abbé Mouret, 1875)
- (Absolument) (Génériquement) (Agronomie, Élevage) Employé seul, i.e. en absence de descripteur spécifique, synonyme de la forme domestiquée de la pintade de Numidie, ou pintade domestique.
- Les sentiments sont partagés pour savoir si la pintade a réellement soin ou non de sa couvée : le problème est encore à résoudre. Le plus souvent on ne lui permet pas de couver elle-même ses œufs, par la raison qu'elle ne s'y attache point, et qu'elle abandonne souvent ses petits: dans ce cas, il faut la faire suppléer par des poules, ou mieux par des poules d'Inde. — (L. Moll, Eugène Gayot, "Encyclopédie pratique de l'agriculteur", volume 11, Firmin Didot, Paris, 1874, p. 511)
- (Par métonymie) Chair de cet animal.
- Sa pintade farcie aux noisettes, pistaches et pain d'épice était une merveille
- Le rôti chaud était un filet aux truffes, et le rôti froid, une galantine de pintade à la gelée. — (Émile Zola, Nana, 1881)
- (Sens figuré) (Familier) Femme sotte et vaniteuse.
- Michèle est une insupportable pintade.
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cavalcade
?- Défilé festif de gens à cheval ou de chars dans une fête publique.
- À dix heures, on entendit sonner les trompettes : les portes du château s’ouvrirent, et une riche cavalcade en sortit ; …. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- De Chantilly, de Compiègne et de Senlis accouraient de joyeuses cavalcades qui prenaient place dans le cortège rustique des compagnies de l’arc. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- (Vieilli) Promenade que plusieurs personnes réunies font à cheval.
- Nous fîmes une cavalcade au bois de Boulogne.
- (Par métonymie) Ces personnes.
- […] deux moines de son ordre, d’une position inférieure, chevauchaient ensemble à l’arrière en riant et conversant, sans paraître se soucier aucunement des autres membres de la cavalcade. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Dès l'aube, tout le monde était prêt, et la petite cavalcade se mettait en route. — (Alphone Allais, À se tordre, 1891)
- Chevauchée, généralement animée ; course bruyante.
- On a couru pour leur échapper, quelle cavalcade!
- Il alla prévenir tous les patriotes de la localité et des environs qu'il avait chez lui, le général de division Marbot. Puis ce monsieur revint, triomphant, dans son castel, où nous vîmes arriver une heure après une cavalcade composée des plus chauds patriotes de Cavaillon. — (Marcellin Marbot, Mémoires, tome 1, chapitre 7, Paris, chez Plon & Nourrit, 1891, page 54)
- (Sens figuré) Déplacement rapide.
- […], et ce qui sauvait du désespoir, c’était seulement la farouche splendeur des aubes et des couchants, des torrents tourbillonnants, de la cavalcade des nuages, et de l’infinie solitude. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 249 de l’édition de 1921)
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reculade
?- Mouvement en arrière.
- Quand l'officier revint au palais, un air de bonheur et de joie avait succédé sur sa figure au subit effroi que la reculade du cheval y avait imprimé ; …. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Sens figuré) Mouvement de ceux qui, s’étant trop avancés, sont obligés de faire des pas en arrière.
- « Très vite, nous dûmes déménager, parce que le loyer de notre premier appartement était trop élevé pour nous. De reculade en reculade, nous échouâmes ici… » — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 18)
- Vivante ou morte je vous chérirai, malgré vos étonnements, vos reculades, vos questions au vide. — (René Fallet, Banlieue sud-est, Éditions Denoël, 1947, page 156)
- Il s’agit d’une reculade temporaire. Ne nous laissons pas bluffer, la tentation de la censure n’est pas morte. — (Mathieu Bock-Côté, « Censurer La petite vie? », Le journal de Montréal, 11 novembre 2020)
- Il s’était engagé trop avant dans cette affaire, il a été obligé de faire une reculade. - Il n’est arrivé à son but qu’après bien des reculades. - Une honteuse reculade.
- haloide
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empoignade
?- Altercation violente.
- Jean Savant termine le récit de ces empoignades homériques en y apportant un note cocasse. — (Bruno Roy-Henry, Vidock, éditions l’Archipel, 2001, page 244)
- Vendredi 23 juin à 23 h 30, ils sont appelés pour mettre fin à une empoignade entre un chauffeur de taxi et sa cliente. — (Macroniste très mordante, Le Canard Enchaîné, 5 juillet 2017, page 4)
- C'étaient alors de terribles empoignades, des discussions sans fin.
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torsade
?- (Passementerie) Rouleau de fils de soie, d’argent, d’or tordus en spirale qu’on emploie pour orner les tentures, les rideaux, les épaulettes des officiers, etc.
- Cavalerie, ma mie, à vous de donner l’exemple. Quittez vos vieilles fanfreluches, soutaches, brandebourgs ou plastrons ; pelisses engonçantes, habits vestes étranglant la taille ; tresses et torsades gênant les mouvements. Renoncez à ces couleurs éclatantes, cibles niaisement glorieuses, devant le tir certain des armes d’aujourd’hui. — (Émile-Marcelin-Isidore Planat dit « Marcelin », « Vieux Uniformes », in La Vie parisienne : magazine mensuel artistique et littéraire, 19 décembre 1868)
- Chose tordue en spirale.
- Déposer la torsade dans un moule à cake beurré. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 26 septembre 2022, page 10)
- Quand Miette riait, renversant la tête en arrière et la penchant mollement sur son épaule droite, elle ressemblait à la Bacchante antique, avec sa gorge gonflée de gaieté sonore, ses joues arrondies comme celles d’un enfant, ses larges dents blanches, ses torsades de cheveux crépus que les éclats de sa joie agitaient sur sa nuque, ainsi qu’une couronne de pampres. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 16-17)
- Ses cheveux tombaient en torsade sur sa nuque et j’ai été saisie par le rayonnement de son sourire, lié pour moi d’une manière mystérieuse à cette chambre dont elle sortait. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, pages 47-48)
- Zaman Hadj, lui, éleva dévotement les mains jusqu’à son turban vert et dégagea de ses torsades un long porte-monnaie fait de robuste soie sauvage. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré)
- En cachette de son époux, elle réunissait ses enfants pour leur faire admirer les plus purs poètes romantiques qu’elle découvrait avec eux. Dans le salon coulaient des torsades de vers éplorés, et il y avait des jours où tout le monde pleurait, sauf Lucienne qui n’y voyait pas raison. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 30)
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osteoide
?- (Médecine) Ostéoïde, semblable à un os.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- fortunade
- platinoide
- pithecoide
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tétrade
?- Groupe de quatre éléments solidaires.
- (Antiquité) Nombre quatre, symbole de justice chez Pythagore ; série ou somme des quatre premiers nombres, combinaison numérique dans laquelle interviennent quatre nombres ou quatre opérations particulières.
- Tu t’appelleras Hermès, et tes disciples, quand tu les auras trouvés s’appelleront Tat, Asclèpios et Ammon. Puisse se compléter bientôt la tétrade hiératique qui doit transmettre, d’une génération à l’autre, le dépôt de la science sacrée. — (L. Ménard, Rêv. païen, 1876, page 126)
- Ensemble de quatre éléments tels que ceux qui forment ou qui définissent l’âme, l’Homme ou la Divinité.
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dissuade
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dissuader.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dissuader.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dissuader.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dissuader.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dissuader.
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débandade
?- Action de se débander ou de se disperser ; débâcle.
- De ce jour, tous ses devoirs furent oubliés. Tout alla sans ordre et à la débandade. Lorsqu’une fillette a l’amour en tête, va te faire lanlaire ! — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, vol. 1, p. 6)
- Son arrivée soudaine fait s’envoler des troupes de pigeons en débandade. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 355.)
- D'autres filles encore, plus nombreuses, escaladent les grilles, et là c'est la débandade : un gardien tombe à la renverse, une Femen à califourchon sur lui, un autre tente vainement d'en attraper une par sa perruque, qui lui reste dans la main, […]. — (Olivier Goujon, Femen : Histoire d’une trahison: Essais & documents, Éditions Max Milo, 2017)
- (Familier) Action de débander, cessation de l’érection, fait de ne plus bander.
- Un homme ne l’est qu’en érection, et l’homme le plus homme l’est de l’être partout et tout le temps. (…) À l’inverse, une défaillance du commandement implique toujours le soupçon d'une féminité fourbe, l'insultante passivité d'une débandade, la hantise du fiasco. — (Jean-Claude Beaune, La vie et la mort des monstres, 2004)
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brandade
?- (Languedoc-Roussillon) (Provence) (Cuisine) Plat cuisiné à base de poisson, principalement de la morue ou de merluche, qui consiste à l’émincer et à la faire cuire avec de l’ail haché, et de l’huile.
- Des messieurs congestionnés, comblés d’olives noires, de brandade et de safran, y parlent littérature avec autorité. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- […] dans la cuisine nîmoise […] une mention spéciale à la brandade. L’histoire fait naître ce plat au XVIe siècle, d’un mélange d’huile d’olive, d’herbes parfumées de la garrigue et surtout de filets de morue, abondants sur les marchés de l’époque ; ils servaient aux Malouins de monnaie d’échange contre le précieux sel d’Aigues-Mortes. — (Véronique Mure, Jardins de garrigue, Édisud, 2007, page 81)
- (Péjoratif) Injure inexplicable.
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sade
?- (Poétique) (Désuet) Agréable, gracieux, gentil, avenant.
- Ces femmesQui, gentes en habits et sades en façons. — (Mathurin Régnier, Satires. IX)
- Mensonge de l’annonciadeLa Noël fut la PassionEt qu’elle était charmante et sadeCette renonciation. — (Guillaume Apollinaire, Refus de la colombe, in lettre à Madeleine Pagès du 3 septembre 1915)
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terrade
?- (Désuet) Boue des rues qu’on porte sur les terres.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.